Police de proximité

Il est 20h40, à la terrasse de l’Usine, métro Avron, quand Olympe se rend compte subitement que son sac à main n’est plus lové à ses pieds comme un vieux chien malade.
Je suis assez sûre de l’heure, parce que c’est exactement ce moment que ma fille a choisi pour me réclamer par téléphone mon bisou distant et maternel de bonne nuit, devoir incontournable que je m’efforce d’accomplir dans le brouhaha de la rue, sous un brumatiseur qui ne cesse d’embuer mes lunettes comme un lama colérique et tuberculeux.


Front de SeineJ’ai échoué dans ce rade à l’heure de l’apéro après un marathon parigot-nordique bien chargé de plusieurs jours. J’ai d’ailleurs pu me rendre compte à l’usage que le rédacteur, qu’il soit encarté ou simple blogueur, a un très fort tropisme pour le troquet et un coude pneumatique quand il s’agit de s’enfiler des bières avec la régularité d’un ouvrier sur une chaîne de montage. Arrivée à saturation de Perriers-tranche, j’avais fini par me laisser tenter par l’idée d’un Cacolac bien frais, créant immédiatement l’événement par ma demande inédite. C’est que, voyez-vous, le garçon de café parisien branché n’a tout bonnement jamais entendu parlé d’un tel breuvage et a l’air de sincèrement penser que je me paie sa fiole. Il tente de me fourguer un Coca-Cola que je refuse vigoureusement. Il m’accorde un aller-retour de réflexion avant de définitivement m’abandonner à ma soif estivale lorsque je lui réclame un Ricqlès à la place, sous les gloussements de mes compagnons de tablée.

Bref, pendant que la blogosphère politique écluse de la Grimbergen tout en parlant fort des intrigues de pouvoir des pipeule assoiffés de pouvoir des gros groupes politiques français, ce qui m’a tout de même plongée dans un profond ennui, Olympe s’est fait barboter son extension à bandoulière, c’est à dire une bonne partie de sa vie de femme, avec son Blackberry, son agenda, ses papiers, ses clés de bagnole, celles de sa maison, des trucs du boulot, des clés USB, un tas d’euros en liquides qui m’auraient bien fait la quinzaine et tout un tas de petites choses insignifiantes et sans valeur qui lui manqueront bien plus que tout le reste.
Se faire piquer son sac est toujours une affaire traumatisante, une agression en soi, quand bien même le tour de prestidigitation se serait fait sans violence aucune. Cette sensation de se retrouver subitement à poil, dépouillé, fragile, n’est pas sans rappeler ce vieux cauchemar de l’enfance où l’on rêve que l’on est dans la cour de récré, nu comme un ver, pendant que tout le reste de l’école nous regarde et se moque de nous. Au fur et à mesure que les secondes passent et que l’on se rend compte que nos petites affaires ont probablement disparu à tout jamais, on panique en dressant mentalement en boucle la liste effarante de tout ce que l’on a perdu. Le sac des femmes est un foutoir immonde dans lequel se concentre parfois toute une vie et un univers d’habitudes et de petits gestes. À la douleur amère de la perte irrémédiable se mêlent rapidement des fulgurances de désespoirs quand on tente d’envisager les actions à venir : comment se déplacer sans fric, sans papiers, comment rentrer chez soi, bloquer la carte bancaire, téléphoner à la maison, et Machine qui va attendre à la gare, merde, c’était qui le RDV de 10 h lundi matin, je vais prendre une douille parce que je ne vais pas pouvoir nourrir l’horodateur qui veille jalousement sur ma bagnole, d’ailleurs, elle va sûrement partir à la fourrière, comment je rentre à la maison, moi, maintenant, merde !?!

Olympe a l’air d’une femme solide qui en a vu d’autre, mais c’est tout de même la première fois qu’elle se fait voler son sac. Elle interroge le reste de la terrasse, hasarde des coups d’œil aux alentours, au cas où, appelle chez elle avec son GSM privé (ben oui y a des gens qui ont deux téléphones portables dans la vie…) qu’elle avait fort opportunément laissé sur la table, à portée de main. Prévenir la maison, faire opposition sur ses titres de paiement, aller porter plainte et tenter d’obtenir une bagnole de secours de son assureur pour rentrer ensuite dans sa province. Les autres se sont cotisés pour qu’elle ait un peu de liquide sur elle pour rentrer, comme je suis fauchée, je me propose de l’accompagner au commissariat du quartier.

