De la marchandisation des droits

À quoi sert un droit si l’on est dépossédé des moyens concrets de le réaliser ?


Résistances
Il y a ce que l’on appelle communément des droits acquis. C’est un peu un abus de langage parce que chacun sait bien que depuis le règne de Laurence Parisot et avant elle, celui de Madame Thatcher, que tout est précaire, surtout quand il s’agit précisément des droits des plus fragiles et que donc, rien ne doit jamais être tenu pour acquis.

Prenons la retraite, comme ça, totalement au hasard.

Personne ne se pointera jamais en balançant tout de go : « dans notre modèle économique actuel, il est impossible de continuer à dépenser des ressources forcément limitées pour des éléments parasitaires parce que n’étant plus productifs. » Non, c’est impensable de dire des choses pareilles, c’est un coup à déclencher une flash mob… voire, pire : une pétition en ligne.

Au contraire, il faut s’afficher délibérément en train de sauver ce fameux droit acquis à la retraite : « parce que nous voulons sauvegarder le régime de retraite par répartition, nous allons juste faire en sorte que plus personne n’y accède et que tout le monde crève avant. Comme ça, il y aura plein d’argent dans les caisses et le régime des retraites par répartition sera sauvé… des retraités. »

Ça non plus, personne ne le dira clairement. À la place, on va sauver le droit à la retraite en le rendant juste… absolument impossible à réaliser. C’est tout le principe de la conditionnalité. En fait, dès qu’un droit s’assortit de conditions d’accès, il devient plus difficile à réaliser pour une partie de la population… tout en restant un droit.

Ainsi, on ne supprime pas le droit à la retraite, on se contente de durcir les conditions d’accès. En allongeant le temps de cotisation obligatoire, par exemple. C’est là un très bon moyen de virtualiser la retraite en faisant en sorte que la majorité des ayants droit décèdent avant de le faire valoir. Pour les gens de ma génération, on se propose de le reculer à 43 ou 44 ans de cotisation. Tout en sachant pertinemment que cette même génération est entrée plus tardivement sur le marché du travail pour cause d’allongement du temps de formation initiale. Après, on peut encore ergoter en rappelant que ma génération a été marquée par des accès plus difficiles à l’emploi, sur fond de baisse des rémunérations (un jeune diplômé touche moins qu’un insider senior moins formé), de chômage et d’emploi précaire. Ainsi, beaucoup d’entre nous ont commencé à travailler aux alentours de 25 ans. Ce qui nous fait déjà un âge théorique d’accès au droit de la retraite à 69 ans.

69 ans… je veux que vous visualisiez bien ce chiffre et que vous vous projetiez dans un univers d’hyper-productivité à cet âge.

Mais ça, c’est pour les veinards qui ont trouvé un boulot directement en sortant du système éducatif et sans ne plus jamais en changer.

Dans la vraie vie, beaucoup d’entre nous ont navigué entre des stages non rémunérés et des petits boulots sans lendemain, le tout entrecoupé de va-et-vient à Pôle Emploi, pas toujours comptabilisés ou même indemnisés. Et je ne parle même pas de ceux qui ont réussi à survivre à l’ombre du salariat en s’improvisant autoentrepreneurs et à qui on n’a jamais clairement expliqué que la plupart de ces années de travail en pointillés comptent pour du beurre.

Par jeu, en tenant compte de la nécessité d’augmenter encore la durée minimale de cotisation pour obtenir le droit à une retraite pleine et entière, j’ai calculé qu’il me faudrait probablement vivoter jusqu’à mes 78 ans pour espérer palper royalement le minimum vieillesse… s’il existe toujours.

Autrement dit, même si le droit à la retraite est maintenu, pour beaucoup d’entre nous, dans les faits, il n’est plus réalisable. C’est devenu un droit virtuel.

C’est tendance, le virtuel.

Ce qui vaut pour la retraite vaut pour de plus en plus de nos droits. Nous avons acquis le droit au logement, mais en l’absence d’une politique réelle et volontariste d’adaptation du parc immobilier aux besoins et aux moyens réels de la population, ce droit est juste un droit pour rire… mais surtout pour pleurer.

Nous avons le droit à l’information, mais il nous manque en face un financement pérenne et efficace qui garantisse une véritable liberté de la presse et son indépendance tant du pouvoir régalien que du pouvoir de l’argent.

Nous avons le droit de vote, mais dans les faits nous n’avons le choix qu’entre différentes personnalités toutes issues du même sérail politique et dont la vision du monde et les options politiques sont strictement identiques, ce qui nous ôte, de fait, tout contrôle démocratique du fonctionnement de notre société.

Nous avons le droit à la santé, mais de déremboursements en franchises, en passant par le non-renouvellement des praticiens dans une population qui continue de croître, sans compter les dépassements d’honoraires raisonnables à 150 % du tarif de la Sécu, les fermetures de lits, d’hôpitaux, etc., beaucoup d’entre nous ont déjà renoncé à pleinement exercer ce droit, faute de moyens ou même juste d’un rendez-vous à moins de 12 mois pour une spécialité en voie de disparition comme la gynécologie ou l’ophtalmologie.

Nous avons le droit à l’éducation, mais on continue à réduire le nombre des profs, à fermer des classes, puis des écoles, à alléger les programmes, à vider de sa substance toute l’architecture complexe de l’Éducation Nationale sous prétexte de dégraisser le mammouth et au final, on s’étonne que tout cela ne soit plus qu’une grande machine folle à trier les enfants et à reproduire les inégalités sociales en les creusant. 

Il y a 20 ans, j’ai eu le droit d’accéder à un enseignement supérieur, à présent je doute d’avoir les moyens financiers de rendre la pareille à ma fille.

Nous avons donc des droits, mais des droits de papier, des droits conditionnels, des droits inaccessibles, des droits virutels… pour amuser la galerie.

En fait, on nous a surtout laissé le choix de mettre le prix nécessaire pour continuer à jouir de nos droits

On nous laisse donc ce choix de l’argent, en nous expliquant qu’avoir le choix, c’est la liberté.

Nous avions donc des droits universels et nous voilà avec le choix de payer pour continuer à jouir pleinement de nos droits les plus élémentaires… et un droit qui s’achète, ce n’est plus un droit, tout au plus un produit.

133 réponses
  1. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    J’ai oublié plein de choses, parce qu’il est difficile d’être exhaustive devant l’ampleur de notre dépossession républicaine. Sur un média social, quelqu’un me faisait remarquer que j’avais oublié la Justice.

    Effectivement, l’accès à une justice impartiale qui assure à tous la protection des lois, c’est l’un des fondements de la démocratie. Or, même si on met de côté le prix d’un avocat, prohibitif pour la grande majorité d’entre nous, il convient de se rappeler que l’aide juridictionnelle est elle-même d’un accès très restreint tant les plafonds de ressources sont bas. Et de toute manière, l’accès à la justice a été assorti récemment d’un "ticket modérateur" qui, comme son nom l’indique, n’existe que pour te modérer dans ton envie d’accéder à ton droit à la justice. Le problème du ticket modérateur, c’est qu’il instaure précisément ce que je dénonce ici : un péage à l’accès d’un droit. Au début modique, toujours, pour ne pas effrayé le chaland, le ticket modérateur peut enfler au fil du temps, jusqu’à devenir très franchement discriminant envers les plus modestes. Je pense au forfait hospitalier qui, à présent excède les minima sociaux. 

    Si tu veux faire valoir tes droits : tu payes.

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  2. margot32
    margot32 dit :

    Agnès:hélas !bien vu.Très bon billet.Tu pense à ta fifille,moi je pense à mes six petits enfants.Quel gâchis.Je t’embrasse.jacques.

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  3. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Tout dépend de ce que l’on met dans la ligne dépenses publiques. Les PPP dont le moins qu’on puisse dire, c’est qu’ils nous coûtent un bras, pour des services moindres et qui sont une forme de subvention à comptes ouverts pour de grosses boîtes privées qui s’empressent de mettre le cash récupéré dans des paradis fiscaux pour ne pas payer d’impôts dessus tout en clamant qu’ils sont assommés de charges sociales? Les dépenses somptuaires, avec les autoaugmentations du personnel politique à des taux stratosphériques quand on compare avec l’évolution des salaires? Les délires mégalomaniaques où l’on crée des stades qui coûtent un bras, rien qu’à l’entretien, pendant que les gens autour vivent comme des rats "faute" de moyens? La corruption, parce qu’il faut bien appeler les choses par le nom? Les conflits d’intérêts où des ministres signent des chèques en blanc à des lobbies privés : assurances, multinationales (lire "défiscalisées localement"), banques, etc.? Les mille-feuilles administratifs, qui se sont reproduits comme des lapins ces dernières années et qui ramassent toujours plus de fric pour toujours moins de résultats?

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  4. petit écran de fumée
    petit écran de fumée dit :

    Cette stratégie de contournement hypocrite est hélas bien répandue.
    On a bien compris que la démocratie de façade était là pour donner à l’opinion publique l’illusion de son influence, et que derrière le pouvoir économique sait très bien contourner concrètement les "rigidités" de l’opinion.

    Cela m’en rappelle d’autres. Par exemple, il n’a jamais été question de privatiser officiellement la Poste ou la SNCF, car symboliquement ça ne pouvait pas passer dans la population. Pour cela, Europe oblige, on libéralise leur secteur d’activités, et bizarrement ces sociétés, n’ont pas l’air de se battre énormément pour conserver leurs marchés.
    Ces dernières années, les marchés perdus par la branche SNCF Fret sont le plus souvent à l’initiative de la SNCF, non de ses clients, la SNCF se défaussant au motif que ces marchés étaient non rentables. Du coup ça passe au routier ou au mieux, aux opérateurs ferroviaires concurrents. Bref, au privé…
    (la SNCF ayant même parfois "vendu" ou loué son matériel et son personnel aux concurrents..)

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  5. Yannick Patois
    Yannick Patois dit :

    Salut Agnès, merci pour ton blog.

    Le constat que tu décris me parait incontestable, et cependant, si l’on étudie la part des dépenses publiques dans le PIB, on a une croissance régulière, au pire une stagnation.
    En pourcentage du PIB:
    1960: 34,6%
    1975: 43,4%
    1980: 45,5%
    1985: 51,9%
    1990: 49,5%
    1995: 53,5%
    2000: 51,4%
    2008: 52,7%
    2011: 56% (? je n’ai pas confirmation sur ce chiffre)

    Bref, dans ta jeunesse, avec une part du PIB publique plus faible on a pu te payer l’école, et payer une retraite à tes grands-parents, maintenant on ne peut plus.

    Pourquoi?

