Économistes en guerre contre les chômeurs, Le Monde Diplomatique, décembre 2006
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Vent mauvais

« Pour éviter les conflits avec les principaux groupes d’intérêt, les gouvernements peuvent, dans un premier temps, introduire des réformes à la marge du “noyau dur” du marché du travail, sans véritablement toucher aux structures institutionnelles dont bénéficient les travailleurs en place. Cela tend à renforcer la dualité du marché du travail, ce qui peut ensuite permettre de gagner progressivement le soutien de l’opinion publique à des réformes plus fondamentales des institutions et politiques du marché du travail. »

Citation de l’OCDE, dans Économistes en guerre contre les chômeurs, Le Monde Diplomatique, décembre 2006

Dog attitude

Vendredi 11 juillet 2008, dans l’après-midi

Je suis en train de travailler sur mon ordinateur lorsque le téléphone sonne chez mon voisin.
Bien qu’habitant positivement au milieu de nulle part, le hasard et un certain sens de la spéculation immobilière a placé une de ces nombreuses maisons-M6 qui sont sorties de terre ces dernières années à une petite encablure de mon bureau rural. C’est un de ces petits cubes en parpaing de béton, habillé hâtivement d’un joli crépi pastel qui fait les délices de tant de mes concitoyens qui ont bossé comme des ânes pour s’offrir leur sam suffit à 200% de sa valeur normale. Un beau jour, le voisin a fini par débarquer dans sa petite maison au milieu de nulle part, avec sa voiture de service et les quads de ses potes. Bien sûr, ça lui a pris plus de temps que prévu, parce que depuis que l’aménagement du territoire a été confié aux bons soins des opérateurs privés, faut pas être pressé pour être raccordé en électricité et téléphone.
De la même manière, faut pas être trop exigeant avec son GSM car malgré la faible épaisseur de ses murs, le voisin ne peut répondre sur son portable qu’en se rendant dans son jardin.

Comme mon voisin estime certainement qu’il est chez lui et qu’il peut mettre le souk à toute heure du jour et de la nuit, il beugle à 20 mètres de ma fenêtre, ce qui fait de moi le témoin auditif involontaire de sa conversation téléphonique :

  • Oui, je vois, j’ai reçu le mail ce matin… non, je ne travaille pas aujourd’hui, je suis en RTT…

En général, je connais plutôt bien l’emploi du temps du voisin, vu que ses jours de RTT, il les passe sur sa tondeuse-tracteur, l’accessoire indispensable parce que coûteux de tout bon accédant à la propriété. Ou alors sur son quad, à labourer les chemins et effrayer la faune locale, mais je suppose que c’est pour se sentir plus proche de la nature.

  • Non, mais je ne comprends pas… 7 jours! Tu te rends compte? 7 jours…

En général, j’essaie de faire abstraction du voisin. Ni hostilité, ni mépris, ni rien. Juste une forme de respect distancé.

  • … Mais non, pas de concertation, rien. Il nous enlève 7 jours de RTT, comme ça…

Ha, tiens! Serait-ce que mon voisin serait salarié au forfait jour?

  • Et puis à partir de maintenant, ce sera un jour de RTT tous les 2 mois… non, mais ça va pas se passer comme ça… va falloir qu’on se mobilise, hein!

C’est qu’il n’a pas perdu de temps, son boss. Je ne pense même pas que les décrets soient déjà sortis, mais bon, maintenant que les patrons ont bien reçu le signal fort du gouvernement, ils auraient tort de se gêner. Même que je trouve le patron de mon voisin plutôt magnanime, parce qu’il s’est juste goinfré que 50% des RTT de ses employés… il aurait aussi bien pu tout rafler… ou alors, il se garde une poire pour la soif : vous avez vu, les gars, j’aurais pu tout vous reprendre, mais moi, je suis un gars sympa! … pour le moment…

Mon voisin continue à fulminer dans son jardin… ça dure un bon quart d’heure, puis il retourne s’arcbouter sur sa tondeuse de compétition… malin, le boss… un mail un jour de RTT, pendant les vacances, avant un week-end prolongé. Le temps que le mec revienne au taff, son coup de sang sera retombé. Il aura fait ses comptes, calculé son intérêt. Ses collègues aussi. Vont un peu chouiner… mais il y a les traites de la maison-cube, du break flambant neuf, du home cinéma, du barbec américain et de la tondeuse tape-cul à honorer, alors ça ne devrait pas chouiner trop fort et trop longtemps.

« Les réformes structurelles, qui commencent par générer des coûts avant de produire des avantages, peuvent se heurter à une opposition politique moindre si le poids du changement politique est supporté dans un premier temps par les chômeurs. En effet, ces derniers sont moins susceptibles que les employeurs ou les salariés en place de constituer une majorité politique capable de bloquer la réforme, dans la mesure où ils sont moins nombreux et souvent moins organisés. »

Citation de l’OCDE, dans Économistes en guerre contre les chômeurs, Le Monde Diplomatique, décembre 2006

Quand on tape sur le dos de ton voisin, prépare le tien

Combien de fois l’ai-je écrite cette petite phrase ces dernières années? C’est qu’il y avait plein de gentils sarkozistes dans les petites maisons-M6 qui ont éclot pendant le haut de la bulle immobilière. Des gens fiers d’avoir bossé comme des ânes pendant des années avant de refiler tout leur blé à la banque en échange d’un rêve de pierres. Des gens qui ont été touchés en plein cœur par les discours du princident, par son travailler plus pour gagner plus, parce que c’est tout ce qu’ils veulent : dépenser plus, toujours plus, consommer, posséder, accumuler… et mort aux perdants!.

Du coup, ceux qui ne sont pas encore vautrés dans le sable soigneusement importé, lavé et damé de Palavas-les-Flots et qui n’ont pas consacré tout leur temps de cerveau disponible à manger de la Bétancourt à chaque repas vont le trouver rude le retour de manivelle.

Un peu plus tard dans la journée, ce texte sort sur Agoravox… encore un mec au forfait jour… pas de bol. Il écrit à son princident, avec des trémolos dans le clavier, et l’écran noyé de larmes d’incrédulité sincère :

Jusque-là j’étais heureux, je parvenais à concilier mon travail et ma vie de famille… un salaire correct et la possibilité de voir mes enfants.

