Qu’ils dégagent!

À chaque nouvelle élection, c’est le même refrain dans les chaumières : qu’ils dégagent ! Mais à l’arrivée, vote sanction ou pas, c’est toujours la même politique qu’on se fade.

D’un côté, les europhiles qui gambadent avec des sauts de cabris et nous expliquent que si on ne vote pas, comme d’hab’, on va se prendre au moins Armagueddon sur le coin de la gueule, la peste et le choléra en prime. De l’autre, les vrégens, ceux qui tirent la patte au supermarché dès le 5 du mois, ceux qui jonglent entre les factures, les échéances et les salaires qui stagnent quand ils ne sont carrément pas aux abonnés absents. Et puis, de temps à autre, faut voter, mon gars, c’est l’heure, c’est la démocratie, montre que t’es un bon citoyen, mon chien !

Alors on se tape de la politique en mode alternatif : un coup les uns, un coup les autres et à tous les coups dans notre gueule à nous. Donc, on vote contre les mecs en place, parce que c’est le seul moment où on interagit avec ceux qui censés nous représenter. Ils prennent une pilée. Ils expliquent que là, ils ont bien compris le message. Ensuite, ceux qu’on a virés aux élections précédentes reprennent les manettes et c’est reparti pour un tour.

Bien sûr, il y a ceux qui te disent qu’on n’a pas encore tout essayé et qui pensent à des partis jaune devant et marron derrière. Mais là aussi, aucune escroquerie intellectuelle ne résiste bien longtemps à l’étude attentive des faits et des actes.

Les partis politiques, ça me fait penser aux boites de conserve : c’est toujours la même sale bouffe, il n’y a que l’étiquette dessus qui change.

Grande braderie électorale : à ce rythme-là, dans 300 ans, on rase gratis!

Grande braderie électorale : à ce rythme-là, dans 300 ans, on rase gratis!

C’est normal. Il faut visiter des usines de bouffe : en gros, il y a une ou deux usines qui fournissent la même chose à tout le monde dans telle catégorie. Il n’y a qu’une seule chaine d’assemblage — ils ne vont pas dépenser de l’argent à construire une chaine exprès pour les pauvres, non plus — et à la fin, on change l’emballage en fonction du magasin, du prix et de la cible. Une sorte de démocratie à l’envers.

Il faudrait visiter aussi les usines qui fabriquent les hommes politiques*. Je pense que ce serait aussi éclairant que pour des pots de yaourt. Une seule cuve et juste des adjuvants pour faire varier le gout, à la marge.

Finalement, dans un cas comme dans l’autre, on a intérêt à prendre le temps de bien lire la liste des ingrédients avant de se chopper une intoxication alimentaire de trop.

Tiens, dans la liste des ingrédients, il y a tous ceux qui promettent de la croissance. Ça va de la louche à la pincée, voire au soupçon, mais pratiquement tout le monde est d’accord pour te dire que pour une Europe pas trop dégueu, faut de la croissance. C’est le glutamate des projets politiques fadasses, de l’absence totale de perspective et de modèle de société.

La croissance dans un monde fini, ça ne peut se traduire que par la prédation de tous contre tous.

Pourquoi mettre du glutamate ? Pourquoi ne pas directement mettre des choses qui ont du gout ? De quelle croissance parle-t-on ? Pour qui et pour quoi ?
Ces 30 dernières années, le gros de la croissance est allé directement dans les fouilles des 10 % les plus riches, les autres se battant sous la table pour lécher les miettes tombées par terre. Même que ça porte un nom : la théorie du ruissèlement.

Pour la plupart d’entre nous, c’est quoi, la croissance, concrètement ? Un deuxième lave-vaisselle ? Changer de voiture tous les ans plutôt que tous les deux ans ? Avoir un spyphone plus gros et plus cher que celui du voisin ? Partir plus loin en vacances, là où la vie est moins chère ?
La croissance est tellement devenue une évidence qu’il ne reste pas grand monde pour en interroger la pertinence. Comme si l’on pouvait bouffer 2 % de plus tous les ans en restant svlete. Alors que, pendant ce temps, des millions de gens passent une vie bien courte et bien difficile avec 10 fois moins de fric que ce que l’on colle à la poubelle tous les jours.
Mais ce n’est pas grave : il faut de la croissance. Votez pour nous ! Votez pour notre croissance à nous !

