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Bye bye Britain

Anarchy for the UK

Le prolétaire britannique est bête.
Si, si!
Comme son homologue gaulois, il croit que quand on lui pose une question, c’est pour avoir son avis. Alors que l’on s’en tamponne de son avis. Ce que l’on attend de lui, c’est une certaine réponse. Et il suffit qu’il réponde mal pour que ce soit la panique dans les tours d’ivoire où l’on n’aime pas trop être contrarié par cette populace boudeuse et versatile qui refuse de faire comme on lui dit, là où lui dit.

Bien sûr, toute ressemblance flagrante avec un autre scrutin serait purement et totalement fortuite.

La classe ouvrière britannique a rejeté la voie néolibérale vers l’intégration européenne. C’est compréhensible. Mais elle demande plus : la fin des politiques d’austérité mises en place par le gouvernement conservateur. Le problème est que le Brexit était porté par des forces politiques ultralibérales (Boris Johnson, UKIP) qui n’ont aucune intention de rompre avec ces politiques antisociales, mais entendent les amplifier. Ce vote ne va aucunement améliorer la situation de la classe ouvrière. Il ne peut que l’aggraver. La social-démocratie ralliée à cette voie antisociale depuis plusieurs décennies porte une responsabilité écrasante, car elle n’offre aucune alternative à ces politiques mortifères. Le Parti travailliste, lâché par les électeurs des classes populaires, est dans une situation difficile. Davantage encore que les conservateurs, les travaillistes sont les grands perdants de ce scrutin. Le peuple — the ordinary folks — encore plus.

Philippe Marlière, le 24 juin 2016

Donc, si l’on résume cavalièrement :

  1. les ouvriers britanniques ont bien compris que la politique européenne n’est pas du tout bonne pour leur poil.
  2. Maintenant qu’ils ont dit non, ils vont avoir le droit à la version maison de la même politique néolibérale.

En gros, le prolétaire britannique n’a jamais eu le choix de la politique dont il est la première victime et le vote, c’était juste un non-choix à la noix :

— tu préfères avoir une tête de veau ou des bras de 9 mètres de long?

— Heu, je m’en fous, je ne veux rien de tout ça

— On s’en fout de ce que tu veux, répond juste à la question. Si tu refuses, tu auras les deux!

Ou comme disait Coluche :

Si les élections pouvaient changer quoi que ce soit, il y a longtemps qu’elles auraient été supprimées.

Non seulement le prolétaire britannique est bête, mais en plus, il manque singulièrement d’ambition. Il n’y entend rien à la bonne gestion des affaires publiques, au redressement national ou l’érectilité du marché triomphant. Non, lui, tout ce qu’il voit, c’est midi sa porte et l’huissier en embuscade devant.

Le prolétaire britannique est bête, mais il a pris modèle sur son cousin d’outre-Manche, le cuistre qui avait aussi répondu « non » à une question assez similaire, bien que posée en des termes plus alambiqués, comme il sied aux descendants de Molière. Ce même franchouillard rétif qui crache depuis des mois dans le chaudron de potion magique pourtant prescrite par la même bienveillance continentale.

L’ouvrir très grand, c’est l’une des choses que Jean-Claude — « il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens » — Juncker fait le mieux. Aussi a-t-il trouvé judicieux, dans un récent entretien au journal Le Monde de formuler ces quelques regrets : « à voir les réactions que suscite la « loi travail », je n’ose pas m’imaginer quelle aurait été la réaction de la rue, à Paris ou à Marseille, si votre pays avait dû appliquer des réformes comme celles qui ont été imposées aux Grecs ». Ah, ces Français rétifs! Comme il est dommage de ne pouvoir vitrifier leur économie avec cette même brutalité joyeuse dont on a usé contre l’économie grecque!

Cela dit, rien n’est jamais perdu pour qui sait s’armer de patience. Durant l’été 2015, au cœur de la « crise grecque », le ministre hellène Yanis Varoufakis avait donné quelques clés pour comprendre la dureté des créanciers vis-à-vis de son pays. Selon lui, la véritable cible des « Européens » (et de l’Allemagne, plus encore que de l’Europe institutionnelle) était en fait l’Hexagone. « La Grèce est un laboratoire de l’austérité, où le mémorandum est expérimenté avant d’être exporté. La crainte du Grexit vise à faire tomber les résistances françaises, ni plus ni moins », avait-il osé. Pour lui, les cibles terminales étaient l’État-providence et le droit du travail français.

Source : L’Union européenne assume : la loi El Khomri, c’est elle, par Coralie Delaume, Le Figaro, 2

Autrement dit, le prolétaire britannique est aussi bête que les autres prolétaires européens en ce qu’il prétend échapper à la place que la loi du marché lui a assigné : celle du perdant et du sacrifié d’office.

61 réponses
  1. Delphine
    Delphine dit :

    Merci Agnès.
    Le pire c’est qu’on s’apprête à faire pareil. En interne. La loi travail est refusée par 70% des français, les gens n’en peuvent plus de dérégulation, de sabordage du droit, de Panama papers, de libéralisation qui les laisse seuls face au marché mondial.
    Et donc en 2017, la France précarisée va voter….. Juppé (ou un autre du même parti et donc à peu près du même tonneau). Elle votera sans doute aussi pas mal Le Pen mais pour ce coup ci encore je veux bien parier pour une victoire d’un parti « classique ».
    Bref, par refus d’une gauche trop libérale la France qui vote va se choisir un gouvernement de droite officiellement libérale. Evidemment elle saura à quoi s’en tenir, et c’est un progrès. Mais c’est ce même jeu de dupes qui fait que les libéraux seront élus… par refus de trop de libéralisme.

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    • Agnès Maillard
      Agnès Maillard dit :

      C’est tout le sujet du billet : nous n’avons pas de choix. Nous n’avons le droit de choisir qu’entre deux versions même pas franchement différentes de la même politique qui se décide sans nous, loin de nous et surtout contre nous.
      Et ensuite, on nous rétorque : « faut pas râler : vous avez voté pour, vous l’avez voulu ! »

      C’est une infâme arnaque, c’est une ploutocratie et oui, elle va inévitablement nous jeter dans les bras du fascisme.
      Et le pire, c’est que je crois que c’est le but !