Désormais, à cause de vous, c’est terminé…

Dans notre entreprise il n’y a pas de syndicat. Il y a bien deux délégués du personnel, mais ceux-ci ont été élus "par défaut", parce que la loi veut qu’il y en ait. Ils ont des postes fragiles qui ne leur permettent pas d’être particulièrement virulents.

Dans quelques jours, mon employeur va réunir les cadres. Grâce à cette nouvelle loi, il va pouvoir nous faire venir plus tôt et partir plus tard sans que nous n’ayons d’avantage salarial conséquent puisqu’il va falloir payer la garderie le matin et le soir, et quelqu’un pour les accompagner le mercredi. Soit environ 100 euros par semaine…

D’habitude, je suis plutôt une fille gentille et compatissante… mais là, je ne sais pas pourquoi, d’un coup, les jérémiades du mec qui était content que ça aille bien pour son cul pendant que d’autres prenaient des coups au but, ça m’a prodigieusement gonflée :

Je veux pas faire ma grosse revancharde à 3 balles, mais franchement, les couinements de cadres entubés aux entournures me font doucement rigoler…

parce que tant que ce gouvernement tapait à bras raccourcis sur les vieux, les malades, les pauvres, les RMIstes, les chômeurs, les jeunes, les étrangers, bref, les autres, non seulement le petit monde des CSP+ s’en tapait royalement, mais le plus souvent, ils applaudissaient à deux mains, en redemandant encore plus de sévérité et de répression… pour les autres.
Aux autres, le serrage de ceinture permanent, aux autres, les sacrifices, aux autres, les emplois pourris payés au lance-pierre avec le flingue dans le dos !

Pourtant, cela semble évident: le recul social des plus fragiles finit forcément par saper les bases des conditions de vie des classes moyennes. On se félicite que les fainéants de chômeurs soient bientôt obligés de reprendre un boulot à 57% de leur ancien salaire, on oublie un peu vite que les chômeurs, c’est aussi et surtout d’anciens collègues… bientôt dans le même bureau, mais moitié moins cher !

Il fallait un coup au but pour que ceux qui se croyaient à l’abri de la grande régression sociale commencent à voir leurs certitudes vaciller… j’espère qu’il n’en faudra pas beaucoup d’autres pour qu’ils comprennent que nous sommes pourtant dans la même galère et que les élus du système qui se met en place sur notre dos seront très très peu nombreux.
https://blog.monolecte.fr/2006/01/11/166-l (…)

Diviser pour mieux régner… je connais bien la chanson et je mérite ma volée de bois vert… mais putain, qu’est-ce que ça fait du bien, aussi, parfois.
Si encore cela pouvait enfin ouvrir les yeux de ceux qui ne voulaient pas voir, mais je ne suis pas naïve à ce point. Qu’on leur donne un minuscule susucre, ou même l’espoir de laper une miette de susucre sous la table et ils se satisferont une fois de plus de leur sort tout en gerbant sur le voisin.

Et pendant ce temps, la casse continue!

59 réponses
  1. satya
    satya dit :

    bonjour agnès 🙂
    oui, le vent pue et ça sent de plus en plus mauvais chaque jour – une autre boule puante actuelle mais qui fait partie du lot et de l’organisation:

    "Sans débat public préalable, le gouvernement, par un décret publié au Journal officiel du 1er juillet 2008, a considérablement accru les capacités de fichage de nos concitoyens. Ce fichage sera assuré, à l’avenir, par la Direction centrale de la sécurité publique (fusion des Renseignements Généraux et de la DST).
    A cette fin, un nouveau fichier policier sera mis en place sous le nom d’EDVIGE (Exploitation documentaire et valorisation de l’information générale). Il recensera, de manière systématique et généralisée, toute personne « ayant sollicité, exercé ou exerçant un mandat politique, syndical ou économique ou qui joue un rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif ». Sans exception, toutes les personnes engagées dans la vie de la cité sont donc visées.

    En outre, ce fichage vise à permettre la collecte de renseignements identitaires sur les « suspects » (personne mais également groupe) simplement considérés, par la police, comme susceptibles, à l’avenir et de manière totalement hypothétique, de porter atteinte à « l’ordre public ».
    Il permettra de compiler toutes les notes de renseignements telles que :

    état civil, photographie mais aussi fréquentations, comportement, déplacements, appartenance ethnique, vie sexuelle, opinions politiques, philosophiques, religieuses, appartenances syndicales et associatives …
    La police sera autorisée à consulter ce fichier en cas d’enquêtes administratives pour l’accès à certains emplois.
    Les mineurs ne seront pas épargnés puisque fait sans précédent dans notre République et particulièrement choquant, leur fichage sera autorisé dès l’âge de 13 ans et cela sans qu’aucune infraction n’ait été commise et sur la seule base de leur dangerosité présumée.
    Cette initiative gouvernementale, porteuse à l’évidence de nombreuses dérives, s’inscrit résolument dans le cadre de la mise en place d’une politique sécuritaire ouvertement revendiquée.
    Le gouvernement est passé outre aux réserves émises par la Commission nationale Informatique et Libertés concernant ce fichier qui, dès sa parution, a suscité les plus vives réprobations de multiples organisations associatives, syndicales et politiques."

    source: http://endehors.org/news/petition-a

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  2. cultive ton jardin
    cultive ton jardin dit :

    C’est vrai qu’on a envie de ricaner, bien fait pour leur gueule. Mais passé ce petit plaisir… on est pas si nombreux qu’on puisse se permettre de jeter ceux qui ouvrent (un peu) les yeux…

    J’avais jadis une voisine qui crachait systématiquement sur les chômeurs. Elle avait sept enfants, qu’elle élevait de son mieux, avec peu d’argent (mari ouvrier, elle ben avec 7 mômes, hein?).

    Ses mômes, arrivés à la case "adulte", sont tous passés également par la case "chômage", bien sûr. Plus ou moins longuement, selon leurs choix de métier et aussi leurs caractères (accepter ou pas un boulot pourri et payé des clopinettes).

    A la mère, ça lui a fait une formation accélérée, elle est devenue moins con en très peu de temps.

