Altermonde.
A l'heure où l'on nous sert le combat des chefs en lieu et place d'un vrai débat politique que devrait servir de toile de fond à un vrai projet de société, petit retour sur ce modèle de société que l'on nous impose depuis près de 25 ans, gauche et droite confondues.

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Au bout du chemin

Comme j’ai pas mal de boulot dans les tuyaux, je manque de temps pour écrire ici. Du coup, je réchauffe des vieux articles, toujours miraculés sur Altermonde.
A l’heure où l’on nous sert le combat des chefs en lieu et place d’un vrai débat politique que devrait servir de toile de fond à un vrai projet de société, petit retour sur ce modèle de société que l’on nous impose depuis près de 25 ans, gauche et droite confondues.

Le libéralisme avance masqué, pas à pas, inexorablement, sans jamais dévoiler ce qu’il nous réserve au bout du chemin.
Et c’est ce qui fait sa force !
Car si nous savions ce qui nous attend au bout du chemin, nous ne nous résignerions pas sous les coups de boutoir libéraux, nous entrerions tous en résistance.

"Oui, quand vous examinez en quelque sorte d’où on vient et où on est et où on va, il est évident que l’espace est gigantesque. Mais la réalité de ce grand bond en arrière, c’est qu’il s’est opéré par petits sauts de puce, un peu comme quand vous êtes dans un corridor et qu’à chaque fois derrière vous une porte se ferme, vous ne pouvez plus faire machine arrière, donc vous avancez, une porte s’ouvre, alors vous ne pouvez plus faire machine arrière, et puis vous avancez, et puis vous avancez… et puis au bout de la route, la société à laquelle vous accédez n’a plus rien à voir avec celle que vous avez quittée, mais on a barré les portes de sortie, les portes de recul, on vous a dit : « Il n’y a plus d’alternative, vous êtes obligés d’aller plus loin » et il n’y a plus d’alternative parce que naturellement on a cassé les alternatives, on a déchaîné les forces du marché et on a contraint un nombre croissant de gens à vivre de manière calculatrice, conformément au canon du libéralisme."

Serge Halimi [1]

L’effet cliquet

Comme le dit si bien Serge Halimi, ce qui fait la force du libéralisme, c’est :

  • sa capacité à nous faire croire qu’il est inéluctable
  • l’impossibilité dans laquelle nous sommes de voir où cette politique économique nous mène, notre incapacité à anticiper ce qui nous attend au bout du chemin.

L’avancée inexorable du programme libéral de déconstruction sociale, tel qu’il est décrit par Halimi, m’évoque encore plus fortement la manière dont les fermiers canalisent et conduisent les troupeaux de vaches.

Au début, les vaches sont dans un grand enclos, puis quelqu’un ouvre une porte et commence à pousser le troupeau vers cette porte. Dès qu’une ou deux meneuses passent ce seuil, le reste du troupeau s’y engouffre. Puis la porte se referme et les vaches se retrouvent dans un enclos plus petit, sans possibilité de revenir en arrière.
De porte en porte, le troupeau est canalisé, dirigé, sans rien savoir de sa destination, jusqu’à ce qu’il arrive dans un long couloir qui se rétrécit, où il n’y a pas de place pour que deux vaches se tiennent de front. Vers le bout du couloir, les vaches arrivent dans un espace de contention, où les parois compriment doucement les flancs de l’animal, comme une étreinte rassurante. Chaque vache est poussée à continuer d’avancer, poussée par celle qui la suit. Puis elle passe une petite porte, et… elle se fait abattre.

Tout l’intérêt du cheminement vers l’abattoir, c’est la canalisation du troupeau, l’aspect inéxorable de sa progression, le fait qu’il n’a jamais le choix et que toute possibilité de rebrousser chemin lui est coupée au fur et à mesure de son avancée. Et, à aucun moment, la vache n’a la possibilité de deviner où ce mouvement la conduit.

Les français sont des veaux

Cette phrase de de Gaulle est-elle prophétique ou a-t-elle juste servi d’inspiration pour le train de "réformes" anti-sociales que nous subissons, vague après vague, et qui érode les fondations de notre système social ?

Comme à des ruminants, on nous fait avancer de force sur la route de la libéralisation sans jamais nous donner un cap, un but, une espérance, sans jamais, surtout, nous parler d’un modèle de société, sans nous proposer une vision d’avenir. On avance, au coup par coup, dans l’urgence du moment, toujours à un doigt de la catastrophe, trop content d’y échapper en resserrant la ceinture d’un petit cran à chaque fois, mais sans savoir où nous allons.

Sommes-nous résignés, naïfs, trop confiants, pour accepter sans cesse d’avancer sur un chemin dont on ne connait pas la destination ?
Ne sommes-nous donc que des veaux ?
N’y a t’il pas moyen de percevoir le bout du chemin ?
N’y a t’il pas moyen de savoir vers quel avenir radieux nos gouvernants nous aiguillonnent avec la patience du pasteur conduisant son troupeau vers de plus vertes prairies ?
Cela ne vaut-il pas le coup de se sacrifier un peu aujourd’hui, pour en recueillir les fruits savoureux demain ?
Ne travaillons-nous pas pour que nos enfants aient une vie meilleure que la nôtre ?

