Le complexe du larbin

La cupidité de quelques uns se nourrit forcément des renoncements de tous les autres.


Iguana
Mise en ligne par Le Monolecte

On ne devrait jamais accepter de bosser pour des clous. Jamais.

Parce que, déjà, ça ne permet pas de vivre.
Et aussi parce que cela te coince pour longtemps dans la case des larves sans amour propre que l’on peut molester à loisir pour trois baffes, une poignée de cacahouètes et un grand coup de pied dans les couilles.

Grouillot un jour, grouillot toujours

J’ai quitté la fac à l’automne 1996, avec un DEA en Sciences Sociales que j’avais arraché de haute lutte à une trajectoire de gosse d’employés. J’aurais dû me précipiter pour valoriser mon bout de papier, toute gonflée d’orgueil, mais voilà, en fac, on n’apprend pas la vie et quand on vient d’un milieu modeste, on a un regard extrêmement naïf sur la réalité du marigot qui nous tient lieu de société.

À l’époque je pensais qu’il fallait faire ses preuves et que le mieux, c’est encore de ne pas se la péter et de savoir partir du bas, avec humilité et courage, pour se tracer à la force du poignet une belle trajectoire hyperbolique dans le monde du travail. J’ai donc pris un job d’enquêtrice à la SOFRES, d’abord pour bouffer, ensuite pour apprendre et progresser en interne, grâce à mes multiples talents qui exploseraient à la vue de tous comme un brillant feu d’artifice et m’auréoleraient de gloire lors de mon ascension sociale.
En tout cas, c’est ce que je croyais avec cette touchante niaiserie dont on fait les victimes de notre époque.

En fait d’apprentissage de la vie, je me suis retrouvée dans un immense open space bruyant, enchaînée à un ordinateur tournant sous DOS où s’affichaient sans fin des séries de questions plus ou moins stupides que je devais infliger sans une once d’esprit critique à des personnes que je harcelais littéralement au téléphone. À chaque bout de travée trônait un superviseur, incarnation éructante de l’ascension salariale dans cette boîte, coincé sous son plafond de verre et dont le job consistait essentiellement à traquer le moindre relâchement de cadence de son troupeau de bigophoneurs, à motiver à la schlague et à distribuer des quotas journaliers inatteignables pour encore mieux presser le citron.
Comme les rémunérations étaient au plancher (voire même à la cave, grâce à la règle des temps de passations taillés aussi larges qu’un t-shirt taille 12 ans sur Pamela Anderson), chacun d’entre nous était un crevard savamment entretenu, toujours prêt à dire oui pour du taff en soirée, le week-end ou les jours fériés, avec une nette préférence pour le premier mai, le jour qui compte double, comme au Scrabble. Cravacher plus pour surnager quelques jours de plus, ce n’est donc pas un concept très très nouveau…

Après huit mois à ce régime roboratif, j’appris deux choses qui achevèrent de me couper les jarrets.
La première, c’est que la direction de la SOFRES avait demandé au chef de la cantoche d’entreprise, où nous étions royalement nourris à 50% du prix par notre société bien-aimée, de bien vouloir nous servir des rations plus petites qu’aux autres convives, afin de garder intacte notre gniak toute la journée, tant il est vrai qu’un estomac bien rempli invite à la somnolence tandis qu’une faim légère et persistante est un excellent aiguillon à crevards.
La seconde, c’est que le recrutement interne des chargés d’études avait été abandonné, parce que les chargés d’études qui venaient du Front Office avaient trop tendance à sympatiser avec les vacataires dont ils étaient les collègues quelques temps plus tôt et avaient donc des remords à leur appliquer des temps de passation irréalistes qui les maintiendraient durablement à une rémunération sous le SMIC.

Ainsi donc, il ne saurait y avoir de grouillots qui se hissent jusqu’à l’Olympe des CDI de la boite, de la même manière qu’il convient de ne pas mélanger les torchons et les serviettes.

La première impression est toujours la meilleure

Quand on arrive dans une boite, tout se joue les premiers jours, voire même lors de l’entretien d’embauche et la signature du contrat. Selon que l’on rentre comme emploi jeune subventionné au taquet ou amené sur un plateau par un chasseur de têtes, tout le destin dans l’entreprise est déjà grandement joué, indépendamment du niveau de formation, des compétences, de la capacité de travail et des résultats antérieurs et à venir. Celui qui accepte un salaire au plancher au démarrage avec la vague perspective d’une augmentation au résultat montre dès le départ qu’il est prêt à cravacher comme un malade pour le salaire de la femme de ménage. Est-ce bien nécessaire alors de le payer plus? Tant qu’il dure et qu’il tire la langue en espérant des jours meilleurs, pourquoi diable le récompenser d’autres choses que de bonnes paroles et de vagues promesses? D’ailleurs, quelqu’un qui a si peu conscience de sa propre valeur, si peu d’amour propre vaut-il réellement quelque chose? Ne lui manque-t-il pas le petit plus qui atteste qu’il appartient à la race des seigneurs?

C’est ainsi que l’on finit par comprendre que plus on démarre bas dans une boîte et plus espacés sont les barreaux de l’échelle qui permet d’accéder aux terrasses ensoleillées. Pour atteindre le sommet, rien ne vaut un bel atterrissage en parachute.
Et puis, ça évite de frayer avec le commun des mortels, celui-là même qu’on se propose de mettre en coupe réglée pour la plus grande gloire des étages supérieurs.

Les chaînes que l’on se pose sur le cou sont celles qui pèsent le plus lourdement sur l’échine.

Parce que je végétais sans perspective dans un chômage poisseux et interminable, parce que malgré plusieurs expériences significatives dans le monde du travail, je ne pouvais pas m’empêcher de penser que plus on fait démonstration de sa bonne volonté et de ses capacités de travail, plus on a de chances de décrocher la timbale, j’avais donc fini par accepter de journaler assidûment dans le bled pour un demi RMI par mois de remboursements de frais de déplacement. Comme je l’ai déjà raconté ici, après 3 ans de bons et loyaux services, non seulement je n’ai pas décroché le moindre boulot que ce soit grâce cette activité de forçat, mais en plus le journal qui m’exploitait a fini par décider qu’une poignée d’euros balancée comme du maïs aux poules, c’était encore trop payé, et que du coup, on nous proposait de continuer, mais à l’œil. J’ai donc claqué la porte en beuglant qu’il ne faut pas se foutre de la gueule des gens et que les dirigeants n’avaient qu’à faire le boulot eux-mêmes à ce prix-là.

Et devinez quoi?

Rien.

Je suis la seule à être partie.

Les autres ont accepté de continuer à travailler pour rien.

N’est-ce pas extraordinaire? On peut arrêter de faire semblant de payer les gens, ils ont tellement une mentalités de robots qu’ils continuent quand même de trimer.

Franchement, à ce compte-là, les chefs d’entreprise auraient tord de se priver.
Serrez-leur le kiki, ils continueront à générer des profits, toujours plus de profits.

Démontez-leur la Sécu, ratiboisez-leur les retraites, flinguez-leur le système social, ils en redemanderont et applaudiront aux baisses d’impôts sur la fortune.

Nous vivons réellement une époque formidable. Dites-leur qu’ils vont perdre leur boulot de merde et ils accepteront sans moufter de travailler plus en gagnant moins, sans même deviner, tant ils sont abrutis de fatigue et de connerie, qu’ils financent par là même, fort généreusement, la énième augmentation de leur encadrement et la délocalisation de leur unité de production.

Qu’est-ce qui pousse donc des hommes et de femmes raisonnablement intelligents à accepter ainsi d’être diminués, exploités, dévalorisés? Parce qu’ils croient encore que la soumission ici et maintenant leur apportera des jours meilleurs dans un hypothétique avenir? Parce qu’ils pensent qu’on a touché le fond et qu’ils finiront par satisfaire la rapacité de leurs exploiteurs? Ou sont-ils justes naïfs comme je l’ai été et que je le suis probablement encore?

Les travailleurs de Chicago, malgré les efforts de leurs organisations, vivaient pour la plupart dans les pires conditions. Beaucoup travaillaient encore quatorze et seize heures par jour, partant au travail dès quatre heures du matin, ne revenant à la maison qu’à sept ou huit heures du soir, même plus tard, de telle sorte qu’ils ne voyaient jamais leurs femmes et leurs enfants à la lumière du jour. Les uns couchaient dans des corridors ou dans des greniers, les autres dans des taudis où trois ou quatre familles s’entassaient. Les sans-logis abondaient; on en voyait ramasser des débris de légumes dans les poubelles, comme les chiens, ou acheter chez le boucher quelques centimes de rognures. D’un autre côté les employeurs avaient, en général, une mentalité de cannibales. Les journaux à leur dévotion écrivaient noir sur blanc que le travailleur devait se guérir de son orgueil et être réduit au rôle de machine humaine. » Ils trouvaient que le plomb était « la meilleure nourriture qu’on puisse donner aux grévistes ». Le Chicago Times osa écrire : La prison et les travaux forcés est la seule solution possible de la question sociale. Il faut espérer que l’usage en deviendra général.
1 mai 1886 Chicago, Increvables anarachistes

À moins qu’ils ne croient que la lutte des classes, c’est vraiment fini. Ou qu’ils aient oublié les luttes danstesques qu’ont dû mener leurs ancêtres pour construire une vie meilleure pour eux et pour leurs enfants. Ou qu’ils soient réellement devenus des larbins. Ou qu’ils s’épuisent dans les vaines indignations qu’on leur offre sur un plateau pendant que l’on continue à les dépouiller jusqu’à la moindre petite parcelle de dignité!

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113 réponses
  1. Swâmi Petaramesh
    Swâmi Petaramesh dit :

    La mentalité d’esclave, tu tombes dessus tous les deux mètres. Jen ai encore eu un exemple frappant il n’y a pas une heure… 🙁

    Je pense de moins en moins qu’on puisse y faire quelque chose à nous tout seuls avec nos p’tits bras. Et de plus en plus que pris globalement, un peuple a exactement ce qu’il mérite 🙁 …et que cela broie inexorablement les individus qui tentent de dépasser des cases, ce qui ne sera jamais une bonne raison de s’en abstenir.

    Répondre
  2. Swâmi Petaramesh
    Swâmi Petaramesh dit :

    La mentalité d’esclave, tu tombes dessus tous les deux mètres. Jen ai encore eu un exemple frappant il n’y a pas une heure… 🙁

    Je pense de moins en moins qu’on puisse y faire quelque chose à nous tout seuls avec nos p’tits bras. Et de plus en plus que pris globalement, un peuple a exactement ce qu’il mérite 🙁 …et que cela broie inexorablement les individus qui tentent de dépasser des cases, ce qui ne sera jamais une bonne raison de s’en abstenir.

    Répondre
  3. dominique
    dominique dit :

    "Nous vivons réellement une époque formidable"
    Chère Agnès, c’est aussi ce que je viens de réécrire dans mon blog qui porte ce même nom au sujet d’un sujet tout autre mais finalement tellement semblable……….
    Pour fréquenter de près les "p’tites gens", je crois qu’on peut s’autoriser à être un peu optimistes quand même, il suffirait juste d’un Loustalot, et c’est son absence qui me questionne.

    Répondre
  4. dominique
    dominique dit :

    "Nous vivons réellement une époque formidable"
    Chère Agnès, c’est aussi ce que je viens de réécrire dans mon blog qui porte ce même nom au sujet d’un sujet tout autre mais finalement tellement semblable……….
    Pour fréquenter de près les "p’tites gens", je crois qu’on peut s’autoriser à être un peu optimistes quand même, il suffirait juste d’un Loustalot, et c’est son absence qui me questionne.

