Groupe d'enfants dans un atelier éducatif dans un centre commercial

La fabrique de la soumission

Groupe d'enfants dans un atelier éducatif dans un centre commercial

Animation éducative au centre commercial : quand l’envie d’apprendre n’a pas besoin de grand chose pour être stimulée.

Hier soir, je tombe sur un bout de Divergente, un film que ma fille m’a trainée voir au cinéma, comme Labyrinthe ou Hunger Games. Et je me surprends à être captivée non pas tant par l’histoire, mais par la simple dynamique de ces jeunes en action sur l’écran. Il est assez fascinant, si l’on y réfléchit deux secondes, de voir à quel point nos gosses plébiscitent des récits qui mettent en scène une jeunesse agissante alors même que nous les réduisons à l’impuissance et la soumission pendant un quart, voire un tiers de leur vie. Nous leur interdisons l’action précisément pendant la période de leur vie la plus bouillonnante et pour bien les préparer à entrer dans un mythique âge adulte, nous les parquons dans des enclaves hors du monde.

J’observe ma fille quitter définitivement les rivages de l’enfance et se cogner aux limitations extrêmes de ce que nous appelons l’adolescence, où la chose que nous cultivons probablement le plus chez ces jeunes personnes pleines d’élan, de force, d’enthousiasme et de vigueur, c’est la passivité. Je vois bien à quel point prétendre lui apprendre la vie en l’enfermant entre quatre murs et en la vissant sur une chaise l’essentiel de la journée est une vision complètement folle et carcérale de la jeunesse. On va t’apprendre la vie en t’en écartant, en t’en refusant l’accès et l’apprentissage des codes induits pendant encore de très longues années. Et plus les années d’isolement du monde seront longues et sages et plus tu pourras espérer être un élément décidant de cette société que tu ne connais pas.

Quand on demande à ces jeunes personnes ce qu’elles veulent faire dans la vie — et non pas ce qu’elles veulent faire de leur vie —, elles répondent assez logiquement qu’elles ne savent pas. Comment se déterminer par rapport à quelque chose dont on est tenu durablement à l’écart ?
Plus je regarde notre système éducatif et plus je me dis qu’il faudrait envisager un programme de réinsertion à la fin de la scolarité, exactement comme pour les prisonniers dont on a compris qu’il est plutôt contreproductif de les balancer dans la société sans les y avoir progressivement préparés.

Si je comprends l’intérêt d’une éducation poussée dans une société organique qui favorise à l’extrême la division des tâches et donc la spécialisation des rôles, je ne vois pas trop celui de le faire dans des enclaves que nous avons sanctuarisées hors de notre système social, politique, économique, etc., dans une sorte de ségrégation complète par l’âge, de mise à l’écart de tout un pan de la population, de refus de toute autonomie.

J’avais éprouvé les mêmes doutes pendant ma propre scolarité. Je m’ennuyais ferme dans cet univers clos et dont on ne peut nier la profonde carcéralité : j’étais détenue au sens propre 5 jours par semaine, dans des espaces contrôlés, sous des règles qui m’étaient imposées d’en haut et dont je n’avais pas à discuter et dans un emploi du temps strict qui déterminait même à quelle heure j’avais le droit de chier (ce qui recoupait rarement mes rythmes biologiques propres). L’une des surveillantes de l’internat (les mots sont importants, hein !) était précisément une ancienne gardienne de prison dont l’expérience était fort prisée dans mon lycée. Je l’entendais arriver de loin, précédée par le cliquetis obsédant du trousseau de clés qui ne quittait jamais sa ceinture.

À 13 ans j’avais d’autres rêves et d’autres envies que de regarder la vie passer par la fenêtre de mes salles de classe, petit rectangle d’espoir ouvert sur un monde interdit et dont on retrouve encore des croquis dans mes cahiers de l’époque. J’avais décidé de prendre mon mal en patience, d’ingurgiter toutes les connaissances inutiles et inintéressantes que l’on m’imposait, dans l’attente du moment où je pourrais m’échapper et accéder enfin aux savoirs qui m’intéressaient réellement.
Et c’est comme cela qu’on use ses meilleures années, celles où l’on est dévoré par une énergie débordante, des idées folles et nouvelles, des pulsions puissantes, mais aussi des soifs d’absolu, des besoins de plaire, mais aussi de faire, que l’on gaspille sa précieuse jeunesse à se consumer dans l’attente. L’attente du moment où l’on pourra enfin prendre sa vie en main, entrer dans l’action, le monde agissant et travaillant.

Et de se rendre compte à ce moment-là qu’on nous reproche de n’avoir aucune expérience de la vie, tout comme on nous reprochera ensuite de n’avoir pas commencé à travailler plus tôt et comme on nous reprochera enfin de n’être plus assez fringants pour la machine à produire alors que nous ne serons même pas à la moitié du nombre d’années que nous devons à la société pour ses mauvais traitements de notre enfance.

Bien sûr, lire le point de vue d’Ivan Illich sur la question de l’école et de l’éducation m’a beaucoup aidée à en remettre en question la toute-puissance dans la structure actuelle de la société. Mais, finalement, s’extraire de ce conditionnement devrait nous être plus facile, tant il nous impose des injonctions contradictoires et des doubles contraintes indépassables : sois autonome dans l’obéissance, sois responsable dans la soumission, sois actif dans l’incarcération, sois expérimenté en entrant dans le monde, sois décidé dans l’ignorance de la vie.

L’école enferme, l’école gave de connaissances qui ne sont ni demandées ni désirées, évacue et prive de celles qui éveillent la curiosité, trie, sélectionne en fonction de savoirs et d’aptitudes qu’elle se garde bien de transmettre, contrôle l’énergie des jeunes générations dont les générations anciennes et fatiguées craignent exubérance, la puissance et la vitalité.
Le seul moment où l’on se rappelle que la jeunesse est puissante, active et efficiente, c’est au moment de l’envoyer faire la guerre pour protéger nos intérêts de vieux culs ridés. La force irrésistible de l’élan de jeunesse, sa soif d’apprendre et d’agir, sa révolte inhérente à la force avec laquelle on la contient, c’est bien là ce que les régimes totalitaires savent le mieux embrigader et canaliser pour prendre le pouvoir.

Bien sûr, je ne perds pas de vue le motif initial du principe de scolarité : instruire le plus grand nombre pour réduire les inégalités, améliorer la formation des citoyens, le niveau des travailleurs et protéger les plus faibles de l’exploitation. Mais pourquoi concentrer tout l’effort sur les jeunes âges alors qu’à l’école de la vie, on ne doit jamais cesser d’apprendre et de s’adapter ? Pourquoi le faire en isolant les apprenants du reste de la société ? Pourquoi rendre la sanction scolaire aussi définitive, car passé cette limite, votre titre ne pourra plus être échangé ?

Au final, on confiera les clés de la société à ceux qui ont obéi et attendu le plus longtemps possible, à ceux qui ont passé toute leur vie dans un système totalement hors de la société et de la vie réelle de l’immense majorité des gens et on ne laissera aucun aller-retour se faire entre l’école de la vie et celle du savoir académique, sauf pour quelques chanceux triés sur le volet qui accèderont à des formations de pointe chichement dispensées.

Et l’on s’étonnera de la sclérose intellectuelle, de la déliquescence politique, du manque de perspective, d’imagination, d’élan, d’une société qui consacre le plus gros de ses ressources à exclure le plus grand nombre de personnes possible de son fonctionnement, à commencer par sa jeunesse.

242 réponses
  1. José
    José dit :

    Chère Agnès

    C’est très bien de critiquer le systeme.. et c’est assez facile
    Maintenant il faut construire.
    Quelles solutions ? quelles alternatives ? comment effectuer la transition ?
    Comment devrait être l’école ? quelle durée ?
    Détailler la liste des choses à apprendre qui ne le sont pas…etc

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    • Agnès Maillard
      Agnès Maillard dit :

      L’injonction paralysante à devoir sortir une solution de son cul avant même d’avoir fini de poser les bonnes questions… in fine, injonction à cesser de remettre les choses en question, puisqu’on n’a pas de solution à sortir de son cul au débotté.

      Je crois en l’intelligence collective et je me méfie de plus en plus de ceux qui détiennent les vérités et les solutions.
      Les solutions, ça se construit à partir du moment où l’on commence les remises en question.

      Pour moi, on peut commencer par demander leur avis aux gosses. La plupart aime l’école… en tout cas au début. Pratiquement tous aiment apprendre, sont curieux, avides de savoir, d’expérimentations.

      L’apathie vient en s’ennuyant.

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      • Marine
        Marine dit :

        Les enfants qui « aiment » l’école n’imaginent même pas qu’un autre choix est possible.
        Demander à des enfants qui n’y vont pas ou plus ou mieux qui n’y sont jamais allés, s’ils envisagent une seule minute de vivre 10 ans minimum, 8h/jour, 5 jours/7 dans un espace et un temps contraint… pour « apprendre »… et ils feront comme font les miens, ils vous répondront « on apprend quoi lorsqu’on est enfermé? »

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    • Jean-no
      Jean-no dit :

      @José : ça, c’est le plus grave des problèmes, car il a déjà sa solution. Comenius, Rousseau, Jacotot, Pestalozzi, Montessori, Piaget, Illich,… L’histoire regorge de gens qui ont réfléchi à l’éducation, et je ne cite pas les antiques, les arabes ou les pédagogues modernes.
      Donc les idées sont déjà là, mais rien n’avance, la force d’inertie du système est monstrueuse, d’autant que tout le monde est d’accord : politiques, institution scolaire, parents,…
      La peur de l’adolescent et de sa liberté, qui est évoquée ici, est une piste pour comprendre le problème.
      Sans dire « il faut ceci ou cela », je me souviens avoir vu en Norvège des écoles qui n’avaient aucun mur, aucune clôture, aucune barrière.

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    • Un partageux
      Un partageux dit :

      José,

      Construire ? Vous n’y pensez pas ! Ce qu’il faut c’est d’abord détruire !

      À la question d’Agnès : « pourquoi concentrer tout l’effort sur les jeunes âges alors qu’à l’école de la vie, on ne doit jamais cesser d’apprendre et de s’adapter ? » deux écoles de Charente apportaient une réponse. Il fallait être majeur et avoir travaillé au moins deux ans pour pouvoir y entrer. Côté diplômes on y passait le bac ou son équivalent et une kyrielle de BTS. Ces deux écoles avaient été ouvertes par des gens de la mouvance autogestionnaire. Ces gens parlaient « d’émancipation de la classe ouvrière » et autres billevesées. Elles relevaient du ministère du travail et emploi et non de l’éducation nationale.

      Elles ont refusé de jouer le jeu et ont préféré fermer lorsque, sous la pression, l’État a décidé d’en faire des « zentreprises soumises à la concurrence libre et non faussée ». Ah j’ai oublié de vous dire qu’il s’agissait d’écoles dites « privées » bien que n’ayant rien à voir avec une quelconque religion. Des zenseignants du public, tristes sires, ont applaudi ces fermetures.

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  2. bruzbros
    bruzbros dit :

    Il y aurait beaucoup à dire sur ce sujet. IL est vrai qu’il est aisé, et ce depuis Foucauld de dire que l’école est contrainte, et qu’on pourrait utiliser l’énergie des élèves. L’analyse se tient.
    Mais.

    Mais je trouve que c’est pointer comme responsable l’école, alors qu’elle n’est que le reflet de la société française, et même l’outil que cette même société s’est construit. On pourrait limiter le nombre d’heure de cours des élèves, pour les mettre plus en activité. Mais qui alors pour les encadrer ? En Allemagne, ce sont les mères qui limitent leur temps de travail pour s’occuper des enfants l’après midi.

    On pourrait trouver des formes d’enseignement plus centrés sur les intérets des élèves. Mais pour bien faire, il faut moins d’élèves par classe, ou plus de profs par classe plutôt. Et au final, qu’est ce que la société développent chez les élèves comme intérêts ? Il est surprenant de voir le manque d’imagination des élèves des classes populaires avec lesquels je travaille. Des années de TF1 et la pratique assidue de facebook n’aide pas à être capable d’être acteur de son apprentissage de manière spontanée.

    C’est donc bien à l’école de porter une ambition pour les élèves, quitte à les forcer un peu au delà de ce que le capitalisme, dans son acception culturelle, les laisse imaginer pour eux.

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    • Agnès Maillard
      Agnès Maillard dit :

      Mais pourquoi des classes? Et pourquoi à plein temps? Le problème est mondial, même si pour beaucoup, la seule alternative pour l’instant proposée à l’incarcération scolaire c’est l’esclavage! Les gosses des classes populaires, déjà enfermés dans des manques de perspectives, dans des quartiers enclavés, dans des écoles de seconde zone où l’on pratique la ségrégation sociale sans le dire, privés de la plupart des stimuli dont jouissent «naturellement» les enfants des classes aisés ont effectivement comme une certaine apathie devant ce qu’on leur propose impose!

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      • Tchaf
        Tchaf dit :

        C’est marrant, Maria Montessori a exactement la même phrase que vous dans un de ses bouquins… sauf que c’est à l’envers: dans son observation à elle, ce sont les enfants des classes favorisées qui sont apathiques car on les empêchent de développer leurs connaissances en les enfermant dans un rôle d’enfant, qui n’a accès qu’a des objets spécifiques (jeux/jouets) pauvres de sens, et ne peut donc apprendre en imitant l’adulte, car cela lui est interdit. Elle trouvait au contraire plus de vivacité et de joie chez les enfants pauvres laissés à eux-mêmes – donc libres d’expérimenter-

        On pourrait, mais il faudrait réfléchir, se dire qu’aujourd’hui l’enrichissement de la population fait que ce défaut, qui était réservé aux riches, devient commun, tandis que les riches aujourd’hui, se différencient à leur tour en cherchant des pédagogies anciennement de « pauvres », revisitées.

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        • Jean-no
          Jean-no dit :

          @Tchaf : l’image (je ne vais pas dire le mythe, car à mon avis ça reste parfois exact sous d’autres latitudes) du pauvre vigoureux opposé au riche apathique se perd un peu, et la sociologie montre que les gens très riches vont au sports d’hiver, à la mer, etc., et ont un corps mieux développé et moins contraint que les pauvres, qui du reste ne traînent plus dans les rues – enfin c’est devenu un sujet policier et qu’on enferme dans des écoles qui, avant tout, servent à contraindre le corps. On a inventé l’école pour tous au moment où il fallait bien un moyen pour garder les enfants dont les parents travaillaient à l’usine…

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          • Tchaf
            Tchaf dit :

            Comme je l’ai dit en entrée de mon commentaire, il s’agit d’une phrase de Maria Montessori, à prendre dans son contexte, merci.