    Et j’aimerais sincèrement avoir une réponse à cette question…

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  6. petit écran de fumée
    petit écran de fumée dit :

    @Yannick Patois :
    les PPP génèrent des charges locatives à l’état puisqu’on rétribue les privés pour l’investissement qu’on leur délègue; et l’endettement financier de l’Etat sur les marchés privés nous coûtent également un bras.
    L’Etat consacre environ 15% de ses dépenses au paiement annuel des intérêts de la dette structurelle.
    Comme si l’Etat consacrait 15% de ses dépenses pour louer l’argent dont il a besoin pour fonctionner, alors qu’avant 1973 cet argent était gratuit, vu qu’il se finançait directement auprès de sa banque centrale. ça joue aussi…
    j’en parle ici http://opinionsopiniez.hautetfort.c

    Mais c’est vrai que je serais curieux de connaitre l’impact réel du coût des fonctionnaires, puisque c’est le cheval de bataille de la droite.
    Moi ce que j’observe, c’est qu’il y a moins d’infirmières dans les écoles, moins d’assistantes sociales, moins de conseillers d’orientation, moins de facteurs, moins de cheminots que dans les années 80. Et on ne peut pas dire que les salaires d’instit aient progressé plus vite que le PIB ou l’inflation Alors c’est quoi? La démographie, les retraites de fonctionnaires?
    J’aimerais vraiment y voir clair..

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  7. petit écran de fumée
    petit écran de fumée dit :

    >>> Je crois que la question n’est pas tant : combien nous coûtent nos droits sociaux? mais plutôt : que nous coûterait leur absence?
    oui, mais même, ça n’empêche pas de creuser pour comprendre pourquoi on a la perception que l’action publique perd en valeur ajoutée (moins de service public) alors qu’on nous dit dans le même temps que la dépense publique a beaucoup augmenté.

    Il y a sans doutes des raisons multiples depuis les années 60 : la dépense publique doit financer le chômage de masse, les coûts sociaux d’une société plus inégalitaires augmentent sans doute aussi. J’aimerais qu’on étudie sérieusement toutes ces hypothèses, je n’ai rien lu à ce sujet.
    Mettre tous les problèmes sur le compte de la démographie ou de la surpopulation de fonctionnaires n’est pas acceptable, il faut le prouver.
    Qu’est-ce qui nous empêche d’y voir clair?

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  8. saxo
    saxo dit :

    Années 50,
    On sort de la guerre, la France est encore une puissance coloniale (et peut se procurer des matières premières pour quasiment rien), le socialisme n’est pas une idée désuète et la population croit au partage (par nécessité, il faut bien reconstruire) et le pratique avec conviction. Les familles vivent dans peu d’espace, le pétrole ne coûte rien. Du moment qu’on a de quoi se nourrir, se loger et se soigner, on n’a pas à se plaindre (pour s’habiller, la récup est bien suffisante). Pour se financer, l’état créée son argent qui ne lui coûte rien. La reconstruction et les avancées scientifiques et technologiques créent quantité d’emplois au point qu’on manque de main d’oeuvre. L’éducation est valorisée (c’est l’ascenseur social, et il est vécu comme tel par la plupart de la société) même si les enseignants doivent se battre pour que leur métier soit correctement rémunéré.

    Aujourd’hui, si t’as pas de télé, d’ordinateur, une chambre individuelle, des fringues neuves, t’es en droit de te plaindre… L’élan pour la reconstruction est terminé (et depuis longtemps), le socialisme est une dictature incompatible avec la démocratie et la règle d’or est l’égoïsme. Puisque c’est bien connu c’est la somme des égoïsmes individuels qui crée la dynamique nécessaire au fonctionnement de la société. La population étant globalement plus riche, elle rechigne à donner ( et l’impôt est vécu comme un dû injuste à l’état, état dont on oublie souvent que c’est nous). Les chinois (et d’autres) acceptent de bosser dans des conditions bien pires que les nôtres et la mondialisation nous force à suivre leur exemple.Les matières premières sont nettement plus chères, l’état s’endette auprès des banques et consacre une énorme partie de son budget à rembourser l’intérêt de sa dette au lieu de s’occuper de ses citoyens…

    Bon, mon tableau est peut-être très subjectif et incomplet, mais, dans la société dans laquelle nous vivons aujourd’hui, penser nos droits comme on les pensait il y a cinquante ans me semble absurde.
    Il y a du boulot à la base à refaire avant de penser à maintenir des rustines sur une structure (basée sur la société de consommation et le capitalisme) qui est en train de s’effondrer…

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  9. Brutus
    Brutus dit :

    Sur le problème de la part des dépenses publiques dans le PIB quelques éclaircissements içi: http://www.vie-publique.fr/decouver

    Ne pas perdre de vue que la dépense publique comprend aussi les prestations sociales, les, dépenses des collectivités locales (20% du total) et des dépenses d’investissement qui contribuent elles mêmes à la formation du PIB. Pour ces dernières, le point développé dans le lien sur la baisse de l’efficacité du "multiplicateur d’investissement" et intéressant.

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  10. petit écran de fumée
    petit écran de fumée dit :

    Bien vu, Saxo.
    Je souscris à ton tableau, et je complète.
    La politique du Franc fort, puis de l’Euro fort, pour tenter de minimiser le coût de notre dépendance au pétrole, lequel est devenu réellement "payant" à partir de 1973 (et oui, conséquence de la décolonisation). La lutte contre l’inflation et la monnaie forte, principale cause du chômage de masse et du coût horaire considéré comme prohibitif du travailleur européen, jugé prohibitif vis à vis du reste du monde. Mais on a préféré depuis faire culpabiliser le travailleur en disant qu’il est trop cher, pas assez compétitif. Et qu’il ne peut plus jouir des même droits qu’avant. Enfin si, mais en payant.

    Petite remarque en passant : la mondialisation, qui permet à l’occident de consommer les richesses produites dans les pays du tiers-monde par les travailleurs bon marché au service des multinationales occidentales, qu’est-ce, sinon la colonisation 2.0?
    Là où ça a changé, c’est qu’à coup de capitalisme débridé, glouton jouissant d’une technologie toujours plus folle, la saturation économique étant atteinte, les prolétaires des pays dits industrialisés se sont pris de plein fouet la concurrence des pays du tiers monde, phénomène qui n’existait pas aussi spectaculairement lors de la colonisation V1. Voilà pourquoi cette fois ci la colonisation 2.0 génère un recul social en métropole…

    Mais bon, le capitalisme étant en train de s’effondrer, et les peuples reprenant le contrôle de leur souveraineté en se réappropriant l’outil fiscal grâce à la fin de l’anarchie fiscale planétaire, tout cela ne sera bientôt qu’un mauvais souvenir.
    Comment ça, je rêve? 🙂

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  11. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    http://www.vie-publique.fr/decouverte-institutions/finances-publiques/approfondissements/depenses-publiques-depuis-siecle.html

    D’un autre côté, c’est normal qu’il y ait plus de dépenses publiques quand il y a plus de droits et services couverts, non? Ça ne revient pas au même d’amener 30 ou 40% d’une génération au certificat d’étude que de pousser 80% d’une autre génération au Bac + ouverture à l’université. Ce n’est pas pareil de rembourser l’aspirine et les premiers antibios d’une population qui va encore chez le rebouteux que de rembourser une trithérapie ou une chimio. Il y a eu une progression des dépenses, parce que la population est différente et que notre degré de "civilisation" est plus important. Avant Le RMI, y avait que dalle pour les miséreux. Tant que le chômage ne s’est pas massifié, l’assurance chômage ne pouvait qu’être anecdotique. Les différents droits sociaux actuels couvrent bien plus de choses que les droits sociaux de la période après-guerre et les standards de vie ont évolué. 

    On peut les critiquer, mais dans un monde où le moindre petit salarié doit maîtriser des outils complexes, des moyens de communications nombreux, des technologies plus ou moins élaborées, on comprend bien que la charge de la formation est nécessairement plus lourde. Dans un monde où l’on soigne des maladies graves et complexes, il est normal que le panier de soin soit nettement plus important. Et entre le vieux des années 60 qui tricottait au coin du feu et celui d’aujourd’hui qui va aux sport d’hiver, on comprend bien que le montant des retraites, c’est autre chose.

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  12. petit écran de fumée
    petit écran de fumée dit :

    Merci Brutus, mais je n’y accède pas. Censure soudaine ? 🙂
    ça disait quoi?

    "Erreur
    La ressource que vous avez demandée n’existe pas ou a été déplacée. Nous avons été avertis de cette erreur. Vous pouvez reprendre votre navigation en choisissant le bouton précédent de votre navigateur ou grâce au plan du site vie-publique.fr"

    Répondre
  13. Brutus
    Brutus dit :

    @ petit écran

    Dans google taper: "Les dépenses publiques depuis un siècle" puis sur le lien vers la vie publique.fr. Ca devrait marcher, mais ne me demande pas pourquoi…

    Répondre
  14. petit écran de fumée
    petit écran de fumée dit :

    Merci pour le lien.
    Instructif, mais dommage, il manque l’analyse quantitative, on n’a juste qu’un inventaire des hypothèses !
    Je suis sûr pourtant qu’ils doivent avoir des données plus précises.

    Je ne comprends pas pourquoi les droits sociaux devraient coûter plus cher (ramené au PIB) aujourd’hui qu’à l’époque. L’Etat providence n’était pas plus radin qu’aujourd’hui.
    J’accepte l’idée de l’entropie administrative, mais avec l’informatique, elle devrait se résorber (si ce n’est pas déjà fait)
    La stagnation de la productivité dans la santé? Dommage que le doc ne donne pas de chiffres. Je ne suis pas sûr que le panier de soin soit nettement plus important aujourd’hui, même si il est vrai que l’allongement de la vie peut jouer. Certes on a besoin d’un scanner pour se soigner aujourd’hui, mais en même temps la productivité des travailleurs a tellement progressé qu’un ouvrier actuel peut fabriquer plus de scanner aujourd’hui qu’un ouvrier fabriquait de microscopes dans les années 50. Le ratio de la dépense de santé sur le PIB devrait donc rester stable selon moi.

    Moi je pense que la réponse elle est plutôt ici (et dommage encore, pas de chiffres !!!) :

    "Enfin, le ralentissement de la croissance, l’apparition du chômage de masse et la hausse de la dette publique ont mécaniquement accru la part dans le PIB des dépenses liées à l’indemnisation du chômage, au soutien de l’emploi et aux intérêts de la dette.

    En outre, les politiques d’inspiration keynésienne, consistant à moduler le niveau des dépenses publiques pour agir sur la conjoncture, apparaissent aujourd’hui beaucoup moins efficaces que dans les années 1960. Plusieurs raisons peuvent expliquer cette situation :
    l’ouverture croissante de notre économie, qui réduit l’effet multiplicateur d’un surcroît de dépenses publiques sur l’économie nationale ;
    la libéralisation des marchés de capitaux ;
    l’importance prise par les taux d’intérêt, qui risquent d’être plus élevés avec une hausse des dépenses et des déficits publics ;
    enfin, et surtout, la complexité croissante de notre environnement économique et juridique : le diagnostic de la conjoncture est aujourd’hui difficile, et il faut ensuite, sauf pour les mesures d’urgence prises dans le cadre de crises récentes, plusieurs semaines au Gouvernement pour prendre une décision et au Parlement pour voter des crédits supplémentaires. Parfois plusieurs années de procédure (enquêtes d’utilité publique, appels d’offre, études préalables, etc.) sont nécessaires pour que ces crédits soient effectivement dépensés, quelques fois à contre-temps."

    j’aime bien le "encore et surtout" : après avoir évoqué rapidement les ponctions capitalistes de la dette et les fuites de capitaux, hop on tape encore sur l’inertie de l’Etat et son enfer administratif, comme si c’était à cause de ça que l’investissement public ne pouvait pas marcher ! C’est risible : on va voir si le choc de simplification de Hollande redonne à la puissance publique toute sa superbe !! 🙂

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  15. des pas perdus
    des pas perdus dit :

    Le droit à la retraite rejoint d’autres droits qui sont restés à l’état de principes généraux tels que le droit au travail et le droit au logement… Régression régression …

    Sachant que la fraude fiscale représente peu ou prou le déficit public, l’austérité et son cortège de régression en est que plus amère et révoltante.