Ah, si seulement nous avions la possibilité d’écarter le rideaux du temps et d’entrevoir la société que construit aujourd’hui le libéralisme déclaré de nos gouvernants…

Le Laboratoire Sud-Américain

Même si l’information internationale tient la portion congrue des actualités chez nous, de temps à autre, on entend parler, en dehors de l’Irak ou des Etats-Unis, de l’Asie, la Russie, et parfois même, si une bonne catastrophe humanitaire s’y prête, de l’Afrique.

Mais franchement, si vous faites un effort de mémoire, depuis combien de temps n’avez-vous pas entendu parler d’Amérique du Sud ?

Serait-ce qu’il ne s’y passe jamais rien ?
Serait-ce que tout y va pour le mieux, et que le bonheur passe mal à la grand-messe du journal télévisé ?

L’Amérique Latine est un sous-continent d’une très grande richesse, d’une très grande diversité d’éco-systèmes, et qui jouit d’immenses ressources naturelles. Aussi, quand en parcourant le site de RISAL, je suis tombée sur ça, je n’ai pas compris tout de suite :

Plus de la moitié des 400 millions de Latino-Américains ne parviennent pas à satisfaire leurs besoins les plus élémentaires. 102 millions sont indigents, et n’ont même pas de quoi nourrir leurs enfants. Voilà le bilan synthétique de l’application, durant ces deux dernières décennies, des politiques libérales dans ce continent. [2]

L’Amérique du Sud s’est tiers-mondisée. Sous la pression du libéralisme le plus débridé, avec l’appui et la bénédiction de la Banque Mondiale et du FMI, des pans entiers de la classe moyenne se sont paupérisés, les inégalités ont explosé jusqu’à ce qu’on parvienne au désastre actuel : une société duale avec une petite minorité de classes possédantes, très riches, qui détiennent le pouvoir et une immense foule, très pauvre, voire misérable, qui n’a même plus les miettes à se partager.

L’Argentine, qui a été un pays très prospère, dont les capacités agricoles d’il y a une trentaine d’années ont attiré des paysans de ma région, l’Argentine, dont j’ai dégusté il y a déjà quelque temps les savoureux T-bone steacks, l’Argentine meurt de faim !

Notre peuple subit la pire punition de son histoire : 55 enfants, 35 adultes et 15 personnes âgées meurent chaque jour pour des raisons liées à la faim. C’est-à-dire presque 450.000 personnes entre 1990 et 2003 : un véritable génocide économique.
Vingt millions de personnes (sur une population totale de 38 millions) vivent en dessous du seuil de pauvreté, 6 millions sont indigents (c’est-à-dire qu’elles souffrent d’une faim extrême) et près de 5 millions sont sans emploi. [3]

Et comment l’Argentine, cette terre de cocagne agricole peut se retrouver à mourir de faim ?

L’Argentine produira cette année 34.5 millions de tonnes de soja transgénique [2] ( 50% de la production totale de grains) sur un peu plus de 14 millions d’hectares ( 54% de la superficie cultivée ). 99% de ce soja est transgénique et a pour destination principale les fourrages dans l’UE et la Chine qui utilisent ce soja pour élever leur bétail, bétail qu’ils exportent ensuite sur des marchés qui ont cessé d’acheter de la viande argentine parce que sa production bovine à ciel ouvert et dans des pâtures naturelles a été affectée par l’expansion incontrôlée du soja transgénique. Ainsi, en produisant des commodities au lieu d’aliments et de produits industriels, le gouvernement obtient des devises pour payer la dette extérieure illégitime. [4]

Grâce aux producteurs d’OGM, Monsanto, Syngenta, Dupont et consors, qui prétendent pourtant oeuvrer pour le bien commun, mais qui en fait, ont transformé l’Argentine en industrie à nourrir le bétail européen tout en réduisant à l’indigence les Argentins.
Nous sommes bien loin, soudain des bienfaits avérés des OGM dont les médias nous rabattent complaisament les oreilles depuis une semaine…

Nous avons surtout un bon aperçu de ce que le libéralisme construit réellement, de ce vers quoi nos dirigeants nous font cheminer comme du bétail : une société féodale dont l’avènement repose sur le démentèlement des systèmes de régulation sociale.

