Le chômeur et la sanction

« Pour noyer ton chien, accuse-le de la rage! » ou comment chaque époque a son bouc-émissaire pour occulter l’incompétence des gouvernants.

Le gouvernement va modifier le contrôle et l’accompagnement des chômeurs

Plus les politiques pour l’emploi patinent, plus le ton se durcit à l’égard des victimes du chômage. En fait d’accompagnement du chômeur, on ne parle que d’un renforcement des sanctions, alors que le terme même de sanction n’est pas du tout approprié. Car sanctionner ne signifie pas automatiquement punir, mais bien avoir le pouvoir de répondre positivement ou négativement à une action donnée. Ainsi, un diplôme sanctionne une bonne année d’étude, une victoire sanctionne une belle performance d’athlète. La sanction récompense autant qu’elle punit. En ce sens, j’aimerais bien un véritable renforcement des sanctions de la recherche d’emploi des chômeurs, car pour l’instant, seul le volet répression existe.

Les dessous de l’accompagnement des chômeurs.

L’ANPE sanctionne car l’ANPE accompagne le chômeur dans le cadre du PARE. Ainsi donc, au lendemain de mon licenciement économique, j’ai eu le droit à un entretien de 30 minutes pour faire le point sur ma situation, mes compétences, mes projets et mes techniques de recherche d’emploi. 30 minutes, c’est un peu court, mais à la 31ème minute, mon interlocuteur a commencé à regarder nerveusement la trotteuse de sa montre. Parce que le temps de passation est chronométré, parce que chaque agent a des quotas de chômeurs à respecter.
6 mois plus tard, j’ai eu le droit à 20 minutes d’entretien, essentiellement destinées à vérifier sur pièces que je cherche bien un boulot : candidatures, stratégies, actions. 20 minutes c’est suffisant pour un contrôle, mais rien pour la partie accompagnement.

6 mois passent, voici le RDV suivant. Une douzaine de chômeurs se retrouve dans une petite pièce. On nous donne des petits dossiers de 4 pages à remplir : actions mises en œuvre, démarches, résultats, difficultés, stratégies. Certains ne sont pas des pros du stylo, je les regarde du coin de l’oeil ramer sur leur pensum : pas le droit de tuster sur le voisin. Ramassage des copies : prenez un ticket, on va vous appeler.
10 minutes! Le coup des copies permet de faire tomber le temps de passation semestriel à 10 minutes. Tant pis pour ceux qui sont meilleurs à l’oral. Un an de chômage! Il va falloir élargir son champ de recherche, non? Ça, pour être élargi, on va être élargi, oui. A candidaté suffisamment : suivant. La voix résonne comme un tampon encreur : bon pour 6 mois de plus.

On est en février dernier. En fait, les convocations tombent tous les 5 mois, maintenant. La spirale se rétrécit. J’ai tout bien élargi. Je demande un bilan de compétence : « J’ai un profil compétences, mais les chefs d’entreprises cherchent des profils métiers : j’aurais besoin d’aide pour définir à quels métiers correspondent mes compétences. Cela rendrait mon offre de service plus lisible« . le gars de l’ANPE me glisse un regard torve et part sur une diatribe syndicaliste sur la politique de répression anti-chômeurs. J’abonde dans son sens. Il explose les 10 minutes : « Non, vous n’avez pas besoin d’un Bilan de compétence!« . Affaire classée. « Dans ce cas, veuillez rayer la mention « nous vous avons proposé des offres d’emplois », parce que vous ne m’avez jamais rien proposé du tout, vous m’avez même renvoyé des candidatures sans transmettre à l’entreprise!« . Je marque aux points. Je n’avance pas d’un pouce.

Le pouvoir de dire oui

12 juillet dernier. J’ai reçu la convocation moins d’une semaine avant. Dommage pour ceux qui se seraient absentés quelques jours. Il parait qu’officiellement, le chômeur a le droit à 35 jours de vacances par an. Mais c’est un plan qui pue. Je me suis toujours abstenue. Convocation à 8h15. J’habite à une heure de route. Le lendemain, j’ai un autre RDV pour finaliser la création de ma petite entreprise. Ça tombe mal, j’avais des papiers à préparer. J’arrive à 9h30, je prend un ticket. 45 minutes d’attente, c’est mon tour.
C’est une femme. D’habitude, ce sont des hommes.

  • Mais vous n’étiez pas au RDV de 8h15!
  • Non, j’ai eu des démarches à faire de dernière minute pour ma création d’entreprise. J’ai choisi d’arriver en retard.
  • Mais ce n’est pas possible! Comment allons-nous faire le tour en 10 minutes?

Il s’agissait bien de remplir la double page, productivité oblige!

  • Tout va bien! Mon dossier est à jour. Posez vos questions, j’ai tout en tête, je peux vous résumer ma situation en 2 minutes.

Je fais le tour de toutes mes démarches et échecs, lui explique mes stratégies et les moyens mis en œuvre, aborde la question du boulot génial que je n’ai pas eu et que je n’aurai jamais et du fait que, suite à cette révélation, je cherche à créer ma boite, plutôt que de rester le cul dans l’eau. En 2 minutes chrono! Elle a presque l’œil humide.