Sur la carte, ça n’a pas l’air d’être une grande expédition, l’affaire de 10 min, tout au plus. Je me dis qu’un peu de compagnie et de conversation ne pourra pas lui faire de mal et de toute manière, la politique spectacle n’étant pas du tout mon sujet de conversation favori, je serais bien plus utile en support moral qu’en convive sobre et muette.

Police nulle part

Il est donc presque 21 h lorsque nous nous engageons d’un bon pas rue d’Avron en vue d’un simple dépôt de plainte, laquelle rue nous apparaît rapidement bien plus longue que ce que la carte laissait penser. Nous nous enfonçons dans le XXe arrondissement pendant que le soir tombe sur Paris sans réellement apporter la moindre fraîcheur à la capitale engluée depuis plusieurs jours dans une chaleur moite et parfois étouffante.
Au bout de dix bonnes minutes de marche vive, nous errons le long de la rue des Orteaux sans que rien de vaguement bleu-blanc-rouge n’accroche notre regard. C’est un peu stressant à force et j’aborde directement deux vieux Arabes qui papotaient tranquillement sur le trottoir. Ils nous répondent fort aimablement que non, le commissariat n’est plus là depuis 2 ou 3 mois et qu’il a été déménagé de l’autre côté du pâté d’immeuble, sur notre gauche. Nous voilà reparties à l’aventure dans le quartier sans rien trouver qui ressemble de près ou de loin à un commissariat. Le temps passe et il ne se passe rien. Sur une place assez vaste, une petite foule hétéroclite prend le frais en papotant, marchant, squattant, footant, selon les âges et les envies. J’avise un banc où des Noirs d’âge mûr m’informent que l’annexe aussi a été déplacée, que peut-être, rue des Orteaux… ha ben, non… mais où peut bien être le commissariat maintenant ? Olympe vient d’alpaguer deux voitures de patrouille qui maraudent dans le quartier comme un couple de requin à la recherche d’un banc de friture. Les bagnoles sont remplies de jeunes flics qui roulent des regards ronds comme un tirage du loto le samedi soir et qui nous assurent qu’on est des nouilles et que le commissariat des Orteaux est bien ouvert. Bien sûr, ils ne font pas taxi.
De retour rue des Orteaux, nous trouvons finalement une petite porte bien discrète où d’une enseigne à l’ancienne nous informe que nous sommes rendues à un Poste de Police… désaffecté. Une petite feuille A4 nous invite à nous rendre à la mairie du 20e. Ce n’est pas très loin, il suffit de remonter la rue des Pyrénées, lance Olympe qui semble avoir repris du poil de la bête. Et nous reprenons notre errance, randonnant dans les Pyrénées dont je préfère incontestablement la version originale. Il est 22 h quand nous arrivons finalement à la mairie du 20e, et comme nous nous y attendions déjà avec un beau fatalisme, il n’y a pas la plus petite trace archéologique prouvant qu’il n’y ait jamais eu un seul uniforme dans le coin. On finit par dénicher une petite porte anonyme dans le flanc du bâtiment qui nous annonce que le commissariat central du 20e vient d’être transféré rue des Gatines. Putain de merde !!! Est-ce que j’ai une tête à savoir où est la foutue rue des Gatines ou à avoir envie de m’enquiller un foutu jeu de piste, un soir, dans le 20e arrondissement de Paris ? Le plan était pourtant simple : on porte plainte vite fait bien fait et on retourne à Avron pour fouiller les poubelles et les halls d’immeubles à la recherche de tout ce que les voleurs auraient pu dédaigner. Au lieu de ça, j’ai les pieds qui me signalent, avec de plus en plus d’insistance, que je ne suis pas équipée de chaussures adaptées à la marche forcée et les tempes qui pulsent douloureusement au rythme de ma migraine. À une terrasse de café, les avis divergent quant à la position exacte du nouveau commissariat central du 20e et mon calme commence à se fissurer comme mes ampoules aux pieds. Finalement, c’est le garçon de café qui tranche : gauche et gauche, et c’est bon!

22 h 10 : nous atteignons enfin l’aquarium ardoise et verre du commissariat central du 20e qui se la pète autant qu’un commissariat de série américaine. Une dernière volée de marches et nous voilà, enfin, accoudées au comptoir des doléances.