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  16. Bertrand
    Bertrand dit :

    Merci Agnès pour ce billet très intéressant.

    En balance avec les coûts en augmentation des matières premières, il faut aussi prendre en compte que la richesse créée a fortement augmentée au cours des 40 dernières années. Par contre, sa répartition a fortement diminuée. Et comme ceux qui récupère la plus grosse part (en augmentation) de cette richesse échappent à l’impôt (par fraude ou en organisant des niches fiscales et autres baisses d’impôt ciblées), l’État s’endette pour fournir une part toujours plus faible de services publiques. On a oublié que l’impôt n’a pas seulement pour rôle de fournir à l’État les moyens de fonctionner, mais aussi de redistribuer la richesse qui sans cela se concentre inéluctablement.

    Il faut aussi prendre en compte l’explosion des normes qui augmente tous les coûts, pas toujours de manière justifiée.

    Enfin comme cela a été justement dit, l’inflation des structures administrative et pseudo politique amène des augmentation de coûts sans services supplémentaires, sans compter le caractère a-démocratique de ces structures qui détiennent aujourd’hui la réalité de ce qui reste de pouvoir politique (des intercommunalité à la commission européenne).

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  17. Zlotzky
    Zlotzky dit :

    Si les dépenses publiques sont restées globalement stables en rapport de PIB depuis une bonne vingtaine d’années ce n’est pas le cas des recettes dont le pourcentage tend au contraire à diminuer significativement et c’est là que le bât blesse. La rupture d’équilibre entre la relative constance des dépenses et la baisse des recettes favorise le déficit et l’endettement qui serviront eux-mêmes de justificatifs politiques pour diminuer les dépenses (matraquage actuel) sans évoquer la baisse des dépenses qui sont directement liées à la politique fiscale (sujet d’actualité assez brûlant). Il s’agit d’une stratégie délibérée et d’une prophétie auto-réalisatrice. En clair, on dispose encore (mais pour combien de temps ?) d’assez d’argent pour financer des prestations sociales mais en insistant lourdement sur le fait qu’il s’agit d’argent à crédit et qu’il n’est pas possible de faire perdurer un tel système. Ce matraquage idéologique est maintenant bien rentré dans la majorité des esprits.

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  18. Robert Spire
    Robert Spire dit :

    Les chiffres parlent d’eux même. En 1960 le PIB de la France est de 46.3 milliards d’Euros, en 2011 il est de 1996 Mds d’Euros. Dans le même temps la part des dépenses publiques n’a été multiplié que par 1.6….La population n’a été multiplié que par 1.5….Le salaire minimum brut calculé sur la base de 39h n’a été multiplié que par 2.4… Donc des sommes colossales sont allées ailleurs que dans le budget de l’Etat ou la poche des français. Nous avons subi une gestion d’escrocs qui ont dans le même temps asséché les économies de petits pays tiers en Afrique.

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  19. til
    til dit :

    Le problème n’est pas tant le % de PIB du budget public mais son utilisation.

    Est ce vraiment indispensable autant d’élus, députés, sénateurs, conseils régionaux ?

    Mes dernières négos d’expat avec le fisc français sont éclairantes, des heures perdues pour moi et eux pour que finalement la commission de conciliation m’accorde ce que je revendiquais. Les agents du fisc étaient souvent injoignables, ne recevaient pas mes lettres, ne répondaient pas à mes mels et quand enfin ils répondaient c’était pour me débiter des sornettes au doigt mouillé que je démontais en trouvant l’article du CGI qui correspond.

    De même la déclaration de l’IR annuel des salariés, totalement archaïque perte de temps pour tout le monde, tandis qu’une retenue à la source est bien plus économe en coûts de perception. Le temps gagné là pourrait être utilisé à autre chose comme décortiquer la compta trafiquée des multinationales.

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  20. Martin Scriblerus
    Martin Scriblerus dit :

    Le droit, les droits sont une notion idéaliste. De ces notions confortables, qui flattent la générosité et l’empathie citoyenne.

    La réalité, c’est que l’on vit dans une société fondée sur la mise en concurrence, ou règne le vae victis. Malheur aux faibles! La société te traitera d’autant plus mal que tu auras déjà été maltraité.
    Et lorsque tu n’es plus capable de "faire valoir tes droits", lorsque tu es trop abîmé pour les connaître, les défendre, les réclamer, lorsque tu es trop abîmé pour aller les quémander, quand ta vie est trop en miettes pour que tu parviennes à remplir les bons dossiers, dans les délais, au bon moment, à trouver et fournir les bonnes pièces justificatives, eh bien, tu peux crever la bouche ouverte, tes droits ne te protégeront de rien.

    Bien sûr, il y a encore quelques travailleurs sociaux débordés mais sincères, qui s’efforcent d’aider de leur mieux, en déplorant la réduction permanente des moyens à leur disposition, les éclopés qui leurs tombent entre les pattes. Mais le système est en pleine débâcle, et à cela la bonne volonté individuelle ne peut rien.

    Pire encore, en te voyant, tes semblables se dissimuleront, avec l’idée de tes droits, la cause de ta situation – si tu en es là, si tu dévales la pente, si tu perds boulot, logement, accès aux soins, etc, c’est que tu le cherches un peu, parce qu’il te reste toujours quelque chose: tu as quand même des droits! Des droits dont manifestement tu ne te sers pas. Par exemple, tes dents pourrissent – mais tu as pourtant droit à la couverture médicale universelle? Bien sûr, pour cela, il faut aller effectuer les déclarations requises, justifier de ta déchéance, exposer par le menu ta déroute, et fournir les pièces nécessaires. Cela peut prendre du temps, quand ta vie s’effondre. Devoir deux mois après avoir enfin réussi à monter un dossier, malgré a phobie de paperasses qui ne signifient depuis trop longtemps plus que des emmerdes au dessus de tes forces, trouver les pièces signalées manquantes. Attendre deux mois de plus les délais de traitement, dans un pays ou le droit de se soigner est paraît-il garanti, acquis, etc.
    Et enfin tomber, après des mois ou des années, sur un soignant qui bâcle le travail, parce que tu es à la CMU.

    Il y a le droit au chômage – j’avais pourtant pas mal bossé, mais… jamais comme il aurait fallu. Jamais assez longtemps avec le bon contrat. Le chômage, je n’en ai jamais vu la couleur, quand je me suis retrouvé en rade. C’est déjà un truc de privilégié.

    Et le droit au logement opposable! Quelle farce! Vas affronter l’Etat, quand tu es mal-logé ou pas logé, quand tu te démerdes dans quelques mètres carrés où s’entasse tout ce qu’il te reste de ta vie, quand tu ne sais plus ce que c’est que de disposer d’une table, de rangements adaptés, de la sécurité de savoir où tu dormiras le mois prochain! Cela alors que tu travailles, – mais pour un salaire qui ne te permettra jamais de payer un loyer et de subvenir en même temps à tes autres besoins.

    Ces droits, pour toi toujours inaccessibles – le droit au logement, le droit aux soins, le chômage, qui devait être, souvenez vous, du salaire différé! – ces droits, qui brillent dans le ciel administratif, servent encore: mais à rassurer les masses de pétochards qui parviennent à marcher dans les clous, et à déclarer, pointer, signaler, remplir les cases quand on le leur demande.
    C’est pourtant simple, il suffirait que tu fasses comme eux. Si tu ne le peux pas, malheur à toi.

    Ah oui, l’article parlait surtout de la retraite. Ce truc de privilégiés, donc, que les salariés des trentes glorieuses et ceux qui les ont suivi ont connu. Dommage, pendant qu’ils étaient occupés à bâtir le monde, ils n’ont pas jugé nécessaire de penser un peu plus sérieusement à ce qu’il serait, et comment on y vivrait. La tâche était grande: ils Bâtissaient l’Avenir, le Progrès, et la Grandeur de la France.
    Comme les Bâtisseurs d’Empire de Vian.

    La retraite, ce truc que je ne connaîtrai jamais, que la majorité de mes contemporains ne connaîtra jamais, ce truc qui paraîtra insensé à mon fils.

    L’absence de droits sociaux, ce n’est pas demain, cela n’arrive pas maintenant, c’est déjà depuis hier, depuis plus de quinze ans.
    En 96-97, le syndicalisme en décomposition avancée se dépêcha d’encadrer, et détruire, les ébauches de mouvements de chômeurs et précaires. Il ne fallait pas que nous refusions le monde qui relèguait les surnuméraires que nous étions dans la marge, il ne fallait pas que nous criions "abolition du salariat"!
    Nous devions sagement réclamer des emplois, des ANPE plus confortables, et la dignité, et ne jamais sortir de l’horizon de notre droit à réintégrer les rangs des citoyens actifs.
    Les gros bras des SO des centrales syndicales firent donc taire quelques voix discordantes. Par exemple, la mienne.

    Dans la société libérale, tout le monde a le droit d’essayer de réussir. Seulement, la réussite de quelques uns réclame le sacrifice d’une partie plus ou moins grande d’une génération, et la docilité du reste. Leurs droits sont la pour ça.
    Pour une société humaine, où la vie des uns et des autres ne serait pas suspendue à une démarche, à un dossier, à une déclaration, une pièce justificative à fournir, ou en guise de succédanés de rapports humains, de vies humaines, l’on ne devrait plus se contenter de disposer de droits, et d’espérer que les moyens matériels en rapport avec ces droits existent, d’espérer qu’ils ne nous seront pas trop durement disputés, il faudra essayer autre chose.

    Mais pour l’instant, les citoyens continuent de croire qu’il s’agit d’une question de défense de leurs droits

    Répondre
  21. herve_02
    herve_02 dit :

    la retenue à la source est assez compliqué car il y a la notion de parts fiscale, de frais, et de vote des lois fiscales dans le courant de l’année en cours (donc après les premiers "versements"). Ensuite le calcul se fait sur le foyer (donc 2 personnes) et pas sur les 2 individus. pas aussi "simple"…

    Moi je veux bien qu’on supprime du mille-feuille, mais pas sur la partie des "élus", sur la partie des "nommés"…

    Répondre
  22. smolski
    smolski dit :

    spire post 22
    "En 1960 le PIB de la France est de 46.3 milliards d’Euros, en 2011 il est de 1996 Mds d’Euros."
    Mais peut-on utiliser le PIB d’un pays comme base pour ce genre de calcul sur la richesse disponible des états ?