Avec une poignée d’années d’avance, ce que nous montre le laboratoire sud-américain, c’est la destruction programmée de la classe moyenne, destruction par la paupérisation généralisée et par la faim.
Car l’immense masse de la classe moyenne, c’est effectivement ce qui sépare la classe possédante du pouvoir sans partage, de l’accumulation des biens et des capitaux sans limite.
Loin d’avoir prospéré sur les cendres de la lutte des classes, le libéralisme en est l’expression la plus sauvage et la plus brutale, en ce qu’il poursuit l’élimination de la classe moyenne et la mise sous le fouet de ce qui restera des classes laborieuses. C’est le retour au XIXème siècle le plus inhumain, comme l’illustre cette citation du "Grand bond en arrière" reprise par Jean :

« Quand les pauvres sont rendus misérables, leur nombre diminue. Le secret est connu de tous les tueurs de rats. Une méthode plus rapide encore consisterait à employer l’arsenic »
Thomas Carlyle [5]

On peut évidemment penser que nous en faisons trop, que nous choisissons de forcer le trait, de prendre des poses dramaturgiques pour mieux éveiller les consciences emdormies dans la torpeur de l’été et le brouhaha du néant médiatique.

Mais avec seulement quelques années d’avance sur nous, l’Amérique du Sud nous permet enfin d’apercevoir ce qui nous attend au bout du chemin libéraliste.

Et ce que l’on y voit devrait vous glacer d’effroi !

Pour avoir enfin de l’information sur l’Amérique du Sud, découvrez le site du RISAL : Réseau d’Information et de Solidarité avec l’Amérique Latine

Retrouvez aussi les articles récents de RISAL dans les sites syndiqués sur Altermonde

[1] extrait de , Emission Des Sous…et des Hommes du 14 Mai 2004 sur AligreFM

[2] L’héritage libéral en Amérique Latine

[3] Argentine : du grenier mondial à la faim généralisée

[4] idem

[5] Autisme « raffarinesque »

46 réponses
  1. Eric
    Eric dit :

    Ce qui doit nous glacer le sang, c’est l’idée de voir un jour un homme comme Chavez prendre les pleins pouvoirs et nous conduire dans la meme impasse qu’ont ete conduit les pays de l’europe de l’est. Il y a dans ces pays là les discours, les effets d’annonces, mais il y a aussi tous les symptomes d’une veritable dictature qui se met en place

    Répondre
  2. bruno
    bruno dit :

    Moi, j’aimerai bien que l’on emploie un peu plus le mot capitalisme au lieu de libéralisme.

    Parce que, hein, être antilibéral sans dire que l’on est anticapitaliste, cela veut dire, finalement, qu’on n’est pas hostile à un capitalisme antilibéral, et en quoi le problème urgent de l’existence de l’espèce humaine serait résolu ? Je veux dire, la finitude des ressources (énergie, eau, métaux, sols, etc.), l’augmentation de l’effet de serre, etc.

    Bon sang, il faut changer d’horizon. Ce n’est pas avec de vieilles lunes que l’on crée les utopies de demain (comme la décroissance). Les gens sentent bien qu’il faut arrêter tout ça, pourquoi croyez vous qu’il n’y a pas un raz de marée vers cette "gauche antilibérale" ?

    Répondre
  3. bruno
    bruno dit :

    Moi, j’aimerai bien que l’on emploie un peu plus le mot capitalisme au lieu de libéralisme.

    Parce que, hein, être antilibéral sans dire que l’on est anticapitaliste, cela veut dire, finalement, qu’on n’est pas hostile à un capitalisme antilibéral, et en quoi le problème urgent de l’existence de l’espèce humaine serait résolu ? Je veux dire, la finitude des ressources (énergie, eau, métaux, sols, etc.), l’augmentation de l’effet de serre, etc.

    Bon sang, il faut changer d’horizon. Ce n’est pas avec de vieilles lunes que l’on crée les utopies de demain (comme la décroissance). Les gens sentent bien qu’il faut arrêter tout ça, pourquoi croyez vous qu’il n’y a pas un raz de marée vers cette "gauche antilibérale" ?

    Répondre
  4. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Disons que pour moi, le libéralisme est la forme financiarisée du capitalisme moderne.
    De par sa philosophie protestante, le capitalisme prône l’accumulation des biens pour l’accumulation. Il ne se fixe pas d’autres objectifs : le profit comme preuve deson éligibilité divine. C’est une pensée profondément inégalitariste.

    En se financiarisant, le capitalisme a perdu toute mesure et son horizon s’est encore rappoché du nez de ses principaux zélateurs!

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  5. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Ceci dit, le fait que Chavez a obtenu le droit de légiférer par ordonnance ne me plait pas beaucoup.
    Nous voici devant le vrai paradoxe de la démocratie : la fin justifie-t-elle les moyens. Faut-il, pour sauver la démocratie, la mettre sous le boisseau, le temps d’empêcher les réactionnaires anti-démocratiques de foutre tout ton travail par terre? Ou faut-il laisser les anti-démocrates prendre le pouvoir, même si c’est par les urnes?
    Rappelons qu’Hitler est lui-même sorti des urnes.

    Franchement, je n’ai pas de réponse.

    Répondre
  6. mc
    mc dit :

    Une majorité de gens est aujourd’hui consciente que l’ultra-libéralisme nous entraîne vers une catastrophe, genre "faire un grand bond en avant quand on est déjà au bord du gouffre".

