Tandis qu’elle agonise

J’avais commencé un billet plein de trucs graves et sérieux sur la mort, la vieillesse et la dépendance, avant de me rendre compte que j’avais déjà bien écrit sur ce sujet il y a 6 mois.

La danse de la brume

Instant fraîcheur.

Comme quoi, on ne relit jamais assez ses propres archives. Je l’avais même intitulé "Tandis qu’elle agonise", ce qui a du cachet quand on pense à la pauvre réalité que je voulais décrire. D’autant plus qu’en 6 mois, la situation d’Odette ne s’est pas nettement améliorée… ni même suffisamment détériorée.

La vieillesse est un naufrage

Nous sommes allés faire trempette dans le miroir d’eau des quais de Bordeaux pour oublier un temps l’agonie d’Odette, l’odeur fade de son corps en voie de momification avancée que même les parfums ne parviennent plus à masquer, sa bouche grande ouverte sur l’air qui se raréfie pendant que ses poumons se remplissent d’eau tout doucement, les longs hululements plaintifs qu’elle arrive parfois à pousser hors de son corps décharné, l’horreur de sa situation, jour après jour, tout simplement.

Pendant que nous étions là, le médecin a lâché un air blasé qu’avec les analyses de sang qu’elle avait, techniquement parlant, elle ne devrait plus être en vie… mais que d’un autre côté, ça fait deux ans que ça dure et que lui, en tant que médecin, il est totalement impuissant. Finalement, même le labo a fini par reconnaître que personne ne peut vivre avec un bilan sanguin tel qu’ils l’avaient transmis au médecin et ils se sont excusés de la confusion… avec du jus de betterave, peut-être.

Putain, deux ans!

Il s’est passé tellement de choses en 6 mois que j’avais oublié avoir écrit ce texte : la gosse qui grandit, qui change d’école, de fiancé, qui n’a plus de fiancé et s’en porte pas si mal, des clients, des galères, des bons moments, des rencontres, des visites, des films qui dépotent et qui marquent, des bouquins qui nourrissent la tête, de bons petits plats, quelques voyages, malgré tout, et le monde qui s’emballe, pas forcément dans le bon sens, mais le rouleau compresseur du capitalisme fou s’est bien déchaîné, ces 6 derniers mois, non? Bref, la vie qui continue, malgré tout, le rythme des saisons qui s’enchaînent, même s’il n’y a plus de saison, ma bonne dame!

Et pendant ce temps, Odette, coincée dans son lit, avec un seul bras qui bouge vaguement, le cou tordu selon un angle improbable et comme seul spectacle pour ajouter des minutes aux secondes, la même portion de plafond. Pas de bavardage, de sortie, de ciel changeant, de télé qui abrutit, de livres qui ouvrent des univers, de rencontres qui éblouissent, rien, que la valse des soignants qui se relaient à son chevet, le médecin désabusé, l’infirmière courageuse, le kiné et son mari, pité dans la chambre comme s’il pouvait faire un rempart de son corps et de sa volonté contre la mort, sournoise, qui rode et ne vient pas. Il lutte, farouche, il refuse l’inéluctable, obstinément, il s’accroche à ce vestige de corps comme à une bouée.
Je me demande à quel moment l’amour se transforme en aveuglement, puis en cruauté.

Compétition, piège à cons

Fenêtre sur nature

Fenêtre sur nature

Pendant ce temps, je parviens, avec une aisance désarmante, à totalement occulter les omniprésents jeux de Beijing. Rien, nada, même pas un écho de la grande compétition. Comme si on n’en bouffait pas assez de la compétition planétaire, jour après jour. Pas besoin de s’en taper une version glorifiée, gonflée et mise en scène, de surcroît. Je n’ai jamais aimé la compétition, même quand j’étais gosse, même quand j’étais sûre de gagner. T’es le premier de la classe… et puis quoi? Le dernier, faut lui tirer la chasse dessus ou l’éviter à la récré? Le dernier, il dessinait mieux que tout le monde, de toute manière. S’il faut, il a mieux réussi que tous les premiers de la classe dans ce monde de fous. S’il faut, il est même heureux à présent.
Derrière l’idée même de compétition, il y a celle de classement, laquelle débouche immanquablement sur la hiérarchie des hommes et donc la justification de toutes les iniquités, de toutes les inégalités. Dans un monde où tout le monde joue contre tout le monde, où la compétition est reine, il ne peut y avoir de place pour des concepts aussi ridicules et éculés que liberté, égalité, fraternité. Pas de liberté, sauf celle de se battre comme un chien pour ne pas crever, sauf celle du loup dans la bergerie. Pas d’égalité dans un monde de hiérarchie, il y en a toujours un qui le vaut mieux que tous les autres. Pas de fraternité quand on est plus de 100 à postuler au même job de merde.

