Ouverture exceptionnelle

Petit périple touristique et pollution visuelle.

Comme nous habitons dans une de ces régions qui attirent le touriste à plus de 4000 km à la ronde et que, par ailleurs, nous anticipons des lendemains qui déchantent en économie ménagère, nous profitons de nos 15 jours de vacances en commun… à la maison. Cependant, les nains ont besoin parfois d’un peu d’exotisme, et nous sommes partis une petite journée arpenter les départements limitrophes dans des activités purement ludiques et dispendieuses. Après avoir claqué 10% du budget mensuel disponible en visites fort intéressantes au demeurant, nous avons décidé de clore le périple par les fichues courses.

Aux abords des grandes villes du coin, nous avons été submergés de pubs racoleuses qui annonçaient toutes la même chose, à savoir :

OUVERTURE EXCEPTIONNELLE DU MAGASIN LE 15 AOÛT.

Les panneaux publicitaires arborent donc le même message, la seule différence notable se concentrant sur le logo, qui varie en fonction du magasin. Donc, TOUS les magasins ouvrent exceptionnellement le 15 août, ce qui rend l’annonce déjà moins extraordinaire. Mais surtout, comme j’ai pu le vérifier le mois dernier, l’ouverture des hypermarchés les jours fériés n’est pas l’exception, mais la norme. Reste encore vaguement le 1er mai qui résiste à la fringale consumériste pour cause de majoration bien lourde des salaires, mais pour le reste, le jour férié n’est plus ce qu’il était.

Arrivés aux caisses, nous sommes en train d’emballer nos acquisitions de la semaine quand la caissière est interpellée par une copine qui fait la queue. Nous n’entendons pas la question, mais voici ce que répond la caissière :

  • Hé oui, comme tu le vois, je bosse. Ce matin, j’ai pris mon poste à 10h et je fais la fermeture ce soir à 22h. Demain, je fais l’ouverture à 8h30 jusqu’à 17h. Et après-demain, le 15, je fais la journée complète.
  • Ha ben tant mieux pour toi, envoie la copine avec un sourire jusqu’aux oreilles, en choisissant de bosser le 15, tu vas gagner plus!
  • Qu’est-ce que tu crois? Avec le lissage du temps de travail sur le mois, Le 15 est un jour comme un autre, je ne gagnerais absolument rien de plus. Et en plus, je n’ai pas du tout eu le choix. On nous dit qu’on bosse le 15 août, on bosse le 15 août et c’est tout.
  • Je viendrais faire mes courses le 15 pour t’encourager.
  • Si je te vois, je te ferme la caisse à la gueule!

Vivement les courses obligatoires le dimanche!

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69 réponses
  1. cyberpoete
    cyberpoete dit :

    Ma femme travaille dans le commerce et est toujours confrontée au même problèmes les jour de fêtes : elle n’est pas obligée de travaillé, mais on lui fait bien comprendre que ce serait mieux si….

    Et puis, étant la seule ayant dépassé l’age limite de trente ans, et en plus mère de famille, elle est aussi la seule a ne pas désiré travailler !

    Le pire dans l’histoire c’est que tout ces petites jeunettes, caissière ou vendeuse ne font généralement pas long feu.
    Les contrat de travail sont quasiment toujours des CDD a 20 heures, voir moins. (qui arrive a vivre avec un demi SMIC ?)

    Main d’oeuvres facile et jetable pour que le consommateur puisse venir se promener les jours de fêtes et dimanches de soldes.

    Répondre
  2. cyberpoete
    cyberpoete dit :

    Ma femme travaille dans le commerce et est toujours confrontée au même problèmes les jour de fêtes : elle n’est pas obligée de travaillé, mais on lui fait bien comprendre que ce serait mieux si….

    Et puis, étant la seule ayant dépassé l’age limite de trente ans, et en plus mère de famille, elle est aussi la seule a ne pas désiré travailler !

    Le pire dans l’histoire c’est que tout ces petites jeunettes, caissière ou vendeuse ne font généralement pas long feu.
    Les contrat de travail sont quasiment toujours des CDD a 20 heures, voir moins. (qui arrive a vivre avec un demi SMIC ?)

    Main d’oeuvres facile et jetable pour que le consommateur puisse venir se promener les jours de fêtes et dimanches de soldes.

    Répondre
  3. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Ce qui disait clairement cette caissière, c’est qu’on lui a ordonné frontalement de bosser un jour férié. Ce n’était pas une incitation ou un sous-entendu et malgré son jeune âge, elle exprimait clairement son mécontentement.

    Répondre
  4. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Ce qui disait clairement cette caissière, c’est qu’on lui a ordonné frontalement de bosser un jour férié. Ce n’était pas une incitation ou un sous-entendu et malgré son jeune âge, elle exprimait clairement son mécontentement.

    Répondre
  5. cyberpoete
    cyberpoete dit :

    @agnes : bien sur que tout les jeunes ne sont pas soumis, mais bien souvent on ne leur laisse pas le choix.

    Le plus paradoxal dans l’histoire c’est que ma femme et moi faisons souvent les magasins le dimanche car c’est le seul jour ou nous ne travaillons ni l’un ni l’autre….

    Répondre
  6. cyberpoete
    cyberpoete dit :

    @agnes : bien sur que tout les jeunes ne sont pas soumis, mais bien souvent on ne leur laisse pas le choix.

    Le plus paradoxal dans l’histoire c’est que ma femme et moi faisons souvent les magasins le dimanche car c’est le seul jour ou nous ne travaillons ni l’un ni l’autre….

    Répondre
  7. KINOU
    KINOU dit :

    Bonjour.
    Je me régale de vous lire.
    Depuis que j’ai 19 ans,j’ai souvent travaillé les dimanches et les jours fériés(1 à 3 dimanche dans le mois).
    Je jouais au rugby obligé d’arrêter.Jour de Noel,Nouvel an au boulot.
    Quelqu’un venait dîner un dimanche:désolé il faut que je parte travailler.Jamais je ne suis allé dans un magasin un dimanche,je ne comprends pas cette mentalité d’aller se promener dans une grande surface.Je conçois que l’on ai besoin de pompiers,médecins,infirmères le dimanche mais des boutiques d’alimentaires ou d’électroménagers ce n’est pas necessaire.
    Salutations.

    Répondre
  8. KINOU
    KINOU dit :

    Bonjour.
    Je me régale de vous lire.
    Depuis que j’ai 19 ans,j’ai souvent travaillé les dimanches et les jours fériés(1 à 3 dimanche dans le mois).
    Je jouais au rugby obligé d’arrêter.Jour de Noel,Nouvel an au boulot.
    Quelqu’un venait dîner un dimanche:désolé il faut que je parte travailler.Jamais je ne suis allé dans un magasin un dimanche,je ne comprends pas cette mentalité d’aller se promener dans une grande surface.Je conçois que l’on ai besoin de pompiers,médecins,infirmères le dimanche mais des boutiques d’alimentaires ou d’électroménagers ce n’est pas necessaire.
    Salutations.

    Répondre
  9. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    C’est juste que, contrairement à ce qui a été dit, elle travaille plus sans gagner plus, et pour ce qui est de la négociation sociale en entreprise, on voit de quel manière l’employé a voix au chapitre.

    Répondre
  10. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    C’est juste que, contrairement à ce qui a été dit, elle travaille plus sans gagner plus, et pour ce qui est de la négociation sociale en entreprise, on voit de quel manière l’employé a voix au chapitre.

    Répondre
  11. Anta
    Anta dit :

    "Avec le lissage du temps de travail sur le mois" A ce que je comprends, et n’étant pas expert en droit du travail français, j’imagine qu’elle ne travaillera pas le 14 (ou le 16).
    Tant mieux, elle pourra aller faire ses courses d’électro ménager ce jour là! (et avec son amie qui visiblement ne travaille pas les jours ouvrés non plus)

    Répondre
  12. Kamizole
    Kamizole dit :

    Il y a beaucoup d’aberrations… Un exemple dans l’Hérault où nous étions en vacances en janvier 2007… la "supérette" de Pomérols, la plus proche de Pinet, "obligée" de fermer le dimanche… donc obligées d’aller à Agde ou Marseillan où des commerces de taille semblable sont ouverts le dimanche ! Deux poids, deux mesures…
    Chez moi, à Montmorency, le Franprix est ouvert le dimanche matin, normal, il y a le marché et il faut voir la foule… le jour de leur meilleur chiffre d’afffaires. Mais c’est un commerce de "proximité". Demain, ils seront ouverts le matin mais j’ai fait mes courses cet aprem’.
    Ces grandes surfaces n’ont aucune justification d’ouverture exceptionnelles les jours fériés. Je les conçois avant les "fêtes" (ce qui existe). En revanche, et depuis nombre d’années, je suis plus partagée pour les grandes surfaces de meubles et bricolage parce que c’est souvent le seul jour où les couples ont du temps pour des achats importants, aller choisir, etc… et en règle générale, ceux qui travaillent le dimanche et les jours fériés le font le plus souvent sur la base du "volontariat"… Pour certains, c’est un avantage pour la vie familiale : ravailler le w-e et les jours fériés avec un salaire meilleur leur permet d’être présents avec les enfants dans la semaine, sans oublier les étudiants… pendant mes études d’infirmières j’ai fait des gardes en clinique le w-e pour arrondir le maigre pécule que nous versait d’Assistance Publique.
    Plus tard, dans la clinique où j’ai travaillé en dernier, j’ai été volontaire pour remplacer des collègues les jours fériés : je pouvais cumuler mes jours de "récupération" pour prendre une semaine de congé…
    En outre, nous percevions la "prime Veil" (150 f par jour, samedi, dimanche et fériés)..
    J’ai même travaillé, une fois la nuit de Noël (j’étais normalement "de jour") pour remplacer quasi au pied levé une collègue malade. Ce fut super sympa… les malades qui n’avaient pu partir en "permission" nous ont gâtées et si je n’ai pas fait une indigestion, c’est que je n’ai pas accepté tous les chocolats !

