toujours plus de fric pour eux, toujours plus de pression pour nous.
En toile de fond de tous ces coups de tamtam dans la volière, toujours et encore le même objectif : le démentèlement pur et simple du Droit du Travail, cet empêcheur d'exploiter et de profiter en rond.

Finalement, rien de bien nouveau, puisque nous restons strictement dans la même ligne de revendications, comme en témoigne ce Petit précis de sylviculture politique comparée, écrit pour Altermonde, un certain 14 juillet 2004.

'>

La stratégie de la hache de pierre

Alors que nous avons consacré 4% du PIB en aides diverses et variées aux entreprises en 2005, les MEDEFiens renforcent encore leur chouinage sur l’air de toujours plus… toujours plus de fric pour eux, toujours plus de pression pour nous.
En toile de fond de tous ces coups de tamtam dans la volière, toujours et encore le même objectif : le démentèlement pur et simple du Droit du Travail, cet empêcheur d’exploiter et de profiter en rond.

Finalement, rien de bien nouveau, puisque nous restons strictement dans la même ligne de revendications, comme en témoigne ce Petit précis de sylviculture politique comparée, écrit pour Altermonde, un certain 14 juillet 2004.

Si, un jour, un magnifique séquoia se dressait sur le chemin que vous vous êtes fixé, et que vous considéreriez qu’il est impensable de dévier de ce chemin de quelque manière que ce soit, vous trouveriez sans doute très efficace d’employer contre cet arbre magnifique une bonne tronçonneuse ou une bonne dose d’explosifs.

Bien sûr, tous les amis des arbres en général et des séquoias en particulier vous tomberaient sur le dos, mais vous auriez déjà abattu cet obstacle magnifique et pourriez poursuivre le chemin que vous vous êtes fixé.

Sauf que, parfois, la manière la plus efficace d’abattre un obstacle n’est pas toujours la plus rapide et la plus expéditive. Surtout s’il n’y a que vous qui savez où mène le chemin et que vous n’êtes guère pressé que les personnes qui vous suivent (de gré ou de force, qu’importe !) en voient la destination finale.

C’est pour cela que face à l’abominable obstacle du droit du travail, notre gouvernement a choisi la stratégie de la hache de pierre.

Quoi de plus inefficace qu’une hache de pierre, je vous le demande ? A chaque petit coup, vous ne faîtes sauter qu’un ridicule copeau, un fétu de bois, tant et si bien que votre action semble dérisoire, vouée à l’échec, indolore et sans conséquence. Mais, vous, avec votre petite hache de pierre, à l’instar du castor qui ronge patiemment l’arbre qu’il veut abattre, vous savez qu’au bout du compte, vous allez rogner la base de l’édifice, la creuser, la déstabiliser, saper ses fondations, tant et plus, qu’à force, l’arbre entier s’écroulera d’un coup d’un seul, dans un lugubre craquement.

Donc, Chirac en personne, à l’occasion du 14 juillet, le confirme : "la durée légale du travail restera 35 heures (…) il s’agit d’un acquis social !".
Pendant ce temps de beau discours, ses ministres, dont Chirac rappelle qu’ils exécutent sa feuille de route, continuent, patiemment, leur oeuvre de déconstruction sociale et de destruction du droit du travail, par petits lambeaux, besogneusement, tranquillement, avec une dérogation par ci, une abrogation par là, et de petites entorses au code du travail, petites mais précises, répétées, continues, comme les dents du castor, au rythme de la petite et insignifiante hache de pierre.

On dénonce le chantage immonde de Bosch sur ses salariés et on prône le dialogue entreprise par entreprise comme "assouplissement" des 35 heures.