    Le PIB, c’est la somme des transactions, genre :
    « Si je te file 100€ et que tu me files 100€, ça fait un PIB de 200€ »

    Ce n’est donc pas une richesse en soit pour un pays, non ?
    N’est-il pas aussi sujet à des tricheries d’échanges frauduleux faussant ainsi les chiffres ?
    Englobe-t’il aussi les transactions boursières ? Ce qui en france de fait ne lui rapporte rien encore…
    :-/

    Répondre
  23. smolski
    smolski dit :

    @Spire
    Merci de votre réponse et du lien.
    Toutefois j’y vois pas clairement la relation du PIB saisi en tant que volume de richesses utilisable pour une comparaison dans le temps. comme votre post l’indique.

    Pour ce qui est de l’article, je ne crois pas que d’un système social d’échange, ce qui y est développé, puisse sortir autre chose que de l’inégalité, contrairement à un système social de partage.
    Cependant, je note d’après l’article que ce dernier se situerait bien au premier niveau social et correspondrait donc à une vision humaine de son activité sans avoir besoin de gravitation supérieures pour le réguler.

    Répondre
  24. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Non, j’étais boursière. Je bossais l’été pour faire le joint avant la rentrée, mais comme tu le sais, difficile de valider des trimestre avec des jobs d’été. Après, tous mes potes boursiers qui ont voulu arrondir les fins de mois avec des petits boulots ont échoué dans le cursus : le job prend toujours plus de temps que prévu et limite le temps pour étudier et se rendre en cours. Et il suffit que tu te plantes une fois pour être éjecter des études. J’avais bien compris que j’avais plutôt intérêt à cultiver la frugalité que de prendre le risque d’échouer à un examen juste pour un peu de confort. D’ailleurs, j’ai gardé cette culture de la nécessaire frugalité. ce qui m’évite de me lancer dans des dépenses inconsidérées.

    Répondre
  25. Sy
    Sy dit :

    J’ai l’impression que tu as bossé pas mal quand tu étais étudiante donc tu as dû validé un certain nombre de trimestre de cotisations. N’est-ce pas pas le cas ?

    Répondre
  26. Robert Spire
    Robert Spire dit :

    @smolski
    On est d’accord pour dire que le PIB n’est pas une mesure fiable à 100% car d’une époque à l’autre on ne mesure pas les mêmes choses. Mais en pure logique économique, comme on nous l’enseigne, la croissance et donc l’évolution du PIB doit profiter à tous, cela est vrai mais pas dans les proportions idéalistes défendues par certains économistes. En fait il faut comparer le taux par habitant et le confronter à la réalité des revenus médians et des aides sociales, la différence montre le niveau des inégalités et par là ce qui va aux accapareurs . Voir par exemple les courbes de l’Indice Gini.

    Répondre
  27. smolski
    smolski dit :

    @Robert Spire
    Ok merci.

    Il me paraît tout de même plus simple (et réaliste ?) de s’écarter des chiffres à qui l’on peut faire dire tout ce que l’on veut pour s’attacher à la réalité du fonctionnement immoral des institutions démocratiques et donc, en l’occurence, à la répartition frauduleuse des richesses cooptées d’une sphère à l’autre par des pouvoirs élitistes constitués.

    En bref, dénoncer le maintien de la barbarie sous les atours de la complexité économique échangiste. Des atours agités par la démocratie devant les peuples comme la cape d’un toréador aveugle sa proie torturée aux jeux des arènes assassines.

    Olé ! 🙂

    Répondre
  28. Martin Scriblerus
    Martin Scriblerus dit :

    J’y reviens, après avoir lu ceci:
    "Il y a parfois des moments où on est dans une telle situation, qu’on ne comprend plus les explications " (http://www.cqfd-journal.org/Djamal-…)

    Ce sont les paroles d’agents de pôle emploi, dans une société de droit qui se cache en permanence comment elle produit ces "situations" où les droits, leurs conditions d’attribution (nombres d’années de cotisation, nombres d’heures travaillées, etc), et l’état avancé de destruction sociale qu’ils doivent masquer, finissent de détruire les êtres humains, parce que la vie, ça n’est pas des papiers ni des droits, la vie ce sont d’abord des conditions matérielles, et les relations humaines qu’elles autorisent, favorisent, ou empêchent.
    Si les droits et les papiers participent assurément de ces conditions matérielles, ils ne sauraient jamais suppléer ni à la destruction des relations humaines anciennes qu’ils ne peuvent qu’entériner, ni au refus d’en élaborer de nouvelles. (par exemple, le "mariage pour tous", quoique assurément bienvenu, est très en deçà d’un refus de continuer à considérer la préférence sexuelle d’un individu comme une "différence" remarquable, comme une caractéristique nécessairement chargée de sens. Le "droit" est bien plus loin d’envisager un renoncement à l’hétérosexisme toujours dominant que ne le sont ceux des êtres humains réels qui se sont efforcés de le comprendre, de le penser, et de le combattre – y compris en droit).

    Le droit, et les droits acquis ou non, c’est toujours l’affaire de l’Etat, du "plus froid des monstres froids", l’affaire de la gestion, l’affaire d’idéologues, l’affaire des humains de masse et de ceux qui les conduisent.
    C’est toujours l’affaire d’une machine qui broie et écrase sans s’interrompre ni ralentir ni regarder ceux qui ne parviennent pas, ou plus, à entrer dans les cases prévues, devenus chiffres, statistiques, exceptions regrettables, "situations où l’on ne comprend plus les explications"

    Admirons comment la responsabilité du suicide d’un précaire retombe ainsi sur ses épaules: si seulement il avait compris les explications! Il est certain qu’alors sa fin de mois (et sa fin de moi) aurait été différente… Discours de théologien, pour qui le discours prime toujours, y compris sur la réalité la plus brutale, la plus immédiate – frigo vide, loyer à payer, soins, etc.
    Dans le ciel des droits, la loi est respectée: faites-vous une raison de votre condition avec ça! Si on en a le temps, dites nous ce qu’il vous manque, on vous dira alors comment vous en passer, si vous savez encore entendre – sinon, on ne peut pas tout faire pour vous non plus, soyez responsable: vous faites partie des surnuméraires, des exceptions non prévues, de ceux qui n’entre dans aucune de nos cases: ayez la décence de crever en silence, et dans l’ombre, s’il vous plaît; et si vous ne crevez pas, ne vous faites pas prendre à survivre illégalement.

    Il ne manque à cela plus que quelques curés-philosophes pour venir pleurer sur l’imperfection de la nature humaine, incapable de faire face aux explications de la société qui lui rend légalement la vie impossible…
    Et la déconvenue des êtres de bonne volonté qui tôt où tard se découvrent bien désarmés lorsqu’ils voient leurs "droits" réévalués à la baisse – c’est à dire, purement et simplement, les conditions d’existence qui leurs sont faites par le système de domination économique qu’ils doivent produire, et leur espérance de survie dans ces conditions – parce que le rapport de force entre la minorité qui en tire profit et l’écrasante majorité, toujours défavorable à cette dernière, s’est encore une fois dégradé.

    Le droit, les droits ont pu, peuvent, peut-être, être un moyen, pour la conscience de tous, pour le bien de chacun.
    Mais ils ne le restent pas longtemps. Très vite ils deviennent des enjeux, qui en font des objectifs, et le but initial disparaît, englouti dans les mécanismes sordides qui justifient le droit et la dispute implacable, permanente, des droits.

    Répondre
  29. til
    til dit :

    La retenue de l’IR à la source fonctionne très bien en Allemagne qui par ailleurs prend en compte les années d’études supérieures pour le calcul de la retraite.

    Répondre
  30. smolski
    smolski dit :

    @ til
    "La retenue de l’IR à la source fonctionne très bien en Allemagne"

    « L’impôt sur le revenu n’est pas prélevé à la source comme en allemagne ou en belgique. … archaïsme légendaire ou l’exemple de la fausse bonne idée ?

    la retenue à la source ne supprime pas l’obligation de faire des déclarations d’impôt annuelles pour régulariser les prélèvements…
    l’existence du quotient conjugual et familial se trouve posé avec tout ce que cela comporte sur le choix de la politique familiale et nataliste.
    Cela privatiserait le recouvrement de l’impôt en transformant "les employeurs en percepteurs"… Cela risque donc de se traduire par de la fraude par des non-reversements suite à des cessation d’activité…
    Cela sera plus compliqué pour les contribuables qui ont plusieurs employeurs…cela se traduira par une charge de travail supplémentaire avec l’obligation de "contrôler davantage des millions d’employeurs" … [pour] l’ajustement du taux de prélèvement…
    Aujourd’hui, avec quelques centres d’encaissement interrégionaux, l’administration emploie très peu d’agents…
    Enfin, seuls les salariés et les retraités qui sont déclarés par des tiers seront concernés, ce qui pose le problème de constitutionnalité au regard de l’égalité de traitement du citoyen devant l’impôt.

    La fraude et l’évasion fiscale amputeraient les recettes de l’état de 80 milliards [ – 80 000 000 000 euro – ] …
    51 000 vérifications fiscale par an rapportent 16 milliards [ – 16 000 000 000 euros – ] de droits et pénalités…
    avec un peu plus de moyens juridiques et de personnels les emplois en finance sont budgétairement rentables et socialement utiles…
    Toujours rappeler que :

    CELUI QUI VOLE L’ÉTAT VOLE LES PAUVRES. »

    Source : Christian Steenhoudt – charlie hebdo N° 1086 – 16 avril 2013

    Bonjour chez vous !

    Répondre
  31. smolski
    smolski dit :

    "l’État serait très motivé pour contrôler l’argent des entreprises."
    Oui, surtout que, comme on le constate encore aujourd’hui, les dirigeants de l’état promus aux finances sont totalement dégagés de celles-ci.

    Les rendez-vous à l’hotel Crillon ne sont qu’un blasphème de journalistes irrespectueux pour les anonymats des personnes privés se rassasiant sans "faim" entre elles !
    Super ! 😉

    Répondre
  32. smolski
    smolski dit :

    til post42
    "L’argument d’une privatisation de la collecte est tout simplement aberrant, d’ailleurs la TVA en France est collectée par les entreprises qui la reverse à l’état."
    @til, je ne mets pas tout l’article, il y a la référence si des personnes sont intéressés.

    Donc, à propos du recouvrement privé de la TVA, je poursuis la citation :
    ""en transformant les employeurs en percepteurs tout comme pour la TVA, impôt le plus fraudé et le plus difficilement recouvré…"

    "Voler l’état c’est voler les pauvres."
    Et donc laisser aux employeurs (les riches) gérer le reversement des impôts (des pauvres), c’est de fait fournir le bâton aux principaux fraudeurs.
    Quel économie !!!

    De plus, pour être efficace il faudrait immédiatement augmenter le personnel pour les contrôles et les réajustements demandés dont ceux qui ont de multiples employeurs.
    Comme indiqué, le nombre de personnes attachées au recouvrement fiscal est notoirement insuffisant déjà sans y rajouter la vérification pour les demandes de la part de modestes contribuables lésés ou se croyant lésés par la déclaration qu’ils n’ont pas faite eux-mêmes. C’est humain, non ?