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  5. jide
    jide dit :

    Qui aura le courage de gueuler haut et fort :" travailler moins pour profiter plus !".
    L’évidence crève les yeux, mais ya pas plus borgne que l’aveugle…
    Tant va la cruche à l’eau …

    Répondre
  6. jide
    jide dit :

    Qui aura le courage de gueuler haut et fort :" travailler moins pour profiter plus !".
    L’évidence crève les yeux, mais ya pas plus borgne que l’aveugle…
    Tant va la cruche à l’eau …

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  7. monsieur_raoul
    monsieur_raoul dit :

    la lutte des classes , c’est fini … depuis Mai 68 …
    ou depuis 1983 … enfin, ça avait commencé bien avant la chute des murs de barbelés et de parpaings …
    Welcome in Soumisland … le pays de la Milice2.0 …
    On a soigneusement détricoté les appartenances collectives pour glorifier le nombril …
    Et c’est la "gôche" qu’a procédé a ce détricotage …
    Là , ils posent simplement la derniére couche avec leurs counasseries de win-win et autres réconciliations …
    Pire même , ils décrédibilisent toute forme d’action collective comme forcément violente , donc illégitime …
    Chuis désolé , mais la lutte des classes , ça a toujours été affaire de poing dans la gueule … en un temps ou on ne se suicidait pas au travail … était elle si monstrueuse cette violence ???
    Le probléme central de la reconquéte idéologique passe par une immense interrogation sur le rapport de la gauche à la violence …
    M’enfin, je dis ça je dis rien … hein …
    .

    Répondre
  8. monsieur_raoul
    monsieur_raoul dit :

    la lutte des classes , c’est fini … depuis Mai 68 …
    ou depuis 1983 … enfin, ça avait commencé bien avant la chute des murs de barbelés et de parpaings …
    Welcome in Soumisland … le pays de la Milice2.0 …
    On a soigneusement détricoté les appartenances collectives pour glorifier le nombril …
    Et c’est la "gôche" qu’a procédé a ce détricotage …
    Là , ils posent simplement la derniére couche avec leurs counasseries de win-win et autres réconciliations …
    Pire même , ils décrédibilisent toute forme d’action collective comme forcément violente , donc illégitime …
    Chuis désolé , mais la lutte des classes , ça a toujours été affaire de poing dans la gueule … en un temps ou on ne se suicidait pas au travail … était elle si monstrueuse cette violence ???
    Le probléme central de la reconquéte idéologique passe par une immense interrogation sur le rapport de la gauche à la violence …
    M’enfin, je dis ça je dis rien … hein …
    .

    Répondre
  9. Fin De Partie
    Fin De Partie dit :

    Il y en a qui méritent les coups de fouet de leur chef et autres patrons. On vit dans un monde de collabos et dans un concours permanent du gros mouton du mois….

    BTW: On collectionne les torts et on tord les torchons 🙂

    Répondre
  10. Fin De Partie
    Fin De Partie dit :

    Il y en a qui méritent les coups de fouet de leur chef et autres patrons. On vit dans un monde de collabos et dans un concours permanent du gros mouton du mois….

    BTW: On collectionne les torts et on tord les torchons 🙂

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  11. aldo
    aldo dit :

    Peut-être qu’ils ont simplement peur de tomber plus bas, alors ils ferment leur gueule en espérant que la faux tombe à côté d’eux, mais pas sur eux…

    La France d’en bas est tellement décrite comme l’ivraie de la France, le Français de base (qui se considère comme le Français moyen) a pour objectif principal de ne pas se sentir l’ivraie de la France (même s’il l’est déjà). Et est prêt à tout accepter pourvu qu’il puisse encore maintenir l’illusion sociale : j’ai un boulot, une bagnole et une baraque. Même si tout est à crédit, que j’ai pas le temps de passer du temps avec ma famille et mes amis, que je suis payé à coup de lance-pierre, je maintient l’illusion sociale…

    Répondre
  12. yenayer
    yenayer dit :

    Pouhhh Agnès, encore une critique ultragauchiste du monde du travail tout juste bonne à augmenter le nombre de planqués qui vivent de l’aide publique ( grâce aux impôts et aux cotisations de ceux qui travaillent , j’insiste pour le rappeller ) …

    Répondre
  13. yenayer
    yenayer dit :

    Pouhhh Agnès, encore une critique ultragauchiste du monde du travail tout juste bonne à augmenter le nombre de planqués qui vivent de l’aide publique ( grâce aux impôts et aux cotisations de ceux qui travaillent , j’insiste pour le rappeller ) …

    Répondre
  14. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    John, on a dû y bosser en même temps!

    Bon, le plan n’est pas de faire le porcès de la SOFRES et de ses petites mesquineries (enfin, pas cette fois!). J’ai très très peu bossé au sous-sol, j’étais essentiellement sur l’autre site, celui où on pouvait regarder par la fenêtre. Le plus gros de mon temps a été consacré à une étude permanente, payée à l’heure, pour France Telecom. Très radins, les FT, salaire minimum, semaine de 32 heures (payée 32!) et fichiers vraiment bien pourraves, puisqu’il s’agissait… des pages jaunes! Comme nous étions à l’heure, il fallait une pression maxi, d’où les roquets en superviseurs. Un petit frustré très agressif qui tournait uniquement à la lèche et un grand sympa qui a fini par changer d’équipe. Le grand sympa savait que j’en chiais grave avec le nain vindicatif et c’est lui qui m’a régulièrement appelée pour de extras intéressants et rémunérateurs, comme la permanente EDF (bien mieux EDF que FT) du soir seulement, hélas, ou les supers rémunératrices Nestlé-Blédina, avec un fichier en béton armé : les jeunes mères de nains démarchées en maternité avec la valise-promo, donc munies à 100% de la cible et TOTALEMENT ravies de pouvoir parler de leur cher ange, soit un taux de passation démentiel, ce qui monte bien la paie. Par contre, je me suis chié la temporaire Canal+, très courue car bien payée, sur le fichier des abonnés, avec cadeaux maison en prime (abonnements gratuits et goodies) : ça se battait pour y aller et c’était l’avorton qui distribuait les tickets d’entrée…

    Ma dernière étude faisait partie des plus courues de l’institut, en dehors de celles qui se passent en langue étrangère (à l’époque, un inter en anglais se payait un œil!) : une intra-entreprise, uniquement avec les cadres supérieurs et directeurs opérationnels. Le truc où tu es sûre d’avoir 0% de déchets, mais où on attend de toi que tu sois le top de l’inter distingué et intelligent, très loin du débitage à la hache des questio CATI!

    Il y a eu aussi les extras politiques (amusants et gerbeux, c’est selon!) et LE syndicaliste des enquêteurs, le seul avec un CDI, un pauvre gars qui ramait à fond dans un univers totalement hostile.

    Il y avait surtout les collègues, des tas de crevards comme moi, certains avec une vraie carrière de précariat à la SOFRES, avec leurs stratégies de survie et un humour aussi immense que la paie était petite!

    Merci pour eux!

    Répondre
  15. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    John, on a dû y bosser en même temps!

    Bon, le plan n’est pas de faire le porcès de la SOFRES et de ses petites mesquineries (enfin, pas cette fois!). J’ai très très peu bossé au sous-sol, j’étais essentiellement sur l’autre site, celui où on pouvait regarder par la fenêtre. Le plus gros de mon temps a été consacré à une étude permanente, payée à l’heure, pour France Telecom. Très radins, les FT, salaire minimum, semaine de 32 heures (payée 32!) et fichiers vraiment bien pourraves, puisqu’il s’agissait… des pages jaunes! Comme nous étions à l’heure, il fallait une pression maxi, d’où les roquets en superviseurs. Un petit frustré très agressif qui tournait uniquement à la lèche et un grand sympa qui a fini par changer d’équipe. Le grand sympa savait que j’en chiais grave avec le nain vindicatif et c’est lui qui m’a régulièrement appelée pour de extras intéressants et rémunérateurs, comme la permanente EDF (bien mieux EDF que FT) du soir seulement, hélas, ou les supers rémunératrices Nestlé-Blédina, avec un fichier en béton armé : les jeunes mères de nains démarchées en maternité avec la valise-promo, donc munies à 100% de la cible et TOTALEMENT ravies de pouvoir parler de leur cher ange, soit un taux de passation démentiel, ce qui monte bien la paie. Par contre, je me suis chié la temporaire Canal+, très courue car bien payée, sur le fichier des abonnés, avec cadeaux maison en prime (abonnements gratuits et goodies) : ça se battait pour y aller et c’était l’avorton qui distribuait les tickets d’entrée…

    Ma dernière étude faisait partie des plus courues de l’institut, en dehors de celles qui se passent en langue étrangère (à l’époque, un inter en anglais se payait un œil!) : une intra-entreprise, uniquement avec les cadres supérieurs et directeurs opérationnels. Le truc où tu es sûre d’avoir 0% de déchets, mais où on attend de toi que tu sois le top de l’inter distingué et intelligent, très loin du débitage à la hache des questio CATI!

    Il y a eu aussi les extras politiques (amusants et gerbeux, c’est selon!) et LE syndicaliste des enquêteurs, le seul avec un CDI, un pauvre gars qui ramait à fond dans un univers totalement hostile.

    Il y avait surtout les collègues, des tas de crevards comme moi, certains avec une vraie carrière de précariat à la SOFRES, avec leurs stratégies de survie et un humour aussi immense que la paie était petite!

    Merci pour eux!

    Répondre
  16. Pachenka
    Pachenka dit :

    "Ceux qui glorifient aujourd’hui le travail sont ceux-là même qui ferment les entreprises pour les jouer en Bourse et les brader dans les spéculations boursières. Depuis que la tyrannie du travail s’est trouvée absorbée par la tyrannie de l’argent, un grand vide monnayable s’est emparé des têtes et des corps. Un puissant souffle de mort se propage partout. Le désespoir est désormais, avec la peur, la meilleure arme de l’oppression marchande. Elle rentabilise l’espoir en faisant de son déclin une vérité universelle qui proclame : accommode-toi d’un misérable aujourd’hui car demain sera pire."

    Raoul Vaneigem

    "L’insurrection de la vie":
    http://hebdo.nouvelobs.com/hebdo/pa

    Répondre
  17. Pachenka
    Pachenka dit :

    "Ceux qui glorifient aujourd’hui le travail sont ceux-là même qui ferment les entreprises pour les jouer en Bourse et les brader dans les spéculations boursières. Depuis que la tyrannie du travail s’est trouvée absorbée par la tyrannie de l’argent, un grand vide monnayable s’est emparé des têtes et des corps. Un puissant souffle de mort se propage partout. Le désespoir est désormais, avec la peur, la meilleure arme de l’oppression marchande. Elle rentabilise l’espoir en faisant de son déclin une vérité universelle qui proclame : accommode-toi d’un misérable aujourd’hui car demain sera pire."

    Raoul Vaneigem

    "L’insurrection de la vie":
    http://hebdo.nouvelobs.com/hebdo/pa

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  18. chris
    chris dit :

    Je ne crois pas que les gens qu’Agnes decrit ,les forcats des call centers soient concernés par l’impot sur le revenu ….vu leurs faibles revenus justement .

    Quant aux charges sociales, les exos sont la pour cela ………on n’ouvre plus un call sans subventions et exos de charges depuis longtemps dans ce pays….

    Le fruit de leur travail se transformant de plus ….en benéfices destinés a se volatiliser vers des paradis fiscaux …

    Je crains fort que z’aviez plus qu’un train ou deux de retard dans votre plaidoierie liberale ,mon pauvre Yenayer…..

    En fait ,vous preferez quoi ,salauds de pauvres ou idiots utiles ?

    Moi je sais pas ,j’ai d’intenses reflexions parfois sur des trucs anodins comme l’autre jour ou je parque ma limousine en travers d’une gallerie commerciale ,histoire de m’eviter le coup de portiere de la mere de famille stressée…

    Les vigiles eux ,ca les les indiffere ce genre de truc ,zont assez affaire avec de vrais bastons pour se faire chier avec une embrouille a 1000 euros mensuels …

    Ben pas le mec qui pousse les charriots,parce que lui msieur ,y bosse vraiment chez Carrf avec la tenue et le sigle, la crotte en guise de salaire …..mais la consideration ,msieur dame ….

    Faut comprendre ,que Sarkozy les a reconnus ceux la….les a encouragés a denoncer du chomeur ,du maffieux en limo noire…

    ET tandis que chouignait le cloporte ….son discours sur le civisme, que lui y travaillait et avait donc droit au respect ….

    Je pensais a ce titre de film ,le truc sur les cloportes….

