Psychanalyse des vitres

J'avais pris rendez-vous avec une commerciale qui bossait pour une imprimerie. En temps normal, j'aurais refusé poliment, mais elle avait été convaincante, aimable et sans lourdeur, et du coup, je lui avais concédé une heure à la terrasse d'un des troquets du bled.

Du rififi dans la garbure

À la campagne, on avale des kilomètres comme un migraineux bouffe de l’aspirine. C’est fou ce qu’on consomme comme essence et comme pneus. Les constructeurs automobiles commencent à se creuser le crâne pour produire de petites voitures économiques. Des « citadines» qu’ils disent. Mais c’est pour nous, les ruraux, qu’ils devraient réfléchir en priorité. C’est vrai, non ? En ville, ils ont le métro, les bus, les taxis et bientôt les pousse-pousses, au train où les Chinois se développent. Mais nous, dans nos campagnes, comment fait-on ? Qui pensent à nous, obligés que nous sommes de faire des kilomètres pour acheter une baguette de pain au prix fort ? Alors, on nous dit : « faites du vélo ». Je voudrais bien les y voir, les Parisiens, dans notre pays de collines et de vallons (…) Franchement, ça n’a pas que des avantages de vivre en province. Mais bon, j’aperçois la chaîne des Pyrénées au détour d’une crête et je ravale toutes mes râleries intérieures.

Le grand absent du scrutin : le bulletin de vote

Pendant que le petit landerneau politico-médiatique piaille autour des résultats de l'élection européenne de dimanche dernier, chacun cherchant à tirer la couverture à soi par une interprétation plus ou moins capillotractée des pourcentages microscopiques récoltés, la question, pourtant centrale, de la légitimité démocratique de ce scrutin est gentiment poussée du bout de l'escarpin sous le tapis élimé des vieilles habitudes qui ronronnent sans fin.

La beauté du geste

Ce n'est pas parce qu'on est athée qu'on n'a pas le droit d'allumer un cierge à Lourdes.