    Alors qu’en augmentant le personnel du fisc non pour paperasser tout azymuth mais pour contrôler davantage les plus hauts capitaux, on pourrait endiguer la fraude fiscale des riches jusqu’à plus de 50% (80.000.000;000 euros au total annuel estimé) de ce qu’il en est aujourd’hui !
    C’est quoi notre salaire et nos impôts à côté de ça ?
    Le retour de recette ainsi dégagé pour l’état rendrait ce personnel bien plus rentable qu’une économie "immorale" réalisée sur les déclarations individuelles actuelles.

    Ils vont s’enfuir avec leurs capitaux ?
    Mais bougre de nouille, ils fuient déjà de tout ce qu’ils peuvent pisser ces enfoirés !
    Où serait la différence ?
    Ce sont les riches qui fraudent le plus l’état, pas les petits retraités plus ou moins bien pensionnés, contrairement à ce qui est malfaisamment "épandu".

    Tu ne considères pas non plus comme illégal le traitement différent entre les personnes qui vont subir la déclaration et ceux qui vont se la faire pour eux-mêmes et tu agites la fraude des personnes peu ou pas riches sous le système de déclaration fiscale actuel.
    Mais on parle de personnes qui sont tellement riches qu’ils n’en savent même pas de combien et qui s’inquiètent pourtant de ne pas en avoir davantage inutilement pour tout le monde !
    Il faut cesser de penser dans les termes du pouvoir en considérant émerveillé son petit nombril.

    Comme siné, je prétends qu’être riche c’est être un escroc nauséabond et lui fournir volontairement un quitus supplémentaire sur ce qui fait le lien social par le rééquilibrage des revenus (fonction de l’impôt) me pourri l’âme rien que d’y penser.

    Enfin, lorsque tu parles d’âneries de la part d’une personne qui s’expose directement, c’est toi qu’on entend braire !
    Si tu as des arguments, propose-les sans insultes ni insignifiances. Je t’en souhaite un joyeux collier.
    😀

    Répondre
  33. til
    til dit :

    smolski

    Aucune déclaration annuelle à faire en Allemagne. Le changement de situation familiale etc…tout est transmis par les administrations des entreprises ou celles publiques, car ça ne concerne pas que les salariés, mais aussi la fonction publique, ce qui commence à faire du monde. Seuls les indépendants font une déclaration annuelle, car leur situation est plus complexe.

    L’argument d’une privatisation de la collecte est tout simplement aberrant, d’ailleurs la TVA en France est collectée par les entreprises qui la reverse à l’état. A ce compte dans le cas français ont peut parler d’une privatisation de la déclaration. raisonnement tout autant alambiqué.

    Il y a probablement bien plus de salariés qui sous évaluent légèrement leurs revenus déclarés, le risque de contrôle est faible.

    De plus, il y a moins d’employeurs publics ou privés qu’il n’y a de contribuables et il y a largement moins de salariés qui ont plusieurs employeurs que ceux qui n’en ont qu’un seul, donc le nombre de contrôles sera largement inférieur pour l’administration. D’autre part, je ne vois pas en quoi le fait qu’un salarié ayant plusieurs employeurs multiplie le nombre de contrôles puisque ça ne change rien au nombre total d’employeurs dans un pays qui quand ils sont contrôlés le sont sur la totalité de leur comptabilité.

    La retenue à la source concerne l’IR et la taxe d’habitation, ce ne sont que quelques lignes de plus dans la fiche de paye et certainement pas mal de temps économisé, sachant que les entreprises sont toutes équipées de logiciels de calcul.

    L’auteur aligne les âneries comme d’autres enfilent des perles.

    Répondre
  34. til
    til dit :

    J’ai déjà donné les arguments mais ils te passent par une oreille pour aller dans ton cerveau qui en fait une bouillie sans queue ni tête, comme :

    "Et donc laisser aux employeurs (les riches) gérer le reversement des impôts (des pauvres), c’est de fait fournir le bâton aux principaux fraudeurs."

    Tu comprends vraiment rien de rien, ils ne gèrent pas le reversement car il n’y a rien à gérer, juste à déclarer le montant du salaire brut défini initialement par le contrat d’embauche, signé et contre signé, et par les avenants d’augmentation. Tu crois vraiment que les boites allemandes s’amusent à faire des fausses déclarations de salaires au risque de se prendre un méga redressement fiscal.

    Et tous ceux ni riches ni pauvres qui font du black ?

    Les employeurs riches, parles en au petit patron de PME, au petit patron artisan…si tant pété de tunes. Alors que le trader, salarié, gagne si difficilement ses maigres revenus, hein !

    Tu débites des clichés sans réfléchir et t’en gargarises. C’est navrant et illustre assez bien pourquoi les français votent comme leurs pieds pour des guignols de droite, du centre et de gauche.

    Répondre
  35. til
    til dit :

    Par ailleurs, en France les cotisations sociales sont bien une "privatisation" de la collecte d’impôts, ainsi que la TVA, comme tu dis dans ton jargon alambiqué de canard sans tête, et une boite en France peut tout aussi bien, ou mal, truander ses déclarations de salaires à la baisse pour cotiser à la baisse, ce qui serait tout benef pour le salarié le sachant, puisqu’il pourrait déclarer des revenus à la baisse avec moins de risques de se faire pincer.

    Une boite est tenue de déclarer ses comptes, si elle arnaque, ce sont les contrôles fiscaux qui doivent contrôler, point barre.

    Donc tes arguments fondent comme neige au soleil…

    Répondre
  36. til
    til dit :

    ""en transformant les employeurs en percepteurs tout comme pour la TVA, impôt le plus fraudé et le plus difficilement recouvré…"

    C’est l’un des impôts qui rapporte le plus, c’est aussi le seul moyen dans une zone à monnaie unique comme celle de l’Euro de remplacer la dévaluation monétaire et d’éviter la "dévaluation" interne que subissent la Grèce et consorts. 

    NDLR : je rappelle que la charte précise que l’on peut attaquer des idées, mais pas la personne qui les émet.

    Répondre
  37. til
    til dit :

    L’impôt le plus fraudé est probablement celui sur les bénéfices des multinationales qui passent leurs prix de transferts par les paradis fiscaux.

    La fraude TVA concerne surtout des gagne petit ou moyen qui font du black qui est aussi une évasion fiscale. J’en ai connu des inscrits handicapés à la cotorep qui faisaient du black en montant sur les toits pour changer des tuiles. La truande c’est pas que les hauts revenus, c’est partout.

    Répondre
  38. smolski
    smolski dit :

    Le mélange des revenus que tu pratiques depuis le début n’a rien à voir avec la réalité.
    Un pauvre à le droit et le devoir de récupérer par la fraude et le vol tout ce de ce dont on le prive abusivement dans sa vie PAR RAPPORT aux riches.

    Un riche on lui prend tout ce qu’on peut lui prendre sans qu’il perde son existence.
    Un pas riche, en l’assujetissant à la précarité, tu assassines sa vie, celle de sa famille et toute existence qui s’y attache.
    Ils n’ont rien à voir l’un avec l’autre, on ne peut comparer leurs existences réciproques sans mensonge.

    En prenant le ton, la raison et le regard de ceux qui assassinent, en s’affublant de leurs masques et de leurs dictats on croit paraître plus grand alors qu’on se rétrécit davantage de nous-mêmes, sacré biloute !

    Répondre
  39. til
    til dit :

    Sinon, pour ce qui est du bienfait des agents publics du fisc à l’opposé des agents privés forcément pourris, le Cahuzac est un bon candidat.

    Répondre
  40. smolski
    smolski dit :

    til post47
    "L’impôt le plus fraudé est probablement celui sur les bénéfices des multinationales qui passent leurs prix de transferts par les paradis fiscaux."
    Et bien voilà…
    Et donc, pour lutter contre ces fraudes titanesques il est nécessaire de renforcer en nombre et en moyens les équipes nationales et internationales du fisc en charge de la régulation des impôts de ce type d’entreprises criminelles… "Fatalement criminelles !"
    Ça c’est socialement rentable et juste de surcroît !
    Tes mesurettes inégalitaristes, tu peux te les ranger, espèce de poulette caquettante suspendue à la chaîne des abattoirs mondialistes ! 😎

    Répondre
  41. Brutus
    Brutus dit :

    @ til #49

    Votre mépris manifeste pour les agents du fisc, clairement exposée dès votre 1° post (tous présentés comme des feignasses incompétentes, du seul fait de vos quelques expériences personnelles) vous amène à les assimiler à l’Inspection Générale des Finances dont par Todd à Ruth Elkief..
    Ça prouve au moins une chose: votre totale méconnaissance de l’administration des finances.
    Quant à vouloir affecter ses mêmes feignasses incompétentes au contrôle de la comptabilité des multinationales comme vous le proposez, c’est carrément contradictoire vu la complexité de la matière.

    Répondre
  42. til
    til dit :

    Mais oui Brutus, j’ai vraiment pas eu de bol, je suis tombé sur les 5 cancres du fisc alors que tous les autres…hein, waouh…

    C’est pas parce que un sujet est complexe que ceux qui sont censés s’en occuper sont avisés.

    A la limite ce n’était même pas de la feignasserie, c’était seulement de l’incompétence qui finalement les fait travailler plus pour arriver au résultat final et aussi carrément du mépris du contribuable aux lettres ou mels duquel on ne répond pas, quand bien même des sornettes. Désolé, mais ce type d’attitude mépris doublé d’incompétence appelle le mépris.

    Répondre
  43. Fifrelin
    Fifrelin dit :

    Je trouve la démonstration limpide. Il y a quelque chose qui ressemble à la novlangue dans ces mots vidés de leur substance, ces mots auxquels on s’attache comme à un roc certains d’éviter la chute. Puis badaboum. Seulement on peut s’attacher à ces droits "acquis" ou en revendiquer de nouveaux. N’est-ce pas ainsi que justement l’émancipation humaine a pu avancer historiquement ? Si le droit à la retraite s’effondre réclamons le droit à un revenu universel pour chaque individu. Pour moi il y a quelque chose de dérangeant dans cette idée que devenu "vieux" on a bien mérité quelques sous pour finir paisiblement ses jours. Et on devient implicitement inactif, improductif. On peut cependant encore engraisser les entreprises qui ont récupéré le juteux marché des EHPAD (établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes, ça sonne plus moderne que maisons de retraite). Quant aux services publics, pour ma part il me semble qu’on peut faire mieux avec moins… voulons nous être des consommateurs d’école dotée de toujours plus de moyens (quels moyens???), de médicaments et spécialistes en tous genres (se demande t-on jamais pourquoi notre société "avancée" produit tant de malades? quels seraient les impacts sanitaires d’une réduction des pollutions, d’une modification des modes de production et des rapports sociaux?), etc. Bref, il n’est pas obligatoire de répondre au "toujours moins" par le "toujours plus". Les échanges sur le PIB l’illustrent aussi, cette notion n’ayant pas grand chose à voir avec le bien être d’une société.

    Répondre
  44. Brutus
    Brutus dit :

    @ til

    Moi j’ai du tomber sur les 4 ou 5 lumières des finances, alors que tous les autres…

    Je suis aussi tombé, il y a quelques mois sur 3 expats de Total au Gabon qui tenaient des propos clairement racistes. Que dois-je en conclure en ce qui concerne les agents de Total ou l’ensemble des expats ?