  • Vous savez, des chômeurs comme vous, il n’y en a pas beaucoup. Vous êtes vraiment allée au bout des démarches que vous pouviez faire, de ce que nous pouvions faire pour vous. Maintenant, il vous faut vous détendre et attendre que toutes vos actions portent leurs fruits.
  • Je suis en fin de droit dans deux jours. Je ne vois pas comment je vais pouvoir attendre tranquillement que mes actions portent leurs fruits.
  • Vous avez fait un très bon travail. Finissez les démarches de création de votre entreprise et prenez des vacances, profitez de votre famille, prenez des forces, vous en aurez besoin pour la rentrée.
  • Oui, c’est juste que je n’ai plus de revenus.
  • Vous avez fait une demande d’ASS ?
  • Oui
  • C’est très bien. Cela vous aidera bien pendant la première année de votre entreprise. On ne dit pas souvent ça, mais dans votre cas, c’est une bonne chose.

A ce point, je me dis qu’elle va me filer la médaille du chômeur du mois, avec portrait dans le hall, comme chez MacDo. Je me dis aussi que s’il y avait vraiment pouvoir de sanction, alors logiquement, je devrais avoir le droit à 6 mois de rab’ pour me soutenir dans ma recherche d’emploi. Mais en fait, vous avez bien compris. Dans les mesures d‘accompagnement des chômeurs, il n’y a que le volet coercitif, que le pouvoir de dire non, que le bâton, que la punition. Et en fait d’accompagnement, il n’y a que du contrôle. Et les nouvelles lois ne font que renforcer la culpabilisation, la contrainte. Jamais on n’aborde la question du soutien, de l’aide, de la récompense. Non, c’est juste bête et méchant.

  • Vous êtes mobile?
  • Pardon?
  • Est-ce que vous êtes mobile?

Je me fend alors de mon plus large sourire, me penche vers elle sur le ton de la confidence et lui demande:

  • Pourquoi? Vous connaissez un coin de France où il n’y a pas de chômeurs?

34 réponses
  1. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Je ne vois pas ce que ça change. Tu peux mettre en place le dispositif que tu veux, ça ne change rien au problème de base : notre système économique détruit plus d’emplois qu’il n’en crée. Tu peux faire ce que tu veux en face, tant que les chefs d’entreprise n’embauchent pas (donc, tant que les carnets de commande ne se remplissent pas), y a pas de boulot pour tout le monde. Point barre. Le reste, c’est du baratin pour flatter les petits instincts.

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  2. Fred
    Fred dit :

    Agnès > Jamais on n’aborde la question du soutien, de l’aide, de la récompense.

    C’est vrai. Depuis le temps que le chômage de masse est apparu en France, on peut d’ailleurs se demander pourquoi on continue à laisser les chômeurs se démerder : aucun chômeur ne devrait rester six mois sans aucun soutien. Suffit de voir comment ça se passe en Scandinavie par exemple. Et ce, d’autant qu’on sait que le chômage mine les gens psychologiquement. A se demander si on a _vraiment_ envie de réduire le chômage à 3%… Perso, je pense que c’est la conjonction d’incompétence (combien de créateurs d’entreprise et d’économistes parmi nos 577 députés?) et d’intéressement (chômage important -> inflation faible, salaires stagnants, part des profits en hausse, préservation du capital qui n’est plus bouffé par l’inflation comme avant les années 80).

    > Pourquoi? Vous connaissez un coin de France où il n’y a pas de chômeurs?

    D’un autre côté, le nombre de postes varie beaucoup en fonction de la localisation géographique. Par curiosité, j’ai regardé le site de l’ANPE pour comparer les offres dans ton coin (Gers), et un peu plus loin (Bordeaux/33 et Toulouse/31):

    Lieu(x) de travail : Gers 74 offre(s) CDI 76 offre(s) Autres (CDD, Interim, Saisonnier…)

    Lieu(x) de travail : Garonne (Haute) 122 offre(s) CDI 53 offre(s) Autres (CDD, Interim, Saisonnier…)

    Lieu(x) de travail : Gironde 91 offre(s) CDI 75 offre(s) Autres (CDD, Interim, Saisonnier…)

    Par comparaison, voici ce que donne l’APEC pour ces trois départements:

    Gers = 3 offre(s) Apec 24 offre(s) Presse

    Gironde = 186 offre(s) Apec 16 offre(s) Presse

    Haute-Garonne = 261 offre(s) Apec 24 offre(s) Presse

    C’est clair que tu auras plus de chance de trouver du boulot en te rapprochant de ces villes. Mais ça, c’est cohérent avec l’urbanisation qu’on observe dans le monde entier.