          • Tchaf
            Tchaf dit :

            Quant à l’invention de l’école, elle date de bien avant l’usine, puisqu’il y en a déjà dans l’antiquité, et que sous l’ancien régime un nombre d’enfants relativement important pouvait être scolarisé (chez les curés): Todd et le bras citent des chiffres par régions sur ce phénomène dans un bouquin de 1980

          • Tchaf
            Tchaf dit :

            je termine en disant que je suis pour réfléchir aux phénomènes d’émancipation et à leurs contraires, mais que je pense aussi qu’il est plus efficace de le faire en partant de la réalité que d’un récit mythologique, fut-il de gauche.

          • Jean-no
            Jean-no dit :

            @Tchaf : j’ai l’impression que vous n’avez pas envie de discuter, mais l’histoire de l’école est complexe, effectivement. L’école pour tous de Jules Ferry correspond à une période très précise de l’histoire industrielle, mais il est vrai qu’on a pensé à l’éducation de masse à d’autres époques, et l’école républicaine actuelle est nettement héritière de l’éducation des jeunes enfants par les Jésuites de la contre-Réforme (qui disaient « confiez-moi un enfant jusqu’à l’âge de dix ans et il appartiendra à l’Église pour toute sa vie », ou quelque chose du genre.
            (nota : je ne suis pas de gauche – mais je suis encore moins de droite)

    • Agnès Maillard
      Agnès Maillard dit :

      Le problème des gosses des classes populaires, ce n’est pas l’école spécifiquement, ce sont les inégalités de départ.
      Et le fait que l’école n’a pas pour vocation de les réduire (elle n’en aura jamais les moyens, c’est inhérent à la nature même des inégalités et de la structure scolaire!), mais au contraire de les maintenir, voire de les creuser.
      On pourra mettre tout les moyens que l’on veut dans le système scolaire actuel, il ne pourra pas dépasser le fait que dès leur plus jeune âge, les enfants ne sont pas élevés dans des conditions équitables. Moins la société est inégalitaire dans sa structure et plus l’éducation de masse y est efficace.
      Mais cela implique que l’éducation doit être un bien commun partagé équitablement entre tous, quelques soient les moyens de départ ou même l’âge des apprenants : pourquoi fermer l’école aux adultes, pourquoi en faire le sanctuaire de l’enfance? Pourquoi faire du parcours scolaire le déterminant indépassable de tout le reste de la vie?

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      • bruzbros
        bruzbros dit :

         » Pourquoi faire du parcours scolaire le déterminant indépassable de tout le reste de la vie? »

        Parce que c’est le moyen utilisé par notre société pour justifier les inégalités sociales. Les professionnels de l’éducation savent depuis longtemps les limitent du système. Mais les tentatives de faire évoluer même modestement les paradygmes sur lesquels sont construit notre système scolaire se heurtent aux usagers du service public d’éducation : les parents et les élèves veulent des notes sur 20, des moyennes, que leur enfant soient au dessus de la moyenne de classe, veulent un programme fini….L’idée de compétition pour les places est intégré à l’école, ceux qui en profitent veulent conserver ce système, ceux qui sont les dindons de la farce n’ont pas les moyens de s’en rendre compte

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  3. smolski
    smolski dit :

    @Agnès coquille : « s’extraire ce conditionnement devrait nous être plus facile » paragraphe Illich Ivan.

    @José : « C’est très bien de critiquer le systeme.. et c’est assez facile »

    Que ne le l’as-tu pas fais toi-même avant ? [je ne m’adresse pas à toi ici, mais aux « toi » qui tiennent et opposent le même mauvais début de commencement d’idées qui ne viennent jamais depuis la nuit des temps.]
    Que n’en as-tu pas déduit des propositions maintenant que la question est posée ici ?

    Exemple :
    Avec ma femme nous avons opéré de concert auprès des enfants de notre couple une école libre sans même internet à l’époque 1970..!
    Aujourd’hui, de tels écoles… pfffffffff on les voit tout autours du monde se développer. Parfois pour des contraintes de distances (US – Australie – …), parfois pour des raisons professionnelles. Dernièrement en raison des d’émigrations forcées. etc…

    Que fais-tu donc de tes yeux puisque ta pensée n’y est pas ? [idem que précédemment…]

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  4. Etienne
    Etienne dit :

    « Au final, on confiera les clés de la société à ceux qui ont obéi et attendu le plus longtemps possible, à ceux qui ont passé toute leur vie dans un système totalement hors de la société et de la vie réelle »

    T’as eu quelle clef ?

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  5. Pierre-Adrien Marciset
    Pierre-Adrien Marciset dit :

    Je suis positivement impressionné. Tant de médiocrité, tant de banalité s’écrit sur la question que l’on vient à se trouver étonné de lire un article intelligent, saisissant un support tout à fait paradoxal (cette série de films, vous le dites parfaitement, porte aux nues des héros qu’il convient de garder fictif en abrutissant avec les générations dont ils pourraient émerger), jouant l’équilibriste (le danseur de corde nietzschéen de Zarathustra) avec agilité entre la culpabilité et responsabilité (Laurent Fabius fait bien la différence, ah ah !)… Je suis positivement impressionné. Au reste il ne faut pas s’étonner d’être confronté à ces fameux « chiens de garde » qui reprocheront toujours à quiconque pose les premières pierres de la contestation de mordre la main qui l’a nourrit.

    Et ce qui est volontairement – ou non – oublié par ces gens-là, c’est précisément que critiquer le système participe d’une première démarche de son évolution. Sauf que le néo-libéralisme ayant génialement intriqué le capitalisme (société de marché individualiste organisé autour du droit d’accumulation illimitée de chacun) à l’identité, on a des nihilistes qui ne veulent surtout pas qu’on renverse le plateau. On ne peut produire de projet pour la cité, projet politique, qu’une fois l’écart entre l’action présente et l’idée mesurée. Enfin. Je m’égare : bravo pour ce brillant article.

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  6. smolski
    smolski dit :

    bruzbros : « C’est donc bien à l’école de porter une ambition pour les élèves »

    Cette pensée m’échappe totalement…
    Vous pouvez en développer l’obligation sans vous masquer derrière l’indigence des personnes démunies concernées réeelement elles ?
    Pass’que las c’est juste lutte des classes votre intervention :

    « Continuons la défaite ! Les pauvres vous l’aurez dans l’dos ! »

    ou plus expliquatif encore, après tout vous, vous z’aite instruits, vous :
    « Les bourgeois sont dans la rue. Les… pauvres… vous l’avez dans l’ ..! »

    Peut-être dans « l’baba » ..? Ah non… je trouve pas la rime… Pardon, je manque par trop de culture, des vides dansent…

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    • bruzbros
      bruzbros dit :

      Oui, je peux.
      J’ai travaillé pendant 10 ans en lycée professionnel industriel en région parisienne. Les élèves étaient donc de futurs ouvriers, mécaniciens auto, carrossiers, routiers…

      Des jeunes gens donc, qui sortaient du collège à peu près au même age que les autres, et a qui on avait dit que leur voie, ça serait de s’épanouir avec un enseignement professionnel. Ou plutôt a qui on avait faire comprendre que l’enseignement général n’était pas pour eux. Et qui devaient se fader la réalité du « monde du travail » et de la « vraie vie »bien plus tôt que les élèves du général. Qui allaient être bien plus tôt que les autres confronter aux différentes formes d’aliénation, mais qui étaient passer à coté de ce qui leur permettrait d’y faire face. Un exemple très prosaïque : comparer les prix de différents produits à l’unité, et au kilo et comprendre que certains conditionnements leur reviennent finalement plus cher n’aller pas de soi pour certains élèves d’un CAP que j’ai vu l’année dernière.

      Au final, ce sont toujours eux qui ont tendance à se faire avoir, par de faux rabais, par les petites lignes dans les contrats et par les promesses politiques.

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    • smolski
      smolski dit :

      Ok, je ne voulais pas vous interpeller, vous plus directement qu’un autre de la même fournée et je vous remercie de votre prise en considération ainsi que de votre réponse tout à fait sensée, très très sensée, même.

      Peut-être avez-vous formé les ouvriers de Pentair dans la somme ?

      L’usine dégage 4 millions de bénéfices et ferme à noël. Des centaines d’ouvriers qui ont participé à développer la richesse de l’entreprise se retrouvent à la rue, au chômage.

      Eh bien, c’est du propre ça Mr. bruzbros ! Vous ne les aviez pas avertis, rien ?
      Pas donné les outils pour le prévoir ?
      Rien ?
      Ils vont donc devoir s’en accommoder avec la formation technique reçue, tout à fait est obsolète en la matière, à noël.
      Ce noël…

      Et de plus, si le huitième élève du rang cinq des bureaux de votre classe, tout au fond de la salle, juste sous la fenêtre donnant sur la cour, près du fatidique radiateur, pensait lui que les porte-plumes étaient fait pour être oizeaux, les craies du tableau noir être falaises et que le petit train tout autours de la Terre et qui s’arrête devant les fleurs pour ne pas les écraser, que ce petit train entre en gare de sa pensée… Comment va-t’il… comment pouvait-il s’y embarquer sous votre férule ?
      Qu’est-il devenu celui-ci, arnaché comme il l’a été à vos problèmes de robinets qui fuient ?
      Le savez-vous ?

      Peut-être qu’au lieu au lieu de poete, artiste, rêveur… peut-être que, bon gré mal gré, est-il employé de surface à l’usine Pentair dans la somme, si vous l’avez par trop agacé de la magistralité de vos cours et réduit ainsi à ce qu’il ne pouvait être..?

      Je vous souhaite bien du courage pour suivre vos convictions devant les faits du quotidien, hélas.

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  7. Hypathie
    Hypathie dit :

    J’aime bien ton article, bravo. Même si je n’ai pas l’impression d’avoir vécu ma scolarité en système carcéral, alors que j’était dans une école de filles de campagne (ce qui m’a évité d’être traitée de « grosse pute » comme font, paraît-il, les garçons d’aujourd’hui dès 10 ans !), tenues par des bonnes sœurs sans diplômes qui m’ont appris à lire, écrire, compter, plus quelques rudiments de latin et d’espagnol donnés de surcroît, gratuitement parce qu’on était, mes sœurs et moi, « bonnes en français » ! C’est vrai aussi qu’on s’y est un peu emmerdées, dans notre école de répétitrices ! Mais les temps ont tellement changé, l’école n’a pas suivi, j’ai l’impression. Les élèves d’aujourd’hui ont des compétences que nous n’avions pas. Quelque fois pour le pire, mais aussi, j’espère, pour le meilleur :))

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    • Agnès Maillard
      Agnès Maillard dit :

      Attention! J’ai A-DO-RÉ l’école, ne serait-ce que parce que ça me sortait d’une réalité familiale et sociale fort peu rieuse. J’ai été très bonne élève et j’en ai profité. Mais déjà, à l’époque, je remarquais le processus sélectif (difficile de rater cette violence avec les classements) et surtout exclusif, avec le dénigrement des compétences et talents des cancres. J’avais des potes cancres que je trouvais très doués… mais pas de la manière valorisée par l’école, ce qui me semblait déjà complètement dément. Mais à l’époque, l’école était effectivement ma seule porte de sortie, je ne l’aurais jamais remise en question.
      J’y ai appris des tas de trucs, mais maintenant, je pense que tout cela aura pu être fait mieux et plus efficacement. J’y ai quand même perdu un temps incommensurable par ailleurs, et le temps est bien l’une des ressources les moins extensibles de notre réalité humaine. Il ne faut donc pas le gâcher dans l’attente stérile.

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  8. Strega
    Strega dit :

    J’ai eu cette impression de devoir désapprendre à l’âge adulte cette docilité/passivité héritée de plus de 20 ans d’école. J’aurais aimé avoir un accompagnement au moment où je suis devenue adulte pour me donner des moyens d’auto-défense intellectuelle (voir le manuel du même nom de Normand Baillargeon), pour apprendre à lire et habiter vraiment le réel. Et je ne sais pas non plus comment l’école va influencer mon enfant. Des fois je rêve de lui faire son instruction obligatoire moi-même, pour respecter ses rythmes propres, pour lui insuffler autre chose. Mais ce que je pourrais faire moi, à mon échelle, n’est pas transposable à l’échelle d’une nation. Il existe d’autres pédagogies, plus respectueuses, ce n’est pas la question. La question est de vouloir/pouvoir les mettre en oeuvre pour tous. Et c’est une grande question, un grand défi.

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    • Guillaume
      Guillaume dit :

      Sans doute qu’instruire soi même son enfant n’est pas a faisable a l’echelle de la nation. Enfin.. d’un autre, les moyens accessibles a tous évoluent, etc.. (prenons l’exemple usé de Khan Academy). Et surtout quand on voit les résultats (scolairement, mais aussi (surtout) la société qu’elle produit / perdurer)de l’école Nationale.. est ce que ca vaut pas le coup de tout remettre en question ?

      Sinon, je connais pleins de gens qui instruisent eux mêmes leurs enfants : il est clair que si pour la plupart c’est au début un choix strictement individuel et personnel, la plupart encore finissent au fur et a mesure par remettre en grande partie la société. Bref, que c’est un acte politique non négligeable.

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        • smolski
          smolski dit :

          Agnès : « Je ne suis pas non plus du tout pour l’instruction dans la famille »

          Elle commence de toute façon là, depuis sa famille et je ne vois pas pourquoi elle ne s’étendrait pas autant de famille en famille pourvu que la quête soit non pas une formation mais un entendement réciproque qui se développe des uns aux autres sans obligation semblable à la l’institution scolaire.
          Nous ne sommes plus sous les mêmes circonstances qu’aux temps précédents de la pénurie du partage du Savoir et nous nous trouvons pourtant toujours à raisonner comme s’il n’y avait qu’une alternative en régression hors des institutions.

          Le calvaire des enfants violentés n’est pas non plus évité par l’établissement scolaire, sauf les cas criminels, et pas toujours non plus car il y a beaucoup de contraintes qui pèsent alors sur l’enfant isolé par son sort, même en plein établissement scolaire.
          Il y a surtout la maltraitance indispensable régentée par les professeurs, qu’en est-il comme violence aggravée ainsi par rapport à un être né lui parfaitement libre dans sa famille et parmis ses proches ?

          Si l’on ne se risque pas à sortir d’entre Charybde et Scylla, que deviennent nos enfants sinon à subir tout leur sort… Naufragés sans issue, sans îles, sans vaisseau secourable sinon des barbares les portant résolument à l’esclavage.