  • Je ne peux pas prendre votre plainte.
  • Heu, pardon ?!?

Olympe a la voix qui chevrote un chouia aux entournures, ma migraine s’envole par bouffées insurrectionnelles.

  • Ça fait plus d’une heure qu’on vous cherche, j’ai une déclaration à faire aux assurances, je dois porter plainte.
  • Je comprends, madame, mais je suis tout seul ici et je ne peux donc prendre votre plainte.
  • Mais, mais…
  • J’ai des collègues qui arrivent dans 45 minutes.

Là, juste à ce moment, tu te dis qu’heureusement que Marcel Bélivaux est mort, parce que sinon, t’aurais la quasi-certitude que ça fait une heure qu’une équipe de crétins-vidéos sont en train de te monter le plus gros plan foireux de surprise sur prise. Entre fatigue, douleur et énervement, tout de même assez légitimes, tu sens tes neurones crépiter avec l’intensité d’un paquet de popcorns oublié en plein désert du Mojave. J’ignorais juste que la quatrième dimension s’ouvre désormais au cœur du 20e arrondissement.
Olympe s’énerve et franchement, elle a raison. Le petit jeune qu’on a collé au guichet le plus inutile de la République fait front avec calme et circonspection. Il est terriblement fort en désamorçage d’exaspération humaine, il devrait faire une belle carrière au déminage. Un gamin avec une petite gueule d’ange, tout seul pour tenir ce qui a tout l’air d’être le dernier ancrage de la Police nationale dans l’un des quartiers les plus populaires de Paris. Bienvenue au cœur de la SarkoFrance, on dirait!

  • Nous avons d’autres priorités, nos effectifs sont dehors.

Ha ben, tiens, on pourrait t’en parler des effectifs déployés sur le terrain, pas foutus de se rappeler d’où ils viennent, avec des têtes de lapins lâchés dans une convention de loups en fin de carême.

  • Comment on fait, nous, maintenant ?
  • Le mieux, c’est de retourner d’où vous venez et de fouiller les poubelles et les halls d’immeuble alentour. Les voleurs n’ont pris que l’argent et ont jeté le reste juste à côté.
  • Et pour ma plainte ?
  • Nous sommes ouverts toute la nuit, repassez plus tard.

Il fait maintenant nuit place Gambetta et nous ne sommes pas plus avancées qu’avant. Les bus se font plus que rares, horaires d’été obligent. Olympe pense redescendre à pied, je me propose de choper un taxi au vol.

  • Bah, sorti des têtes de station, y a aucune chance de se faire ramasser dans Paris.

D’un autre côté, on a eu une soirée tellement pourrie que statistiquement parlant, ça ne peut que marcher !
Je tends le bras comme dans les films de cinéma et hop, une berline se matérialise devant nous. Je dépose Olympe à Avron et poursuis plein sud, vers mon hôtel. Le chauffeur ne cherche même pas à allonger la sauce, il est aimable et plaisant et comble du lot de consolation, il n’est même pas raciste.
Paris, la ville où tout arrive.

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58 réponses
  1. dagrouik
    dagrouik dit :

    Agnès, c’est un récit digne d’un vrai reportage sur la "police de proximité" qui est censée exister encore à Paris. Et oui, avantage du statut de capitale.

    Grâce à toi , je sais enfin où se trouve le commissariat central de mon quartier, et je découvre l’ineptie du sarkozysme. Il suffit de fouiller pour découvrir qu’ils ne font rien qui ne risque de rajouter une plainte non résolue tout de suite : l’effet powerpoint , la culture du résultat facile et biaisé quand il n’est pas bidon.

    Ca a fait péter une navette dans le ciel US, et chez nous, ça conduit à ce genre de situations pénibles.

    J’ai une anecdote sur ce même 20e et là ça ne concerne pas la famille Poulaga, mais un autre domaine. J’ai été la victime d’une arnaque au taudis, avec propriétaire délinquant . A cette époque ( 2005), il n’y avait que 4 inspecteurs de la salubrité pour le 20 et le 19e. Zone où chacun sait, tous les immeubles sont sains, salubres et les propriétaires respectueux des lois.

