Je ne veux pas mourir aux côtés d’un lecteur du Figaro

Dans un voyage, le trajet compte au moins tout autant que la destination.


Le saut de l'angeC’est la vessie à la limite du point de rupture que j’arrive enfin à rallier le petit aéroport de Pau. Ce doit être la dixième fois, au moins, que je me dis que je dois arrêter de boire du thé au petit déjeuner les jours de transhumance. Parce qu’immanquablement, au bout de 90 minutes, je suis au bord de l’implosion et généralement hors de portée d’un quelconque lieu d’aisance, même d’une propreté douteuse ou d’une commodité relative. Là, je viens de me traîner dix kilomètres derrière un camion benne vaguement accouplé à un tracteur, travaillant le côté zen de ma vessie et redoutant de me manger l’heure limite d’embarquement. Comme de bien entendu, je me trouve une place à l’autre extrémité du P2, ce qui m’ajoute encore 5 très longues minutes d’une marche pénible que j’espère pas trop visiblement chaloupée. À peine le temps de soulager mes tensions internes et de squatter le fabuleux sèche-mains express de Dyson, implanté uniquement du côté masculin de la force, je me rue vers le guichet d’enregistrement des bagages.

  • Vous n’avez pas reçu de SMS?
  • Heu… pffff, non, je ne sais pas… lequel?
  • Celui qui disait que votre avion a été annulé.
  • Arf, c’était donc ça!

Une heure plus tôt, mon smartphone flambant neuf avait émis un couinement étrange que j’avais assimilé au message d’alerte de Google agenda qui devait m’annoncer que je commençais à être sérieusement juste pour attraper mon vol. J’étais donc partie fissa sans même regarder le message et après avoir tenté de vider complètement cette fichue vessie une dernière fois… en vain. Air France venait de m’accorder deux heures de temps libre en plus, deux heures à tuer dans le petit aéroport au milieu de nulle part, ainsi qu’un retard irrattrapable qui flingue définitivement mon premier RDV de la journée. Comme je n’ai pas le numéro de portable de mon correspondant sur moi, je tente une connexion wifi pour twitter mon retard. J’accroche la borne de l’aéroport… puis, plus rien.

  • Le wifi est maintenant sécurisé. Il faut lancer la connexion, puis la page d’accueil de votre navigateur est redirigée vers un formulaire où vous rentrez les identifiants que voici.

Le gars de l’accueil a le phénotype agréable à l’œil du jeune Gascon à barbichette de mousquetaire, affable et compétent, mais Opéra Mini n’aime pas les redirections et me voilà bootée hors du cyberparadis des naufragés du trafic aérien. Qu’à cela ne tienne, je réussis à convaincre un autre passager en souffrance de me laisser l’accès quelques minutes à son portable Windows, le temps de prévenir tout le monde et de râler abondamment.
Saleté de wifi!

J’ai réussi à attraper le seul exemplaire de l’Huma proposé en libre service, au milieu d’une double pile de Figaro. Confortablement calée près de mon hublot, je feuillette le canard en me disant que je devrais le lire plus souvent quand le voisin que les arcanes du service informatique de réservation m’a réservé s’installe à mes côtés. C’est typiquement le genre de personne que je préfère ne pas avoir à côtoyer dans la vie, avec ses Weston et son uniforme standardisé de Jeune Pop fier d’être sorti du cul de sa mère plutôt que de celui d’une prolo. Une brève et intense bataille de coudes suit le déploiement ostensible de son exemplaire du Figaro, mais en jeune homme de bonne famille qui a reçu un vernis de bonne éducation, il finit rapidement par renoncer à l’étroit accoudoir commun.
Pendant que la poussée des réacteurs nous colle au dossier et nous expédie vers le ciel radieux de ce dernier jour de juin, je me surprends à penser que j’aimerais autant que notre Airbus ne se crashe pas comme celui de ce matin, tant je n’ai pas envie d’imaginer que la dernière personne que je verrais de ce monde serait cette face de fion.
C’est parce que chaque minute de notre vie peut être la dernière qu’il ne faut pas s’encombrer de fâcheux et prendre de soin de n’être jamais qu’en très bonne compagnie.

Compressions métropolitaines

Mon pote Jean, qui me fait l’amitié de m’héberger lors de mon passage sur la capitale, m’appelle sur le coup de 19 heures pour m’informer qu’il est enfin rentré du boulot. Paris étouffe sous une cloche de chaleur épaisse quand je m’engouffre dans une station de la ligne 13. Les minutes s’égrainent, poisseuses, pendant que le quai ne cesse de se remplir et la rame d’oublier d’arriver. Quand le train daigne enfin venir nous cueillir, il est déjà plein jusqu’à la gueule et il est évident qu’on ne peut y glisser une feuille de Riz-Lacroix de plus. Et pourtant, portée par la foule compacte et décidée, j’entre dans le wagon bondé, m’enfonçant dans l’agglomérat de chairs soudées jusqu’à me retrouver bloquée par la triple barre de préhension située au beau milieu de la rame. Derrière moi, la poussée augmente et les corps continuent de s’agglutiner dans une Marabunta sauvage que même les lois les plus élémentaires de la physique ne peuvent endiguer. La fermeture des portes finit de vider mes poumons alors que la foule compacte se comporte comme un seul et unique matériau, lourd et incroyablement dense, amortissant chaque courbe et chaque à-coup du wagon. Nous baignons littéralement dans notre jus, nos sens saturés de toutes parts. Les odeurs fades et un peu grasses de toute cette humanité souffrante et surchauffée glissent mollement dans nos poumons comprimés pendant que chacun s’emploie vertueusement à fixer son regard sur une parcelle de matière inerte. La barre d’acier scie ma poitrine pendant que la colonne vertébrale d’une personne manifestement plus grande que moi tente de s’incruster dans mon dos. Scotché à ma fesse gauche par la chaleur et la pression, un gros type a l’air d’avoir oublié une Maglite dans sa poche et roule de gros yeux égarés. Un vieux chinois frêle comme une brindille concentre toute son énergie sur les trois doigts qu’il a pu accrocher à la barre de sécurité et tente manifestement de ne pas m’achever de sa pression dérisoire avec un petit sourire résigné. Toute cette promiscuité moite et compacte est une agression d’une violence incroyable, même pour les primates sociaux que nous sommes, et pourtant, personne ne se plaint ni ne fait mine de s’énerver. Chacun porte sa croix dans le silence et le stoïcisme pendant que je nous imagine, tous noyés dans le flot de notre propre sueur qui aurait rempli le wagon. J’aimerais autant éviter de caner, là, comme ça, fondue dans la masse, mon corps maintenu debout par la pression humaine dans un éternel présent compressif et liquide.
Le supplice se prolonge d’une station à l’autre, les portes s’ouvrant parfois sur cet impensable puzzle en 3D :

  • Mais c’est pas vrai! J’te jure! On peut pas rentrer là-dedans! Non, mais vraiment pas!