    Enfin, basé sur ton CV, voici des annonces que j’ai trouvées dans le Gers qui pourraient te convenir, sachant qu’on ne cherche pas pour le moment le dream job, mais un truc qui paieraient au moins le minimum légal:

    RESPONSABLE RH/ADJOINT DE DIRECTION H/F http://www.anpe.fr/consultationoffres/AfficherOffre.do?reference=059990V

    HOTE/HOTESSE DE CAISSE (LIBRE-SERVICE) H/F

    http://www.anpe.fr/consultationoffres/AfficherOffre.do?reference=768543W

    EMPLOYE/EMPLOYEE DE LIBRE-SERVICE H/F

    http://www.anpe.fr/consultationoffres/AfficherOffre.do?reference=768524W

    SECRETAIRE H/F

    http://www.anpe.fr/consultationoffres/AfficherOffre.do?reference=784792W

    TECHNICO-COMMERCIAL AUPRES DES PARTICULIERS H/F

    http://www.anpe.fr/consultationoffres/AfficherOffre.do?reference=784074W

    ASSISTANTE COMMERCIALE H/F

    http://www.anpe.fr/consultationoffres/AfficherOffre.do?reference=772053W

    ATTACHE(E) TECHNICO-COMMERCIAL/(E) H/F

    http://www.anpe.fr/consultationoffres/AfficherOffre.do?reference=770644W

    PREPARATEUR/PREPARATRICE DE VOITURES H/F

    http://www.anpe.fr/consultationoffres/AfficherOffre.do?reference=774544W

    VENDEUR/VENDEUSE EN PRET-A-PORTER H/F

    http://www.anpe.fr/consultationoffres/AfficherOffre.do?reference=782287W

    SERVEUR/SERVEUSE DE RESTAURANT H/F

    http://www.anpe.fr/consultationoffres/AfficherOffre.do?reference=784209W

    HOMME/FEMME DE MENAGE (ENTREPRISE) H/F

    http://www.anpe.fr/consultationoffres/AfficherOffre.do?reference=784313W

    MANUTENTIONNAIRE H/F

    http://www.anpe.fr/consultationoffres/AfficherOffre.do?reference=780123W

    TEHCNICIEN INFORMATIQUE ET TELECOM H/F

    http://www.anpe.fr/consultationoffres/AfficherOffre.do?reference=770733W

    INFORMATICIEN/INFORMATICIENNE H/F

    http://www.anpe.fr/consultationoffres/AfficherOffre.do?reference=782603W

    CUISINIER/CUISINIERE DE COLLECTIVITE H/F

    http://www.anpe.fr/consultationoffres/AfficherOffre.do?reference=784261W

    CUISINIER/CUISINIERE H/F

    http://www.anpe.fr/consultationoffres/AfficherOffre.do?reference=782995W

    SERVEUR/SERVEUSE DE RESTAURANT H/F

    http://www.anpe.fr/consultationoffres/AfficherOffre.do?reference=774950W

    Je comprends bien que c’est pas évident de déménager quand on a une famille et une maison, mais rien ne t’empêche d’aller passer une journée à Toulouse ou Bordeaux en y passant plusieurs entretiens dans la même journée, et voir ce que ça donne. Même si c’est un job payé au SMIC, ça vaut mieux que de passer des journées à vide en angoissant.

    Hope that helps

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  3. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Pour les jobs d’employés qualifiés, on ne prend pas les gens comme moi. Il y a suffisamment de chômeurs qui correspondent exactement à ce profil de poste et qui ont de l’expérience. Ensuite, il faut calculer le ratio offres/demandes. Il y a plus d’offres dans les autres départements… parce qu’il y a plus de gens. Nous sommes un des départements les moins peuplés de France, c’est donc normal qu’il y ait relativement moins d’offres. D’ailleurs, nous avons un taux de chômage nettement inférieur à la moyenne nationale. Quant aux jobs cadre en ville, t’inquiète, ils ont largement assez de candidatures… ou alors, tu vas m’apprendre qu’il n’y a pas de chômeurs en ville?
    La sur-urbanisation est un problème très important et les flux d’exode rurale vers les centres urbains ne font que concentrer les problèmes, y compris en terme d’emploi. Pour ta gouverne, je mène très bien ma recherche d’emploi, qui est très loin de se limiter à mon pâté de maison, cela m’a été confirmé donc par l’ANPE. On n’a juste pas besoin de tout le monde, c’est tout! Du coup, on va précariser tout le monde pour faire tourner le chômage. On pouvait partager le temps de travail, on a choisi de faire tourner le chômage, mais sur la durée, ça revient presque au même : que ce soit par réduction du temps de travail ou augmentation des périodes de chômage, on se retrouve collectivement à travailler moins. Et pourquoi? Parce que les gains de productivité ont fait baisser les besoins en main d’oeuvre pour la même quantité produite. Privilégier le recours au chômage, c’est juste un choix qui consiste à empêcher la redistribution des gains de productivité vers le salariat.

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  4. Fred
    Fred dit :

    C’est vrai qu’il faut pousser plus loin, et voir combien de gens postulent pour les postes, combien de temps un poste reste ouvert. De même, une fois passé la période d’euphorie où les boîtes embauchaient des gens sur-qualifiés, ils ont pigé qu’il valait mieux qq de plus proche du poste, qui sera plus motivé et ne partira pas à la première meilleure opportunité trouvée.

