La politique du chambranle

Si tu ne t’intéresses pas à la politique, alors, la politique viendra frapper à ta porte!

L’autre soir, nous mangions tranquillement à la maison lorsqu’une voiture vint se garer devant la porte.

Avant d’aller plus loin, il faut bien comprendre que nous sommes un peu comme une station Total : on ne vient pas chez nous par hasard. Nous habitons en rase campagne, tout au bout d’un petit chemin secondaire non balisé. Si vous ne savez pas qu’on existe, vous ne pouvez pas arriver à chez nous, même avec un GPS. En plus, l’entrée de la maison est à l’arrière et n’est pas du tout éclairée. Le soir, c’est un peu galère pour trouver la serrure, mais nous avons la satisfaction intense de voir des étoiles dont nous ignorions l’existence jusqu’à notre aménagement sous ces cieux immenses.

Il s’agissait donc de personnes qui désiraient nous voir ! Et qui avaient fait le chemin pour cela. Et qui savaient que nous existions.

Sur le perron, ils se détachent à peine de l’obscurité. On dirait un couple de Témoins de Jéhovah. Sauf que je sais que les Témoins ne font pas trop de retape à ces heures indues. J’en reconnais un : c’est un candidat!

Je leur propose d’entrer. On est en pleine conversion thermique dehors et la température s’effondre après deux semaines d’un temps de fin mai, début juin.

Le gars que je ne connais pas me demande si j’ai bien reçu la profession de foi dans ma boîte aux lettres.

  • Oui, et cela a soulevé quelques questions chez moi sur différents points.

Oups, le gars me regarde avec un œil plus rond que la pleine lune, flotte quelques secondes et enchaîne en extirpant un bout de papier de la poche de sa parka.

  • Vous avez vu la liste, nous sommes essentiellement des enfants du pays et vous devez connaître la plupart d’entre nous…
  • Ben, en fait, on est arrivé il y a trois mois, alors on ne connaît pas grand monde ici, en dehors de votre compagnon qui habite pas trop loin et qui est venu nous voir pour Halloween.
  • Heu… oui, ben, nous, on est des gens du coin…
  • Vous êtes qui sur la liste?

Là, je sens que le mec a déjà les boules. Son argument de vente est pourtant simple : on est des gars du coin, pas comme les estran-Gers de l’autre liste qui ne connaissent rien de rien au bled… oui… comme moi quoi !
Il commence à me détailler la liste. C’est un peu compliqué, parce que le bled s’étale sur des kilomètres de cambrousse. En plus, je demande les professions. Beaucoup de petits entrepreneurs. Le gars rame sévère. Il se rend compte qu’on ne peut pas vendre une liste loco-locale à une transplantée de la dernière minute. Il tente autre chose.

  • C’est quoi les points qui vous posent problème dans nos propositions ?

Bon, là, je le reconnais, c’était faute. J’aurais dû botter en touche et le laisser rentrer chez lui bouffer. Mes propres pâtes figeaient au fond de l’assiette et le reste de ma famille s’était tiré en courant.
Bref, le papier se posait clairement dans l’idée que l’équipe sortante était un ramassis de blaireaux qui n’avaient rien fait de leurs dix doigts en sept ans et qu’eux, ils allaient redynamiser la commune, faire pleins de travaux, partout.

  • Mais comment allez-vous trouver l’argent ?
  • Comment ça ?
  • Ben, avec peut-être 100 foyers sur le bled, je pense qu’une fois que vous avez budgété l’entretien de la mairie et le salaire de la secrétaire en tiers-temps, c’est mort.
  • Mais non, il y a les subventions !
  • Quelles subventions ?
  • Et ben l’Europe, le département, la région…
  • Pour l’Europe, c’est mort aussi. Avec l’élargissement à 27,  l’argent est redéployé vers les nouveaux entrants, ce qui est normal, et les programmes en cours dans le coin sont presque tous arrivés à expiration et ne seront probablement pas renouvelés. Pour la région, nous sommes trop petits. Reste le département qui, depuis que la décentralisation tourne à plein régime, a surtout vu son budget solidarité exploser. Certes, il reste notre principal bailleur, mais va falloir trouver des ressources ailleurs. Et puis vous ne parlez pas de l’intercommunalité. Avec le transfert des compétences, reste plus beaucoup de marge de manœuvre pour la commune, non ?

Là, le gars il a l’air passablement vénère et commence une lente, mais constante reptation vers la sortie. C’est donc d’un ton très sec qu’il répond.

  • Mais d’où vous sortez tout ça, d’abord, hein ?
  • Ben, depuis trois ans, je me tape le soir toutes les commissions, les conseils et les AG du coin, alors, forcément, à force, j’ai fini par apprendre des trucs… J’ai même siégé au Pays, un temps…
  • Non, mais qu’est-ce que vous en savez du budget de la commune ?
  • Assez peu, il est vrai, puisque le conseil municipal a voté la non-publication des comptes-rendus… D’ailleurs, vous avez l’intention de rendre publics les comptes-rendus du conseil municipal, le budget et tout ça ?
  • Non, mais, c’est affiché à la mairie, faut y aller, hein !
  • Non, ce n’est pas affiché à la mairie. Parce que dans un village de moins de 500 habitants, il n’y aucune obligation de communication sur les décisions du conseil. Et si le conseil vote "non", ben rien. Vous avez l’intention de changer cela ? Parce que si les habitants n’ont le droit de s’intéresser à la vie de la commune qu’une fois tous les six ans pour voter et qu’après, on leur dit : circulez, y a rien à voir, je dois avouer que ça m’intéresse moyennement…

Là, je crois que le gars a de la vapeur qui sort des oreilles. En tout cas, l’air vibre de sa fulmination à peine intérieure. Lui, il est venu serrer les paluches, et rappeler qu’il faut voter entre soi et pas pour les estran-Gers. Point. Et rappeler que sa liste, elle va faire plein de trucs, y compris raser gratis ! C’est donc l’autre, celui que je connais un peu et qui a l’air de mieux gérer ses émotions qui reprend le flambeau, pendant que son pote se contorsionne avec plus de vigueur vers l’issue de secours.