On parle du libre choix du salarié, pendant que le plan Borloo propose de forcer les chômeurs à prendre tout travail qu’on leur présentera, même (et surtout), s’il ne correspond pas au niveau de qualification du chômeur, même s’il est très mal payé, même s’il est très loin de chez lui, même s’il est réduit à quelques jours de travail avant de retomber dans le chômage, encore et toujours.
Pour l’instant, cette mesure va à l’encontre du code du travail

En fait de retour à l’emploi, de libre choix, il s’agit bien d’institutionnaliser l’extrême précarité, de réduire à l’esclavage la masse énorme des chômeurs, en faire définitivement un épouvantail à salariés, afin de faire pression sur les salaires et de généraliser le chantage au licenciement comme mode de dialogue social et de gestion du personnel.

Ainsi, nul besoin de se lancer dans la réforme du droit du travail.
Il suffit de continuer à en saper les bases patiemment, discrètement, sans relâche, jusqu’à ce que cet édifice jurudique, grande oeuvre de nos parents et grand-parents, destiné à nous protéger de la voracité du capitalisme le plus sauvage, s’effondre sur lui-même, vidé de sa substance par les obstinés petits coups de hache de pierre.

35 réponses
  1. Pen koat
    Pen koat dit :

    "plus de pression pour nous."
    Je ne sais pas si tu es toujours travailleuse indépendante, mais je te souhaite de tomber sur un bon syndicaliste des plus marxiste quand tu embaucheras quelqu’un. Tu verras alors que tu n’es qu’une patronne et vu comme ça qu’un sac à fric. Que l’avenir de ton entreprise, tes engagements financiers personnels ne valent rien pour la face idéologique du monde du travail.

    Répondre
  2. royal sarcophage
    royal sarcophage dit :

    "L’individualisme", celui de n’importe qui (ne voulant pas vivre n’importe comment) est donc bien un obstacle au libre entrepreneur (nain ou géant) qui veut nous convaincre de bouffer, nous loger, nous instruire etc… dans des conditions tout à fait bof voire dégueu : assignés à mauvaise qualité et au répétitif désert leader prix quand nous ne pouvons prétendre au mieux (j’ai pas dit qu’on ne doit jurer que par le meilleur, seulement qu’on ne doit pas être condamné au pire)
    Car renoncer au salariat oui, pourquoi pas : si on rase les cités qui longent l’autoroute.

    Répondre
  3. Louis siffert
    Louis siffert dit :

    @Nous avons consacrés 4% du PIB en aides diverses et variées aux entreprises en 2005.

    Un argument "réflexe" pour justifier l’écart de rémunération entre le Capital et le Travail est le "risque" inhérent à l’investissement (matériel ou/et humain) ainsi qu’ aux incertitudes du "marché". Des aides de cette importance ( rappelons-le 4% du PIB et surtout sans contreparties) relativise donc fortement l’importance de ce risque.
    Corrélons cette information avec une autre : le nombre d’accidents du travail a augmenté singulièrement et la pénibilité est à un niveau élevé :

    http://www.actuchomage.org/modules….

    On sait que le risque lié au travail (et qui a toujours existé) est à la base par nature beaucoup plus important que le financier et en plus il augmente : on risque sa santé physique et/ou mentale sinon sa vie (et ça c’est pas de l’idéologie).

    Pourtant l’écart entre la rémunération du Capital et celle du Travail n’a cessé de s’accroître en faveur du premier…
    Ou est l’erreur?

    @jusqu’à ce que cet édifice juridique, grande oeuvre de nos parents et grand-parents, destiné à nous protéger de la voracité du capitalisme le plus sauvage, s’effondre sur lui-même

    Non, le droit du travail n’est pas destiné à nous protéger seulement de la voracité du capitalisme.
    Le contrat de travail se définit juridiquement comme l’engagement par lequel on met son activité à la disposition d’autrui en sa plaçant sous sa SUBORDINATION en contrepartie d’une rémunération . Autrement dit quand on travail on ne nous demande pas seulement des compétences et/ou de la force physique (et le temps qu’il faut y consacrer) mais on demande aussi une SOUMISSION. C’est pourquoi à l’origine puis progressivement, le législateur (républicain) a voulu poser des limites (par le droit du travail) à ce pouvoir qui est exhorbitant dans une société où les gens sont censés être égaux.
    La destruction rampante du droit du travail (par ceux qui ont été élus normalement pour assurer l’intérêt général et non ceux du Capital) vise donc à assurer une soumission sans limite des uns par les autres. La soumission organisée et sans limite n’est pas seulement un moyen de s’enrichir plus mais de (re)créer une supériorité de rang qui sera naturellement héréditaire.