On ne peut guère en sortir non plus, d’ailleurs. On ne peut qu’attendre, patiemment, la correspondance qui aspirera un peu de cette foule dehors et nous permettra, enfin, de toucher terre. Unis par l’inconfort qui dure et nous broie les côtes, les compagnons d’infortune parviennent à échanger quelques regards complices et compatissants. Je trouve assez d’air pour tenter une question.

  • C’est tout le temps comme ça ou c’est juste pour nous punir parce qu’il fait très chaud?

Le Chinois sourit franchement.

  • Non, je prends cette ligne tous les jours et je n’ai jamais vu ça.

Une femme reprend la conversation au bond.

  • Le problème, c’est que la RATP est passée en horaires de vacances alors que ça ne commence réellement que dans deux jours. Du coup, ça ne marche plus du tout. Il y a toujours autant de monde, mais deux fois moins de rames et les touristes arrivent en plus.
  • Ha ouais! Pas de chance, là! Avec la canicule en plus, ça fait quand même beaucoup.
  • Manière, c’est toujours pareil sur la ligne 13.
  • Ha, je ne sais pas, je ne suis pas d’ici.
  • Ben vous pourrez le raconter en rentrant : la ligne 13 ne marche jamais comme il faut. Vous pourrez même dire que vous avez survécu à la ligne 13!

En fait, c’est pratiquement le problème de toutes les lignes. Le réseau a l’air totalement saturé, particulièrement  quand on traverse les quartiers populaires et peuplés. Mais voilà, les forçats du métro ont trouvé là un point commun qui transcende toutes leurs différences et pendant que le wagon retrouve une taille normale au fur et à mesure des stations, les conversations se nouent, les visages se détendent et les corps s’affaissent quelque peu, dans une liberté spatiale chèrement reconquise.

La traversée de Paris

  • Tu vois, ça tient parfaitement. Il suffit que je mette ton bagage-cabine entre mes jambes et ton sac à dos dans le coffre et c’est bon.

Jean m’a dégotté un casque intégral qui a tendance à brinqueballer sur mon occiput, mais c’est déjà nettement mieux que rien. Je suis excitée comme une gamine de 14 ans devant son premier 103 SP. Plutôt que de me laisser m’enquiller 45 minutes de métro dès potron-minet pour me rendre au rendez-vous suivant, mon vieil ami m’a proposé de m’embarquer sur son scooter de cadre dynamique.
Tout le monde déblatère abondamment sur la révolution du Vélib, mais le grand vainqueur du bitume parisien est sans conteste le scooter. Pratique, rapide, économique et quelque peu ludique aux entournures, le scooter est devenu le véhicule de prédilection du Parisien affairé. Il suffit de les voir ondoyer aux feux rouges pour décrocher la pole position en petit troupeau dense et vrombissant pour prendre la juste mesure du phénomène. La plupart sont dotés de petits moteurs 50 ou 80 cm³ dument débridés, ce qui ouvre des possibilités intéressantes pour des démarrages en trombes ou des manœuvres serrées dans la circulation dense intramuros.

Nous sommes un parmi tous les autres deux roues lancés dans la fraîcheur matinale, tellement bienvenue après une nuit sans sommeil passée à se retourner inlassablement dans des draps trop lourds et trop chauds. La lumière douce et dorée du petit matin a comme nettoyé les trottoirs des miasmes de la canicule de la veille et nous louvoyons entre les bus, les quelques voitures qui nous disputent la chaussée et les bus pesants qui traînent leur cargaison humaine de petites mains laborieuses vers leur habituel lieu d’exploitation. Mon regard tutoie celui des chauffeurs des camions de livraison, encore nombreux à cette heure matinale, sauf quand la vitesse de la course m’oblige à plisser les paupières pendant qu’un large sourire découvre ma dentition et l’expose à l’impact d’une multitude d’insectes voltigeurs happés par nos turbulences. Je m’efforce d’accompagner le dos de Jean quand il anticipe une courbe et tente de fixer mon inertie au maximum quand il doit slalomer entre les obstacles. Parce que c’est un ami, parce qu’il sait quel plaisir est le mien dans cette course matinale, Jean m’a choisi un itinéraire touristique, façon tournée des grands ducs. Passage au ras de la Tour Eiffel, un reverse-Lady-Di dans le tunnel de l’Alma – Tu y crois?, me crie-t-il dans le casque, il y en a encore qui s’arrêtent au milieu pour photographier le pilier! – et la vaillante petite machine monte à l’assaut de la Concorde dont les pavés tambourinent à mon fondement pas encore bien remis de mes exploits de roller. À la Madeleine, on dépasse un camion Fauchon qui répand ses précieuses victuailles sur le trottoir et je me met à rêver de braquage gastronomique. On traverse Haussman comme une flèche laissant derrière nous les grands magasins à la façade encore assoupie pendant que dans leurs entrailles, des milliers de gagne-petits triment déjà dans l’ombre pour que tout soit prêt pour la ruée des acheteurs, bien plus tard, dans la matinée. Saint-Lazare se vide doucement de son fluide humain et dans un dernier gémissement de freins, Jean me dépose, bien trop tôt à mon goût, devant la terrasse du Wepler.
J’y prends place comme on s’installe au théâtre, sauf que le Wepler déploie ses fauteuils face à la place de Clichy, nous offrant pour le prix d’un café le spectacle permanent de la rue, du ballet des autres scooters et des piétons qui s’empressent vers des destinations mystérieuses et connues d’eux seuls.