    > On pouvait partager le temps de travail, on a choisi de faire tourner le chômage,

    Mais partager le travail, ça signifie aussi partager les revenus. Logiquement, les cadres soutiennent la RTT (vu qu’ils croulent sous le boulot et gagnent suffisamment bien leur vie pour accepter une certaine baisse de salaire), mais pas les ouvriers/employés, qui ne peuvent tout simplement pas se permettre de gagner moins. A mon avis, c’est là que Aubry s’est complètement plantée.

    > Et pourquoi? Parce que les gains de productivité ont fait baisser les besoins en main d’oeuvre pour la même quantité produite

    C’est ce que pensent beaucoup de gens, mais le contre-argument, c’est que la productivité augmentait beaucoup plus vite dans les années 50-60… sans pour autant faire exploser le chômage. Il semble donc que le problème ne soit pas les gains de productivité, mais plutôt que la demande est trop faible. Ce qui n’est pas étonnant, vu qu’on écrase les salaires depuis 20 ans.

    M’enfin, tout ça dépasse largement les chômeurs pris individuellement. Tant que nos dirigeants ne verront pas leurs propres enfants galérer au RMI, on ne changera pas de politique.

    Ceci dit, je pense que tu aurais plus de chance de trouver du boulot dans une grande ville, et en suivant une formation plus proche du marché du travail. La gestion, ça te tente pas?

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  5. jean06
    jean06 dit :

    bonjour, ah la la, un mot que j’aime bien: « formation ». on pourrait passer sa vie à faire des formations…et pendant ce temps, on ne bosse pas. et puis, l’accès aux formations, c’est pas facile (critères d’ages, d’ancienneté au chomage, diplomes ou pas…) quelle galère!

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  6. audrey
    audrey dit :

    bonjour, moi j’aimerais bien qu’on renforce les controles et sanctions des chefs d’entreprises qui profitent des différentes aides des collectivités territoriales etc. et qui finissent par mettre la clé sous la porte pour délocaliser ou je ne sais quoi. Pourquoi c’est toujours les mêmes (les plus faibles) qui devraient être sanctionnés? Non mais… Et puis il est évident que tout cela s’inscrit dans un programme mondial d’ajustement structurel concerté: OMC, AGCS, TCE (avorté, ouf!), etc. Les 25 dernières années de libéralisme ont usé nos politiques jusqu’à la corde, ils n’ont plus 2 sous de crédibilité, tout particulièrement dans leur pseudo lutte contre le chômage (je ne crois même pas à leur volonté réelle de retour au plein emploi, je pense qu’ils veulent juste améliorer les statistiques officielles d’ici 2007 afin d’avoir une chance de remporter les élections). Bref, je me demande à quoi sert encore l’État si toute l’économie et ce qui en découle est livré au jeu de la concurence, donc de la loi du plus fort (ou du plus riche). Et quand je constate que nous en sommes aux tentatives de supression de l’ISF et du code du travail, je me dis que c’est la notion même de justice sociale qui est complètement bafouée, reniée. Je me demande bien comment tout cela va finir… AM

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  7. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Formation ou formatage?

    Petite histoire : Mon mari est l’équivalent d’un technicien informatique + infographiste. Il avait envie de faire le point et a donc demandé à son employeur un bilan de compétence. Assez rapidement, le CIBC lui a dit qu’il serait bien en menuisier. Hihihiihi. Il sait pas planter un clou sans se couper une jambe. J’exagère un peu, mais ce n’est pas quelqu’un de doué avec ses mains (deux mains gauches dans un gant de boxe!) et ce n’est pas du tout un bricoleboy. Un peu comme si on conseillait un job de patineur à un cul de jatte. En tout cas, nous avons trouvé cette « orientation » pour le moins tirée par les cheveux.
    A quelques jours de là, je regarde un reportage sur la chaîne Demain!, sur l’action du CIBC, dans un bled loin au Nord de chez moi. Là, il y a un vieux gars, la cinquantaine super usée, devant un ordinateur. Il témoigne : « J’étais menuisier au chômage. Grâce au CIBC, j’ai suivi une formation de technicien informatique et j’espère avoir bientôt un travail« .
    Le seul travail que tout ça génère, c’est des vacataires profs de formation et éventuellement en organisateurs de jeu de chaises musicale, taille nationale!

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  8. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Bonjour, Audrey. En fait, c’est le contrat social qui est mis à mal. En gros, nous vivons en société, avec les régles et les contraintes, parce que c’est plus avantageux que la « loi de la jungle ». Sauf que ce n’est plus le cas. Du coup, pourquoi les gens continueraient à suivre les règles du jeu, vu qu’elles changent tout le temps en cours de partie, et uniquement dans le mauvais sens?
    Très simple : grâce au renforcement du pouvoir régalien de l’Etat, le seul truc que les libertaprouts ne contesteront jamais, c’est à dire, toujours plus de flics et d’armée, plus de loi liberticides, pour mieux « tenir la plèbe », « matter le troupeau » et forcer tout le monde à rester dans le rang, même si la situation devient de plus en plus intenable. Qu’on se le dise, la dictature est bien meilleure pour les affaires que la démocratie!

