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Effet ciseau

Et là, est-ce que tu commences à bien la sentir, la main invisible du marché ? Est-ce que tu la sens bien, son étreinte implacable qui t'a choppé par les balloches et qui te broie, continuellement, inexorablement, jusqu'à ce que tu mettes genou à terre, jusqu'à ce que tu ploies l'échine, jusqu'à ce que tu ne sois plus rien qu'un grand cri de douleur ?

Teaser : dans le Lordon, tout est bon!


D'un retournement l'autre, de Frédéric Lordon from Le Monolecte on Vimeo.

Extrait de la lecture publique de la pièce de Frédéric Lordon sous-titrée : "comédie sérieuse sur la crise financière, en quatre actes et en alexandrins".

La pièce démonte les processus en œuvre depuis l'automne 2007 pour transformer la crise de la dette immobilière privée en crise publique de l'endettement, remboursable par les citoyens.

Ici, le deuxième conseiller économique de Sarkozy lui demande pourquoi rien n'a été fait pour prendre le pouvoir sur la finance, au moment même où elle était le plus vulnérable

Le sel de la terre

Et si nourrir les hommes (et les femmes, hein !) était le plus beau métier du monde ?

L’Europe veut mettre la France au régime SEC

Parce que l'on trouve aussi parfois des choses intéressantes sur Twitter, hier, @benoithamon a partagé un lien concernant les recommandations que la Commission européenne préconise actuellement pour le redressement national de notre cher pays.

Morceaux choisis!

Le capitalisme libéral pour les mal-comprenants

Il était une fois, il y a très très longtemps, une entreprise d'État qui s'appelait les PT&T et qui faisait en sorte que tous les citoyens d'un pays pas si lointain puissent communiquer entre eux.

Comme un phare dans la nuit

Il y a quelques jours, une belle boutique flambant neuve était inaugurée au bled. Événement relativement rare et d'autant plus remarquable que cette boutique a une histoire.

Zones blanches

De l'intérêt de se promener dans des expos photos avec une bande de jeunes, comme de nourrir une mise en abîme des états du logement sur ces 60 dernières années.

Flux tendu

Mécanique des fluides à l'usage des petits boutiquiers de la Terre.

Les nouveaux riches

Ce qui est fascinant avec nos concitoyens, c'est qu'ils ont un niveau de vie nettement au-dessus de leurs revenus.

Dématérialisation exponentielle

Il y a six mois, j'avais serré la main du conducteur offset qui partait enfin à la retraite. Aujourd'hui, la moitié des machines a disparu, les étagères à papier sont vides, il reste le patron, l'infographiste et la typographe.

Internet, le fossoyeur du monde moisi

Internet m'a tuer : c'est devenu la grosse tarte à la crème de ces dernières années. Le réseau mondial se retrouve systématiquement sur le banc des accusés de la plupart des maux de notre société. Tout secteur menacé de déclin ou d'obsolescence dégaine automatiquement le bazooka anti-Internet pendant que notre gouvernement mouline des lois comme un tas de shadocks hallucinés sous ecsta pour tenter de circonscrire le monstre numérique.

Prends-en de la graine!

Le premier des droits de l'homme, c'est celui de se nourrir correctement.
Sans accès à la nourriture, tout le reste n'est que tartufferie.

Ceci n'est pas une crise

Depuis quelques jours, il y a un concert de tamtam dans la volière et c'est la panique à bord. Il n'est plus possible d'avoir la moindre petite connexion médiatique (journaux, radio, TV, web) sans se retrouver littéralement submergé par un tsunami de hurlements échevelés : c'est la crise, c'est la crise, c'est la crise !
Ça a l'air de franchement chier dans le ventilo, vu comme cela...

Open bar

Alors qu'il y a encore quelques semaines, tous ceux qui, comme moi, critiquaient ouvertement et vertement le capitalisme débridé se faisaient traiter de réactionnaires allergiques au progrès et incapables de se conformer à la réalité, voilà que ces derniers jours, les très nombreux thuriféraires du marché triomphant expliquent à longueur de colonne à la une que les marchés ont soufferts d'un défaut de régulation et qu'ils ont toujours dit que l'immobilier, c'est comme les arbres, ça ne grimpe pas jusqu'au ciel.
Bande de faisans !