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      • Sombre Hermano
        Sombre Hermano dit :

        Ou comment les partis « populistes » d’extrême droite font croire aux classes sociales défavorisées qu’ils défendent le « peuple ». UKIP, FN etc … même combat, même enfumage de masse avec la bénédiction des médias.

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      • Simon Chalumot
        Simon Chalumot dit :

        @Agnès

        C’est une infâme arnaque, c’est une ploutocratie et oui, elle va inévitablement nous jeter dans les bras du fascisme.
        Et le pire, c’est que je crois que c’est le but !

        Je crois qu’il n’y a ien d’autre à ajouter… Merci Agnès, pour l’heure tu es la seule dans la gauchosphère à émmettre une réaction qui soit autre chose que les niaiseries pleurnichardes sur l’autre Europe sociale de l’harmonie des peuples. Si ce discours continue à dominer dans toute cette sphère, sans analyser ce qu’est le projet Européen et sa nature de classe, ce qu’est le fascisme et les circonstances historiques précises qui le font triompher, on fonce dans le mur en klaxonnant… Et il ne faudra pas venir pleurer. Le drame de la lutte de classes, c’est que dans un moment crucial, elle n’a aucune force politique à même de faire gagner la classe ouvrière, alors même que celle ci (à travers la résistance à loi Connerie, et au vote Anglais) a compris quel est son intérêt de classe et ou se situe le combat anti-fasciste. Il va falloir lutter, serrer les dents, se donner les moyens de devenir une force politique ou crever. There is no alternative.

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        • Coulange
          Coulange dit :

          Votez Mélenchon, l’intérêt général humain et la 6ème République. Tout débat démocratique pourra enfin avoir lieu
          Courage et militantisme plutôt que pleurs et défaitisme.

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      • john
        john dit :

        Je ne crois pas que le but soit ‘de se jeter dans les bras du fascisme’.

        Par contre, que la bêtise, l’ignorance et la myopie (des membres du gouvernement, de la haute administration, de la Commission Européenne….liste non exhaustive) nous y jettent, il semble difficile d’y échapper, ce n’est pas un scoop.

        S’ils ont un but, il est probablement plus prosaïque – avoir un beau costard, une rolex, du pognon, plaire au (vrai) patron, …

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        • smolski
          smolski dit :

          John : « Je ne crois pas que le but soit ‘de se jeter dans les bras du fascisme »

          Et pourquoi pas ?
          La démocratie est la fille du fascisme, elle en est le masque dissimulant l’effroi qu’il procure, mais rien ne l’empêche d’aspirer à ce que son père putatif apparaisse en plein au final, c’est même dans ses gènes.

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        • Lyonnais
          Lyonnais dit :

          Pour ce qui est du fascisme, il est bon de relire Daniel Guérin :

          Publié pour la première fois en 1936, complété en 1945 (Gallimard), repris par Maspero en 1965, puis par Syllepse (1999) et La Découverte (2001), Fascisme et grand capital est incontestablement un classique. Sa lecture reste essentielle alors même que l’Europe bruisse de tentations autoritaires sur fond de désespérance sociale et de crise économique.

          Daniel Guérin adopte un modèle comparatif pour dégager les grandes tendances du fascisme, puis l’analyse, au cas par cas, en Italie et en Allemagne, avant, pendant, et après sa prise du pouvoir. Il étudie l’origine de ce mouvement, de ses troupes, et la mystique qui les anime ; sa tactique offensive face à celle, légaliste, du mouvement ouvrier ; le rôle des « plébéiens » ; la place des classes moyennes dans la lutte des classes ; son action antiouvrière et sa politique économique. Il dissipe ainsi les illusions anticapitalistes entretenues par le fascisme lui- même en montrant que son action bénéficie avant tout au capital économique et financier. L’auteur en tire un enseignement : « L’antifascisme est illusoire et fragile, qui se borne à la défensive et ne vise pas à abattre le capitalisme lui-même. »

          La réédition proposée par les éditions Libertalia est à ce jour la plus complète. Elle comprend un prologue de l’auteur (« Quand le fascisme nous devançait »), une postface de Dwight Macdonald (première traduction intégrale) et un glossaire.
          L’auteur

          Du syndicalisme d’action directe au communisme libertaire, en passant par l’anticolonialisme et la libération sexuelle, Daniel Guérin (1904-1988) a été, dès le début des années 1930, de tous les combats de la gauche révolutionnaire. À la fois militant, essayiste et historien, il est l’auteur d’une vingtaine de livres, en particulier Bourgeois et bras-nus, Front populaire révolution manquée, Ni dieu ni maître.

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      • stef
        stef dit :

        peut être que le mal c ‘est de pas avoir de choix.
        en tt cas, cela bouge beaucoup en france, et la sortie des britanniques, pas sur que ce soir une bonne nouvelle pour les capitalistes et leurs chefs de la city. a voir.
        pour que ce système change, s ‘ ecroule ou se modifie, faut commencer par qq chose. ds un long terme, on sait pas .
        l ideologie dominante n est pas je pense le capitalisme ( ou pas seulement) mais plutot l ‘ ideologie de la croissance.
        et ça c ‘est pas pas q de la responsabilité des capitalistes.
        séparer le vivant, la nature, de l ‘homme et croire que des systèmes – uniquement des systèmes_ poltiques , économiques suffiront..
        pff
        je pense que ns portons tous la solution, comme ns portons tous le problème; décroitre, ralentir, faire de l ‘agriculture paysanne ( suis pas paysan) et après p être qu ‘on aura récupéré un peu le sens des réalités.
        bonsoir.