    Répondre
  13. KINOU
    KINOU dit :

    Le pire c’est les horaires"ce matin, j’ai pris mon poste à 10h et je fais la fermeture ce soir à 22h" 12 heures d’amplitude!!!
    Pas de vie familiale,le soir les enfants ou sont ils :chez la nourrice.
    Le 15 août les gosses,direct à nouveau chez la nourrice.
    On peut lisser tout ce que l’on veut,c’est un boulot de "M…."

    Répondre
  14. KINOU
    KINOU dit :

    Le pire c’est les horaires"ce matin, j’ai pris mon poste à 10h et je fais la fermeture ce soir à 22h" 12 heures d’amplitude!!!
    Pas de vie familiale,le soir les enfants ou sont ils :chez la nourrice.
    Le 15 août les gosses,direct à nouveau chez la nourrice.
    On peut lisser tout ce que l’on veut,c’est un boulot de "M…."

    Répondre
  15. moy
    moy dit :

    pour financer mes études j’ai été caissière à temps partiel de longues années et je dois dire qu’à l’époque j’appréciais les jours fériés parce que ces jours là j’avais l’impression de gagner plus … mais à bien y repenser, c’est vrai qu’on ne nous laissait pas le choix. Il fallait qu’on vienne travailler. Après on pouvait essayer de négocier des horaires sympathiques.
    Pour les temps partiels c’est une journée de plus payée double. C’est différent pour les 35 heures car la journée fériée est comptée dans la semaine : ce n’est pas une journée de plus payée double.

    Après ca ne change pas que c’est un travail difficile mais on constate quand même que les clients sont plus sympas les jours fériés …. le magasin pourrait ne pas être ouvert mais sur la base du "volontariat" ca fonctionne et les clients sont reconnaissants.

    Maintenant si c’était à refaire, je ne suis pas sure que ce soit une bonne chose de travailler la plupart des jours fériés, presque tous les dimanches du mois de décembre et les nocturnes. A court terme ca rend service aux étudiants, à long terme ca ne rend pas service à la profession toujours plus corvéable

    Répondre
  16. moy
    moy dit :

    pour financer mes études j’ai été caissière à temps partiel de longues années et je dois dire qu’à l’époque j’appréciais les jours fériés parce que ces jours là j’avais l’impression de gagner plus … mais à bien y repenser, c’est vrai qu’on ne nous laissait pas le choix. Il fallait qu’on vienne travailler. Après on pouvait essayer de négocier des horaires sympathiques.
    Pour les temps partiels c’est une journée de plus payée double. C’est différent pour les 35 heures car la journée fériée est comptée dans la semaine : ce n’est pas une journée de plus payée double.

    Après ca ne change pas que c’est un travail difficile mais on constate quand même que les clients sont plus sympas les jours fériés …. le magasin pourrait ne pas être ouvert mais sur la base du "volontariat" ca fonctionne et les clients sont reconnaissants.

    Maintenant si c’était à refaire, je ne suis pas sure que ce soit une bonne chose de travailler la plupart des jours fériés, presque tous les dimanches du mois de décembre et les nocturnes. A court terme ca rend service aux étudiants, à long terme ca ne rend pas service à la profession toujours plus corvéable

    Répondre
  17. Christine
    Christine dit :

    Si les syndicats couinent pour les ouvertures des magasins le dimanche, c’est bien parce que le volontariat c’est du pipeau. Invoqué pour lever la mauvaise conscience des client-es qui sont aussi des salarié-es.

    Faut pas magasiner le dimanche. Par solidarité pour les exploité-es de ces jours là, et par intérêt personnel bien compris, aujourd’hui, ceux-là au taf le dimanche, demain tout le monde. Et quand c’est qu’on s’engueulera en famille alors ? ;-))

    Répondre
  18. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Pas mal comme idée. Surtout que je cherche en ce moment un moyen d’action à mettre en plus pour le prochain jour férié où l’on forcera les gens à bosser : quelque chose de facile à mettre en place, décentralisé, imparable, sans risque de confrontation avec les forces de l’ordre et qui puisse potentiellement suffisamment faire chier pour que les boîtes préfèrent fermer le rideau!

    Répondre
  19. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Pas mal comme idée. Surtout que je cherche en ce moment un moyen d’action à mettre en plus pour le prochain jour férié où l’on forcera les gens à bosser : quelque chose de facile à mettre en place, décentralisé, imparable, sans risque de confrontation avec les forces de l’ordre et qui puisse potentiellement suffisamment faire chier pour que les boîtes préfèrent fermer le rideau!

    Répondre
  20. Fred., de L.
    Fred., de L. dit :

    Tu rentres dans le magasin avec un chariot, tu le remplis de surgelés, de produits frais, au fond du chariot, tu auras pris soin de mettre des BD et des produits électriques emballés dans du carton. Et tu laisses le chariot au milieu du rayon "télé". Tu quittes le magasin par la sortie sans achats… De préférence, tu fais ça avec 10 ou 20 autres personnes.

    Répondre
  21. Fred., de L.
    Fred., de L. dit :

    Tu rentres dans le magasin avec un chariot, tu le remplis de surgelés, de produits frais, au fond du chariot, tu auras pris soin de mettre des BD et des produits électriques emballés dans du carton. Et tu laisses le chariot au milieu du rayon "télé". Tu quittes le magasin par la sortie sans achats… De préférence, tu fais ça avec 10 ou 20 autres personnes.

    Répondre
  22. EdkOb
    EdkOb dit :

    Je crois que c’est fichu.

    Ce matin, dans mon département rural touristique entre Lot et Dordogne, alors qu’il fait un temps de chiottes, j’ai pris mon vélo et je suis passé devant le garage à bagnoles d’une enseigne très connue dont je tairais le nom.

    Et ce n’est pas un "hyper", seulement un "super".

    C’était bourré, bondé, plein à déborder.
    D’ailleurs, ça débordait.

    En plus des locaux (j’en ai reconnu quelques uns), il y avait les autres, touristes acheteurs en ce matin du 15.
    De partout.

    Plus tard, en rentrant (je ne suis pas un sportif vélocipédique, juste un usager hasardeux) pour retrouver des amiEs (et boire l’apéro à la terrasse d’un bistroquet sympa), nous avons causé de ces ouvertures en jours fériés.

    Dimanche, fêtes, … ce qui m’a stupéfié, c’est que certains supposent que les employés gagnent plus en bossant le 15 août.

    J’ai essayé d’expliquer que c’est faux. J’y suis presque arrivé, mais….

    … mais quelqu’un m’a sorti l’argument qui tue. Ça arrive de se faire ramasser en groupe, c’est même l’un des sports favoris des groupes : en ramasser un. Puis partir dans une de ces tanches de rigolade un peu lourde.

    "Et toi, tu le boirais où, ton apéro, si on appliquait tes principes puristes partout".

    Il y a eu un silence gêné. Tous attendaient que je m’explique, que je râle, voire même que je sorte une de ces saillies verbales qui cloue le bec de l’assaillant. Toujours pour rester dans la loi des apéros en groupe, c’est qu’il y a des codes immuables qu’il faut parfaitement maîtriser.

    Surtout que le gars (un fils de fils de réfugié espagnol technicien en maintenance à son compte) ajoute, avec cet air déjà un peu pompette mais sur de lui "Et ton frigo, quand tu bosses à pas d’heures, tu le remplis quand ?". C’est vrai que lui, ses heures, sont tellement élastiques qu’on peut construire des catapultes avec.

    Là, ça a faillit déraper. Pas vilainement, ni agressivement, mais avec des mâles paroles qui peuvent parfois blesser.

    D’abord, j’ai remis une tournée. Ca me semblait être une stratégie comme une autre. J’ai même redemandé des KKuètes. J’avais la tête un peu tournée, et même un peu faim (vu le vélo du matin).

    Je ne m’en suis pas bien sorti. Je n’ai pas été terrible à tenter d’expliquer les trois-quart temps de *****, qui n’a pas le choix, vu que la direction lui impose de bosser aujourd’hui sans le moindre bonus. Pourtant, nous la connaissons bien, ****, en plus, elle nous dit quel poisson prendre selon les arrivages.

    Mais ça ne passe pas.

    Après avoir été salarié, le copain qui a décidé d’être patron sait qu’il doit faire une croix sur le temps libre. N’empêche, il déclare maintenant son Touran dernier modèle comme voiture de fonction. Je ne sais pas exactement à quoi ça correspond (il a été discret sur ce point, frais de société, mais je n’y comprends rien), mais c’est nettement mieux que la vieille Clio de la poissonnière du supermarché qui n’a pas le choix.

    Je ne sais plus où je voulais en venir…. 😉

    Il me semble que nous n’échapperons pas à l’ouverture des boutiques et autres temples les jours fériés.
    C’est même à cela qu’on reconnaît les temples.

    Ah oui, dernier truc.
    Juste le dernier.