Retour au bercail

J’ai finalement bien fait d’anticiper autant sur l’heure d’embarquement. Orly Ouest respire au rythme de la houle des passagers en transit, danse de particules élémentaires, dont un amas chasse l’autre. J’ai erré longuement entre les boutiques hors de prix où les pères pressés achètent à la va-vite un cadeau standardisé dans l’espoir un peu vain de se faire pardonner par leurs enfants une trop longue absence. Les familles sont nombreuses et les cris des gosses emplissent les halls monstrueux. Finalement, à H – 1h30, je tente le dépôt de bagage dans le hall A. Il y a deux files d’attente même pas impressionnantes pour ceux déjà dotés d’une carte d’embarquement, je ne prends pas la peine de choisir consciemment l’une d’elles, je connais déjà l’histoire par cœur. Si, un jour, vous devez aller faire la queue quelque part, allez-y avec moi. Il suffit de me laisser choisir ma file d’attente et de prendre l’autre. Systématiquement. Il y en a que ça pourrait énerver. Ça m’énerve encore parfois. Mais, à quoi bon s’écorcher une bonne humeur somme toute assez naturelle pour de petits détails sans importance?
Pendant que la queue d’à côté avance de son train de sénateur, la mienne reste scotchée sur place avec une belle obstination. Je pourrais changer de file, l’air de rien, mais je sais déjà que ça ne marche pas. Une jolie blonde, bloquée à mes basques, tente le coup et me remonte assez rapidement avant que je ne la perde de vue. Devant moi, une mère de famille rechigne à laisser sa fille de 13 ans embarquer seule pour le grand Sud-Ouest. Nous coinçons parce qu’il n’y a pas assez de personnel pour garnir la zone de dépose. Ni aucune autre zone d’ailleurs. La seule inflation humaine visible se concentre sur la sécurité. C’est qu’à force de virer des gens pour améliorer la rentabilité, il arrive qu’il n’y ait plus assez de bras pour suffire à la tâche.

La cheftaine de la sécurité est désagréable au possible. Après 45 minutes de perdues à la dépose, elle fait mine de nous cornaquer comme un mauvais troupeau réticent vers la zone de fouille. Personne ne bronche. Parce que la sécurité est maintenant toute puissante là où le service commercial a été réduit comme peau de chagrin. Dans la nouvelle file qui s’étire jusqu’au portique, je retrouve la blonde de tout à l’heure, comme quoi, finalement, elle n’a pas gagné grand chose à me doubler. Juste après la fouille méthodique de mon sac, abreuvée de récits chuchotés des confiscations diverses et variées que subissent maintenant habituellement les globe trotters, j’ai à peine le temps de m’enfiler une Ben & Jerry’s salvatrice qu’il est déjà l’heure d’embarquer. Il n’y a plus que des Figaro de disponible, je sors l’insurrection qui vient de mon sac.

Je me demande avec quel autre lecteur du Figaro vais-je bien pouvoir achever mon épopée quand le chef de cabine installe un petit garçon à mes côtés. Il a la bonne bouille des gamins nourris aux corn flakes et se la joue vieux voyageur aguerri. Pierrick a 10 ans, chausse la même pointure que moi, mais se trouve trop petit quand même. Il a déjà fait plusieurs fois le tour du monde avec une pochette autour du cou et a le sourire qui se crispe à peine quand on traverse une zone de turbulences. C’est un compagnon de voyage absolument délicieux et heureusement pour nous, il est bien trop jeune pour mourir.

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74 réponses
  1. François Granger
    François Granger dit :

    Il y a beaucoup de lignes saturés dans Paris, mais la ligne 13 est la pire. Ca tient à pas mal de paramètres mais en particulier les wagons ne logent pas beaucoup, même s’ils en ont modifié une partie des rames. Pour loger un max, les rames roulent à l’intervalle minimum, 1mn20. Et ils essayent de réduire cet intervalle !

    Répondre
  2. François Granger
    François Granger dit :

    Il y a beaucoup de lignes saturés dans Paris, mais la ligne 13 est la pire. Ca tient à pas mal de paramètres mais en particulier les wagons ne logent pas beaucoup, même s’ils en ont modifié une partie des rames. Pour loger un max, les rames roulent à l’intervalle minimum, 1mn20. Et ils essayent de réduire cet intervalle !

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  3. Czar
    Czar dit :

    quel plaisir ç’aurait pourtant été d’entendre que ta face de truie progressiste convenue aurait pour la première fois été d’une utilité quelconque en renforçant les ressources azotées de notre Mère la Terre au lieu de gaspiller de précieuses ressources en alimentant le marais méphitique qu’est ton existence de merde

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  4. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Rhooo lala, Pépin, que de premier degré! Un peu de légèreté, pour apprécier l’ironie des situations et le fait que par la force des choses et la distribution à la volée d’exemplaires gratuits, les avions se retrouvent bourrés de lecteurs du Figaro.

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  5. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Rhooo lala, Pépin, que de premier degré! Un peu de légèreté, pour apprécier l’ironie des situations et le fait que par la force des choses et la distribution à la volée d’exemplaires gratuits, les avions se retrouvent bourrés de lecteurs du Figaro.

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  6. Anna
    Anna dit :

    "C’est pratiquement le problème de toutes les lignes"… non, non, j’ai travaillé partout dans Paris depuis huit ans, utilisé toutes les lignes pour aller bosser, mais la 13 est, de loin, la pire (mais les autres ont souvent aussi bien des problèmes, c’est dire!), hélas pour ceux qui ont à la prendre depuis bien plus loin que moi… (en particulier entre la banlieue et la Fourche et jusqu’après Saint-Lazare, au moins: c’est l’horreur) à voir les têtes usées et les sourires rentrés, figés, voire disparus, aux petits matins blêmes, c’est haut-la-main la ligne 13 qui gagne dans l’usure des patiences périphérico-parisiennes.
    Merci pour vos billets et votre humour, Agnès.

    Anna O.

    Répondre
  7. Anna
    Anna dit :

    "C’est pratiquement le problème de toutes les lignes"… non, non, j’ai travaillé partout dans Paris depuis huit ans, utilisé toutes les lignes pour aller bosser, mais la 13 est, de loin, la pire (mais les autres ont souvent aussi bien des problèmes, c’est dire!), hélas pour ceux qui ont à la prendre depuis bien plus loin que moi… (en particulier entre la banlieue et la Fourche et jusqu’après Saint-Lazare, au moins: c’est l’horreur) à voir les têtes usées et les sourires rentrés, figés, voire disparus, aux petits matins blêmes, c’est haut-la-main la ligne 13 qui gagne dans l’usure des patiences périphérico-parisiennes.
    Merci pour vos billets et votre humour, Agnès.