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        • herve_02
          herve_02 dit :

          moi je me pose la question de l’instruction en famille. Bien entendu il y a des bonnes choses à l’école (ou y avaient ?) et on peut considérer qu’enseigner est un _métier_ ainsi le faire soi même _peut_ poser certains soucis.

          Par exemple, reproduire un schéma hors l’œil extérieur (et c’est ma peur la plus forte). Mais en même temps ne peut-on penser que l’école s’efforce d’inculquer un schéma à l’enfant ? Est-on certain que ce schéma est altruiste et n’est pas calqué sur un schéma politique de domination ? en quoi le schéma inculqué par l’école serait meilleur que le schéma familial ?

          Par exemple, ne pas ‘faire le programme’ (en plus de lire, écrire et compter). Mais en quoi ce programme est pertinent ? Lorsque l’on sait que 17% des jeunes à la JAPD ont des difficultés de lectures et de compréhension, et je ne parle même pas de l’orthographe que l’on peut jauger sans trop d’erreur en lisant les commentaires des réseaux sociaux. Donc le risque est faible de faire ‘pire que l’école’.

          la famille le premier lieu ou s’exerce domination et violence ? Premier lieu en temporalité et pas en nombre alors. L’état est le symbole même de la domination et la violence. L’école est le moyen de les reproduire. Dire que la famille est le lieu de la domination et la violence m’estomaque.

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          • lik
            lik dit :

            Et pourtant, c’est le cas, la plupart des violences, viols, meurtres… se font dans le cadre familial. C’est même pour cette raison que le complexe d’œdipe s’est instauré comme une forte incitation à sortir du cadre familial à l’âge adulte, éviter l’endogamie et l’inceste.

            Dolto en parle assez bien.

          • smolski
            smolski dit :

            lik : « la plupart des violences, viols, meurtres… se font dans le cadre familial. »

            C’est inévitable dans la mesure où c’est là, par la proximité imposée, que les individualités sont le plus en confrontation dans une culture de la hiérarchie étatisée…

            Qu’en serait-il pour des populations nomades, des familles qui se composeraient de manière plus harmonieuse, sans égard pour le sens de la propriété ?
            D’expérience, les enfants s’y retrouvent bien plus cohérents les uns envers les autres. Les responsabilités individuelles acquises sont mises en valeur par tous nous identifie fortement.
            Ce n’est plus la quantité de pouvoir, monétaire ou autre qui établit ce que nous sommes mais la valeur humaine que nous ajoutons aux autres valeurs humaines partagées. Elles fondent tout ce que chacun demeure par lui-même et avec tous les autres en complément. Pas isolément.

            Le peintre apporte la valeur peinture, le poète les poèmes, le menuisier ce qu’il menuise, l’ingénieur ce qu’il ingéniese, etc… et la communauté est une comunauté composée de peintures, de poèmes, de meubles et d’ingéniosités. Cette communauté peut aller toute entière se composer avec des communautés avoisinantes ou distante, ça ne fait que les enrichir toutes et chacun dans chacune d’elles.

          • lik
            lik dit :

            Ça n’a rien à voir avec l’état, ca date de bien avant, avec les tribus ou les villages, et l’institutionnalisation étatique reproduit en partie la névrose endogamique familiale tout en s’en différenciant parfois.

            Le nationalisme n’est jamais que l’extension du domaine familial, tout comme le religieux et ses rites.

          • smolski
            smolski dit :

            lik : « Le nationalisme n’est jamais que l’extension du domaine familial, tout comme le religieux et ses rites »

            C’est pas faux et voilà pourquoi j’insiste sur le fait qu’il revient aux familles de porter les enfants vers des enseignements fondés sur la réalité des valeurs humaines propres à chacun plutôt que d’établir des hiérarchies de pouvoirs et d’en perpétuer les héritages artificiels contre tous.

          • lik
            lik dit :

            Non, les familles n’ont rien à apporter, à part le désastre immonde de l’appartenance à une clique.

            Retenons les leçons de Freud, Fehlleistungen, c’est de l’observation des défaillances que renait la vie dialectique.

            Toute intelligence opérative trouve ses sources dans le rêve et dans la rigueur logique du réel étant dernier.

          • herve_02
            herve_02 dit :

            @lik….

            Le complexe d’œdipe…. lol, méga lol.

            Ce que dit le mythe d’œdipe, ce n’est pas que l’enfant veut posséder sa mère et tuer son père, dans la mesure ou justement il ne le sait pas, mais que rejeté par son père, sa vie misérable à fait de lui un ‘non être’ et que les circonstances de la vie font que justement il se trouve dans cette situation, et l’on peut penser (ce qui n’est pas dit, en creux) que s’il avait été accueilli avec amour et élevé ‘normalement’ cela ne serait pas arrivé. Il faut avoir un sacré problème avec sa sexualité pour penser que l’enfant _veut_ coucher avec ses parents. D’ailleurs tous les ‘viols’, puisque ç’en sont, ne sont pas vécus comme des moments heureux, preuve que ce ‘complexe’ est une pure connerie.

            La violence en famille. Moi je veux bien étudier la chose, mais pas avec ces présupposés classiques taillées sur mesure ayant pour seuls buts de culpabiliser l’individu et dédouaner la société (ce qui est typiquement un truc de gôche.) Faisons effectivement une tentative de corrélation entre les violences en famille (avec les types de violence) et les revenus. Et je suis pas loin d’être persuadé que l’on trouverait la même corrélation qu’entre criminalité et misère. Alors est-ce la famille ou la misère la responsable ? Mais comme les pauvres le sont de leur faute (quand on veut on peut) bien entendu n’est-ce pas ?

            La famille qui apporte le désastre d’appartenance à une clique. Cela dit plus sur ce que vous pensez de votre famille que d’en faire une vérité absolue. D’ailleurs, il n’est que voir les sociétés qui ‘confisquent’ les jeunes pour leur donner une meilleur éducation par le pays : staline, hitler, mussolini, les kmers…. tout un tas de truc qui a réussi effectivement, et l’histoire le montre bien, que l’état fait mieux que la clique désastreuses familiale.

            Bien entendu que les enfants s’en prennent parfois plein la gueule, mais parce que la majorité des cons affirment qu’une bonne claque ça n’a jamais fait de mal à personne et parce que les seuls parents qui sont bienveillant sont ceux qui sont poursuivi par les pmi et qui doivent se cacher de leur éducation bienveillante. Un peu de recherche sur la chose permettrait d’éviter de sortir ces bons gros clichés de propagande. La société institutionnalise la malveillance en famille comme la seule solution adulte d’élever des enfants afin d’en faire des bon petits moutons obéissants à voter Erpes.

          • Agnès Maillard
            Agnès Maillard dit :

            Pas de chance, il n’y a aucune corrélation entre le niveau de vie, le niveau d’éducation et l’exercice de la violence en famille. Un peu comme les femmes battues ne sont pas juste des prolottes qui se font emplâtrer la gueule par leur ivrogne de prolo de mari. Enfin, si, il y a une différence : on cultive la discrétion entre gens bien nés et le regard régalien y est bien moins inquisiteur que dans la vie des prolos…

          • smolski
            smolski dit :

            lik : « les familles n’ont rien à apporter »

            Au contraire, elles ont autant à offrir qu’elles ont à recevoir de leurs enfants !

            La hiérarchisation des valeurs est plus qu’une faute, c’est un anachronisme contre l’humanité toute entière en ce qu’elle s’oppose fondamentalement à toute évolution.
            Elle est ce que portent tous les fascismes et dissimule la démocratie, sa fille, le masque avide des pouvoirs mâles tempérés :

            « Si nous ne pouvons être les vainqueurs, emportons le monde dans l’abîme avec nous. »

          • lik
            lik dit :

            « Il faut avoir un sacré problème avec sa sexualité pour penser que l’enfant _veut_ coucher avec ses parents. »

            Ou bien, pour penser que c’est faux. Cesse de lire du Onfray.

    • smolski
      smolski dit :

      Strega : « Mais ce que je pourrais faire moi, à mon échelle, n’est pas transposable à l’échelle d’une nation »

      Et alors ?

      Guillaume : « est ce que ca vaut pas le coup de tout remettre en question ? »

      Pour nous, là… bien sûr que non.

      Répondre
      • Strega
        Strega dit :

        Et alors ? Et alors tout le monde ne peut offrir ce que je peux offrir à mon fils. Et j’ai envie de vivre dans une société où l’éducation participerait à ouvrir des nouveaux horizons, à découvrir le vivre ensemble autant que différents domaines culturels… Pas un monde où chacun fait ce qui peut dans son coin.

        Répondre
        • herve_02
          herve_02 dit :

          on peut penser qu’en faisant une instruction en famille, on « lève » une génération qui n’est pas formaté par le système et donc lorsqu’elle arrivera en age d’influer sur la société elle poussera dans une autre direction.

          C’est comme l’éducation bienveillante, elle sert aussi à casser l’auto-reproduction du schéma de la violence éducative et avoir des futurs hommes/femmes qui trouveront normal cette éducation sans aucune violence.

          Effectivement cela ne change pas la vie du voisin qui a des parents légèrement maltraitant. Mais comme la société actuelle ne veut pas changer (il n’y a qu’à voir l’acceptation par la majorité des gens de cette société fascisante), autant préserver ses enfants, avant tout combat pour les autres. Le changement par l’exemple est une bonne méthode, elle est plus longue mais plus sûre.

          Répondre
          • smolski
            smolski dit :

            Il est à noter que l’instruction primaire est une chose et l’instruction plus étendue dans les lycées et autres en est une autre.

            L’avantage d’une instruction primaire non étatique mais conviviale c’est qu’elle est plus propice au développement de la personnalité des plus jeunes, ce qui ensuite leur permet de poursuivre volontiers études et autres d’une façon plus affermit et donc bien plus étendue en toute chose.

            Je considère que l’instruction de masse pratiquée aujourd’hui (qui a eu son utilité dans le temps, je ne le nie pas) est une volonté de séparer les classes sociales et pillant les moyens éducatifs mis à la disposition des plus démunis pour les offrir aux classes des plus nantis.

            On peut penser que de créer des groupes éthérogène au possible, des communautés de quartier par exemple, pour les premières années d’études portera ensuite vers plus de fruits pour les années d’études finalisées…

  9. Raph
    Raph dit :

    « Bien sûr, je ne perds pas de vue le motif initial du principe de scolarité : instruire le plus grand nombre pour réduire les inégalités, améliorer la formation des citoyens, le niveau des travailleurs et protéger les plus faibles de l’exploitation. »

    C’est si évident que ça?

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  10. Marine
    Marine dit :

    Bel article et pourtant… vous confondez éducation et instruction et donc apprendre et être enseigné…Les enfants n’ont nul besoin d’être enseigné pour apprendre, je le constate tous les jours 🙂

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  11. lik
    lik dit :

    Je n’apprends pas grand chose, tout a été dit sur le sujet, philosophes grecs, Rousseau et d’autres pédagogues par la suite, sans compter mes propres observations à l’époque où j’étais élève, très turbulent par ailleurs, ce qui n’a pas changé par la suite en tant qu’adulte tout autant dérangeant. Ce qui m’a valu de nombreuses mises à la porte.

    Le système francais scolaire est par ailleurs très rigide, conservateur et élitiste, le libéralisme des élites avant même l’émergence du libéralisme exacerbé depuis 1980.

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  12. Velonzio Noeudefée
    Velonzio Noeudefée dit :

    En fait même si j’en comprend le sens et le fond, je ne suis pas d’accord avec votre article à plus d’un titre.
    D’abord si votre article ne relève pas de la simple interrogation naturelle mais de la critique construite et constructive pour tenter d’ébaucher (collectivement) une réponse à un problème, il nécessiterait d’être mieux documenté et plus nuancé. Vous avez accentué votre propos pour le faire comprendre, soit.
    Car vous faites le procès de l’école, sinon d’une école, de votre expérience personnelle de l’école à votre époque.
    Je tente de me reconvertir et de passer le concours pour devenir professeur des écoles en 2016, j’avais aussi ma vision de l’école issue de mon ancienne scolarité. Mais le fait de préparer ce concours et de faire des stages d’observation m’a fait changer mon point de vue.
    Il n’y a plus de note en primaire.
    Les rythmes scolaires ont été changés, en fonction entre autres des rythmes de l’enfant.
    Tout déplacement en classe pour l’élève n’est pas proscrit.
    Pour parler ne serait-ce que de ma spécialité scientifique, la démarche d’investigation, issue de la main à la pâte est prônée.
    Je pourrai parler des pédagogies actives, de tous les dispositifs mis en place notamment pour donner du sens aux apprentissages en décloisonnant les disciplines ou encore les niveaux et les tentatives de porter cela au collège.
    Tout cela étant issu du ou des modèles scandinaves et finlandais et appliqué peut être trop directement.
    Est ce que par rapport à votre remarque c’est parfait, non, bien sûr!
    Enfin des études faites par rapport à l’influence du milieu socio-culturel des parents et de la réussite des enfants montre effectivement que l’école le fortifi(ait), mais qu’il y avait toutefois des exceptions, malgré tout.

    Mais il faut aussi appréhender l’école dans sa globalité, son rôle et votre question par rapport à l’idéal de liberté.
    Le rôle: l’école est un rouage de la société. Plus particulièrement elle a été institutionnalisée telle que nous la connaissons sous la IIIème République, critiquée par ses détracteurs, pour son modèle bourgeois, pour pérenniser la République. Elle est le creuset de notre République, ce n’est pas pour rien que la 1ère compétence du référentiel de compétence de tous les personnels travaillant à l’école (au 1er degré) est de faire partager les valeurs de la République.
    C’est aussi un rouage de la société à l’intersection de la famille, de l’état, du monde économique et du travail, du monde (culturel), etc…
    Je rappelle que:
    – si les familles s’arrêtent aux portails des écoles afin de créer un monde clos, c’est pour affranchir les enfants de l’influence de leur milieux. Rousseau voulait enlever les enfants à leur famille.
    – s’il y a la laïcité, c’est pour affranchir les enfants, l’école et l’éducation de l’école
    – sous la IIIème, le port d’uniforme était obligatoire…vu aujourd’hui avec les marques et l’habillement, ce serait peut être utile de le remettre en place.

    Rappelons aussi que les films dont vous parlez sont des fictions et que les adolescents n’allaient pas se battre au front ou s’ils y allaient c’était avec ou après leurs aînés, pendant les 2 guerres mondiales, les engagés devaient être majeurs et la majorité était à 21 ans. D’ailleurs le scoutisme a été développé à cet époque pour montrer que les moins de 21 ans étaient aussi capables de quelque chose.