Alors la grand-messe de la compétition dans un monde où la démocratie n’est plus qu’un cache-misère, non merci! C’est comme le Tour de France qui ne redeviendra crédible que le jour où chaque labo pharmaceutique sponsorisera directement et ouvertement son équipe de cobayes.

Du coup, j’ai retrouvé cette excellente retranscription d’une conférence du non moins brillant Albert Jacquard que Jean Dornac avait offert à ma revue d’Éthologie, il y a 4 ans, pile-poil et dont voici un extrait fort parlant :

Alors de façon immédiate, je m’interroge sur ce qui est le plus beau symbole de la compétition et je ne vais pas chercher bien loin. Il se trouve qu’au mois d’août, il y a les Jeux olympiques. Or, les Jeux olympiques, c’est quoi ? C’est la compétition ! Oh, bien sûr, on m’explique qu’à la suite de Pierre de Coubertin, l’important c’est de participer mais pas de gagner. Mais il suffit d’y aller, et j’y suis allé à plusieurs reprises, et regarder pour s’apercevoir que c’est une belle hypocrisie ! Il n’est question que de gagner, on ne demande que cela, on le demande aux athlètes et on le demande aux villes qui se présentent pour organiser les jeux. Vous savez qu’actuellement Paris présente sa candidature pour organiser les jeux en 2012, mais il va s’agir de se battre contre d’autres villes, je ne sais pas lesquelles, pour pouvoir l’emporter sur l’autre. D’un bout à l’autre les Jeux olympiques sont le symbole de la compétition, or on a besoin de symbole, mais celui de la compétition, non !
Alors du coup, ce n’est pas pour faire de la pub, mais je suis obligé d’en parler, il se trouve que je me suis dit qu’il faut l’écrire puisque tu le penses mon ami ! Alors j’ai fait un petit bouquin en disant : « Halte aux Jeux » ! Ça m’a appris beaucoup de choses : ça m’a appris qu’effectivement les grands sportifs, les vrais, sont ceux qui ne cherchent pas à gagner. Il se trouve qu’ils ont été bons, ils se sont bien préparés, alors ils courent vite, ils sont heureux, mais au fond ils n’en sont pas si fiers. Du coup, on pourrait leur demander le bel exemple de ne plus chercher à être les premiers. Un exemple comme ceci dans l’histoire des Jeux, j’ai appris ça en écrivant mon livre, en 1952, il y a eu à Stockholm les Jeux et il y a eu la course du 5000 mètres. Et bien, au bout de 4900 et quelques mètres 4 coureurs dont Alain Mimoun qui vit encore chez nous, Zatopek, le tchèque, Chataway, l’Anglais et Chander, l’Allemand, ils étaient au coude à coude. Aucun des 4 n’arrivait à gagner. On se dit que c’était une histoire tellement belle, s’ils n’avaient pas été mal préparés, ils se seraient dits : " qu’est ce qu’on fait là, moi Mimoun je suis à côté de Zatopek, il est formidable, il court aussi vite que moi, je suis à côté de Chataway, il est merveilleux, je ne vais pas essayé de le vaincre, alors on se prend par le bras et on arrive tous ensemble…" Eh bien, on m’a dit que cette fin du 5000 mètres qui aurait été merveilleuse, elle était interdite par le règlement ! Il paraît qu’on n’a pas le droit !
Le monde selon Albert Jacquard, Jean Dornac, Revue Éthologique, 16 juin 2004.

Je laisse le mot de la fin à un pote chinois de l’ami Seb Musset dont je recommande chaudement le blog, qui devisait ainsi sur les performances sportives des Français :

Une démocratie qui ne s’aime pas vote à droite, la droite c’est l’inverse de l’esprit d’équipe, sans équipe pas de victoire.