À l’arrivée des courses, ce sont les mêmes ingrédients dans toutes les boites de malbouffe socioéconomique et l’on se retrouve toujours avec les mêmes ballonnements et le même gout un peu dégueu dans l’arrière-gorge. Et au lieu de réclamer autre chose à bouffer, on exige juste des boites plus grosses avec de nouveaux colorants pour faire plus joli.

En fait, bien lire tous les ingrédients, ça rallonge bien les courses, mais à l’arrivée, on mange nettement moins de merde. D’ailleurs, on n’achète plus grand-chose en boite, on évite le tout prêt. On préfère se retrousser les manches et s’y mettre soi-même.
En politique, c’est exactement pareil : quand tu vois que derrière la valse aux étiquettes, on te vend toujours la même soupe à la grimace, tu commences à te poser de sérieuses questions sur la nature même du choix proposé.
Oui, il ne reste pas grand monde… seulement des gens qui pensent différemment et plus loin et qui invitent chacun de nous à cesser de faire de la figuration. Rien de facile ou de simple… un peu comme quand tu arrêtes la bouffe industrielle et que tu te mets à cuisiner. Au début, c’est le bordel et puis tu apprends !


 

* Je devrais dire les humains politiques, mais soyons réalistes deux secondes, à ce jeu, les femmes continuent à avoir des strapontins et celles qui arrivent quelque part, c’est soit comme faire-valoir, comme alibi ou comme clone à jupette.

34 réponses
  1. Brutus
    Brutus dit :

    « La croissance dans un monde fini, ça ne peut se traduire que par la prédation de tous contre tous. »

    Certes, et ça fait déjà quelque temps qu’on est dans cette jungle. Thatcher l’avait déjà constaté qui déclarait:  » Il n’y a pas de société, il n’y a que des individus ».

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  2. herve_02
    herve_02 dit :

    « Qu’ils dégagent!  »

    Sans vouloir faire mon pessimiste, ils ne partiront pas tout seul juste parce qu’on leur demande… Mais ce doit être mon coté pessimiste.

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  3. had
    had dit :

    Maggie Thatcher, Angie Merkel et Cricri Lagarde m’ont pas l’air d’avoir été ou d’être sur des strapontins. Lili Philipetti non plus, et elles savent très bien foutre le bordel, Merkel en tête en ce moment, die Mutter nein…

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  4. Clocel
    Clocel dit :

    « La démocratie ne peut pas fonctionner tant qu’elle est privée d’un fondement primordial: la Transparence. Aujourd’hui, le système patriarcal, pétri de haine de la Nature et du Féminin, est en train de s’écrouler sous le poids de ses propres mensonges. Aujourd’hui, je suis dans une colère furieuse mais je vais encore adopter un ton « mesuré ». Le jour où les Jeunes Tribus me délieront de la présidence de notre Association Kokopelli, je vais me dé-chaîner.

    J’en appelle à la fougue, à la témérité, à l’ardeur des Jeunes Guerrières et Guerriers afin de libérer l’humanité de tous ces criminels, déments et ravagés par leur haine de la Vie. Et par tous les moyens possibles et imaginables qui ne mettront pas en danger leur propre intégrité. Parce que l’humanité a aussi besoin de leur énergie régénératrice pour faire émerger, de ce chaos infernal, les nouvelles Tribus du Futur. Au service de la biosphère, de la Vie, de la Joie, de la Fertilité et en co-évolution avec la Terre-Mère. L’épitaphe de cette humanité pourrait être: «  »ils ont péri de ne pas savoir rendre hommage à la Beauté! » » Nous sommes au seuil de l’extinction mais nous sommes aussi les Peuples des Semences, les Shista. Nous sommes les Enfants de la Rébellion et nous sommes en chemin. Écoutez: les tambours de Gaïa se sont réveillés et ils résonnent dans l’atmosphère vivante de la Terre-Mère! Pour la Vie. »

    Dominique Guillet, président de Kokopelli.

    https://kokopelli-semences.fr/quoi_de_neuf/tambours_de_gaia

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  5. ti suisse
    ti suisse dit :

    comme d’hab.. dès que ‘croitre’ fait du sur place (standy by) alors les z’achats et/de tant de futilités (cé pas moi ki dit) sont remisés dans une calanque grec (z’ont bons dos, zut je confonds.. avec la lune et marées ?) bref,
    de couiner et de concert: « Remboursez ! » etc.