    Le pire c’est qu’à un moment il n’y avait que 3 appareils numériques pour les constats. Du coup les inspecteurs devaient faire certaines visites le soir à 21H , une fois l’APN disponible.

    Ici le responsable n’est pas le sinistre de l’intérieur, mais un certain bébère premier.

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  2. M.
    M. dit :

    Je ne sais pas comment vous avez fait, j’aurai piqué ma crise sur place, face d’Apollon ou pas, je n’aurai pas bougé. Entre les urgences et la police, on est bien aidées en cas de problème, ça rassure drôlement.

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  3. Franpi
    Franpi dit :

    On me raconte la même assez régulièrement. Il y a aussi "on ne peut pas prendre la plainte parce que c’est du civil" qui est pas mal, et "on ne peut pas prendre la plainte si c’est contre X" qui est bien aussi. Ca ne m’est fort heureusement jamais arrivé, mais c’est ce qui se raconte, parfois…

    Répondre
  4. Franpi
    Franpi dit :

    On me raconte la même assez régulièrement. Il y a aussi "on ne peut pas prendre la plainte parce que c’est du civil" qui est pas mal, et "on ne peut pas prendre la plainte si c’est contre X" qui est bien aussi. Ca ne m’est fort heureusement jamais arrivé, mais c’est ce qui se raconte, parfois…

    Répondre
  5. olympe
    olympe dit :

    je confirme, c’est exactement comme cela que tout s’est passé. j’ai ensuite fait les poubelles du quartier mais rien. Hier matin je suis allée au commissariat de ma petite ville de province. je n’ai pas attendue longtemps , j’ai été très bien reçue. Voila comment les stats de la délinquance a Paris diminue.

    et tu as raison je me sens à poil et fatiguée d’avance de tout ce que j’ai à faire comme démarches dès demain. et encore merci pour m’avoir accompagnée

    Répondre
  6. RichardTrois
    RichardTrois dit :

    Très belle écriture, Agnès.
    Bon courage à Olympe !

    Quand au bottage en touche policier, c’est un classique de la vie en Sarkozie. Quand un policier gagne 1,2 x le SMIC et qu’on lui donne une prime qui dépend du fameux "taux d’élucidation", faut pas chercher loin les raisons du bottage en touche.
    Et alors tout les moyens et toutes les excuses sont bons. Agressé à Bobigny dans le 93, j’ai dû attendre 3h pour porter plainte finalement vers minuit. Raconté ici :
    http://www.lepost.fr/article/2007/1

    Pour des amis agressés dans le métro, le commissariat du coin leur a monté tout un craque pour leur expliquer qu’ils devaient porter plainte auprès de la brigade ferroviaire… Tout cela après 2 heures d’attente et alors qu’il y a des affiches dans les commissariats expliquant que l’on peut porter plainte partout…

    Merci Sarkozy et sa culture du "résultat".

    Répondre
  7. RichardTrois
    RichardTrois dit :

    Très belle écriture, Agnès.
    Bon courage à Olympe !

    Quand au bottage en touche policier, c’est un classique de la vie en Sarkozie. Quand un policier gagne 1,2 x le SMIC et qu’on lui donne une prime qui dépend du fameux "taux d’élucidation", faut pas chercher loin les raisons du bottage en touche.
    Et alors tout les moyens et toutes les excuses sont bons. Agressé à Bobigny dans le 93, j’ai dû attendre 3h pour porter plainte finalement vers minuit. Raconté ici :
    http://www.lepost.fr/article/2007/1

    Pour des amis agressés dans le métro, le commissariat du coin leur a monté tout un craque pour leur expliquer qu’ils devaient porter plainte auprès de la brigade ferroviaire… Tout cela après 2 heures d’attente et alors qu’il y a des affiches dans les commissariats expliquant que l’on peut porter plainte partout…

    Merci Sarkozy et sa culture du "résultat".

