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Totalitarisme numérique

Mon père devient dépendant. C'est normal, me direz-vous : il doit être vieux, à son âge, il a du mal à arquer, il n'est plus aussi vif, ce genre de choses. Sauf qu'il est encore très autonome : il s'occupe de ses problèmes domestiques…

Le résistant

C'est un homme qui s'accroche au bord de la falaise, les deux pieds pendants vers l'abime dont il sait qu'il est insondable et froid. Il ne tient plus que par la pulpe de ses doigts, il sait qu'il finira par lâcher, inéluctablement, il pleure,…

Ce que l'avenir vous promet…

Parfois, j'ai du mal à vraiment comprendre la novlangue. Déjà, parce que je ne sais pas toujours que c'est de la novlangue, et ensuite, même quand j'arrive à le percevoir, je rate quand même ce qui se cache derrière. « On a tous…

La voix des morts

Maman, ce ne serait pas ce qu'on appelait une cassette, par hasard ? Petit après-midi d'été qui étire sa flemme devant la vitrine de la chambre de la grand-mère disparue. Il se trouve que c'est là que je dors quand on rend visite…

La Grande Bellezza del nulla

Cela faisait bien longtemps que nous n'avions pas pris le temps de nous arrêter sur un film. Et le temps — celui qui passe, indifférent à la frénésie des hommes et la vacuité de leur existence — est précisément la matière première…

Une vraie femme

La première fois que j'ai vu Renée Bagelet, elle n'était même pas là.

Après eux, la fin du monde

Ne ressentez-vous pas, vous aussi, avec quelle extrême complaisance morbide notre société se vautre dans le catastrophisme le plus poisseux ?

Amour à mort

Je ne suis pas encore assez cynique pour te souhaiter la bonne année.

Second life

Puisqu'il paraît qu'il va falloir travailler plus longtemps ou, tout au moins, attendre plus longtemps le droit de se reposer d'une vie de travail, explorons le no future que l'on nous vend à la hache.

Au bistrot

L'autre jour, sur Facebook, le réseau social où l'on a que des amis, quelqu'un faisait remarquer qu'en France, les troquets étaient plus ou moins désertés.
Bien sûr, il y a désaffection et désaffection. Il y a toujours des bistrots emblématiques plantés sur les voies de migration des touristes qui ne désemplissent pas, mais globalement, avec un petit kawa facilement à 2 € (13 balles, quand même !), il y a bien des estaminets qui dépérissent dans notre beau pays, aussi animés qu'un bureau de l'UMP un soir de régionales.

La santé avant tout!

Il vous reste encore 15 jours pour présenter vos meilleurs vœux pour l'année 2009. Bonne année et bonne santé !
Surtout, bonne santé...

L'important, c'est d'aimer

Petite crise existentialiste au lendemain de la visite dominicale à ma grand-mère...

Tempus fugit

Les jours se suivent et se ressemblent, dans une grande diarrhée médiatique qui dégueule d'un épiphénomène à l'autre, sans relâche, comme un automate dont on aurait remonté le ressort jusqu'à l'extrême limite de la rupture...