    Répondre
  9. Jean Ploi
    Jean Ploi dit :

    > Qu’on se le dise, la dictature est bien meilleure pour les affaires que la démocratie!

    Bonjour Agnès,

    Je partage totalement ta dernière phrase. D’ailleurs ça n’a rien d’étonnant si on se rappelle que les salariés (chômeurs compris) représentent 90% de la population active. Le monde des affaires est ultra-minoritaire mais c’est lui qui fait la loi.

    Pendant les années 80 à 90 et jusqu’à aujourd’hui on a fait semblant de croire qu’on pouvait lutter contre le chômage en « abaissant le coût du travail ». On a très bien réussi à appauvrir une grande partie de la population, y compris une partie des travailleurs indépendants, mais le chômage est plus que jamais là.

    Le contre-sens vient du fait que « chercher un emploi » ne peut pas être séparé de « chercher un revenu ». Or aujourd’hui, pour beaucoup, le travail ne paie plus, même les organisations patronales le reconnaissaient. Seulement, plutôt que d’envisager d’augmenter les salaires, elles préfèrent, et le gouvernement avec elles, tomber le masque de « libéraux » et mettre en place des solutions autoritaires.

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  10. Leonche
    Leonche dit :

    Le capitalisme est strictement contradictoire avec la democratie et n’a aucune vocation a creer du bonheur. (contrairement a ce que deblaterait ce mediocre Adam Smith et les vautours qui ont repandu ses aneries pour leur profit ou ceux de leurs maitres).

    Mon grand-pere le savait, son pere et toute la theorie des gueux et des moins gueux de mes ancetres que je connais pas.

    C’est drole comme chaque generation redecouvre ce simple fait. Vous revez de justice et de prosperite pour tous ? Arretez d’etre naif. Vous ne connaitrez ni l’un ni l’autre avant la conflagration des annees a venir.

    L’ANPE c’est de la blague. N’y foutez les pieds qu’une seule fois: pour bien sentir l’odeur une premiere et derniere fois.

    Position survie les copains.

    Bien a vous.

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  11. Mariano
    Mariano dit :

    Pas pour défendre les salariés (« conseillers ») de l’ANPE j’ai eu à subir trop longtemps leur incapacité obligée à m’accompagner (je ne parlerai pas des propositions)… leur absence m’a conduit sur un coup de calcaire à demander audience au Député qui a tapé en haut… et le seul effet a été de faire redescendre par la voix hiératique une recommandation au directeur (un copain) qui m’en a voulu et qui pour satisfaire tous les aboyeurs m’a proposé un CES à … l’ANPE ! (« téléphoniste »… de luxe) mais donc ces pauvres salariés de l’ANPE sont au courant que la demande dans tous les postes et dans toutes les régions est très largement supérieure à l’offre. Je siège régulièrement avec des patrons (UMP) : ils ont la solution ! L’École et bien sûr l’Université ne préparent pas nos petites têtes blondes à la vie en Entreprise !!!

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  12. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Ca me rappelle une fois où j’étais au RMI. Une sale période s’il en est. Jospin lance les emploi jeunes. Je vais sur le site du premier ministre pour poser une question sur le champ d’application de la future loi.
    Une paire de jours plus tard, je reçois par la Poste un courrier tout ce qui a de plus officiel du cabinet du premier ministre : « Nous avons bien examiné votre requête et nous allons tout mettre en oeuvre pour y répondre dans les plus brefs délais… blablabla!« . Quand on est au fond du trou, on se dit qu’un truc pareil, ça va faire bouger les choses.
    2 jours plus tard, je reçois une lettre à entête de la Préfecture (remarquez, ça chôme pas dans les secrétariats!) : « Le cabinet du Premier Ministre nous a informé, blablablabla… y répondre dans les plus brefs délais!« .
    Encore deux jours et je reçois une lettre du directeur multi-départemental de l’ANPE (on marche par regroupement!) : « blablabla, … brefs délais ». On est pas tout à fait dans les sous-fifres, mais on n’est plus dans les premiers couteaux.
    Dans l’élan, je reçois une convocation bien brute et bien typique pour me rendre sans délai dans mon agence ANPE. Là, j’ai retrouvé un des conseillers qui a dit que je pouvais prétendre à un emploi jeune pour me sortir de la merde… ce qui était parfaitement faux, comme je m’en rendrai compte un peu plus tard, au moment de signer mon contrat d’embauche à la CCI.
    Alors que mon stylo s’apprêtait à parapher ce contrat (un CDD de 3 mois) tant convoité, le juriste de la CCI arrive en trombe et balance : « NON : elle n’entre pas dans le cadre des emplois jeunes, je viens de vérifier !« . Je suspend mon geste, alors que toutes les personnes présentes dans la pièce se mettent à me regarder fixement : le chef de projet, le chef de service, le comptable et la directrice. Rien ni personne ne pourra jamais décrire précisément ce que j’ai ressenti à ce moment-là, en plus d’une bouffée de haine pure envers le conseiller de l’ANPE incompétent. Bref conciliabule des parties concernées sauf moi, regards en coulisse. Je repose le stylo sur la table, sur le point de me liquéfier. « Finalement, on vous prend quand même!« .
    Moralité : pas de moralité, c’est juste un petit conte réel de la connerie ordinaire!