    Répondre
  8. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    C’est juste que sur Paris, avec une régularité qui dépasse de loin toute loi des séries, je tombe systématiquement sur des chauffeurs de taxi qui finissent immanquablement par embrayer sur un discours bien FN. Quant à la soirée foutue, je disais juste qu’en plus du traumatisme de se faire soulager de ses menues possessions, il eut été hautement appréciable de ne pas se faire balader pendant des plombes pour aboutir à un non-lieu administratif, que l’inertie policière n’a pas à s’additionner avec la dextérité du pickpocket du soir…

    Répondre
  9. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    C’est juste que sur Paris, avec une régularité qui dépasse de loin toute loi des séries, je tombe systématiquement sur des chauffeurs de taxi qui finissent immanquablement par embrayer sur un discours bien FN. Quant à la soirée foutue, je disais juste qu’en plus du traumatisme de se faire soulager de ses menues possessions, il eut été hautement appréciable de ne pas se faire balader pendant des plombes pour aboutir à un non-lieu administratif, que l’inertie policière n’a pas à s’additionner avec la dextérité du pickpocket du soir…

    Répondre
  10. Paul Do
    Paul Do dit :

    Mon écran n’arrête pas de clignoter tellement c’est incroyab’. Il m’a demandé trois fois de l’actualiser. Tu cherchais du cacolac? Mieux vaut demander à une vache milka. Bof, pour la prochaine tentative fais des provisions et montre-leur une canette, s’ils persistent tu la bois en glougloutant.
    Mais un ricqles c’est irremplacable. Ils devraient interdire ces trucs pour les remettre au goût des foules, comme l’absinthe ou le raid’boule
    C’est un plaisir de te lire. Continue, ca rend zen

    Répondre
  11. Paul Do
    Paul Do dit :

    Mon écran n’arrête pas de clignoter tellement c’est incroyab’. Il m’a demandé trois fois de l’actualiser. Tu cherchais du cacolac? Mieux vaut demander à une vache milka. Bof, pour la prochaine tentative fais des provisions et montre-leur une canette, s’ils persistent tu la bois en glougloutant.
    Mais un ricqles c’est irremplacable. Ils devraient interdire ces trucs pour les remettre au goût des foules, comme l’absinthe ou le raid’boule
    C’est un plaisir de te lire. Continue, ca rend zen

    Répondre
  12. Sarkodéçu
    Sarkodéçu dit :

    "il est aimable et plaisant et comble du lot de consolation, il n’est même pas raciste."

    Vous vous rendez compte du racisme social contenu dans cette phrase ?

    Bon sinon votre texte sent bien le bobo bisounours : si votre soirée a été foutue c’est la faute à la police, le voleur de sac n’y est pour rien. Le pauvre, certainement une victime de la société.

    Mort de rire, lol, toussa…

    Répondre
  13. Sarkodéçu
    Sarkodéçu dit :

    "il est aimable et plaisant et comble du lot de consolation, il n’est même pas raciste."

    Vous vous rendez compte du racisme social contenu dans cette phrase ?

    Bon sinon votre texte sent bien le bobo bisounours : si votre soirée a été foutue c’est la faute à la police, le voleur de sac n’y est pour rien. Le pauvre, certainement une victime de la société.

    Mort de rire, lol, toussa…

    Répondre
  14. Sarkodéçu
    Sarkodéçu dit :

    Je vous taquinais en vous confrontant à vos contradictions, bien sur que les chauffeurs de taxis votent le plus à droite possible, et ils font bien.

    Et pour plusieurs raisons bien compréhensibles : ce sont (en général) des travailleurs indépendants, accablés de charges, et qui font plusieurs fois leurs 35h par semaine.

    Tout ça pour payer l’armée de fonctionnaires, et l’ahurissant système social français, qui ne leur profite pas.

    Et puis de par leur fonction même, ils sont confrontés quotidiennement au pays réel. Ils ont donc une vue bien différente des médias sur les bienfaits de la diversité au niveau de son utilité économique ou de l’insécurité qu’elle génère…

    Ceci dit, j’ai beau me moquer des bobos, je suis assez naïf moi-même : j’ai cru un temps au sarkozisme, au karcher, au rejet de la turquie et à toutes ces sortes de choses réactionnaires.

    Bon, j’ai ouvert les yeux et je revote maintenant bien plus à droite du nain. Je trouve cependant Marine un peu molle.

    J’aime bien votre blog, c’est le seul blog franchement gauchiste que je fréquente régulièrement car votre style d’écriture est de loin le meilleur. J’aime beaucoup vos photos aussi.

    Répondre
  15. Vince
    Vince dit :

    @ Sarkodéçu

    Je connais d’autres métiers libéraux (infirmières par exemples, où les 35 heures sont souvent grillés en deux petits jours) qui ne votent pas à droite, ou de loin pas majoritairement. Tout est question de choix, en quelque sorte.