    Par contre, l’idée que le libéralisme, puis l’ultra-libéralisme sont l’inévitable aboutissement du capitalisme n’est pas aussi claire pour la plupart d’entre nous.

    Il y a là un travail de recherche, de réflexion, de généralisation des débats à faire entre nous et auprès du public. Il ne suffira pas d’affirmer pour convaincre.

    Répondre
  7. MC
    MC dit :

    Qui a, actuellement "les pleins pouvoirs" au Venezuela?

    Il y a un excellent bouquin de Maurice Lemoine, pro-Chavez sans sectarisme, intitulé "Chavez presidente!"
    Ce gros truc de 800 pages mais qui se lit comme un roman permet de comprendre pourquoi les "pleins pouvoirs".
    Actuellement , au Venezuela, les médias privés contrôlent de façon presque totale l’info dans le pays, et les milices des propriétaires de latifundias (des milliers d’hectares en friche, appartenant parfois à l’Etat mais accaparées illégalement) résistent par des assassinats aux paysans qui tentent de s’approprier quelques hectares pour survivre.

    Le gouvernement de Chavez, s’il reste impuissant face à ces exactions (et il y en a d’autres) finira par perdre le soutien du peuple qui lui a fait confiance.

    Ce qui arrangerait bien certains, dans et hors du pays.

    Répondre
  8. MC
    MC dit :

    Qui a, actuellement "les pleins pouvoirs" au Venezuela?

    Il y a un excellent bouquin de Maurice Lemoine, pro-Chavez sans sectarisme, intitulé "Chavez presidente!"
    Ce gros truc de 800 pages mais qui se lit comme un roman permet de comprendre pourquoi les "pleins pouvoirs".
    Actuellement , au Venezuela, les médias privés contrôlent de façon presque totale l’info dans le pays, et les milices des propriétaires de latifundias (des milliers d’hectares en friche, appartenant parfois à l’Etat mais accaparées illégalement) résistent par des assassinats aux paysans qui tentent de s’approprier quelques hectares pour survivre.

    Le gouvernement de Chavez, s’il reste impuissant face à ces exactions (et il y en a d’autres) finira par perdre le soutien du peuple qui lui a fait confiance.

    Ce qui arrangerait bien certains, dans et hors du pays.

    Répondre
  9. les marques
    les marques dit :

    sur le vénézuela , et d’autres, ne pas se retrouver dans le paradoxe Brésilien ou les féodalités locales défont ce que fait le pouvoir central, c’est l’une des raisons du piège Chavez …
    Par contre Anne , c’est pas un jounaleux de libé, c’est un honorable correspondant du monde le monsieur 😀
    Ne rien faire et permettre à quelques petits bourgeois de vivre "leur démocratie" en laissant l’immense majorité dehors, comme aux USA ???
    chuis comme toi, agnés, chais pas …
    Bravo quand même pour ton "art d’accomoder les restes" …

    Répondre
  10. chris
    chris dit :

    je m’en vas scandaliser mais je pense que Risal se trompe (un peu )parce que ses analyses sont purement theoriques ou journalistiques …c’est un peu comme sur mon sujet carceral chez Renov .

    j’adore par exemple Eschyle ,remarquable documentaliste et analyste sur Actu mais j’imagine quelqu’un derriere son bureau ou flanant dans une bibliotheque .

    si tu interroge un etudiant ou un touriste mexicain en france sur son pays a moins de tomber sur un aventurier ,;la plupart vivent au rythme des telenovelas ,entendent bien parler de fusillades au coin de rue ,mais evitent en general le sujet parce que ca les derangent d’en parler ,ca les effraie trop ,ont parfois honte aussi car sont tres nationalistes .

    idem pour le Venezuela , pourquoi dire que les dernieres plus grosse prises de cocaine en espagne arrivait du venezuela , pour la gauche anti liberale c’est mieux de parler des scoops a caracas .

    ou je serais d’accord avec Agnes ,c’est que ce continent est le laboratoire de notre propre destin ……ultra liberaux ,quand vous aurez nettoyer le code dui travail ,reduit les pauvres a eux memes …alors vous constaterez la formidable capacité du capitalisme a se durcir sous la forme d’une Kalach et de la violence a la place de la democratie .

    il ya deux voies possibles a suivre aujourd’hui en amerique latine ,le chavezisme ,voir en quoi ,il debouchera et le mexique ou la colombie ,de voir comment il regleront leurs problemes d’hyper liberalisme .

    mais nous avons plus pres en terme d’evolution liberale dure la sicile !!!
    et l’espagne en moindre !

    sans compter nos nouveaux amis Bulgare et Roumain !