    Ca me rappelait aussi une anecdote qu’un vigile du meme endroit …..une femme un peu agée qui avait derobée une pomme dans le meme mag.

    Denoncée par une employée indignée en blouse verte.Le vigile embarassé devant le ridicule de la situation avait relachée la dame en lui reglissant la pomme dans le sac …..et l’employée qu’avait fait un scandale delatoire….

    Parce qu’elle se levait tot pour gagner son salaire ,elle….

    Nenfin ,on excusera mon mepris pour ces salauds de pauvres la ;apres tout ils sont elus sarkozy eux aussi.

    Répondre
  19. chris
    chris dit :

    Je ne crois pas que les gens qu’Agnes decrit ,les forcats des call centers soient concernés par l’impot sur le revenu ….vu leurs faibles revenus justement .

    Quant aux charges sociales, les exos sont la pour cela ………on n’ouvre plus un call sans subventions et exos de charges depuis longtemps dans ce pays….

    Le fruit de leur travail se transformant de plus ….en benéfices destinés a se volatiliser vers des paradis fiscaux …

    Je crains fort que z’aviez plus qu’un train ou deux de retard dans votre plaidoierie liberale ,mon pauvre Yenayer…..

    En fait ,vous preferez quoi ,salauds de pauvres ou idiots utiles ?

    Moi je sais pas ,j’ai d’intenses reflexions parfois sur des trucs anodins comme l’autre jour ou je parque ma limousine en travers d’une gallerie commerciale ,histoire de m’eviter le coup de portiere de la mere de famille stressée…

    Les vigiles eux ,ca les les indiffere ce genre de truc ,zont assez affaire avec de vrais bastons pour se faire chier avec une embrouille a 1000 euros mensuels …

    Ben pas le mec qui pousse les charriots,parce que lui msieur ,y bosse vraiment chez Carrf avec la tenue et le sigle, la crotte en guise de salaire …..mais la consideration ,msieur dame ….

    Faut comprendre ,que Sarkozy les a reconnus ceux la….les a encouragés a denoncer du chomeur ,du maffieux en limo noire…

    ET tandis que chouignait le cloporte ….son discours sur le civisme, que lui y travaillait et avait donc droit au respect ….

    Je pensais a ce titre de film ,le truc sur les cloportes….

    Ca me rappelait aussi une anecdote qu’un vigile du meme endroit …..une femme un peu agée qui avait derobée une pomme dans le meme mag.

    Denoncée par une employée indignée en blouse verte.Le vigile embarassé devant le ridicule de la situation avait relachée la dame en lui reglissant la pomme dans le sac …..et l’employée qu’avait fait un scandale delatoire….

    Parce qu’elle se levait tot pour gagner son salaire ,elle….

    Nenfin ,on excusera mon mepris pour ces salauds de pauvres la ;apres tout ils sont elus sarkozy eux aussi.

    Répondre
  20. johnmarguerite
    johnmarguerite dit :

    Bonjour

    J’ai moi-même travaillé à la SOFRES durant cette période, de 1996 à fin 1997, avec les deux sites d’enquête, dont un, si je me rappelle bien, en sous-sol sans fenêtres…

    Ayant pris ce boulot pour financement de mes études, je faisais une dizaine d’heures par semaine pour à peu près 1500 francs par mois.

    Je me rappelle aussi qu’il fallait téléphoner chaque semaine pour solliciter des enquêtes qui étaient la plupart du temps des études de marché (Publicité Callipage, Restaurant Quick) ou des études d’opinion (projet de construction du Viaduc de Millau) et plus rarement des études politiques.

    Je voudrais dire plusieurs choses :

    – d’abord la SOFRES était un organisme sérieux par rapport à d’autres instituts franchement loufoques

    – les tarifs des paiements au questionnaire étaient serrés mais on gagnait quand même d’avantage que le SMIC horaire (on nous disait pouvoir gagner environ 47 francs de l’heure et j’en gagnais autour de 40)

    – nous passions les questionnaires comme des robots surtout parce que nous avions obligation de garder notre neutralité et de ne pas orienter les réponses des enquêtés.

    – les feuilles de quotas qu’on nous délivrait au fil des heures faisaient certes notre désespoir mais était au moins un gage de régularité de l’enquête.

    – de même, les contrôles de nos appels étaient induits par la possibilité qui nous était sinon offerte de truquer nos résultats.

    – les chargés d’études étaient effectivement le plus souvent d’une froideur glaciale, même si je n’ai pas subi à proprement parler de mauvais traitement.

    – Il existait un réel sésame pour ceux travaillant à temps plein, à savoir des enquêtes payées à l’heure et non au questionnaire.

    – Les portions de la cantine de la SOFRES étaient objectivement roboratives : la restauration collective pose un vrai problème de ce côté-là, que ce soit dans le privé ou le public. C’est vrai que dans le privé, c’est aussi plus cher…

    En résumé, j’ai tenu un peu plus d’un an à la SOFRES, mais je n’aurais jamais envisagé d’y travailler à temps plein pour tout ce que ce travail impliquait de déshumanisation.

    Mais cette deshumanisation était liée à la nature même de cet emploi : nous étions des ouvriers à la chaîne du sondage, ni plus, ni moins.

    D’autre part, la précarité des contrats signifiait aussi pour de nombreux étudiants et intermittents du spectacle, la possibilité de rompre ce contrat à tout moment, d’un jour à l’autre.

    Enfin, pour l’anecdote, mais pas seulement, les personnages principaux du roman "Les choses" de Georges Perec étaient eux-mêmes enquêteurs en face à face.

    Dès 1965, Perec avait mis en évidence la fascination de nos sociétés pour les objets de consommation, cette fascination n’ayant fait que s’accroître avec le temps.

    Les héros du roman "Les choses" ne sont d’ailleurs pas objectivement malheureux. Leur existence est juste insipide.

    Il faudrait alors reconnaître que le "complexe du larbin" est rendu possible par la possibilité offerte en contrepartie de jouir librement, de toutes les manières, et surtout de cultiver un narcissisme qui sert de rempart à toutes les désillusions, le drame de Narcisse n’étant pas l’égoîsme mais la perte du moi (Narcisse ne se reconnaît plus dans son reflet).

    Autrement dit nous avons troqué le narcissisme contre les valeurs de civilités.

    Répondre
  21. chris
    chris dit :

    """Autrement dit nous avons troqué le narcissisme contre les valeurs de civilités."""

    Pas faux vu l’uniformité francaise ….nul besoin de leur procurer un uniforme ,ils l’ont adopté d’eux memes…

    Le profil banal ,celui qui fait l’embauche de nos jours ……gris ,discret …

    Bientot ,ils rouleront tous en Velo comme des chinois de premiere generation.

    Plus uniformes encore…….on les distinguera plus.

    Répondre
  22. chris
    chris dit :

    """Autrement dit nous avons troqué le narcissisme contre les valeurs de civilités."""

    Pas faux vu l’uniformité francaise ….nul besoin de leur procurer un uniforme ,ils l’ont adopté d’eux memes…

    Le profil banal ,celui qui fait l’embauche de nos jours ……gris ,discret …

    Bientot ,ils rouleront tous en Velo comme des chinois de premiere generation.

    Plus uniformes encore…….on les distinguera plus.

    Répondre
  23. johnmarguerite
    johnmarguerite dit :

    J’ajoute, quitte à ce qu’on me traite d’affreux réac, que si on disposait d’une école qui instruit au lieu de servir de garderie, on en serait sans doute pas là et je ne dis pas ça pour troller mais bien parceque j’y vois un rapport étroit avec le sujet du billet.

    On me dira que je suis pour le formatage des individus, le retour à l’autorité, la nostalgie d’un âge d’or perdu, etc…

    J’ai la conviction au contraire qu’une école raisonnablement exigeante avec ses élèves conduirait à une société plus juste et plus humaine, conviction qui est l’idée principale du livre de Jean-Claude Michéa "L’enseignement de l’ignorance" (je ne cite que cet auteur par commodité, mais je n’aurais aucune honte à citer Jean-Paul Brighelli, Claude Duneton, Marc Le bris, Cécile Ladjali, Rachel Boutonnet, François Vermorel, Jean-Pierre Terrail, Christopher Lasch…)

    Répondre
  24. johnmarguerite
    johnmarguerite dit :

    J’ajoute, quitte à ce qu’on me traite d’affreux réac, que si on disposait d’une école qui instruit au lieu de servir de garderie, on en serait sans doute pas là et je ne dis pas ça pour troller mais bien parceque j’y vois un rapport étroit avec le sujet du billet.

    On me dira que je suis pour le formatage des individus, le retour à l’autorité, la nostalgie d’un âge d’or perdu, etc…

    J’ai la conviction au contraire qu’une école raisonnablement exigeante avec ses élèves conduirait à une société plus juste et plus humaine, conviction qui est l’idée principale du livre de Jean-Claude Michéa "L’enseignement de l’ignorance" (je ne cite que cet auteur par commodité, mais je n’aurais aucune honte à citer Jean-Paul Brighelli, Claude Duneton, Marc Le bris, Cécile Ladjali, Rachel Boutonnet, François Vermorel, Jean-Pierre Terrail, Christopher Lasch…)

    Répondre
  25. chris
    chris dit :

    AH oui ..en relisant bien,ma foi.

    Ce doit etre l’habitude de cotoyer du reac conservateur ,du Fafillon en goguette et du sarkozsyte qui me fait reagir au premier degré….ou mon sens de l’humour qui s’emousse.

    Répondre
  26. johnmarguerite
    johnmarguerite dit :

    "J’ai la conviction au contraire qu’une école raisonnablement exigeante avec ses élèves "

    A la reflexion, j’enlève le "raisonnablement" : on est exigeant avec un élève ou on ne l’est pas.

    Il n’y a pas cet entre-deux auquel on veut nous faire croire (comme quoi un enseignant pourrait efficacement à la fois instruire ET jouer les assistantes sociales, les grand frères ou je ne sais quoi), et dont collectivement on crève.

    La dominante d’un prof est d’instruire : il doit être jugé sur ça.

    Répondre
  27. Larbin bénévole
    Larbin bénévole dit :

    Mais le problème aujourd’hui, c’est qu’il n’y a même plus de boulot de ce genre ("grouillot") à refuser ! Même pour "grouillot", il doit y avoir des centaines (si ce n’est pas plus) de candidats, pour un seul et unique poste…

    Répondre
  28. Larbin bénévole
    Larbin bénévole dit :

    Mais le problème aujourd’hui, c’est qu’il n’y a même plus de boulot de ce genre ("grouillot") à refuser ! Même pour "grouillot", il doit y avoir des centaines (si ce n’est pas plus) de candidats, pour un seul et unique poste…

    Répondre
  29. Tomek
    Tomek dit :

    @Yenayer commentaire #8 :

    tu crois pas qu’on l’entend déjà bien assez dans les médias traditionnels ce refrain pour que tu ne viennes le rappeler ici – à mauvais escient ?
    Surtout vu le regain de pression actuelle (mais déjà ancienne) mis sur ces soi-disants profiteurs.

    Des planqués ? Ah ouais ? J’en connais pas mal qui n’aspirent qu’à bosser pour gagner décemment de quoi vivre.
    __

    Ouais, c’est un truc à apprendre au plus tôt, que jouer l’humilité et ne pas se mettre (un minimum) en valeur conduit à se faire marcher dessus… ah la naïveté, dans le monde du travail relève hélas de la pathologie.

    Pour mon 1er emploi (et dernier, par ailleurs) en grande distrib, j’ai été mis en contact vers mon futur employeur par une boîte d’intérim… Quand il s’est agit de signer un contrat, l’employeur a certainement senti cette naïveté (ignorance ?) et a donc court-circuité l’intérim : tout bénéf pour lui, mais pas pour moi…

    Répondre
  30. Tomek
    Tomek dit :

    @Yenayer commentaire #8 :

    tu crois pas qu’on l’entend déjà bien assez dans les médias traditionnels ce refrain pour que tu ne viennes le rappeler ici – à mauvais escient ?
    Surtout vu le regain de pression actuelle (mais déjà ancienne) mis sur ces soi-disants profiteurs.