    La mentalité du client à quelque chose à voir avec celle de l’esclavagiste.
    Il aime jouer à avoir un petit pouvoir avec le petit personnel.
    Je me demande même si ce n’est pas un ressort de cette consommation de masse, massivement distraite, qui trouve un exutoire à consommer massivement, pour avoir l’impression d’être.
    Je suis parfois fasciné par les colères des clients, contre le personnel.
    Se vengent-ils des humiliations quotidiennes ?

    Question : cette consommation de masse est-elle un moyen de permettre aux humiliés de se défouler sur plus humiliés qu’eux ? Est-ce ainsi que nous sommes ?

    Serions-nous tous des Arturo UI en sommeil, voire en réveil ? Pire, des subjugués par les Arturo UI ?

    Merci chère Agnès pour les voiles que tu soulèves (nulle flagornerie, juste l’exacte reconnaissance de ce que tes propos éveillent).

    Toutes mes amitiés, en passant.

    Répondre
  23. EdkOb
    EdkOb dit :

    Je crois que c’est fichu.

    Ce matin, dans mon département rural touristique entre Lot et Dordogne, alors qu’il fait un temps de chiottes, j’ai pris mon vélo et je suis passé devant le garage à bagnoles d’une enseigne très connue dont je tairais le nom.

    Et ce n’est pas un "hyper", seulement un "super".

    C’était bourré, bondé, plein à déborder.
    D’ailleurs, ça débordait.

    En plus des locaux (j’en ai reconnu quelques uns), il y avait les autres, touristes acheteurs en ce matin du 15.
    De partout.

    Plus tard, en rentrant (je ne suis pas un sportif vélocipédique, juste un usager hasardeux) pour retrouver des amiEs (et boire l’apéro à la terrasse d’un bistroquet sympa), nous avons causé de ces ouvertures en jours fériés.

    Dimanche, fêtes, … ce qui m’a stupéfié, c’est que certains supposent que les employés gagnent plus en bossant le 15 août.

    J’ai essayé d’expliquer que c’est faux. J’y suis presque arrivé, mais….

    … mais quelqu’un m’a sorti l’argument qui tue. Ça arrive de se faire ramasser en groupe, c’est même l’un des sports favoris des groupes : en ramasser un. Puis partir dans une de ces tanches de rigolade un peu lourde.

    "Et toi, tu le boirais où, ton apéro, si on appliquait tes principes puristes partout".

    Il y a eu un silence gêné. Tous attendaient que je m’explique, que je râle, voire même que je sorte une de ces saillies verbales qui cloue le bec de l’assaillant. Toujours pour rester dans la loi des apéros en groupe, c’est qu’il y a des codes immuables qu’il faut parfaitement maîtriser.

    Surtout que le gars (un fils de fils de réfugié espagnol technicien en maintenance à son compte) ajoute, avec cet air déjà un peu pompette mais sur de lui "Et ton frigo, quand tu bosses à pas d’heures, tu le remplis quand ?". C’est vrai que lui, ses heures, sont tellement élastiques qu’on peut construire des catapultes avec.

    Là, ça a faillit déraper. Pas vilainement, ni agressivement, mais avec des mâles paroles qui peuvent parfois blesser.

    D’abord, j’ai remis une tournée. Ca me semblait être une stratégie comme une autre. J’ai même redemandé des KKuètes. J’avais la tête un peu tournée, et même un peu faim (vu le vélo du matin).

    Je ne m’en suis pas bien sorti. Je n’ai pas été terrible à tenter d’expliquer les trois-quart temps de *****, qui n’a pas le choix, vu que la direction lui impose de bosser aujourd’hui sans le moindre bonus. Pourtant, nous la connaissons bien, ****, en plus, elle nous dit quel poisson prendre selon les arrivages.

    Mais ça ne passe pas.

    Après avoir été salarié, le copain qui a décidé d’être patron sait qu’il doit faire une croix sur le temps libre. N’empêche, il déclare maintenant son Touran dernier modèle comme voiture de fonction. Je ne sais pas exactement à quoi ça correspond (il a été discret sur ce point, frais de société, mais je n’y comprends rien), mais c’est nettement mieux que la vieille Clio de la poissonnière du supermarché qui n’a pas le choix.

    Je ne sais plus où je voulais en venir…. 😉

    Il me semble que nous n’échapperons pas à l’ouverture des boutiques et autres temples les jours fériés.
    C’est même à cela qu’on reconnaît les temples.

    Ah oui, dernier truc.
    Juste le dernier.

    La mentalité du client à quelque chose à voir avec celle de l’esclavagiste.
    Il aime jouer à avoir un petit pouvoir avec le petit personnel.
    Je me demande même si ce n’est pas un ressort de cette consommation de masse, massivement distraite, qui trouve un exutoire à consommer massivement, pour avoir l’impression d’être.
    Je suis parfois fasciné par les colères des clients, contre le personnel.
    Se vengent-ils des humiliations quotidiennes ?

    Question : cette consommation de masse est-elle un moyen de permettre aux humiliés de se défouler sur plus humiliés qu’eux ? Est-ce ainsi que nous sommes ?

    Serions-nous tous des Arturo UI en sommeil, voire en réveil ? Pire, des subjugués par les Arturo UI ?

    Merci chère Agnès pour les voiles que tu soulèves (nulle flagornerie, juste l’exacte reconnaissance de ce que tes propos éveillent).

    Toutes mes amitiés, en passant.

    Répondre
  24. Myriam
    Myriam dit :

    Lu dans courrier international du 10 juillet dernier :
    Les "robins des bois" sévissent dans les supermarchés en Grèce. En fait ils remplissent les chariots, ne passent pas par la caisse et vont redistribuer les marchandises dans les rues, ils sont devenus très populaires sous les yeux ébahis des caissières et m^me des vigiles (selon CI)
    Un article sur le sujet en ligne http://www.lesoir.be/actualite/econ

    Répondre
  25. skalpa
    skalpa dit :

    Le problème n’est pas tant l’ouverture le 15 août des temples de la consommation, mais belles et bien les conditions de travail et le non-choix ou faux choix à travailler les jours fériés.
    Franchement, le 15 août fête la montée au ciel d’une vierge qui a accouché d’un fils d’un dieu…
    Alors, réellement symbolique pour peu de personnes, non?

    Je me fais une petite réflexion, je ne suis pas catholique, mais comme quasiment tout le monde, consommateur….
    Alors pourquoi, ne pas consommer un jour de prière?

    http://img151.imageshack.us/img151/

    Répondre
  26. skalpa
    skalpa dit :

    Le problème n’est pas tant l’ouverture le 15 août des temples de la consommation, mais belles et bien les conditions de travail et le non-choix ou faux choix à travailler les jours fériés.
    Franchement, le 15 août fête la montée au ciel d’une vierge qui a accouché d’un fils d’un dieu…
    Alors, réellement symbolique pour peu de personnes, non?

    Je me fais une petite réflexion, je ne suis pas catholique, mais comme quasiment tout le monde, consommateur….
    Alors pourquoi, ne pas consommer un jour de prière?

    http://img151.imageshack.us/img151/

    Répondre
  27. EdkOb
    EdkOb dit :

    Zut, je suis grillé.
    J’avais aussi lu l’article sur les RDB en Grèce.

    Reste plus qu’à trouver une forêt pour stocker les denrées 😉

    Répondre
  28. Claudius
    Claudius dit :

    "Le problème n’est pas tant l’ouverture le 15 août des temples de la consommation, mais bel et bien les conditions de travail et le non-choix ou faux choix à travailler les jours fériés."
    Entièrement d’accord avec skalpa.

    Le travail du dimanche est un problème dans la mesure où certains n’ont pas le choix de venir bosser ou non, dans la mesure où ça n’est souvent pas payé à sa juste valeur et dans la mesure où, en général, les conditions de travail en France ne sont pas terribles.
    Je l’ai déjà écrit chez Agnès (qui a la gentillesse de ne pas m’en vouloir) le dimanche est un jour comme les autres : 24 heures, le soleil se lève, se couche, la météo est aussi variable que les autres jours. Seules des raisons religieuses ou de coutume en font, pour la majorité un jour exceptionnel. La question ne se poserais pas, ou pas de la même manière, si tout était organisé pour ne travailler que 32, voire 28 heures par semaine sur 4 jours et si les éventuelles heures supplémentaires étaient toutes payées à 150 %.

    La surconsommation est un problème également difficile à résoudre dans la mesure où nous ne "surconsommons" pas la même chose.
    Je m’explique : pour moi, le téléphone mobile est un objet inutile (surtout s’il fait en plus appareil photo, agenda, télévision ou machine à laver), mais par contre un micro avec connexion internet est indispensable. Je conçois aisément qu’il n’en soit pas de même pour tout le monde (heureusement pour les larrons Bouygues, SFR et Orange).

    Avant que vous me lapidiez, je vous informe que je ne prétends pas détenir la vérité et j’invoque le droit de me tromper et de changer d’avis si on me prouve que je fais fausse route.