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      • lik
        lik dit :

        Pour le moment il n’y a pas de Brexit, il faudra des années de négociations pour ratifier éventuellement la sortie, qui peuvent très bien aboutir soit à un Brexit soit à un Bremain si l’UE baisse son pantalon en en cours de route en accordant toutes sortes de ristournes aux rosbifs qui ont toujours réussi à en obtenir de la crémière UE, trop forts les rosbifs !

        Il n’y a tout simplement aucun lien mécanique procédural entre le Brexit et le vote pro-Brexit. Ce n’est que l’ouverture d’un nouveau round de négociations-concessions, loin d’être achevé. Eh ouais !

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  2. lik
    lik dit :

    Le prolétaire GB n’est pas fondamentalement bête, mais il est mal informé, tout autant que ses leaders.

    Les régions GB qui ont voté Brexit sont celles qui bénéficient le plus de l’UE.

    La GB a sa monnaie, n’a pas signé le TSCG ni Schengen.

    C’est la victoire de crétins répugnants comme Farage ou Boris Johnson qui vont en profiter pour enfler encore plus les prolos anglais.

    Dans mon jargon, le Brexit est une victoire à la Pyrrhus des prolos qui seront encore plus les dindons de la farce, c’est tragique.

    A signaler, c’est que la GB est le principal instigateur de politiques ultralibérales au sein de l’UE, vue comme un marché extensible à l’infini, qui avait tenté de freiner ses ardeurs en lui imposant des limites concernant le droit du travail, congés payés…

    Conclusion, ce Brexit est une très mauvaise affaire pour les prolos GB qui vont se faire matraquer par des abrutis type B Johnson ou Farage, y compris les immigrés en GB.

    Ce Brexit est aussi une opportunité, car les prolos GB seront les cobayes d’un exit encore plus ultralibéral démontrant l’inanité sociale des exits.

    Un Frexit du FN serait pareil, le FN « souverainiste » est un leurre, seul le pognon des connivences l’intéresse.

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    • Simon Chalumot
      Simon Chalumot dit :

      Le prolétaire GB n’est pas fondamentalement bête, mais il est mal informé, tout autant que ses leaders.

      Heureusement que vous êtes bien informé vous…. On est sauvé !

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    • Éropeuiste
      Éropeuiste dit :

      « Les régions GB qui ont voté Brexit sont celles qui bénéficient le plus de l’UE »
      … après avoir été massacrées pour délit de mal-pensance, de climat pas assez agréable, de salaires « pharaoniques », de charbon 50 m trop profond, que sais-je encore? l’UE leur fait l’aumône d’un petit bout d’autoroute et de quelques stages en marketing international…
      Beau bénéfice, en effet!

      Répondre
  3. smolski
    smolski dit :

    link : « Dans mon jargon, le Brexit est une victoire à la Pyrrhus des prolos qui seront encore plus les dindons de la farce, c’est tragique. »

    Je partage ton avis mais pas ta conclusion.
    À partir de quel moment se faire enfler plus ne veut plus rien dire ?
    Se faire enfler un peu, beaucoup…

    Il y a un autre aspect dans ce vote, celui d’une unité des plus démunis contre l’unité des possédants, une unité ouvrière qui se recrée en Angleterre et c’est là la victoire obetnue, le plus mieux réalisé par ce résultat contre la catastrophe sociale environnante.

    Comme beaucoup ici, je souhaite que cela dépasse l’orthodoxie mortifère imposée par les économies monétaires mondiales, et ça, c’est certainement à venir du fait de ce vote contestataire dans l’essence qui peut se renouveler ailleurs, comme cela se passe déjà en Italie où des partis qui n’en sont pas se trouvent à contre-carrer les plans des carriéristes en place.

    Répondre
    • lik
      lik dit :

      « Il y a un autre aspect dans ce vote, celui d’une unité des plus démunis contre l’unité des possédants »

      Eh bien c’est faux, l’Ecosse et l’Irlande du Nord, pas particulièrement riches, ont voté Bremain alors que la GB avec sa City of the banks a voté Brexit.

      Les vieux de GB ont voté Brexit, peu importe leurs revenus, et les jeunes ont voté Bremain. Alors qu’un vote Frexit ou Gerxit donnerait des vieux contre la sortie de l’UE.

      La grille d’analyse lutte des classes est totalement inadaptée pour comprendre ce votexit en GB, pas plus qu’elle ne le serait pour d’autres pays.

      Répondre
      • Agnès Maillard
        Agnès Maillard dit :

        Autre analyse que je partage :

        Troisième enseignement : un regard porté sur la carte du vote montre que ceux qui ont fait basculer le scrutin sont bien les électeurs du nord de l’Angleterre et ceux du pays de Galles du sud. Ce sont des électeurs traditionnellement attachés aux travaillistes, ouvriers ou anciens ouvriers précarisés, qui ont choisi clairement, et contre la campagne du Labour, le camp du Brexit. Un résultat semble illustrer ce fait : à Middlesbrough, le Labour avait recueilli 55 % des voix en 2015, ce 23 juin, le Brexit a obtenu 65,5 % des votes dans cette ville. Les exemples pourraient être légion. Ceci signifie que le discours de la gauche britannique du « Remain to change » (« rester pour changer ») n’a pas pris dans son électorat. Pourquoi ? Parce que l’UE n’a pas été capable de montrer qu’elle pouvait changer. De même, l’autre argument dominant de la gauche britannique, le « Remain to preserve » (« rester pour préserver » les droits des travailleurs) n’a pas convaincu.

        Rien d’étonnant à cela. Quoiqu’en dehors de la zone euro, les électeurs britanniques des classes populaires ont constaté le traitement infligé par les autorités européennes aux pays en crise. La politique d’austérité aveugle et l’acharnement contre la Grèce ont affaibli le discours du Labour. Comment changer l’UE lorsque le référendum grec du 5 juillet 2015 a été non seulement ignoré, mais délibérément foulé aux pieds ? La politique économique de l’UE a été si peu éloignée de celle que mènent les Conservateurs britanniques depuis six ans dans la destruction des services publics, la libéralisation des marchés du travail, la réduction du droit des travailleurs, que l’argument d’un « socle » protecteur lié à l’UE n’a pas convaincu.