  • Oui, cela a l’air d’être quelque chose que veulent les gens. Nous allons en tenir compte.
  • Non, mais il a des trucs bien aussi : comment ne pas être d’accord avec l’idée de protéger les enfants avec des abribus aux normes?
  • Quoi, qu’est-ce qu’il y a avec des abribus, balance l’autre qui s’achemine silencieusement mais tenacement sur la route de la liberté.
  • Ben rien, je dis que c’est typiquement une proposition avec laquelle tout le monde peut être d’accord. Bon, y a l’enterrement des lignes téléphoniques… c’est sûr que les lignes aériennes me pourrissent mes photos, mais bon… Je ne vois pas l’urgence de la mesure, surtout si on pense à l’étendue de la commune.

C’est à ce moment que je repense au métier du type qui fait la gueule : technicien en pose de câbles téléphoniques ou un truc approchant… Putain !

  • Enfin, bref, à moins de faire exploser les taxes locales, je ne vois pas comment vous comptez financer tout ça.
  • Quoi, qu’est-ce que vous savez des finances ?
  • Ben, on n’est pas nombreux et il y a quoi comme entreprises sur la commune ?
  • Le transporteur (qui est dans la liste), le château…
  • Ha ouais, le château et ses vignobles… je n’y pensais plus… purée, ça doit en faire de la TP et du foncier, rien qu’avec le château !!! Ben alors, on est riches !

L’autre esquisse enfin un sourire peu amène et triomphant à la fois.

  • Eh oui !

Et atteint enfin le chambranle de la porte qu’il n’aurait jamais dû quitter. Au revoir et à jamais. Il sort prestement, bafouille de vagues salutations.

Je comprends que je viens de définitivement griller mon insertion dans mon nouveau bled.
Parce que je suis une chieuse. Une emmerdeuse. Peut-être même oune ispisse di counasse… c’est probablement comme cela que je sortirai dans les conversations des mes concitoyens.

Et que je ne comprends rien à la politique. La vraie. La bonne. La sévèrement burnée.

Qui consiste essentiellement à se distribuer entre potes les bonnes places et les ressources du territoire. Et de serrer la louche des braves gens une fois de temps en temps pour garder sa chaise.

Je ne suis pas prête de retourner voter, je sens.

58 réponses
  1. Chloe Clafoutis
    Chloe Clafoutis dit :

    ha ha, les candidats qui font de la retape, de grands moments !

    Chez nous, la commune est immense, pas question de sonner à toutes les portes (quoique… Certains le font) mais bcp de prosélytisme à la sortie des écoles (pas pour les enfants mais pour les mamans 😉

    Il y a qq années, les femmes étaient considérées comme suivant automatiquement le vote de leur conjoint mais aujourd"hui, comme ellesq sont souvent plus ouvertes sur la cité (discussions à l’école, etc), elles sont censées apporter la bonne parole dans leur foyer et sont du coup la cible de la propagande locale !

    Chloé Clafoutis

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  2. Posuto
    Posuto dit :

    Alors, quoikon fait ?
    (demanda dans un sanglots une chieuse-itou qui se demandait pourquoi investir tant de brouzoufs dans la réfection de l’Eglise de la commune alors que les sous-sols de l’école maternelle bruissent de pattes de rats, hum ?…)
    Kiki 🙂

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  3. kaos
    kaos dit :

    Encore un bon exemple du modèle d’intégration "à la française" : les étrangers qui votent pour des gars de chez nous, c’est (presque) pas des étrangers. C’est vraiment sympa ces petites communautés où tout le monde se connaît et s’apprécie finalement, on s’y sent chez soi.

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  4. Hubert  Lulu
    Hubert Lulu dit :

    "Je ne suis pas prête de retourner voter" … Bon, ça ça peut se discuter. Les élections sont-elles un "piège à cons", ou un recours pour les "pauv’cons" ? Moi, aujourd’hui, je pencherais plutôt pour l’option 2. Pour les raisons suivantes:
    Mes dépenses quotidiennes ne sont pas prises en charge par cette bonne fille qu’est notre République, je ne m’offre pas de luxueuses vacances à bord de yachts, jets privés etc… généreusement prêtés par des amis milliardaires, mes revenus mensuels ne se comptaient pas, à la fin de l’année dernière en milliers d’euros comme s’il en pleuvait … et ils n’ont pas, en ce début d’année 2008, été multipliés par 3 sous l’effet de l’exigence d’une hausse, immédiatement accordée, de 206 % .
    Constatant comme tout un chacun une envolée des prix dont je me serais volontiers passé, c’est avec une ridicule augmentation de 1,1 % … que je dois courir derrière.
    Il résulte de tout cela que si je m’étais trouvé, ces derniers jours, au salon de l’agriculture en face du gros malin bénéficiaire des incroyables privilèges évoqués plus haut … je n’aurais eu aucune envie, moi non plus, de lui serrer la main.
    Bref, je suis un pauv’con.
    Et je ne suis pas le seul. Participant hier à l’une des nombreuses manifestations pour le pouvoir d’achat des gens de ma catégorie, je me disais qu’il serait judicieux qu’à l’avenir nous défilions derrière une banderole annonçant clairement la couleur : « NOUS SOMMES TOUS DES PAUV’CONS ».
    Tous, c’est sans doute un peu trop dire. Mais la famille Pauv’con est en tout cas infiniment plus nombreuse que celle de l’individu que Charlie Hebdo, à la une de son avant dernier numéro, surnommait irrévérencieusement … « Rich’con ».
    Bon, efforçons-nous de rester polis, nous les pauv’cons, mais ne manquons surtout pas d’apporter dans les urnes, à tous les membres de cette famille « Grosmalin » qui ont le front de se présenter à nos suffrages … la réponse qui convient !