    Des planqués ? Ah ouais ? J’en connais pas mal qui n’aspirent qu’à bosser pour gagner décemment de quoi vivre.
    __

    Ouais, c’est un truc à apprendre au plus tôt, que jouer l’humilité et ne pas se mettre (un minimum) en valeur conduit à se faire marcher dessus… ah la naïveté, dans le monde du travail relève hélas de la pathologie.

    Pour mon 1er emploi (et dernier, par ailleurs) en grande distrib, j’ai été mis en contact vers mon futur employeur par une boîte d’intérim… Quand il s’est agit de signer un contrat, l’employeur a certainement senti cette naïveté (ignorance ?) et a donc court-circuité l’intérim : tout bénéf pour lui, mais pas pour moi…

    Répondre
  31. blop
    blop dit :

    Ca a été un long travail. Faire croire à l’Etat de droit. Le droit comme horizon indépassable de la démocratie. Le droit comme quelque chose de divin, ahistorique et non pas le fruit de luttes.
    Alors bloquer une route, on n’a pas le droit. Séquestrer son patron, on n’en parle même pas.

    Mais ça va revenir.

    "Oui mais, ça branle dans le manche
    Les mauvais jours finiront
    Et gare à la revanche
    Quand tous les pauvres s’y mettront"

    Ca va revenir parce que ceux qui sont tout en haut ont été trop gourmands. Au lieu de se contenter d’exploiter du pauvre, ils ont voulu exploiter aussi des classes moyennes. Mais quand les cadres n’y croient plus (et j’en connais pas mal) et quand les pauvres ne croient plus que leur sort peut s’améliorer, le retour de bâton approche…

    Répondre
  32. blop
    blop dit :

    Ca a été un long travail. Faire croire à l’Etat de droit. Le droit comme horizon indépassable de la démocratie. Le droit comme quelque chose de divin, ahistorique et non pas le fruit de luttes.
    Alors bloquer une route, on n’a pas le droit. Séquestrer son patron, on n’en parle même pas.

    Mais ça va revenir.

    "Oui mais, ça branle dans le manche
    Les mauvais jours finiront
    Et gare à la revanche
    Quand tous les pauvres s’y mettront"

    Ca va revenir parce que ceux qui sont tout en haut ont été trop gourmands. Au lieu de se contenter d’exploiter du pauvre, ils ont voulu exploiter aussi des classes moyennes. Mais quand les cadres n’y croient plus (et j’en connais pas mal) et quand les pauvres ne croient plus que leur sort peut s’améliorer, le retour de bâton approche…

    Répondre
  33. Fin De Partie
    Fin De Partie dit :

    citation:
    J’ai la conviction au contraire qu’une école raisonnablement exigeante avec ses élèves

    L’école fait correctement son travail. Elle colporte l’idéologie dominante même si certains profs’ s’imaginent colporter autre chose.

    On ne demande pas grand chose à l’école:
    Qu’elle sélectionne les individus et qu’elle véhicule l’idéologie dominante:

    Travaille, consomme, on s’occupe du reste pour toi

    La plupart des gens, j’en suis bien sûr, ne verraient aucun problème à renoncer à pouvoir s’exprimer, penser librement contre la promesse de pouvoir consommer davantage.

    Répondre
  34. Fin De Partie
    Fin De Partie dit :

    citation:
    J’ai la conviction au contraire qu’une école raisonnablement exigeante avec ses élèves

    L’école fait correctement son travail. Elle colporte l’idéologie dominante même si certains profs’ s’imaginent colporter autre chose.

    On ne demande pas grand chose à l’école:
    Qu’elle sélectionne les individus et qu’elle véhicule l’idéologie dominante:

    Travaille, consomme, on s’occupe du reste pour toi

    La plupart des gens, j’en suis bien sûr, ne verraient aucun problème à renoncer à pouvoir s’exprimer, penser librement contre la promesse de pouvoir consommer davantage.

    Répondre
  35. johnmarguerite
    johnmarguerite dit :

    Et oui, comme quoi !

    Je n’ai pas pu m’empêcher ensuite de parler du sujet de l’éducation, mais pour moi le lien existe vraiment, et à double titre, puisque mon premier vrai travail, après ces vacations à la SOFRES, fut d’être emploi jeune en école primaire de ZEP pendant 5 ans.

    Répondre
  36. johnmarguerite
    johnmarguerite dit :

    Et oui, comme quoi !

    Je n’ai pas pu m’empêcher ensuite de parler du sujet de l’éducation, mais pour moi le lien existe vraiment, et à double titre, puisque mon premier vrai travail, après ces vacations à la SOFRES, fut d’être emploi jeune en école primaire de ZEP pendant 5 ans.

    Répondre
  37. johnmarguerite
    johnmarguerite dit :

    A présent, je suis adjoint administratif mais prépare des concours pour travailler à nouveau en bibliothèque où j’ai bossé pendant trois ans.

    A propos des bibliothèques, un rapporteur d’une mission commandée par Georges Pompidou à propos des bibliothèques disait à peu près ceci :

    "une bibliothèque n’est ni un luxe, ni une oeuvre de charité : c’est un service public aussi important que l’école"

    Une autre citation, approximative, de François de Singly :

    "La bibliothèque est un élément qui lutte, à sa manière, contre la domination du marché"

    Tout ça pour dire ceci : l’enseignement scolaire trouve sa justification dans l’existence des bibliothèques, et la bibliothèque trouve sa justification dans les établissements scolairest,

    D’un côté, la dominante scolaire, à savoir la transmission de savoirs solides et de méthodes de travail éprouvées dans un espace d’émulation.

    De l’autre, la dominante de la politique de lecture publique : élargir les perspectives intellectuelles des élèves jusqu’à l’encyclopédisme dans un espace de collaboration.

    Le Ying et le Yang, en quelque sorte (maintenant vous savez tout !)

    Répondre
  38. johnmarguerite
    johnmarguerite dit :

    A présent, je suis adjoint administratif mais prépare des concours pour travailler à nouveau en bibliothèque où j’ai bossé pendant trois ans.

    A propos des bibliothèques, un rapporteur d’une mission commandée par Georges Pompidou à propos des bibliothèques disait à peu près ceci :

    "une bibliothèque n’est ni un luxe, ni une oeuvre de charité : c’est un service public aussi important que l’école"

    Une autre citation, approximative, de François de Singly :

    "La bibliothèque est un élément qui lutte, à sa manière, contre la domination du marché"

    Tout ça pour dire ceci : l’enseignement scolaire trouve sa justification dans l’existence des bibliothèques, et la bibliothèque trouve sa justification dans les établissements scolairest,

    D’un côté, la dominante scolaire, à savoir la transmission de savoirs solides et de méthodes de travail éprouvées dans un espace d’émulation.

    De l’autre, la dominante de la politique de lecture publique : élargir les perspectives intellectuelles des élèves jusqu’à l’encyclopédisme dans un espace de collaboration.

    Le Ying et le Yang, en quelque sorte (maintenant vous savez tout !)

    Répondre
  39. Passant
    Passant dit :

    Sans rire : laisse tomber tes diplomes, achète-toi un bout de jardin (ça coûte que dalle) et fais tes légumes. Tu gagneras infiniment plus en te faisant moins cher. Et si l’aneupeu te fait chier, dis que tu fais maraichère et pi vala. Puisque tout le monde y arrivait il y a un siècle, tu peux y parvenir.

    Répondre
  40. Passant
    Passant dit :

    Sans rire : laisse tomber tes diplomes, achète-toi un bout de jardin (ça coûte que dalle) et fais tes légumes. Tu gagneras infiniment plus en te faisant moins cher. Et si l’aneupeu te fait chier, dis que tu fais maraichère et pi vala. Puisque tout le monde y arrivait il y a un siècle, tu peux y parvenir.

    Répondre
  41. jid
    jid dit :

    cela me rappelle ma 1ère boîte: j’ai commencé en janvier, hop 1er salaire amputé de plusieurs jours, avec les fêtes j’ai commencé le lundi 5 janvier. J’ai démissionné dès que possible en décembre.
    Là cela fait 6 ans que je suis dans ma 3ème boîte qui m’a aussi fait commencé le 1er lundi de janvier, mais qui m’a payé mon mois entier.

    Répondre
  42. bertrand
    bertrand dit :

    @ yenayer
    Soit rassuré sur la solidarité, le jour ou tu crèveras de soif, je ne ferai pas l’effort de te pisser dans la bouche.

    Répondre
  43. Olivier B.
    Olivier B. dit :

    Marrant ça : j’ai bossé chez Mc Do, quand j’étais étudiant, puis aussi en marketing téléphonique (fait deux ou trois boîtes). Même été superviseur, à la fin. Et en ce moment, réceptionniste de nuit dans un quatre étoiles ! Au service des riches, le rêve.
    Bon, heureusement que j’ai Plume de presse 😉

    Répondre
  44. Olivier B.
    Olivier B. dit :

    Marrant ça : j’ai bossé chez Mc Do, quand j’étais étudiant, puis aussi en marketing téléphonique (fait deux ou trois boîtes). Même été superviseur, à la fin. Et en ce moment, réceptionniste de nuit dans un quatre étoiles ! Au service des riches, le rêve.
    Bon, heureusement que j’ai Plume de presse 😉

    Répondre
  45. Garçon
    Garçon dit :

    Salut Agnes,

    Je decouvre ton blog depuis quelques jours, et cette decouverte me ravi tant par la qualite des themes souleves que de ton style. Bravo a toi.

    Et merci particulierement pour ce billet qui me permet de replonger a nouveau dans la realite du travail d’entreprise tel qu’il se passe bien souvent en France. Je ne viendrait pas apporter mon experience personnelle qui est peu a propos, moi l’expatrie bien loti. Mais ton texte m’a rudemment fait penser a mon oncle brancardier depuis 25 ans au SMIC dans une clinique richissime, et la souffrance permanente qu’il traverse a grand coup d’antianxiolitiques pour encaisser les ruades de ses superieurs merdeux. Tu m’incites donc a prendre des nouvelles de lui et lui renouveller mon soutien, je t’en remercie.

    Répondre
  46. Garçon
    Garçon dit :

    Salut Agnes,

    Je decouvre ton blog depuis quelques jours, et cette decouverte me ravi tant par la qualite des themes souleves que de ton style. Bravo a toi.

    Et merci particulierement pour ce billet qui me permet de replonger a nouveau dans la realite du travail d’entreprise tel qu’il se passe bien souvent en France. Je ne viendrait pas apporter mon experience personnelle qui est peu a propos, moi l’expatrie bien loti. Mais ton texte m’a rudemment fait penser a mon oncle brancardier depuis 25 ans au SMIC dans une clinique richissime, et la souffrance permanente qu’il traverse a grand coup d’antianxiolitiques pour encaisser les ruades de ses superieurs merdeux. Tu m’incites donc a prendre des nouvelles de lui et lui renouveller mon soutien, je t’en remercie.

    Répondre
  47. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Olivier, fais chier de voir que tu galères toujours… Sinon, avant la SOFRES, y a eu… Burger King et ses oignons! Putains d’oignons! J’aurais mieux fait d’aller au Burger Quizz, oui! Et puis encore avant, du marketing par téléphone, du porte à porte pour vendre des encyclopédies, de la vente de produits régionaux au black (mais à l’époque, je en savais même pas ce qu’était un contrat de travail!) et accueil standard au lycée, pour une poignée de main et une tape dans le dos (et une piaule individuelle au pensionnat plutôt qu’en dortoir l’année suivante…).

    Plutôt que de nous casser les couilles avec les histoires de drapeaux et de mémoires Vichystes, feraient mieux d’apprendre à l’école le B A BA du droit du travail et de la location, histoire que les gamins débarquent dans la vie avec un minimum de chance de ne pas se faire enfler au premier pas hors du cocon familial!

    Répondre
  48. gédéon burnemauve
    gédéon burnemauve dit :

    Bonsoir Monolecte,

    J’aimerais bien faire ta connaissance, mais à quoi bon, je suis d’accord sur tout, qu’est-ce qu’on aurair à se dire ? Alors voilà, on se retouve sur des gueulantes, et on oublie les détails, le bonheur de l’inutile, de la virgule qui fâche.