        Là encore, c’est une question démocratique : l’UE n’est pas perçue comme capable de changer démocratiquement.

        Le Brexit : une défaite de l’UE telle qu’elle est, par Romaric Godin, La Tribune, 24/06/2016, 8:59

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        • lik
          lik dit :

          Le seul problème, c’est que la GB n’a qu’un pied dans l’UE et que les malheurs de sa classe prolo ne doit rien à l’UE mais tout à l’establishment so british.

          Ce référendum correspond à la classique manœuvre consistant à faire porter sur l’étranger, immigrés, UE… les conséquences de l’incurie de sa propre classe politique. Hitler accusait les juifs apatrides, d’autres les francs maçons…

          La France ou la Grèce ont des problèmes qui sont liés à leurs classes politiques, pas uniquement liés à l’UE. En quoi les problèmes de prix immobiliers de la France qui plombent le pouvoir d’achat des francais a à voir avec l’UE ?

          En quoi le management totalement idiot des entreprises françaises a à voir avec l’UE ?

          En quoi les PPP des autoroutes françaises a à voir avec l’UE alors que les autoroutes allemandes sont toujours publiques et gratuites ?

           » un regard porté sur la carte du vote montre que ceux qui ont fait basculer le scrutin sont bien les électeurs du nord de l’Angleterre et ceux du pays de Galles du sud. »

          Oui, et en Ecosse ou Irlande du nord qui ont aussi des prolos c’est bremain. Les prolos de ces deux régions seraient plus bêtes que ceux d’Angleterre du Nord ou du Wales ?

          Donc, l’analyse lutte des classes ne tient pas un seul instant dans ce référendum.

          Répondre
        • Sombre Hermano
          Sombre Hermano dit :

          « Comment changer l’UE lorsque le référendum grec du 5 juillet 2015 a été non seulement ignoré, mais délibérément foulé aux pieds ? » Et qui plus est, foulé aux pieds par Tsipras, celui-là même qui croyait pouvoir faire peser la balance en sa faveur et qui a capitulé en rase campagne dès que les banques ont commencé à manquer de liquidité. Et pourtant, Varoufakis avait un plan B : réimprimer des drachmes pour faire tourner l’économie en interne. Sans compter que la Russie de Poutine aurait fort goûté que la Grèce échoie dans son giron.
          Demain, n’oublions pas qu’on se livre à une nouvelle pantalonnade dans le beau département de Loire Atlantique. De toute façon, aéroport ou pas, la ZAD a du soucis à se faire. Combien seront-ils-elles à s’opposer à l’assaut des flics ? Faut pas croire : la démocratie, c’est violent …

          Répondre
      • smolski
        smolski dit :

        lik : « La grille d’analyse lutte des classes »

        Mais non, pas lutte des classes mais symptôme général de tous face aux despotes dont on ne peut définir ni les acquis, ni le statut social tellement ils sont hors de tout contrôle.

        Répondre
  4. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Comme un gout de déjà-vomi

    Un peu comme en 2005 pour le TCE, les « experts » expliquent que c’est parce que les prolos sont racistes qu’ils ont voté contre l’Europe.
    J’aime bien quand on parle de la xénophobie des peuples en oubliant que les élus qui leur mentent et les pillent utilisent généralement l’étranger comme bouc émissaire pour détourner l’attention de leur « impuissance économique » organisée.

    Même soupir désabusé en entendant les mêmes dépositaires officiels du psittacisme ortholibéral nous prédire les pires vilénies suite au mauvais vote du peuple : il y en a même qui arguent que le Brexit compromet la suite de Game of thrones

    D’ailleurs, ça doit être pour cela que Calvi arrête C’ dans l’air :

    « …Quand un idiot servile disparaît d’autres de même profil apparaissent, ainsi va le service public faisant office de bouillon de culture en assurant la permanence des idées reçues libérales, des préjugés et des vérités les plus absolues !  » …Avec C’ dans l’air le plus dur dans l’ouverture d’esprit, c’est la gestion des courants d’air ! …ainsi chaque jour à la même heure nous sommes gratifiés, en fonction des experts, académiciens, économistes, historiens, philosophes, moralistes et autres prix Nobel du blabla, soit au mieux d’une bourrasque au pire d’un tsunami suivi d’un typhon …hélas l’émission n’assure pas de formation météorologique pour expliquer la réelle nature de cette émission ‘ Catastrophe ‘ …CQFD

    https://www.facebook.com/yves.faucoup/posts/1588373298127809?comment_id=1588388004793005&comment_tracking=%7B%22tn%22%3A%22R%22%7D

    Répondre
    • lik
      lik dit :

      Désolé mais l’un des thèmes de la campagne du Brexit est fondé sur la peur de l’immigration, tout comme le FN en use avec succès.

      Par ailleurs, les problèmes d’inégalités sociales et de pauvreté en GB n’ont rien à voir avec l’UE, mais tout à voir avec leurs dirigeants depuis Thatcher. Des pays comme le Danemark ou la Suède ont gardé leur monnaie et sont dans l’UE tout en ayant un taux d’inégalités bien inférieur à la GB.

      Le Brexit est un non évènement sur le plan social, car la classe dirigeante GB ne va pas se transformer en philanthrope du jour au lendemain. En revanche, sur le plan économique, ce Brexit risque bien d’ajouter quelques problèmes économiques aux prolos GB qui n’avaient vraiment pas besoin de ca.

      C dans l’air, je m’en moque, je regarde pas, je regarde très peu la TV depuis que je peux m’informer sur internet qui offre des sources d’infos bien plus riches et diverses.

      Répondre
      • Agnès Maillard
        Agnès Maillard dit :

        Pour une fois, on est d’accord : moins de TV et plus d’Internet.
        Mais pour Calvi, c’était juste pour me faire plaisir… 😉

        Après sur le fait que le Brexit ne change rien, on est d’accord aussi : pour les prolos, c’est équarrissage à tous les étages, mais là aussi, reste la joie un peu malsaine de faire chier (légèrement) les « décideurs ».