    rien de neuf.. on a fait des Révo pour moins qu’ça.. bientôt la 6°? (ch’ais pas, j’joue pas au Pmu)
    ahh.. le petit peuple (rien de péjo: j’ai les mains, les pieds, le nez.. dedans)
    voilà, j’ai fini
    d’être gaulois ou pas, ne changera rien à-l’affaire (je pensais à « râleur »)

    y en-a plein pour qui je ne m’inquiète pas, en gros: les z’élites,
    et tellement d’autres, en very gros: les 9/10 de la planète, qui ont l’habitude (x siècles) de se manger les doigts, que même avec un pouce et l’index (économie pour Noël ?) manquent de force pour saisir une machette..
    (aiguiser les baguettes ?)
    option.. la futilité de l’entreprise: hachés menus de rafales (pas l’avion: trop cher) par les armes qu’on leur a vendu (cf. élites)
    j’me suis égaré.. sorry

    moralité ? (pas trop mon truc) mais si vous avez supporté (lire) ces tautologies (encore du grec.. le soleil n’est pas loin..) me fendre d’une astuce.. désolé on ne dit plus: « Art de vivre »
    pas même un conseil (ch’uis devenu radin) alors découvrez le nécessaire (!)
    – faites manouche !

    rien ne vous oblige de faire des boules de neige en hiver (coupez du bois) ni de jouer de la guitare.. faites la lessive quand il pleut, ça évite de la rincer.. allez voter si ça vous chante etc.
    prenez un chien (perso, des chats)
    pas de télé ? (aïe) mais plein de voisins, autant de copains !
    parents radieux: des enfants heureux et taquins !
    /nota bene: commensal est le contraire de parasite

    of course, ça réclame quelque entrainement (tu sais, ce truc sous le sabot du cheval: rare et se mérite) ça ou bien les barricades.. perso pris un peu d’avance (depuis 20 ans: pas pris un gramme)

    ps (plutôt ante scriptum, mais j’ai pas de tête..) sympa Clocel, ben oui Brutus: des individus font une société (what else) … l’esprit, s’il est bon n’a pas besoin d’être fort.
    Et des bizoox (les saisons, elles n’ont besoin de rien)

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  6. Fredleborgne
    Fredleborgne dit :

    Bien aimé le titre… et l’article qui va avec bien sûr.
    Ah, tout ne passe pas sur Agoravox, ou j’en ai raté.
    Merci pour vos articles toujours fun à la lecture.

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    • tu suisse
      tu suisse dit :

      ahh.. merci had, un peu de clarté (un flyer explicite.. j’me comprends) du rock et chouia roll.
      Tiens, j’y pense, ils ne mettent jamais de musique.. (soirée ‘torales)
      fond sonore.. suspens, roulement de tambours ? lac des cygnes ? une suite de Bach, ré majeur va bien,
      Gymnopédie (E Satie) Lacrimosa (Mozart) ou une p’tite sonate en clair de Lune (Ludwig) ça l’fait aussi..
      bien sûr: que des morceaux tombés dans l’domaine public (pas-que l’économie..)

      Répondre
  7. smolski
    smolski dit :

    « Oui, il ne reste pas grand monde… seulement des gens qui pensent différemment et plus loin et qui invitent chacun de nous à cesser de faire de la figuration. Rien de facile ou de simple… »
    🙂

    La république n’est pas la démocratie, la république se construit par chacun à chaque instant dans la regénérescence et non pas progressivement dans la continuité.
    C’est ce qui manque à la contestation, former l’esprit des peuples à la difficulté d’exister par soi plutôt que de pratiquer le pré-digéré de gros.

    « Abstention, barricade, tous dehors… »

    C’est du tf1 (fascisme) et pas de la formation ça !
    Changer le monde c’est nous changer un à un et non pas changer tous les autres en une seule fois.

    A se lamenter de ce que nous sommes aujourd’hui, on se blottit dans une sécurité de pensée pour tous au lieu d’agir avec la pensée de chacun.
    On se love au chaud de la pensée sécuritaire totale, celle de la consommation sur la conviction, celle qui nous envahit et sévit plus particulièrement aujourd’hui à l’aide des médias taris (tarés), la pensée du résultat à obtenir en en dissimulant tout le façonnage réel et la raison d’être à l’égal de ceux dont nous maudissons le potentat.

    Merci à ce blog de permettre l’expression de la pensée plurielle, humaniste, digne, libre et anarchiste tel qu’elle se doit d’être partagée.