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  3. Gastiflex
    Gastiflex dit :

    "parce que tant que ce gouvernement tapait à bras raccourcis sur les vieux, les malades, les pauvres, les RMIstes, les chômeurs, les jeunes, les étrangers, bref, les autres, non seulement le petit monde des CSP+ s’en tapait royalement, mais le plus souvent, ils applaudissaient à deux mains, en redemandant encore plus de sévérité et de répression"
    Alors non seulement avant je ne m’en tapais pas, mais en plus maintenant j’ai limite honte d’ouvrir ma gueule pour défendre mes RTT de cadre. Parce que je sais qu’avec mes 1800€ nets par mois, il y aura toujours un "petit" pour me dire "de quoi tu te plains ? Moi je suis au SMIC et j’ai pas de RTT".

    Diviser pour mieux régner, c’est aussi diviser dans le temps. Au lieu qu’à un moment donné on ait une contestation de masse, ceux qui se sont déjà fait enfler vont pouvoir crier "à votre tout maintenant !".

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  4. niamreg
    niamreg dit :

    C’est vrai qu’on est partagé entre le petit bonheur mesquin de voir que la grande majorité de ceux qui nous ont vendu du Sarko à coups de chômeurs fainéants s’en prennent aussi un peu sur la tronche, et la conviction que c’est exactement ça qui fait le jeu du leader minimo. Ce qui est rassurant, c’est que ceux qui sont encore sarkozystes (à part la poignée qui a vraiment bénéficié des réformes fiscales) sont soit des vrais enfoirés, soit des gens qui aiment qu’on leur tape sur la gueule. Et que pour rien au monde je ne voudrais être comme ça, même si c’est fatigant à la longue d’être révolté contre tout ce qui se passe (putain, encore 4 ans !!!).

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  5. Ongles-noirs
    Ongles-noirs dit :

    Et dans 4 ans il se passe quoi ?
    Ah oui, on se fera enfler de la même manière mais par des socialos-libéraux ou les trotskos masqués du NPA !
    Ça fait surement mal au dargeot d’un grand nombre mais la solution n’est pas dans les élections et la délégation de pouvoir sans contrôle…

    "Que chacun d’entre vous soit son propre chef pour que nul n’ait besoin de vous pousser à continuer la lutte. Ne nommez pas de dirigeants, prenez simplement possession de la terre et de tout ce qui existe, produisez sans maîtres ni autorité. La paix arrivera ainsi en étant le résultat naturel du bien-être et de la liberté de tous. Si, à l’inverse, troublés par la maudite éducation bourgeoise qui nous fait croire qu’il est impossible de vivre sans chef, vous permettez qu’un nouveau gouvernant vienne une fois encore se poser au-dessus de vos fortes épaules, la guerre continuera parce que les mêmes maux continueront à exister et à vous faire prendre les armes : la misère et la tyrannie. RICARDO FLORES MAGON"

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  6. tungstene
    tungstene dit :

    Pour répondre à Ongles-noirs
    Ce n’est pas si simple, il faut reviser l’histoire du Chili et voir comme la CIA a manipulé des syndicats pour destabiliser Aliendé puis mettre en place un Pinochet. Partout en Amérique du Sud, l’oncle Sam cherche à foutre la merde. Pour l’anedocte concernant le Chili et Pinochet, c’est Kissinger qui tirait les ficelles, le dit Kissinger c’est vu décerner le prix nobel de la paix, même si cela concerne sa médiation entre Israel et l’Egypte, cela laisse rêveur.

    Répondre
  7. Ongles-noirs
    Ongles-noirs dit :

    @tungstene:
    Bien sûr que ce n’est pas simple, somme toute l’origine du problème est toujours dans notre facilité à déléguer sans aucun contrôle. Pour ma part je suis convaincu que le mandatement impératif, avec révocation à tout moment si non respect du mandat, reste un point essentiel que l’on ne peux pas évacuer sans retomber dans un système foireux. C’est le cas de tout ceux qui ont été mis en place jusqu’à aujourd’hui.

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  8. bloblblob
    bloblblob dit :

    >satya

    J’ai des amis étudiants chinois à qui j’ai parlé de ce truc.

    Ils n’en revenaient pas. ils m’ont même sorti: à quoi bon alors s’en prendre à la Chine si vous n’êtes pas capable chez vous de conserver chez vous votre liberté.

    Répondre
  9. manu25
    manu25 dit :

    Bonjour à tous,
    que disait Proudhon déjà ?
    Et moi aussi cela me gonfle très grave leurs petits soucis à trois balles, nombre de petits cadres sortis ne nul part, sinon qu’on les a enflé à mort par des D.R.H pas regardant sur les titres du moment qu’ils n’étaient pas syndiqués voire pire POLITISE, et pour parfaire votre culture syndicale, F. O fut financée par la CIA et SUD si solidaire … fut crée par Rocard face à l’hégémonie de la CGT divisé pour mieux t’enc…
    A bientôt.

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  10. Fin De Partie
    Fin De Partie dit :

    Je ne vais pas pleurer sur la perte de quelques jours de RTT qu’on perdu certains mais qui restent assez gras pour passer encore quelques hiver au chaud et qui se répètent devant leur glace le matin en se rasant:

    on n’est pas des prols, papa sarko ne nous laissera pas tomber, il a besoin de nous pour redresser la France et montrer la voie à suivre.

    Répondre
  11. Cugel
    Cugel dit :

    @ manu25 : "SUD si solidaire … fut crée par Rocard face à l’hégémonie de la CGT divisé pour mieux t’enc…"

    Rocard… militant CFDT aux PTT ????

    Répondre
  12. Greg
    Greg dit :

    "C’est vrai qu’on est partagé entre le petit bonheur mesquin de voir que la grande majorité de ceux qui nous ont vendu du Sarko à coups de chômeurs fainéants s’en prennent aussi un peu sur la tronche"

    "C’est vrai qu’on a envie de ricaner, bien fait pour leur gueule. "

    "Je ne vais pas pleurer sur la perte de quelques jours de RTT qu’on perdu certains mais qui restent assez gras pour passer encore quelques hiver au chaud "

    C’est quoi cette hargne/haine contre les salarié-e-s ayant le statut cadre ? C’est très con et témoigne d’une méconnaissance profonde de cette catégorie du salariat. Ne vous trompez pas d’ennemi les zozos, les cadre ne sont pas les contremaîtres du pouvoir en place… Les salariés ayant le statut "cadre" n’ont pas voté plus que la moyenne nationale pour le sinistre représentant néoliberal qui est aux manettes actuellement…Et ne se réjouissent pas davantage du sort des chômeurs, rmistes, pauvres de tout poils. Dénoncer une pensée unique destructrice socialement et écologiquement pour jouer la partition de la haine du mieux lotis que soi… Vous êtes à désespérer !