37 réponses
  1. Made
    Made dit :

    Agnès bonjour,

    Moi aussi je me demande "à quel moment l’ amour se transforme en aveuglement puis en cruauté".

    Il est bien évident qu’ Odette n’ a pas le choix, il lui faut "agoniser" jusqu’ au bout…

    Et pour moi, c’ est une grande crainte.

    En tout cas merci de traduire avec des mots, les grandes peurs de notre époque.

    Autrement, il est évident qu’ actuellement la France ne s’ aime pas, je dirais même qu’ elle se "crache" dessus.

    Seulement, sarkosi n’ est pas éternel et il oublie que l’ on retient le nom des hommes politiques seulement pour les avancées qui ont apporté un peu de bien-être et non pas pour la suppression des 35 heures.

    Il est encore trop petit pour pour le comprendre.

    Répondre
  2. Made
    Made dit :

    Agnès bonjour,

    Moi aussi je me demande "à quel moment l’ amour se transforme en aveuglement puis en cruauté".

    Il est bien évident qu’ Odette n’ a pas le choix, il lui faut "agoniser" jusqu’ au bout…

    Et pour moi, c’ est une grande crainte.

    En tout cas merci de traduire avec des mots, les grandes peurs de notre époque.

    Autrement, il est évident qu’ actuellement la France ne s’ aime pas, je dirais même qu’ elle se "crache" dessus.

    Seulement, sarkosi n’ est pas éternel et il oublie que l’ on retient le nom des hommes politiques seulement pour les avancées qui ont apporté un peu de bien-être et non pas pour la suppression des 35 heures.

    Il est encore trop petit pour pour le comprendre.

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  3. tsé
    tsé dit :

    ce texte de Jacquard rappelle le "devoir de désobéissance" bien oublié de tous les citoyens républicains de france et d’ailleurs. Ce devoir d’humanité qui doit d’abord être individuel structure la résistance à l’oppression, protège du conditionnement néolibéral.
    On reconnait quelqu’un qui ne le pratique pas, à cette question stupide, ressassée à longueur de forum : "alors, qu’est-ce qu’on fait" ?

    Répondre
  4. Sam
    Sam dit :

    Bonjour,

    une observation mineure : les Jeux olympiques de 1952 se tinrent à Helsinki et non à Stockholm. Et l’émouvante histoire contée par l’excellent Jaccard me paraît bien improbable, Chataway ayant chuté dans ce dernier tour tandis que les autres cités continuaient vers le podium.

    À part ça le terrifiant matraquage, l’effroyable chauvinisme manifesté par les divers commentateurs et plus largement leur insondable crétinisme m’emmerdent autant que vous.

    Ils finiraient par contrecoup par nous rendre cette pauvre acéphale de Manaudou sympatique, c’est dire !

    Répondre
  5. Sam
    Sam dit :

    Bonjour,

    une observation mineure : les Jeux olympiques de 1952 se tinrent à Helsinki et non à Stockholm. Et l’émouvante histoire contée par l’excellent Jaccard me paraît bien improbable, Chataway ayant chuté dans ce dernier tour tandis que les autres cités continuaient vers le podium.

    À part ça le terrifiant matraquage, l’effroyable chauvinisme manifesté par les divers commentateurs et plus largement leur insondable crétinisme m’emmerdent autant que vous.

    Ils finiraient par contrecoup par nous rendre cette pauvre acéphale de Manaudou sympatique, c’est dire !

    Répondre
  6. Claudia
    Claudia dit :

    Votre meilleur billet .
    La représentation d’un monde d’une cruauté inouïe ou même l’amour est un handicapé de l’empathie , pauvre Odette …ou les jeux du cirque battent leur plein , ignorants des bruits de bottes , des hurlements de faim , sous de gros nuages noirs qui s’amoncellent et ricanent .
    Pauvres de nous , ça va péter .

    Répondre
  7. Bastille
    Bastille dit :

    Je crois que le problème, c’est que la compétition c’est un peu le « dilemme du prisonnier ». On est tous un peu prisonnier d’une « compétition » (le capitalisme ?). Et soit on coopère tous ensemble, soit certains concurrencent d’autres (qui croyaient que c’était une coopération) ou soit on se concurrence tous les uns les autres (la compétition totale, quoi).