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  5. Mouette
    Mouette dit :

    Hélas je crains que la fortune municipale ne soit pas assurée avec le chateau et ses vignobles : activité agricole donc exonérée de TP et de taxe foncière sur les propriétés baties !

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  6. céleste
    céleste dit :

    les joies de la politique locale!
    mon père a été pendant des années maire d’un petit village berrichon, je connais bien l’affaire, ou plutôt non, le la connaissais.
    il y a vingt ans, trente ans, les enjeux financiers étaient moindres, le budget municipal tout petit et la connotation politique des candidats moins importante.
    il s’agissait de gérer une commune en tenant compte des intérêts de ses habitants.
    être maire ne rapportait pratiquement rien à mon père, à part des disputes avec ma mère qui disait "qu’il était tout le temps fourré à la mairie".

    dans la campagne (du moins celle que j’ai connue) on entrait pas dans une équipe municipale pour gagner de l’argent ou faire des affaires.
    on le faisait par sens civique et éventuellement pour le goût d’une petite gloire personnelle (nobody’s perfect).

    ça aussi ça a changé et pas en mieux!

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  7. Fred., de L.
    Fred., de L. dit :

    Hihihi.

    On ne peut pas s’en empêcher de jouer au con qui la ramène et qui sait tout sur tout… Désespérant. (cf. mon post sur le forum du monolecte) 😀

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  8. Gab
    Gab dit :

    La classe 🙂 Je ne pense pas que tu sois taxée de chieuse ou d’espèce de co…. : si le mec s’amuse à sortir ça, il ne pourra dire que la vérité, ce qui, apparemment, le dérange au plus haut point 🙂

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  9. Nuer
    Nuer dit :

    J’ai le même genre de discussion avec les voteurs qui continuent d’y croire. Lorsqu’on les mets devant les faits, il n’y a plus grand monde pour répondre mais ça n’a pas l’air de les déranger.

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  10. dirtydiel
    dirtydiel dit :

    A Bordeaux, on a reçu deux fois les tracts des deux candidats dominants dans nos boîtes aux lettres au lieu d’une pour les autres listes. Des livrets tout en couleur et papier glacé, avec même pour le maire sortant un courrier signé de sa main. C’est qu’ils ne viennent pas chez les gens, la ville est trop grande bien sûr; mais ils ouvrent des boutiques, façon agence de voyage un peu kitsch avec des planches, des tréteaux, et plein d’affiches partout sur les murs de leur tronche avec un sourire béa.

    Souvent le soir, quand on passe devant, il y a de la lumière, des gens en réunion, des ordinateurs portables et des petits-fours. Ca donne pas vraiment envie d’entrer pour demander: "He, monsieur Alain, c’est quoi donc une "ville fraternelle"? Un amour, une union, une affection je comprendrais, mais une ville!? C’est rien que des bâtiments, des boulevards et des supermarchés, comment qu’elle fait pour être "fraternelle"?…

    Nan, je fais ma bêta mais quand même, j’ai du mal à saisir le sens concret de cette image. Enfin dans ma tête quand je vois un bus qui frémit et se met à monter un tramway, vite je ferme les yeux en la secouant. Ca ne doit pas être ça, c’est trop… année 68.

    Par contre on a du bol à Bordeaux, on a deuxième Alain si le premier il convient pas. En même temps, ça fait un moment que le gars officie dans de nombreuses institutions régionales, cantonales, départementales, municipales, cubales… On l’aurait vu je crois s’il avait déjà fait des trucs chouettes pour "promouvoir la haute qualité de vie".

    Bah, moi aussi je commence à douter et à me demander si je vais aller voter.

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  11. KesJenDi
    KesJenDi dit :

    Chez nous ils viennent pas faire la retape à domicile mais près de la gare ou du marché.
    L’argument n’est pas le même (être du coin), mais le principe si.
    Ah, si le maire sortant venait sonner à la maison… quel programme !

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  12. La comédie
    La comédie dit :

    « Si tu ne t’intéresses pas à la politique, alors, la politique viendra frapper à ta porte ! »

    « (…) une fois tous les six ans pour voter et qu’après, on leur dit : circulez, y a rien à voir (…) »

    C’est clair ! C’est exactement ça !

    (Par contre, c’est pas très clair dans les dialogues, de savoir qui parle… on devine bien en lisant, mais ça serait mieux en l’écrivant devant, comme par exemple « moi : » et « l’autre : » s’il te plaît 🙂 )

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  13. Påtrix
    Påtrix dit :

    Alors comme ça, la politique tu t’en branles?
    (Désolé, j’ai pas pu résister.)

    Oui, la mairie n’est pas obligée de publier de compte rendu des conseils municipaux.