        Pour la peur de l’immigration ou la sécurité (les deux étant « habilement » mêlées), c’est un peu réducteur de limiter ça aux partis fascistes. En gros tous les partis utilisent maintenant cette diatribe pour manipuler l’opinion. Le FN surfe sur la voie royale qu’ont pavé pour elle le PS et LR.

        Répondre
  5. Mars Prosac
    Mars Prosac dit :

    mouep, m’est d’avis que tout ça c’est du cinoche.
    C’était prévu comme ça. Les Anglais se replis avec leur copain historique,
    parce-que l’Europe est déjà par terre, le brexit, c’est juste le commencement
    de la fin annoncée, les Anglais sont malin, ils quittent le navire qui coule.
    Amusant de voir Obama déclarer à Merckel qu’en cas de Brexit, l’Allemagne
    sera leur potos privilégié. Ca rappelle la phrase de Bush à Hussein : « yep,
    no problem, vous pouvez envahir le Koweit ». C’est précisémment cette phrase d’Obama
    qui devrait éclairer toute la scène …
    Les cartes se redessinent, Yaltas partout, comme d’hab, on sera pas sur la
    photos. Depuis quand les peuples décident de leur avenir ?
    Tu l’as dit toi-même avec la citation de Coluche.
    Les parties populistes sont juste là pour créer la diversion.
    Les Anglais payeront moins de taxe EU, et gagnerons autant, voir plus,
    les traités trans-machin sont fait pour ça.
    « Oh, les marchés s’affolent ». Tu parles, t’as 1 ou deux gros traders
    qui balancent un petit paquet histoire de lever une petite brise.
    Dans 2 semaines, beau temps sur le planète finance … Américano-English.
    En passant, quand même une petite claque sur le populo qui a mal voté
    comme on lui a bien demandé, histoire d’enfoncer le clous
    de la pièce de théatre. Et puis de toute façon, le populo, tape dessus,
    si tu sais pas pourquoi, lui il le sait.
    Delors l’avait bien dit : sans Europe sociale, pas d’Europe.
    Voilà, c’est fait. Y’aura 1500 technocrates de moins à Bruxelle, la belle
    affaire. Mes 2 balles.

    Répondre
  6. lik
    lik dit :

    « En gros, le prolétaire britannique n’a jamais eu le choix de la politique dont il est la première victime et le vote, c’était juste un non-choix à la noix »

    Pour le coup, les prolos GB qui ont voté Brexit montrent qu’ils peuvent être aussi stupides que leurs dirigeants, comme Cameron.

    Pour paraphraser Descartes :

    « La connerie, c’est la chose la mieux répartie chez les hommes parce que, quoiqu’il en soit pourvu, il a toujours l’impression d’en avoir pas assez, vu que c’est avec ça qu’il juge. »

    Faudra me trouver à quel moment de l’histoire tout péter à tort et à travers a amélioré quoi que ce soit.

    Répondre
  7. Croa
    Croa dit :

    Il y a tout de même un verrou qui est tombé. L’UE est totalitaire, fondamentalement. Que les rosbeefs ne soient pas encore sortie d’affaire, c’est évident mais au moins peuvent-il espérer ça pour leurs jeunes, si toutefois ceux-ci osent se rebeller !

    Répondre
  8. Alberto
    Alberto dit :

    bonjour,
    je suis très, très content du résultat! Les anglais ne m’ont pas déçu dans leur majorité, bravo! BRAVO!
    Après, ils y a tous ceux qui tortillent des fesses pour d’une manière ou autre défendre l’UE (surtout ceux chargés de vendre cette saleté « à gauche », comme Corbyn, Mélenchon and Co), malgré TOUT (et c’est pas peu). Et le Frexit approche et ils font la mue. Peut-être qu’ils vont modifier les traités avant pour le rendre impossible? Alors ceux qui se lamentent du brexit vont sûrement « regretter » le manque de démocratie de l’UE, mais être rassurés…
    Bientôt le Frexit camarades! N’écoutez pas ceux qui veulent vous faire peur, cette UE est la pire calamité, cassons-nous!

    Répondre
    • lik
      lik dit :

      Encore un qui n’a rien compris, l’UE n’existe que par les gouvernements nationaux qui la font vivre comme ceci ou comme cela. Cassez l’UE et vous aurez les mêmes gouvernements nationaux qui appliqueront les mêmes recettes made in MEDEF.

      Taper sur l’UE est d’autant plus con que la GB était très peu soumise aux règles de l’UE, à peine plus que la Suisse.

      Au 19éme siècle, pas d’UE, mais les prolos étaient encore plus massacrés, mines, grisou et 14-18 suivi de 39-45.

      Répondre
      • Simon Chalumot
        Simon Chalumot dit :

        Au 19ème siècle le capitalisme n’était pas rentré dans sa phase impérialiste, caractérisée par la concentration du capital en cartels, une concentration bancaire, et une expension féroces générant des tensions entre les différents impérialismes se terminant en guerres mondiales. C’est l’impérialisme vainqueur en 1918qui favorise par intérêt le redressement de l’Allemagne en favorisant la fin des réparations tandis que le capirtal poursuivait sa concentration à travers la constitution en 1926 du cartel Franco-Allemand de l’acier, embryon de la future union Européenne, favorisant l’expension de l’impérialisme Allemandau détriment du Français avec l’assentiment des maîtres de forge partis prenante du cartel. A partir de 1942, le patronat retourne sa veste et parie sur le futur protecteur Américain qui les cendres du conflit à peine refroidi se réappuit sur l’Allemagne pour élaborer la CECA, créature des intérêts de l’impérialisme US, impérialisme dominant s’appuyant sur l’Allemand pour dominer le continent et poursuivre son extension, à l’heure qu’il jusqu’aux portes de la Russie… En attendant le prochain massacre qui risque d’être nucléaire.