    Répondre
    • babelouest
      babelouest dit :

      Du grand Smolski. Qu’ajouter ? Avancer dépendra du travail de chacun sur lui-même, en fonction de ce qu’il (ou elle évidemment) est. Il n’y a donc pas de Guide*, de Sauveur, mais la volonté de tous et de chacun de changer des choses apparemment minuscules. Le spectaculaire est horriblement popularisé par le cinéma amerloque, avec pour but plus ou moins caché de formater et d’attendre de super-héros toutes les solutions : alors que c’est de politiciens professionnels à grande cape que viennent tous les problèmes.

      * Guide : voir quelle est la traduction allemande de ce mot. Aïe !

      Répondre
  8. Guénaël
    Guénaël dit :

    Les résultats en fonction du nombre d’inscrits :

    1. abstention : 57,00 %
    2. parti des racistes, xénophones, antisémites, islamophobes, ultra-libéraux-compatibles : 10,73 %
    3. ump : 8,94 %
    4. ps-prg : 6,01 %
    5. udi-modem : 4,26 %
    6. eelv : 3,83 %
    7. front de gauche : 2,73 %
    8. debout la république : 1,64 %
    9. nouvelle donne : 1,25 %
    10. autres listes : 3,62 %

    Répondre
  9. Guillaume
    Guillaume dit :

    Oui, c’est aussi vrai qu’accablant, mais le constat, pour bien écrit qu’il soit et post-électoral à souhait, forme depuis des années le fonds d’écran des forums décroissionnistes, et encore une fois je suis d’accord sur ce fonds
    Le problème reste  » d’accord mais quoi qu’on fait ?  »
    Et là (on en a ici un embryon), l’empoignade reprend de plus belle. Au cris de  » Malthus l’avait dit « , certains réclament des stérilisations massives, les matriarcistes qu’on déterre le totem les tantes qui sortent la nuit en cachette, les autres prônent de relire Serge Moutoulou ou autre gourou qui écume les conférences depuis 1970, l’autre a sa solution mondiale dans l’écrémage du pic de pétrole, l’autre dans l’érosion du dollar, le troisième dans l’essence d’ortie blanche, d’aucuns disent qu’il suffit de placer la Bourse sous la loi toraîque, de nationaliser le dollar, de planter un poulailler vertical sur son balcon, de fabriquer un four solaire avec un vieux radiateur, de donner gratuitement le livre de Philippe Loupoulou, qui le répète depuis des années.
    On a même parfois la clique des lecteurs de Barjavel qui ressortent du nuage de fumée le projet de la grande bulle en plastique où on vivra nus et heureux comme des indiens (qui fondent alors un groupe facebook avec les ex-déçus de l’ultra droite néo trostskyste, et la tante des malthusiens, laquelle fait remarquer qu’elle roulait au vélo de chanvre avant la guerre).
    Le temps que la base des convertis s’élargisse, il faudra, nous aussi, trouver des solutions à leur proposer. Sinon le train de l’histoire reprendra ses petits wagons plombés.
     » Il n’y a pas de société, il n’y a que des individus », dans un monde où tout s’achète, oui. D’où la sacralisation du pouvoir d’acheter. Mais qu’avons nous à leur offrir en face qui ne ressemble pas aux clans de la gourde et de la sandale de  » la vie de Brian » ?

    Répondre
    • Agnès Maillard
      Agnès Maillard dit :

      C’est toute la force de ce système que de nous faire croire qu’une poignée de gus trouvera une meilleure solution que des millions d’autres.
      Si tu rejettes l’idée de l’homme providentiel, c’est à dire que ceux qui savent et qui débarquent avec la cavalerie et tout le bordel, alors la solution devient évidente : des tas de solutions, partout, tout le temps. Je ne vois pas comment je pourrais détenir les clés du problème mieux que les autres, mais je pense que 60 millions de cerveaux qui se sentent concernés par l’idée d’une société où nous aurions tous notre place ont beaucoup plus de chance de bricoler des tas de possibles, d’expériences, de ratés aussi… et c’est très bien, très vivant, très dynamique : on peut apprendre de nos échecs peut-être encore mieux que nos réussites.
      Mais ça, ça ne peut pas marcher dans une société figée dans les hiérarchies, où l’immense majorité des gens est invitée à faire un choix biaisé de temps à autre et à subir tout le reste de sa vie, où l’immense potentiel de tous est gâché dans des processus rigides de reproduction d’un ordre établi, bref, nos institutions font de nous des enfants totalement dépossédés de toute prise sur leurs propres existences alors que nous aurions urgemment besoin d’une société polymorphe, évolutive et adulte.