    Enfin certes pour permettre l’apprentissage il faut prendre appui sur ce qui est naturel chez l’enfant et l’élève, mais n’est-ce-pas l’aider à grandir, à mûrir, à devenir adulte que de l’aider à canaliser, temporiser, moduler selon ses besoins ses émotions et son énergie? Pour moi c’est un objectif d’apprentissage et que le travailleur qui a su développer la patience réussisse mieux ne me paraît pas injuste.

    Je vous rejoint néanmoins sur le fait qu’aujourd’hui la formation ne devrait pas s’arrêter à l’école, mais le fait-elle réellement? Combien de formation pour adulte, combien de reconversion professionnelle existe-t-il?

    Enfin l’idéal de liberté, je dis bien idéal, que je chéris aussi, mais par nature, nous sommes au départ des animaux sociables et c’est ce qui nous a permis de devenir intelligent: notre sociabilité, notamment au vu du langage. Alors la conformation au groupe, la soumission est aussi une loi naturelle en nous, et l’adolescent y est plus sensible et en est plus victime qu’il ne lutte contre. Quant à la liberté, vous pouvez réussir autant vos études que vous le vouliez, vous ne dirigerez rien. Notre démocratie n’est qu’une façade, nous vivons dans une ploutocratie. Ceux qui nous gouvernent sont les plus riches, les études n’y feront rien.
    Certes le capitalisme ou libéralisme ou néolibéralisme est peut être très imparfait et injuste. Mais donnez-vous honnêtement le choix, iriez-vous vivre ailleurs que dans une démocratie occidentale, dans une zone tempérée, francophone et partageant culturellement vos valeurs? D’une certaine manière l’école a réussi. Je comprends l’idéal communiste, mais ne le partage pas, car il suppose que la nature humaine soit bonne. Or, je ne crois ni au bien, ni au mal, mais au fait naturel et biologique que la nature humaine soit intéressée, ce pourquoi le capitalisme lui sied aujourd’hui au mieux.
    A choisir je préfère notre démocratie et notre République bien que très imparfaites, toutes deux.

    Après pour en revenir à l’énergie, nous en avons tous, mais quelle part dédions-nous donc de celle-ci à notre propre formation?
    Enfin disserter de l’école est une spécificité très franco-française, d’où son importance républicaine? Mais nous tous, intellectuels qui discutons, de quel côté sommes-nous? De ceux qui de par leur origine se devaient d’échouer, je ne le crois pas, et nous sommes bien content de ne pas en être.
    Si nous arrêtions la charité, et de vouloir nous laisser berner par notre idéal de liberté, nous laisserions à ceux qui en ont besoin militer et briguer ce qui leur semble leur être nécessaire, quitte à les y aider.
    Enfin toutes les expériences à grande échelle de laisser faire les choses ou bien de donner le pouvoir au peuple se sont soldées par la dictature, je pense aux régimes extrémistes communistes, fascistes et pourquoi pas théocratiques.
    Je ne dis pas que notre monde est bien, mais nous avons la chance de vivre dans le moins pire…après effectivement discutons pour changer les choses, mais notre pays et même l’Europe ne peuvent survivre en autarcie actuellement, sans que nous revoyions nos besoins, nous sommes donc contraints à dépendre des autres ou à d’abord changer nous-mêmes plutôt que les choses.

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    • smolski
      smolski dit :

      Velonzio Noeudefée : « la conformation au groupe, la soumission est aussi une loi naturelle en nous »

      Naturelle, vous affirmez que la soumission en nous est naturelle et non culturelle ?
      On naît soumis comme on naît alors dominant peut-être ?

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      • smolski
        smolski dit :

        lik : « Il suffit de regarder chez les animaux pour constater qu’ils ne sont pas très bisounours toujours. »

        Bon, si on pense en une espèce animale on agit avec la raison de cette espèce et si on pense en humain, on agit avec la raison d’un humain.
        Transposer la pensée d’une espèce à un humain n’a aucun sens et donc la soumission que l’humain pense chez l’animal n’a rien à voir avec une soumission qu’il pense pour lui et son espèce.

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        • smolski
          smolski dit :

          Effectivementt lik, je ne nie pas les similitudes dans les comportements, même entre les amibes et les humains il y en a, ce sont les raisons et leurs nécessités traduites d’une espèce à l’autre qui seront déviantes.
          L’éthologie met bien en avant cette séparation dans les études comportementales auxquelles elle est attachée :

          « Au niveau théorique, l’éthologie peut s’apparenter à la biologie du comportement et surtout à la biologie de l’interaction intraspécifique. »

          « Intraspécifique » donc.

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  13. Nakan
    Nakan dit :

    J’ai un peu de mal à comprendre en quoi les établissements scolaires seraient des « enclaves hors du monde ». Je ne crois pas que les écoles soient des sanctuaires où les tensions, les contradictions, les inégalités mondaines s’évanouiraient (mais peut-être suis-je mal renseigné ?). Les futurs adultes ne se confrontent pas qu’aux math et au français en classe ; ils connaissent au bahut de complexes problèmes de rapport aux autres, à l’administration, à la réussite et aux échecs, à des règles et règlement imposés, sans compter les amitiés, les rivalités et les amours… Expériences utiles et instructives comme préparation au reste de la vie, non ?

    Et puis « ces jeunes personnes pleines d’élan, de force, d’enthousiasme et de vigueur » oui, peut-être, pour quelques-unes d’entre elles, et encore. Ça ressemble quand même à un bon vieux poncif de personne âgée. Les ados comme sommet d’énergie positive, franchement ? Qui les fréquente sait à quel point les jeunes gens peuvent-être à la fois naïfs, conformistes, influençables et apathiques…
    À moins, peut-être, que ce soit justement l’éducation, ce piège social infernal, qui détruise le dynamisme naturel, (heureusement qu’Hunger Games est là pour nous rappeler la vérité) et la pureté agissante de la jeunesse ?

    Répondre
    • Agnès Maillard
      Agnès Maillard dit :

      Quand j’ai inscrit ma fille au collège artistique, pendant la visite, ils étaient tout fiers d’annoncer que les portes du collège n’étaient pas verrouillées parce qu’on n’avait pas besoin de les empêcher de fuir… J’ai trouvé que ça en racontait beaucoup sur l’état d’esprit régnant habituellement à l’EN. Et non seulement les portes ne sont pas fermées pour les enfants, mais elles sont ouvertes pour les visiteurs extérieurs qui souhaitent arpenter la Galerie Bleue et ses œuvres d’art… car la Galerie Bleue, ce sont les couloirs du collège où circulent les enfants.
      D’ailleurs, ce collège organise régulièrement des journées de rencontre avec les parents, avant même que les gosses soient inscrits, juste pour leur montrer qu’ils sont bienvenus, tout le temps, pour n’importe quelle raison, que l’enceinte du collège leur est ouverte. Ils sont aussi fiers d’annoncer des 95% de participation des parents aux conseils de classe.

      Puis, il y a les autre établissements, ceux que j’ai fréquenté, celui où ma fille aurait dû aller, avec des grilles, des caméras, des portails, des systèmes de contrôle partout et où les personnes extérieures sont considérées comme des intrus, des dangers potentiels, où les droits de visite peuvent être révoqués à tout moment. Là, ils ont encore ajouté des sas et des systèmes de fermeture. L’extérieur est exclu.

      Quand j’ai été en fac, tout était clôturé, fermé. À moment donné, on a eu un problème de sécurité et on a convié le commissaire de Toulouse pour en discuter. Il nous a expliqué qu’il ne pouvait pas patrouiller sur le territoire de la fac, que les établissements de l’EN sont des enclaves administratives et territoriales (ce sont ses mots) où la police ne peut intervenir que sur autorisation spéciale. Puis, il a ajouté à voix basse que vu la population de notre fac, il nous déconseillait strictement de faire appel à ses services, que nombre de ses agents risquaient de plus terroriser la population estudiantine internationale que les petits délinquants dont on se plaignait et qu’il préconisait plutôt que nous utilisions les services d’une société privée de vigiles… pour notre propre sécurité.

      Bien sûr que les gens, individuellement, ne sont pas des crétins, que les profs et les ATOS prennent en considération l’environnement… mais c’est individuel, pas inscrit dans l’institution, on dépend de la bonne volonté des uns et des autres.

      Bien sûr que les jeunes sont immatures, influençable et tout ça… et je connais bien des adultes qui réagissent toujours selon ses modalités. Ce qui importe, c’est de leur permettre d’acquérir de l’autonomie, de la responsabilité, des capacités à penser leurs propres choix… ce qui se fait très difficilement dans des environnements où toute sa vie est régentée par le haut, par des règles non discutées, par des horaires fixes et par de la contention.

      Manière, que ce soient les parents ou l’EN elle-même, personne n’est très demandeur d’autonomie pour les jeunes, puisque, précisément, on part du principe qu’ils sont immatures, influençables, faignants et tout cela et que la demande est surtout celle de la discipline, de la soumission à l’autorité, du formatage.
      Je me souviens avoir raconté les fondements assez Freinet du collège de ma fille à des parents de l’autre collège fermé (son directeur est un ancien militaire…) et de les avoir horrifiés : «mais, c’est n’importe quoi, tout ce qu’ils ont besoin de savoir, c’est d’obéir, sinon, comment ils feront plus tard, pour trouver un travail?». Là, je crois qu’il n’y a plus rien à ajouter.
      Donc, on les traite comme des amibes, on les formate et on s’étonne ensuite qu’ils se comportent comme des amibes et qu’ils se révoltent…

      Répondre
      • Nakan
        Nakan dit :

        Deux choses. D’abord, une petite contradiction :
        « Bien sûr que les gens, individuellement, ne sont pas des crétins, que les profs et les ATOS prennent en considération l’environnement… mais c’est individuel, pas inscrit dans l’institution, on dépend de la bonne volonté des uns et des autres. »
        Alors d’une part, il faudrait un cadre étatique, institutionnel, venu d’en haut, qui en quelque sorte, imposerait l’ouverture (ce qui est un peu étonnant) car l’on ne pourrait pas se contenter de la bonne volonté des individus ; et d’autre part, il faudrait, au sein de ces établissements améliorés justement faire confiance aux individus, aux bonnes volontés, aux initiatives ?

        Ensuite, pour reprendre la remarque des défenseurs de l’obéissance :

        Que font et que deviennent les quelques élèves privilégiés (sociologiquement, de qui sont-ils les enfants ?) qui ont bénéficié d’autonomie, qui ont appris à penser leurs choix, qui savent faire preuve d’esprit critique, notamment pour avoir connu ces établissements ouverts et différents ?
        Quels rapports ont-ils aux patrons, aux entreprises, aux administrations, à ceux qui voudront des cadres, des cases, des horaires, des règles imposées sans concertation ? Et surtout quelles relations humaines épanouies pourront-ils avoir avec tous les autres, les formatés, les soumis, les amibes ?

        Répondre
        • lik
          lik dit :

          C’est un peu le nivellement par le bas ton truc qui consiste à vouloir formater tout le monde au niveau des gus bien disciplinés et obéissants.

          Entreprise, administration, règles sans concertation, comme horizon c’est dépassé, réveille un peu, le monde a changé depuis 30 ans, le monde du travail évolue, terminé d’avoir une vie de travail fixée. Il faut être un peu plus créatif et actif maintenant dans sa façon d’évoluer dans le monde, suffit pas d’avoir le majeur sur la couture du pantalon.

          Répondre
          • Nakan
            Nakan dit :

            J’ai dû mal m’exprimer (ou vous me caricaturez).
            Je ne prétends pas que dans la société en général et dans le monde du travail en particulier, il n’y aurait de la place que pour les bons petits soldats, les acquiesçants, ceux qui ne savent qu’obéir, s’ils existent.

            Mais je m’interroge sur les mésaventures et les désillusions, sur les difficultés de de ceux qui, durant leur jeunesse, auraient connu surtout autonomie, concertation, confiance, lorsqu’ils arrivent sur le marché du travail avec leur esprit critique affuté.
            Peut-être ce marché n’est-il pas aussi accueillant que cela pour les créatifs et les actifs (et à quels postes, et dans quelles conditions de recrutement) ? À moins qu’il ne faille être tout à la fois plein d’initiatives sans être trop critique ?
            Car comme vous l’écrivez (je suppose que cette confidence ne renvoie pas aux entreprises des années 1980) :
            « sans compter mes propres observations à l’époque où j’étais élève, très turbulent par ailleurs, ce qui n’a pas changé par la suite en tant qu’adulte tout autant dérangeant. Ce qui m’a valu de nombreuses mises à la porte. »

          • lik
            lik dit :

            « autonomie, concertation, confiance, lorsqu’ils arrivent sur le marché du travail avec leur esprit critique affuté »

            Bel oxymore, car si l’esprit est affuté, alors ils seront moins dupes des manipulations éventuelles et sauront mieux se défendre ou se barrer ailleurs, si nécessaire, ce qui demande de la créativité, du tempérament et de l’initiative, de savoir envoyer chier un hiérarchique trou du cul et le boulot qui va avec. Ce qui m’est arrivé quelques fois et encore récemment, lors d’un entretien d’embauche où j’ai mouché un petit con de manager anglais d’origine indienne, arrogant, dogmatique, prétentieux et tordu. Je lui ai dit, dans la langue de Shakespeare, ce que je pensais de ses manières et du ridicule ses remarques méprisantes et méprisables.

            Parfois, travailler dans une entreprise c’est « Vol au dessus d’un nid de coucou », mieux vaut le savoir et savoir naviguer, au large si nécessaire.

            J’ai remarqué que les autodidactes, ceux qui ont quitté l’école tôt, étaient souvent plus démerdards et s’adaptaient souvent mieux à des changements, plus entreprenants dans le pilotage de leur vie car moins dans des carcans reçus pendant des années dans le système scolaire.

            Si le but de l’école était de pouvoir travailler dans une entreprise pour un élève, alors il faudrait leur apprendre un peu le droit du travail, comment négocier les virages professionnels, comment savoir s’opposer à des comportements déviants et aberrants, certainement pas leur apprendre à tout encaisser sans esprit critique et stratégique.

          • Agnès Maillard
            Agnès Maillard dit :

            Et si c’était plutôt le monde du travail qui manquait d’esprits critiques affûtés? Leur arrivée massive dans la société provoquerait à coup sûr une sorte d’inexorable révolution « douce » que nous appelons par ailleurs de nos vœux, tant nous sommes fort peu nombreux à apprécier les structures sociales existantes.
            Et pour l’essentiel, je suis tout à fait d’accord avec lik.