    Répondre
  13. boby
    boby dit :

    Un vent mauvais souffle sur le pays , fichage , flicage .
    Pendant ce temps les actionnaires encaissent 10 points de Pib de plus qu’en 1982 .
    Etant donné le niveau de pib aujourd’hui cela fait 190 milliards d’euros qui sont détournés de la protection sociale te du mieux être général , diffusez ces information partout pour réveiller la masse silencieuse qui vote sans savoir

    Répondre
  14. Muriel
    Muriel dit :

    Je confirme ce qu’énonce Greg, les cadres de l’an 2000 ne sont pas les cadres des années 80-90, loin de là ! Ils en chient autant que les smicards à une nuance près, le smicard à 18h le soir dit au revoir en sortant du bureau à l’heure pile, le cadre moyen et sup sort une fois que le chef l’a décidé…Leurs plannings sont de vrais yoyos et à y réfléchir, je crois qu’il vaut mieux être smicard que cadre aux responsabiltés à deux balles, j’avance même l’idée que les cadres moyens vont rejoindre le train de vie des smicards qui eux rejoignent ceux des chômeurs. On copie lentement mais sûrement le modèle anglo saxon : la classe bourgeoise et les pauvres…

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  15. Sébastien
    Sébastien dit :

    Il faut trier, il y a toujours des brebis gâleuses, mais dans mon expérience personnelle TOUS les cadres baissent leur froc parcequ’ils ont la trouille (lâcheté?) et espèrent par ce comportement obtenir la grâce du patron.

    Sur le dos de qui au bout du compte? Alors quant à avoir de la pitié pour ces gens-là, faudrait pas me prendre pour un c ….

    Ces gens-là ont une vision égoïste et individualiste du monde, et ils ne sont pas plus bête que moi. Ok, je respecte. Qu’ils assument.

    (Je sais pertinament qu’avec mon bon coeur, ils trouveront toujours quelqu’un pour les soutenir….merci qui?)
    Non mais!

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  16. pierre
    pierre dit :

    Pour répondre à sebastien, il y a autant de différences dans la catégorie des ouvriers que dans celle des cadre. Normalement il est vrai qu’un cadre "encadre" mais il existe des cadres qui n’encadrent pas du tout, j’en suis la preuve et je bossais dans la fonction publique territoriale… donc un peu marre de ces généralités, d’ailleurs maintenant je suis une feignasse de chômeur qui coute tant à ceux qui se lèvent tôt pour travailler plus et gagner que dalle

    Répondre
  17. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    J’ai aussi été cadre… sans personne à encadrer, à 1496,00€ nets/mois. Le statut cadre est une anomalie, une sorte de caste intermédiaire qui vise surtout à faire croire à une minorité de salariés qu’ils valent plus que les autres et que leurs intérêts sont plus proches de ceux du patron. Bien sûr que c’est un jeu de cons. Parce qu’en cas de problème, le cadre découvre assez vite que finalement, il est surtout un salarié, c’est à dire un mec aussi subordonné au patron que les autres employés. En fait, être cadre, ça revient à être encouragé à trahir sa condition de salarié, tout en restant aussi dépendant que les autres des décisions des patrons/actionnaires… juste entre le marteau et l’enclume…

    Non, les cadres ne sont pas tous des cons et les employés tous des bisounours, mais, exactement comme tous les patrons ne sont pas des salopards profiteurs, le statut et les règles font qu’à ce type de poste, tu es incité à avoir un certain type de comportement. Ce statut permet, entre autre, de semer la division entre salariés : on sait que les places sont chères, mais qu’il y a des avantages (meilleure grille salariale et avantages annexes, comme la fameuse prévoyance), du coup, au lieu de dire que tous les salariés devraient avoir le droit à un régime de prévoyance (c’est vrai ça, en cas de décès, je ne pense pas que la famille d’employé a moins besoin d’aide que celle de cadre…) et de se mobiliser tous pour cela, c’est la foire d’empoigne pour savoir qui sera l’heureux élu!

    Du coup, les cadres ont tendances à être ceux qui sont suffisamment perso pour tirer leur épingle du jeu à la course à l’échalote interne… darwinisme interne de base.

    Ce que j’exprime ici, c’est un certain ras-le-bol. Le moins qu’on puisse dire, c’est que les cadres (comme inter-classe sociale en entreprise) n’ont jamais été à la pointe du combat social et quoi que puissent en dire quelques égarés par ici, ce n’est pas le principe de solidarité qui les étouffe. Mais je me répète, il ne s’agit pas de parler d’individus, mais bien d’une fonction qui, par sa nature, sélectionne plutôt certaines personnalités et les amplifient dans ce sens.

    Quand les mauvais coups ont commencé à pleuvoir sur les chômeurs, le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il n’y a pas eu grand monde pour les soutenir : les syndicats s’en branlent en moyenne, ils pensent que leur fond de commerce, ce sont les insiders (avec le succès qu’on connaît!!!), les cadres en fabriquent suffisamment pour ne pas avoir envie de mettre le nez dessus, et les autres employés haïssent ce qui leur fait tant peur. Bref, les réformes anti-chômeurs ont, au mieux, suscité une grande indifférence quand ce n’est pas un certain assentiment (pendant qu’ils sont occupés à taper sur les autres, je garde mon cul au chaud).