    Répondre
  4. Louis siffert
    Louis siffert dit :

    @Nous avons consacrés 4% du PIB en aides diverses et variées aux entreprises en 2005.

    Un argument "réflexe" pour justifier l’écart de rémunération entre le Capital et le Travail est le "risque" inhérent à l’investissement (matériel ou/et humain) ainsi qu’ aux incertitudes du "marché". Des aides de cette importance ( rappelons-le 4% du PIB et surtout sans contreparties) relativise donc fortement l’importance de ce risque.
    Corrélons cette information avec une autre : le nombre d’accidents du travail a augmenté singulièrement et la pénibilité est à un niveau élevé :

    http://www.actuchomage.org/modules….

    On sait que le risque lié au travail (et qui a toujours existé) est à la base par nature beaucoup plus important que le financier et en plus il augmente : on risque sa santé physique et/ou mentale sinon sa vie (et ça c’est pas de l’idéologie).

    Pourtant l’écart entre la rémunération du Capital et celle du Travail n’a cessé de s’accroître en faveur du premier…
    Ou est l’erreur?

    @jusqu’à ce que cet édifice juridique, grande oeuvre de nos parents et grand-parents, destiné à nous protéger de la voracité du capitalisme le plus sauvage, s’effondre sur lui-même

    Non, le droit du travail n’est pas destiné à nous protéger seulement de la voracité du capitalisme.
    Le contrat de travail se définit juridiquement comme l’engagement par lequel on met son activité à la disposition d’autrui en sa plaçant sous sa SUBORDINATION en contrepartie d’une rémunération . Autrement dit quand on travail on ne nous demande pas seulement des compétences et/ou de la force physique (et le temps qu’il faut y consacrer) mais on demande aussi une SOUMISSION. C’est pourquoi à l’origine puis progressivement, le législateur (républicain) a voulu poser des limites (par le droit du travail) à ce pouvoir qui est exhorbitant dans une société où les gens sont censés être égaux.
    La destruction rampante du droit du travail (par ceux qui ont été élus normalement pour assurer l’intérêt général et non ceux du Capital) vise donc à assurer une soumission sans limite des uns par les autres. La soumission organisée et sans limite n’est pas seulement un moyen de s’enrichir plus mais de (re)créer une supériorité de rang qui sera naturellement héréditaire.

    Répondre
  5. dapoya
    dapoya dit :

    ah ouais,penkot, la Communication (avec un grand C plein à ras bord de synergie,d’ergonomie,de culture d’entreprise,de démarche qualité,)vaincra-t-elle l’Idéologie?
    Kes t’essaies de nous dire? Kya du pathos même chez un patron?à la bonne heure!
    Bon on peut parler salaire, condition de travail et protection sociale maintenant?

    Répondre
  6. harmakhis
    harmakhis dit :

    il est vrai que le dialogue social moderne tiens plus du combat de catapultes contre les arbaletes, a coup de hache et de marteau de guerre, quelque chose de bien masculin et velu à la moyennageuse…
    quand je pense à tous ces sites d’emploi qui vous font des calculs savants et des démonstrations sur la façon de négocier une augmentation, le moment venu, dans le bureau du big boss, c’est "une augmentation?20E ou le chomage, vous choisissez quoi?", ça flingue un peu toutes ces belles études….
    tiens je vois qu’il y’a une épée a deux mains a vendre sur Ebay , ça pourrait me servir 🙂

    Répondre
  7. chris
    chris dit :