  14. Clocel
    Clocel dit :

    – Tu as lu Bernays récemment ? :o)

    La soumission n’étant que le consentement des lâches et des « renonçants » pour parler comme dans Divergente…
    Pour avoir exprimé dans un commentaire un point de vue sur l’école assez proche du tien, je me souviens avoir été étrillé par la bien-pensance centriste qui fait la base des commentateurs de ton blog, attends-toi à de l’indignation préformatée ! :o)

    – Allez, je le remets pour alimenter le débat avec ta fille. https://www.youtube.com/watch?v=3bLRe4zcM-A

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  15. Marine
    Marine dit :

    Je suis toujours aussi atterrée de constater que le paradigme de départ concernant l’école n’est JAMAIS interrogé.
    On se prête à de petits exercices de rhétoriques bien pensants, saupoudrés de mielleux « c’est pour leur bien hein… j’en suis pas mort… »
    Lire des inepties bachotées et non creusées telles que:
    – si les familles s’arrêtent aux portails des écoles afin de créer un monde clos, c’est pour affranchir les enfants de l’influence de leur milieux (…) et??? depuis 150 ans ça fonctionne?
    – s’il y a la laïcité, c’est pour affranchir les enfants … de quoi? pour quoi?
    – sous la IIIème, le port d’uniforme était obligatoire…vu aujourd’hui avec les marques et l’habillement, ce serait peut être utile de le remettre en place (va parler à ma mère qui a 75 ans de l’effet que cela avait à l’école ce fameux uniforme…!!!)
    et le trophée affligeant revient, éternel et récurrent, aux « ils connaissent au bahut de complexes problèmes de rapport aux autres, à l’administration, à la réussite et aux échecs, à des règles et règlement imposés, sans compter les amitiés, les rivalités et les amours… Expériences utiles et instructives comme préparation au reste de la vie, non ?
    NON NON NON! Mais d’où sortez vous que cela forge une personnalité et une expérience de se soumettre 5 jours par semaine à ce type de diktat ?

    De quel droit pensez-vous que c’est ainsi que LA VIE s’apprend?
    De quelle vie parlez-vous enfin?
    Moi ce que je vois dans les jeunes qui sortent du système scolaire c’est une méconnaissance totale de la vie justement et de la société! Et plus que tout une méconnaissance d’eux-même, de qui ils sont et du rôle qu’ils peuvent y jouer!

    Pour celles et ceux qui oseront se confronter à d’autres opinions et expériences, et accepteront d’aller un peu bousculer leurs croyances et conditionnements, un lien à découvrir sans œillères si possible http://descolarisation.org/ (attention ça pique les yeux…)
    et un livre… celui d’un enseignant! J.P. Lepri dans « La fin de l’Éducation ? Commencements… »

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    • Jean-no
      Jean-no dit :

      @Marine : pourquoi ce ton agressif ?
      Oui, on apprend la vie à l’école, puisque l’école fait partie de la société, elle fait partie de la vie. Puisque c’est là que l’on rencontre les gens de son âge, ça fait partie de la vie. Ce qui ne signifie ni que ce soit parfait ni que ce soit souhaitable, mais on sait aussi que les promoteurs de la déscolarisation ne sont pas tous des gens formidables : il y a les groupes sectaires qui veulent extraire les gamins de l’influence du reste du monde, ou encore les parents persuadés que leurs enfants sont des génies… La grande vertu de l’école est tout de même d’échapper à ce genre d’emprise.
      Ensuite, il est évident que les performances de l’école pour ce qu’elle affirme offrir sont faibles en France, inadaptées à notre époque voire à notre espèce, et que l’éducation nationale est une grosse machine malveillante, malgré la bonne volonté de (presque) tous ses acteurs.

      Répondre
    • Nakan
      Nakan dit :

      C’est très aimable de me citer, c’est dommage de ne pas essayer de m’expliquer.
      Car : « NON NON NON! Mais d’où sortez vous que cela forge une personnalité et une expérience de se soumettre 5 jours par semaine à ce type de diktat ? De quel droit pensez-vous que c’est ainsi que LA VIE s’apprend? De quelle vie parlez-vous enfin? Moi ce que je vois dans les jeunes qui sortent du système scolaire c’est une méconnaissance totale de la vie justement et de la société! Et plus que tout une méconnaissance d’eux-même, de qui ils sont et du rôle qu’ils peuvent y jouer! »
      cela n’argumente en rien :

      – Pourquoi la fréquentation de l’école ne forgerait pas une personnalité ;
      – En quoi cela n’apporterait aucune expérience ;
      – Ce qu’est la vie (en majuscule ?) pour vous ;
      – Pourquoi il est interdit de penser que ce n’est pas ainsi que la vie s’apprend.

      Peut-être le site que vous recommandez explique-t-il votre… dédain, ou votre agressivité. Je le cite :
      « Les individus contemporains éduqués par la propagande ont un certain type de comportement et de rapport au monde : hétéronomes en tout (à commencer par le savoir), privatisés et prolétarisés, ils ont une vision gagnant/perdant et hiérarchique des choses, ils sont apathiques politiquement. Les individus ainsi formatés sont nocifs pour eux-mêmes, pour les autres et pour l’environnement. »
      Alors si je suis nocif, à quoi bon m’expliquer quoi que ce soit ? Si c’est ainsi que vous raisonnez (si l’on peut dire), bravo, bel état d’esprit.

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      • lik
        lik dit :

        Il y a différentes façons de « forger » une personnalité, la taule en est une aussi…

        Il ne s’agit pas de nier l’utilité du scolaire, mais de savoir quel est le scolaire le plus utile pour l’avenir des scolarisés mais aussi de la société. Pas seulement pour bosser dans une boite ou une administration, pour la simple raison que le travail évolue, l’industrie emploie de moins en moins pour des raisons économiques et technologiques, de même pour l’armée et probablement de même prochainement pour la bureaucratie et c’est tant mieux. Tous ceux qui ont fait ces jobs des décennies se retrouvent sur le carreau progressivement sans trop plus savoir ce qu’ils pourraient faire d’autre faute d’avoir été souvent calcifiés dans la routine du formatage scolaire puis professionnel.

        La vie ca ne s’apprend pas à l’école, mais toute la vie comme l’avait déjà remarqué Sénèque, ce qu’une mauvaise école risque justement d’empêcher de faire. Le modèle des grandes écoles françaises est de ce tabac, les mecs sortent à 23 ans plein d’arrogance et sont parachutés comme des demi-dieux à des postes prestigieux. Le modèle scolaire francais correspond aussi à un modèle élitiste individualiste, très « libéral » en fait, loin d’apprendre à travailler en synergies de groupe.

        Le modèle actuel ne peut qu’évoluer aussi, si il veut bien tenir compte de la progression des connaissances concernant le développement du cerveau-corps.

        Répondre
    • babelouest
      babelouest dit :

      Marine, mon fils, qui a eu un parcours atypique (il a bossé en usine sans diplôme, avant de reprendre des études, et de finir avec deux masters), se retrouve journellement avec des profs de lycée. Il m’a souvent souligné l’immaturité… de nombres de ces profs, qui de fait ne sont jamais sortis de l’école : ils se sont contentés de passer de la place de l’élève à celle du « maître », et leur horizon est étonnamment étroit. Ils ne connaissent rien de « la vie à l’extérieur », ce qui ne les aide pas vraiment à aider les jeunes à s’y préparer. Il ne faut pas s’étonner, dans ces conditions, que de façon naturelle ce soit lui qui soit sollicité par des gamins qui ont senti chez lui une vision bien plus large, pour leurs petites préoccupations personnelles.

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  16. smolski
    smolski dit :

    Par son particularisme d’absolu, l’incarcération scolaire répond en fait à la prolongation de la séparation des classes sociales qui régit notre société pyramidale.
    On peut inventer mille et une raisons par lesquelles tout de même que… Le principe et les résultats recherchés y sont conditionnés, quoiqu’en proposent quelques individualismes intégrés qui n’en peuvent de toute façon.

    Même Freynet dut s’y résoudre.

    Répondre
  17. saxo
    saxo dit :

    « pourquoi concentrer tout l’effort sur les jeunes âges? »

    Parce qu’en dessous de 10 ans, on façonne du hard, entre 10 et 18, du soft résistant et au delà, du soft périmable…

    Quand t’apprends la musique, l’essentiel la mémoire musicale est façonnée entre 7 et 10 ans, au delà le travail à fournir est beaucoup plus conséquent par exemple.

    (tu peux t’attaquer à n’importe quoi sur le tard, et même pousser très loin l’expérience, mais dès lors que tu n’entretiens pas, tu perds. Ce qui est beaucoup moins vrai si tu as développé tôt tes facultés).

    Ce qui se traduit par des sur-épaisseurs dans les circuit neuronaux d’ailleurs.

    Bref plus tôt tu façonnes ta cervelle, plus tes circuits seront solides… (ce qui n’enlève rien à ceux qui n’ont pas eu cette construction, mais qui peut les handicaper par rapport aux autres, ou à leurs facultés créatives par exemple).

    Répondre
    • Ole
      Ole dit :

      Ouais, McDo a très bien compris cela. Il commence le pourrissement des cerveaux au plus tot.

      Cela dit, il ne faut pas abandonner le reste de la population non plus.
      Le progres n’est peut-être pas dans plus de megabits ou une vie plus longue mais une vie plus riche.

      Répondre
      • saxo
        saxo dit :

        Ole,
        C’est pas Mc do.
        C’est un fait biologique basique. Plus t’apprends top, plus t’es armé.
        Il n’y a pas là de jugement moral.
        L’oreille absolue, tu la choppes entre 7 et 10 ans. Au delà, c’est pas la peine. Et c’est un sacré atout pour un musicien. (et si c’est vrai de l’oreille absolue, c’est vrai de plein de trucs…)
        C’est con, mais c’est comme ça.

        Je dis pas ce qu’il faut en tirer comme conséquences éducatives, ce n’est pas non plus une complainte en faveur d’un « progrès » quelconque… C’est une donnée dont il faut avoir conscience.

        Le môme qui aime faire travailler ses neurones tout minot et qui s’y entraine développera plus de capacités cognitives sur le long terme que celui qui découvrira ce plaisir sur le tard…

        Répondre
        • Agnès Maillard
          Agnès Maillard dit :

          Heu, Saxo, je pense qu’il te faudra pas mal de rattrapage en sciences cognitives, éthologie, neurologie, etc. Là, tu parles des notions qui été soutenues dans les années 70… et encore.
          Depuis, on sait que l’imprégnation (par exemple à la musique ou au gout ou même aux premières articulations linguistiques) se fait dès le stade fœtal. Et donc oui, le milieu où tu nais est très déterminant. Mais par ailleurs, on a aussi beaucoup appris sur la plasticité du cerveau qui se maintient très longtemps. C’est juste que les pédagogies pour enfants ne sont pas adaptées aux capacités de l’adulte (là, on a quand même pas mal avancé, même s’il reste du chemin). Avec certaines méthodes, un adulte peut apprendre de quoi se débrouiller dans une langue étrangère en 6 semaines…

          Donc, il n’y a rien de vraiment déterminé et irrévocable dans la construction d’un humain, tout dépend des stimuli auxquels il va être confronté. Dans un milieu pauvre en stimuli, avec un organisme malnutri, le petit humain se développe nettement moins bien. Mais on sait aussi qu’un adulte qui perd une partie de son cerveau, correctement stimulé, arrive à construire de nouvelles connexions qui contournent les zones mortes et peut recouvrer une partie de ses capacités antérieures, voire même en développer d’autres.
          Le recâblage est même significatif après la perte accidentelle d’un sens.

          Bien sûr, la pression sociale, l’entourage, l’estime de soi, nos propres croyances peuvent nous stimuler ou nous entraver.
          Un gamin qui se voit désigné comme bête par son entourage aura tendance à se brimer dans ses apprentissages. C’est un peu l’effet « bosse des maths » : ceux qui sont désignés comme en étant dépourvus font un blocage et n’apprennent plus, dans le cadre donc d’une prophétie autoréalisatrice. Une méthode d’apprentissage qui ne fonctionne pas sur quelqu’un ne signifie pas que le savoir en question est définitivement inabordable. Souvent, changer de méthode, d’approche, permet de dépasser l’écueil et résoudre le blocage.

          Je pense que si je prenais le temps d’apprendre à mon père de 83 ans à écouter, je devrais arriver à ce qu’il ne chante plus faux. Mais dans son monde, il n’a pas appris à écouter les sons, percevoir les harmonies et il est donc resté sourd à ses signaux.

          Répondre
          • saxo
            saxo dit :

            OK Agnès,

            Mon information, je la tire d’une discussions entre neurobiologistes sur France Culture qui doit avoir 5-6 ans.
            Ils ont repéré que, parmi les musiciens, ceux qui avaient l’oreille absolue avaient développé une sur-épaisseur neuronale (de presque rien, mais bien réelle) dans une zone très particulière du cerveau.
            Ils ont aussi établi que cette sur-épaisseur (et l’oreille absolue donc) se formait entre 7 et 10 ans. Les résultats de ces recherches n’ont pas dix ans.

            Perso, je généralise. Ce qui existe au niveau mémoire musicale (l’oreille absolue n’est rien d’autre qu’une mémoire des fréquences bien développée) doit, d’une manière ou d’une autre exister dans pas mal d’autres domaines.

            Par ailleurs, dans cette émission, il était aussi question de la plasticité du cerveau. Nous ne sommes à ce niveau pas égaux. Certains apprennent à jongler à 75 ans, là où d’autres n’imprègnent plus rien à partir de cinquante…
            Mais… Si tu as appris à jongler à 7 ans, que tu ne t’es pas ré-exercé toute ta vie et que tu reprends des balles de jonglage à 75 ans, le geste reviendra de lui même, tant dis-que si tu as appris sur le tard, il te faudra réapprendre le geste (d’où ma référence câblage hard, et câblage soft).

            Voilà le sens de ma remarque. Et ce pourquoi je défend l’intérêt d’apprendre tôt (ce qui me fait répondre à ta question : « pourquoi concentrer tout l’effort sur les jeunes âges? »).

            Après… hein… Qu’est ce que j’en sais vraiment, si ce n’est que, à titre personnel, j’ai commencé la musique à 7 ans, que je l’ai beaucoup travaillé à ce moment là, et que ça me donne un avantage certain sur pas mal de mes co-disciples… Ce que j’observe à longueur de temps (mais j’encourage quiconque à commencer, même sur le tard, tant c’est une thérapie à part entière contre le mal de l’existence 😉 ).

        • Ole
          Ole dit :

          Te fixe pas sur McDo, c’est juste que McDo comme beaucoup de sociétés ont compris qu’en formant les consomateurs dès le plus jeune âge, ils ont des revenues assurés pour l’avenir. C’est juste une exploitation bien commerciale des résultats que tu avance, et ça ne date pas d’hier que Rony fait le clown pour les enfants.