    Répondre
  11. les marques
    les marques dit :

    par contre , je pense que tu minimise le role des imprécateurs du FMI et de la Banque Mondiale, qui sont les évangélistes du néo-libéralisme … en afrique comme amérique latine et ailleurs …

    Répondre
  12. galunto
    galunto dit :

    Bonjour Agnès

    Pour te donner quelques éléments de réponse à ta question "La fin justifie-t-elle les moyens ?", je te renvoie à un texte de François Brune qui se pose cette question dans le champ de la communication, pour au final déconstruire la notion même de communication et avancer des pistes de réflexions intéressantes.

    http://infokiosques.net/imprimersan

    Répondre
  13. Fred
    Fred dit :

    @8 (Agnès)

    Non, Hitler n’est pas sortit des urnes du tout. C’est ridicule. Il est le fruit de la misère et l’humiliation d’un peuple. c’est très différent.

    Hitler n’est que le fruit du désespoir.

    Répondre
  14. Grabuge
    Grabuge dit :

    @ Fred

    Oulah !
    Un peu de précision par pitié !

    1er tour des présidentielles le 13 mars 1932 :
    Hindenburg : 49,6 %
    Hitler : 30,1 %
    Thaelmann : 13,2 %
    Duesterberg : 6,8 %

    2nd tour des présidentielles le 19 avril 1932 :
    Hindenburg : 53 %
    Hitler : 36,8 %
    Thaelmann : 10,2 %

    Législatives du 31 juillet 1932 :
    37% pour le PNS d’Hitler et 230 sièges au Reichstag sur les 608, soit pas la majorité absolue mais le premier parti en sièges.

    Re-législatives du 6 novembre 1932 vu le blocage des institutions :
    Le PNS perd 2 millions de votes et 34 sièges mais reste le parti le plus puissant du Reichstag.

    Du coup, Hindenburg lui offre la chancellerie le 30 juillet 1933.
    On connaît la suite…

    De là à dire qu’Hitler n’est pas sorti des urnes, il y a quand même une marge.
    Certes, il n’a jamais fait plus de 37% à des élections mais il n’est pas arrivé au pouvoir par un coup d’État.
    Et 37%… ben c’est pas une paille non plus !

    J’en connais et non des moindres qui auraient été ravis de faire plus de 30% des voix un certain 21 avril…

    Répondre
  15. Fanette
    Fanette dit :

    Agnès,

    voici une info qui n’a suscité aucune réaction des français, je ne comprends pas, le CPE a soulevé des foules entières et devant le projet de Sarkozy de vouloir imposer un contrat unique, les gens n’en pensent rien, c’est pas possible ! Ils sont anesthésiés ou trop préoccupés à faire les soldes ?

    C’est scandaleux de laisser faire, aucun média n’a mis cette info à la une alors que c’est primordial !!
    http://fanette316.typepad.fr/absolu

    qu’en penses tu ?

    Répondre
  16. Fanette
    Fanette dit :

    Agnès,

    voici une info qui n’a suscité aucune réaction des français, je ne comprends pas, le CPE a soulevé des foules entières et devant le projet de Sarkozy de vouloir imposer un contrat unique, les gens n’en pensent rien, c’est pas possible ! Ils sont anesthésiés ou trop préoccupés à faire les soldes ?

    C’est scandaleux de laisser faire, aucun média n’a mis cette info à la une alors que c’est primordial !!
    http://fanette316.typepad.fr/absolu

    qu’en penses tu ?

    Répondre
  17. chris
    chris dit :

    @fanette

    un probleme d’esperance sans doutes .

    Sarkozy n’est plus aujourd’hui qu’un projet donc ils n’ont pas besoin de descendre dans la rue ,le vote étant dans 100 jours .

    ensuite dans ce vote ,il y aura divers degrés de mensonges et de naivetés qui s’accoupleront selon les angoisses collectives ……c’est aussi cela une election ,un moyen de rebondir pour l’etablisment .
    en fait ,ils veulent tous que ca change mais a des degrés divers ,le jeune cadre en poste pense que sarko va l’enrichir enfin ,le couple de profs va etre prudent et votera Sego ,ya le credit de la maison et les enfants ..les desesperés rien a perdre voteront Lepen pour que ca casse ,les antiliberaux anti croissance voteront par illumination divine et se diviseront sur des votes extreme gauche .

    une democratie n’ a rien de genereux et d’altruiste ,on vote d’abord par rapport a sa situation et un tout petit peu par ideologie .

    Répondre
  18. chris
    chris dit :

    @fanette

    un probleme d’esperance sans doutes .

    Sarkozy n’est plus aujourd’hui qu’un projet donc ils n’ont pas besoin de descendre dans la rue ,le vote étant dans 100 jours .

    ensuite dans ce vote ,il y aura divers degrés de mensonges et de naivetés qui s’accoupleront selon les angoisses collectives ……c’est aussi cela une election ,un moyen de rebondir pour l’etablisment .
    en fait ,ils veulent tous que ca change mais a des degrés divers ,le jeune cadre en poste pense que sarko va l’enrichir enfin ,le couple de profs va etre prudent et votera Sego ,ya le credit de la maison et les enfants ..les desesperés rien a perdre voteront Lepen pour que ca casse ,les antiliberaux anti croissance voteront par illumination divine et se diviseront sur des votes extreme gauche .

    une democratie n’ a rien de genereux et d’altruiste ,on vote d’abord par rapport a sa situation et un tout petit peu par ideologie .

