Articles

Après eux, la fin du monde

Ne ressentez-vous pas, vous aussi, avec quelle extrême complaisance morbide notre société se vautre dans le catastrophisme le plus poisseux ?

Mes plus sincères salutations

C'est l'été en Maurienne et je dois avoir 14 ans. Les journées sont longues, lumineuses, remplies de nos jeux et de nos cris. On est une bande de potes. On est les terreurs de la montagne.

Effet ciseau

Et là, est-ce que tu commences à bien la sentir, la main invisible du marché ? Est-ce que tu la sens bien, son étreinte implacable qui t'a choppé par les balloches et qui te broie, continuellement, inexorablement, jusqu'à ce que tu mettes genou à terre, jusqu'à ce que tu ploies l'échine, jusqu'à ce que tu ne sois plus rien qu'un grand cri de douleur ?

L'inertie du quotidien

On ne vit que la nuit. Ou pendant les vacances. Pendant nos escapades. Nos fugues. On ne vit réellement que dans les interstices de l'existence.

Comme un phare dans la nuit

Il y a quelques jours, une belle boutique flambant neuve était inaugurée au bled. Événement relativement rare et d'autant plus remarquable que cette boutique a une histoire.

Le complexe du fumiste

Plus que de marcher à côté de ses pompes, c'est le sentiment insurmontable qu'on ne les mérite pas.

Zones blanches

De l'intérêt de se promener dans des expos photos avec une bande de jeunes, comme de nourrir une mise en abîme des états du logement sur ces 60 dernières années.

Au bistrot

L'autre jour, sur Facebook, le réseau social où l'on a que des amis, quelqu'un faisait remarquer qu'en France, les troquets étaient plus ou moins désertés.
Bien sûr, il y a désaffection et désaffection. Il y a toujours des bistrots emblématiques plantés sur les voies de migration des touristes qui ne désemplissent pas, mais globalement, avec un petit kawa facilement à 2 € (13 balles, quand même !), il y a bien des estaminets qui dépérissent dans notre beau pays, aussi animés qu'un bureau de l'UMP un soir de régionales.

Le Oueb trois point zéro près de chez toi

Au commencement, il y avait la socialisation par les pieds : tu connaissais surtout les gens qui vivaient autour de toi et parfois, un hirsute voyageur poussiéreux, débarqué de quelque obscure contrée, des histoires nouvelles et captivantes plein la besace.

L'imposture humanitaire

Au début, je voulais surtout voyager

Jérémy a la petite vingtaine tranquille et joyeusement ébouriffée des membres de la grande tribu des surfeurs, des glisseurs, des grimpeurs, l'œil aussi limpide qu'un lac pyrénéen à la fonte des glaces et un projet de vie qui se construit pas à pas.

L'imaginaire révolutionnaire

Ce qu'il a de remarquable à retenir de l'année 2009, c'est qu'elle n'a eu précisément rien de remarquable et qu'il n'y pas grand-chose à en retenir.

Le syndrome du poisson rouge

Qui contrôle le passé contrôle l'avenir. Aldous Huxley.
Un peuple qui oublie son passé se condamne à le revivre. Winston Churchill