    Moi j’ai tiré l’échelle, mais je suis vieux, et puis tant de veulerie m’a désespéré,

    Gédéon

    Répondre
  49. gédéon burnemauve
    gédéon burnemauve dit :

    Bonsoir Monolecte,

    J’aimerais bien faire ta connaissance, mais à quoi bon, je suis d’accord sur tout, qu’est-ce qu’on aurair à se dire ? Alors voilà, on se retouve sur des gueulantes, et on oublie les détails, le bonheur de l’inutile, de la virgule qui fâche.

    Moi j’ai tiré l’échelle, mais je suis vieux, et puis tant de veulerie m’a désespéré,

    Gédéon

    Répondre
  50. jardin
    jardin dit :

    Il est bête, yenayer (8), il s’est même pas aperçu que ceux qui "profitent" (ouarf!) aujourd’hui du chômage sont les mêmes qui ont cotisé (combien de temps, combien d’argent?) pendant des années sans rien demander à personne.

    Et maintenant leurs enfants, qui ont, c’est vrai, pas eu le temps de beaucoup cotiser!

    Ma génération a cotisé aussi plein pot pour la retraite de la génération précédente. Et maintenant que son tour est venu, et que je te rabote un truc par là, et que je te rajoute des annuités par ci, et que je te fais comprendre que tu es une charge (insupportable, hein!) pour cette société qui s’est engraissée de ton boulot. Et que ça va durer en plus, si t’as pas le bon goût de mourir rapidement et sans avoir été malade (comme a fait mon père, à 59 ans, quelle élégance).

    Hé, yenayer, sors de ta caverne, t’étais où les soixante dernières années, t’es tombé de la dernière pluie de printemps? Ya un truc qui s’appelle l’histoire, tu peux aussi te renseigner sur ce qui s’est passé avant ta naissance, gamin.

    Répondre
  51. jardin
    jardin dit :

    Il est bête, yenayer (8), il s’est même pas aperçu que ceux qui "profitent" (ouarf!) aujourd’hui du chômage sont les mêmes qui ont cotisé (combien de temps, combien d’argent?) pendant des années sans rien demander à personne.

    Et maintenant leurs enfants, qui ont, c’est vrai, pas eu le temps de beaucoup cotiser!

    Ma génération a cotisé aussi plein pot pour la retraite de la génération précédente. Et maintenant que son tour est venu, et que je te rabote un truc par là, et que je te rajoute des annuités par ci, et que je te fais comprendre que tu es une charge (insupportable, hein!) pour cette société qui s’est engraissée de ton boulot. Et que ça va durer en plus, si t’as pas le bon goût de mourir rapidement et sans avoir été malade (comme a fait mon père, à 59 ans, quelle élégance).

    Hé, yenayer, sors de ta caverne, t’étais où les soixante dernières années, t’es tombé de la dernière pluie de printemps? Ya un truc qui s’appelle l’histoire, tu peux aussi te renseigner sur ce qui s’est passé avant ta naissance, gamin.

    Répondre
  52. jacques
    jacques dit :

    Le Ying et le Yang, en quelque sorte (maintenant vous savez tout !)
    vraiment un grand merci ! Johnmarguerite
    grâce à vous je vais aller dormir moins ignare.

    @yenayer.. moi je te donnerai à boire
    @bertrand tu connais desproges ?

    Répondre
  53. jacques
    jacques dit :

    Le Ying et le Yang, en quelque sorte (maintenant vous savez tout !)
    vraiment un grand merci ! Johnmarguerite
    grâce à vous je vais aller dormir moins ignare.

    @yenayer.. moi je te donnerai à boire
    @bertrand tu connais desproges ?

    Répondre
  54. dominique
    dominique dit :

    la plupart des gens ne sont plus dans la lutte, ou alors par sursaut….beaucoup de soumission, dans l’espoir de faire plaisir au chef, et être ainsi repéré du chef comme élève dévoué…ah la dévotion…." veuillez agréer l’expression de mes sentiments dévoués"…la formule de politesse consacrée en hiérarchie…voilà tout est dit…
    Une belle communication d’Etat encourage les uns et les autres dans ce sens…travailler plus Pour garder du travail…aussi…beaucoup d’incertitudes…y compris dans la fonction publique…beaucoup de gens qui se marchent dessus s’ils le peuvent, j’en ai fait la triste expérience avec un GIP…
    une devise ? : aucun scrupule pour personne..: voilà ce que ce milieu m’a transmis…
    Mais comme on ne se refait pas….il y aura toujours une valeur à nos luttes : ca s’appelle l’amour propre aussi…

    Répondre
  55. dominique
    dominique dit :

    la plupart des gens ne sont plus dans la lutte, ou alors par sursaut….beaucoup de soumission, dans l’espoir de faire plaisir au chef, et être ainsi repéré du chef comme élève dévoué…ah la dévotion…." veuillez agréer l’expression de mes sentiments dévoués"…la formule de politesse consacrée en hiérarchie…voilà tout est dit…
    Une belle communication d’Etat encourage les uns et les autres dans ce sens…travailler plus Pour garder du travail…aussi…beaucoup d’incertitudes…y compris dans la fonction publique…beaucoup de gens qui se marchent dessus s’ils le peuvent, j’en ai fait la triste expérience avec un GIP…
    une devise ? : aucun scrupule pour personne..: voilà ce que ce milieu m’a transmis…
    Mais comme on ne se refait pas….il y aura toujours une valeur à nos luttes : ca s’appelle l’amour propre aussi…

    Répondre
  56. anti-taf
    anti-taf dit :

    L’amour du travail bien fait et le goût de la promotion dans le travail sont aujourd’hui la marque indélébile de la veulerie et de la soumission la plus stupide.
    RAOUL VANEIGEM

    Vous avez cru jusqu’à ce jour qu’il y avait des tyrans ? Et bien ! vous vous êtes trompés, il n’y a que des esclaves : là où nul n’obéit, personne ne commande.
    ANSELME BELLEGARRIQUE

    Répondre
  57. Larbin bénévole
    Larbin bénévole dit :

    " (…) feraient mieux d’apprendre à l’école le B A BA du droit du travail et de la location (…) " Oui…

    Je me demandais : comment ça se fait qu’il n’existe pas de "Centre d’Information Sur Le Chômage" ?

    Ce Service d’Information Sur Le Chômage irait dans les écoles pour expliquer le chômage aux enfants. S’ils veulent réellement "lutter contre le chômage", c’est la première chose à faire … non ? Ils font bien ça pour le Sida, pour le Droit d’Auteur (sur Internet), etc. Ou est-ce que ce n’est pas pour ne pas contredire la propagande qui dit qu’il n’y a plus de chômage et que c’est le plein-emploi ?

    Répondre
  58. Larbin bénévole
    Larbin bénévole dit :

    " (…) feraient mieux d’apprendre à l’école le B A BA du droit du travail et de la location (…) " Oui…

    Je me demandais : comment ça se fait qu’il n’existe pas de "Centre d’Information Sur Le Chômage" ?

    Ce Service d’Information Sur Le Chômage irait dans les écoles pour expliquer le chômage aux enfants. S’ils veulent réellement "lutter contre le chômage", c’est la première chose à faire … non ? Ils font bien ça pour le Sida, pour le Droit d’Auteur (sur Internet), etc. Ou est-ce que ce n’est pas pour ne pas contredire la propagande qui dit qu’il n’y a plus de chômage et que c’est le plein-emploi ?

    Répondre
  59. Muriel
    Muriel dit :

    J’ai fait la même bêtise que toi, croire qu’en passant par la petite porte, en cravachant comme une dingue j’atteindrai les sommets dûs aux méritants, sauf qu’en France on a des castes professionnelles opaques, si tu ne prends pas en main ton destin et ton avenir en créant ton taf, rien de ton travail salarié ne sera valorisé.

    Répondre
  60. Muriel
    Muriel dit :

    J’ai fait la même bêtise que toi, croire qu’en passant par la petite porte, en cravachant comme une dingue j’atteindrai les sommets dûs aux méritants, sauf qu’en France on a des castes professionnelles opaques, si tu ne prends pas en main ton destin et ton avenir en créant ton taf, rien de ton travail salarié ne sera valorisé.

    Répondre
  61. chris
    chris dit :

    """"ton avenir en créant ton taf, rien de ton travail salarié ne sera valorisé."""

    ET encore ,petit (e) PMiste ,il vous faudra decouvrir it’s a free world ….savoir jusqu’ou il vous faudra aller pour emporter la commande face a des grands groupes, vos anciens collegues de salariat qui se feront une joie de vous calomnier dans le style …oh mon dieu ,vous travaillez avec ce voyou ,ce type pas recommandable mais sa societe ma pauvre ,c’est pas clair du tout …..

    Alors voyou ,y vous faudra a un moment le devenir face a des acheteurs qui prefere se blinder en achetant qu’aux grosses boites meme si c’est deux fois plus cher ….

    Puis si vous grossissez , vous enverrez des salaries a votre place,du commercial encravaté qui fait pitié a l’acheteur ….et la tout sera rentre dans l’ordre….

    Vous serez devenu un vrai patron tel que l’imaginaire salarial aime a le decrire….

    Répondre
  62. chris
    chris dit :

    """"ton avenir en créant ton taf, rien de ton travail salarié ne sera valorisé."""

    ET encore ,petit (e) PMiste ,il vous faudra decouvrir it’s a free world ….savoir jusqu’ou il vous faudra aller pour emporter la commande face a des grands groupes, vos anciens collegues de salariat qui se feront une joie de vous calomnier dans le style …oh mon dieu ,vous travaillez avec ce voyou ,ce type pas recommandable mais sa societe ma pauvre ,c’est pas clair du tout …..

    Alors voyou ,y vous faudra a un moment le devenir face a des acheteurs qui prefere se blinder en achetant qu’aux grosses boites meme si c’est deux fois plus cher ….

    Puis si vous grossissez , vous enverrez des salaries a votre place,du commercial encravaté qui fait pitié a l’acheteur ….et la tout sera rentre dans l’ordre….

    Vous serez devenu un vrai patron tel que l’imaginaire salarial aime a le decrire….

    Répondre
  63. chris
    chris dit :

    """"""Vous avez cru jusqu’à ce jour qu’il y avait des tyrans ? Et bien ! vous vous êtes trompés, il n’y a que des esclaves : là où nul n’obéit, personne ne commande.
    ANSELME BELLEGARRIQUE""""""""

    Tres beau ca !!!

    Répondre
  64. chris
    chris dit :

    """"""Vous avez cru jusqu’à ce jour qu’il y avait des tyrans ? Et bien ! vous vous êtes trompés, il n’y a que des esclaves : là où nul n’obéit, personne ne commande.
    ANSELME BELLEGARRIQUE""""""""

    Tres beau ca !!!

    Répondre
  65. dapoya
    dapoya dit :

    allons, allons, un peu de conscience de classe, svp.
    complexe du larbin ou complexe du piégé?
    un proverbe reubeu, plein de goguenarde sagesse note: si tu veux que ton chien te suive, affame le.
    en d’autres termes, l’habile mercantilisme des gras du bide qui nous dominent a fait de nous des débiteurs. a inscrit la dette jusque dans nos consciences de classe. la bulle financière prolétaire. travailler gratos c’est l’investissement dans la petite entreprise perso que nous sommes . ouais ouais, même le sdf connait la loi de l’offre et de la demande. (pareil que la bulle internet: plus je perds, plus c’est le pari que je vais gagner)
    en bref ça me fait chier qu’on tape sur les victimes du système de rage de n’avoir que des foutus blogs pour el-li-mi-ner les porcs .
    l’émeute? on l’aura jamais ou alors sporadique (j’ai mon pavillon à sauver)
    reste le travail de sape millimétrique.
    mais le coaching aboyé pour en découdre à la deuxième mi temps, je ne laisse ce droit qu’à l’entraineur qui fut pilar avant moi.