          Cela dit, ce que je comprends des écrits d’Agnès et qui font écho à mes espoirs, c’est de définir le pourquoi de l’éducation, quel est l’objectif de l’éducation.

          Pour moi, c’est faire des personnes libres, autonomes et respectueuses. Et pour atteindre cette objectif, il y a des gros manques dans l’education de nos cheres têtes blondes.

          Si l’objectif est d’en faire des resources hyperspecialisées à moindre coût pour un système productiviste alors ça me semble tout à fait convenir et la direction prise par le gouvernement est dans la droite ligne de cette objectif.

          Cela dit, je ne veux surtout pas me défausser sur l’educ nat car en tant que parent, j’ai un role déterminant sur l’education de mes enfants mais nos enfants passe 8h par jours dans un système qui forme non pas des hommes libres, et tout le reste mais de mon point de vue, des outils/resources productive.

          Après il y a un cercle vicieux/vertueux à briser car :
          – les enfants d’aujourd’hui sont les parents de demain, s’ils n’ont pas une education qui fait d’eux des personnes libres, blahblah, comment espérer qu’ils transmettent ce genre de valeurs à leur enfants.
          – les enfants d’aujourd’hui sont les enseignants de demain, s’ils n’ont pas appris à être des personnes libres, autonomes, blablah, comment espérer qu’ils enseignent ces valeurs aux enfants de demain
          – si les enfants de demain n’apprenent pas à être des personnes libres, blahblah.., comment espérer qu’ils change quoique ce soit à un système bancal de formation d’outils productiviste…
          et hop la boucle est bouclée lorsque le système est maintenu par ceux qui sont formés par ce système.

          Répondre
  18. Laurent
    Laurent dit :

    Bonjour chacun (e),

    En lisant le sujet et ses nombreux commentaires, je pensais à l’album des Pink Floyd :  » The Wall « .
    Vous vous souvenez de l’image récurrente du hachoir à viande qui symbolisait le modelage des enfants par le système éducatif ( il me semble que c’était pour illustrer « another brick in the wall – part II ».

    Il y avait aussi cette phrase qui me grattait les neurones, de je ne sais plus qui et dont je me souviens mal, mais qui disait à peu de chose près : L’éducation, c’est par définition une prise de tête.

    Bonne soirée / Lô

    Répondre
  19. Sancho
    Sancho dit :

    Pour ceux qui ne l’aurait pas encore lu, Normand Baillargeon a commencé un énorme travail sur le sujet :
    Éducation et Liberté. Anthologie

    Je le conseille à tout ceux qui se pose la question quoi faire, comment faire en alternative à l’éducation gouvernementale.

    D’autres ont posé la question tout à fait pertinante de la signification de l’éducation dans notre société, car c’est hélas un tout bien imbriqué.

    Répondre
  20. Ness
    Ness dit :

    J’ai 50 ans, j’ai repris mes études universitaires, je ne peux que confirmer l’enfermement de cet enseignement verticalisé à outrance et qui n’envisage pas de revoir les élèves revenir après une longue expérience dans le monde extérieur ! Ou alors il faudra se plier aux exigences absolues du système.
    Infantilisant et débilitant. Pourtant dans le domaine des sciences humaines…

    Répondre
    • Agnès Maillard
      Agnès Maillard dit :

      Et encore, l’université est un monde beaucoup plus libre et ouvert que le lycée : l’assiduité y est moins prépondérante, les groupes de travail horizontaux plus fréquents, la possibilité de débattre avec le professeur plus ouverte, même si certains se drapent dans leur supériorité et ne sortent pas du cadre du cours magistral.

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  21. Baas An'Ey
    Baas An'Ey dit :

    Intéressant commentaire à rapprocher du fétichisme bipartisan pour l’école de la république, grand reproducteur des inégalités.

    Par quelle perversité peut-on prétexter de l’intérêt supérieur de l’enfant pour organiser au plus haut niveau son abêtissement, son dressage, son accoutumance à la servitude ?

    Répondre
  22. smolski
    smolski dit :

    La Commune à propos de l’école laïque, républicaine et gratuite pour tous et toutes :

    « Apprendre à l’enfant à respecter et à aimer les autres, lui inspirer le goût et le soucis de la justice, lui faire comprendre qu’il doit s’instruire non pas seulement pour lui-même et son propre avenir mais dans l’intérêt de la collectivité. »

    Citation source : Henri Guillemin – la Commune.

    Répondre
  23. Strega
    Strega dit :

    Vous avez vu le film « Demain » ? Ils y montrent une école (de quartier défavorisé, mais le principe est le même partout) en Finlande où le système éducatif est très loin du nôtre : les enfants peuvent se mettre dans la classe comme ils le souhaitent (debout, couché, assis…), sont encouragés à travailler ensemble (à condition de ne pas parler trop fort), mangent avec leurs profs à table à midi, font du travail manuel autant qu’intellectuel, les instits proposent différentes méthodes de travail et d’apprentissage à leur classe, histoire que chacun s’y retrouve, etc.
    Bref y’a de la vie déjà à l’école et non pas de longues années à attendre de faire qq chose de leur vie… C’est le genre d’école où j’aimerais mettre mon fils.

    Répondre
    • Agnès Maillard
      Agnès Maillard dit :

      Voilà, voilà, c’est déjà dans la bonne voie et c’est perfectible. Cette idée que l’enfant puisse être acteur, partenaire et voire même prescripteur de ses propres apprentissages en hérissent beaucoup, parce qu’il se fondent sur l’idée assez limitée et caricaturale qu’ils se font de l’enfant, «ce truc pas fini à dresser».

      Répondre
      • Ole
        Ole dit :

        Marant, ça ressemble à ce que j’ai vue de la classe de maternelle de ma fille.
        C’est du montessori et avec une prof extraordinaire de 60 balais qui sentait les enfants individuellement comme en groupe de façon incroyable.

        Le plus triste, c’est Montessori, c’est vieux de 100ans, Norman Baillargeon a relevé des epxérience d’education alternative ou active suivant les term depuis le 18ième siècle.
        Enfain quoi, ça fait 100 ans que Maria Montessori a décrit que la main developpe le cerveau, qu’il faut faire des trucs, être actif physiquement pour développer le cerveau et on attend gentillement que les docs tournesol des neurosciences nous confirme ce qu’une vieille dame a décrit il y a plus de 100 ans.

        Pourquoi aujourd’hui, on arrive pas à intégrer ces expériences dans notre système éducatif, il est où le blocage ? Ca me chiffone ça.

        Pour ajouter, je crois qu’il faudrait ne plus utiliser le terme enfant car le sens même du terme est réducteur : enfant, celui qui est aphone, qui ne parle pas… ta gu..et écoute.
        4000ans de civilisation, on parle d’aller sur mars, on a des téléphones tous connectés sur un réseaux planétaire et super machin chose mais on arrive pas à subvenir aux besoins intellectuels de nos enfants et de moins en moins à leurs besoins physiques…. quelle misère.

        Répondre
  24. lik
    lik dit :

    De même qu’il y a une anthropologie pour étudier la condition féminine dans diverses sociétés, je serais curieux de savoir si des études similaires existent concernant la condition de l’enfant. Concernant la condition féminine, c’est souvent féroce dans chez les peuples dits « premiers », avec toutes sortes de variantes, loin d’un paradis perdu rousseauiste :

    https://vimeo.com/38719215

    Répondre
  25. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    La condescendance pyramidale (ou comment les profs passent leur temps à se juger de haut en bas)

    Il y a cependant une chose que la très grande majorité des profs de France, qu’ils le veuillent ou non, qu’ils en soient conscients ou pas, partage : ce qu’on pourrait appeler la condescendance pyramidale, et dont l’expression la plus simple est ce petit regard supérieur invariablement porté vers le collègue de niveau inférieur.

    Les profs qui enseignent en post-bac sont bien contents d’enseigner à ce niveau, ils ont affaire à des esprits plus évolués et n’ont pas à subir des classes qui n’ont pas choisi d’être devant eux, au contraire de leurs étudiants. Ils ne changeraient pour rien leur place avec les profs de secondaire, ils ont souvent tout fait pour ne pas les rejoindre et se distinguent d’eux par le fait qu’ils sont agrégés et docteurs, d’ailleurs ils consacrent une partie non négligeable de leur temps à la recherche et publient, de loin en loin. Au sein de l’université, il faut cependant faire la différence, par exemple, entre le maitre de conf et le chargé de TD, prestige oblige.

    Dans le secondaire, les agrégés forment une caste supérieure à celle des certifiés, d’ailleurs ils touchent plus et enseignent moins, c’est sans doute qu’il y a une raison, ils ont bien mérité ce statut distinctif, l’AGREG est autrement plus difficile que le CAPES, c’est bien connu. Toutefois parmi eux, les profs de prépa sont les plus forts, incontestablement au-dessus du lot. En-dessous, il faut sortir du rang les profs qui ont les Terminale S, ce sont les meilleurs classes, on les réserve aux meilleurs profs, forcément. Je ne parle pas des lycées professionnels, il est évident que les profs qui y officient ne valent pas les autres.

    Les profs de collège sont de niveau inférieur, ce sont seulement des certifiés, rares sont les agrégés qui s’abaissent ici. Cependant plus on a de classes de 3ème ou de 4ème, mieux on se porte et mieux on est vu.

    Ici s’opère une cassure : certifiés et agrégés ont beau former deux castes distinctes, ils se situent néanmoins nettement au-dessus de ce qui suit, à savoir les instits – on a beau les avoir appelé professeurs des écoles, personne n’est dupe, d’ailleurs ils ont plus d’heures de cours et gagnent nettement moins, ce n’est pas pour rien. Peu importe leur bac + 5, leur polyvalence est, finalement, un aveu d’incapacité dans tous les domaines.

    On peut éventuellement faire la distinction entre instit de cycle 3 et instit de cycle 2, mine de rien en CM2 ce sont de presque collégiens, et en CP encore des petits qui débarquent de maternelle. Les instits de maternelle, justement, sont bel et bien tout en bas de l’échelle : bien des profs ont ri en entendant Darcos les accuser de changer les couches – au fond, c’est un peu ça, quand même, non ?

    Par l’Instit’ humeurs

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    • lik
      lik dit :

      Comme chez les Jivaros, les chamanes diplômés ont accès à la connaissance ésotérique qu’ils monnayent, rien de si nouveau chez le singe humain :

      « Chez les Jivaros, nul ne saurait refuser un don qui a été demandé sans perdre la face : il n’est par conséquent pas facile d’amasser une grande quantité d’objets. Les non-chamans s’importunent sans cesse les uns les autres pour des cadeaux : ils empêchent ainsi l’accumulation de richesses chez l’un ou l’autre d’entre eux. » (p. 131)

      Oui, mais voilà :

      « les chamans échappent à cette exigence et on ne leur demande presque jamais rien, par crainte de la colère des sorciers et de la mauvaise volonté des guérisseurs. C’est ainsi que, seuls, les chamans peuvent accumuler des quantités importantes de biens. »

      http://cdarmangeat.blogspot.co.at/2015/07/quand-les-jivaro-font-bouillir-les.html

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        • smolski
          smolski dit :

          merlin : « Ca c’est dans tes contes de fées »

          Mes sources : Je crois me souvenir que c’est dans la dette 5000 ans d’histoire de David Graeber. Ethnologue.

          De plus, on peut comprendre très bien qu’entre plusieurs chamans la concurrence ait pu être vive.

          Cela dit, je suis d’accord avec ce que tu suggères pour ce qui concerne le corporatisme, qu’il soit celui des enseignants ou des autres, il relève par nature de l’abus de position dominante.

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  26. Sombre Hermano
    Sombre Hermano dit :

    Analyse « vitriolée » de cette société mortifère où l’on est obligé de perdre sa vie à essayer de la gagner. Ton article me fait penser à un autre texte que je suis en train de lire et dont je cite un passage :

    « Il doit y avoir quelque chose de particulièrement captivant dans le lien social des Indiens, et de bien supérieur, pour qu’il soit vanté parmi nous ; des milliers d’Européens sont devenus des Indiens, et nous n’avons pas un seul exemple d’un de ces aborigènes devenant européen ! Il doit y avoir quelque chose d’envoûtant dans leur manières, quelque chose d’indélébile, façonné par les mains de la Nature. Par exemple, prenez un jeune Indien, offrez-lui la meilleure éducation possible, toute votre générosité, couvrez-le de présents, de richesses, et pourtant sa forêt natale lui manquera secrètement, tandis que vous penseriez qu’il l’aurait oubliée depuis longtemps; et à la première opportunité qui se présentera, vous le verrez volontairement abandonner tout ce que vous lui avez donné et revenir vers les nattes de ses pères avec une joie indescriptible.

    Voilà ce qu’en dit Benjamin Franklin:

    « Aucun Européen ayant goûté à la vie sauvage ne peut ensuite supporter le retour dans nos sociétés ».

    Il écrit également :

    Quand un enfant indien a été élevé parmi nous, qu’il a appris notre langue et s’est habitué à nos coutumes, s’il retourne voir sa famille ne serait-ce qu’une fois, on ne pourra jamais le persuader à revenir, et ce n’est pas inhérent aux Indiens, mais aux hommes… Quand les blancs des deux sexes ont été faits prisonniers jeunes par les Indiens, et ont vécu un certain temps parmi eux, même s’ils sont rachetés par leurs amis, et traités avec toute la tendresse imaginable pour les convaincre de rester parmi nous, en très peu de temps ils se dégoûtent de notre manière de vie, de tout le travail et peine qui sont nécessaires pour l’entretenir, et prennent la première bonne occasion de s’échapper de nouveau dans les bois, d’où il est impossible de les récupérer.

    Ces descriptions sont courantes. Cadwallader Colden décrit en 1747 des Blancs capturés par des Indiens:

    Aucun argument, aucun traité, aucun pleur de leurs amis et relations, ne pourrait persuader nombre d’entre eux de quitter leurs nouveaux amis indiens; nombre d’entre eux qui furent persuadés de revenir chez eux par les caresses de leurs relations, en peu de temps, en eurent assez de notre manière de vivre, et se sont à nouveau enfuis chez les Indiens, et ont fini leurs jours avec eux. D’un autre côté, des enfants indiens ont été soigneusement éduqués parmi les Anglais, vêtus et disciplinés, cependant, je pense qu’il n’y a pas un seul exemple où ceux-ci, après qu’ils eurent obtenu la liberté d’aller parmi les leurs, et qu’ils furent en âge, restèrent avec les Anglais, ils retournèrent à leurs propres nations, et se passionnèrent autant pour le mode de vie indien que ceux n’ayant jamais connu le mode de vie civilisé.