    D’ailleurs, ce brave Glavany, lorsque je lui avais demandé ce qu’il entendait exactement par «démocratie participative», m’a avoué fièrement que ça consistait à publier des comptes rendus. On est bien avancés.

    Par contre, en principe, les séances des conseils municipaux sont publiques. Donc n’hésitez pas, allez-y, allez tous voir comment ces guignols vous «représentent».

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  14. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Dans les communes de moins de 500 habitants, sont pas non plus obligés d’annoncer les dates et heures des conseils municipaux… ce qui rend très difficile le fait d’y assister, à moins d’habiter en face et de guetter les aller-venues et la lumière aux fenêtres…

    Du coup, la démocratie, ça se résume à un tas de mecs qui te demandent une fois tous les 6 ans de voter sur leur bonne gueule et leurs vaines promesses et puis plus rien! Sauf le montant de tes impôts locaux!

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  15. chris
    chris dit :

    Mouai ..ils ont une predilection pour les marches ….a l’epoque ou j’y etais ,on les voyait qu’a ce moment la ,exception faite pour les communistes qui eux venaient regulierement vendre l’organe du parti …

    On les aimaient bien les communards , un peu timide avec nous autres ..le marche etait riche a l’epoque et le monde nomade pas tres proletaire a leur gout ,tout ces fourgons americains au remballage ,hein …

    Mais bon ..on leur faisaient la place comme on dit ..

    Les autres etaient des amateurs ,ca se voyait tout de suite ,y vous squattaient l’espece commercial ces baltringues …

    Le probleme c’etait le FN …des inoffensifs un peu egares entre prout prout et bleu marine catho integriste …..fallait presque les placer et surtout les proteger des mechants gaucho clients qui debarquant vers 10 heures …une problematique pour le bizness de bon niveau ceux la …

    La propag ….on appelait ca .

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  16. dominique
    dominique dit :

    Bienvenue en Gscogne…:-))
    Voilà 16 ans que je vis dans les Landes..j’ai fait 13 ans de village..en qualité "d’estrangerse" pas du Gers non..mais je viens y travailler tous les jours…
    Tu as tout faux:
    1) t’es pas d’ici
    2) t’es une femme
    3) tu parles
    4) t’as pas peur
    5) faut faire la soumise ma grande et re;-))
    6) mais de quoi qu’elle se mele celle là …
    bon courage, mais..moi non plus je peux pas faire avec ce genre là..tu vas en voir bien d’autres..tu vas t’y faire!! ou pas….moi pas…on se refait pas…

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  17. cultive ton jardin
    cultive ton jardin dit :

    Chez nous, le culte des "gens du coin" les a amenés à concéder (chichement)quelque heures un local pour les jeunes, à condition que des parents se porteraient garants à chaque emprunt, et qu’aucun jeune étranger à la commune n’y serait accepté.

    Faut dire qu’à l’époque, je les ai vus les minots, ils avaient pas les yeux ni la langue dans leur poche et avaient réussi à extorquer à un maire de très mauvaise volonté une réunion publique où la jeunesse était assez houleuse, quoique très correcte

    Ceux qui vont au collège, et encore plus au lycée, c’est à dire TOUS les jeunes intéressés, ont, bien entendu, des potes dans les communes environnantes, c’est dire si le groupe a été nombreux… et durable!

    Au bout de deux ans, yavait plus personne. Gagné! Ils vont tous voter, cette fois, j’espère qu’ils ont bonne mémoire!

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  18. La scribe
    La scribe dit :

    Je découvre le blog ! Je cherchais des infos sur le 4 février afin de transmettre à mes copines du grain à moudre (il est encore temps) pour le vote de demain ! Souviens-toi du 4 février ! Trop drôle ! Je ne savais pas comment manifester ma désaprobation au 2ème tour sachant que mon député maire actuel avait déserté au moment du vote : maintenant je sais ce que je ferai ! A défaut d’être sévèrement burnée on peut être chieuse. Amicalement !

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  19. chris
    chris dit :

    http://www.bakchich.info/article288

    Bonjour mon Agnes ,

    Des nouvelles qui t’interesseront de nos elections locales a nous autres les Nantais ,pour rappel le camarade avocat celebrisssime evoque par nos amis de Backchich est bien celui que tes amis de chez ACtu avait choisi lors du non moins celebre proces les concernant ……savoureux n’est il pas !!!!!!

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  20. chomon
    chomon dit :

    Durant cette campagne on n’a pas beaucoup entendu parler du "monde du chômage", de la "condition chômeuse", sauf il y a deux jours pour entendre que le chômage diminue.

    La majorité de nos concitoyen-nes ne sont plus dupes. La droite et la gauche veulent faire reculer le chômage , mais il continue a avancer, contrairement aux apparences.

    Le nombre de chomeur-ses a temps complet diminuent, mais les chômeur-ses a temps partiel augmentent. Et avec les contrats de travail concoctés par le Medef et des syndicats qui gérent l’assurance chômage ils vont continuer a augmenter.

    Sur internet on trouve des centaines de pages sur "chômeurs a temps complet", "chômeurs a temps partiel", et quelques pages sur la "condition chômeuse".

    Heureusement qu’en France le droit de vote n’est pas obligatoire.

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  21. Zgur
    Zgur dit :

    Bonjour Agnès,

    Dans ta situation, il est probable que je n’irai pas voter (ou alors pour mettre un bulletin NON au TCE – considéré comme nul dans ce vote municipal).