    Répondre
  29. dominique
    dominique dit :

    oui, les conditions de travail des caissières avec des coupures qui riment à rien et une amplitude journalière pas cool…en plus, le bruit, les néons, les clients chiants,
    je rentrais de mon p’tit footing hier en passant devant leclerc Mont de Marsan et effectivement des le matin le parking était pas mal rempli…je pars tôt et rentre tard, avec pas grand chose d’ouvert en général, mais autant que possible je prefere manger des pates et attendre le lendemain pour faire les courses
    amis quand les gens comprendront qu’il y a une vie en dehors du centre commercial…

    Répondre
  30. dominique
    dominique dit :

    oui, les conditions de travail des caissières avec des coupures qui riment à rien et une amplitude journalière pas cool…en plus, le bruit, les néons, les clients chiants,
    je rentrais de mon p’tit footing hier en passant devant leclerc Mont de Marsan et effectivement des le matin le parking était pas mal rempli…je pars tôt et rentre tard, avec pas grand chose d’ouvert en général, mais autant que possible je prefere manger des pates et attendre le lendemain pour faire les courses
    amis quand les gens comprendront qu’il y a une vie en dehors du centre commercial…

    Répondre
  31. dominique
    dominique dit :

    eh oui…ca ne m’étonne pas….les conditions de travail des nanas qui bossent là bas …on en entend souvent parler…
    mais bon, ailleurs c’est pas forcément mieux: je fais leader price pour certaines courses, carrefour…aussi..et inter… j’en connais pas qui soient heureuses de leurs horaires…

    Répondre
  32. dominique
    dominique dit :

    eh oui…ca ne m’étonne pas….les conditions de travail des nanas qui bossent là bas …on en entend souvent parler…
    mais bon, ailleurs c’est pas forcément mieux: je fais leader price pour certaines courses, carrefour…aussi..et inter… j’en connais pas qui soient heureuses de leurs horaires…

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  33. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    La photo a été prise à Mont-de-Marsan, mais la conversation reportée ici a été entendue dans une autre ville du coin… Je fais en sorte que personne ne puisse identifier la caissière ou le magasin en question.

    Répondre
  34. Jean-Christophe
    Jean-Christophe dit :

    J’adore la liberté Sarkozyste qu’ont voulu une majorité de Français bovins : "Tu bosses plus ou t’es viré, que choisis tu?" Il y a aussi le partage à la Ségolo: " T’es pauvre mais ça pourrais etre pire, tu pourrais etre chomeur. Alors on va t’en prendre un peu plus pour donner du boulot aux autres". "Ben et les riches, ils ne peuvent pas participer?" "Ben non, parceque sinon ils s’en vont ailleurs"

    J’adore toujours votre blog

    Répondre
  35. Jean-Christophe
    Jean-Christophe dit :

    J’adore la liberté Sarkozyste qu’ont voulu une majorité de Français bovins : "Tu bosses plus ou t’es viré, que choisis tu?" Il y a aussi le partage à la Ségolo: " T’es pauvre mais ça pourrais etre pire, tu pourrais etre chomeur. Alors on va t’en prendre un peu plus pour donner du boulot aux autres". "Ben et les riches, ils ne peuvent pas participer?" "Ben non, parceque sinon ils s’en vont ailleurs"

    J’adore toujours votre blog

    Répondre
  36. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Pas tout à fait d’accord avec toi, Touchatout. Cette année, après avoir fait bien des calculs, j’ai demandé l’exonération de ma retraite, ce qui est possible avec mon statut et  mes revenus. Déjà, parce que sans explications de ma caisse, les cotisations ont pris +30% en un an, ensuite parce que cotiser se fait nécessairement à perte pour moi. J’ai fini mes études à 25 ans et le rachat d’une année est définitivement hors de portée pour moi, j’ai connu plusieurs périodes de chômage, des boulots mal payé, etc. En gros, pour avoir une retraite au minimum vieillesse que je ne pourrai pas prendre avant mes 75 ans révolus, il me faudrait filer presque l’intégralité de mon revenu annuel actuel… Donc, tant que le système reste inique à ce point, j’arrête les frais.

    Répondre
  37. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Pas tout à fait d’accord avec toi, Touchatout. Cette année, après avoir fait bien des calculs, j’ai demandé l’exonération de ma retraite, ce qui est possible avec mon statut et  mes revenus. Déjà, parce que sans explications de ma caisse, les cotisations ont pris +30% en un an, ensuite parce que cotiser se fait nécessairement à perte pour moi. J’ai fini mes études à 25 ans et le rachat d’une année est définitivement hors de portée pour moi, j’ai connu plusieurs périodes de chômage, des boulots mal payé, etc. En gros, pour avoir une retraite au minimum vieillesse que je ne pourrai pas prendre avant mes 75 ans révolus, il me faudrait filer presque l’intégralité de mon revenu annuel actuel… Donc, tant que le système reste inique à ce point, j’arrête les frais.

    Répondre
  38. touchatout
    touchatout dit :

    @EdkOb 15
    « Après avoir été salarié, le copain qui a décidé d’être patron sait qu’il doit faire une croix sur le temps libre. N’empêche, il déclare maintenant son Touran dernier modèle comme voiture de fonction. Je ne sais pas exactement à quoi ça correspond (il a été discret sur ce point, frais de société, mais je n’y comprends rien), »

    C’est lui qui n’a rien compris.
    1. Tous les revenus indirects qu’il s’octroie en exemption de cotisation sont autant de moins pour l’assiette de ses cotisations de retraite, et proportionnellement autant de moins pour sa retraite.
    (NB : je ne parle pas comme le MEDEF. Je dis exemption et non dégrèvement (comme au temps des privilèges, censés abolis en 1789) ; je dis cotisations et non charges, parce qu’elles font partie du salaire et non du bénéfice.)
    2. La grosse bagnole comme signe de réussite sociale est révélatrice d’une grande pauvreté mentale.

    « mais c’est nettement mieux que la vieille Clio de la poissonnière du supermarché qui n’a pas le choix. »
    Pas sûr. Corollaire de la remarque précédente : si la vieille Clio assure les déplacements nécessaires, si la nécessité des déplacements est évaluée sainement, que demander de plus ?
    Ne pas la remplacer est de toute façon une économie de matière et d’énergie (pour la fabrication) supérieure à la différence de consommation entre la vieille Clio et une bagnole neuve.

    Répondre
  39. touchatout
    touchatout dit :

    @EdkOb 15
    « Après avoir été salarié, le copain qui a décidé d’être patron sait qu’il doit faire une croix sur le temps libre. N’empêche, il déclare maintenant son Touran dernier modèle comme voiture de fonction. Je ne sais pas exactement à quoi ça correspond (il a été discret sur ce point, frais de société, mais je n’y comprends rien), »

    C’est lui qui n’a rien compris.
    1. Tous les revenus indirects qu’il s’octroie en exemption de cotisation sont autant de moins pour l’assiette de ses cotisations de retraite, et proportionnellement autant de moins pour sa retraite.
    (NB : je ne parle pas comme le MEDEF. Je dis exemption et non dégrèvement (comme au temps des privilèges, censés abolis en 1789) ; je dis cotisations et non charges, parce qu’elles font partie du salaire et non du bénéfice.)
    2. La grosse bagnole comme signe de réussite sociale est révélatrice d’une grande pauvreté mentale.

    « mais c’est nettement mieux que la vieille Clio de la poissonnière du supermarché qui n’a pas le choix. »
    Pas sûr. Corollaire de la remarque précédente : si la vieille Clio assure les déplacements nécessaires, si la nécessité des déplacements est évaluée sainement, que demander de plus ?
    Ne pas la remplacer est de toute façon une économie de matière et d’énergie (pour la fabrication) supérieure à la différence de consommation entre la vieille Clio et une bagnole neuve.

    Répondre
  40. touchatout
    touchatout dit :

    Agnès,

    tu parles de l’iniquité pour un cas particulier, même s’il devient courant. Il y a sûrement à faire.

    Pour le cas général, tout revenu qui échappe à la cotisation représente un vol à la société.
    Ensuite, sur les taux, les durées etc. on peut discuter…

    Le PNB de 1960 faisait vivre 55 millions de personnes. Celui de 2000, qui est plus du double, peut faire vivre 65 millions de personnes, quel que soit le nombre d’actifs -même si toi et moi sommes les deux seuls à travailler- pour produire ce PNB. Le reste n’est que foutaises.

    Répondre
  41. touchatout
    touchatout dit :

    Agnès,

    tu parles de l’iniquité pour un cas particulier, même s’il devient courant. Il y a sûrement à faire.

    Pour le cas général, tout revenu qui échappe à la cotisation représente un vol à la société.
    Ensuite, sur les taux, les durées etc. on peut discuter…

    Le PNB de 1960 faisait vivre 55 millions de personnes. Celui de 2000, qui est plus du double, peut faire vivre 65 millions de personnes, quel que soit le nombre d’actifs -même si toi et moi sommes les deux seuls à travailler- pour produire ce PNB. Le reste n’est que foutaises.

    Répondre
  42. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Je parle de l’iniquité d’un braquage intergénérationnel : pour s’assurer des retraites aujourd’hui nettement supérieures aux revenus d’activité, les babyboomers ont signé des deux mains un contrat qui revient concrètement à prélever leur part sur nos futures retraites : pour nous se sera plus cher, plus longtemps et pour que dalle à l’arrivée. De mon point de vue, c’est une rupture manifeste du contrat social. Cette génération a, globalement, une mentalité de chacals. Bien sûr, comme dans toute génération, tu trouveras des contre-exemples, des gens biens, des pauvres, des généreux, mais la merde dans laquelle nous sommes, c’est globalement le seul héritage que cette génération nous a laissé.