    Anna O.

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  8. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Tu rigoles, mais vu l’ambiance actuelle, j’ai eu un petit frisson quand le gars de la sécurité a enfilé ses gants gris pour fouiller mon sac. Du coup, j’ai pris les devants et je lui ai dit que je savais ce qu’il cherchait : les trucs métalliques qui rendent mal dans le scanner et que je préférais extraire moi-même mon très précieux appareil photo de mon fourbi. Il m’a laissé faire. Et n’a donc pas trouvé le livre qui peut pratiquement t’envoyer en taule! 😉

    On se vanne, mais franchement, c’est de moins en moins de la SF, toutes ces conneries.

    Répondre
  9. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Tu rigoles, mais vu l’ambiance actuelle, j’ai eu un petit frisson quand le gars de la sécurité a enfilé ses gants gris pour fouiller mon sac. Du coup, j’ai pris les devants et je lui ai dit que je savais ce qu’il cherchait : les trucs métalliques qui rendent mal dans le scanner et que je préférais extraire moi-même mon très précieux appareil photo de mon fourbi. Il m’a laissé faire. Et n’a donc pas trouvé le livre qui peut pratiquement t’envoyer en taule! 😉

    On se vanne, mais franchement, c’est de moins en moins de la SF, toutes ces conneries.

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  10. pépin cadavre
    pépin cadavre dit :

    Pas mal écrit mais que d’intolérance… dommage… Esprit étroit. Ne lire qu’un seul journal d’un seul bord c’est sûr qu’on risque pas de bousculer ses convictions. Ni de s’interroger autrement. Le militantisme et le partisanisme sont aussi loin que possible de l’intelligence. Me hérissent le poil ! Comme disait Desproges, je suis ni de gauche ni de droite, je suis pas hémiplégique. Et je me permets pas de juger les gens au titre de leur journal, ou à la marque de leurs chaussures.

    Répondre
  11. Qui qui vient ?
    Qui qui vient ? dit :

    Oh mon dieu ! L’«insurrection qui vient» avant d’embarquer dans un avion !
    Et ils n’ont pas bloqué tout l’aéroport ? C’est pourtant quasiment un aveu de terrorisme ça !
    😉

    Et puis, avec les ultra-paysans mouvance anarcho-autonome, qui balance des charrettes de foin…
    Pour faire dérailler les trains de la SNCF ! Et qui habitent des fermes tapies dans l’ombre !
    On vit dans l’insécurité maintenant !
    😉

    LOL

    Répondre
  12. Qui qui vient ?
    Qui qui vient ? dit :

    Oh mon dieu ! L’«insurrection qui vient» avant d’embarquer dans un avion !
    Et ils n’ont pas bloqué tout l’aéroport ? C’est pourtant quasiment un aveu de terrorisme ça !
    😉

    Et puis, avec les ultra-paysans mouvance anarcho-autonome, qui balance des charrettes de foin…
    Pour faire dérailler les trains de la SNCF ! Et qui habitent des fermes tapies dans l’ombre !
    On vit dans l’insécurité maintenant !
    😉

    LOL

    Répondre
  13. Monsieur Poireau
    Monsieur Poireau dit :

    La RATP donne l’impression, par souci d’économie, de faire des wagons de plus en plus petit à l’intérieur, non ?
    C’est quand même incroyable pour moi (on avait les mêmes entassements à Toulouse et Bruxelle, idem) que les gens, souvent ceux qui y sont obligés pour aller au boulot, acceptent sans rien dire de telles conditions de transport.
    Oh les gens, et votre dignité alors ?
    :-))

    Répondre
  14. Monsieur Poireau
    Monsieur Poireau dit :

    La RATP donne l’impression, par souci d’économie, de faire des wagons de plus en plus petit à l’intérieur, non ?
    C’est quand même incroyable pour moi (on avait les mêmes entassements à Toulouse et Bruxelle, idem) que les gens, souvent ceux qui y sont obligés pour aller au boulot, acceptent sans rien dire de telles conditions de transport.
    Oh les gens, et votre dignité alors ?
    :-))

    Répondre
  15. Vince
    Vince dit :

    Z’en avez d’la chance…

    Moi, longue maladie oblige, j’ai le droit à un petit boitier métallique implanté au niveau de mon épaule…
    J’vous dis pas la galère parfois en passant les portiques. Fouille systématique. De tout, sauf mon arrière-train. Et obligation de se mettre en zlip à chaque fois. J’les comprends les pauvres agents quand le chef regarde, y’en a qui s’excusent.
    C’est qu’terroriste, j’ai pas trop la tête de l’emploi.
    Quoiqu’avec des bouquins de philo et de psycho plein le sac, y’en a qui doivent suspecter les "dangereux intellectuels" d’en être juste parce qu’ils pensent, un peu, ou se torturent l’esprit, beaucoup…
    Punaise… un livre qui peut t’envoyer en taule… Ca fait peur tout de même, y’a des pays qui font ça, j’ai déjà visité, mais de là à c’que ça vienne ici…
    Merde quoi !

    Répondre
  16. Vince
    Vince dit :

    Z’en avez d’la chance…

    Moi, longue maladie oblige, j’ai le droit à un petit boitier métallique implanté au niveau de mon épaule…
    J’vous dis pas la galère parfois en passant les portiques. Fouille systématique. De tout, sauf mon arrière-train. Et obligation de se mettre en zlip à chaque fois. J’les comprends les pauvres agents quand le chef regarde, y’en a qui s’excusent.
    C’est qu’terroriste, j’ai pas trop la tête de l’emploi.
    Quoiqu’avec des bouquins de philo et de psycho plein le sac, y’en a qui doivent suspecter les "dangereux intellectuels" d’en être juste parce qu’ils pensent, un peu, ou se torturent l’esprit, beaucoup…
    Punaise… un livre qui peut t’envoyer en taule… Ca fait peur tout de même, y’a des pays qui font ça, j’ai déjà visité, mais de là à c’que ça vienne ici…
    Merde quoi !