      Répondre
      • goi
        goi dit :

        « des tas de solutions, partout, tout le temps ».

        Pour trouver des solutions à plusieurs encore faut-il vouloir se confronter aux problèmes. Le système infantilisant qui fait notre société de contrôle semble au contraire parfait pour la majorité des individus, sinon qu’attendent-ils pour se révolter ?

        « 60 millions de cerveaux qui se sentent concernés par l’idée d’une société où nous aurions tous notre place ont beaucoup plus de chance de bricoler des tas de possibles, d’expériences, de ratés aussi… et c’est très bien, très vivant, très dynamique : on peut apprendre de nos échecs peut-être encore mieux que nos réussites. »

        Vous oubliez que la majorité des individus ne sent déjà pas concerné par les problèmes de ses voisins ou de ceux qu’ils ne connaissent pas et même bien souvent de ceux qu’ils connaissent hormis éventuellement leurs proches parents et encore… Vous oubliez que nous vivons à une époque où la peur, l’égoïsme, l’individualisme, l’indifférence, la soumission à l’ordre établi sont les seules principes qui dictent les comportement individuels. Je ne vois pas dans ce cas, pourquoi et en vertu de quoi nous serions meilleurs par le seul fait que nous serions plus nombreux (encore faudrait-il pour cela que tout le monde veuille vraiment changer les choses. On peut apprendre des nos échecs mais il vaut mieux réussir et apprendre de la réussite. L’échec ne me semble pas nécessaire surtout dans une société où il est interdit de faillir. Peut-être avons-nous la société que nous méritons puisque nous laissons le pouvoir aux bandits et aux incompétents. C’est un choix.

        Répondre
  10. Exec T
    Exec T dit :

    Un bel article qui nous met face à nos contradictions. Par contre je ne trouve pas de lien explicite au sujet des emballages en fonction du distributeur.

    Répondre
    • Agnès Maillard
      Agnès Maillard dit :

      J’ai pratiqué la visite d’entreprises, c’est donc du vécu direct. Sinon, en cherchant un peu, on trouve les moyens d’identifier les PME qui sont derrière les marque de distributeurs, en général, la même boite par gamme de produits pour la plupart des distributeurs.
      Cela dit, ça bouge aussi. Une boite que j’avais visitée et qui produisait exclusivement sous marque distributeur pour pratiquement toute la grande distribution française a sorti sa gamme sous son nom et la commercialise dans certaines enseignes. Il faut dire qu’à cause des cahiers des charges des distributeurs, ils produisaient des trucs de très bonne qualité, mais que cette qualité n’était pas des masses valorisée par les marques distri.

      Répondre
    • Agnès Maillard
      Agnès Maillard dit :

      C’est le thème Magazine Basic, qui est très sympa et personnalisable, mais je l’ai décliné en child. Bon, pour l’instant, je n’ai pas vraiment travaillé sur le child, sauf pour les commentaires, mais au fil du temps, je pense surtout refaire la typo, qui n’est pas très bien pensée (lisibilité, hiérarchie des tailles, etc.).
      Sinon, bienvenue ici!

      Répondre
  11. goi
    goi dit :

    « les femmes continuent à avoir des strapontins et celles qui arrivent quelque part, c’est soit comme faire-valoir, comme alibi ou comme clone à jupette ».

    Nombreux et nombreuses sont ceux et celles qui affirmeraient qu’il s’agit d’un choix de ces femmes, qu’elles ont choisi d’être des faire-valoir, des alibi ou des clones et c’est souvent vrai malheureusement car nul ne les y a forcées. Les femmes politiques restent des hommes comme les autres et donc capables des mêmes erreurs. Mais des femmes politiques, il y en a : on ne peut pas dire le contraire. Le féminisme, c’est bien mais je préfère celui qui innove comme avec Elisabeth Badinter.

    Répondre
  12. smolski
    smolski dit :

    Le monde diplo janvier 2015 :

    La segmentation du processus démocratique en périodes relativement courtes conduit à des effets néfastes considérables lorsque les problèmes auxquels la société fait face requièrent des solutions à long terme. (…) [Il s’agit donc de déléguer le pouvoir à des institutions] qui, par leur construction, n’auraient de comptes à rendre ni aux électeurs ni à leurs représentants élus.

    Giandomenico Majone
    (économiste italien), (1996).

    Fermez le ban. 😀

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