    Répondre
  66. dapoya
    dapoya dit :

    allons, allons, un peu de conscience de classe, svp.
    complexe du larbin ou complexe du piégé?
    un proverbe reubeu, plein de goguenarde sagesse note: si tu veux que ton chien te suive, affame le.
    en d’autres termes, l’habile mercantilisme des gras du bide qui nous dominent a fait de nous des débiteurs. a inscrit la dette jusque dans nos consciences de classe. la bulle financière prolétaire. travailler gratos c’est l’investissement dans la petite entreprise perso que nous sommes . ouais ouais, même le sdf connait la loi de l’offre et de la demande. (pareil que la bulle internet: plus je perds, plus c’est le pari que je vais gagner)
    en bref ça me fait chier qu’on tape sur les victimes du système de rage de n’avoir que des foutus blogs pour el-li-mi-ner les porcs .
    l’émeute? on l’aura jamais ou alors sporadique (j’ai mon pavillon à sauver)
    reste le travail de sape millimétrique.
    mais le coaching aboyé pour en découdre à la deuxième mi temps, je ne laisse ce droit qu’à l’entraineur qui fut pilar avant moi.

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  67. speedy
    speedy dit :

    "on n’apprend pas la vie et quand on vient d’un milieu modeste"

    sûr, pour réussir, il faut un bon réseau, savoir se tenir (l’ouvrir ou la fermer au bon moment), être un minimum sûr de soi et éventuellement un peu gonflé.

    comme le dit une vieille blague, le rêve d’un guadeloupéen, c’est de passer guadelou P2. pas terrible mais ça résume bien le pb et c’est pas le conseiller ONISEP ou d’orientation qui peut aider en quoi que ce soit un jeune d’un milieu modeste pour la bonne et simple raison que si le cosnseiller en question savait quelque chose, il ne serait pas à ce poste.

    Répondre
  68. speedy
    speedy dit :

    "on n’apprend pas la vie et quand on vient d’un milieu modeste"

    sûr, pour réussir, il faut un bon réseau, savoir se tenir (l’ouvrir ou la fermer au bon moment), être un minimum sûr de soi et éventuellement un peu gonflé.

    comme le dit une vieille blague, le rêve d’un guadeloupéen, c’est de passer guadelou P2. pas terrible mais ça résume bien le pb et c’est pas le conseiller ONISEP ou d’orientation qui peut aider en quoi que ce soit un jeune d’un milieu modeste pour la bonne et simple raison que si le cosnseiller en question savait quelque chose, il ne serait pas à ce poste.

    Répondre
  69. Swing65
    Swing65 dit :

    Ben moi qui suis une nantie, une vraie, pleine de privilèges (je suis professeur des écoles, nom pompeux qui remplace le douteux instit, bref, chuis fonctionnaire….), je participe à donf à la larbinisation de la société, puisque, sous couvert de la disparition du samedi matin dans les écoles de France et de Navarre, on me demande d’en faire davantage, puisque, en lieu et place, de ce samedi, on me demande de venir en aide aux élèves qui, durant les six heures de classe quotidienne avec ma pomme, seraient toujours dans la panade le soir venu….. ou le mercredi…mais ça va pas, le mercredi, y a caté, ou bobsleigh, ou trombonne à coulisse, ou rendez-vous sous l’abribus….le matin alors, top, entre 7h30 et 8h30, masi le transport scolaire, on fait comment ? Le soir donc….. super, après 6 heures de cours, encore une heure, pour la gloire… et toujours le problème du transport scolaire…. le samedi… a pus….. Eureka !!!!! Entre midi et deux ! Top pour souffler, entre la poire et le fromage.

    Bref : comme deux syndicats sur trois ont signé cette merveille estampillée Education Nationale, je vais larbiner davantage, puisqu’il faudra que je prépare ce soutien qui aura lieu je ne sais où, je ne sais quand, avec je ne sais qui…..

    Victoire : si ce système foireux ne fonctionne pas, les responsables de l’échec scolaire seront tout trouvés : les nantis, les privilégiés, les larbins des écoles primaires, ceux uqi OSENT envoyer 15% d’élèves en 6è qui ne savent pas lire correctement…. Mais est-ce notre faute si tant d’élèves ne savent plus parler ? Ne comprennent pas la langue de tous les jours parce que, chez eux, c’est la jungle ? Est-ce ma faute si les décrets m’obligent à envoyer en sixième, quoi qu’il arrive, tout élève ayant atteint l’âge de 12 ans ???

    Je larbine, tu larbines, nous larbinons…. Encore merci aux syndicats et aux politiques d’opposition d’être si efficaces, merci au PS de s’entredéchirer en direct, merci à la gauche de la gauche d’être incapable de s’unifier et de proposer des actions. Merci à toutes ces grèves qui ne servent plus à rien, parce qu’elles ne sont pas unitaires, parce qu’elles sont limitées dans le temps, parce qu’elles ne sont pas solidaires….

    Larbinons, larbinez en paix, les vrais nantis, ceux du CAC 40, de Total, d’IBM, ou des aciéries indiennes vous proposent un coït anal permanent.

    Les gens ont oublié ce que signifie la liberté. Ce n’est pas le pouvoir d’achat (ahhhhhhhhh bon ? tu n’as pas encore d’écran plat ?), ce n’est pas le contenu du caddy, ce n’est pas non plus le 4X4 dernier cri. A force de se polariser sur l’avoir (là, les ultras libéraux ont tout gagné), on en a oublié l’être.

    On a oublié la solidarité puisque nous regardons tous le monde dit civilisé se défaire petit à petit de tous les acquis sociaux, le démantèlement du service public est en bonne voie.

    Dormez tranquilles, braves gens : demain, oui demain, tout ira bien.

    Répondre
  70. Swing65
    Swing65 dit :

    Ben moi qui suis une nantie, une vraie, pleine de privilèges (je suis professeur des écoles, nom pompeux qui remplace le douteux instit, bref, chuis fonctionnaire….), je participe à donf à la larbinisation de la société, puisque, sous couvert de la disparition du samedi matin dans les écoles de France et de Navarre, on me demande d’en faire davantage, puisque, en lieu et place, de ce samedi, on me demande de venir en aide aux élèves qui, durant les six heures de classe quotidienne avec ma pomme, seraient toujours dans la panade le soir venu….. ou le mercredi…mais ça va pas, le mercredi, y a caté, ou bobsleigh, ou trombonne à coulisse, ou rendez-vous sous l’abribus….le matin alors, top, entre 7h30 et 8h30, masi le transport scolaire, on fait comment ? Le soir donc….. super, après 6 heures de cours, encore une heure, pour la gloire… et toujours le problème du transport scolaire…. le samedi… a pus….. Eureka !!!!! Entre midi et deux ! Top pour souffler, entre la poire et le fromage.

    Bref : comme deux syndicats sur trois ont signé cette merveille estampillée Education Nationale, je vais larbiner davantage, puisqu’il faudra que je prépare ce soutien qui aura lieu je ne sais où, je ne sais quand, avec je ne sais qui…..

    Victoire : si ce système foireux ne fonctionne pas, les responsables de l’échec scolaire seront tout trouvés : les nantis, les privilégiés, les larbins des écoles primaires, ceux uqi OSENT envoyer 15% d’élèves en 6è qui ne savent pas lire correctement…. Mais est-ce notre faute si tant d’élèves ne savent plus parler ? Ne comprennent pas la langue de tous les jours parce que, chez eux, c’est la jungle ? Est-ce ma faute si les décrets m’obligent à envoyer en sixième, quoi qu’il arrive, tout élève ayant atteint l’âge de 12 ans ???

    Je larbine, tu larbines, nous larbinons…. Encore merci aux syndicats et aux politiques d’opposition d’être si efficaces, merci au PS de s’entredéchirer en direct, merci à la gauche de la gauche d’être incapable de s’unifier et de proposer des actions. Merci à toutes ces grèves qui ne servent plus à rien, parce qu’elles ne sont pas unitaires, parce qu’elles sont limitées dans le temps, parce qu’elles ne sont pas solidaires….

    Larbinons, larbinez en paix, les vrais nantis, ceux du CAC 40, de Total, d’IBM, ou des aciéries indiennes vous proposent un coït anal permanent.

    Les gens ont oublié ce que signifie la liberté. Ce n’est pas le pouvoir d’achat (ahhhhhhhhh bon ? tu n’as pas encore d’écran plat ?), ce n’est pas le contenu du caddy, ce n’est pas non plus le 4X4 dernier cri. A force de se polariser sur l’avoir (là, les ultras libéraux ont tout gagné), on en a oublié l’être.

    On a oublié la solidarité puisque nous regardons tous le monde dit civilisé se défaire petit à petit de tous les acquis sociaux, le démantèlement du service public est en bonne voie.

    Dormez tranquilles, braves gens : demain, oui demain, tout ira bien.

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  71. petit franco-suisse
    petit franco-suisse dit :

    Merci les pauvres qui ont voté Sarkozy! Pouvoir d’achat? Nada! Quant à moi, grâce au paquet fiscal, mes parents peuvent désormais me transmettre, ainsi qu’à mon frère aîné, la totalité du prix de l’appartement du 7ème qui vient d’être vendu pour la coquette somme de 580 000 € et des pitchnettes! encore merci et vous, vous allez bien sinon?… Moi qui avait voté Besancenot ce que je ferai à nouveau d’ailleurs par souci de solidarité justement, vous avez négligé cet esprit de solidarité qui animait sa campagne et plus que sa campagne son idéologie! Oh le vilain mot!! vous avez préféré choisir le camp du "tous contre tous" en espérant ou en imaginant le résultat est le même, être préservé de cet avenir qui fait si peur! papa Sarkozy à bien promis, papa Sarkozy n’a rien tenu, c’était prévisible, pauvres et cons, c’est pathétique! Je penserai à vous cet été à Biarritz, loin de vous, paisiblement attablé à la terrasse côté mer de l’Hôtel du Palais… avec une pensée émue à l’humaine condition des brebis qu’on mène à l’abattoir avec leur con-sentement… Merci les pôôôôvres!

    Répondre
  72. petit franco-suisse
    petit franco-suisse dit :

    Merci les pauvres qui ont voté Sarkozy! Pouvoir d’achat? Nada! Quant à moi, grâce au paquet fiscal, mes parents peuvent désormais me transmettre, ainsi qu’à mon frère aîné, la totalité du prix de l’appartement du 7ème qui vient d’être vendu pour la coquette somme de 580 000 € et des pitchnettes! encore merci et vous, vous allez bien sinon?… Moi qui avait voté Besancenot ce que je ferai à nouveau d’ailleurs par souci de solidarité justement, vous avez négligé cet esprit de solidarité qui animait sa campagne et plus que sa campagne son idéologie! Oh le vilain mot!! vous avez préféré choisir le camp du "tous contre tous" en espérant ou en imaginant le résultat est le même, être préservé de cet avenir qui fait si peur! papa Sarkozy à bien promis, papa Sarkozy n’a rien tenu, c’était prévisible, pauvres et cons, c’est pathétique! Je penserai à vous cet été à Biarritz, loin de vous, paisiblement attablé à la terrasse côté mer de l’Hôtel du Palais… avec une pensée émue à l’humaine condition des brebis qu’on mène à l’abattoir avec leur con-sentement… Merci les pôôôôvres!

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  73. ph4nt0w
    ph4nt0w dit :

    Trés interressant, oui le monde du travail est cynique et injuste.

     Pouurqoi, augmenter le pouvoir d'achat, alors qu'une réduction à la cantine donne l'illusion de la générosité. 

    Le monde de l’entreprise est un théâtre ou il faut savoir se rendre indispensable et prévoyant. Les règles ont changées, le véritable épanouissement est personnel et le professionel ne peut être autre chose qu’une source de revenus.

    Répondre
  74. Dom
    Dom dit :

    J’ai tout lu…pfffff….
    Bon il fait beau dans mon coin….
    Je fonce à la plage…Penbron…C’est bien comme plage …on peut se mettre tout nu …c’est bien aussi tout nu…Je suis tout seul dans mon an 01? Vous pouvez venir y’a de la place…Autrement je ne sais pas quoi vous dire moi ….Bon courage?Et ne faites plus ce que vous ne voulez plus faire…Si vous croyez avoir plusieurs vies que celle ci est uniquement consacrée au travail, demerdez vous avec vos gurus. Voilà .