    Pourtant, chaque fois qu’une régression sociale touche les chômeurs et précaires, la cible réelle du gnon, ce sont les salariés en place, afin d’affaiblir chaque jour un peu plus leur position, et de tout égaliser vers le bas. La politique de maintien du chômage à un haut niveau, tout en durcissant les conditions de vie des chômeurs « a probablement placé les travailleurs titulaires d’un contrat permanent dans une position de faiblesse pour s’opposer aux réformes dans la mesure où travailleurs temporaires et chômeurs étaient relativement nombreux » (Toujours même source)

    Je ne pense pas que les autres salariés en général et les cadres en particulier aient enfin compris que ce que l’on fait aux chômeurs, c’est à eux qu’on le fait en réalité. Dans ce billet, j’explique aussi que la segmentation des réformes a pour objectif de diviser le salariat afin de le rendre inapte à la lutte et de lui masquer l’étendue du programme du démontage total des protections de tous les travailleurs.

    Ce qui m’a énervée, c’est que j’ai bien senti que les cadres qui se sont réveillés cocus n’ont pas fait le rapprochement entre ce premier recul et tous ceux qui se sont accumulés sur des catégories de travailleurs (en activité ou pas) pourtant déjà bien moins loties. Je sens que ça va encore revendiquer pour son cul, sans se préoccuper de celui de son voisin!

    Et je ne le répèterais jamais assez, à ce jeu du chacun pour sa gueule, nous sommes encore et toujours TOUS perdants!

    Répondre
  18. toto
    toto dit :

    Il ne faut pas oublier que les problèmes économiques ne sont pas les seuls qui jouent un rôle pendant les élections. Le très fort pourcentage obtenu par Sarkozy chez les ouvriers vient de ses positions sur la sécurité et l’immigration, et le rôle protecteur de l’état (retour de la nation). Cette version du sarkozysme en direction de l’électorat populaire était (et est encore) la spécialité de son conseiller Henri Guainau.

    Répondre
  19. David.A
    David.A dit :

    Greg n’as pas tout à fait tort, les "cadres" ne sont pas tous des caricatures de yuppies aux dents longues comme on pouvait en voir dans les (films des) années 80. Ils sont plusieurs millions aujourd’hui, et la différence de statut profesionnel et salarial, par rapport aux échelons qui les précèdent directement s’est nettement atténué par rapport à ce qu’on pouvait voir il y a encore quelques années. Cependant, il faut pas se foutre du monde non plus. Le cadre n’est pas devenu cadre par la grâce de Dieu, mais suite à un (plus ou moins long) cheminement VOLONTAIRE,. Rien à voir avec une victime donc, faut pas exagérer. Et les heures supps font partie du deal. Je vai me faire des amis en balancant ça, mais c’est un peu comme les chefs d’entreprise ou les indépendants. Faut arrêter les jérémiades quotidiennes à propos de tout et de rien, et principalement des charges, des impôts ou des 200 heures par jour (pas comme ces feignasses d’employés, surtout dans le public, qui ont fini dès 16h00. Affirmation aussi gratuite et régulière dans la presse que les usagers pris en otage par les grèves). Vous n’êtes pas content, vous changez de statut et ou de profession, c’est aussi simple que ça. Mais je m’égare. Tout ça pour dire qu’effectivement, il ne faut pas voir les cadres comme un bloc monolitique 100% sarkoziste.

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  20. B.L.
    B.L. dit :

    – Rocard fondateur de SUD ! Ça c’est une info, coco !
    – Kissinger : prix Nobel de la paix (avec Le-Duc-Tho) pour les négos sur le Vietnam (pas sur le P.O.)
    – Cadres : on ne choisit pas forcément le statut de cadre ; ainsi, il est automatique pour les journalistes dès l’obtention de la carte de presse, après deux ou trois ans de stage.

    Sinon: Agnès, impecc, comme d’hab !

    Répondre
  21. cultive ton jardin
    cultive ton jardin dit :

    J’ai été "cadre", et syndiquée CGT. N’ayant personne à encadrer, je n’étais pas touchée de plein fouet (quoique… http://cultivetonjardin.eu.org/post…) par le syndrome "entre le marteau et l’enclume" qui domine la vie des cadres "encadrant". J’avais essayé d’impulser au niveau du syndicat un travail de réflexion sur la souffrance qui en découlait et le désarroi grandissant de mes collègues. Comme c’était dans un domaine social, les salariés prenaient en plus la souffrance du public dans la gueule, et la culpabilité de devoir faire des trucs en désaccord avec le sens de leurs missions. J’avais les connaissances nécessaires, vu que j’étais psychologue et intéressée depuis longtemps aux phénomènes d’usure et de souffrance au travail…

    Aucune prise en compte de cette proposition par notre responsable syndical qui nous a proposé à la place de travailler sur les retraites et les échelons. Ah, j’oubliais, sur la répartition de la prime! Nos réunions se sont effilochées. Chacun est resté avec sa merde et s’en est dépêtré comme il a pu.

    Bien ou mal, tout finit par s’arranger.

    Répondre
  22. Fred., de L.
    Fred., de L. dit :

    J’estime que la prochaine étape, c’est d’avoir le Courage de réformer l’archaïsme des années de marasme que nous avons tous ensemble traversés au siècle dernier : je parle, vous l’avez tous en tête, de la 5è semaine de congés payés. L’Homme qui aura le courage de lancer cette réforme méritera de fait sa place au Panthéon des Hommes de Biens ! Bon sang !

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  23. mebahel
    mebahel dit :

    Je lis en silence depuis longtemps.
    Souvent je pense qu’il me faut remercier Agnes pour ses explications et ses coups de gueule, les unes motivant bien les autres et réciproquement.
    Alors voilà:
    MERCI.

    Répondre
  24. John
    John dit :

    Il me semble que Fred écrit au premier degré, qu’il est pour la suppression des congés payés (et peut-être du SMIC). Ses sous-entendus ne sont pas clairs.
    Agnès répond au deuxième degré. Je ne suis pas sûr qu’elle ait raison.

    Répondre
  25. jj
    jj dit :

    Vite un fait divers d été,
    qui nous cache de toutes ces chtites miseres
    faites au pov’ laborieux qu est dans l’sud en ce moment.

    Un coup de mistral à tot fait de foute en l air
    les sardines grillées du tourisse qui bosse dur l année.

    C est l été bikini-tong pour tous
    pas la rentrée, c est pas le moment du bleu de travail
    et du col blanc!

    Mr Cigale

    Répondre
  26. Pierre
    Pierre dit :

    Bon, ben, va pour un "coming out".