    Lors d’échanges de prisonniers, les Indiens couraient joyeusement vers leurs familles, tandis que les Blancs captifs devaient être pieds et poings liés afin qu’ils ne retournent pas en courant vers leurs ravisseurs. »

    Extrait d’un texte écrit par Derrick Jensen servant de préface à l’édition 2007 de l’essai de Ward Churchill, « Pacifism as pathology » (1986)

    (Désolé si mon commentaire prend beaucoup de place sur la page)

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    • lik
      lik dit :

      Il faudrait savoir de quelles tribus il s’agit, car selon les tribus les mœurs étaient très diverses et pas toujours bisounours, surtout concernant les femmes.

      Quant aux « blancs » capturés par les iroquois, ils passaient un très mauvais moment et auraient préféré pouvoir s’échapper.

      Répondre
        • smolski
          smolski dit :

          st thomas : « Tu as des études à fournir »

          C’est dans la logique lorsque les rapports humains ne sont pas défnis par la hiérarchie. Sinon pourquoi donc s’en priver ?
          😀

          Voir l’expérience des communautés individuelles et familiales libres par exemple… J’y ai participé et je l’ai constaté surtout entre les enfants.
          Également, les études sur l’empathie naturelle nécessaire à l’enfant pour survivre, empathie qui peut s’étendre tout au long de sa vie si les expériences rencontrées ne la contrarient pas excessivement. Voir une doc télévisuelle sur l’empathie diffusée il y a 1 ou 2 mois…

          Répondre
          • lik
            lik dit :

            C’est dans ta logique, qui ne correspond pas à la réalité. Tu es bien un dogmatique :

            Le fait que les élites soient informelles ne veut pas dire qu’elles sont invisibles. Dans la réunion d’un groupe quelconque, n’importe qui peut, en ayant l’oeil avisé et l’oreille attentive, se rendre compte de qui influe sur qui. Les membres d’un groupe qui ont de bonnes relations entre eux se fréquenteront plus fréquemment que d’autres.

            https://infokiosques.net/lire.php?id_article=2

          • smolski
            smolski dit :

            @ lilk : Je ne vois rien de contraire à ce que je propose de l’intégration plus accessible dans les communautés libres que dans celles qui sont hiérarchisées.

            Citation tout en bas de ton lien :

            « nous pouvons garder en tête certains principes qui sont fondamentaux pour toute structuration qui aspire à être à la fois démocratique et politiquement efficace.

            Ces principes sont :

            1. La délégation
            2. Exiger des personnes à qui une autorité a été déléguée qu’elles soient responsables
            3. La distribution de l’autorité au plus grand nombre de personnes raisonnablement possible
            4. Rotation des postes entre différentes personnes.
            5. Diffusion de l’information à tout le monde
            6. Accès égalitaire

            Si ces principes sont appliqués, il est garanti que, quelles que soient les structures développées par les différents groupes du mouvement, celles-ci restent contrôlées et répondent face au groupe. »

            J’ajouterai qu’il importe aussi que les membres de ces communautés soient nomades entre elles toutes.

            Nous avons dans l’informatique libre de telles communautés où les individus s’entrecroisent et les pouvoirs se diluent portés par ces entrecroisements au gré des circonstances rencontrées.

  27. Brigite
    Brigite dit :

    il est nécessaire que je recadre un peu ici car cet article présente deux faiblesses :

    1) il n’aborde pas le thème de la féminisation de l’éducation nationale
    2)il est dans le déni quant au chaos généralisé dont conseillers principaux d’éducation et personnel de la vie scolaire ont été à l’origine après 1968.

    Toutes ces bigotes qui sont payées à jouer un rôle dans Inspecteur Barnaby, voilà l’ennemi !

    Répondre
  28. herve_02
    herve_02 dit :

    Je vais tempérer un peu l’enthousiasme de ceux qui voient dans l’école un espoir car composée de nombreux enseignants (tout le monde ne peut pas être pourri).

    Moi j’ai été prof 3 ans dans un lycée agricole, privé. Avec des 4-3 que je ‘gérais’ en séances de 3 heures sur le terrain (à faire des travaux paysagers) et des 1ères et Terminales (stav) dans leur matière principale, option aménagement (coef 8 sur 40).

    Et bien malgré toute la bonne volonté que vous pouvez avoir, vous vous heurtez à la poignée de profs régnants et faisant la loi. Vous n’avez aucun moyen de faire ce qu’il vous semble bon et bénéfique car il est impossible de lutter seul contre le courant. Vous pouvez résister un peu, mais à un moment vous êtes obligé de lâcher. Le métier est assez difficile face aux élèves (discipline, contenu de cours, contrôles, corrections) si en plus vous devez vous battre contre l’équipe pédagogique, c’est intenable. J’ai jeté l’éponge. Et cela même si vous avez des résultats, même si les parents d’élèves vous adoraient, même si les élèves vous défendaient, même si vos résultats était de 4 points au dessus des moyennes régionales et nationales. Vous ne pouvez pas lutter. Et je n’ai pas 30 ans, mais presque 50. J’ai traîné mes guêtres dans pas mal de taf et pas mal de secteurs. Mais j’ai lâché l’affaire. Vous DEVEZ ‘mouler’ de la même manière sinon votre vie est un enfer.

    Et je ne parle même pas des inspections qui envoie des messages contradictoires d’un inspecteur à l’autre pour les même matières.

    Répondre
  29. Jean-François Garneau
    Jean-François Garneau dit :

    Intéressante réflexion, dont l’ampleur exigerait un chantier national. C’est ce qui s’est passé au Québec au moment de la nécessaire laïcisation de l’école publique, l’instruction de tous étant devenue obligatoire dans les années 50. Les gains obtenus depuis sont évidents, malgré l’enfermement de la jeunesse de trop longues heures par semaine.
    Récemment toutefois, le néolibéralisme succédant au coopératisme de la « révolution tranquille » a sournoisement dépouillé l’école publique d’une part de sa portée, tout en continuant de soutenir l’école privée, élitiste par définition, avec les deniers publics. Ce virage désastreux entraîne d’énormes coûts sociaux, en plus de détourner l’essentiel du budget national de son rôle démocratique.
    Il me semble que la France, à une échelle plus vaste, souffre aussi d’un problème profond de démocratie confisquée, y compris par ceux qui prétendaient la défendre contre le retour d’un féodalisme modernisé. Résultat : le « c’est quand qu’on va où? » de Renaud et son lapidaire « si l’école servait vraiment à quelque chose, on l’aurait interdite ».
    Justement, c’est en la rendant carcérale qu’on en interdit l’aspect libérateur sans porter l’odieux de la fermer carrément. Rappelons la démonstration de Noam Chomski sur la fabrication du consentement (https://fr.wikipedia.org/wiki/Modèle_de_propagande), et nous sommes vicieusement encerclés : l’école ne forme plus de gens conscients de ce consentement imposé, et les médias détenus (vous avez raison, pas de terme innocent) par les seigneurs du statu quo ne dispensent guère d’information conscientisante.

    Répondre
  30. saxo
    saxo dit :

    Moi, je lis là que des commentaires de gens qui ont été à l’école… (enfin je crois)
    Bah, comme fabrique de la soumission, ma seule conclusion, c’est que l’école est un échec 😉 !

    Répondre
  31. smolski
    smolski dit :

    « Dans cette société, toute profession intellectuelle est politique. L’alternative ne se situe pas dans le fait d’être politisé ou non; elle réside entre le fait de suivre la politique de l’ordre établi, c’est-à-dire d’exercer sa profession selon les priorités et les orientations fixées par les puissances dominantes de la société, ou bien de promouvoir ces valeurs humaines de paix, d’équité, de justice, que n’applique pas la société actuelle. »

    Howard Zinn

    Répondre
  32. saxo
    saxo dit :

    Né de l’école et pur produit de l’éducation nationale (parents profs, et grands parents d’un côté aussi), je ne découvre que depuis quelques années sur les commentaires de ce blog à quel point la virulence contre l’école peut être forte, même à « gauche »…

    Ca m’a fait relativiser, merci à tous.

    Mais ça ne change pas mon point de vue sur le fond.

    Certes, l’école est peu ouverte sur le monde, mais l’ouvrir d’avantage, c’est simplement donner à nos chérubins le titre de pions économiques un peu plus tôt dans le monde actuel…

    La soumission?
    C’est pas ce que j’ai appris à l’école, Agnès. Peut-être suis-je déjà trop vieux pour juger de l’école actuelle, mais des année 70 aux années 90, c’est pas ce que j’y ai appris, ni rencontré. J’y ai au contraire appris à débattre, à questionner et à remettre en cause les acquis. Et face aux profs trop obtus, dès ma 4e, j’arrivais en cours avec un brassard noir…

    « À 13 ans j’avais d’autres rêves et d’autres envies que de regarder la vie passer par la fenêtre de mes salles de classe… »
    Ouaip,.. ça c’était une trentaine d’heures dans ma semaine, sauf qu’au lieu de regarder par la fenêtre, j’avais intégré que le plus intéressant se passait devant le tableau. J’y ai travaillé mon oreille et ma concentration, ce qui m’évitait de bosser en rentrant à la maison.
    Le reste du temps, je le passais avec mes copains, où à faire de la musique ou n’importe. J’étais jamais chez moi, mes parents m’ont laissé extrêmement libre, pour le moment que j’étais pas à l’ouest à l’école.

    Et surtout, à l’école j’ai fait des rencontres… des dizaines de rencontres qui ont été, toutes, riches d’enseignement, d’affection, de remise en cause de moi-même et que sais-je encore.

    Pour moi, l’école n’a pas été une fermeture entre 4 murs, mais une ouverture sur un monde ou la finalité était l’enrichissement personnel et les rencontres, alors que le monde n’avait que la compétition et la quête du fric à m’offrir. Et ça m’a parfaitement correspondu.

    Bref, je lis bien tout ce qui est dit ici, tous ces commentaires. J’y retrouve toute une critique que je capte parfaitement et qui me semble pertinente, mais qui, elle aussi, a ses oeuillères propres…
    Ré-inventer l’école dans notre monde, l’ancrer dans le réel, à mon sens, ce serait ça, la fabrique de la soumission et de l’acceptation du monde…

    Répondre
    • smolski
      smolski dit :

      saxo : « ce qui m’évitait de bosser en rentrant à la maison. »
      Ben moi aussi je travaillais pas à la maison.. pas plus qu’à l’école d’ailleurs que j’évitais au possible même !

      « J’étais jamais chez moi, mes parents m’ont laissé extrêmement libre »
      moi itou…

      « Ré-inventer l’école dans notre monde, l’ancrer dans le réel, à mon sens, ce serait ça, la fabrique de la soumission et de l’acceptation du monde… »
      Tu sous-estimes les enfants et leurs facultés d’adaptation… Tu sous-prolétarises l’intelligence des peuples aussi.

      Quand je n’étais pas à l’école, donc souvent, j’étais au côté de menuisiers, pâtissiers et des traînes savates de toutes espèces. J’aidais aussi sur les marchés, j’accompagnais les livreurs dans leurs tournées, je chapardais un peu de tout et de rien chez les commerçants puis plus violemment dans les premiers supermarchés, ivre des bricoles exposées en appât venimeux.

      Une vie intégralement désirée, voulue et responsable. Par exemple, après avoir dérobé des revues et des sucreries chez une pauvre vieille commerçante de Belleville (Paris), j’ai pris la honte et je suis allé reporter rapidement mes larcins en cachette.

      J’étais une exception ?
      Je vivais isolé des bandes du quartier mais celles-ci pratiquaient toutes de même.

      Il me semble que ce que tu décris de ton parcours saxo est plus une exception de ce qu’ont subit les plus démunis autours de toi.
      Et s’il faut résolument modifier l’éducation scolaire, c’est justement en faveur des plus démunis (de richesse matérielle et de culture intellectuelle), pas pour les ceusss’ qui s’en sortent, voire qui en profitent abusivement (là, je ne parle pas de toi et ta famille mais de tous ces gratinés du pouvoir en place).

      @Brigite Excellent ton aparté :
      « C’est important d’avoir l’avis d’une famille spécialisée dans l’élevage de masse. »

      J’en ai bien ri. 😀

      Répondre
      • saxo
        saxo dit :

        Joël,

        « Tu sous-estimes les enfants et leurs facultés d’adaptation… Tu sous-prolétarises l’intelligence des peuples aussi. »

        Ben, non. Au contraire…
        Et d’ailleurs, je te retourne le compliment 🙂 .

        J’estime les enfants suffisamment intelligents pour utiliser l’école comme un apport et non une contrainte débile…
        Je crois que c’est Ronsard (souvenir d’un cours de 2e, ça remonte, je me goure surement sur l’auteur) qui parlait des 3 écoles. Celle des pères, celle des maîtres et celle de la vie en disant qu’elles étaient complémentaires toutes les 3. (Féminise un peu tout ça pour le remette au goût du jour)

        Vouloir supprimer celle des maîtres pour l’intégrer dans les deux autres n’a pas grand sens à mes yeux. La seule chose, c’est que tu ne feras pas certaines rencontres puisqu’elles ne te seront pas proposées…
        L’école, c’est avant tout un brassage humain et culturel… Après chacun en fait ce qu’il en veut.

        Meilleurs voeux à toustes

        Répondre
      • smolski
        smolski dit :

        saxo : « J’estime les enfants suffisamment intelligents pour utiliser l’école comme un apport et non une contrainte débile… »

        Cela dépend de l’enfant d’avoir cette attitude et de l’enseignement périscolaire qu’il reçoit et ne vient pas directement de l’éducation nationale dans sa totalité (pas un p’tit prof par-ci par-là effondré sous la marginalisation où il tente d’exister).

        Et à l’inverse, une éducation scolaire qui dépendrait totalement de chaque enfant et de l’enseignement périscolaire qu’il reçoit, ça l’ferait pas mieux ?

        Répondre
        • saxo
          saxo dit :

          Déjà, c’est un point de vue qui n’est pas le mien, ensuite, il s’agit du système scolaire britannique…

          A titre personnel, j’ai rencontré toutes sortes de gens à l’école, et culturellement, j’ai trouvé dans l’ensemble des matières enseignées à l’école une foultitude de choses passionnantes que je n’aurais certainement pas rencontrées si l’école généraliste n’avait pas existé.

          D’où mon  » brassage humain et culturel »…

          Pour le reste, la vie se charge d’elle même de nous enseigner bien d’autres choses… Notamment, (contrairement à ce qui est dit ici), la hiérarchie et la domination à outrance. Bien plus qu’à l’école ou le principe égalitaire est respecté (même si dans les faits c’est pas si évident).