    Répondre
  75. Dom
    Dom dit :

    J’ai tout lu…pfffff….
    Bon il fait beau dans mon coin….
    Je fonce à la plage…Penbron…C’est bien comme plage …on peut se mettre tout nu …c’est bien aussi tout nu…Je suis tout seul dans mon an 01? Vous pouvez venir y’a de la place…Autrement je ne sais pas quoi vous dire moi ….Bon courage?Et ne faites plus ce que vous ne voulez plus faire…Si vous croyez avoir plusieurs vies que celle ci est uniquement consacrée au travail, demerdez vous avec vos gurus. Voilà .

    Répondre
  76. Jean Claude Goujat
    Jean Claude Goujat dit :

    mentalité d’esclave,ou illusion de ne pas être exclu en continuant de travailler malgré tout?
    Les condamner?surement pas!les approuver encore moins!mais qui est responsable?eux ou ceux qui en profite avec leur morale de merde.
    Je n’ai jamais acepté des trucs pareils,ça n’enméne pas loin,c’est des illusions quant aux résultats et j’ai passé beaucoup de temps au chomedu!

    Répondre
  77. chomon
    chomon dit :

    La lutte des classes? ça hûûû payé, ça paye plus, ça paye même pas le déplacement.
    A l’ère industrielle la classe ouvrière avait une conscience de classe qui la motivait, la majorité des ouvriers étaient syndiqués. tout ça c’est de l’histoire ancienne.
    A l’ère industrielle c’était la lutte des classes, a l’ère post-industrielle c’est la fermeture des classes, ou la paix des classes qui se fait au détriment de la france d’en bas.

    D’autres disent qu’on est passé de la lutte des places a la lutte des places, lutte des places inséparable du matérialisme et de l’individualisme de droite et de gauche. Dans la france d’en haut c’est la lutte des places pour avoir le pouvoir , dans la france d’en bas c’est la lutte des places pour avoir un travail.

    Sur internet il y a des centaines de pages sur la "lutte des places", et quelques unes sur la "paix des classes"

    Répondre
  78. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Lutte des places : assez bien trouvé comme formule pour résumer le merdier. Mais ne pas oublier que la lutte des places a été mise en place par la classe victorieuse de la lutte des classes, dans l’idée que diviser leur permettrait de continuer longtemps à régner.

    La lutte des places est donc un épisode de la lutte des classes.

    La seule façon d’en finir avec la lutte des classes, c’est d’abolir les classes, donc les inégalités et les hiérarchies qui les construisent.

    Répondre
  79. Yenayer
    Yenayer dit :

    Salut,
    Evidemment que c’était une ironie…Un clin à un "confrère" blogueur de la gauche bien tartinée de caviar, qui se plaignait dans un de ses billets que les ultragauchistes (pourle coup je mets un "sic" ici) encourageaient la planque des fainéants qui ne veulent pas travailler et par là même apportaient de l’eau au moulin de ceux qui n’aiment pas les pareusseux ( terminologie Sarkozienne ) ou les assistés ( terminologie Royaliste – ça se dit ? )
    Et pour vous dire, je reste sur ma faim car j’aimerais bien avoir des données chiffrées sur ces soit-disant bras-cassés profiteurs du système et de la sueur des autres … 🙂

    Répondre
  80. Yenayer
    Yenayer dit :

    Salut,
    Evidemment que c’était une ironie…Un clin d’oeil à un "confrère" blogueur de la gauche bien tartinée de caviar, qui se plaignait dans un de ses billets que les ultragauchistes (pourle coup je mets un "sic" ici) encourageaient la planque des fainéants qui ne veulent pas travailler et par là même apportaient de l’eau au moulin de ceux qui n’aiment pas les pareusseux ( terminologie Sarkozienne ) ou les assistés ( terminologie Royaliste – ça se dit ? )
    Et pour vous dire, je reste sur ma faim car j’aimerais bien avoir des données chiffrées sur ces soit-disant bras-cassés profiteurs du système et de la sueur des autres … 🙂

    Répondre
  81. Fin De Partie
    Fin De Partie dit :

    Citation:
    mes parents peuvent désormais me transmettre, ainsi qu’à mon frère aîné, la totalité du prix de l’appartement du 7ème qui vient d’être vendu pour la coquette somme de 580 000 €

    Je ne savais pas que dans le 7ème arrondissement se vendaient des placards à balais 🙂

    Répondre
  82. johnmarguerite
    johnmarguerite dit :

    Une fois que vous avez critiqué la mentalité d’esclave des prolos de droite et autres larves dépolitisés, êtes-vous d’accord pour convenir que la solution passe par l’éducation ou plus exactement l’instruction ?

    Quand j’entends que l’école est le lieu du formatage et de la soumission, j’ai l’impression que vous êtes quand même loin de réaliser que la pédagogie dominante, institutionnalisée par les IUFM, est celle du moindre effort, du refus d’ennuyer les élèves ,du professeur qui se contente de faire émerger les savoirs des apprenants et qui se retrouve par conséquent sans autorité, sans savoir à transmettre et sans langage puisque celui des ados est "plus efficace que le sien", comme on pouvait le lire dans un article du monde à propos du film "entre les murs".

    J’attends d’ailleurs avec impatience la sortie de ce film, après avoir lu le bouquin puis vu les extraits et la bande annonce et enfin lu les déclarations de Bégaudeau, Cantet et consort.

    Je suis totalement contre ce genre de copinage entre prof et élèves et cette pédagogie qui proclame qu’il faut partir des centres d’intérêts des apprenants au lieu d’élargir autant que possible leur horizon intellectuel, mais vous devriez vous réjouir du discours d’Entre les murs, d’autant que c’est le discours pédagogique dominant depuis une vingtaine d’années au moins.

    C’est quand même bizarre que ce soit moi qui vous l’apprenne.

    Je termine avec une citation de Laurent Cantet, totalement raccord avec Bégaudeau, à propos du film "Etre et avoir" :

    Laurent Cantet prend ses distances avec le documentaire de Nicolas Philibert : « Il nous montre une classe de campagne où sont mélangés des élèves d’âges différents. Pas du tout représentative de notre époque. Et l’instituteur est à l’opposé du personnage que François Bégaudeau incarne dans notre film. Il a un pouvoir énorme sur les enfants et, franchement, il n’est pas très sympathique. Notre film est plutôt une réponse à ce genre d’abus de pouvoir. »

    Il ne faut pas vous y tromper : c’est bien ce genre de discours qui est dominant au sein de l’éducation nationale. Bégaudeau est une icône IUFM en ce moment.

    Maintenant, sachant que les nouvelles pédagogies datent des années 70, est-ce qu’il ne serait pas temps de vous demander si ce n’est pas justement cette pédagogie qui serait à l’origine du "complexe du larbin" ?

    Surtout à partir du moment où ce syndrome est observable dans toutes les couches sociales, comme l’a démontré "La société de consolation", le livre de Jérémy Lefèbvre qui relate les difficultés d’un jeune héros à créer le premier syndicat virtuel dans une boîte d’informatique.

    Faut-il vraiment s’étonner qu’en éduquant au narcissisme, l’école obtienne des individus narcissiques ? Est-ce que ce n’est pas à l’instruction publique de jouer le rôle de contre pouvoir et d’inculquer les valeurs de l’effort et du mérite récompensés, d’initier à l’humanisme et à l’encyclopédisme ?

    Et je ne vous parle pas des méthodes mixtes d’apprentissage de la lecture qui, en accordant une importance secondaire à l’assimilation du code et au syllabage des mots, crééent de faux dyslexiques et autres élèves dégoûtés de la lecture…

    Voilà c’est dit.

    PS : A propos de la déclaration de Cantet

     [http://www.telerama.fr/cinema/cannes-cannes-cannes,29591.php] 
    Répondre
  83. johnmarguerite
    johnmarguerite dit :

    "La société de consolation" est basée sur une histoire vraie, celle qu’a vécue lui-même le romancier.

    La description des employés et cadres informatiques du livre de Lefèbvre est d’ailleurs à rapprocher très utilement de celle des professeurs du livre de Bégaudeau, construit sur le même principe : on a affaire aux mêmes adultes désillusionnés et soucieux de consommer et de se distraire, soit pour oublier leurs déboires, soit parcequ’ils sont inconscients de leur asservissement.

    Et nous parlons bien d’individus des classes moyennes et moyennes supérieures.

    Répondre
  84. yadelajoie
    yadelajoie dit :

    Je me posais un peu les mêmes questions que toi Agnès dans le métro ce soir en lisant un très bon article du diplo sur les "délocalisés de l’intérieur"… En en pensant à tous ces salariés qui travaillent dans des conditions de plus en plus pénibles, à qui on enlève petit à petit toutes les protections légales … pour au final gagner moins puisque les salaires augmentent mois que l’inflation. Le patronat a réussi a avoir le beurre l’argent du beurre, la crémière et en plus il faut leur dire merci….

    Mais où sont tous ces salariés !!! Encore les sans papiers salariés on peut comprendre qu’il osent pas trop parler !! Mais les Franchouillards, les réguliers pourquoi ne sont ils pas en masse dans les rues ??
    Pourquoi 53% a voté pour Sarko aux dernières élections ???
    A mon avis ils sont pas en train de lire ton blog ou de lire le journal (à part l’équipe) ils sont devant télésarko…
    Il nous faudrait une bonne grève de télé ! ou une panne générale (quoique aujourd’hui avec tous les différents canaux qu’utilise la télé c’est un scénario improbable) les gens discuteraient plus, se rencontreraient.
    Niveau com on a perdu …. pour l’instant…..

    Répondre
  85. fati
    fati dit :

    entendez les ces légumes doués de la parole avec leur
    "on est pris en otage" filmés sur les quais de gare – ils bougeront plus "métro" et "vingt minutes" sont là pour brider leur cerveau….enfin ce qu’ilen reste….
    une véritable catastrophe, je crois qu’ils ne bougeront plus à cause du crédit de leur vilaine maison en carton avec le secret espoir que la grosse blonde vienne leur "relooker" leur quatre murs – j’espère me tromper, mais ils bougeront plus les gnous…..
    et svp pas de "quel mépris" je sais de quoi je parle j’en fais partie.

    Répondre
  86. chomon
    chomon dit :

    Quand les principaux partis de gauche et les principaux syndicats de travailleur-ses sont pour le libéralisme, l’économie de marché et la croissance comme les partis de droite et le Medef, comment peut -il y avoir encore une lutte de classe?

    Quand on parle de classes populaires, moyennes , dirigeantes, en gros cela veut dire quelque chose mais en détail ? C’est quoi une classe populaire? Il y en a combien? c’est quoi une classe moyenne ? Il y en a combien? C’est quoi une classe dirigeante? Il y en a combien?
    Les sociologues n’étudient pas les classes, il étudient les catégories socio-professionnelles, cela est plus concret, plus réaliste, ils peuvent nous dire combien il y a de catégories, quels sont leurs salaires, leur revenu, leur mode de vie..etc.

    Rappelons qu’ a l’ère industrielle avant qu’il n’y ait de syndicats de travailleurs il n’y avait que 2 classes: les travailleurs a gauche et les patrons, les possédants, les bourgeois a droite. Les patrons les bourgeois ne travaillaient pas Ils faisaient des affaires et pour cela ils donnaient des ordres et les travailleurs les exécutaient de grés ou de force. De nos jours y a t’il quelqu’un-ne a droite qui ne se défini pas comme travailleur-se? Sarkozy, madame Parisot font pas parti des travailleur-ses qui veulent réhabiliter le travail?

    Pour les futures luttes sociales il va falloir sans doute trouver autre chose que la lutte des classes comme par exemple un nouveau projet de société.

    Répondre
  87. Fin De Partie
    Fin De Partie dit :

    Il y avait les montres de luxe de Sarkozy comme signes ostentatoires de richesse affichés dans les médias bientôt on aura aussi Ferrari au journal tv de TF1 😎

    Répondre
  88. speedy
    speedy dit :

    @yenayer : bonne vanne

    @johnmarguerite : le pb de l’instruction/éducation est fondamental selon moi (cf. mes posts dans plusieurs fils sur ce blog). il est largement sous-estimé et incompris. le jeune décérébré est une proie facile pour les pubards en tous genres, la société de consommation et un employeur même pas trop bandit.