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  13. mariano
    mariano dit :

    Ben oui ! Ils ont une obligation de résultat, même si exceptionnellement, le demandeur d’emploi bénéficie alors d’un CDD confectionné pour lui, juste pour lui (ça c’est de l’accompagnement !). Par contre pour le fun : « Les conseils suivants sont des conseils « moyens » qui peuvent être plus ou moins pertinents selon l’état de la situation économique ou votre propre situation. Ils sont néanmoins utiles pour vous mais aussi pour nous car les suivre facilite évidemment notre travail (vous voyez qu’ INTUITU PERSONÆ n’emploie pas la langue de bois !).

    Le Monolecte : désolée, Mariano, mais pas de pub ici!

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  14. MArie
    MArie dit :

    En deux ans , j’a i à l’anpe : réçu une fois une lettre pour aller à une journée d’accueil « Distribution ED » les supérettes de procximité; J’etais aimablement invitée a apprendre à mettre des yaourts en rayon………. sinon, pour les convoc je devais apprendre au consultant a utiliser le navigateur « fermé » del’anpe pour lui expliquer les agents de recherche sur des sites spé d’annonces. Une autre fois, j’ai reçu un courrier tellement nul du « dir de l’agence » (avez-vous remarqué l’anonymat des courriers?) que j’ai apporté un cd contenant tous les courriers, infos dossiers…. Euh , « il » ne pouvait pas le lire : il est interdit d’accepter des « outils » extérieurs.

    L’anpe c’est de l’esbrouffe et l’apec c’est pas mieux. ..

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  15. dom
    dom dit :

    Bonjour, J’ai habité à Paris, en campagne et j’habite maintenant dans une petite ville de province. J’ai eu ma part de chômage (comme tout le monde ou presque). Je peux vous parler d’une aide pour beaucoup de chômeurs, pas une solution miracle, mais une aide qui ne convient pas à tout le monde mais quand même à pas mal de gens : j’ai créé une société de portage salarial qui permet, notamment à des chômeurs, d’être salarié tout en créant leur propre activité tout en étant salarié et en ayant le complément Assedic (quand il leur en reste), ou RMI, ou ASS ou … quand leur activité n’a pas facturé assez pour qu’ils aient une feuille de paie suffisante. Comme je ne demande pas de facturer tous les mois, ni d’avoir un minimum de facturation, cela donne du temps pour voir si l’activité peut se développer et si oui, cela donne du temps pour la développer. Je suis contente car j’en ai vu certains ramer pendant 2 ans puis enfin ça a commencé à marcher et ils croulent maintenant sous le boulotau point d’en refuser. Sans le portage, ils se mettaient à leur compte et coulaient rapidement, écrasés sous les charges sociales avant même d’avoir pu commencer à facturer. D’autres prennent de temps en temps des missions intérim ou des CDD en parallèle au portage pour raisons alimentaires, en attendant que ce qu’ils veulent vraiment faire marche suffisamment. L’un des avantages que je trouve au portage est l’individualisation et la souplesse. Mais j’en vois aussi qui n’ont pas l’autonomie et la discipline nécessaire pour travailler sans « chef » derrière pour les pousser, ou pas assez de compétences pour travailler de façon autonome, ou sont dans des secteurs où la concurrence est tellement énorme et déloyale que ce n’est même pas la peine de commencer (le télésecrétariat par exemple). Le portage salarial n’est donc pas une solution miracle mais une vraie aide pour travailler pour certains. Et il y a maintenant suffisamment de sociétés de portage, chacune avec son fonctionnement propre, pour que chacun puisse trouver celle qui lui convient. Bon courage à tous pour vous débrouiller dans cette société où c’est bien la seule chose qu’on vous laisse (et encore) Dom

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  16. alexdenimes
    alexdenimes dit :

    Bonjour,

    Je suis au chomage depuis 6 mois et je viens juste vous dire ma colère concernant mes différentes démarches de candidatures spontannées en direction de 147 entreprises + les quelques réponses aux offres ANPE (2 en 6 mois!). Seules 17% d’entres elles ont daignées me répondre + aucune réponse concernant les offres ANPE (bravo le suivi !) Je trouve cela inadmissible et irrespectueux sachant que les chômeurs peuvent être contrôlés et fournir des pièces justificatives de leur recherche d’emploi. (ce qui est par ailleurs normal) Ces entreprises ne font pas leur travail. Il est vrai qu’une lettre de réponse négative type prend beaucoup de temps. Time is money ! Faut-il établir une liste rouge de ces sociétés et les faire publier. C’est une solution que je commence à envisager sérieurement. Je cherche des solutions pour remèdier à cela. Vos idées sont les bienvenues. Décidemment le parcours de recherche d’emploi est plus semé d’embûches que d’embauches… Bon courage à vous tous.