    Je suis encore "cadre" jusqu’à ce qu’un "pétage" de plomb me permette (enfin) un jour de passer à autre chose. Pas facile de péter un plomb quand toute ton éducation t’incite à être un bon petit soldat. Mais j’y travaille …

    Même si c’est pas bien de généraliser, j’ai quand même tendance à penser qu’il y avait pas loin de 100% des gens de la caste à laquelle j’appartiens (sociologiquement, s’entend) qui étaient ravis de la réforme dite des 35 heures et des 10 à 20 jours de "RTT" qu’elle leur a apportés sur un plateau. Déjà à ce moment-là, où il apparaissait clairement que cette réforme allait essentiellement favoriser les classes moyennes-supérieures, je n’ai guère entendu autour de moi de voix dissonantes (à ma connaissance, tout le monde n’a pas gagné des "RTT", et beaucoup ont eu pour toute récompense l’annualisation du temps de travail … Combien de cadres cela empêche-t-il de dormir ? Combien voulaient une "vraie" réduction du temps de travail permettant un meilleur équilibre de vie, et pour tout le monde ?).

    Alors je ne vais pas me plaindre qu’on se prenne aujourd’hui un retour de bâton. Au contraire, je me marre, mais surtout, j’espère que cela va être l’occasion de dessiller les yeux de beaucoup d’entre "nous".

    Merci pour ce billet. Je me sens un peu moins mouton noir.

    Répondre
  27. Plum
    Plum dit :

    Ah ben alors je fais mon coming out aussi. 🙂
    Tous tes billets sont extrêmement intéressants.
    Je partage complètement ton coup de gueule du jour. Ca rejoint ce qu’on a pu voir sur les retraites aussi; On a pointé d’un doigt accusateur les soi-disant privilégiés des régimes spéciaux dans le but inavoué d’augmenter les années de cotisations de tous, dans un deuxième temps.
    Petite anecdote sur ce thème:
    Travailleuse indépendante ayant besoin du RMI complémentaire, je dois me "faire suivre" par un référent incompétent, de droite, anti-syndicaliste hargneux (je suis mal tombée), qui passait des heures à m’accuser de couter cher aux pauvres contribuables qui bossent comme des dingues pour me payer mon petit bout de RMI. Le dernier rendez-vous m’a fait bien rire, parce qu’il s’est rendu compte que son propre boulot ne tenait plus qu’à un fil (on vire les RMIstes, on a plus besoin de lui!) J’ai presque du lui remonter le moral, sidérant!

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  28. Croa
    Croa dit :

    Et comme Satya le fait remarquer en tête des commentaires nous allons être surveillés de près !

    Les beaufs ont la trouille. Se pavaner en 4×4 et voir ces tricheurs d’étranger se faire renvoyer dans leur brousse rassure bêtement… Car ils croient que la tranquillité leur est dû, à eux qui se lèvent tôt !

    De mon coté je ne me trompe pas d’ennemis. Je suis pourtant aussi heureux qu’un beauf et le décret du 27 juin dont parle Satya ne me dérange pas.

    Par ailleurs, prenant les devant,
    J’ai DEJA AVOUE ! (Voir lien)
    http://croa33.blogspot.com/2008/07/
    La vie est belle quant même!
    (Il est vrai que l’on ne m’a pas privé d’emploi.)

    Répondre
  29. Fred., de L.
    Fred., de L. dit :

    @John #29 : Je ne suis pas convaincu qu’un mec de droite soit capable de faire des phrases en venant s’exprimer sur un blog gauchiste comme celui d’Agnès. Sans vouloir faire de mépris gauchiste d’ailleurs hein, j’précise. C’est juste une constatation factuelle : quand un taré de droite vient pour écrire une énormité comme la mienne sur un blog gauchiste, c’est forcément en langage SMS ponctué d’insultes. Donc. Conclusion logique à mon goût : j’étais second degré. 🙂

    Ceci dit, je ne serais pas étonné qu’un de ces jours un de ces mecs arrogants qui cause à la télé à longueur de temps se laisse aller à débiter une ânerie de ce genre… pour nous expliquer que les congés payés, ce sont des trucs du passé qu’il faut faire réformer…

    Répondre
  30. chris
    chris dit :

    Bah ,trop d’infos tue l’info ; c’est bien connu …..

    Voir la CIA qui depuis des années croyait tout controler et patauge severe dans l’ignominie habituelle, ne pouvant se passer du renseignement humain …..

    Je crois que c’est un probleme de bizness ,y a toujours un con qui a un logiciel de surveillance a vendre , un nouveau radar pour ralentir la circulation, sans compter le complexe militaro -industriel ……

    Un monde de cons fait par des cons et surtout fait pour des cons vu qu’ y a meme des majorites pour voter pour ca …..

    Répondre
  31. Fin De Partie
    Fin De Partie dit :

    Pour ceux qui doute de l’authenticité de la citation:

    "Les réformes structurelles, qui commencent par générer des coûts avant de produire des avantages, peuvent se heurter à une opposition politique moindre si le poids du changement politique est supporté dans un premier temps par les chômeurs. En effet, ces derniers sont moins susceptibles que les employeurs ou les salariés en place de constituer une majorité politique capable de bloquer la réforme, dans la mesure où ils sont moins nombreux et souvent moins organisés."

    Voici sa version en anglais:

    "Structural reforms, from which costs arise first whereas benefits come later, may encounter less political opposition if the burden of the policy change is borne initially by the unemployed. The latter are less likely than employers or incumbent employees to form a political majority capable of blocking the reform, since they are less numerous and often less organised."

    Et sa source que vous pouvez facilement vérifiée:

    Employment Outlook 2006, Chap 6: Understanding policy interactions and complementarities, and their implication for reform strategies, p 195.

    Chapitre disponible ici sur le site de l’OCDE:
    http://www.oecd.org/dataoecd/38/18/

    Répondre
  32. ti_cyrano
    ti_cyrano dit :

    @Fred., de L. : C’est fou hein ? On en est arrivé à un point où même les [manifs de droite|http://www.dailymotion.com/video/x1tl2l_manif-de-droite] peuvent être prises au 1er degré 😉

    Cela me fait penser à une stratégie "FUD" (doute, incertitude et peur) appliquée à une guerre sociale où toutes les peurs deviennent plausibles, frappant chacun de stupeur, trop content de sauver temporairement sa peau en regardant la foudre tomber sur le voisin.