    Répondre
  19. Fanette
    Fanette dit :

    Je sais bien que vous avez raison, mais je ne comprends qu’on puisse en rester là, contrairement à ce que vous dites, j’ai le sentiment que Sarko passera quand même, à croire que certains aiment bien être roulés dans la farine, c’est regrettable !! bon week end quand même !

    Répondre
  20. harmakhis
    harmakhis dit :

    @fanette

    Aucun média ne parle des choses "dangereuses" pour le Sarkôme Brothers Camp. pour la simple et bonne raison que ce sont eux qui font les médias, les nourissent et leurs permettent de vivre bien grassement (le lapsus sur le temps de cerveau disponible sur TF1 n’etait qu’un exemple du mépris des médias pour le peuple) sur notre dos, les chiens ne faisant pas des chats étant donné la considération qu’ont les politiques pour nous tu comprends que les médias pensent de la même façon, la collusion média/politique à toujours été et restera meme apres un ségo-show ou un horror-sarko…

    @chris

    le jeune cadre que je suis n’attend pas sarko pour s’enrichir, d’ailleurs comme le dit Agnès, plus je travaille moins je gagne, et il ne me suffit pas de voter pour que ça change, étant donné que je garde mon intégrité face à mes différents patrons en sortant plutot la tronçonneuse que la langue bien rapeuse… ce qui ne me vaut bien sur aucune augmentation, et les bénéfices allant directos dans les poches des actionnaires il ne faut pas s’attendre à ce que j’en voie la queue d’un pissenlit….

    bref, on se repete mais ce ne sont pas les politiques qui font les patrons mais les patrons qui font la politique ( entendez industriels), il n’y a qu’a voir comment s’est passé le débat sur la DADVSI et les interventions de lobbys en tout genre pour nous en mettre encore plein la poire.

    donc que ce soit l’un ou l’autre nous n’aurons pas mieux, mais eventuellement pire, ou moins pire dans le meilleur des cas.

    Et de l’ouvrier au cadre, tout enrichissement personnel dependra de votre capacité à ranger votre intégrité au placard ou bien à rester vous même.
    Personnellement, je ne saurais meme pas quoi voter étant donné qu’aucun politique ne fera bouger les choses dans le sens du peuple, seul le peuple à mon sens pourra faire bouger les choses contre les politiques et leurs volontés (ultra)libérales

    Répondre
  21. harmakhis
    harmakhis dit :

    @Agnes

    comment veux tu qu’un peuple ne soit pas désespéré quand on l’emmene dans une barque vouée a devenir un sous marin dans le seul but de le noyer sous une mer de soucis, de craintes afin de le rendre des plus docile et maléable au gré des aléas de la bourse?

    Répondre
  22. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Bravo!!! Une citation fort à propos.
    Justement, cela fait quelques jours que je réflécis au fait que les affaires pourrissent notre République sans que jamais le mot corruption ne face irruption dans le débat public.
    Je ne vous apprends rien en vous répétant que les mots sont importants… et leur omission l’est parfois encore plus!

    Je pense que notre démocratie est en train de crever de corruption généralisée!

    Répondre
  23. Lory Calque
    Lory Calque dit :

    C’est Cavanna qui avait cette phrase lapidaire:

    "L’étape ultime du capitalisme, c’est la mafia".

    L’ultra-libéralisme organisé en gangstérisme, pour dire les choses à la manière d’aujourd’hui.

    Ce qui nous ramène à la "Résistible ascension d’Arturo Ui" de B.Brecht…

    Répondre
  24. Lory Calque
    Lory Calque dit :

    C’est Cavanna qui avait cette phrase lapidaire:

    "L’étape ultime du capitalisme, c’est la mafia".

    L’ultra-libéralisme organisé en gangstérisme, pour dire les choses à la manière d’aujourd’hui.

    Ce qui nous ramène à la "Résistible ascension d’Arturo Ui" de B.Brecht…

    Répondre
  25. harmakhis
    harmakhis dit :

    @Lory

    Gardons la "positive attitude" avec Lory, et repensons à ces patrons voyous qui ont des "golden parachutes" et des "golden hello", des millions d’euros quand ils arrivent, encore des millions quand ils partent, même après avoir mis le boxon dans leur boite et échoué…tu parlais de mafia et de gangsterisme? je crois que l’on en a de bons exemples de plus en plus régulièrement…
    quel employé, meme modele, touche des millions d’euros apres s’etre fait lourdé pour raison économique ou pour toute autre erreur commise ou non? les prudhommes regorgent de salariés floués…

    je rejoints donc lory, nous y sommes

    Répondre
  26. chris
    chris dit :

    @lory
    je ne connaissais pas cette citation de cavanna mais je la fais mienne , toute ma vie ,mes experiences m’ont amener a ce meme constat .
    d’ailleurs c’est marrant ,je racontais sans savoir , une partie de ma vie sur Renovation democratique et comment a un moment carceral de ma jeunesse , j’opta pour le capitalisme au lieu du banditisme qui m’attendait .

    puis ensuite partout ou j’ai posé les pieds en amerique latine ,j’ai vu ce meme constat .

    les mesquines ambitions personnelles d’un sarkozy ne deboucheront que sur cela ..la Russie de poutine .