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  17. jardin
    jardin dit :

    Chaque fois que je reste quelques jours à Paris, je me demande pourquoi c’est encore habité, tellement c’est inhabitable…

    Et, Greg, je refuse le terme de bétaillère: les paysans sont pas fous, ils prennent soin de leurs bêtes. Et d’ailleurs, si tu devais faire rentrer une vache dans certains wagons de métro, tu aurais du mal. Ya bien que nous, les humains, pour accepter ça.

    Répondre
  18. jardin
    jardin dit :

    Chaque fois que je reste quelques jours à Paris, je me demande pourquoi c’est encore habité, tellement c’est inhabitable…

    Et, Greg, je refuse le terme de bétaillère: les paysans sont pas fous, ils prennent soin de leurs bêtes. Et d’ailleurs, si tu devais faire rentrer une vache dans certains wagons de métro, tu aurais du mal. Ya bien que nous, les humains, pour accepter ça.

    Répondre
  19. Greg
    Greg dit :

    Ahaaa.. La 13. J’imagine souvent cette ligne comme une forme de bizutage perpétuel et quotidien. Le concept de bétaillère à prolo poussée à son paroxysme, une manière de briser tous les jours les quelques velleités de révolte qui sommeilleraient encore chez quelques-uns d’entre eux. Si le prolo survit à la ligne 13 sans broncher, il pourra tout supporter, même le travail pendant des jours de la semaine qui n’existent pas encore.

    On entasse deux fois par jours 170* personnes dans une voiture de 12 mètres de long, et il ne se passe… rien.

    o_O

    (*estimation pifométrique)

    Répondre
  20. Sarkodéçu
    Sarkodéçu dit :

    Tout de même votre racisme social est épouvantable. Ne pas vouloir mourir à coté d’un jeunepop, quelle gaminerie. Déjà l’autre jour avec le cliché du chauffeur de taxi lepéniste…

    Vous avez 10 fois plus de préjugés que moi, qui suis pourtant tellement de droite que je considère le nain comme un gauchiste et Marine comme une chiffe.

    Sincèrement pour moi crever en compagnie d’une créature de rêve bien éduquée ou du dernier des clandestins venu pomper nos allocs, je m’en cogne.

    Pourtant j’aime bien votre blog, votre écriture est excellente, et certaines de vos vues sur les excès de la société de consommation très justes.

    Et puis quelqu’un qui boit du Cacolac et qui a le culot d’en commander dans un troquet parisien ne peut pas être complètement mauvais.

    Répondre
  21. Sarkodéçu
    Sarkodéçu dit :

    Tout de même votre racisme social est épouvantable. Ne pas vouloir mourir à coté d’un jeunepop, quelle gaminerie. Déjà l’autre jour avec le cliché du chauffeur de taxi lepéniste…

    Vous avez 10 fois plus de préjugés que moi, qui suis pourtant tellement de droite que je considère le nain comme un gauchiste et Marine comme une chiffe.

    Sincèrement pour moi crever en compagnie d’une créature de rêve bien éduquée ou du dernier des clandestins venu pomper nos allocs, je m’en cogne.

    Pourtant j’aime bien votre blog, votre écriture est excellente, et certaines de vos vues sur les excès de la société de consommation très justes.

    Et puis quelqu’un qui boit du Cacolac et qui a le culot d’en commander dans un troquet parisien ne peut pas être complètement mauvais.

    Répondre
  22. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Sur le coup, le gars m’a fait rire moyen. Mais bon, chaleur + promiscuité = réactions physiologiques incontrôlables. Et il avait plus l’air emmerdé qu’autre chose. Il ne pouvait même pas tenter de se planquer ailleurs et je n’avais pas assez l’élan pour lui coller une mornifle. Bref la ligne 13 t’apprend ce que signifie précisemment l’expression prendre son mal en patience. Tu sais qu’à moment donné, ce ne sera plus qu’un souvenir (et quand tu es cablé comme moi, tu sais que ce sera aussi un récit à partager avec tes lecteurs modestes et géniaux… enfin, ceux qui ne sont pas partis en vacances…), même si les secondes s’étirent encore plus que de la guimauve en plein mois d’août…

    Répondre
  23. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Sur le coup, le gars m’a fait rire moyen. Mais bon, chaleur + promiscuité = réactions physiologiques incontrôlables. Et il avait plus l’air emmerdé qu’autre chose. Il ne pouvait même pas tenter de se planquer ailleurs et je n’avais pas assez l’élan pour lui coller une mornifle. Bref la ligne 13 t’apprend ce que signifie précisemment l’expression prendre son mal en patience. Tu sais qu’à moment donné, ce ne sera plus qu’un souvenir (et quand tu es cablé comme moi, tu sais que ce sera aussi un récit à partager avec tes lecteurs modestes et géniaux… enfin, ceux qui ne sont pas partis en vacances…), même si les secondes s’étirent encore plus que de la guimauve en plein mois d’août…

    Répondre
  24. seb musset
    seb musset dit :

    Beaurk ce métro, je n’arrive pas y caser mon Velib. Et puis tous ces gens…
    Rien de tel que la marché à pied dans Paris pour garder la forme et la lecture du Figaro pour garder la rage.

    Répondre
  25. chris
    chris dit :

    et certaines de vos vues sur les excès de la société de consommation très justes."""

    J’ai toujours pensé qu’entre une droite extréme et une gauche dure, la frontiére relevant d’un égalitarisme forcené était mince comme un papier à cigarette de mauvaise qualité…

    Du style, la droite mettrait les chomeurs en taule ( privatisée si possible ) et Besancenot les collerait en camp de réeducation.

    Bon aprés, Agnés est horripilée par les mecs en Weston à contrario de sarkoDéçu que lui ça rassure, cette présence….moi lorsque je vois une Rolex ou des Weston, je me pose juste la question s’ il s’agit de ma taille tel un chasseur ayant déniché son perdreau de l’année.

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  26. Thierry
    Thierry dit :

    Comme d’hab’ c’est tellement bien écrit qu’on s’y croirait. Et le coup du mec avec la Maglite dans sa poche ça m’a bien fait poiler. bravo !

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  27. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    J’ai pris le RER B pendant quelques semaines, pour aller bosser : une détestation grandissante qui s’est fini sur l’attentat de Port-Royal, le 3 décembre 1996. J’ai couru sur le quai pour rattraper ce con de train et je ne l’ai pas eu, de peu. J’ai pris le suivant qui a été définitivement stoppé à l’arrêt d’après, sans que l’on sache pourquoi.