    Répondre
  33. Sybille
    Sybille dit :

    C’est bien la première fois que je vois le Monolecte apprécier une mesure de l’ére Sarko!
    Faut bien une première fois à tout!

    Finalement et contre toute attente, le bonhomme, va réussir à faire bien des heureux:

    Il y a aussi, les "purs", qui sont mort de rire, en regardant leurs anciens collègues, tombés dans le panneau du forfait jour (avec RTT) qui voudraient bien revenir à leur ancien statut.

    Et aussi, les SDF qui se marrent à propos des mesures contre les chomeurs,

    les travailleurs pauvres à temps partiel qui sont pétés de rire avec le démentellement du CDI,

    les retraités au minimum vieillesse soudain joyeux en regardant leurs collègues vieillir au bouleau,

    Ceux des grosses boites privées qui se réjouissent des mesures anti-fonctionnaires (les planqués),

    La masse de travailleurs des petites entreprises, qu’ont pas de DP, pas DS, pas de CE et qui se bidonnent avec les mesures anti-syndicales.

    Ceux qu’ont la santé qu’en avaient mare de payer pour ceux qui l’ont pas.

    Ceux qui ne sont pas fichés (zont rien fait de mal) qui se tapent sur le ventre avec ceux qui se sont dans les fichiers STIC, EDVIGE, etc.

    Et enfin, les immigrés "légaux", éclatés de rire avec les mesures contre les sans-papiers.

    Que du bonheur …

    C’est vrai y a comme qui dirait des coups de gueule qui se perdent!
    Alors voilà le mien!

    Répondre
  34. Saxo
    Saxo dit :

    @agnès 25
    désolé pour les remarques désobligeantes, mais j’ai du mal avec les fautes de conjugaison 😉
    "ce n’est pas le principe de solidarité qui les étouffent" hum …
    sinon, joli billet.

    Répondre
  35. Fred., de L.
    Fred., de L. dit :

    @ko #28 (c’est un message perso mais c’est terriblement important (oui, j’exagère… je vais faire très court juré…)) : ko, tu devrais avoir honte de réouvrir ton blog sans donner la possibilité de laisser de commentaires. :-p

    Répondre
  36. Gastiflex
    Gastiflex dit :

    Dans l’informatique, les cadres c’est plus de 80% des offres. Et on peut être cadre avec un Bac+2 sans expérience et 1600€ bruts /mois, sans aucune responsabilité d’encadrement.

    Répondre
  37. Yenayer
    Yenayer dit :

    @ Olivier
    Si 52 % des cadres ont voté Sarkozy, 48% donc pour Royal. 48 % de cadres qui donc pensent comme DSK . DSK, celui du FMI, qui pense comme l’OCDE. Ou 48% de cadres qui pensent comme Lamy. Donc Lamy qui met en place l’OMC. L’OMC qui pense comme l’OCDE. L’OCDE qui pense comme le Medef. Le Medef qui pense comme Sarkozy. Donc 48% de cadres qui pensent comme Lamy, qui pense comme l’OMC, qui pense comme DSK, qui pense comme le FMI, qui pense comme l’OCDE, qui pense comme le Medef, qui pense comme Sarkozy.
    CQFD
    PS. Un peu tiré par les cheveux j’avoue…mais un vrai spécialiste aboutirait au même résulat et avec des preuves en plus 🙂

    Répondre
  38. Fin De Partie
    Fin De Partie dit :

    citation:
    Et on peut être cadre avec un Bac+2 sans expérience et 1600€ bruts /mois, sans aucune responsabilité d’encadrement.

    Tu oublies de préciser que ces emplois sont occupés principalement par des moins de 35 ans (au delà de cet age cela devient beaucoup plus difficile de trouver un emploi dans un secteur qui recrute soit disant beaucoup)

    De cette façon, tu peux travailler jusqu’à tard dans la soirée.

    1600 euros/ mois brut?
    C’est ce que je gagnais en 2001 (en faisant la conversion) mais en net en étant sans expérience.

    Répondre
  39. mathe
    mathe dit :

    Agnès, ça me fait du bien de lire tes écrits et les réactions des uns et des autres; j’en ai tellement marre que l’on soit pris pour des cons. je deviens allergique à toute communication gouvernementale. combien de temps allons nous encore pouvoir nous parler par blog interposé… je revendique le droit de penser différemment du pouvoir , de dire que notre "princident " tourne à l’extrême droite et que ces salauds réussissent bien à me foutre la trouille! je tremble pour tous les personnes en situation d’exclusion, j’ai honte du traitement infligé aux personnes sans papiers officiels…pas vraiment un apport constructif dans la discussion ci-dessus, désolée!

    Répondre
  40. NYB
    NYB dit :

    Juste un mot. Enfin, quelques uns. Merci. Ah si ça fait un.

    PS: petite rectif, les journaleux ne sont pas cadres (sauf rédac’chef adjoint et +), mais "assimilés cadres".
    En gros ils ont les avantages des cadres et ceux des "salariés normaux".

    Répondre
  41. alsospracht
    alsospracht dit :

    Bonjour,
    bon texte encore une fois. Je reprends les commentaires à partir du 19 sur les cadres: L’ennui c’est que ce texte aurait dû être écrit il y a vingt ans à l’époque où on nommait ces fils de P. "cadres dynamiques" et qu’ils y ont cru. Aidés par les pourris de libé et de Montand: vous vous souvenez de cette putain d’émission "vive la crise". On parlait alors des jeunes loups et socialos en plus quand il faut rappeler que socialo est synonyme de toutes les trahisons : on commence en gros avec Noske et on continue avec le jospin (les idiots d’aujourd’hui on en parle même pas). C’est aussi le pourquoi de la création de la CFDtraitres par Delors et complices. D’autre part on dit que rien n’est simple: c’est vrai mais c’est fait pour empêcher toute décision c’est D.Henri Thoreau qui disait "simplifiez, simplifiez, simplifiez". Il avait pas tort déjà, j’ai vu ça tant de fois avec les syndicalistes qui ne savaient que répeter " AH , c’est pas si simple les gars !" ben tu parles et on se faisait avoir en long en large et… Et cette histoire de dignité dans les manifs, hein avec ce beau slogan "à bas les casseurs" commencé avec Giscard et peaufiné par les socialos. Maintenant tu fais une manif c’est pour manger des merguezs. et merde à cette dignité là…
    Fondamentalement à partir du moment où quelqu’un accepte d’être cadre il en accepte toutes les responsabilités si c’est un rôle d’encadrement à proprement parler c’est un flic et c’est tout, si c’est un niveau de compétence dans son taf sans avoir de subalternes (quel vilain mot, beurk) y a rien à dire, on a le droit d’être compétent à un moment dans sa vie sans être un pourri.
    Il faut rappeler à tous que les pendules ça se remet à l’heure un jour ou l’autre mais comment faire ?