    "faire émerger les connaissances" est une vaste fumisterie qui relève de l’utopie la plus naive. c’est une vision ultra-élitiste de l’enseignement, seuls les surdoués peuvent tirer qq chose d’une telle approche. il ne peut y avoir qu’une masse de laissés pour compte.

    pour revenir au billet, on n’est déjà plus dans un système de classes mais bien dans un système de castes. il y a des hiérarchies visibles et d’autres beaucoup plus subtiles. commencer en bas pour finir en haut grâce ses qualités reste possible dans de petites entitésvmais ce type de trajectoire est l’exception qui confirme la règle dans l’administration ou les grands groupes qui ont des modèles structurels similaires.

    Répondre
  89. Fin De Partie
    Fin De Partie dit :

    johnmarguerite:

    Le dogme: "l’élève doit être au coeur du système scolaire"
    date de 1989, quand Jospin était ministre de l’éducation nationale sauf erreur et ce dogme doit avoir toujours cours

    Il y a la théorie enseignée par les IUFM et il y a les réalités des salles de classe, pas si sûr qu’elles se rejoignent totalement.

    Partir du vécu des élèves pour l’élargir demande du temps et de l’énergie.

    Ce temps (chaque élève a son propre vécu et ils sont nombreux dans une classe) et cette énergie, je ne suis pas sûr que les enseignants les ont alors on tombe dans la caricature qui fait sans doute plus de mal que de bien.

    La pollution audiovisuelle est aussi un handicap à l’enseignement selon moi.
    Cette pollution n a fait que croitre depuis 30 ans et il est presque impossible d’y échapper. Elle est omniprésente.

    Ca me fait penser à cette école du côté de strasbourg qui avait lancé une opération une semaine sans tv et autre pollution audiovisuelle

    Répondre
  90. Fin De Partie
    Fin De Partie dit :

    Yenayer:

    Un pareusseux, c’est un chômeur qui "bénéficie" du PARE dans une terminologie droitière? 😎

    PARE=Plan d’Aide au Retour à l’Emploi.

    Répondre
  91. speedy
    speedy dit :

    @chomon

    La réhabilitation du travail est un leurre ou un écran de fumée, au choix. ça marche parce ça fait partie des valeurs ancrées dans l’inconscient. Travail, famille, patrie. Travaille à l’école et tu réussiras, etc. tout le monde reconanit le travail comme une valeur. Par opposition, une faineant ou un rentier est mal vu de la société. On va traquer le fainéant et tout le monde va trouver ça normal : il porte le contraire d’une valeur reconnue et acceptée par tous. Par contre, on va rien dire pour le rentier parce qu’il y a trop de bon business et on va même lui faciliter la vie : le gagner de l’argent en dormant est plus que jamais d’actualité. Le travail, c’est pour les gagne-petit.

    Répondre
  92. Ongles-noirs
    Ongles-noirs dit :

    @ Chomon(59) :

    La lutte des classes… justement ce ne sont pas les partis ou les syndicats qui la mènent ils n’ont de cesse, au contraire, que de la nier. Tant qu’il y aura le patronat d’un coté et le prolétariat de l’autre il existera bien deux classes antagonistes. On peut tourner le problème dans tous les sens toutes tentatives pour faire croire que cette séparation est obsolète n’est que propagande co-gestionnaire.

    La lutte de classe vue par les syndicats collabos c’est ça : http://endehors.org/news/chez-berna

    Le seul projet de société valable est celui qui se base sur une organisation fédéraliste, sans État, sans autorité, égalitaire, solidaire, autogestionnaire, utilisant le mandatement impératif, la révocabilité des mandatés…

    Tiens, je m’aperçois que je viens, succinctement, de définir le projet de société porté par les anarchistes… ;o)

    Donc, les propositions existent bel et bien il suffit juste que le populo, et lui seul, ait envie de changer son propre sort et qu’il s’attelle à cette lourde tâche, la révolution sociale, ce qu’il a déjà tenté plusieurs fois sans parvenir a mettre à bas ce système pourri. Mais la vie n’est-elle pas un éternel recommencement ?

    Alors désertons les urnes et occupons la rue !

    Salutations libertaires.

    Répondre
  93. johnmarguerite
    johnmarguerite dit :

    Bonjour

    Je tiens à dire que je ne suis absolument pour rien quant au fait que deux commentaires plutôt bienveillants me concernant ont été postés simultanément dans la nuit du 10 au 11 juin 2008 à 23 heures 42 !!!

    Il est clair que les profs jouissent malgré tout d’une autonomie certaine dans la conduite de leur enseignement. Pour commencer, la loi n’interdit à priori aucune méthode et les enseignants ne sont inspectés qu’une fois toutes les x années.

    Il n’empêche qu’aujourd’hui, ils doivent résister au bourrage de crâne intensif qu’ils subissent lors de leur année de stage, puis à un tout un tas de facteurs lorsqu’ils commencent leur carrière de titulaire :

    il suffit d’une dynamique de groupe négative en salle des profs, d’un chef d’établissement qui ne veut pas de vagues et élude les problèmes, d’une première inspection qui se passe mal au motif que l’enseignant inspecté "fait écran avec son savoir", et la vie du professeur devient un chemin de croix.

    Dans ce contexte, un discours institutionnel en décalage avec la réalité du terrain devient un motif supplémentaire de découragement, surtout lorsqu’on sait en plus que les professeurs sont parmi ceux qui ont beaucoup perdu en pouvoir d’achat ces 20 dernières années.

    Enfin, et c’est cela qui m’inquiète le plus, le consensus sur les méthodes mixtes d’apprentissage de la lecture nous est présenté comme permettant de clore le débat sur la syllabique et la globale, alors que je vois cette solution surtout comme une façon de ménager la chèvre et le chou permettant néanmoins de continuer à stigmatiser ceux qui veulent utiliser la méthode syllabique.

    D’une manière générale, je suis très attentif aux débats sur les programmes de l’école primaire car on sait qu’une primaire réussie conditionne très largement la réussite au collège.

    Je suis personnellement pour les programmes Darcos de l’école primaire (par exemple, je préfère la grammaire traditionnelle à l’observation réfléchie de la langue, les pronoms personnels aux embrayeurs de conjugaison, les repères chronologiques à l’enseignement de l’histoire par thèmatiques, etc.)

    Ensuite, il est bien évident que la politique de réduction des effectifs et des attributions d’heures supplémentaires est une toute autre histoire.

    Répondre
  94. Claire M3T
    Claire M3T dit :

    Heureuse de vous rencontrer autour de ce sujet magnifiquement "significatif" de l’état de délabrement de notre contrat social.

    – école en dé-route qui sert d’instrument de silence social et de pérennisation des pouvoirs, des prérogatives, des privilèges de la classe dominante, dans lequel les personnels de base ne savent plus à quel saint (ou sein) se vouer

    – un économique basé sur le nouvel esclavage consenti par crainte et peur du risque (appris à l’école) mais aussi par peur (pour les soi-disant supérieurs) d’avoir de la "compétition" interne : en effet, un "dôté" de l’élite n’apprécie pas que le défavorisé se développe économiquement de façon autonome (notre pays crève chaque jour de ce carcan économique : les petites initiatives, pme, artisans, artistes… sont étouffées par ses grosses entreprises qui datent de plus de 40 ans ; voire par la justice ou l’état…) .

    – un politique, syndicalisme … acteurs du grand simulacre de démocratie qui a pour objet
    1/ de faire croire à la démocratie dans notre pays
    2/ de rassembler (pour les contrôler et les repérer) les citoyens les plus actifs de notre société
    3/ d’occuper avec les médias et l’espace du discours afin que les citoyens n’aient plus de prise sur leur réalité l’intelligibilité de leur monde, et que la voix des plus faibles restent à tout jamais silencieuses…

    Cependant, comme au plus profond du marasme, se cache bien souvent le remède qui sauve, je crois qu’est venu le temps de trouver le moyen de nous en sortir par nous-mêmes.

    Pour cela, il nous faut juste quelques pionniers…pour commencer d’abord à dénoncer ces systèmes mortifères, à déjouer les propagandes, puis ensuite à construire un nouveau modèle de civilisation.

    Bien entendu, il ne s’agit pas de changement de civilisation imbécile à la Sarko.

    En deux mots je dirai qu’il s’agit de passer des civilisations organisées hiérarchiquement, régulées par la loi du plus fort qui profitent aux plus narcissiques et froids des humains, à des civilisations organisées démocratiquement avec peu de lois, mais issues de la "volonté générale" qui profitent au plus grand nombre, et favorise l’équilibre générale de la planète et l’intelligence collective au détriment du narcissisme égoiste et tueur de la diversité.

    Ce travail d’innovation, de création humaine, doit être commencé par un petit groupe de gens, qui comme vous, comme moi, en ont le courage, la lucidité, et la bonne volonté.

    Ensuite, une fois prêts nous serons entendus. Car il s’agira de proposer un autre art de vivre, qui conserve ce qui est pragmatiquement "bon" pour tous, tout en laissant à chacun la plus grande liberté d’action, de pensée et de créativité…

    Personnellement, j’ai cru un moment que l’homme politique Bayrou pourrait se charger de ce projet… Les derniers évènements du MOdem ont démontré sans conteste qu’il n’y avait plus rien à espérer de ce côté-là. Dommage !

    Nous avons donc décider de repartir seuls sans représentants attitrés : nous avons construit ce site pour commencer le travail :

    Venez-nous y rencontrer car il y a un véritable défi à relever ensemble , si nous voulons sauver notre planète de toutes ces absurdités im-mondes qui ne sont le faits que d’humains idiots égoïstes narcissiques malades de puissance … qui de plus ne réfléchissent pas beaucoup :

    http://desliberations.forumsactifs….

    Répondre
  95. marxime
    marxime dit :

    qq années(des dizaines) de bourrage de crâne:anti-communisme bien senti,over-dose d’individualisme,crédits pas chers?,tel mobiles ,ordis,voitures qui pétarades plus que celles des voisins et si vous ajoutez un bon gros chômage à 2 chiffres artificiellement entretenu avec la bénédiction de st. Maastricht,de st. Lisbonne et autres iniques traités,ajoutez une dose de dépolitisation et un soupçon de dirigeants de gôche et syndicaux qui ont perdus toute crédibilité et vous obtenez ce que décrit Agnès. Désolé j’arrive aprés la bataille mais je ne suis internôôôte que depuis peu. M.

    Répondre
  96. Debout
    Debout dit :

    Je ne sais pas si la culpabilisation à outrance des exploités les aidera à s’en sortir…
    De plus, n’y aurait il pas un lien entre l’éducation que l’on prodigue (à l’école, à la fac, dans les médias…) sur le monde actuel et le défaitisme de la plupart des exploités ??
    Je mettrai plutôt le doigt sur cette relation de cause à effet contre laquelle il faut lutter
    ++
    debout.unblog.fr

    Répondre

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  1. […] donne. En gros, ce qui caractérise l’absolu manque de démocratie de l’entreprise, c’est que l’arbitraire, l’injuste, la courtisanerie, la brutalité et la connerie la plus sordide y règne…! Bien sûr, il parait qu’il existe des recours… mais on souhaite bien du bonheur à ceux ou […]

  2. […] donne. En gros, ce qui caractérise l’absolu manque de démocratie de l’entreprise, c’est que l’arbitraire, l’injuste, la courtisanerie, la brutalité et la connerie la plus sordide y règne… ! Bien sûr, il parait qu’il existe des recours… mais on souhaite bien du bonheur à ceux ou […]

  3. […] le moment très précis où les variables d’ajustement se rappellent au bon souvenir de la race des saigneurs. Où l’on se souvient que l’économie n’est pas l’accumulation de richesses indécentes en […]

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  6. […] de bétonner en paix, des défendeurs⋅ses de zones sensibles et pas celle des banksters, des larbins, des kapos, des spoliateurs, des menteurs et des […]

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