    Pen Koat se trompe !

    ya des années , j’ai geré un restau mexicos ,affaire en creation pure avec toutes les difficultés de lancement qu’on imagine ..en echange de subventions locales ,j’ai herité d’un deuxieme cuisinier syndicaliste marxiste ,la banque et le comptable criait au secours …le mec debarquait suite a une reconversion AFPA qu’on lui avait imposée ,ex licencié eco Rhone poulenc .

    le bon gros barbu extreme gauchiste face au commercial mince et cheveux ras que j’etais …..contact difficile ,discussion politique acharnée et puis on a apprit a se connaitre ,a echanger et a avancer ensemble ….je me suis battu pour le garder parce qu’il avait du talent et du metier …..on a fini par etre complementaire dans nos differences .

    cette affaire a vecue de sacrées bagarres ,concurrrences , reglement de comptes bancaires et quand l’afffaire a du fermée pour un probleme de bail commercial ,proces perdu …….y a un mec qui est venu a la fin de la derniere soirée d’adieu …lui avec qui j’avais eu tant de joutes oratoires ……est venu me dire ,emu …..je viens pour te serrer la main pour te dire que malgré toute nos differences ,te dire a quel point ,je pense que t’est un mec bien et que finalement seules nos positions nous separaient .

    patron ,syndicaliste ,marxiste et aussi des hommes et des femmes parfois authentiques des deux cotés des barrieres qu’on se cree trop souvent .

    bon ,ca fait pas de pen koat ,un troll pour autant ….il evoque juste un point de vue qui peut se discuter ,soyons pas staliniste ,bon j’arrete ,ca va me rappeler mon cuistot marxiste ,emotion !!!!!!

    Répondre
  8. chris
    chris dit :

    Pen Koat se trompe !

    ya des années , j’ai geré un restau mexicos ,affaire en creation pure avec toutes les difficultés de lancement qu’on imagine ..en echange de subventions locales ,j’ai herité d’un deuxieme cuisinier syndicaliste marxiste ,la banque et le comptable criait au secours …le mec debarquait suite a une reconversion AFPA qu’on lui avait imposée ,ex licencié eco Rhone poulenc .

    le bon gros barbu extreme gauchiste face au commercial mince et cheveux ras que j’etais …..contact difficile ,discussion politique acharnée et puis on a apprit a se connaitre ,a echanger et a avancer ensemble ….je me suis battu pour le garder parce qu’il avait du talent et du metier …..on a fini par etre complementaire dans nos differences .

    cette affaire a vecue de sacrées bagarres ,concurrrences , reglement de comptes bancaires et quand l’afffaire a du fermée pour un probleme de bail commercial ,proces perdu …….y a un mec qui est venu a la fin de la derniere soirée d’adieu …lui avec qui j’avais eu tant de joutes oratoires ……est venu me dire ,emu …..je viens pour te serrer la main pour te dire que malgré toute nos differences ,te dire a quel point ,je pense que t’est un mec bien et que finalement seules nos positions nous separaient .

    patron ,syndicaliste ,marxiste et aussi des hommes et des femmes parfois authentiques des deux cotés des barrieres qu’on se cree trop souvent .

    bon ,ca fait pas de pen koat ,un troll pour autant ….il evoque juste un point de vue qui peut se discuter ,soyons pas staliniste ,bon j’arrete ,ca va me rappeler mon cuistot marxiste ,emotion !!!!!!