    Et j’ose croire qu’en termes d’armée de fonctionnaires, vous vous référez à ceux-ci : http://www.rue89.com/2009/07/04/com
    Ou ceux-là ?
    http://www.rue89.com/2009/05/20/com
    A moins que vous n’aimiez tant vous passer d’infirmières…
    A chacun ses préférences, toutefois.
    Chacun sa "réalité", il faut croire… Mais avez-vous lu "La réalité de la réalité" ?

    Cordialement

    Répondre
  16. Vince
    Vince dit :

    @ Sarkodéçu

    Je connais d’autres métiers libéraux (infirmières par exemples, où les 35 heures sont souvent grillés en deux petits jours) qui ne votent pas à droite, ou de loin pas majoritairement. Tout est question de choix, en quelque sorte.

    Et j’ose croire qu’en termes d’armée de fonctionnaires, vous vous référez à ceux-ci : http://www.rue89.com/2009/07/04/com
    Ou ceux-là ?
    http://www.rue89.com/2009/05/20/com
    A moins que vous n’aimiez tant vous passer d’infirmières…
    A chacun ses préférences, toutefois.
    Chacun sa "réalité", il faut croire… Mais avez-vous lu "La réalité de la réalité" ?

    Cordialement

    Répondre
  17. chris
    chris dit :

    Je veux dire heuh, il y en a qui croit que d’étre à droite toute, ça pourrait avoir une incidence sur les pickpokets ….glurps c’est vachement tordant comme forme d’espérance.

    Mais bon dans l’appelation Déçu du sarkozysme, y a un coté cocu flagrant qui doit donner à la chose le coté perpétuant de celui qui vote.

    Dites les chauffeurs de taxi ne sont pas aussi traditionnellement des indicateurs de police, ceci expliquant cela dans leur cas….

    Répondre
  18. chris
    chris dit :

    Je veux dire heuh, il y en a qui croit que d’étre à droite toute, ça pourrait avoir une incidence sur les pickpokets ….glurps c’est vachement tordant comme forme d’espérance.

    Mais bon dans l’appelation Déçu du sarkozysme, y a un coté cocu flagrant qui doit donner à la chose le coté perpétuant de celui qui vote.

    Dites les chauffeurs de taxi ne sont pas aussi traditionnellement des indicateurs de police, ceci expliquant cela dans leur cas….

    Répondre
  19. Vince
    Vince dit :

    @ John

    C’est moins de la nourriture pour troll poilu affamé venu se repaître qu’une mise en question légitime sur le statut et la disparition des fonctionnaires de police, ou la transformation de leur "vocation de service public".
    Comme toujours, si les commentaires déplaisent à Mâme Monolecte, elle est maîtresse en sa demeure.

    Cordialement 😉

    Répondre
  20. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Ce n’était pas vraiment un refus de plainte même si s’en était un quand même : la pénurie (organisée?) de personnel au poste permet effectivement de ne pas enregistrer les plaintes puisqu’il faut tout de même quelqu’un à l’accueil pour les autres plaignants. D’ailleurs, j’ai bien du mal à croire que le jeune gars était tout seul à tenir le poste, sinon, tu imagines le tableau : pour libérer tes copains enchrystés au poste, il te suffit de coller une paire de baffe au gamin de l’accueil et après, c’est juste libre-service. Quand on y pense une minute, ça fout les jetons.

    Répondre
  21. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Ce n’était pas vraiment un refus de plainte même si s’en était un quand même : la pénurie (organisée?) de personnel au poste permet effectivement de ne pas enregistrer les plaintes puisqu’il faut tout de même quelqu’un à l’accueil pour les autres plaignants. D’ailleurs, j’ai bien du mal à croire que le jeune gars était tout seul à tenir le poste, sinon, tu imagines le tableau : pour libérer tes copains enchrystés au poste, il te suffit de coller une paire de baffe au gamin de l’accueil et après, c’est juste libre-service. Quand on y pense une minute, ça fout les jetons.