    Mais chez moi, il est possible de virer l’équipe sarkozyste (et nulle) sortante.

    Mais pour cela il nous faut voter.

    Contre eux.

    Ce que je ferai, malgré ma colère contre les kouyemolles "socialos" qui ont permis la traitrise anti européenne à Versailles.

    Et je ferai pareil si j’habitais Levallois, Montpellier, Bethune, Reims ou Marseille.
    Voter pour sortir les ceux qui le méritent (d’être sortis) ou pour barrer la route à ceux qui ne le méritent pas (d’être élus).

    Zgur

    Répondre
  22. Alain Hubler
    Alain Hubler dit :

    On s’y croirait ! Magnifique ce billet pourrait faire l’objet d’une saynète qu’il faudrait diffuser dans tous les partis politiques.
    Mais sérieux, il n’y a pas de gens un peu sincères chez toi ?

    Répondre
  23. Zgur
    Zgur dit :

    @ ko

    C’est bien le sens de ce que je dit.
    Et plus il y aura de votants "exprimés" au premier tour, plus grandes sont les chances d’éviter une élection au premier tour avec un nombre ridiculement faible de votants (cf l’élection de Juppé à Bordeaux l’an dernier avec 56% de 45%)

    Zgur

    Répondre
  24. ko
    ko dit :

    Cher Zgur, à Montpellier, un seul vote utile :

    http://montpellier.vraimentagauche….

    Parce que le machin allant du Pc-qui-va-à la soupe (d’autres PC sont avec nous) au Moudem, merci bien.
    Et pas de cas de conscience : le chien-chien local de sarkominus est bien trop nul. Aucun risque qu’il batte la dame-alibi-du-gros-frêche.

    Répondre
  25. dominique
    dominique dit :

    @Zgur
    si le PS en est là aujourd’hui c’est aussi parce que les militants se laissent embarquer …et on nous refait la même aujourd’hui. Je suis entrée au PS pour bosser et participer à une lutte socialiste..ce n’est pas ce que j’y ai trouvé! et dans d’autres lieux non plus! je ne voterai plus socialiste, ni liste dite de gauche, sachant qu’ils se tirent dans les pattes pour les cantonnales, se bavent dessus toute l’année, diffament à qui mieux mieux..et viennent les fesses pleines de talc le sourire à la bouche… pas question!et puis en plus chez moi il a tout faux, abstention à Versailles et Oui à l’assemblée pour le TCE. Autour de moi, plein de gens rencontrés à divers moments de l’année, ex socialistes..plein..pourquoi ex? ils ont les mêmes conclusions à chaque fois..mais le grand brassage de population permet de faire revenir de nouveaux militants..qui repartent…il faut arreter..sanction immédiate pour ceux de gauche qu’ont pas fait leur boulot, ca OBLIGERA a s’y mettre pour les presidentielles..sinon, ca sera encore gagné avant d’avoir mis le parti au travail…

    Répondre
  26. Sudiste
    Sudiste dit :

    (…..) Cette fois, il faut que tout le monde vote au plus près de ses convictions. Il y a une certaine gauche qui nous explique que voter utile, c’est voter pour elle. Cette gauche dont plusieurs membres se retrouvent au Gouvernement, dans des commissions diverses. (…..) Voter utile, c’est voter pour une gauche qui est utile au quotidien contre la droite. Qui ne s’affiche pas antidroite qu’au moment des élections, parce que ça fait fun et ça rapporte des voix. Il faut renforcer celles et ceux qui ont été utiles tous les jours contre la droite ces derniers mois et années, qui seront utiles dès le lendemain des municipales et qui portent un programme radicalement alternatif. (…..) La situation renforce notre détermination à aller de l’avant vers la création d’un nouveau parti anticapitaliste. La LCR 100 % à gauche soutien plus de 200 listes, dont plus de la moitié sont des listes unitaires avec diverses composantes de la gauche radicale. Déjà des milliers de colistiers de la LCR, des milliers de participantes et de participants aux comités de soutien des listes ont fait connaître leur intention de travailler ensemble après les élections. (…..) Voter pour nos candidates et nos candidats, c’est faire entendre la colère qui gronde, c’est envoyer un vrai préavis pour les mobilisations sociales futures. Voter pour nos listes, c’est aussi envoyer dans chaque ville des conseillers municipaux radicaux contre la droite et indépendants de la gauche classique. (…..) Il faut que le ras-le-bol se fasse entendre. Mais pour qu’il se faire entendre avec la plus grande des clarté, il faut qu’il soit porté par une gauche qui ne lâche rien. Le 9 mars, regardez Sarkozy et le Medef droit dans les yeux, votez comme luttent des millions de jeunes et de travailleurs. Votez debout !

    Appel d’Olivier Besancenot en faveur des listes 100 % à Gauche.

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  27. Ongles_noirs
    Ongles_noirs dit :

    Une fois de plus vous allez canaliser puis étouffer les moindres velléités de luttes au profit de vos partis.
    Si changement il doit y avoir il ne passera pas par les élections et encore moins par un quelconque parti, l’histoire des luttes sociales en est jalonnée d’exemple.
    Consciemment ou pas vous êtes une bande d’endormeurs et à force vous détruisez l’envie même de combattre chez les moins motivés de nos concitoyens !

    Votez à genoux ou votez debout, de toute façon c’est du pareil au même…

    Répondre
  28. Eric
    Eric dit :

    En effet, tu aurais pu t’en tirer simplement en te disant: "passons".
    Finalement, une élection municipale, ça perd beaucoup de son sel quand la présidentielle a été un désastre…

    Répondre
  29. dominique
    dominique dit :

    Pour ma part je ne me souviens pas d’avoir vecu des municipales aussi violentes, diffamantes, etc etcdes methodes un peu dégueux, qui donnent pas envie de voter pour eux!