    Ensuite, je me suis levée une heure plus tôt pour traverser Paris en bus…

    Répondre
  28. Thierry
    Thierry dit :

    Agnès, il est tout de même des cas où le ras-le-bol et la colère finissent par s’exprimer. En Île de France celui du RER B est notoirement connu, il suffit de faire une recherche avec les mots "RER B" et "ras le bol" pour tomber sur quantité de pages qui racontent comment ce que tu as expérimenté est subi jour après jour par les malheureux qui n’ont pas d’autre choix pour aller bosser. Perdre sa vie à la gagner est finalement un des paradoxes les plus déconcertants de notre époque. Enfin, moins qu’entre 1914 et 1918 tout de même, surtout que là y’ avait rien à gagner…

    Répondre
  29. Thierry
    Thierry dit :

    Agnès, il est tout de même des cas où le ras-le-bol et la colère finissent par s’exprimer. En Île de France celui du RER B est notoirement connu, il suffit de faire une recherche avec les mots "RER B" et "ras le bol" pour tomber sur quantité de pages qui racontent comment ce que tu as expérimenté est subi jour après jour par les malheureux qui n’ont pas d’autre choix pour aller bosser. Perdre sa vie à la gagner est finalement un des paradoxes les plus déconcertants de notre époque. Enfin, moins qu’entre 1914 et 1918 tout de même, surtout que là y’ avait rien à gagner…

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  30. Tima
    Tima dit :

    Moi j’aime Aggie.
    je ne t’avais pas lu depuis des plombes, que dis-je, des lustres, et là, c’est tout toi qui me saute à la figure en quelques paragraphes.
    Ben oui, elle dit ce qu’elle pense des lecteurs de Figaro,
    Ben oui, elle est entière
    c’est pas pour ça que vous la lisez ?

    Répondre
  31. Pépin
    Pépin dit :

    Je la lis parce que je suis tombée dessus par hasard. Un peu de second degré vous dites ? Mais je n’en vois aucun dans votre texte. C’est très premier degré primaire ça :
    "tant je n’ai pas envie d’imaginer que la dernière personne que je verrais de ce monde serait cette face de fion.
    C’est parce que chaque minute de notre vie peut être la dernière qu’il ne faut pas s’encombrer de fâcheux et prendre de soin de n’être jamais qu’en très bonne compagnie."
    Le second degré ce serait de penser une seconde, en s’extrayant de sa propre suffisance satisfaite, que ce jeune lecteur du Figaro est en train de se dire, de la même manière, "Pourvu qu’il n’y ait pas une catastrophe, je ne voudrais pas mourir à côté de cette grosse baba gaucho coincée et malpolie qui m’a déployé son journal de merde sous le nez, dire qu’y a encore des dinosaures pr acheter l’Huma, je l’aurais jamais cru."
    Eh oui on est toujours le con de quelqu’un, comme disait Audiard je crois.

    Répondre
  32. Pépin
    Pépin dit :

    Je la lis parce que je suis tombée dessus par hasard. Un peu de second degré vous dites ? Mais je n’en vois aucun dans votre texte. C’est très premier degré primaire ça :
    "tant je n’ai pas envie d’imaginer que la dernière personne que je verrais de ce monde serait cette face de fion.
    C’est parce que chaque minute de notre vie peut être la dernière qu’il ne faut pas s’encombrer de fâcheux et prendre de soin de n’être jamais qu’en très bonne compagnie."
    Le second degré ce serait de penser une seconde, en s’extrayant de sa propre suffisance satisfaite, que ce jeune lecteur du Figaro est en train de se dire, de la même manière, "Pourvu qu’il n’y ait pas une catastrophe, je ne voudrais pas mourir à côté de cette grosse baba gaucho coincée et malpolie qui m’a déployé son journal de merde sous le nez, dire qu’y a encore des dinosaures pr acheter l’Huma, je l’aurais jamais cru."
    Eh oui on est toujours le con de quelqu’un, comme disait Audiard je crois.

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  33. John
    John dit :

    aggie definition
    ☆ ag·gie (ag′ē)
    noun
    an agricultural school or college
    a student at, or a graduate of, an agricultural school or college
    Etymology: < ag(ricultural) + -ie
    adjective
    of an agricultural school or college

    Quelque chose comme pèquenot, quoi ?

    Répondre
  34. John
    John dit :

    aggie definition
    ☆ ag·gie (ag′ē)
    noun
    an agricultural school or college
    a student at, or a graduate of, an agricultural school or college
    Etymology: < ag(ricultural) + -ie
    adjective
    of an agricultural school or college

    Quelque chose comme pèquenot, quoi ?

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  35. bonjour
    bonjour dit :

    J’aime bien tes textes, en particulier lorsque tu décris la région parisienne. Pour les transports en commun, la faune, dont je fais souvent partie, est particulière selon les heures (comme par exemple, le retour des écoliers ; la rentrée du travail, ou encore les horaires creux – c’est dans ces derniers où je me situe en général, pour ne pas me retrouver coincée dans le nombre).

    Pour ce qui est du journal restant, parmi la pile de Figaro, on se serait marré à récupérer en premier l’Huma…

    Continue de voyager, si à chaque fois, tu nous offres d’aussi bons textes, ça me plaît bien.

    Répondre
  36. bonjour
    bonjour dit :

    J’aime bien tes textes, en particulier lorsque tu décris la région parisienne. Pour les transports en commun, la faune, dont je fais souvent partie, est particulière selon les heures (comme par exemple, le retour des écoliers ; la rentrée du travail, ou encore les horaires creux – c’est dans ces derniers où je me situe en général, pour ne pas me retrouver coincée dans le nombre).

    Pour ce qui est du journal restant, parmi la pile de Figaro, on se serait marré à récupérer en premier l’Huma…

    Continue de voyager, si à chaque fois, tu nous offres d’aussi bons textes, ça me plaît bien.