        Répondre
        • Simon Chalumot
          Simon Chalumot dit :

          Toutes mes excuses pour les fautes de frappe… Il faut lire expansion et non pas extension. L’impérialisme vainqueur en 1918 est l’impérialisme Américain…

          A l’heure qu’il est jusqu’aux portes de la Russie (on est très discret à ce sujet dans les média alors que les tensions sont persistantes voire même croissantes…

          Toutes les rauisons nous pousse à souhaiter la mort de l’UE.

          Répondre
        • lik
          lik dit :

          Que de sornettes concernant l’entre 2 guerres, faut un peu mieux t’informer. La France a mené une politique économique déflationniste qui a contribué a couler ses voisins. C’est seulement sous Hitler que l’Allemagne a jeté son ardoise dont une bonne partie concernait ses dettes pour financer son armée en 14-18.

          Puis ensuite, le régime nazi s’est de nouveau endetté colossalement pour s’armer, ce qui a relancé l’emploi, mais aussi la dette allemande.

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          • Simon Chalumot
            Simon Chalumot dit :

            Oui oui c’est ça faudrait que je m’informe… J’en prend note….

            C’est vrai que j’ai quelques lacunes sur la période, depuis mon cours de 3ème… J’attends avec impatience tes cours, ça doit valoir le détour. En attendant plus modestement je continuerai à lire des livres que tu n’es probablement pas en mesure de comprendre.

            Sur ce, je te laisse, je ne vais pas polluer l’excellent blog d’Agnès par des invectives, du mépris ou de l’insulte, mais je n’en pense pas moins hélas…

          • lik
            lik dit :

            Ton problème, c’est que tu lis des trucs avec ton cerveau complètement brouillé par tes fantasmes. C’est embêtant tout de même…

  9. cyril
    cyril dit :

    Les seuls choix possibles sont: l’ austérité qui ne sert qu’à être crédible pour pouvoir emprunter aux taux les plus bas (le système capitaliste actuel repose sur l’emprunt et le crédit et doit renouveler constamment le flux) en faisant porter la responsabilité sur les peuples qui vivraient au-dessus de leurs moyens, sachant que l’on ne remboursera jamais les dettes, ou la relance keynésienne qui permettrait de redonner des moyens aux peuples, serait plus juste et pourrait servir notamment à reconstruire les infrastructures publiques dégradées et une protection sociale digne de ce nom.

    Cependant, il ne faut pas oublier que l’économie marchande est un système totalitaire régissant pratiquement tous nos rapports sociaux.

    Le capitalisme est depuis plusieurs dizaines d’années confronté à ses limites interne et externe. Les gains de productivité ont été énormes avec la micro électronique donc il faut moins de temps de travail humain productif pour fabriquer une marchandise quelle qu’elle soit, et celle-ci contient moins de valeur, donc coûte moins cher. De plus, les éventuels acheteurs qui réalisent la valeur sont de moins en moins solvables malgré l’emprunt et le crédit.

    Cette diminution de la valeur doit être compensée par l’augmentation de débouchés où vendre. Mais cela est de plus en plus difficile dans l’économie « réelle ». C’est pourquoi, la financiarisation de l’économie n’est pas la cause de la crise, mais la conséquence de celle-ci car le capital se tourne vers la spéculation, les produits financiers lorsqu’il ne rencontre pas sa valorisation dans l’économie productive.

    Sans la financiarisation, le système se serait déjà effondrer.

    Les gains de productivité sont ce qu’on appelle le levier sur la productivité relative pour contrer la baisse tendancielle du taux de profit; aujourd’hui, les capitalistes s’attaquent à la productivité absolue, c’est à dire aux salaires en les baissant le plus possible.

    Tout ceci est la contradiction interne du capitalisme qui réalise des gains de productivité énormes, mais élimine de plus en plus le travail humain productif qui seul génère la valeur.

    La limite externe est bien entendu les limites des ressources naturelles qui saccage la nature, nos environnements, la santé et les liens sociaux.

    Conclusion: il vaut nettement mieux le relance keynésienne pour les peuples, mais le système capitaliste est à l’agonie (agonie pouvant durer des dizaines d’années) et toutes les politiques quelles qu’elles soient ni changeront rien dans l’absolu.

    Sera-t-on capables de prendre les bonnes résolutions à savoir sortir des couples travail-marchandise et valeur-argent pour enfin utiliser les moyens de productions à notre disposition pour satisfaire les besoins de toutes et tous par la production de richesses matérielles nécessaires et vitales et non pour faire de la survaleur donc du fric?

    Malheureusement, les « décideurs » ne se laisseront pas faire et feront tout ce qui est en leur pouvoir pour faire perdurer le domination.

    Le slogan n’est donc pas: du travail pour toutes et tous, mais abolissons la loi travail et le travail en lu-même qui nous encastre dans la société de la marchandise pour qu’un objectif, faire de l’argent avec de l’argent.

    Répondre
    • Pierre M. Boriliens
      Pierre M. Boriliens dit :

      Typiquement le genre d’analyse pertinente mais à peu près inaudible encore, pour l’instant…
      Vous écrivez :
      « Les gains de productivité sont ce qu’on appelle le levier sur la productivité relative pour contrer la baisse tendancielle du taux de profit; aujourd’hui, les capitalistes s’attaquent à la productivité absolue, c’est à dire aux salaires en les baissant le plus possible. »

      Formulé de cette manière, c’est relativement abstrait. Et concrètement ?