    Répondre
  30. cultive ton jardin
    cultive ton jardin dit :

    "La droite et la gauche veulent faire reculer le chômage" chomon, 29:

    Faut mieux écouter ce qu’ils disent, ce sont les CHIFFRES du chômage qu’ils veulent faire baisser. Et ils ont manifestement baissé, les chiffres, non? 🙂

    Répondre
  31. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Je ne pense pas que les enfants du pays sont des bas du front consanguins. Ils ont juste la territorialité dans les veines, un fort esprit de clan et une xénophobie tranquille. On tolère bien les Estran’Gers tant qu’ils se mêlent de leurs oignons et ne cherchent surtout pas à s’immiscer dans les affaires entre potes. Ma fille grandit avec leurs enfants et je pense qu’elle est plutôt bien intégrée et populaire, même si son accent est un peu tempéré par le nôtre. Beaucoup des gens de notre âge installés ici se connaissent depuis la maternelle. Ils ont tout fait ensemble, ils connaissent chaque mètre carré de cette terre, y compris les foutues petites routes communales non balisées qui enserrent la campagne comme une toile d’araignée et dans lesquelles je me paume sans cesse.

    Les Estran’Gers sont bienvenus quand ils sont plutôt friqués, discrets et pas curieux. On me tolère parce que j’écris un peu le journal des bonnes nouvelles du bled, que je me fade la vie locale en long, en large et en travers et que je réussis à en tirer de bons portraits des enfants du pays. Mais gare à moi si je voulais accéder à autre chose! Les bonnes places sont pour les cousins et les copains, les étrangers qui parviennent à en squatter une sont carrément mis à l’écart.

    Il y a quelques années, une femme venue d’ailleurs (au-delà de la Méditerranée, la pauvre!) mais mariée tout de même à un petit gars du pays, a voulu péter plus haut que son cul : elle est entrée au conseil municipal. J’ai raconté dans un papier destiné au Canard enchaîné l’accueil qui lui fut fait : une haie d’honneur avec tous les braves gars du coin qui frappaient en rythme dans des boules de pétanques. Ce papier, qu’elle avait pourtant apprécié, n’a jamais été envoyé : elle a préféré jeter l’éponge, démissionner du conseil et rentrer à la maison. Aujourd’hui, je crois qu’elle se bat avec une dépression carabinée…

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  32. speedy
    speedy dit :

    Ah, les listes "d’enfants du pays" !

    J’ai acheté une baraque délabrée en 96 que j’ai retapé dans un bled des Landes et je suis toujours un estranger, voire une bête curieuse pour les "enfants du pays" qui se sont mariés entre enfants du pays et qui pour certains ont découvert la mer à 20 ans (elle est à moins de 25 bornes à vol d’oiseau !).

    Cet ostracisme dans la France de 2008 est incroyable mais typique des campagnes où les autochtones sont plutôt bas du front et consanguins.

    Donc, le résultat des élections précédentes fut simple : un gars du pays, bas du front et qui n’articule pas quand il parle, a été élu sans opposition ! On peut pas dire qu’il aient choisi le plus nul du village, mais pas loin.

    A la question pourquoi on ne fait pas ceci où cela, le gars du pays bas du front répond inlassablement : parce qu’on n’a jamais fait comme ça ici. Sous entendu, c’est pas un con d’estranger qui va nous dire à nous "gars du pays" comment on fait les choses chez nous.

    Dans les bleds, votez pas pour un gars du pays et votez pas non plus pour un "parisien" 🙂

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  33. speedy
    speedy dit :

    L’exemple de cette "outre méditerranéenne" illustre bien ce que je voulais dire par "bas du front" et les cas comme celui-là sont légions. L’ouverture (d’esprit), c’est pas dans les bleds.

    Pour ce qui concerne les subventions européennes, notre maire en a refusé une il y a qq années au pretexte que la commune n’avait besoin de rien ! S’il le dit.

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  34. Alain renaldini
    Alain renaldini dit :

    C’est partout pareil, ma chère Agnès, dans les petits villages, et ça marche…
    Vendredi dernier, meeting d’une des listes de mon village (moins de 2.000 votants : 6 listes…)
    Celle-ci est pourtant la plus progressiste…
    Elle compte de nombreux militants socialistes et aucun des élus sortants qui durant leur mandat n’ont rien fait d’autre que de se préoccuper de leur bas de laine. Ils ont des projets et des envies. Pas de réelle vision mais cela viendra..
    Démarrage de la présentation des colistiers, qui tour à tour déclinent leur identité et un parcours flatteur : je suis Albert XX j’habite le village depuis 45 ans … Bonjour, je suis aline X j’ai toujours habité le village et j’y suis né… Bonjour, je suis Jean, je suis né au village et ma femme aussi…
    Là je me suis dit que cela allait être dur pour les suivants… Erreur… Je suis christian XXX je suis né au village dont ma mère est originaire. c’est une YYY apparentée au ZZZ…
    Bien joué, voyons la suite… Bonjour, je suis Jeannette XXX mon père et ma mère sont originaires du village, et j’ai épousé quelqu’un de l’île du village d’à coté…
    La pauvrette, elle avait l’air de s’excuser d’avoir épousé un étranger…
    Final en apothéose de plus brillant des orateurs, qui est né dans le village comme ses parents et ses arrière-grand-parents, rue Tartempion, qui "a été obligé de partir du fait de sa carrière professionnelle" mais qui est si heureux d’être revenu pour sa retraite… Et en confidence, il nous a confié dormir aujourd’hui dans la chambre ou il est né…
    Pas dans le berceau j’espère…