    Répondre
  43. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Je parle de l’iniquité d’un braquage intergénérationnel : pour s’assurer des retraites aujourd’hui nettement supérieures aux revenus d’activité, les babyboomers ont signé des deux mains un contrat qui revient concrètement à prélever leur part sur nos futures retraites : pour nous se sera plus cher, plus longtemps et pour que dalle à l’arrivée. De mon point de vue, c’est une rupture manifeste du contrat social. Cette génération a, globalement, une mentalité de chacals. Bien sûr, comme dans toute génération, tu trouveras des contre-exemples, des gens biens, des pauvres, des généreux, mais la merde dans laquelle nous sommes, c’est globalement le seul héritage que cette génération nous a laissé.

    Répondre
  44. KINOU
    KINOU dit :

    Bonjour AGNES
    Je suis deçu de votre reaction.
    Accuser d’anciens ouvriers,employés etc….d’être la cause de nos emmerdes de maintenant c’est énorme…..
    Ah ben merde alors la gifle.

    Répondre
  45. KINOU
    KINOU dit :

    Bonjour AGNES
    Je suis deçu de votre reaction.
    Accuser d’anciens ouvriers,employés etc….d’être la cause de nos emmerdes de maintenant c’est énorme…..
    Ah ben merde alors la gifle.

    Répondre
  46. touchatout
    touchatout dit :

    Agnès,
    tu te laisses piéger par le discours libéral ambiant. Le braquage a lieu, effectivement, non pas entre générations, mais entre classes sociales.
    On ne peut pas parler de futures retraites, parce que les retraites versées sont toujours une part des biens produits au moment du versement.

    Les retraites versées aujourd’hui résultent de la répartition des biens produits aujourd’hui, les taux et les durées de cotisations ne sont que des modes de calcul arbitraires des « droits », ajustés pour les faire coller à la masse disponible, c’est-à-dire à la répartition actuelle du produit entre capital et travail. Cette répartition se déséquilibre continuellement depuis plus de vingt ans au profit du capital, d’où les ajustements continuels au détriment tant des actifs que des retraités.

    La retraite par capitalisation est la pire des arnaques : elle consiste à priver les actifs d’une partie de leur revenu actuel et à mettre cette part de revenu à la disposition des « marchés financiers ». Du même coup, comme ce revenu est exempté de contribution, on réduit les rentrées actuelles du système de répartition.

    Au moment de bénéficier de la retraite par capitalisation, quand arrivera le lendemain qui chante, on ne pourra compter que sur les biens produits à ce moment-là et on se retrouvera avec le même problème de répartition. Soit le revenu du capital constitue une rente sufisante, soit il faut vendre les titres. Mais si le rendement est mauvais, le prix de vente est bas, il n’y a pas d’acheteur. En tout état de cause, le capital ne produit rien sans travail. Le seul revenu à répartir est celui du travail. Les baisés, comptez-vous ! Enron pour tout le monde.

    Reprends-toi !

    Répondre
  47. touchatout
    touchatout dit :

    Agnès,
    tu te laisses piéger par le discours libéral ambiant. Le braquage a lieu, effectivement, non pas entre générations, mais entre classes sociales.
    On ne peut pas parler de futures retraites, parce que les retraites versées sont toujours une part des biens produits au moment du versement.

    Les retraites versées aujourd’hui résultent de la répartition des biens produits aujourd’hui, les taux et les durées de cotisations ne sont que des modes de calcul arbitraires des « droits », ajustés pour les faire coller à la masse disponible, c’est-à-dire à la répartition actuelle du produit entre capital et travail. Cette répartition se déséquilibre continuellement depuis plus de vingt ans au profit du capital, d’où les ajustements continuels au détriment tant des actifs que des retraités.

    La retraite par capitalisation est la pire des arnaques : elle consiste à priver les actifs d’une partie de leur revenu actuel et à mettre cette part de revenu à la disposition des « marchés financiers ». Du même coup, comme ce revenu est exempté de contribution, on réduit les rentrées actuelles du système de répartition.

    Au moment de bénéficier de la retraite par capitalisation, quand arrivera le lendemain qui chante, on ne pourra compter que sur les biens produits à ce moment-là et on se retrouvera avec le même problème de répartition. Soit le revenu du capital constitue une rente sufisante, soit il faut vendre les titres. Mais si le rendement est mauvais, le prix de vente est bas, il n’y a pas d’acheteur. En tout état de cause, le capital ne produit rien sans travail. Le seul revenu à répartir est celui du travail. Les baisés, comptez-vous ! Enron pour tout le monde.

    Reprends-toi !

    Répondre
  48. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Je me fous du discours ambiant, je parle de mentalité : bien sûr il y a encore des retraités pauvres chez les baby boomers, mais franchement, j’exècre profondément la mentalité de la génération des parents de la mienne qui se résume très simplement : Tout Pour Ma Gueule. C’est vrai que mon père, plus prolo et plus vieux aussi, n’a jamais été dans cet état d’esprit, mais pour les parents de bien de mes potes, ça a toujours été flagrant. Ils considèrent les enfants comme des concurrents (dans leur course à la jouissance et à l’éternelle jeunesse), voire des parasites, n’ont jamais hésité à arbitrer pour leur gueule (j’ai des potes gosses de parents aisés qui ont dû arrêter leurs études, parce que les parents ne voulaient pas sacrifier leur mois de vacances exotiques par an ou réduire de quelque manière que ce soit leur train de vie pour assurer l’avenir de leurs gosses – de quel genre de parents s’agit-il là?) et qui se tamponnent totalement des difficultés de notre génération et des suivantes, tant que ça n’impacte pas sur leur sacro-saint train de vie. Ce sont les rois des jugements merdeux à l’emporte-pièce, genre, quand tu rames entre chomdu, bas salaire et contrats précaires, ils te rétorquent la bouche en cœur : quand on veut, on peut.

    En fait, ils ne comprennent les problèmes que quand ils se les prennent en pleine gueule et leur niveau d’empathie est égal à zéro.
    Le plus souvent, ils ont renié leur idéaux de jeunesse pour quelques biftons de plus et estiment que mai 68 était le summum de la contestation sociale, qu’ils sont le summum de ce que peut produire notre société. Il sont fondamentalement après moi, la fin du monde.

    J’apprécie d’autant plus ceux d’entre eux qui ont su développer un meilleur état d’esprit : vu le contexte, ils ont du mérite. Sinon, cette génération s’accroche aux manettes depuis près de 30 ans, avec les résultats que l’on connaît.

    Maintenant, je m’en tape que l’on me trouve primaire, sectaire, pontifiante et généralisante : la fréquentation de cette génération de gens me laisse penser durablement que c’est probablement la plus belle brochette de connards que notre société n’a jamais sécrété!

    Répondre
  49. Fred., de L.
    Fred., de L. dit :

    Y-a des trucs que j’ai jamais compris. Genre, quand j’étais à la CIPAV, ils me réclamaient par an un ou deux yeux. Et depuis que je suis à l’Organic, ils ne me réclament que la même chose que l’URSSAF, en gros un truc correct, qui place l’ensemble de mes prélèvements obligatoires au niveau d’un salarié.

    Répondre
  50. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Monsieur Monolecte me fait remarquer (comme souvent!) que je ne peux pas coller tous les baby boomers dans le même panier de crabes…
    Certes, il a raison (comme souvent! – mais j’évite de le reconnaître, sinon, il pourrait devenir franchement casse-pied 😉 ).

    Il dit aussi qu’ils sont vachement plus nombreux que nous et que c’est une belle erreur que de se les coller tous sur le dos… 😀

    Bon, on va dire que les hasards de la vie ont fait que l’écrasante majorité des baby boomers que j’ai eu le privilège de croiser tout au long de ma courte et misérable existence m’ont furieusement donné envie de prendre le maquis et de me ligaturer les trompes avec les dents afin de ne jamais, jamais devenir comme eux…

    C’est mieux comme ça? 🙂

    Sans compter que parmi eux, y avait une sacré brochette de gros connards, quand même! 😀

    Répondre
  51. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Monsieur Monolecte me fait remarquer (comme souvent!) que je ne peux pas coller tous les baby boomers dans le même panier de crabes…
    Certes, il a raison (comme souvent! – mais j’évite de le reconnaître, sinon, il pourrait devenir franchement casse-pied 😉 ).

    Il dit aussi qu’ils sont vachement plus nombreux que nous et que c’est une belle erreur que de se les coller tous sur le dos… 😀

    Bon, on va dire que les hasards de la vie ont fait que l’écrasante majorité des baby boomers que j’ai eu le privilège de croiser tout au long de ma courte et misérable existence m’ont furieusement donné envie de prendre le maquis et de me ligaturer les trompes avec les dents afin de ne jamais, jamais devenir comme eux…

    C’est mieux comme ça? 🙂

    Sans compter que parmi eux, y avait une sacré brochette de gros connards, quand même! 😀

    Répondre
  52. touchatout
    touchatout dit :

    Tu vois bien que tu déconnes :

    « cette génération s’accroche aux manettes depuis près de 30 ans, avec les résultats que l’on connaît. »

    Ce n’est pas une génération qui est accrochée aux manettes, c’est une CLASSE SOCIALE.
    Comment faut-il te le dire, coproclaque ?

    « Sans compter que parmi eux, y avait une sacré brochette de gros connards, quand même! 😀 »

    Ben oui, mais pas plus ni moins dans une génération que dans une autre, et on dirait que tu choisis mal tes fréquentations. 🙁

    Répondre
  53. touchatout
    touchatout dit :

    Tu vois bien que tu déconnes :

    « cette génération s’accroche aux manettes depuis près de 30 ans, avec les résultats que l’on connaît. »

    Ce n’est pas une génération qui est accrochée aux manettes, c’est une CLASSE SOCIALE.
    Comment faut-il te le dire, coproclaque ?