    Répondre
  22. Monsieur Poireau
    Monsieur Poireau dit :

    Je crois bien que le refus d’enregistrer une plainte est au delà du droit pour ce policier ! Il doit juste y avoir dessous, une histoire de statistiques effectivement !
    :-))

    Tu te plains de l’absence de commissariat mais quand même, ça t’offre de visiter Paris par les quartiers, c’est chouette ! :-)))

    Répondre
  23. Nens
    Nens dit :

    Bonjour, ce voyage littéraire m’a fait remonter les années. Rue d’Avron, rue des Pyrénées, la mairie du xx ème avec son commissariat à gauche en regardant la mairie………, place Gambetta, Avenue du Père Lachaise, où je suis né. J’ai connu… dans ma folle jeunesse parisienne, de ma naissance jusqu’en 77. J’aurais pu, à cette folle époque, certainement être votre voleur. Heureusement, l’appel des espaces, la nature, vivre à la campagne etc…. , ne m’en a pas donné l’occasion. Les Hauts Cantons de l’Hérault m’ont rendu plus sociable. Merci pour ce petit retour vers le futur.
    Je vous lis depuis pas mal de temps, déjà, ainsi que certains de vos commentateurs, mais ne suis jamais intervenu. Vous décrivez certainement mieux les sentiments et les ressentis que moi. Donc je vous lis, en général accompagné de Garry Moore (en ce moment), Clapton………
    Je bute toujours sur l’installation d’Ubuntu!!! enfin principalement au moment de choisir et de partitionner le disque. Si quelqu’un ne se trouve pas trop loin de mon bled à moi (Bédarieux)…….. A bientôt de vous lire.

    Répondre
  24. Nens
    Nens dit :

    Bonjour, ce voyage littéraire m’a fait remonter les années. Rue d’Avron, rue des Pyrénées, la mairie du xx ème avec son commissariat à gauche en regardant la mairie………, place Gambetta, Avenue du Père Lachaise, où je suis né. J’ai connu… dans ma folle jeunesse parisienne, de ma naissance jusqu’en 77. J’aurais pu, à cette folle époque, certainement être votre voleur. Heureusement, l’appel des espaces, la nature, vivre à la campagne etc…. , ne m’en a pas donné l’occasion. Les Hauts Cantons de l’Hérault m’ont rendu plus sociable. Merci pour ce petit retour vers le futur.
    Je vous lis depuis pas mal de temps, déjà, ainsi que certains de vos commentateurs, mais ne suis jamais intervenu. Vous décrivez certainement mieux les sentiments et les ressentis que moi. Donc je vous lis, en général accompagné de Garry Moore (en ce moment), Clapton………
    Je bute toujours sur l’installation d’Ubuntu!!! enfin principalement au moment de choisir et de partitionner le disque. Si quelqu’un ne se trouve pas trop loin de mon bled à moi (Bédarieux)…….. A bientôt de vous lire.

    Répondre
  25. Claudius
    Claudius dit :

    C’est tout de même la plus belle ville du monde. :o)

    Il m’était arrivé à peu près la même chose (recherche d’un endroit pourvu de flics efficaces pour dépôt de plainte d’un copain qui s’était fait piquer son sac) mais c’était à Recife au Brésil.
    Je pensais tout de même que l’on était mieux dotés … réflexe idiot d’habitant de pays "développé".

    Répondre
  26. funambuline
    funambuline dit :

    Il m’est arrivé la même chose samedi.

    Après m’avoir baladé dans trois postes qui n’ont pas voulu prendre ma déclaration de vol (sic !), j’ai retenté ma chance ce matin (lundi) et il m’a fallu faire deux postes de plus, au troisième, j’ai dû attendre 1h30, puis on a pris ma plainte (1h15, bourrée de fautes d’orthographe genre mon porte-monnaie "aurait disparût" (re-sic!) et je suis de sexe masculin, grande nouvelle !).

    20 minutes après avoir résisté à débuter une carrière prometteuse de meurtrière de flicaille, le bonnet d’âne en orthographe me rappelle en me disant qu’il faudrait repasser, il avait oublié un détail, pas très grave hein, je n’en aurai que pour une demi-heure, ou au pire une heure.

    Le pire était peut-être l’affiche avec un agent souriant titrée "la police, un service à votre service". Je me demande s’ils en vendent pour décorer ma chambre ?

    Répondre
  27. funambuline
    funambuline dit :

    Il m’est arrivé la même chose samedi.