    Répondre
  9. harmakhis
    harmakhis dit :

    @agnes

    je pense que cet article te plaira:

    http://www.lemonde.fr/web/article/0

    l’argent facile, pour les patrons, les financiers, les actionnaires, qui s’etonnent de gagner des sommes mirifiques sans lever le petit doigt? et les salariés dans tout ça? comment peut on oser un tel étonnement quand on connait le contexte de paupérisation général de la population?
    moi je dirai qu’il faut instaurer un impot de 50% sur les bénéfices boursiers, a redistribuer aux salariés comme ça au moins on pourra parler de redistribution des richesses et ces "gens de la haute" ne s’étonneront plus de gagner autant sans en ramer une…

    et les 50% restants on les laisse au bouclier fiscal du Sarkome brothers Camp…ça leeur laisse assez de quoi vivre 10 vies…

    Répondre
  10. harmakhis
    harmakhis dit :

    @agnes

    je pense que cet article te plaira:

    http://www.lemonde.fr/web/article/0

    l’argent facile, pour les patrons, les financiers, les actionnaires, qui s’etonnent de gagner des sommes mirifiques sans lever le petit doigt? et les salariés dans tout ça? comment peut on oser un tel étonnement quand on connait le contexte de paupérisation général de la population?
    moi je dirai qu’il faut instaurer un impot de 50% sur les bénéfices boursiers, a redistribuer aux salariés comme ça au moins on pourra parler de redistribution des richesses et ces "gens de la haute" ne s’étonneront plus de gagner autant sans en ramer une…

    et les 50% restants on les laisse au bouclier fiscal du Sarkome brothers Camp…ça leeur laisse assez de quoi vivre 10 vies…

    Répondre
  11. Henry Kanaan
    Henry Kanaan dit :

    "Tu verras alors que tu n’es qu’une patronne et vu comme ça qu’un sac à fric. "
    Il est bien poli ce Pentecote, j’en connais qui n’aurait pas utilisé le mot "fric" 😉

    Répondre
  12. mc
    mc dit :

    Ya aussi l’histoire de " la grenouille cuite": si tu lances une grenouille dans l’eau bouillante, elle saute dehors de suite. Mais si tu la mets dans l’eau tiède et que tu montes doucement la température….
    Eh, mais! on est pas des grenouilles!!!

    Répondre
  13. mc
    mc dit :

    Ya aussi l’histoire de " la grenouille cuite": si tu lances une grenouille dans l’eau bouillante, elle saute dehors de suite. Mais si tu la mets dans l’eau tiède et que tu montes doucement la température….
    Eh, mais! on est pas des grenouilles!!!

    Répondre
  14. mc
    mc dit :

    Le slogan "moins d’Etat" a eu son heure de gloire, il me semble que nous commençons tous à comprendre ce qui se cache derrière.
    Ils auraient pu moins facilement nous duper s’ils avaient dit:
    "Moins d’Etat pour protéger les pauvres, plus d’Etat pour défendre et financer les riches."
    Il est même probable que ça n’aurait pas marché du tout.

    En plus de lire ce qui est écrit tout petit, ce qui est écrit entre les lignes, nous sommes en train d’apprendre à lire ce qui est écrit à l’encre sympatique!

    C’est pour ça que le ministre essaie de promouvoir l’apprentissage syllabique (le B.A.=BA): quand on se contente de déchiffrer, on lit moins vite, et on ne lit que ce qui est écrit en clair.

    Répondre
  15. Fred
    Fred dit :

    mc > Ils auraient pu moins facilement nous duper s’ils avaient dit: "Moins d’Etat pour protéger les pauvres, plus d’Etat pour défendre et financer les riches."

    Bourdieu avait résumé ça en : moins pour la main gauche de l’Etat = le social, les machins féminins, et plus pour la main droite de l’Etat = la répression, les machins masculins.

    Répondre
  16. Fred
    Fred dit :

    mc > Ils auraient pu moins facilement nous duper s’ils avaient dit: "Moins d’Etat pour protéger les pauvres, plus d’Etat pour défendre et financer les riches."

    Bourdieu avait résumé ça en : moins pour la main gauche de l’Etat = le social, les machins féminins, et plus pour la main droite de l’Etat = la répression, les machins masculins.