    Au passage, un lien : http://fr.wikipedia.org/wiki/Dilemm

    Répondre
  8. Bastille
    Bastille dit :

    Je crois que le problème, c’est que la compétition c’est un peu le « dilemme du prisonnier ». On est tous un peu prisonnier d’une « compétition » (le capitalisme ?). Et soit on coopère tous ensemble, soit certains concurrencent d’autres (qui croyaient que c’était une coopération) ou soit on se concurrence tous les uns les autres (la compétition totale, quoi).

    Au passage, un lien : http://fr.wikipedia.org/wiki/Dilemm

    Répondre
  9. Pierre de Mars
    Pierre de Mars dit :

    Juste une question, qui frôle le mauvais goût j’en conviens:
    le pote chinois de l’ami Seb, il a sa carte du Parti communiste chinois?
    A l’ami Sam qui a l’air calé en histoire des JO, je trouve assez minable, méchant et petit de traiter Laure Manaudou d’acéphale.
    N’aurait-il pas la grosse tête celui-là?

    Répondre
  10. Sam
    Sam dit :

    @ PdM

    Il s’agissait évidemment d’une exagération.

    Pour calmer le jeu et mettre tout le monde d’accord, convenons que le qualificatif de microcéphale serait plus précis, et que cette pauvresse à qui l’ami de qui-nous-savons a attribué une rente d’un million d’euros pendant 5 ans sans la moindre contrepartie est bien à plaindre à l’approche de la rentrée des classes.

    Merci encore pour votre vigilance.

    Répondre
  11. brigetoun ou brigitte celerier
    brigetoun ou brigitte celerier dit :

    pour Odette et son mari, je crois profondément qu’on ne peut pas juger de l’extérieur, et que le corps d"Odette, avec sa survie improbable, manifeste également un refus de cette fin qui nous semble désirable quand nous sommes bien portant (aucun spiritualisme ni principe, une constatation à un niveau bien plus faible de l’incroyable envie têtue de vivre que l’on peut se découvrir, alors même que l’on caressait des idées de fin)

    Répondre
  12. brigetoun ou brigitte celerier
    brigetoun ou brigitte celerier dit :

    pour Odette et son mari, je crois profondément qu’on ne peut pas juger de l’extérieur, et que le corps d"Odette, avec sa survie improbable, manifeste également un refus de cette fin qui nous semble désirable quand nous sommes bien portant (aucun spiritualisme ni principe, une constatation à un niveau bien plus faible de l’incroyable envie têtue de vivre que l’on peut se découvrir, alors même que l’on caressait des idées de fin)

    Répondre
  13. Idgie
    Idgie dit :

    ….j’adhère sauf à la dernière phrase. Car pour ma part, les couleurs rouge et brune m’horripilent. L’argument de l’erreur de jeunesse mériterait un éclaircissement…de benoist et soral…hm hm!
    y paraît que l’anarchisme n’est ni de droite ni de gauche…

    Répondre
  14. urchin
    urchin dit :

    Marrant qu’il n’y ait pas de voix discordantes. La compétition, je trouve ça stimulant (dès lors qu’il ne s’agit pas de se battre au fond d’un trou pour avoir à bouffer, hein…).

    Répondre
  15. Jean-Christophe
    Jean-Christophe dit :

    Encore bien vu
    Les JO du pognon, ça gave. Heureusement qu’il y a votre blog
    pour se ressourcer.
    A Sam
    Peut etre hydrocéphale 🙂
    A Agnés
    "S’il faut, il est même heureux à présent." J’éspère que vous aussi

    Répondre
  16. Jean-Christophe
    Jean-Christophe dit :

    Encore bien vu
    Les JO du pognon, ça gave. Heureusement qu’il y a votre blog
    pour se ressourcer.
    A Sam
    Peut etre hydrocéphale 🙂
    A Agnés
    "S’il faut, il est même heureux à présent." J’éspère que vous aussi

    Répondre
  17. coco_des_bois
    coco_des_bois dit :

    Curieux hasard, je passais à pied devant un lycée technique ce matin, et sur les vitres étaient affichés divers résultats, des listes, des classements, des noms acceptés et d’autres recalés.
    Je me disais que cette société de dingue prenait ses racines très tôt.
    Alors quoi, les jeunes qui veulent faire ci ou ça, une note qui va pas et ils n’y auront pas le droit ? Tu as la note mon fils, tu iras loin, marche sur les corps froids de tes adversaires vaincus et sois le meilleur ! A moins d’être réellement "attardé" n’importe qui ne peut-il pas faire n’importe quoi ? Eh non, il faut des classes, il faut des perdants, des mauvais, pour que les dominants puissent justifier leur propre statut. Et il leur faut des modèles. Les sportifs chargés aux hormones en sont.

