Tant que les hommes auront des besoins impérieux à assouvir, il ne faudra pas s’étonner de servir de porte-manteaux dans les conseils d’administration.

Tant que les hommes auront des besoins impérieux à assouvir, il ne faudra pas s’étonner de servir de porte-manteaux dans les conseils d’administration.
Plus le temps passe, plus je brasse d’air, plus il ne se passe rien. Et plus j’enrage de n’être qu’un putain de rat enfermé dans un labyrinthe dont un crétin a muré la sortie.
Chacun a pu remarquer que la palette des opinions (pourtant bien tranchées) a été largement accueillie ici suite à mon papier sur la loi antiburqa. Cela dit, il en est de la burqa comme de la muleta : agitez le bout de chiffon, cela excitera l’animal à coup sûr, l’empêchant de penser, alors que le matador s’apprête à lui asséner le coup de grâce.
Quelle drôle d’époque, tout de même, où sous prétexte d’aider les victimes
, on commence systématiquement par les punir!
Me voilà ! J’y suis. En sous-vêtements dans un bureau cossu, devant un homme que je ne connais pas. Il y a quelques mois encore, cela aurait été impensable. Me retrouver subitement contrainte d’habiter ce corps qui m’est tellement étranger. Depuis tellement longtemps, que je ne sais même pas s’il a déjà été mien.
Internet m’a tuer
: c’est devenu la grosse tarte à la crème de ces dernières années. Le réseau mondial se retrouve systématiquement sur le banc des accusés de la plupart des maux de notre société. Tout secteur menacé de déclin ou d’obsolescence dégaine automatiquement le bazooka anti-Internet pendant que notre gouvernement mouline des lois comme un tas de shadocks hallucinés sous ecsta pour tenter de circonscrire le monstre numérique.
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