    Répondre
  37. chris
    chris dit :

    Finalement c’est Souchon qui avait tout compris : on s’aime pas, faut des affinités pour ça…

    Le probléme ,c’est qu’y en a qui ont des solutions : à droite extreme, ils ont tendance à vouloir gazer ceux qu’ils aiment point, à droite molle de les incarcérer,et à gauche de les réeduquer…

    Finalement si personne a le pouvoir , ça va …..suffit de cotoyer les Figaromen’s et les bobos….y a des trucs pour fignoler l’approche ,la politesse , la courtoisie, savoir vivre qui disent .

    C’est l’approche du commercial ,du vendeur …..il a pas fait son chiffre donc il va crever la dalle avant la fin du mois et pourtant y doit étre gentil avec Popaul ou Ginette ! Ecouter le succés au Bac du petit dernier alors qu’on s’en bat les couilles, admirer la petite famille dans la photo sur le bureau, parler football ou vacances…..tous ça pour une signature au bas d’un bon de commande.

    Faut rester poli quoi ….mais comme disait Al Capone, avec un flingue ça aide aussi.

    Répondre
  38. jean-christophe
    jean-christophe dit :

    Au dela du récit que je trouve comme d’habitude, de qualité, vous soulevez le probleme qui va se poser rapidement au "developpement durable"… Les transports en commun restent des transports et ne permettent d’absorber que temporairement un nombre trop important d’humains au meme endroit qui veulent tous aller ailleurs

    Répondre
  39. Déyo
    Déyo dit :

    En semaine, la ligne 13 c’est comme les autres lignes les jours de grève.
    Alors, la ligne 13 les jours de grève, c’est un quai où les gens sont déjà tassés comme des sardines et qui ont l’espoir de monter dans le prochain métro qui arrive totalement plein. Du coup, le quai après le départ du métro est aussi plein qu’avant son arrivée.
    Et quand par miracle vous arrivez à monter dans ce métro, un compagnon de voyage plus grand et baraqué est de rigueur, pour vous faire un tout petit peu de place, permettant de ne pas être complètement écrasée et/ou étouffée.
    Ca fait des années que ça dure comme ça. Le progrès est arrivé : la ligne a été prolongée après Asnières…

    Répondre
  40. Anna O.
    Anna O. dit :

    "Je me suis levée une heure plus tôt pour traverser Paris en bus": c’est exactement ça, et on y ajoute la marche à pied (mais le vélo, ça fait peur: trop vu d’accidents graves voire mortels à Paris et autour).
    Pourtant pour des trajets nord Paris à Issy-les-Moulineaux, par exemple, ou des Batignolles à Porte Dorée ou plus loin dans Vincennes: quelques exemples de trajets en bus qui durent des heures! à part se convertir au collectif agité mais sans effet, la solution, c’est moins dormir, moins vivre pour soi.

    Sinon, Agnès, votre billet m’a fait plaisir aussi, comme lorsque j’avais lu "Ma Ligne 13", de Pierre-Louis Basse: impression d’être une des fourmis humaines captées dans votre récit…
    ‘"Jean me dépose, bien trop tôt à mon goût, devant la terrasse du Wepler. J’y prends place comme on s’installe au théâtre, sauf que le Wepler déploie ses fauteuils face à la place de Clichy, nous offrant pour le prix d’un café le spectacle permanent de la rue, du ballet des autres scooters et des piétons qui s’empressent vers des destinations mystérieuses et connues d’eux seuls."
    Vous n’avez donc pas vu le clin d’oeil jeté par une passante traversant le passage piéton devant le Wepler? C’était moi, sûrement! Retour chez moi, pour flâner dans ou devant (selon mes finances) la librairie de Paris, longer l’Européen en me promettant d’y aller au prochain spectacle… Ben voilà, une piétonne s’empressait et vous connaissez enfin sa destination qui n’est plus connue d’elle seule…

    Anna

    Répondre
  41. Anna O.
    Anna O. dit :

    "Je me suis levée une heure plus tôt pour traverser Paris en bus": c’est exactement ça, et on y ajoute la marche à pied (mais le vélo, ça fait peur: trop vu d’accidents graves voire mortels à Paris et autour).
    Pourtant pour des trajets nord Paris à Issy-les-Moulineaux, par exemple, ou des Batignolles à Porte Dorée ou plus loin dans Vincennes: quelques exemples de trajets en bus qui durent des heures! à part se convertir au collectif agité mais sans effet, la solution, c’est moins dormir, moins vivre pour soi.

    Sinon, Agnès, votre billet m’a fait plaisir aussi, comme lorsque j’avais lu "Ma Ligne 13", de Pierre-Louis Basse: impression d’être une des fourmis humaines captées dans votre récit…
    ‘"Jean me dépose, bien trop tôt à mon goût, devant la terrasse du Wepler. J’y prends place comme on s’installe au théâtre, sauf que le Wepler déploie ses fauteuils face à la place de Clichy, nous offrant pour le prix d’un café le spectacle permanent de la rue, du ballet des autres scooters et des piétons qui s’empressent vers des destinations mystérieuses et connues d’eux seuls."
    Vous n’avez donc pas vu le clin d’oeil jeté par une passante traversant le passage piéton devant le Wepler? C’était moi, sûrement! Retour chez moi, pour flâner dans ou devant (selon mes finances) la librairie de Paris, longer l’Européen en me promettant d’y aller au prochain spectacle… Ben voilà, une piétonne s’empressait et vous connaissez enfin sa destination qui n’est plus connue d’elle seule…

    Anna

    Répondre
  42. manu25
    manu25 dit :

    Bonsoir,
    tu voyagerais sur des ter (sncf) et non pas en A 310/ 330 pour un a/r pau / Paris tu t’en porterais pas plus mal…
    l’important n’est pas le final de la destination mais le voyage e+ les rencontres et l’improbable. Avec le temps de la lecture de l’huma et autres contes subversifs genre le diplo.
    Amicalement

    Répondre
  43. Henry Kanaan
    Henry Kanaan dit :

    A certaines stations de la ligne 13 sur les quais tu as des employés pour aider les gens à s’entasser dans les wagons.

    Ceci dit, pourquoi les gens se précipitent comme des moutons dans des wagons pleins alors qu’il y a une rame qui suit à moins de deux minutes et qui est sans doute moins pleine?

    La technique est de repérer le wagon qui est le moins plein
    En fonction de la position des sorties, les gens ont tendance à s’entasser plus dans certains wagons d’une rame de métro. A la rame suivante il y a des chances que ce wagon soit en effet encore moins plein.