    Moi qui n’habite là que depuis huit ans, j’ai eu peur d’être lynché. Les estrangers c’est toujours louche… J’ai eu l’impression qu’on me regardait de travers. Du coup je n’ai pas voulu intervenir… Un mauvais coup est vite arrivé… Non, je rigole…
    Blague à part, toutes ces personnes tirent gloire d’avoir des racines ancrées dans le terroir local, et des tombes dans le cimetière qui portent leur nom… C’est touchant et humain somme toute.
    De là à en faire un argument électoral…
    Mais il faut les comprendre, nous sommes le territoire dont la moyenne d’age est quasiment la plus élevée de France… Alors le futur et les étrangers, forcément ça inquiète…

    Bien à toi

    Alain

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  35. cultive ton jardin
    cultive ton jardin dit :

    Je me souviens d’une conférence sur la protection du loup, où la conférencière expliquait que la haine quasi viscérale et complètement irrationnelle que ressentaient les ruraux par rapport à cet animal était largement conditionnée par le fait que le retour du loup est pour eux le symbole de la déprise agricole, les broussailles qui envahissent les champs non cultivés, les enfants qui doivent partir faute de boulot, et tout ce qu’on appelle justement le "déménagement du territoire". Tout ça repris sur le travail harassant de générations successives qui ont défriché, brassé des cailloux, cultivé, mis en valeur des terres qui ne sont plus bonnes à rien.

    Je crois que nous, citadins, qui débarquons dans les campagnes sommes aussi pour eux un peu cela: les terres qu’on vend parce que vu le prix du terrain ya pas photo, mais qu’on voudrait quand même garder, les écoles qui se repeuplent d’enfants nettement différenciés des autres, les parents qui ont des "exigences" incompréhensibles (maternelle? cantine? loisirs? garderie? et pour quoi faire?). Les jeunes qui la ramènent (et donnent à "leurs" jeunes le mauvais exemple. Les emmerdeurs qui refusent les cloches, le chant du coq et le tas de fumier.

    J’ai été dans cette position d’envahisseuse dans deux villages différents, et j’ai repéré les mêmes mécanismes. Le conseil municipal résiste, se retranche dans son identité menacée, joue à fond le passéisme, emmerde les jeunes (zont qu’a rester chez eux et bosser un peu). Puis, une génération passe, les jeunes acquièrent le droit de vote, les "étrangers" deviennent plus nombreux, l’équipe municipale bascule.

    Mais je pense que désormais on va dans la bonne direction. Les ruraux sont plus accueillants, les citadins moins hautains, le mélange est en train de se poursuivre, comme avec les migrants, par des couples "mixtes" (ah, la belle expression!).

    Répondre
  36. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Ceci dit, la "mixité" est en marche partout. Le plupart des gens que je fréquente sont des estran-gers (seulement 20 ans d’implantation, pour certains). Ce qui est amusant, c’est que ce sont eux qui sont le plus actifs sur la mise en place de manifestations artistiques et culturelles, alors que les natifs tiennent le bastion des manifestations traditionnelles. Entre l’exode rurale, les carrières off shore, les études des gosses, beaucoup de natifs partent à la fin de l’enfance et reviennent pour la retraite.

    C’est pour cela que les attitudes territoriales me semblent plus être de l’ordre de la posture que de la réalité.

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  37. Flash
    Flash dit :

    Brassens ne s’était pas fait que des copains avec cette chanson, et pourtant…

    C’est vrai qu’ils sont plaisants tous ces petits villages
    Tous ces bourgs, ces hameaux, ces lieux-dits, ces cités
    Avec leurs châteaux forts, leurs églises, leurs plages
    Ils n’ont qu’un seul point faible et c’est être habités
    Et c’est être habités par des gens qui regardent
    Le reste avec mépris du haut de leurs remparts
    La race des chauvins, des porteurs de cocardes
    Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part
    Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part

    Maudits soient ces enfants de leur mère patrie
    Empalés une fois pour toutes sur leur clocher
    Qui vous montrent leurs tours leurs musées leur mairie
    Vous font voir du pays natal jusqu’à loucher
    Qu’ils sortent de Paris ou de Rome ou de Sète
    Ou du diable vauvert ou bien de Zanzibar
    Ou même de Montcuq il s’en flattent mazette
    Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part
    Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part

    Le sable dans lequel douillettes leurs autruches
    Enfouissent la tête on trouve pas plus fin
    Quand à l’air qu’ils emploient pour gonfler leurs baudruches
    Leurs bulles de savon c’est du souffle divin
    Et petit à petit les voilà qui se montent
    Le cou jusqu’à penser que le crottin fait par
    Leurs chevaux même en bois rend jaloux tout le monde
    Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part
    Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part

    C’est pas un lieu commun celui de leur naissance
    Ils plaignent de tout cœur les petits malchanceux
    Les petits maladroits qui n’eurent pas la présence
    La présence d’esprit de voir le jour chez eux
    Quand sonne le tocsin sur leur bonheur précaire
    Contre les étrangers tous plus ou moins barbares
    Ils sortent de leur trou pour mourir à la guerre
    Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part
    Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part