    Ceci dit, on commence à s’éloigner sérieusement du sujet initial du billet d’Agnès qui était un peu plus intéressant que nos perceptions réciproques de telle ou telle catégorie de personnes.

    Répondre
  45. til
    til dit :

    5 ça fait quand même beaucoup pour un sujet simple que tout agent devrait être capable de traiter correctement. A partir de 5 pour une seule affaire, j’en déduis que certains autres l’auraient traitée correctement mais qu’il y en aussi un paquet d’autres qui sont du même acabit. En plus, je me suis adressé au service spécialisé dans les expats, pas celui qui traite les demandes du français qui crèche à trifouilli les oies.

    Ceci dit l’ed nat ca n’a pas l’air d’aller très fort.
    En discutant avec une instit un jour, j’ai eu le malheur d’employer le mot notion, ce qui lui a valu une belle indignation, pourquoi ? Parce que c’est un mot trop élaboré que pas tout le monde comprend et utilise. J’en étais sur le fion.

    OK, ce n’est qu’une, mais tout de même, apparemment selon certains c’est encore plus grave :

    Que dire de ces enseignants qui se vantent d’ignorer ce qu’est un pronom relatif, parce que, n’est-ce pas ?- la grammaire, cela vient tout seul, par l’usage. Voilà qui simplifie la tâche des professeurs de langue : c’est tellement simple d’apprendre le fonctionnement d’une langue étrangère, quand on ne connaît pas celui de sa propre langue !

    http://www.humanite.fr/education/tr

    Et pour compter, c’est kifkif :

    http://www.atlantico.fr/decryptage/

    Quand ça va aboutir dans les rangs des hussards du fisc, ça va faire mal… et ça a probablement déjà commencé.

    Répondre
  46. til
    til dit :

    Je te laisse faire la recherche puisque ces secteurs t’intéressent et tu sauras bien défendre en chevalier blanc les vaches sacrées de la république.

    Répondre
  47. til
    til dit :

    Pour le coup, ceux de l’armée risquent leur peau pour des causes incertaines, et leurs soldes le deviennent, je te mets sur la piste…avec des généraux cacochymes en surnombre.

    Pour la police, il y a eu quelques affaires de deal de chanvre pour arrondir les fins de mois qui commencent le 3 du mois.

    Mais je m’étonne qu’en bon gauchiste philanthrope tu te soucies de ces deux armes régaliennes. Les repères foutent le camp ?

    Répondre
  48. Sitting Bull
    Sitting Bull dit :

    Sitting Bull est ému lorsqu’il lit les propos d’Agnès… ils lui rappellent les traités à répétition signés entre son peuple et les hommes blancs… traités de papier qui ont mené au génocide programmé du peuple rouge.

    Répondre
  49. smolski
    smolski dit :

    "il faut des droits aux moyens permettant de réaliser ce droit fondamental."
    Ils sont ce droit à la vie essentiel et n’ont donc pas à être définis autrement.

    Il faut penser la liberté pour chacun différemment qu’en terme de pouvoir.
    Plutôt comme un état en soit, un sentiment personnel comme le bonheur ou la haine par exemple.

    Répondre
  50. smolski
    smolski dit :

    "comment réaliser le droit fondamental à exister dans un monde où tout est marchandisé"
    Comme je ne comprends pas le fond de cette question, je propose cette réponse :

    Entrer en résistance civique chaque fois que nous le pouvons.
    En vrac par exemple :

    les achats de proximité raisonnés,
    le co-voiturage,
    la dénatalisation,
    l’école libre,
    l’union libre,
    la communauté libre,
    les logiciels libres (utilisation,divulgation, vulgarisation…),
    voter contre le pire des mondes proposés,
    etc…

    Liste non exhaustive car elle relève du sentiment de libéralisation de chacun pour cette résistance.

    Répondre
  51. smolski
    smolski dit :

    Le lien de til post 69 :
    « Un tiers [de la population] doit mourir. »
    Et le reste à l’avenant.

    Soit :
    « Ayez peur, soyez glacés… »

    C’est le fascisme même que cela, pas la lutte contre !

    Répondre
  52. smolski
    smolski dit :

    Ce qui importe, ce n’est pas la situation où nous nous trouvons mais la manière dont nous nous y comportons.
    Et cette manière paranoïaque til, c’est une façon de malade.
    C’est le fascisme même.

    Il ne reste plus qu’à venir un livre, genre : "ma lutte contre tous".
    Il y a peut-être même déjà un ouvrage similaire de créé ?
    Va savoir… adolf ?

    Répondre
  53. til
    til dit :

    smolski

    Je suppose qu’en 1942 tu aurais dit à ceux qui signalaient les camps de déportation qu’ils étaient des paranos ou à ceux qui mentionnaient les goulags
    qu’ils étaient atteints d’un trouble mental nécessitant un internement psychiatrique d’urgence.

    Tu devrais aller exposer ta philo aux grecs, ça les ferait bien rigoler, ils en ont bien besoin en ce moment et ils t’offriraient un séjour, voire définitif, dans les Cyclades à prix bradé.

    Répondre
  54. smolski
    smolski dit :

    "Je suppose qu’en 1942 tu aurais dit à…"
    til, mon petit homme, (Wilhelm Reich – Ecoute petit homme) tu tires n’importe qu’elle conclusion de ce qui ne te convient pas d’estimer.
    C’est une pratique courante de ceux qui imposent le songe contre la réalité lorsque cette réalité les ramène d’où ils viennent.

    Heil chez toi !

    Répondre
  55. til
    til dit :

    Pas très polie la taulière et se met en boule pour pas grand chose.

    J’ai bien peur que de convoquer à la fois trollisme et Godwin fait en soit 2 Godwin-Perles enfilées d’un coup, chapeau le strike scoring.

    Euhh…pour le livre cité, il y a contre sens, le titre c’est Mein Kampf, et pas Mein Kampf gegen alle, qui était tellement contre tous qu’il a eu beaucoup de succès à l’époque.

    Répondre
  56. smolski
    smolski dit :

    "vous avec bien vu que vous venez d’enfiler des points Godwin"
    Ce point godwin fut créé par des démocrates afin de dissimuler la connivence entre la démocratie et le fascisme.

    En effet, par son sophisme ce point godwin permet aux démocrates de dissimuler la preuve historique de cette connivence dénoncée par les anarchistes, ce qui les distingue des autres systèmes républicains, des monarchistes, et des autres…

    On pourrait peut-être rappeler à l’identique le fameux :
    « Il faut brûler carthage ! »
    De cicéron menant sans plus de raison à la destruction par les armes du peuple carthaginois libéré de la tutelle romaine.

    La démocratie ne propose aucun droit sinon le premier :
    Nous naissons tous libres et égaux en droit.

    Rapidement étouffé par la pléïade des autres droits définis et redéfinis les uns par rapport aux autres à l’envie…
    Ce que le texte d’entête d’Agnès démontre ardemment.

    Répondre
  57. smolski
    smolski dit :

    Petit rectificatif.

    Pour les humains on dit l’espèce et non la race afin de ne pas porter au racisme justement.
    La race est employée pour tout ce qui concerne les autres catégories d’espèces différentes en raison de leur domestication à fin d’exploitation.
    Pour les humains, en parlant de races différentes on introduit à l’identique les notions de valeurs d’exploitation devant le fond de chacun d’entre nous et donc le racisme de fait.

    Répondre
  58. til
    til dit :

    Ben oui, beaucoup tirent leur carton rouge Godwin un peu vite comme le cow boy dégaine.

    En l’occurrence, il ne s’agissait pas d’accuser de nazisme mais de montrer que le processus du déni du réel l’a bien aidé. Ce Godwin c’est un paquet cadeau qui quand on l’ouvre ne contient rien, une sorte d’élagage à la tronçonneuse de toute analyse.

    C’est un peu comme de constater qu’il y a des races humaines signifie être raciste, ce qui est idiot. Le raciste n’est pas celui qui constate des races, mais celui qui dit que certaines sont supérieures, ce qui est tout autant stupide, puisque les races humaines découlent de l’adaptation à des conditions de vie différentes selon l’endroit et selon une sélection naturelle.

    Une peau foncée est un avantage au soleil et un désavantage plus au nord, problème de vitamines D. Une peau blanche est plus fragile au soleil, cancer de la peau.

    A la différence des races animales domestiques qui ont pour origine une sélection selon des critères d’utilité humaine.

    Ceci dit, avec les brassages des populations, il y a aura de moins en moins de races humaines mais une espèce peut être mieux adaptée aux différentes géographies et lieux de vie, donc plus nomade.

    Répondre
  59. til
    til dit :

    Pour les animaux on parle d’espèces et de races, c’est taxinomique.

    Plusieurs races de chevaux sauvages existent, donc non domestiquées et sélectionnées par la nature, tout comme les espèces le sont et peuvent disparaitre pour des raisons environnementales. On peut considérer que la nature agit selon des critères anthropocentristes d’exploitation et lui prêter des intentions mercantiles, donc dès lors la personnification d’une nature déifiée et créationniste. Mais je ne crois pas à ce mauvais compte de fées.

    Les humains, animaux chimériques parlant, ne font pas exception à ce qui s’applique aux animaux, à moins de considérer que l’humain n’est pas pour bonne part un animal, vision alors religieuse, ils sont soumis à la contrainte d’une sélection environnementale naturelle puis sociale de façon croissante. Tout démontre que l’humain fait partie du monde animal, malgré quelques options supplémentaires.

    Répondre
  60. smolski
    smolski dit :

    @ John
    Ben merci de la précision, mais cela n’enlève rien de la conséquence pour carthage il me semble ni du fait historique comparativement avec le point godwin qui était le propos tenu.
    Maintenant, si débattre consiste à s’exclure les uns des autres, c’est que j’ai là aussi un souci de référencement.

    Bonjour chez vous, John

    Répondre
  61. til
    til dit :

    Ce serait beau si ma grand mère avait des roulettes, ce serait un autobus.

    Smolsky si tu pouvais nous épargner tes tentatives de réflexions, ce serait plus que beau, ce serait magnifique. Tu es tellement plein de bonne volonté que ça en devient problématique.

    Tu es poussif, on te l’a jamais dit ?

    Répondre
  62. smolski
    smolski dit :

    "Ta gueule"
    "tu es poussif"
    C’est exactement cela que sont conjointement le droit façon fasciste et le droit façon démocratique et on voit là qu’ils aboutissent tous deux à la négation de fait du droit de chacun à s’exprimer par lui-même fait ici.
    Il faut donc réaliser une autre façon de concevoir la société, imaginer d’abord un système de non-droit établi entre tous, sinon celui à l’existence de chacun auquel le sens du partage s’attache naturellement.
    L’anarchie propose cela : réaliser une vie sociale par soi-même et non plus à travers des préjugés laborieusement gravés sur des tables de loi qui nous ramènent fatalement aux temps immémoriaux de l’apparition de l’humanité plutôt qu’à l’actualité de notre temps.