    Ceci dit cette ligne est surchargée: elle dessert au moins deux universités et les constructions de tramway accroissent le trafic.

    Est-ce que le gosse au retour avait des weston et lisait le fig’?
    Parce que vu sa description c’est ce qui l’attend, c’est l’avenir qu’on lui réserve.

    A propos de journal, il y a un dossier OVNI dans le monde diplo’ 🙂

    Répondre
  44. Qui qui vient ?
    Qui qui vient ? dit :

    @ Greg #14 :
    "J’imagine souvent cette ligne comme une forme de bizutage perpétuel et quotidien. (…) Si le prolo survit à la ligne 13 sans broncher, il pourra tout supporter, même le travail pendant des jours de la semaine qui n’existent pas encore. (…) et il ne se passe… rien."

    Oui… c’est tout à fait faux ça…
    C’est un commentaire qui fait réfléchir, qui "remet en question" dites-donc !

    Répondre
  45. leopainter
    leopainter dit :

    Quelle vie;.! Que d’aventures palpitantes..! Et encore ne suis-je pas allé, tant s’en faut, jusqu’au bout de votre prétentieuse prose. Les heurs, malheurs et états d’âme des p’tits rats blancs tous les jours dans notre pécé. Signe des temps déraisonnables.

    Répondre
  46. leopainter
    leopainter dit :

    Quelle vie;.! Que d’aventures palpitantes..! Et encore ne suis-je pas allé, tant s’en faut, jusqu’au bout de votre prétentieuse prose. Les heurs, malheurs et états d’âme des p’tits rats blancs tous les jours dans notre pécé. Signe des temps déraisonnables.

    Répondre
  47. Anna
    Anna dit :

    Tiens donc: "prétentieuse prose"! Où comment tailler un short pour l’été à quelqu’un qui ne vous a pas invité. Médiocre troll sans politesse… Pour votre prétentieux désir de lire du palpitant, je ne vois qu’une solution, abonnez-vous à "Sports extrêmes", ou si votre coeur ne le supporte pas, à "Modes et travaux", aux grandes heures du "Moniteur", ou encore suivez tous les concerts de Grand Corps Malade, d’Abd-Al-Malik (pardon à eux de les citer dans ces circonstances)… Bref, éclatez-vous ailleurs, c’est possible?
    Et laissez les "rats" (de laboratoire, je suppose?) vivre leur vie selon leur philosophie.
    Je viens ici pour lire Agnès, pas pour supporter vos jalouses récriminations, petit père acerbe…
    Allons allons: cessez de dénigrer les blogueurs appréciés par d’autres, ou alors proposez un blog perso en démonstration éclatante, j’sais pas, moi, vivez votre vie (palpitante, très certainement!), pas celle des autres par procuration, si ça vous donne des aigreurs!

    Répondre
  48. Pierre Meur
    Pierre Meur dit :

    Agnès @27 : "Merci Tima, mais je crains qu’ici personne ne sache qui est Aggie. Donc, Aggie est mon pseudo du Village.Org, de l’époque où j’écrivais anonymement sur le net!"

    http://forums.levillage.org/search….

    Agnès, j’irai en enfer avec toi sur le net.

    J’en ai ouvert des forums, mais comme toi, j’en ai marre des forums et surtout des trolls. Ils ne connaissent que la forme, ils ont une motivation dégueulasse, et ne savent pas écrire sur le fond. C’est à désespérer de l’espèce humaine. Le nivellement par la médiocrité, la crasse quoi !

    Pourtant, comme toi, j’espère encore. J’écris pour mon plaisir et j’essaye de partager mon plaisir avec ceux que je rencontre. Mais il n’est pas normal d’avoir du plaisir aujourd’hui, et encore moins de partager. Ce n’est pas politiquement incorrect et c’est suspect.

    Chapeau ma grande !! Vraiment.

    Pour les trolls, il n’y a qu’une manière : tu jettes. C’est la juste application du principe de réciprocité. Le troll n’a jamais rien compris à la liberté d’expression, il croit que ça l’autorise à censurer. Un troll, c’est du mauvais graffiti. Un mauvais graffiti, c’est juste du narcissisme.

    Pierre Meur,
    Belgique

    Répondre
  49. ZigZag
    ZigZag dit :

    Agnès, salut du Canada, je t’ai découvert aujourd’hui en écoutant Franceinfo. On parlait de toi et je me suis tout de suite rendu sur ton blog…. J’adore, j’adore, j’adore! Génial! Ton regard particulier sur tout ce qui bouge et ne bouge pas va m’addicter à ton blog. Je visiterai ton blog aussi souvent que je peux. Bises:)))

    Répondre
  50. Macha
    Macha dit :

    Bonjour, Du pur délice… écrit avec humour et légèreté… j’y reviendrai ! Comme ZigZag, j’ai accroché au commentaire soyeux du journaliste de FranceInfo hier ! Smack

    Répondre
  51. ninoups
    ninoups dit :

    he bien moi j’aime beaucoup ton article! Ton style est juste super: péchu, drôle, corosif sans être agressif, et tout le monde a connu ce genre de désagréments. C’est vrai que c’est pas bien de juger les lecteurs du figaro…. MAIS tant pis, c’est trop jouissif d’être un peu méchant gratuitement!! ^^

    Répondre
  52. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Je ne savais pas que j’allais être citée dans une chronique de FI. J’écouterais en rentrant à la maison, si c’est encore en ligne. Sinon, si quelqu’un peut mettre de côté le morceau d’émission en attendant, ça pourrait être sympa. Merci 🙂

    Répondre

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  1. […] Comme la télé, c’est aussi chiant le jour de la fin du monde que les autres jours, Willem Dafoe… se jette sur Skype entre deux déambulations sur sa terrasse pour bien vérifier que dehors, il ne se passe rien de remarquable. Du coin de l’œil, tu notes que les rues ne sont ni vides ni pleines et que les gens respectent les feux de signalisation… À la limite, je veux bien admettre tout ça. C’est la fin du monde totale, il ne sert donc à rien de voler des télés à écrans plats ou de courir dehors en gueulant et oui, t’es pas plus mal à passer tes dernières heures avec les gens que tu aimes. D’ailleurs, on est tous bien d’accord : on ne devrait jamais fréquenter des gens à côté desquels on ne supporterait pas de crever ! […]

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