    Répondre
  17. Fin de partie
    Fin de partie dit :

    @harmakhis:

    Merci pour le lien sur cet article du journal le monde, dans lequel on peut lire:

    "La profitabilité des entreprises restera structurellement élevée, grâce à la mondialisation, la productivité élevée, la faiblesse des créations d’emplois et la faiblesse des charges financières", selon Jean-Pierre Petit, responsable de la recherche économique et de la stratégie d’investissement chez Exane BNP-Paribas.

    Vous avez dit NAIRU?
    (Non Accelerating Inflation Rate of Unemployment, pour ceux qui ne connaitraient pas encore)

    Répondre
  18. harmakhis
    harmakhis dit :

    Comme le dit ( et l’ecrit) si bien la patronne du Medef, je crois qu’on a besoin d’air, et d’aérer un peu les comptes des patrons et des actionnaires en ajustant nos revenus sur les leurs proportionnellement à la bourse…
    apres tout, si ce qui inquiete les entreprises et les politiques c’est notre pouvoir d’achat, on a qu’a doubler nos salaires, comme ça on consommera plus, et ça fera plein d’heureux (commerçants comme PME ou meme grande entreprise…), apres tout ce sont les entreprises qui vendent et nous qui achetons.
    En raisonnant, s’il n’y a plus personne qui achete, grace à la pauperisation generalisée (et forcée)comment vont elle faire des benefices?
    La logique du chien qui se mord la queue….

    Répondre
  19. harmakhis
    harmakhis dit :

    quand on parle du loup on en voit la queue:

    http://fr.news.yahoo.com/30012007/5

    "Les Français ne seront pas perdants si on introduit plus de souplesse dans le droit du travail".

    ah bon??? ce qui veut dire que plus de souplesse pour licencier=plus de souplesse pour embaucher? en gros -1=+1 ce qui revient à 0…faut vraiment etre patron pour faire des maths aussi avancée…

    Répondre
  20. mc
    mc dit :

    Quand on me parle soupppplesse et flexxxxibilité, je vois tout de suite le film de Charlot, "Les temps modernes", vous savez, quand il passe et repasse dans les rouages de la machine.

    Sacré Charlot, il avait tout dit. Et en plus, le titre, "Les temps modernes"!
    Maintenant, je penserai aussi à lui quand on me parlera de moderrrrnité.

    Répondre
  21. mc
    mc dit :

    Quand on me parle soupppplesse et flexxxxibilité, je vois tout de suite le film de Charlot, "Les temps modernes", vous savez, quand il passe et repasse dans les rouages de la machine.

    Sacré Charlot, il avait tout dit. Et en plus, le titre, "Les temps modernes"!
    Maintenant, je penserai aussi à lui quand on me parlera de moderrrrnité.

    Répondre
  22. Fin de partie
    Fin de partie dit :

    Citation:
    Mme Parisot réitère également sa "priorité à faire travailler ensemble le monde de l’éducation avec celui de l’entreprise", en raison de "l’inadéquation entre la demande des entreprises et la formation des jeunes

    Ca fait froid dans le dos si elle et ses complices mettaient la main sur l’éducation.

    Répondre
  23. Luc
    Luc dit :

    @Hamarkis

    Citation :
    ah bon??? ce qui veut dire que plus de souplesse pour licencier=plus de souplesse pour embaucher? en gros -1=+1 ce qui revient à 0…faut vraiment etre patron pour faire des maths aussi avancée…

    C’est un argument ca ?
    Tres franchement, je ne sais pas si je suis pour ou contre plus de flexibilite (ca dependrait des modalites je suppose). Mais ce que tu viens de dire coupe d’un seul coup toute possibilite de confrontation d’idees. Tout dialogue quoi. Tu n’as pas plus constructif ?

    Une des modalites qui pourrait clairement me faire pencher en faveur de la flexibilite, serait justement un renforcement du code du travail, ou meme tout simplement sont application rigoureuse… et ce n’est pas, helas, dans cette direction que l’on semble se diriger.