    « Sans compter que parmi eux, y avait une sacré brochette de gros connards, quand même! 😀 »

    Ben oui, mais pas plus ni moins dans une génération que dans une autre, et on dirait que tu choisis mal tes fréquentations. 🙁

    Répondre
  54. ti_cyrano
    ti_cyrano dit :

    D’accord sur le constat, mais je crois davantage à un concours de circonstances historiques qu’à la génération spontanée d’une majorité de salopards.

    Un des mots d’ordre était "jouir sans entraves". Eh bien ils l’ont fait tout simplement, avec une absolue bonne conscience et sans penser à mal, justement parce-qu’ils rejetaient le mode de vie très étriqué de leurs propres parents.

    On leur a dit, ils l’ont cru, que la croissance était éternelle et illimitée, et que jusqu’à la fin des temps les enfants vivraient mieux que leurs parents. Pourquoi ne l’auraient-ils pas cru ? Ils (beaucoup, pas tous) ne se sont donc pas trop souciés de l’avenir de leurs enfants puisqu’ils étaient censés partir avec de meilleures chances qu’eux-mêmes en avaient eu.

    Les circonstances ont changé (!) et ils leur est très difficile d’admettre que les recettes d’hier ne fonctionnent plus, et qu’aujourd’hui ils ne pourraient pas refaire ce qu’ils ont fait. Mais ils n’ont certainement pas été plus cyniques que des générations antérieures de possédants qui ont délibérément suscité des conflits et envoyé les plus jeunes à l’abattoir pour maintenir ou améliorer leur statut social.

    Et pas plus cyniques non plus que les jeunes loups qui s’en sortent aujourd’hui (ou qui espèrent le faire) en croyant qu’ils le doivent à leurs seules qualités et que la loi de la jungle est juste et bonne. Et pas plus amoraux non plus que le smicard ou le petit cadre auxquels on explique (et qui veulent bien le croire) que c’est la faute à ces profiteurs de chômistes qui viennent jusque dans nos bras nous sucer la moelle.

    Une simple question de circonstances, de moment et de lieu. Le pot d’être passé entre les gouttes, entre deux crises ou entre deux guerres.

    Répondre
  55. ti_cyrano
    ti_cyrano dit :

    @touchatout :

    J’aime bien "coproclaque" LOL Fais gaffe quand même, tu es apparement le seul à l’utiliser sur la toile (mais tu vas peut-être faire des émules 😉 ) et on peut te pister avec ça, nonobstant le pseudo.

    Répondre
  56. ti_cyrano
    ti_cyrano dit :

    @touchatout :

    J’aime bien "coproclaque" LOL Fais gaffe quand même, tu es apparement le seul à l’utiliser sur la toile (mais tu vas peut-être faire des émules 😉 ) et on peut te pister avec ça, nonobstant le pseudo.

    Répondre
  57. touchatout
    touchatout dit :

    @ ti_cyrano

    Content que quelqu’un ait relevé coproclaque, tu es le premier. Je crois bien être le seul à utiliser mon invention, mais je serais flatté d’être accompagné, compte tenu de la qualité de ces émules hypothétiques 😉

    Peut-être aimeras-tu aussi luthomiction, ou orchidoclaste (qui ne sont pas du tout de mon cru) ?

    Pour ce qui est d’être pisté (tu ne dois pas manquer de flair, Cyrano ;-), nous connaisson-nous par ailleurs ?
    Et si quelqu’un d’autre utilisait mon pseudo, ou le tien, pour écrire des insanités ?

    Répondre
  58. touchatout
    touchatout dit :

    @ ti_cyrano

    Content que quelqu’un ait relevé coproclaque, tu es le premier. Je crois bien être le seul à utiliser mon invention, mais je serais flatté d’être accompagné, compte tenu de la qualité de ces émules hypothétiques 😉

    Peut-être aimeras-tu aussi luthomiction, ou orchidoclaste (qui ne sont pas du tout de mon cru) ?

    Pour ce qui est d’être pisté (tu ne dois pas manquer de flair, Cyrano ;-), nous connaisson-nous par ailleurs ?
    Et si quelqu’un d’autre utilisait mon pseudo, ou le tien, pour écrire des insanités ?

    Répondre
  59. BABY-BOOMER
    BABY-BOOMER dit :

    Les baby-boomers : une génération qui va profondément marquer les 50 prochaines années
    « Les baby-boomers ont marqué la démographie des pays développés ces soixante dernières années. Leur départ à la retraite, puis leur mort, va peser sur les cinquante prochaines » indique la dernière étude de l’Institut national d’études démographiques (Ined). Et de s’interroger : l’entrée des jeunes générations sur le marché du travail va-t-elle en être facilitée ? Les besoins d’assistance aux personnes âgées dépendantes vont-ils exploser ? En comparant différents pays européens, Alain Monnier, chercheur à l’Ined, montre que beaucoup dépend de l’ampleur du baby-boom dans chaque pays.

    Dans plusieurs pays industrialisés, la reprise inattendue de la fécondité après la Seconde Guerre mondiale, et jusqu’au début des années 1970, a constitué ce qu’on a appelé le baby-boom, indique en introduction cette étude de l’Ined parue mardi. S’est ainsi formée, précise-t-elle, une « vague » de générations nombreuses dont la naissance, puis l’avancée en âge aura marqué toute la seconde moitié du 20ème siècle, et dont le vieillissement va maintenant concerner les cinquante prochaines années.

    Les premières générations de baby-boomers, nées en 1945, atteignent aujourd’hui l’âge de la retraite, poursuit Alain Monnier en ajoutant qu’elles « seront aux portes de la grande vieillesse vers 2025, et auront disparu dans les années 2040. Les générations nées au coeur du baby-boom, au milieu des années 1960, vont connaître le même cheminement, mais selon un calendrier décalé d’une vingtaine d’années : cessation d’activité vers 2025, entrée dans la grande vieillesse vers 2045, extinction dans les années 2060 ».

    Et la parenthèse du baby-boom sera définitivement fermée lorsque les dernières générations nombreuses, nées au début des années 1970, se seront éteintes. Les cinquante prochaines années, remarque encore l’étude de l’Ined, vont donc être marquées par des évolutions notables concernant en particulier le renouvellement de la population active, les besoins d’accueil en institution pour personnes âgées et enfin les secteurs d’activité en relation avec la mort. …/…

    Le départ en retraite des baby-boomers va-t-il permettre de réduire le chômage ?

    Les personnes appartenant aux générations du baby-boom vont sortir de la vie active durant les trois prochaines décennies. Simultanément, les générations nées à partir des années 1980 vont y entrer. La comparaison, chaque année, des effectifs d’un nombre donné de générations de jeunes aux effectifs d’un nombre équivalent de générations atteignant l’âge de sortie d’activité permet d’évaluer la façon dont les générations des baby-boomers vont « céder la place » aux jeunes générations. (…)

    D’une façon générale, il y a eu, dans les dernières décennies du 20ème siècle, notablement plus de jeunes atteignant les âges d’entrée dans la vie active que de personnes atteignant l’âge de la retraite. En 2005, cette situation s’observe encore dans trois des pays étudiés (la France, le Royaume-Uni et l’Espagne), où les générations qui atteignent 60-64 ans sont des classes creuses, nées pendant la Seconde Guerre mondiale (1940-1944).

    Globalement, le déséquilibre structurel entre « entrants » et « sortants » de la population d’âge actif va s’atténuer dans les années à venir : vers 2010, l’équilibre sera atteint dans l’Union européenne. La situation de chaque pays va ensuite évoluer différemment selon qu’ils ont été plus ou moins concernés par le baby-boom et selon que la fécondité à la fin du 20ème siècle y était plus ou moins basse. En France, où le baby-boom a été très important, et où la fécondité depuis 1980 est demeurée relativement plus élevée qu’ailleurs, le volume des départs en retraite des baby-boomers devrait correspondre à peu près à celui des entrées de jeunes sur le marché du travail. (…) Au total, dans tous les pays, le nombre de jeunes atteignant les âges d’activité va, dans les prochaines décennies, devenir inférieur à celui des personnes atteignant l’âge de cessation d’activité.

    Cette situation peut contribuer à créer les conditions d’une réduction du chômage mais ne la garantit pas. En effet, remarque l’Ined, en France par exemple, les stratégies d’entreprise du secteur privé, comme les orientations relatives à la gestion du personnel de la fonction publique, tendent à ne pas procéder au remplacement systématique des départs en retraite. D’autre part, il n’y a pas nécessairement adéquation entre les caractéristiques des emplois laissés vacants par les départs (secteur d’activité, niveau de qualification, localisation géographique) et celles des demandeurs d’emploi. Enfin, il faudrait tenir compte du nombre d’actifs âgés et de candidats à l’activité, et pas seulement des effectifs « ayant l’âge ». (…)

    Dans certains pays européens, l’ampleur de l’écart entre entrants et sortants – autour de –40% en Allemagne ou en Italie – pourrait se révéler un handicap : en l’absence de migrations, les jeunes générations ne suffiront pas à remplacer les anciennes estime l’Ined. Il pourrait y avoir là, pour les jeunes Français, des opportunités d’emploi à proximité immédiate de nos frontières…

    De combien faut-il augmenter le nombre de places en institution pour personnes âgées ?

    Parmi les préoccupations suscitées par les charges que pourrait faire peser l’augmentation des effectifs de personnes âgées, celles liées aux structures nécessaires pour les accueillir, notamment quand elles sont dépendantes, occupent une place particulière.