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  17. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    17% de réponses!!! Joli score! Ca fait longtemps que cela ne m’est pas arrivée.
    Plus prosaïquement, réserve ta colère, il y a bien des trucs bien plus graves que ça dans la vie du chômeur qui ne baisse pas les bras… Courage!

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  18. roger31
    roger31 dit :

    bonjour, et surtout merci de me lire, en deux mots j’ai 52 ans 33ans de boulangerie-patisserie derriere moi, le01.12.2005. la sécurité sociale ma reconnu invalide à 2\3 .

    résultat des comptes àpres avoir travailler + de trente années de dur labeur je me retrouve avec une pension mensuelle de 321 euros, je suis obligé de me réinscrire au chomage demandeur d’emploi,d’un coté on me dit que je ne peut plus travailler , de l’autre on me fait comprendre que si je veux m’en sortir ( enfin vivre tout simplement) il me faut retavailler, je ne comprend plus rien

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  19. Mimi
    Mimi dit :

    Vous résumez une situation bien triste avec beaucoup d’humour et de fraicheur! Bravo. Je prend note du "Vous connaissez un coin de France où il n’y a pas de chômeurs?", vu que la mobilité est l’obsession de tous les conseillés que j’ai pu rencontré (ANPE, Mission Locale, AFORMAC, …) je sens que je vais reprendre votre réplique cinglante à mon compte.

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  20. Gwendo
    Gwendo dit :

    Mais on ne vous a pas indiqué pourquoi l’on vous demande "êtes-vous mobile", peut-être pour vous suggérer d’aller à la pêche ou vous promener en attendant que le boulot revienne ou parce que l’agent se retrouve à pied et qu’il aurait besoin de votre voiture !

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  21. Gwendo
    Gwendo dit :

    Mais on ne vous a pas indiqué pourquoi l’on vous demande "êtes-vous mobile", peut-être pour vous suggérer d’aller à la pêche ou vous promener en attendant que le boulot revienne ou parce que l’agent se retrouve à pied et qu’il aurait besoin de votre voiture !

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  22. GWENDO
    GWENDO dit :

    Le vendredi 22 juillet 2005, 10:23 par nathalie
    Bon, ben vivement la privatisation de l’ANPE, non ??? 😀

    2. Le vendredi 22 juillet 2005, 10:31 par Agnès Maillard
    Je ne vois pas ce que ça change. Tu peux mettre en place le dispositif que tu veux, ça ne change rien au problème de base : notre système économique détruit plus d’emplois qu’il n’en crée. Tu peux faire ce que tu veux en face, tant que les chefs d’entreprise n’embauchent pas (donc, tant que les carnets de commande ne se remplissent pas), y a pas de boulot pour tout le monde. Point barre. Le reste, c’est du baratin pour flatter les petits instincts.

    Après lecture de vos messages, voici le mien.

    Privation de l’ANPE : oui, rentabilité, nécessité de résultats.
    Nettoyage dans cette structure qui suremploie des gens qui nous survolent en 10 mn tous les mois, pour nous dire : sincèrement je ne comprends, allez, continuez, vous êtes dans la bonne dynamique…ça vient de votre CV, de votre photo, de votre moral……..et j’en passe……….votre CV est difficile à lire : "apprends à lire, fais une formation, je ne sais moi, fais comme nous, démerdes-toi"………….

    Tous dehors, hip hip hip hourra des chômeurs en plus mais au moins cela aura pour impact POSITIF des ECONOMIES sur les budgets de l’ETAT.

    Répondre
  23. Fin de partie
    Fin de partie dit :

    @GWENDO:
    Tout le monde veut faire des économies dont ils ne profiteront pas.
    Ce n’est pas une fatalité que l’ANPE soit en train de devenir le siege de "la police sociale" voulue par plus de 53% des Français qui voient des faignasses partout , c’est juste une volonté d’hommes politiques pour satisfaire la haine qu’ils ont soigneusement entretenue.

    La grande trouvaille de l’UMP s’est d’avoir généralisée les propos du FN sur les immigrés à une partie plus importante de la population française.

    Répondre
  24. Fin de partie
    Fin de partie dit :

    @GWENDO:
    Tout le monde veut faire des économies dont ils ne profiteront pas.
    Ce n’est pas une fatalité que l’ANPE soit en train de devenir le siege de "la police sociale" voulue par plus de 53% des Français qui voient des faignasses partout , c’est juste une volonté d’hommes politiques pour satisfaire la haine qu’ils ont soigneusement entretenue.

    La grande trouvaille de l’UMP s’est d’avoir généralisée les propos du FN sur les immigrés à une partie plus importante de la population française.