    Mon dieu qu’il ferait bon sur la terre des hommes
    Si on y rencontrait cette race incongrue
    Cette race importune et qui partout foisonne
    La race des gens du terroir des gens du cru
    Que la vie serait belle en toutes circonstances
    Si vous n’aviez tiré du néant tous ces jobards
    Preuve peut-être bien de votre inexistence
    Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part
    Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part

    Répondre
  38. cultive ton jardin
    cultive ton jardin dit :

    "C’est pour cela que les attitudes territoriales me semblent plus être de l’ordre de la posture que de la réalité.":

    Bien sûr, et par exemple il suffirait que, dans une réunion du type de celle que décrit si bien Alain renaldini (46), un mec ou une nana, se lève pour dire avec humour (j’insiste sur l’humour, et léger en plus) "ben moi, je suis un étranger venu d’ailleurs il y a 20 ans" pour que tous ceux qui sont dans le même cas se décoincent avec un grand soupir de soulagement et que les autochtones se mettent à faire valoir leur ouverture d’esprit.

    Répondre
  39. nya
    nya dit :

    Chez mes parents, dans un bled paumé en montagne, on a une autre sorte de "monsieur je sais tout". C’est la nouvelle équipe municipale d’ailleurs, vu qu’ils ont gagné aux élections. Ce sont de braves ecolo, pleins d’idée du genre "préserver l’agriculture de montagne", "développer le tourisme". Leur argument de légitimité c’est "on habite tous là depuis au moins 5 ans", ou "moi je suis ingénieur en nanotechnologie alors ma p’tite dame vous pensez si je sais d’quoi j’parle".
    Bien sur, il vaut mieux éviter de leur demander comment ils comptent financer leurs jolis projets plein de vide. Mais tout le monde a voté pour eux, l’écologie est a la mode.

    Répondre
  40. Flash
    Flash dit :

    Mouarf !! Un ingénieur en nanotechnologie qui veut développer le tourisme et qui se déguise en écolo.

    Nous vivons une époque formidable.

    Répondre
  41. dominique
    dominique dit :

    Je vous rejoins totalement sur la notion de "groupe local", les enfants du pays se marient entre eux etc…on reste mis a l’ecart pas mal, encore plus une femme seule: t’es une rivale potentielle, les mecs machistes du coin pensent que t’es pour eux,et leur femme pensent que tu les veux, et tout ce que tu fais on te le pourri d’une façon ou d’une autre. Benevole et active pour aider dans la mise en place autour de du clsh puisque je faisais partie depuis des années du CA puis du bureau, il n’empeche, on prend ce que tu donnes, on te ferme les portes si on pressent que tu leur grignote une place, le pouvoir ou les idees qu’ils ont pas eu..meme si tu demandes rien..
    Il y a des villages aujourd’hui qui risquent de voir changer les choses car des terrains ont été vendus pour des lotissements et le repeuplement des campagnes (lutte contre la fermeture des ecoles et desertification )..et les nouveaux arrivants s’expriment..parfois ca peut être un peu dur, style cission dans le pays: les anciens et les nouveaux..

    Répondre
  42. Michael Leess
    Michael Leess dit :

    Le titre rime bien avec "la politique on s’en branle". Mais on a tort ! C’est bien parce qu’on s’en branle qu’on a des Balkany, des Aeschlimann, des Mellick, des Frêche (le bien nommé ?) et des Carignon qui y réussissent (échantillon).

    Répondre
  43. May
    May dit :

    Je lis : "Oui, la mairie n’est pas obligée de publier de compte rendu des conseils municipaux" (dans les communes de moins de 500 habitants)

    Je sursaute et je me précipite sur le code général des collectivités territoriales:
    "Article L2121-25
    Créé par Loi 96-142 1996-02-21 jorf 24 février 1996
    "Le compte rendu de la séance est affiché dans la huitaine."

    Article L2121-26
    Modifié par Ordonnance n°2005-650 du 6 juin 2005 – art. 11 JORF 7 juin 2005
    "Toute personne physique ou morale a le droit de demander communication des procès-verbaux du conseil municipal, des budgets et des comptes de la commune et des arrêtés municipaux.
    Chacun peut les publier sous sa responsabilité."

    Article R2121-11
    Créé par Décret 2000-318 2000-04-07 jorf 9 avril 2000
    "L’affichage du compte rendu de la séance, prévu à l’article L. 2121-25, a lieu, par extraits, à la porte de la mairie."

    La communication des documents mentionnés au premier alinéa, qui peut être obtenue aussi bien du maire que des services déconcentrés de l’Etat, intervient dans les conditions prévues par l’article 4 de la loi n° 78-753 du 17 juillet 1978."

    De même, la réunion du conseil doit être affichée au moins 3 jours avant ladite réunion:

    Article L2121-10.
    Modifié par Loi n°2004-809 du 13 août 2004 – art. 125 JORF 17 août 2004 en vigueur le 1er janvier 2005
    "Toute convocation est faite par le maire. Elle indique les questions portées à l’ordre du jour. Elle est mentionnée au registre des délibérations, affichée ou publiée."

    Article L2121-11
    Créé par Loi 96-142 1996-02-21 jorf 24 février 1996
    "Dans les communes de moins de 3 500 habitants, la convocation est adressée trois jours francs au moins avant celui de la réunion."

    Article R2121-7
    Créé par Décret 2000-318 2000-04-07 jorf 9 avril 2000
    "L’affichage des convocations prévues à l’article L. 2121-10 a lieu à la porte de la mairie."

    Le seul droit des administrés est celui de s’informer. Ne nous le retirez pas!

    Répondre

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