    Répondre
  24. Luc
    Luc dit :

    @Hamarkis

    Citation :
    ah bon??? ce qui veut dire que plus de souplesse pour licencier=plus de souplesse pour embaucher? en gros -1=+1 ce qui revient à 0…faut vraiment etre patron pour faire des maths aussi avancée…

    C’est un argument ca ?
    Tres franchement, je ne sais pas si je suis pour ou contre plus de flexibilite (ca dependrait des modalites je suppose). Mais ce que tu viens de dire coupe d’un seul coup toute possibilite de confrontation d’idees. Tout dialogue quoi. Tu n’as pas plus constructif ?

    Une des modalites qui pourrait clairement me faire pencher en faveur de la flexibilite, serait justement un renforcement du code du travail, ou meme tout simplement sont application rigoureuse… et ce n’est pas, helas, dans cette direction que l’on semble se diriger.

    Répondre
  25. michel974
    michel974 dit :

    on tire à boulet rouge sur le médef et sarko, chantres de la précarité et la paupérisation. à raison.
    que cela ne nous fasse pas oublier que cette marche en arrière a été entamée dans les années 80, sous la gauche de mitterand, fabius, jospin et consort (consort inclus ségo membre des gouvernements de l’époque), qui ont instauré les CES.
    un rappel :
    http://www.actuchomage.org/modules….
    16 agents sur 100 de la fonction publique sont des précaires. nos maires et autres élus locaux (les responsables des administrations nationales ne sont pas en reste) rafolent de la précarité.
    savez vous quels sont les recours de ces marginalisés en terme de protection de leurs droits ? le tribunal administratif. j’en ris. jaune. les prud’hommes, que je voue aux gémonies, c’est encore moins pire comme justice sociale.
    qui en parle (dans la campagne ou les médias nationaux ) ?
    et eux en plus, on leur a "supprimé" le choix du vote.
    aujourd’hui le médef réclame à l’état ce que ce dernier s’est octroyé depuis plusieurs années : l’instauration du servage.
    le médef est pourri, les énarques c’est pire. VOTEZ BOVE

    Répondre
  26. michel974
    michel974 dit :

    on tire à boulet rouge sur le médef et sarko, chantres de la précarité et la paupérisation. à raison.
    que cela ne nous fasse pas oublier que cette marche en arrière a été entamée dans les années 80, sous la gauche de mitterand, fabius, jospin et consort (consort inclus ségo membre des gouvernements de l’époque), qui ont instauré les CES.
    un rappel :
    http://www.actuchomage.org/modules….
    16 agents sur 100 de la fonction publique sont des précaires. nos maires et autres élus locaux (les responsables des administrations nationales ne sont pas en reste) rafolent de la précarité.
    savez vous quels sont les recours de ces marginalisés en terme de protection de leurs droits ? le tribunal administratif. j’en ris. jaune. les prud’hommes, que je voue aux gémonies, c’est encore moins pire comme justice sociale.
    qui en parle (dans la campagne ou les médias nationaux ) ?
    et eux en plus, on leur a "supprimé" le choix du vote.
    aujourd’hui le médef réclame à l’état ce que ce dernier s’est octroyé depuis plusieurs années : l’instauration du servage.
    le médef est pourri, les énarques c’est pire. VOTEZ BOVE

    Répondre
  27. Roland
    Roland dit :

    "Cette technique s’appelle aussi la stratégie du dégradé.
    Autre possibilité pour faire passer une "réforme" : la stratégie du différé"
    exact, c’est comme ça qu’ils font pour l’interdiction du tabac.
    Et c’est comme ça qu’iils feront encore pour les interdictions qui suivront.

    Répondre
  28. Roland
    Roland dit :

    "Cette technique s’appelle aussi la stratégie du dégradé.
    Autre possibilité pour faire passer une "réforme" : la stratégie du différé"
    exact, c’est comme ça qu’ils font pour l’interdiction du tabac.
    Et c’est comme ça qu’iils feront encore pour les interdictions qui suivront.

    Répondre

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