    Après m’avoir baladé dans trois postes qui n’ont pas voulu prendre ma déclaration de vol (sic !), j’ai retenté ma chance ce matin (lundi) et il m’a fallu faire deux postes de plus, au troisième, j’ai dû attendre 1h30, puis on a pris ma plainte (1h15, bourrée de fautes d’orthographe genre mon porte-monnaie "aurait disparût" (re-sic!) et je suis de sexe masculin, grande nouvelle !).

    20 minutes après avoir résisté à débuter une carrière prometteuse de meurtrière de flicaille, le bonnet d’âne en orthographe me rappelle en me disant qu’il faudrait repasser, il avait oublié un détail, pas très grave hein, je n’en aurai que pour une demi-heure, ou au pire une heure.

    Le pire était peut-être l’affiche avec un agent souriant titrée "la police, un service à votre service". Je me demande s’ils en vendent pour décorer ma chambre ?

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  28. funambuline
    funambuline dit :

    Je précise, je ne suis même pas en sarkosie, mais sa mini-voisine, vous savez, le pays des douaniers à l’accent traînant, et la marmotte …

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  29. funambuline
    funambuline dit :

    Je précise, je ne suis même pas en sarkosie, mais sa mini-voisine, vous savez, le pays des douaniers à l’accent traînant, et la marmotte …

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  30. prunus
    prunus dit :

    Eh bien l’Usine de Charonne va finir par avoir une aussi mauvaise réputation que le Commissariat du XXè : j’y ai bu un verre 2 fois en terrasse et chacune a été couronnée d’un vol de portefeuille. Olympe est la 3è victime que je "connaisse" en l’espace d’un mois…

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  31. prunus
    prunus dit :

    Eh bien l’Usine de Charonne va finir par avoir une aussi mauvaise réputation que le Commissariat du XXè : j’y ai bu un verre 2 fois en terrasse et chacune a été couronnée d’un vol de portefeuille. Olympe est la 3è victime que je "connaisse" en l’espace d’un mois…

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  32. jolb56
    jolb56 dit :

    C’est quand même incroyable ! on est combien à se faire renvoyer d’un commissariat sans avoir pu déposer plainte. …… c’est calamiteux. il faut inventer une agression quelconque, juste pour avoir le droit de déposer … inadmissible !

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  33. fanchon
    fanchon dit :

    Merci à Olympe qui nous a mis en relation avec une Agnès qui relate si bien !

    Quant au service-dit-public, mieux vaut s’y faire (oh là !) : il évolue…
    Demandez à tous ceux dont l’ordi plante à chaque micro-(sic)-coupure de courant, quand ça n’est pas la bonne grosse panne de plusieurs heures, organisée par roulement et par EDF et ses filiales, à travers la France. Mais ça vous apprendra à ne pas vouloir d’une augmentation de 20 %.

    Une bonne leçon : si – pour ne pas remonter la nuit cinq étages sans ascenseur et dans le noir – vous chargez désormais d’une lampe torche votre grand fourre-tout/sac de survie, ne vous le faites pas voler, en plus !…

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  34. fanchon
    fanchon dit :

    géniale, l’opportune publicité Google dans la colonne à côté :

    "Concours Lieutenant Police
    Métier: Lieutenant de Police
    Recevez La Documentation Gratuite."

    Répondre
  35. Sophie
    Sophie dit :

    Truc de ouf !!!!
    Tu étais à quelques minutes de chez moi, chère Agnès ! Et je découvre que Dagrouik est aussi un voisin…

    Paris n’est plus "la plus belle ville du monde" depuis longtemps.
    Et la France est devenue encore plus ridicule depuis 2007.

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  36. ko
    ko dit :

    Très instructif, tout ça. Faut croire que ça marche encore différemment en province et à la gendarmerie (plainte – indispensable pour l’assureur… – prise en compte en 20mn – un samedi après-midi ! – par un gendarme fataliste, pendant que son collègue recevait un autre plaignant, et personne à l’accueil). Efficacité et bonhommie du pandore. Doivent pas encore être aux rendements…

    Répondre
  37. ko
    ko dit :

    Très instructif, tout ça. Faut croire que ça marche encore différemment en province et à la gendarmerie (plainte – indispensable pour l’assureur… – prise en compte en 20mn – un samedi après-midi ! – par un gendarme fataliste, pendant que son collègue recevait un autre plaignant, et personne à l’accueil). Efficacité et bonhommie du pandore. Doivent pas encore être aux rendements…

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