    @Harmakhis

    content de rencontrer un jeune cadre "lucide" alors …comme moi , je dois etre un capitaliste lucide .

    @fannette

    j’espere vraiment me tromper sur mon sinistre constat sur la democratie ……pour la constitution europenne ,c’etait simple ,on s’est mobilisé et ca a marché mais la ,c’est plus complexe ..ya le probleme du candidat !!!!!

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  27. harmakhis
    harmakhis dit :

    @agnes

    merci Agnes

    je sais pas si c’est de la corruption mais en tout cas pour 100% du copinage, du lobbying a fond les manettes et du trafic d’influence pour le moins, mais a part mettre tous ces "vieux" politicards à 80% septuagénaires dehors et mettre des jeunes du peuple a la place je vois pas comment arranger tout ça, c’est vrai quoi nous a 60 ans faut qu’on arrete de bosser (de toute façon depassé 50 on veut plus de nous…) et eux a 70 ils commencent juste, comment veux tu que des gens qui ont une génération de retard sur leur temps puissent etre en phase avec le peuple?

    en tout cas comme tu l’as déja soulevé il y’a au moins "entente sur les tarifs appliqués"(le chomage de masse fait pression sur les salariés pour baisser les couts salariaux) entre les grands industriels et nos Sarkomes Brothers.

    Curieusement on reproche aux operateurs mobiles de s’entendre sur leurs parts de marchés quitte a leur coller des amendes records, mais pas aux politiciens/patrons voyoux de se mettre d’accord sur la casse sociale…

    étrange….

    Répondre
  28. harmakhis
    harmakhis dit :

    @agnes

    merci Agnes

    je sais pas si c’est de la corruption mais en tout cas pour 100% du copinage, du lobbying a fond les manettes et du trafic d’influence pour le moins, mais a part mettre tous ces "vieux" politicards à 80% septuagénaires dehors et mettre des jeunes du peuple a la place je vois pas comment arranger tout ça, c’est vrai quoi nous a 60 ans faut qu’on arrete de bosser (de toute façon depassé 50 on veut plus de nous…) et eux a 70 ils commencent juste, comment veux tu que des gens qui ont une génération de retard sur leur temps puissent etre en phase avec le peuple?

    en tout cas comme tu l’as déja soulevé il y’a au moins "entente sur les tarifs appliqués"(le chomage de masse fait pression sur les salariés pour baisser les couts salariaux) entre les grands industriels et nos Sarkomes Brothers.

    Curieusement on reproche aux operateurs mobiles de s’entendre sur leurs parts de marchés quitte a leur coller des amendes records, mais pas aux politiciens/patrons voyoux de se mettre d’accord sur la casse sociale…

    étrange….

    Répondre
  29. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Il fallait entendre : travailler plus pour faire gagner plus.

    Le sens d’une phrase, ça tient à tellement peut de chose, finalement.

    Une que j’aime bien et dont je regrette qu’elle ne soit pas de moi : L’avenir appartient à ceux qui ont des employés qui se lèvent tôt!

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  30. harmakhis
    harmakhis dit :

    @chris

    on va dire plutot que "cadre lucide", "employé lucide", parce qu’au gré du vent et des tempetes boursieres les patrons successifs peuvent plus ou moins "m’encadrer" et me donner ce statut autrefois signe de reconnaissance, aujourdhui plutot sinonyme de "larbinitude" comme dirait Ségo…

    en tout cas, si la bourse a progressé de +63% en peu de temps, mon salaire à moi a pas suivi la meme courbe ascendante, tout au plus 0,63%, question de virgule flottante sans doute…mais par contre j’ai bossé +63% aussi…curieux non?

    aaaah le fameux "travailler plus pour gagner plus"…..

    Répondre
  31. harmakhis
    harmakhis dit :

    @chris

    on va dire plutot que "cadre lucide", "employé lucide", parce qu’au gré du vent et des tempetes boursieres les patrons successifs peuvent plus ou moins "m’encadrer" et me donner ce statut autrefois signe de reconnaissance, aujourdhui plutot sinonyme de "larbinitude" comme dirait Ségo…

    en tout cas, si la bourse a progressé de +63% en peu de temps, mon salaire à moi a pas suivi la meme courbe ascendante, tout au plus 0,63%, question de virgule flottante sans doute…mais par contre j’ai bossé +63% aussi…curieux non?

    aaaah le fameux "travailler plus pour gagner plus"…..

    Répondre
  32. harmakhis
    harmakhis dit :

    remarque quand je travaille moins je gagne toujours pareil que quand je travaille plus, donc pourquoi se forcer finalement?
    revaloriser le travail? pourquoi faire? si c’est en revalorisant les salaires pourquoi pas, mais dans ce cas c’est sur que ça fera de moins beaux chiffres aux actionnaires…
    mettons le smic a 1500E et je suis sur qu’il y’aura moins de chomeurs tout de suite….