    Répondre
  25. GWENDO
    GWENDO dit :

    Par expérience et je n’en suis pas la seule, pour parfois un logiciel non pratiqué, une formulation d’être bilingue alors que dans la pratique ce critère exigé ne s’utilise que ponctuellement, des non arrangements d’horaires qui posent problème pour des raisons de transport et de temps "perdu", une organisation quasi-inexistante pour la garde des enfants….etc….

    Beaucoup de personnes dans le monde du travail sont parents mais notre super mentalité fait qu’il ne faut pas parler des enfants dès que l’on accède au monde de l’entreprise ou de l’ANPE (j’en parle par expérience)… pourtant excusez-moi, les enfants existent bien….

    On avance lentement et de travers car ne prenant pas à bras le corps la réalité, l’existant, comment voulez-vous que l’on trouve des réponses et des solutions à des situations qui ne sont pas posées telles qu’elles sont…. illusions, déformations… quand vous nous tenez…. nos résultats sont de la médiocrité…. normal, nous sommes à côté de la plaque….

    Je trouve inadmissible que parce que le contexte économique malheureusement assez répandu au delà de la FRANCE d’ailleurs fasse que lorsque quelqu’un peut "cadrer" avec un besoin "professionnel" qu’il soit, dans la considération (quasi inexistante) mis dans une situation où parfois même à un animal l’on n’oserait même pas traiter de la sorte.

    En ce qui concerne les sociétés intérim, dont le métier est à l’origine "les ressources humaines", je trouve (par expérience) qu’elles se transforment en "exploitation de l’homme", tant pis s’il a des obligations, des contraintes, une famille, des difficultés… de tout ordre, des émotions… parce que ce n’est pas cela qu’on lui demande…. on lui demande d’être au RDV coûte que coûte pour pouvoir répondre à un besoin de courte, moyenne ou longue durée mais pourvu qu’il remplisse la mission et qu’il permette à travers ses qualités et compétences que l’on taira bien évidemment (ce n’est pas l’objet de la discussion et de la situation), pourvu qu’il permette de faire tomber la commande.

    Malheureusement cela est le sort de l’ensemble des êtres humains peu importe leur origine et il existe bien dans la pratique des difficultés supplémentaires pour les personnes d’origine étrangères…

    Désolée tout le monde à le droit de vie, les besoins vitaux de manger, boire, dormir, de disposer d’un toit; d’avoir accès aux soins, et d’accèder à un emploi, ceci étant devenu dans notre système non plus un choix mais une obligation…

    Réflexion intéressante, et si j’avais le choix que ferais-je ?
    Bonne méditation.

    Répondre
  26. GWENDO
    GWENDO dit :

    Par expérience et je n’en suis pas la seule, pour parfois un logiciel non pratiqué, une formulation d’être bilingue alors que dans la pratique ce critère exigé ne s’utilise que ponctuellement, des non arrangements d’horaires qui posent problème pour des raisons de transport et de temps "perdu", une organisation quasi-inexistante pour la garde des enfants….etc….

    Beaucoup de personnes dans le monde du travail sont parents mais notre super mentalité fait qu’il ne faut pas parler des enfants dès que l’on accède au monde de l’entreprise ou de l’ANPE (j’en parle par expérience)… pourtant excusez-moi, les enfants existent bien….

    On avance lentement et de travers car ne prenant pas à bras le corps la réalité, l’existant, comment voulez-vous que l’on trouve des réponses et des solutions à des situations qui ne sont pas posées telles qu’elles sont…. illusions, déformations… quand vous nous tenez…. nos résultats sont de la médiocrité…. normal, nous sommes à côté de la plaque….

    Je trouve inadmissible que parce que le contexte économique malheureusement assez répandu au delà de la FRANCE d’ailleurs fasse que lorsque quelqu’un peut "cadrer" avec un besoin "professionnel" qu’il soit, dans la considération (quasi inexistante) mis dans une situation où parfois même à un animal l’on n’oserait même pas traiter de la sorte.

    En ce qui concerne les sociétés intérim, dont le métier est à l’origine "les ressources humaines", je trouve (par expérience) qu’elles se transforment en "exploitation de l’homme", tant pis s’il a des obligations, des contraintes, une famille, des difficultés… de tout ordre, des émotions… parce que ce n’est pas cela qu’on lui demande…. on lui demande d’être au RDV coûte que coûte pour pouvoir répondre à un besoin de courte, moyenne ou longue durée mais pourvu qu’il remplisse la mission et qu’il permette à travers ses qualités et compétences que l’on taira bien évidemment (ce n’est pas l’objet de la discussion et de la situation), pourvu qu’il permette de faire tomber la commande.

    Malheureusement cela est le sort de l’ensemble des êtres humains peu importe leur origine et il existe bien dans la pratique des difficultés supplémentaires pour les personnes d’origine étrangères…

    Désolée tout le monde à le droit de vie, les besoins vitaux de manger, boire, dormir, de disposer d’un toit; d’avoir accès aux soins, et d’accèder à un emploi, ceci étant devenu dans notre système non plus un choix mais une obligation…

    Réflexion intéressante, et si j’avais le choix que ferais-je ?
    Bonne méditation.

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