      La réponse se trouve dans un post précédent, de Lyonnais :
      « Il dissipe ainsi les illusions anticapitalistes entretenues par le fascisme lui-même en montrant que son action bénéficie avant tout au capital économique et financier »

      Qui a porté Hitler au pouvoir en lui fournissant des moyens considérables dès le début ? Le grand capital et même pas seulement allemand. Du point de vue du capital, le fascisme a l’avantage de museler toute forme de contestation et de lui donner les coudées franches…

      Répondre
      • cyril
        cyril dit :

        Tout à fait d’accord avec le Lyonnais! Quelle que soit la politique, celle-ci est dictée par le système totalisant qu’ est le capitalisme, la production marchande. D’ailleurs, les « décideurs » sont plus préoccupés d’une redistribution de la valeur ajoutée par les quelques femmes et hommes politiques sincères, que de la possible prise de pouvoir par la droite extrême pour parler langue de bois. En effet, pour cette droite, qui récupère d’une façon éhontée les arguments de la gauche (mais, celle-ci ne peut s’en prendre qu’à elle-même), le capitalisme n’est pas à abattre; il faut juste revenir à un bon capitalisme de chez nous, avec des exploités et aliénés de chez nous. Bien entendu, sans syndicats, société civile. Le capitalisme a besoin d’un Etat fort. D’ailleurs, pour la plupart des capitalistes, la démocratie est une incongruité.

        Pour le topo sur la productivité, j’ai voulu dire que les gains de production ont été tellement énormes depuis la micro électronique que le système fait disparaître le travail humain productif et donc diminue la valeur intrinsèque d’une marchandise quelle qu’elle soit. Pour compenser cela, il faut produire plus et trouver de nouveaux débouchés. C’est contradictoire car le fait de faire disparaitre le travail productif a pour conséquence de diminuer les débouchés, les acheteurs solvables. D’autre part, cette fuite en avant détruit de plus en plus les ressources naturelles et phagocyte des pans entiers de la vie qui n’ étaient pas auparavant.

        Cette contradiction fait que le profit ne peut que baisser dans l’économie productive. Cette gains de production ont permis de faire baisser considérablement ce qu’on appelle la productivité relative.

        L’ autre possibilité de maintenir le taux de profit est de s’attaquer à la productivité absolue donc aux salaires. C’est ce qui se passe depuis des dizaines d’ années par la baisse des cotisations sociales notamment.

        Bien entendu, il faut absolument que les peuples réagissent contre ces politiques d’austérité. Mais, de toute façon, et vous pouvez le constater depuis peu, certains politiques demandent d’arrêter l’austérité. En effet, cela nous mène directement à la dépression. Et les « décideurs » ne pourront pas faire autrement.

        Je suis tout à fait conscient que remettre en question ce qui nous socialise dans presque tous nos aspects de la vie n’est pas audible. C’est pourquoi, je soutiens totalement les manifestations et les personnes qui disent non.

        Néanmoins, le système dans lequel nous vivons n’est pas viable indéfiniment comme voudrait le faire accroire certains en proclamant la fin de l’histoire.

        Répondre
    • Robert Spire
      Robert Spire dit :

      Pour illustrer vos propos. Le capitalisme ne survit qu’à travers le crédit et la spéculation, à la capture anticipée de valeur future: « La grande dévalorisation » de Lohoff et Trenkle (Post Éditions)

      Répondre
    • stef
      stef dit :

      pardon, je reviens .
      plus de net ? pour quoi faire?
      suis thérapeute, zone rurale.
      ici, comme a toulouse , les gens disent  » on se frequente plus, on est chez soi, a se regarder le nombril ( commentaire personnel), devant des écrans.
      les gens: salariés, jeunes, chômeurs, personnes agées.

       » le portable ( & la societe technologique ) est en train de detruire la relation a l ‘autre ». fr inter, emission de foot, pas des écolos, pas des anticapitalistes.

      plus de net, qui va paier les surcouts d ‘energie EXPONENTIELS ( comme le capitalisme) des big data?
      des tenants de la croissance et du capitalisme disent aussi qu ‘en 2030 y’ aura plus de lithium pour les portables.

      Répondre
  10. Alberto
    Alberto dit :

    que ceux qui ont tout compris se préparent à faire campagne pour garder la France dans l’UE. L’éventail est large, de « la gauche » de Mélenchon-Filoche à « la droite » de Sarkozy-Hollande, tous ensemble tous ensemble. On aura peut-être droit à une visite du beau Varouflakis qui viendra défendre « une autre Europe » malgré TOUT (et c’est pas peu) la main dans la main avec la Merkel pour montrer que les grecs ne sont pas rancuniers, alors qu’il s’agit d’UE, une grosse machine ploutocratique qui monte, qui monte.
    Moi, je savoure pour une fois une bonne nouvelle, et je dis BRAVO LES ANGLAIS!
    Le Frexit avance! Allons enfants de la patrie, le jour de gloire est arrivé!

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    • lik
      lik dit :

      Euh, calmos, pour le moment c’est surtout le Royaume-Uni qui risque de partir en brioche. Le coup de l’arroseur arrosé n’a pas pris une ride, le comique de répétition est l’une des valeurs les plus sûres.

      Répondre
  11. vrams
    vrams dit :

    1. Les libéraux ont beau jeu d’agiter l’épouvantail de l’extrême droite alors que depuis la propagation des idées socialistes et la révolution d’octobre ils ont eux-mêmes créé ou soutenu des partis d’extrême-droite. Cela afin de contrer les mouvements des prolétaires par la récupération de voix par ces partis. Encore de nos jours sans chercher loin : en Espagne un podemos de droite contre Podemos ou Ménard à Montpellier avec la création de «Oz’ ta droite», «une sorte de Podemos de droite».
    2. Juncker au-sujet du referendum français de 2005 : Si c’est oui on continue, si c’est non on poursuit.
    3. Et les medias libéraux qui s’agitent pour vendre leur bouillon…

    Répondre
  12. des pas perdus
    des pas perdus dit :

    Bien dit.

    Hier soir, j’ai regardé le JT de TF1. Il n’y a pas mieux comme propagande officielle.

    J’ai ainsi appris que de nombreux électeurs (probablement la majorité) regrettaient déjà leur vote pour le BREXIT, ils n’avaient pas compris… Ils n’avaient pas mesuré combien l’UE œuvrait déjà pour améliorer leur vie quotidienne ! C’est ballot.

    Un vrai risque menace nos sociétés : la démocratie. Par principe de précaution, ne devrait-on pas réinstaurer le suffrage censitaire pour éviter de tels fâcheux malentendus ?