    Répondre
  18. coco_des_bois
    coco_des_bois dit :

    Curieux hasard, je passais à pied devant un lycée technique ce matin, et sur les vitres étaient affichés divers résultats, des listes, des classements, des noms acceptés et d’autres recalés.
    Je me disais que cette société de dingue prenait ses racines très tôt.
    Alors quoi, les jeunes qui veulent faire ci ou ça, une note qui va pas et ils n’y auront pas le droit ? Tu as la note mon fils, tu iras loin, marche sur les corps froids de tes adversaires vaincus et sois le meilleur ! A moins d’être réellement "attardé" n’importe qui ne peut-il pas faire n’importe quoi ? Eh non, il faut des classes, il faut des perdants, des mauvais, pour que les dominants puissent justifier leur propre statut. Et il leur faut des modèles. Les sportifs chargés aux hormones en sont.

    Répondre
  19. chomon
    chomon dit :

    Liberté Egalité Fraternité. Deux siècles aprés le résultat n’est pas concluant .

    Il faudrait l’éssayer a l’envers pour remettre le monde a l’endroit. Fraternité Egalité Liberté
    Entre soeurs et fréres il y a égalité, et pour qu’elles se libérent et qu’ils se libérent et s’émancipent il ne faut pas de la compétition mais de la coopération, de l’entraide , de la solidarité, de l’association..etc

    Pour les battant-tes de droite et de gauche, des sports de compétition et pour les autres des sports de loisir.
    Les battant-tes on les aura a l’usure parque chez eux et elles il y a forcement des battu-es, du stress, des angoisses, de la drogue, du dopage, du surmenage…etc

    Répondre
  20. Sam
    Sam dit :

    @ PdM

    Précision : c’est Pinault et non Lagardère qui a offert à Laure Manaudou une rente de 10^6 euros d’argent de poche par an pendant 5 ans en échange de rien du tout.

    Par ailleurs et pour répondre à votre question, à ma connaissance ce montant n’est pas directement lié à la taille ni aux performances du cerveau de cette personne.

    Répondre
  21. Sam
    Sam dit :

    @ PdM

    Précision : c’est Pinault et non Lagardère qui a offert à Laure Manaudou une rente de 10^6 euros d’argent de poche par an pendant 5 ans en échange de rien du tout.

    Par ailleurs et pour répondre à votre question, à ma connaissance ce montant n’est pas directement lié à la taille ni aux performances du cerveau de cette personne.

    Répondre
  22. speedy
    speedy dit :

    @coco 17 : A moins d’être réellement "attardé" n’importe qui ne peut-il pas faire n’importe quoi ?

    Au risque d’être politiquement incorrect, non ! Et en plus c’est assez facile à vérifier que ce soit sur le plan physique, intellectuel ou relationnel. En fait, le seul domaine où il y a éventuellement égalité (des chances), en France, c’est pour voter. Pour le reste, emploi, justice, santé, l’égalité n’est que toute théorique.

    Maintenant, de là à dire qu’il n’y a pas d’abus, de dérives ou que le dés ne sont pas pipés, c’est autre chose. Le corporatisme n’est pas qu’une vue de l’esprit et si on peut comprendre aisément que dans certaines professions il faut des aptitudes et des qualifications particulières pas forcément à la portée de tout le monde, il y a d’autres cas moins évidents.

    Si tout le monde peut construire un pont pour passer un fossé, tout le monde n’est pas capable d’en faire un qui enjambe le Tage. Si pas mal de gens peuvent devenir médecins, moins peuvent faire de bons chirurgiens (voir cas récent).

    A contrario, tout le monde peut aller chercher un livre sur une étagère ou le commander chez un fournisseur, par contre tout le monde n’est pas autorisé à ouvrir une librairie. Etc.

    Cependant, conclure que parce quelqu’un a plus d’importance / qualification / influence dans une organisation qu’une autre l’autorise à gagner mille fois plus, par exemple, me semble relever de la plus pure escroquerie.

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