    Cette question doit être envisagée dans le cadre plus général du lieu de vie des personnes dépendantes et de leur prise en charge. Les personnes dépendantes peuvent en effet vivre à leur domicile, si elles bénéficient d’une assistance quotidienne de proches, le plus souvent bénévoles, ou de personnels spécialisés et salariés. Elles peuvent aussi être accueillies au domicile d’un membre de leur famille ou de toute autre tierce personne, dans un cadre qui demeure privé. Elles peuvent enfin vivre dans une institution : maison de retraite, foyer-résidence.

    La proportion de personnes âgées vivant ainsi en institution varie beaucoup d’un pays à l’autre de l’Union européenne. Parmi celles âgées de plus de 75 ans, elle va de quelques pour cent en Pologne (2 %), en Espagne et en Italie (4 %), à environ 12 % en France, aux Pays-Bas, en Belgique, en Irlande ou au Luxembourg, tandis que les pays nordiques, l’Autriche, le Royaume-Uni et le Portugal occupent une position intermédiaire. Ces écarts reflètent les différences des modèles culturels relatifs aux solidarités familiales, et sans doute aussi, quelques inadéquations entre la demande et l’offre d’équipements collectifs.

    Pour maintenir dans les années à venir les taux d’accueil observés actuellement, compte tenu de la croissance attendue de la population âgée, la capacité des institutions destinées aux personnes âgées devrait augmenter considérablement. Dans de nombreux pays, il faudrait prévoir une augmentation de plus de 60 %, estime l’Ined, voire un doublement de la capacité d’accueil. Toutefois, cette projection mécanique ne tient pas compte des souhaits et possibilités des personnes âgées et de leur famille, ni du résultat qu’auront les mesures mises en place pour favoriser le maintien à domicile, des éléments difficiles à prévoir.

    Ce scénario ne prend pas en considération, notamment, une éventuelle amélioration de l’état de santé, alors que le nombre d’années vécues sans incapacités tend à augmenter plus vite que l’espérance de vie : on vit plus vieux et aussi en meilleure santé. On peut apprécier l’impact que pourrait avoir, sur les besoins en institutions d’accueil, une amélioration de l’état de santé des personnes âgées permettant de reculer l’âge d’entrée en institution. En effet, les proportions de personnes vivant en institution entre 75 et 79 ans sont relativement faibles (dépassant rarement 3 %). Mais comme les effectifs de ce groupe d’âges sont encore importants, les 75-79 ans représentent, à eux seuls, entre 15 % et 20 % des effectifs de personnes vivant en institution dans les États membres d’Europe du nord-ouest, et de 25 à 35 % dans ceux d’Europe méridionale ou centrale.

    Une entrée seulement un peu plus tardive en maison de retraite ou en maison de santé spécialisée permettrait donc de limiter l’augmentation des besoins en capacité d’accueil. A titre d’illustration, si l’entrée en institution se faisait à partir de 80 ans, le nombre de places nécessaires diminuerait sensiblement dans de nombreux pays. La révision à la baisse par rapport au scénario précédent serait de l’ordre de 25 % dans les pays de l’Europe des Quinze, et plus forte encore parmi les nouveaux accédants. Cette hypothèse d’une entrée en institution plus tardive s’inscrit dans un phénomène déjà en cours ; elle correspond aux souhaits des personnes âgées et à l’orientation des politiques de la vieillesse : elle est donc tout à fait réaliste, et sera sans doute même d’une ampleur plus forte que celle, très modeste, prise ici à titre illustratif.

    La disparition des baby-boomers : le boom des décès

    Finalement, les baby-boomers vont mourir. L’augmentation du nombre de décès va constituer, dans les pays du baby-boom, un phénomène d’autant plus remarquable que, depuis une cinquantaine d’années, ce nombre était souvent resté stable. La baisse de la mortalité avait en effet permis de compenser l’augmentation de la population et plus particulièrement de la population âgée.

    Les pays du baby-boom se distinguent dans ce domaine des autres pays d’Europe, comme l’illustre l’évolution observée et projetée du nombre de décès en France et en Italie. Dans ces deux pays, le nombre de décès va augmenter d’environ 40 % d’ici 2050, mais en France, cette augmentation fait suite à une stabilité remarquable, alors qu’en Italie, elle prolonge une tendance à l’augmentation déjà en cours.

    Au total, dans tous les pays occidentaux de l’Union, et à un moindre degré parmi les nouveaux accédants, les prochaines décennies vont être marquées par une augmentation très forte du nombre de décès. Celle-ci atteindra en moyenne 40 % dans le premier groupe de pays, moins de 20 % dans le second. Cette multiplication du nombre de décès ne manquera pas d’avoir des implications socio-économiques, concernant notamment le système de santé, qui devra prendre en charge un nombre croissant de personnes en fin de vie, et le secteur d’activités qui s’est développé autour de la mort, dont le chiffre d’affaires actuel est de l’ordre, en France, de 1,5 milliard d’euros.

    Le baby-boom n’a pas été la première vague de forte natalité dans l’histoire de la démographie. (…) Mais aucune n’a connu la durée ni l’ampleur du baby-boom ayant suivi la Seconde Guerre mondiale. Et aucune n’a autant marqué l’histoire sociale et économique d’un si vaste ensemble humain.

    En savoir plus sur le site Internet de l’Ined

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  60. BABY-BOOMER
    BABY-BOOMER dit :

    Le Monolecte est -il un bobo qui s’ignore?

    C’est quoi être bobo aujourd’hui ?

    Il lit Frédéric Beigbeder en franc ou en euro, s’habille chez GAP, mange bio, hait la mondialisation – tout en possédant un porte-feuille d’actions boursières – et jongle avec les paradoxes comme avec son palm pilot : le Bobo …

    Bobo, c’est l’acronyme de « Bourgeois-Bohème », terminologie choisie par le journaliste américain David Brooks du New-York Times, afin de définir la génération montante « made in US ». Pourtant, difficile d’être à la fois « conservateur, conformiste, fermé à la littérature et aux arts » (définition de bourgeois- dictionnaire Hachette) et dans le même temps « mener une vie irrégulière et désordonnée » (définition de bohème- dictionnaire Hachette) !
    Mais c’est dans ce joyeux compromis que s’épanouit notre bobo.

    Il est plaisant de remarquer que ce mot n’a pas de féminin. Comment donc nommer cet esprit subtil et raffiné dont le leitmotiv semble être « soyons différents » si, à la base, il condense dans un seul et même groupe hommes et femmes ? Passons, car le bobo n’est pas à un amalgame près.

    Pratiquer le perfectionnisme pour des futilités

    N’est pas bobo qui veut ! D’ailleurs, on ne naît pas bobo… on le devient !
    Pour se faire, mieux vaut avoir l’esprit malléable et les poches bien remplies. Surtout ne jamais oublier de clamer son unicité… Par définition, le bobo ne fait jamais comme tout le monde : Il fustige la mode, mais file directement chez Gap ou Zara trouver le vêtement vrai-faux-chic et décalé qui lui permettra de se faire quand même remarquer (il ne manquerait plus qu’il passe inaperçu !).

    En vacances, ne chercher pas le bobo dans les lieux branchés si peu originaux : Notre homme préfère retaper une vieille ferme dans le Poitou plutôt que de s’exposer aux flashs de la jet-set.

    En être moderne, le bobo sait où il va mais plus d’où il vient… Il parle écologie, trou de la couche d’Ozone, ne porte que des matières naturelles tout en abusant dans le même temps de toutes les technologies de la Silicon Valley. D’ailleurs, il se surveille et veille à bien entretenir un certain flou concernant son art de vie. Détenteur selon lui des vérités indubitables chères à Descartes, le bobo suit consciencieusement « sa » méthode… A croire qu’il n’est toujours pas sorti de la caverne ! Exemple concret : pour lui, seul les parvenus se ruinent en produits de luxe. Les personnes cultivées ne se ruinent qu’en choses essentielles. C’est l’investissement dans le matériel qui compte, mais ne lui faîtes pas remarquer, il ne vous croirait pas.

    Il faut également que le bobo pratique le perfectionnisme pour les petites choses. Sous-entendu : il faut pour cela être très intelligent afin de discerner et retenir que plus une chose est petite, plus il est louable d’avoir réfléchi avant de l’acheter ! De plus, selon notre bobo, les élites socio- culturelles sont « censées » faire moins bien que les autres… Seulement « censées » ! Humilité oblige, et, surtout, hors de question de se comparer aux autres : Le bobo cultive l’unique et l’exceptionnel. Pour lui ce qui est à la mode ne l’est plus, seule l’authentique trouve grâce à ses yeux.

    Autres vertus essentielles de ce club si select : les élites socio-culturelles doivent se ruiner pour des choses qui ne sont pas chères… Histoire de bien se distinguer des élites cossues, plus riches mais moins intelligentes et pas très au fait en matière de dentifrice bio à 35 euros le tube !

    Dernier code de l’étiquette : préférer les magasins offrant un choix de produits encore plus vaste que dans ses rêves et ne pas s’attarder sur les choses aussi vulgaires que le prix. Que nenni ! Preuve que le bobo est maître de sa consommation, « lui » !