    Répondre
  42. Esteban
    Esteban dit :

    J’aime bien le monolecte, sensible, intuitif et éthique….
    Mais, là, bof.
    Ok pour la fin du raisonnement, les "cadres" leurrés par ce qui brille et tout et tout, qui se laissent gentiment grignoter par le singe et ses petites mains (Cf le génial livre de I.Stenger-Ph Pignarre: "Sorcellerie capitaliste, pratiques de désenvoutement").
    mais j’ai une vague impression de lire Philippe Val au début de la chronique: une petite forme de mépris "social" envers le voisin. Je sais pas, peut-être quelque nuance de tolérance dès le début, même si je n’adhère pas du tout à ce shéma de vie tel que présenté.
    Merci Agnès, votre Chronique me ravi généralement.

    Répondre
  43. john
    john dit :

    @ Esteban

    Désolé, mais le bouquin "Sorcellerie capitaliste, pratiques de désenvoutement" aurait pû être intéressant. Malheureusement il est imbitable parce qu’Isabelle Stenger se gargarise de tournures amphigouriques et alambiquées. On reconnaît ses contributions à ce qu’il faut les lire deux fois pour comprendre (ou renoncer), en grande partie parce qu’elle ne maîtrise pas la grammaire et qu’elle se piège elle-même dans des périodes cicéroniennes d’où elle ne sait plus comment sortir, quand elle n’a pas oublié comment elle y était entrée ; en grande partie mais pas seulement, le vocabulaire ampoulé est creux aussi.
    Philippe Pignarre sait écrire, lui, comme il le montre par exemple dans "Le grand secret de l’industrie pharmaceutique".

    Je ne dis pas ça pour être méchant, ça n’enlève rien à l’intérêt du sujet ni à la pertinence des passages intelligibles 🙂

    Répondre
  44. john
    john dit :

    @ Esteban

    Désolé, mais le bouquin "Sorcellerie capitaliste, pratiques de désenvoutement" aurait pû être intéressant. Malheureusement il est imbitable parce qu’Isabelle Stenger se gargarise de tournures amphigouriques et alambiquées. On reconnaît ses contributions à ce qu’il faut les lire deux fois pour comprendre (ou renoncer), en grande partie parce qu’elle ne maîtrise pas la grammaire et qu’elle se piège elle-même dans des périodes cicéroniennes d’où elle ne sait plus comment sortir, quand elle n’a pas oublié comment elle y était entrée ; en grande partie mais pas seulement, le vocabulaire ampoulé est creux aussi.
    Philippe Pignarre sait écrire, lui, comme il le montre par exemple dans "Le grand secret de l’industrie pharmaceutique".

    Je ne dis pas ça pour être méchant, ça n’enlève rien à l’intérêt du sujet ni à la pertinence des passages intelligibles 🙂

    Répondre
  45. Fares
    Fares dit :

    Bon, je réagis avec 2 mois de retard, mais peu importe.

    Je suis cadre. D’ailleurs Agnès, comme tu mentionnes la fameuse prévoyance, je précise au passage que je suis délégué du personnel dans une PME, et qu’on a fait en sorte qu’il n’y ait qu’un seul contrat prévoyance unique valable pour cadres et non-cadres.

    Je n’ai pas attendu les coups tordus de Sarkozy sur les RTT des cadres pour souhaiter une grève générale qui conduirait à la destitution du petit parasyte : http://souk-fares.blogspot.com/2008

    Alors quelque part, ça me fait copieusement chier de lire les commentaires à la con de ceux qui se réjouissent, comme ça par principe, lorsque les cadres se font enfler. Cette attitude réjouie chez ceux qui sont habituellement les principales cibles des mesures scélérates, laisse supposer qu’ils n’en auraient pas grand chose à foutre de voir des mecs régulièrement se faire taper sur la gueule s’ils n’en étaient pas eux-mêmes les principales victimes. Pour les leçons de morales à la mort-moi-le-noeud sur le fait que les cadres sont des salauds égoïstes, merci bien on repassera.

    En plus, comme l’a souligné jck dans le commentaire n°21 :
    D’après l’enquête ipsos sur la sociologie des électorats pour la présidentielle 2007, premier tour
    Votes des cadres: 37% à gauche 29% au centre 34% droite
    Votes des employés et ouvriers : 37% à gauche 16% centre 47% à droite

    La proportion de winners débiles est encore plus importante chez les ouvriers/employés que chez les cadres. A croire que les employés et ouvriers aiment tellement se faire enculer en profondeur qu’ils en redemandent.

    Tant que les partis de gauche (les vrais partis de gauche, pas le P"S" qui n’a de "socialiste" que le nom), ou en tous cas une bonne partie de leurs militants auront dans l’idée qu’il faut s’attaquer aux cadres au lieu de s’en prendre aux rentiers, à la financiarisation de l’économie et à la corruption (trafic d’influence, cummul des mandats, financement des partis politiques, paradis fiscaux et blanchiment d’argent sale, controle des médias, groupes de lobbying ayant pignon sur rue, etc…), ces partis n’auront aucune chance d’être élus.

    Et alors il ne restera plus qu’à continuer de faire semblant de jouer à la démocratie en allant élire n’importe quel faux-jeton homologué UMPS, et on pourra toujours continuer à s’accuser mutuellement comme des cons.

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