« Pour éviter les conflits avec les principaux groupes d’intérêt, les gouvernements peuvent, dans un premier temps, introduire des réformes à la marge du “noyau dur” du marché du travail, sans véritablement toucher aux structures institutionnelles dont bénéficient les travailleurs en place. Cela tend à renforcer la dualité du marché du travail, ce qui peut ensuite permettre de gagner progressivement le soutien de l’opinion publique à des réformes plus fondamentales des institutions et politiques du marché du travail. »
Indignations, frustrations, colère et impuissance : un bien mauvais cocktail d’émotions nous étreint face à la grande récession sociale alimentée chaque jour un peu plus par les coups bas de nos dirigeants, à peu près partout dans le monde.
Eh oui, les prolos sarkozystes devraient être un peu chafouins ces derniers temps et pourtant la grande entreprise d’équarissage en gros Sarko- Fillon n’en est qu’à son galop d’essai. Tu as fini ton pain blanc, tu commences déjà à regretter ton pain bis, voilà venue l’heure de la brioche!
Alors que la course à l’échalote des municipales est sur le point d’être lancée à couilles rabattues, petit tour dans un des ces microbleds qui font le charme des paysages de France.
Alors que la campagne électorale n’en finissait plus de se traîner, le gouvernement Villepin semblait n’avoir plus qu’un seul objectif : mener à bien coûte que coûte la simplification du Code du Travail.
Même si, sur le moment, j’ai eu l’impression d’être chassée du paradis à coups de pied dans les fesses, il s’avère à l’usage que j’ai enfin été libérée du salariat et que je compte bien ne pas retomber dedans.
Résumé des épisodes précédents : la pression s’accentue au parlement pour faire passer une loi qui légalise l’ouverture des commerces le dimanche et transforme ce jour de repos en jour travaillé. J’ai dit tout le mal que je pense de cette tendance et le député qui a tenté de faire passer un amendement dans ce sens m’a répondu, ce qui est fort sympathique de sa part.
Voici donc la réponse de la bergère au berger.
Il y a moins d’une semaine, je dégoupillais joyeusement sur la monomanie actuelle du dimanche travaillé en citant abondamment un amendement destiné à rendre cette joyeuseté possible. Hier, le responsable de ce pneumatique parlementaire me répondait sur Bétapolitique où mon texte était repris. Et le même jour, Christine Lagarde en remettait une couche!
Y a vraiment le feu à la maison du salariat. Pas de bol, tous les pompiers sont à la plage!
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