    Bonjour chez vous.

    Répondre
  63. babelouest
    babelouest dit :

    @ Smolski
    C’est bien pourquoi je ne cesse de déplorer l’ordre des grands principes inscrits sur le fronton des mairies. Et j’ai suggéré (oui, c’est plus long, mais…)

    "De l’égalité surgira la fraternité, dans leur cadre se développera la liberté"

    Rien ne peut venir que de la base, bannissons toute pyramide de hiérarchies diverses, idéologiques, de Pouvoir, de droits bien sûr. Seul détail, qui a son importance : l’enfant (et ses assimilés ceux qui ne réussissent pas à sortir de cette enfance) n’a pas les mêmes droits ni devoirs que ses aînés, parce qu’il ne sait pas encore les assumer. Et comme quoique égaux, nous sommes tous différents, il conviendra de déterminer pour chacun à quel moment il est devenu adulte (je pense à une sorte d’équivalent de "conseil de village" qui statue là-dessus, et non à un âge fixe). Le sexe n’intervient pas, bien entendu, bien que les jeunes filles soient généralement mûres plus tôt pour ce Grand Départ.

    Les droits dans le système actuel ? Ce sont de beaux leurres !

    Répondre
  64. smolski
    smolski dit :

    Des expériences communautaires libres (avant le sida…) je retiens surtout que les enfants sont sous le pouvoir de leurs parents plutôt qu’ils ne manquent de discernement à les établir pour eux-mêmes.
    Je parle ici d’enfants d’environ 4 ans et plus…

    Dans un environnement de non droit commun, ils perçoivent parfaitement la situation et s’ils posent des problèmes à la communauté, c’est AUSSI en relation avec notre environnement plutôt qu’en eux-mêmes uniquement. Il faut alors considérer tout, toutes et chacune des personnes composant cet ensemble libre de droit sans préjugement.
    Il s’agit donc de la responsabilité commune à se réadapter putôt quà l’enfant seul d’y être contraint sous prétexte d’infantillage ou de faiblesse d’esprit.

    À propos de la faiblesse d’esprit, les études de betheleim ont montré que l’inter-action environnementale fait partie de l’accentuation des limites subies.
    Qu’il n’y a de déficiences mentales (en tant que handicap et non en tant que différence) que si elles ne sont pas considérées en partage par tous au même titre du droit à la vie pour chacun.

    Il faut repenser les termes et les valeurs des systèmes de pouvoir pour s’en détacher.

    Merci à ce blog pour m’aider en cela.

    Répondre
  65. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Les droits des enfants sont un problème à part entière. Leur en accorder (le droit de ne pas être maltraités, notamment) est une démarche assez récente et limitée.

    J’observe ma fille depuis sa naissance. Aujourd’hui, elle a 10 ans. C’est une personne à part entière, mais dont l’existence juridique est très limitée. Nous limitons très fortement les droits des enfants (à s’exprimer, à décider pour eux-mêmes) sous prétexte qu’ils sont immatures, mais je trouve que nous organisons leur irresponsabilité et surtout notre domination. Ma fille a des réactions puériles, certes, mais je constate autour de moi que la puérilité est loin d’être circonscrite à l’enfance, que des tas de gens se comportent en enfants gâtés et irresponsables, mais que comme ils ont 18 ans, tout va bien tant qu’ils ne blessent pas autrui… enfin, surtout un autrui qui pourrait s’aviser de porter plainte. Certes, ma fille est influençable et nous limitons drastiquement son accès à la télé, la grande machine à pondre dans la tête des gens, mais je n’ai pas l’impression que la majorité des adultes est mieux armée qu’elle. Nous faisons notre job d’éducation en critiquant avec elle les images, les pubs, la télé, le ciné, mais qui développe l’esprit critique des adultes, qu’en est-il de la nécessaire éducation tout au long de la vie?

    Répondre
  66. til
    til dit :

    Smolsky

    Ne serais tu pas le Maire de Champignac, l’expert xyloglotte, Gustave Labarbe ?

    Dont un des plus admirables discours fut :

    "« Je serai bref … et je suis heureux d’être aujourd’hui présent parmi vous, parmi toutes ces magnifiques bêtes à cornes à la tête de laquelle Monsieur le Préfet nous fait l’honneur de s’asseoir, lui qui, debout à la proue du splendide troupeau de la race bovine du pays, tient, d’un œil lucide et vigilant, le gouvernail dont les voiles, sous l’impulsion du magnifique cheval de trait indigène, entraînant, sur la route toute droite de la prospérité, le Champignacien qui ne craint pas ses méandres, car il sait qu’en serrant les coudes il gardera les deux pieds sur terre, afin de s’élever, à la sueur de son front musclé, vers des sommets toujours plus hauts … »

    et une belle lettre au préfet :
    "Je suis venu vous dire que chaque Champignacien n’a pas assez de ses deux yeux pour pleurer lorsqu’il lance un regard bourrelé de remords en arrière vers les évènements violemment inexplicables d’avant-hier et vous ne pouvez imaginer, en particulier, combien ce souvenir est amer au maire… Mais cela ne se produira plus, car j’ai pris des mesures… Je viens d’interdire sur le territoire de la commune, tout rassemblement de plus d’une personne, jusqu’à nouvel ordre in-clu-si-ve-ment ! »"

    Répondre
  67. til
    til dit :

    C’est bien Gustave, tu es démasqué !

    Quel artiste ce Gustave digne des plus grands peintres ou sculpteurs de l’art académique pompéien. Sculptures dans les flancs desquelles se trouve le vide de la plénitude de nos campagnes bourgeonnantes par ce mois d’Avril en attente de journées éclatantes d’air régénérant s’élançant vers l’avenir une torche à la main, phare de toutes les espérances déçues.

    Répondre
  68. smolski
    smolski dit :

    Il n’y a pas que pour le citoyen que l’affectation des droits à la finance se fait ressentir. Les états s’en trouvent amputés pour eux-mêmes également :

    "Fruit du marchandage d’Etats-membres que le président du Conseil européen est allé «acheter» les uns après les autres, le compromis Van Rompuy ne prépare en rien l’avenir des Européens.

    Basé sur les contributions nationales des Etats-membres, le fonctionnement budgétaire de l’UE est à bout de souffle. Chacun d’entre eux cherche durant la négociation à récupérer sa mise via les politiques européennes : cette recherche du meilleur «taux de retour» est mortifère pour l’intérêt européen.

    En s’accordant sur un plan d’austérité peut-être encore plus dur que celui déjà évoqué, les gouvernements européens refuseraient à l’UE les moyens de sortir de la crise. Tout aussi grave, ils videraient de son sens politique les prochaines élections européennes. Comment imaginer faire campagne et porter des propositions pour réorienter l’Europe en 2014 si les volumes budgétaires disponibles sont tellement insuffisants qu’ils l’interdisent ?"

    Libération – 07/02/2013
    Source : http://evajoly.fr/187/donnons-nous-

    Répondre
  69. smolski
    smolski dit :

    "Fruit du marchandage d’Etats-membres"
    L’UE n’est donc pas en question mais c’est ce qu’on en fait qui est montré ici !
    Sans UE ce serait la même chose sur ce point précis, là, en ce cas, ici.

    Capito ?

    Répondre
  70. til
    til dit :

    Ah, Smolsky se réveille des ses rêves d’anarchiste décomplexé.

    Il s’aperçoit que Maastricht était une connerie sans nom devant laquelle tous les gauchos se prosternaient. Ben voilà, tu l’as dans l’os, le rêve euro disney te l’a mis profond dans le fondement. Tu n’as pas fini de déguster les promesses des euro technos.

    Répondre
  71. til
    til dit :

    Mais bien sûr que si, l’UE est en question, et depuis le début. Des traités ont été signés avec toutes les implications qu’ils entrainent. On ne signe pas un contrat les yeux fermés…en se réveillant 20 ans plus tard en disant " Ah ben alors je ne m’y attendais pas ". Avant de ratifier, il faut réfléchir et pas se raconter des balivernes.

    Répondre
  72. smolski
    smolski dit :

    L’UE est un outil.
    C’est comme un marteau, tu peux te taper sur les doigts avec mais ça n’empêchera pas qu’il est tout indiqué pour planter un clou tout de même.
    Il revient donc aux membres de l’UE d’utiliser le potentiel de contre-pouvoir économique qu’ils représentent ensemble contre la finance mondiale, ou de continuer à se borner à leurs propres intérêts indépendamment des autres états membres de l’UE et à s’écrabouiller les uns et les autres avec cet outil.

    Par exemple dans le contexte de cette intervention, en commercialisant la signature de traité entre eux plutôt qu’en en ratifiant de plus unitaires.
    @til… tu lis bien les signes qui sont dessinés ici ? LOL

    Répondre
  73. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Oui, l’UE est un outil. Plus j’y pense et plus j’ai l’impression que c’est la muleta dont avaient besoin les différents gouvernements européens pour pouvoir mettre en application des politiques anti-démocratiques qui étaient inavouables à l’échelle nationale sans sanction immédiate.

    Répondre
  74. smolski
    smolski dit :

    Exactement !
    C’est de la manière dont on s’en sert que l’outil est bénéfique ou néfaste.
    On peut donc croire qu’en s’intéressant davantage à cet outil, notamment aux élections européennes, nous aurions un levier plus efficace par cet outil européen qu’au plan national UNIQUEMENT ?

    Répondre
  75. babelouest
    babelouest dit :

    Pas d’illusions, Smolski : à 27, avec une Europe de l’est bien plus atlantiste, plus rigide, la pression actuelle ne baissera pas, bien au contraire. L’outil a exactement été forgé dans ce but. Si l’on veut en sortir, il faut le casser pour en forger un autre tout différent. Les bases de l’actuel ne permettront pas une nouvelle donne où le néolibéralisme est vaincu, puisque c’est lui qui est la base, et même la cause de la création de cet outil, précisément. Ce serait comme vouloir modifier de fond en comble une voiture sans toucher au châssis.

    Quant aux élections européennes, vu le mode de scrutin, vu le pouvoir réel (très faible) des députés, c’est une belle opération de poudre aux yeux, où je m’aperçois que certains s’y laissent prendre encore, ou en en tout cas font mine d’y souscrire.

    Répondre
  76. til
    til dit :

    smolski

    Tu dois avoir un problème de lecture aussi. Les traités spécifiaient clairement no bail out, une monnaie unique sans gouvernement fédéral, l’ouverture des frontières commerciales, une BCE fixée sur le contrôle de l’inflation sans se soucier du chômage…

    Si tu manies aussi bien le marteau que tu lis les textes, ça doit être douloureux pour tes doigts. D’ailleurs, pour qui dispose d’un marteau, tous les problèmes sont des clous.

    Répondre
  77. smolski
    smolski dit :

    "à 27, avec une Europe de l’est bien plus atlantiste"
    Le nombre n’est pas tout, la puissance économique de chacun est aussi à prendre en compte.