    Heureusement, tout espoir n’est pas perdu car il pourrait y avoir un nouveau référendum. Il parait que ça pétitionne dur… Croisons les doigts pour que le saint drapeau de l’UE continue de flotter à Londres.

    Répondre
    • Alberto
      Alberto dit :

      le principe de précaution en « démocratie » s’appelle coup d’état, et ceux qui ont tout compris seront très favorables pour « éviter le pire » en 2017, ils aboieront à l’unisson avec les chiens de garde de la propagande pour « sauver la démocratie » (l’état d’urgence n’étant qu’une répétition générale d’un coup d’état qui vient, c’est déjà le cas non?)
      BRAVO LES ANGLAIS!

      Répondre
      • jep
        jep dit :

        Il existe pourtant de facto comme le montre Gaxie dans « Le Cens caché », mais, comme vous le suggérez, cela ne semble plus être suffisant..

        Répondre
      • herve_02
        herve_02 dit :

        Je suis pas un krak en histoire, mais j’avais cru comprendre que le suffrage censitaire ça c’était mal terminé pour certaines têtes la dernière fois.

        Répondre
  13. christiancqfd
    christiancqfd dit :

    Il serait utile de connaître les motivations des électeurs de façon plus fine. La peur de l’immigré? La peur de la précarité? Le rejet des « élites »? L’envie de « renverser la table »? Les réponses permettraient de mesurer les risques (ou possibilités) d’émergence de tel ou tel axe politique dominant. Pour l’instant ce sont les spéculateurs financiers qui jouent gros (et perdent l’argent…des autres).

    Répondre
  14. Samson
    Samson dit :

    « … à voir les réactions que suscite la « loi travail », je n’ose pas m’imaginer quelle aurait été la réaction de la rue, à Paris ou à Marseille, si votre pays avait dû appliquer des réformes comme celles qui ont été imposées aux Grecs »
    Donc, pour aligner le standard de vie de l’ensemble des €uropéens sur le laboratoire grec – qui, malgré l’alignement du tarif de la passe sur le prix des burgers(1), reste toujours moins compétitif que celui du Bengladesh(2) -, Jean-Claude Luxleaks a bien saisi qu’il est essentiel de procéder par étapes!

    Mais rassurons-nous! Grâce à l’électrochoc britannique, tout va changer! Dûment mandaté par le Bilderberg en héraut hexagonal du « TINA », et moins d’une semaine après s’être efforcé de museler l’expression syndicale, Manu le Fourbe n’a-t-il pas déclaré : « C’est le moment d’être digne des pères fondateurs, de refonder une nouvelle Europe en écoutant les peuples ».
    C’est beau, mais après tout, on est « Charlie » ou on ne l’est pas! Convenons qu’avec ses dispositifs électroniques – fort opportunément déployés sous la sainte bannière de la « Liberté d’expression » de surveillance de toutes les communications hexagonales -, la France se profile déjà à la pointe du combat et nul doute que pour défendre les valeurs démocratiques, humanistes et de solidarité qui fondent l’€urope, elle y exportera très volontiers ses boîtes noires, son savoir-faire et autres gadgets 2.0, histoire d’encore mieux « écouter le peuple » et veiller à lui épargner les sirènes du « populisme ».

    Hors la jubilation de ce bras d’honneur du prolo britannique aux intérêts bien compris des 1%, la situation n’a rien de franchement drôle! Reste à espérer qu’après l’humiliation du peuple grec sous la botte de la Pensée Unique et la honteuse sous-traitance ottomane de la crise des réfugiés, la nouvelle voie d’eau ouverte par l’iceberg du Brexit suffise à cette fois envoyer définitivement par le fond le Titanic €uropéiste. Même sans chaloupe, notre seul salut tient à nous et consiste à rapidement l’élargir.

    (1) http://www.greekcrisis.fr/2015/11/Fr0479.html
    (2) http://www.pauljorion.com/blog/2016/05/17/le-monde-lecho-sommes-nous-assez-competitifs-face-au-bangladesh-le-mardi-17-mai-2016/

    Répondre
    • Simon Chalumot
      Simon Chalumot dit :

      @Brigite

      ça va faire un moment que ça me démangeait…. m’enfin il me semble que la revendication du pouvoir d’achat de marchandises capitalistes merdiques contrairement aux apparences c’est une revendication de droite. La vraie revendication de gauche, c’est le pouvoir non pas de pousser comme et boeuf et remplir à ras bord son caddie de merde , mais la capacité collective d’organiser la production, et la répartir hors de la barbarie capitaliste.

      Après, ce que je raconte,vous en faites ce que vous en voulez…

      Répondre
      • Brigite
        Brigite dit :

        on a encore été coupé ….

        si le prolo remplit à ras bord son caddie de merde et achète des écrans plats donc il a sûrement encore envie de bouger son cul pour avoir des augmentations de salaires.

        hé, fais attention aux khmers rouges en traversant…

        Répondre

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  1. […] Et là : La classe ouvrière britannique a rejeté la voie néolibérale vers l’intégration européenne. C’est compréhensible. Mais elle demande plus : la fin des politiques d’austérité mises en place par le gouvernement conservateur. Le problème est que le Brexit était porté par des forces politiques ultralibérales (Boris Johnson, UKIP) qui n’ont aucune intention de rompre avec ces politiques antisociales, mais entendent les amplifier. La social-démocratie ralliée à cette voie antisociale depuis plusieurs décennies porte une responsabilité écrasante, car elle n’offre aucune alternative à ces politiques mortifères. ( https://blog.monolecte.fr/2016/06/25/bye-bye-britain ) […]

  2. […] Là-bas, la gauche travailliste dirigée par l’excellent Jérémy Corbyn bataille pour le maintien dans l’UE, maigre gage d’un maigre rempart contre l’ultra-libéralisme de ces conservateurs et autres socio-libéraux au pouvoir. Les classes populaires sont-elles bêtes pour soutenir ainsi leurs ennemis de classe ?   […]

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