    Répondre
  33. chris
    chris dit :

    @harmakhis

    ouai ,c’est clair !!!!

    je me souviens d »une enquete qui avait eu lieu en banlieue qui disait que 100 % des gars etaient pret a abandonner le deal illico , se lever d’un coup a l’aube ….si le batiment proposait un job a 2000 euros net !!!!!!

    si l’on compare aux prix de l’immobilier neuf aujourd’hui ,on se dit que ?

    moi la derniere fois que j’ai mangé dans un resto ouvrier pres d’un grand chantier d’immeubles en construction ….en fait ,y avait un brouhaha de langues slaves incroyables dans l’endroit …j’interroge la serveuse qui me dit , jetez un oeil aux fourgons de locations dehors ,y vivent dedans ….sacré Borloo ,va !!!!!

    zavez dit mafia ,mais non !

    Répondre
  34. bayrouille
    bayrouille dit :

    bon allez pas de catastrophe : j’ai questionné autour de moi, pas mal d’amis très libertaires mais pas du tout repérés par les RG (bien sous tout rapport, comme moi haha) : ils vont voter bayrou, moi itou… nous les mettons tous à 13% ensuite nous mettons nos voix aux enchères pour les législatives, car tous les partis ont besoin de se réfomer, notamment cette gauche platonicienne, certes sympa mais quand même trop puritaine : elle qui devrait faire entendre combien coûte la santé, l’éducation, l’écologie, l’épanouissement relationnel, environnemental et culturel de chaque indicidu etc etc et combien la mutualisation ne pourra disparaître du vocabulaire. Nous devons changer de civilisation, ça ne se fait pas en un clic, mais ce n’est pas une raison pour laisser croire que les systèmes inventés par les humains sont exclusifs, inéluctables etc etc…

    Répondre
  35. bayrouille
    bayrouille dit :

    et si on cassait les péremptoires julliards et si on balançait du sarcasme pour trancher dans le ton sur ton et ces camaïeux d’humanisme : de gros lézards dans la soupe, moquons-nous du hachoir dans l’onctueux ?

    proche de moi toujours… c’est le couple le plus cadre sup’ inculte et adhérent à "habitat et humanisme" qui veut mettre la grand-mère au mouroir, vote ps car il se pense "moderne" et heureusement ce n’est pas à cause d’eux que je me méfie de ce ps devenu politique de pyrex, façon royal sarcophage

    Répondre
  36. mc
    mc dit :

    Des libertaires qui vont voter Bayrou?
    Pince-moi, je rêve!
    Tu confonds peut-être libéral et libertaire?
    Ou bien tu appelles libertaires les gens qui veulent pas qu’on les emmerde, et qui ont assez d’argent pour ça?

    Répondre
  37. mc
    mc dit :

    Des libertaires qui vont voter Bayrou?
    Pince-moi, je rêve!
    Tu confonds peut-être libéral et libertaire?
    Ou bien tu appelles libertaires les gens qui veulent pas qu’on les emmerde, et qui ont assez d’argent pour ça?

    Répondre
  38. MC
    MC dit :

    @ Harmakhis:

    Pendant des années, j’ai gagné toujours pareil (mais assez pour vivre quand même) et bizarrement, la plupart du temps, je travaillais plus et mieux que ce qu’on me demandait.
    Bizarre? Mais non, simplement je me passionnais pour mon boulot, et il avait du sens pour moi.
    Dans les quelques périodes où j’ai eu une baisse de rythme, c’est quand la qualité de mon travail baissait à cause de circonstances indépendantes de ma volonté, d’où perte de plaisir et de sens.

    Mais bien sûr, pour ceux qui perdent leur vie à la gagner, il faut bien une carotte (l’argent) et un bâton (la menace) pour les faire bosser.

    Pour que la carotte "argent" soit aussi minuscule que possible, il faut que les gens aient absolument besoin de ce peu d’argent qu’on leur concède.

    Et du côté "bâton", le chômage ne faisant plus assez peur, ils ont ressorti la misère.

    Répondre
  39. royal sarcophage
    royal sarcophage dit :

    Le post 35 est un peu, beaucoup, passionnément essentialiste.

    C’est bien comme ça : thatcher a pu lire confortablement kérouac car elle au moins n’a pas froid aux yeux.

    Certains ont donc environ 40 ans de retard, tandis que d’efficaces modernisateurs du capitalisme ont su se servir de la critique artiste et beatnick…

    Yves rocher a un commerce florissant dont le marketing vend de l’authentique

    Certains effets de langue font vraiment trembler le medef, c’est certain.
    Les foules pauvres et vertueuses réclament une prison dorée du moment qu’il y a une soupe pré-digérée ?
    Pas si sûr.
    Le smiley du 37 fait les bons comptes.

    Répondre

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