    "Les bases de l’actuel ne permettront pas une nouvelle donne où le néolibéralisme est vaincu, puisque c’est lui qui est la base, et même la cause de la création de cet outil, précisément."
    Oui, toutes les raisons d’en faire moins paraissent bonnes, cependant, quoiqu’il soit des outils législatifs dont nous disposons et leur portée quasi vaine pour modifier le sens social actuel, les utiliser CONJOINTEMENT avec tous les autres outils de lutte me semble très réaliste pourtant, non ?.

    Si je traverse les rues dans les clous c’est AUSSI pour ne pas à avoir à parler avec un gendarme.
    Si j’utilise le vote c’est AUSSI pour que celui-ci ne soit pas totalement privatisé.
    Pourquoi s’en priver ?

    Répondre
  78. smolski
    smolski dit :

    "En votant, tu légitimes le système. En votant tu acceptes les élections, leur mode de mise en place, mais surtout tu en acceptes le résultat."
    Et en ne votant pas on fait quoi par rapport à ces élection et ce système donc ?
    Ballepeau et peau d’cochon de même et au minimum là !

    En effet, voter est un droit, le résultat de ce vote peut devenir un éclaircissement alors qu’au pire il ne sera que semblable à un non vote.
    Je choisis donc le peut-être moins pire plutôt que de m’en déssaisir sans raison indispensable.
    Quant à accepter le résultat d’un vote simplement parce que j’y ai participé, je n’en vois pas l’ombre de la queue d’une raison à ça.
    Ni en moi, ni dans ma lutte.

    Répondre
  79. herve_02
    herve_02 dit :

    @somsky

    En votant, tu légitimes le système. En votant tu acceptes les élections, leur mode de mise en place, mais surtout tu en acceptes le résultat.

    En ayant voté aux européennes tu acceptes l’idée que l’europe qui est est celle qui doit être car tu as participé à la faire, même si ce n’est pas la personne que tu as choisi qui est élue.

    Élection, piège à con. C’est juste un moyen jeté en pâture à la populace pour lui faire croire qu’elle décide de son avenir.

    Putain, vu ce qui se passe, il doit y avoir 56 millions de cons en france et 507 millions en europe.

    Répondre
  80. til
    til dit :

    smolski

    Tu es dans le gloubi boulga, tout comme Méluche qui éructe pour toute stratégie, alors que son programme économique ne vaut pas un clou, truffé de trous comme un gruyère ou une passoire, réveille un peu.

    Il n’y a que 3 issues, pas une de plus :

    – Soit l’Allemagne adopte, à son tour, un salaire minimum, de l’ordre de 8€50, comme le préconisent les partis de gauche allemande.

    – Soit le salaire minimum disparaît, ou devient un salaire minimum négocié par branche, dans les autres pays de la zone euro;

    – Soit la zone euro explose, les monnaies nationales sont rétablies et les taux de change assurent l’ajustement entre les niveaux de salaires.

    http://blog.francetvinfo.fr/classe-

    Répondre
  81. smolski
    smolski dit :

    "En ayant voté aux européennes tu acceptes l’idée"
    Ben je travaille aussi, c’est à dire que je consomme.
    Je suis solidaire de quiconque à qui je peux porter assistance.
    Je ne suis pas un voleur non plus.
    Je respecte le code de la route aussi.
    etc….

    Tout ça est bien de la légitimisation du système en place il me semble ?
    Je vis, donc je létimise la mort ? LOL

    Dès lors que nous sommes embarqués ainsi, de choisir tel ou tel outil disponible est tout aussi cohérent dans l’ensemble de notre vie sociale sans porter caution à quoique ce soit d’induit par le système où nous nous activons.
    Au final, ce qui importe c’est ce que nous choisissons d’être nous-mêmes devant ce qui peut paraître à quiconque où et comment que ce soit.

    Répondre
  82. John
    John dit :

    Smolski : « Au final, ce qui importe c’est ce que nous choisissons d’être nous-mêmes devant ce qui peut paraître à quiconque où et comment que ce soit. »

    Et inversement ! Disons-le, puisque nous sommes libres maintenant. 🙂

    Répondre
  83. til
    til dit :

    Smolski

    « Au final, ce qui importe c’est ce que nous choisissons d’être nous-mêmes devant ce qui peut paraître à quiconque où et comment que ce soit. »

    L’amphigourique est ton créneau camarade, un texte très bien qui devrait te plaire :

    "Transgresser les frontières : vers une herméneutique transformative de la gravitation quantique"

    Répondre
  84. smolski
    smolski dit :

    Impec ton lien Agnès, merci :
    "A la toute fin de son discours, le philosophe insiste : ce qui est aujourd’hui impératif, c’est de retrouver une solidarité entre les Européens, un effort coopératif pour promouvoir la croissance et la compétitivité de la zone euro prise dans son ensemble"

    Pareillement, je ne parle pas d’autre chose que de l’outil européen et de ce qu’on en fait, notamment de ce que les peuples peuvent mener à faire faire aux pro élus de la politique par leurs contestations et leurs votes même tous deux jugulés férocement !

    Mais bien sûr, de ma part c’est moins représentatif pour certains, je le conçois très bien au niveau social et culturel où je me tiens.
    Être chef, tenir le haut du pavé avec constance, c’est une autre culture déjà bien en place et je laisse volontier passer devant qui veut s’en sévir.

    Répondre
  85. babelouest
    babelouest dit :

    "un effort coopératif pour promouvoir la croissance et la compétitivité de la zone euro prise dans son ensemble"

    Croissance et compétitivité, c’est bien exactement ce que je combats, et d’autres avec moi. Ce n’est pas ainsi que notre avenir sera serein. Qui dit compétitivité dit conflit. Qu’il soit commercial, sportif, ou autre, n’y change rien. L’important n’est-il pas de permettre à chacun le vêtir, le manger, le dormir au sec, la santé, l’instruction et la culture ? Le reste n’est que superflu.

    Répondre
  86. smolski
    smolski dit :

    Pas faux babeloued et j’y souscris pleinement aussi.
    Je pense que le terme essentiel de ce texte est : "un effort coopératif".
    Dans un contexte de refus absolu, voire d’inaptitude, c’est à mon sens comme de faire goûter un nouveau légume, et puis un autre, et un autre encore, avant d’en servir joyeusement et sans contrainte une jardinière pleine et entière pour tous !
    Ça fini par tomber sous le sens commun de s’en régaler. 🙂

    Répondre
  87. babelouest
    babelouest dit :

    "effort coopératif" s’oppose à "compétition" : que ce soit avec d’autres comme le sud-est asiatique ou l’Afrique, ou entre soi, c’est toujours ce désir de faire mieux que l’adversaire qui me dérange absolument.

    Je préfère la notion musulmane originelle du Jihad, où chacun se bat avec soi-même pour être le meilleur possible.

    Répondre
  88. smolski
    smolski dit :

    post 116. babelouest
    "chacun se bat avec soi-même pour être le meilleur possible."
    C’est pas seulement musulman que cela, c’est même assez universel !
    « Notre pire ennemi est celui qui est tapi en nous. » disent les chinois pratiquant les arts martiaux.

    On peut considérer que la doctrine ou la voie ou la conviction… ou tout ce qu’on veut d’autre propre à nous inspirer personnellement, en fin de compte, c’est ce que nous en faisons qui fait la différence, non l’outil qui nous sert et ne saurait seul être meilleur ou pire que les autres outils.

    Je reste donc à croire que la coopération entre tous les peuples du monde est déjà en destinée dans la coopération entre tous les peuples d’europe à bâtir.
    Ne serait-ce même que pour prouver l’efficacité du partage contre celui de la compétition par les échanges.

    Répondre
  89. til
    til dit :

    En général on prononce Jirhad, ca fait tout de suite plus in. Des crétins et crétines qui se la jouent ainsi j’en ai vu, toujours la connerie aveugle de la foi des robots qui se pensent issus d’une arististotechnocratie spirituelle. La lie de l’humanité, en fait… Souvent prêts à toutes les pires saloperies pour continuer à se raconter leur pureté originelle et croire tout autant devoir karchériser la saleté des autres.

    Des rats glorieux de suffisance et de nuisance.

    Répondre
  90. til
    til dit :

    babelouest

    Le jour où une cocotte minute bourrée de clous te pétera à la tête, je pense que tu vas la remarquer.

    Les maliens à qui des pieds et des mains ont été tranchées ont noté quelque chose, les nanas lapidées de ci de là ont senti les pierres passer. Mais toi, ça t’es égal, propre sur toi.

    Enflé de ton petit jihad ridicule d’arriéré mental.

    Le jour où tu seras face à ces burlesques du jihad prêts de te les couper pour te les faire avaler, tu seras peut être content que la CIA intervienne pour arrêter l’opération.

    Répondre
  91. babelouest
    babelouest dit :

    @ til
    la CIA au secours d’un de ses opposants ? Je rêve. A quoi sert l’argent récolté grâce à la drogue afghane ? A ramasser du muguet ?

    J’ai suffisamment lu dans la vie (eh oui, je suis à la retraite, il y en a quelques-uns) pour savoir ce que fait cette racaille.

    Répondre
  92. til
    til dit :

    En revanche, la racaille islamiste qui se finance un peu partout avec la drogue comme dans le sahel qui arrive par Boeing entiers, pas de problème. C’est sûrement la faute de la CIA et son complot mondial.

    Répondre
  93. til
    til dit :

    smolski

    La fin justifie les moyens, et nécessité fait loi, n’est ce pas ? Open bar pour tous, la clé pour l’ouvrir, juste une kalach payée quelques grammes de coke. Ben ouais, pourquoi pas ?

    Répondre
  94. smolski
    smolski dit :

    Le rôle du pouvoir pyramidal joué par les démocraties est flagrant et rien en ce système mondial n’y échappe, directement ou implicitement.
    Vos interventions indiquent que vous ne partagez pas cette évidence et de fait vous voilà à rêver votre vie plutôt qu’à la réaliser.

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  95. chris
    chris dit :

    Tenez, enfin une nouvelle qui devrait vous faire plaisir ( ou vous rassurer), cher Smolsky…

    Le nouveau Préz mexicain vient de rompre l’accord tacite qui permettait aux agents de la CIA et DEA de se balader sur le territoire mexicain armés et dotés de fausses identités. Une vieille collaboration datant de Calderon qui avait fait de la lutte contre le narcotrafic le point d’orgue de son mandat. Il devrait donc devenir extrêmement difficile à ces agences américaines de se trouver des kamikazes assez fous pour se risquer tout nu de l’autre côté de la frontière (déjà qu’auparavant, il finissaient parfois torturés à mort avant d’être décapités, démembrés, et dissous dans l’acide selon la méthode enseignée par les israéliens).

    Vous trouvez pas qu’on vit dans un mode merveilleux, où tout n’est que zénitude et plénitude, cher Smolsky ?

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  2. […] est donc portée sur la complexité des démarches, par ceux-là mêmes qui ont décidé de soumettre l’ensemble de l’aide sociale à la conditionnalité, c’est-à-dire le fait d’attribuer des critères restrictifs et donc excluants à l’accès à […]

  3. […] est donc portée sur la complexité des démarches, par ceux-là mêmes qui ont décidé de soumettre l’ensemble de l’aide sociale à la conditionnalité, c’est-à-dire le fait d’attribuer des critères restrictifs et donc excluants à […]

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