    Un animal paradoxal

    Question idéologie, le Bobo est très « open » : Contre le racisme, pour le droit d’adoption des homosexuels, pas macho… Toutes nouvelles idées est bonne à prendre et à exploiter (rappel : Ne jamais faire comme tout le monde). Pour cela, il surfe des heures sur le net, persuadé de s’enrichir intellectuellement et de faire de bonnes affaires. Quand il aura constaté que tout le monde « shoppe » sur Internet, il retournera dans la boutique du coin de la rue et prônera le retour des petits commerces si sympathiques et humains….

    Un point marquant de son éducation est son culte de la forme naturelle : avoir la santé grâce à un subtil dosage de soja et de tofu bio… C’est là qu’apparaît le drame de cet animal qui se voudrait si différent : Comme un consommateur lambda, il n’a pas résisté aux sirènes des idées toutes faites et au biomarketing. D’ailleurs c’est là son drame ! Malgré tous ses efforts pour paraître différent, le bobo reste désespérément « humain ». Le bobo se rêve un personnage qui le dépasse. A force de s’inventer, il apparaît comme un nouveau riche pas très révolutionnaire, un écolo moderne qui aimerait concilier nouvelle économie et profit avec culture de son jardin et commerce équitable… Un doux utopiste en somme. C’est Candide chez les Réalistes !

    Le bobo est mort, vive le furita

    D’ailleurs, cet être fragile en perpétuelle évolution a du souci à se faire : être bobo, c’est out ! Maintenant pour être in, il faut être « Furita » !
    Ce nouveau mode de vie nous vient directement du Japon. Lassé par une économie en panne et une idéologie productiviste datant des années 60- 80 encore bien ancrée dans les esprits, les 15- 29 ans tentent de révolutionner les institutions. Pour 40% d’entre eux, le travail est un moyen simple de gagner sa vie et non plus une fin en soi. Le salarié modèle en costume cravate gris, c’est t-e-r-m-i-n-é !
    Les jeunes Japonais sont en rupture avec le modèle dominant. Ce qui compte à leurs yeux, c’est de vivre en adéquation avec leurs envies, quitte à vivre modestement. Les meilleurs diplômés acceptent des emplois précaires de serveurs, travaillent 6 mois, puis partent 6 mois à la découverte du monde. On les appelle les Furita, de l’anglais « free » (libre) et de l’allemand « arbeit » (le travail). Ils seraient déjà 1,7 millions dans le pays selon les statistiques officielles. Fustigés par certains qui regrettent la perte du sens de l’effort, les Furitas pourrait bien débarquer rapidement en France.
    Vivre en harmonie avec soi, découvrir l’autre, une philosophie de vie plus enrichissante que de se regarder le nombril en s’assommant de questions pseudo- existentielles.

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  61. BABY-BOOMER
    BABY-BOOMER dit :

    Le Monolecte est -il un bobo qui s’ignore?

    C’est quoi être bobo aujourd’hui ?

    Il lit Frédéric Beigbeder en franc ou en euro, s’habille chez GAP, mange bio, hait la mondialisation – tout en possédant un porte-feuille d’actions boursières – et jongle avec les paradoxes comme avec son palm pilot : le Bobo …

    Bobo, c’est l’acronyme de « Bourgeois-Bohème », terminologie choisie par le journaliste américain David Brooks du New-York Times, afin de définir la génération montante « made in US ». Pourtant, difficile d’être à la fois « conservateur, conformiste, fermé à la littérature et aux arts » (définition de bourgeois- dictionnaire Hachette) et dans le même temps « mener une vie irrégulière et désordonnée » (définition de bohème- dictionnaire Hachette) !
    Mais c’est dans ce joyeux compromis que s’épanouit notre bobo.

    Il est plaisant de remarquer que ce mot n’a pas de féminin. Comment donc nommer cet esprit subtil et raffiné dont le leitmotiv semble être « soyons différents » si, à la base, il condense dans un seul et même groupe hommes et femmes ? Passons, car le bobo n’est pas à un amalgame près.

    Pratiquer le perfectionnisme pour des futilités

    N’est pas bobo qui veut ! D’ailleurs, on ne naît pas bobo… on le devient !
    Pour se faire, mieux vaut avoir l’esprit malléable et les poches bien remplies. Surtout ne jamais oublier de clamer son unicité… Par définition, le bobo ne fait jamais comme tout le monde : Il fustige la mode, mais file directement chez Gap ou Zara trouver le vêtement vrai-faux-chic et décalé qui lui permettra de se faire quand même remarquer (il ne manquerait plus qu’il passe inaperçu !).

    En vacances, ne chercher pas le bobo dans les lieux branchés si peu originaux : Notre homme préfère retaper une vieille ferme dans le Poitou plutôt que de s’exposer aux flashs de la jet-set.

    En être moderne, le bobo sait où il va mais plus d’où il vient… Il parle écologie, trou de la couche d’Ozone, ne porte que des matières naturelles tout en abusant dans le même temps de toutes les technologies de la Silicon Valley. D’ailleurs, il se surveille et veille à bien entretenir un certain flou concernant son art de vie. Détenteur selon lui des vérités indubitables chères à Descartes, le bobo suit consciencieusement « sa » méthode… A croire qu’il n’est toujours pas sorti de la caverne ! Exemple concret : pour lui, seul les parvenus se ruinent en produits de luxe. Les personnes cultivées ne se ruinent qu’en choses essentielles. C’est l’investissement dans le matériel qui compte, mais ne lui faîtes pas remarquer, il ne vous croirait pas.

    Il faut également que le bobo pratique le perfectionnisme pour les petites choses. Sous-entendu : il faut pour cela être très intelligent afin de discerner et retenir que plus une chose est petite, plus il est louable d’avoir réfléchi avant de l’acheter ! De plus, selon notre bobo, les élites socio- culturelles sont « censées » faire moins bien que les autres… Seulement « censées » ! Humilité oblige, et, surtout, hors de question de se comparer aux autres : Le bobo cultive l’unique et l’exceptionnel. Pour lui ce qui est à la mode ne l’est plus, seule l’authentique trouve grâce à ses yeux.

    Autres vertus essentielles de ce club si select : les élites socio-culturelles doivent se ruiner pour des choses qui ne sont pas chères… Histoire de bien se distinguer des élites cossues, plus riches mais moins intelligentes et pas très au fait en matière de dentifrice bio à 35 euros le tube !

    Dernier code de l’étiquette : préférer les magasins offrant un choix de produits encore plus vaste que dans ses rêves et ne pas s’attarder sur les choses aussi vulgaires que le prix. Que nenni ! Preuve que le bobo est maître de sa consommation, « lui » !

    Un animal paradoxal

    Question idéologie, le Bobo est très « open » : Contre le racisme, pour le droit d’adoption des homosexuels, pas macho… Toutes nouvelles idées est bonne à prendre et à exploiter (rappel : Ne jamais faire comme tout le monde). Pour cela, il surfe des heures sur le net, persuadé de s’enrichir intellectuellement et de faire de bonnes affaires. Quand il aura constaté que tout le monde « shoppe » sur Internet, il retournera dans la boutique du coin de la rue et prônera le retour des petits commerces si sympathiques et humains….

    Un point marquant de son éducation est son culte de la forme naturelle : avoir la santé grâce à un subtil dosage de soja et de tofu bio… C’est là qu’apparaît le drame de cet animal qui se voudrait si différent : Comme un consommateur lambda, il n’a pas résisté aux sirènes des idées toutes faites et au biomarketing. D’ailleurs c’est là son drame ! Malgré tous ses efforts pour paraître différent, le bobo reste désespérément « humain ». Le bobo se rêve un personnage qui le dépasse. A force de s’inventer, il apparaît comme un nouveau riche pas très révolutionnaire, un écolo moderne qui aimerait concilier nouvelle économie et profit avec culture de son jardin et commerce équitable… Un doux utopiste en somme. C’est Candide chez les Réalistes !

    Le bobo est mort, vive le furita

    D’ailleurs, cet être fragile en perpétuelle évolution a du souci à se faire : être bobo, c’est out ! Maintenant pour être in, il faut être « Furita » !
    Ce nouveau mode de vie nous vient directement du Japon. Lassé par une économie en panne et une idéologie productiviste datant des années 60- 80 encore bien ancrée dans les esprits, les 15- 29 ans tentent de révolutionner les institutions. Pour 40% d’entre eux, le travail est un moyen simple de gagner sa vie et non plus une fin en soi. Le salarié modèle en costume cravate gris, c’est t-e-r-m-i-n-é !
    Les jeunes Japonais sont en rupture avec le modèle dominant. Ce qui compte à leurs yeux, c’est de vivre en adéquation avec leurs envies, quitte à vivre modestement. Les meilleurs diplômés acceptent des emplois précaires de serveurs, travaillent 6 mois, puis partent 6 mois à la découverte du monde. On les appelle les Furita, de l’anglais « free » (libre) et de l’allemand « arbeit » (le travail). Ils seraient déjà 1,7 millions dans le pays selon les statistiques officielles. Fustigés par certains qui regrettent la perte du sens de l’effort, les Furitas pourrait bien débarquer rapidement en France.
    Vivre en harmonie avec soi, découvrir l’autre, une philosophie de vie plus enrichissante que de se regarder le nombril en s’assommant de questions pseudo- existentielles.

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  1. […] Ce qui caractérise l’exception, c’est précisément qu’elle ne soit pas la règle, c’est ce qui est hors de la règle commune, qui parait unique. Sauf que depuis 10 ans, le repos dominical est constamment attaqué dans son principe et que d’exceptionnelles, les ouvertures du dimanche et des jours fériés sont devenues habituelles. […]

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