          Répondre
        • smolski
          smolski dit :

          Il ne s’agit pas de conviction mais de fait.
          Tu rejettes ce qui est dit pour le circuit scolaire britannique, c’est du parti pris. 🙂

          Regardons en france :
          Sur 100% des enfants fréquentant l’école primaire, la majorité est pauvre ou dominé (+ – 90%) et la minorité est issue des classes au pouvoir (+ – 10%).
          A la sortie des Grandes Z’écoles, c’est l’inverse.

          « En première et terminale, la composition des classes selon les filières est également très différenciée. On compte 17% d’enfants dont le père est ouvrier dans la filière S, contre 40% en STT et 51% en bac professionnel. A l’inverse, la filière scientifique comprend 36% d’enfants dont le père est cadre, mais c’est le cas de seulement 4% en bac professionnel. »
          http://www.inegalites.fr/spip.php?page=article&id_article=272&id_groupe=10&id_mot=83&id_rubrique=6

          Tableau encore plus explicite :
          http://www.inegalites.fr/spip.php?page=tableau&num=566

          Pourtant, tout le circuit scolaire est payé par tous, voire davantage par les plus démunis qui ne peuvent « optimiser leur imposition », eux. Donc, une caste se trouve réunit dès que l’orientation prilégiée est active, notamment par le manque de disponibilités financières pour poursuivre des études en raison de la paupérisation mondiale de plus en plus élevée.

          « Pas de diversité sociale à l’ENA

          5 janvier 2010 – Les enfants de cadres et professions intellectuelles supérieures sont quatre fois plus représentés à l’Ecole nationale d’administration (ENA) que leur part parmi les actifs occupés. Les enfants d’ouvriers huit fois moins… »
          http://www.inegalites.fr/spip.php?page=article&id_article=1030&id_groupe=10&id_mot=83&id_rubrique=6

          #7 juin 2013 – Moins de 10% de la population mondiale détient 83% du patrimoine mondial#
          http://www.inegalites.fr/spip.php?article1393

          Exactement le même écart que pour l’accès au Savoir et ses privilèges.

          « Faut pas prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages ! »

          😀

          Répondre
          • saxo
            saxo dit :

            Et alors, Joël?

            De tous temps, les enfants ont imité papa et maman… Et papa et maman ont voulu le meilleur pour leurs enfants, c’est à dire qu’il leur ressemblent (pas forcément qu’ils les dépassent)…
            Jadis quand papa était boulanger (agriculteur/ingénieur/patron/ mets ce que tu veux), fiston l’était aussi (c’est d’ailleurs encore souvent le cas aujourd’hui).

            La faute n’en revient pas pour autant à l’école…

            Peut-être l’école fait-elle mal son boulot d’ascenseur social, mais la montrer du doigt comme responsable de tous les maux est un contresens…
            Encore une fois, plutôt que de lui cracher dessus, le mieux serait de l’aider à parvenir à ses fins.

            Pour de rire…
             » la majorité est pauvre ou dominée (+ – 90%) et la minorité est issue des classes au pouvoir (+ – 10%). »
            A l’entrée à l’école, c’est toute la population qui va à l’école…
            Y-a-t-il 90% de pauvres ou dominés en France? Encore une fois, ce n’est pas ma lecture, ou alors c’est qu’on prend tout le monde pour des « dominés » ce que je me refuse à faire (pour avoir fréquenté trop d’indomptables). Pour ce qui est de 90% de pauvres, alors là c’est du franc délire. Il y a une vraie scission au sein de la société… mais elle est dans l’autre sens. Quand tu sais que le salaire médian est de l’ordre de 2000 € mensuel chez les salariés…

            Pour terminer, on mélange des choux et des navets là.
            D’un côté ce qui est reproché à l’école (dans l’article d’Agnès), c’est d’être trop « out », pas adaptée à l’age ni à la société, de formater les enfants à la hiérarchie…
            Ce que je relativise (voire conteste), et tes arguments, c’est de me répondre que seules les classes dominantes en profitent… Ce qui aurait plutôt tendance à dire le contraire… Puisque si elle répond si bien aux classes dominantes, c’est précisément parce qu’elle permettrait à ceux qui sauraient l’utiliser de les intégrer…

            Bref, je ne nie pas qu l’éducation nationale, loin d’être parfaite, peut s’avérer être un vrai désastre pour certains… Mais ce qu’il faut c’est l’améliorer. Dans son principe, elle est généreuse et permet à ceux qui décident de s’en servir de se cortiquer plus facilement.

            On peut être excellent poète sans avoir appris à écrire, mais apprendre à écrire permet de communiquer avec d’autres et d’aller plus loin. C’est d’ailleurs la même chose pour les musiciens. Le Savoir dans tous les domaines est quelque chose qu’il ne faut pas renoncer à proposer à tous. Même si on se goure sur la forme ou (même) le contenu..

          • smolski
            smolski dit :

            « si elle [l’education nationale] répond si bien aux classes dominantes, c’est précisément parce qu’elle permettrait à ceux qui sauraient l’utiliser de les intégrer… »
            C’est parce qu’elle fait le tri entre démunis et possédants pour dispenser le Savoir qu’elle est adaptée à ceux qui profitent du système social de conquête en place.

            « ce qu’il faut c’est l’améliorer. Dans son principe, elle est généreuse »
            En quoi puisqu’elle est la représentation de la société dans laquelle elle s’insère et dont le principe de conquête va à l’inverse de toute générosité !

            « mais cet argent est à nous, nous l’avons gagné ! »

            Elle n’a aucun libre arbitre au même titre que toute institution intégrée à la société et c’est pourquoi il revient aux élites de se mettre à la disposition des peuples qui les habillent, les protègent, les nourrissent et les contentent et non de servir à les soumettre toujours davantage à la tyrannie économique qu’ils subissent bien davantage qu’eux-mêmes, car les peuples sont mis à l’écart du Savoir pour s’en libérer.

            « Dans cette société, toute profession intellectuelle est politique. L’alternative ne se situe pas dans le fait d’être politisé ou non ; elle réside entre le fait de suivre la politique de l’ordre établi, c’est-à-dire d’exercer sa profession selon les priorités et les orientations fixées par les puissances dominantes de la société, ou bien de promouvoir ces valeurs humaines de paix, d’équité, de justice, que n’applique pas la société actuelle. »

            Howard Zinn

          • saxo
            saxo dit :

            « En quoi puisqu’elle est la représentation de la société dans laquelle elle s’insère et dont le principe de conquête va à l’inverse de toute générosité  »

            Elle n’est pas la représentation de la société dans laquelle elle s’insère.
            Je m’inscris en faux.
            C’est d’ailleurs ce que lui reproche Agnès (entre autres), d’être inadaptée…

            En quoi le théorème de Thalès (qui ne fait en fait que t’apprendre la formalisation des proportions par l’égalité des rapports) représente-t-il la société? (je peux continuer comme ça pendant des heures)?

            En quoi le cadre même (un établissement, des équipes de 8/10 profs par classe de 30 élèves, une structure loin d’être militaire, des grilles qui se franchissent facilement, des pions qui sont pour la plupart des jeunes issus du quartier, un chef d’établissement et une documentaliste… on est pas dans la chaine de commandement de l’armée, ni de l’entreprise, loin s’en faut. Même les profs jouissent d’un degré de liberté important en étant inspectés une fois tous les 3 à 5 ans) représente-t-il la société?
            Franchement?

            Sur la méthode, peut être? les notes? les devoirs? les interros?
            Là encore, ça se relativise. Si on voit une interro comme un concours, une compétition entre élèves, ça génère un stress, mais on peut très bien vivre les notes comme une simple auto-évaluation. Comprendre top que la pression est quelque chose qu’on se met tout seul, et que ce n’est pas l’école qui en est responsable.

            Pour rappel, les membres les plus conservateurs de notre société reprochent précisément à l’école de ne pas être le mirroir de notre société, de ne pas formater les esprit, mais précisément de les ouvrir à la contestation…

        • smolski
          smolski dit :

          saxo : « De tous temps, les enfants ont imité papa et maman »
          Il ne s’agit pas de choix mais de fracture sociale.
          Imiter sa parenté est une chose, parvenir à franchir l’échelle du pouvoir financier est tout autre chose.

          Oui l’école n’est pas responsable par elle-même par le contexte où elle se situe. Elle est cependant dans ses pratiques adaptée à ce contexte du pouvoir financier, le reproduit dans son sein et participe à le perpétuer.

          « A l’entrée à l’école, c’est toute la population qui va à l’école… »
          Ben oui, 10% de possédants et 90% de démunis, les statistiques que je cite le prouvent.

          « le salaire médian est de l’ordre de 2000 € mensuel chez les salariés…  »
          Ne te fais pas plus économiste que tu ne l’es. 🙂

          Le salaire médian sur quel quantité au total de personnes qui reçoivent moins de 2000 et combien de personnes qui reçoivent plus de 2000 ?
          Autrement dit, plus le salaire est gros, moins de personnes sont concernées et plus il est réduit, plus de personnes sont concernés et ce rapport brise le médian que tu cites.
          Si tu veux rendre l’ajustement des salaires, tu commences par 0.00€ puis 50.00 €, etc… tu trouveras alors les salaires les plus élevés moins nombreux en quantité mais plus opérant dans ton foutu truc de salaire médian.
          Je te rappelle que des gens souffrent de la faim en france, au cas z’ou…

          « seules les classes dominantes en profitent… »
          tatatataaaaa…. Je ne dis pas cela.
          Je dis que les classes possédantes dépouillent le financement des études des pauvres parce que la répartition des charges n’est pas égale et même inverse à la distribution des richesses, non pas en terme de quantité absolue, mais en terme de nécessité pour chacun.
          Lorsque tu as 1.000.000.000 pour vivre et que tu as moins d’un euro pour vivre, il n’y a pas d’égalité devant la charge de l’éducation nationale répartie entre tous. Soustrait 0.1% à un pauvre qui possède 1 euro pour survivre et soustrait 10% aux revenus d’un multimilliardaire, la charge ressentie restera plus lourde pour le plus démuni et de plus sera plus grande par la différence du nombre de démunis qui paieront et donc en augmenteront la quote-part que celle des possédants qui ne sont qu’une poignée en toute relativité.

          « Le Savoir dans tous les domaines est quelque chose qu’il ne faut pas renoncer à proposer à tous. »
          Justement, il ne faut pas laisser les quelques possédants disposer du Savoir de tous au détriment des plus démunis de ressources.

          Répondre
          • saxo
            saxo dit :

            Ne te fais pas plus économiste que tu ne l’es. 🙂

            mm-mm
            Ce n’est pas le cas.
            La misère existe en France je ne dis pas le contraire, je dis que les proportions sont inversées.
            C’est pas 90 / 10, mais plutôt le contraire. Et tes stats n’en disent pas d’avantage (j’ai été jeter un oeil).

            Selon tes stats, je serai quasi un miséreux (moi qui ne suis pas imposable une année sur deux vu mon revenu), et pourtant, je n’ai pas à me plaindre.

            ton échelle de 1 à 1 million sur le revenu est extrêmement marginale. n’en fais pas une généralité sur laquelle te baser pour critiquer l’EN… Ca n’a pas de sens.

            « Imiter sa parenté est une chose, parvenir à franchir l’échelle du pouvoir financier est tout autre chose. »
            Je ne souhaite à personne de franchir  » l’échelle du pouvoir financier  » . Et ce n’est pas l’objet de l’école. Si c’était son objet, je lutterais activement contre elle 🙂 .

          • smolski
            smolski dit :

            Tu proposes une généralité de salaire médian de 2000€.

            Je te rétorque que si tu prends 1000 personnes avec 0€ de salaire et 1 personne avec 10.000 € de salaire, le médian entre tous est de 5000 €. Ce n’est pas l’école que je dis c’est le partage économique sur lequel tu t’appuies que je conteste en le caricaturant afin qu’il soit compréhensible dans le mécanisme.

            Les chiffres sont des chiffres, pas des faits :
            Suite à une baisse de salaire de 10%, tu as ensuite une hausse de salaire de 10%, ça ne veut pas dire que tu reviens au salaire de départ.

            😀

            saxo : « La misère existe en France je ne dis pas le contraire, je dis que les proportions sont inversées.
            C’est pas 90 / 10, mais plutôt le contraire. »

            10% des personnes vivant en france sont dans la misère et 90% se partagent abusivement les richesses ?

          • saxo
            saxo dit :

            « 10% des personnes vivant en france sont dans la misère et 90% se partagent abusivement les richesses ? »

            Heu… Excuse moi si je me trompe, mais ne serais tu pas un peu manichéen?
            Soit on est tout blanc, soit on est tout noir?
            Soit on est riche et on abuse, soit on est miséreux?

            La répartition des richesses est peut-être un peu plus subtile que ça, non?
            La grande majorité des gens se situe quelque part entre ces deux extrémités. C’est tout ce que je dis.
            Après la misère et la grande précarité est bien installée elle aussi, mais certainement pas à hauteur de 90% de la population !!!

          • Brigite
            Brigite dit :

            à Saxo et Smolski,

            j’ai commencé la journée par un bon jogging
            et franchement, je croyais que vous preniez davantage soin de votre corps…

          • smolski
            smolski dit :

            « Soit on est riche et on abuse, soit on est miséreux? »

            Oui.
            Les écarts de l’enrichissements des plus riches et de l’appauvrissement des autres l’indiquent.
            Les lois mêmes sont détournées ouvertement en faveur de la richesse financière.

            « Les lois sont faites par ceux qui signent les chèques. »

            Il y a une doc sur goldman sach qui est passé à la télé (LCP) dernièrement sur le sujet qui expliquait combien la banque avait la prérogative sur tous les états depuis la libéralisation des marchés.

          • saxo
            saxo dit :

            Eh bien Joël, je ne partage pas ta vision dichotomique de l’humanité (mais tu le sais déjà 😉 ).

            L’augmentation des inégalités est un fait incontestable, mais elle ne sépare pas pour autant la population en deux catégories distinctes.

            Alors, si on n’est pas dominant et pas fortuné, c’est qu’on est miséreux?
            absurde.
            A l’inverse, si on a un toit et qu’on mange à sa faim, c’est qu’on est riche et qu’on abuse?
            Tout aussi absurde…

            L’injustice et le détournement du système au profit de certains ne justifie pas de tels courts-circuits de la pensée. Le monde est un tantinet plus complexe que ça.
            On n’est pas pauvre ou profiteur selon les besoins de la discussion!

            La grande majorité des gens que je côtoie (ou que j’ai rencontré à l’école, puisque c’est le sujet) n’est ni l’un ni l’autre.

          • smolski
            smolski dit :

            saxo « L’augmentation des inégalités est un fait incontestable »

            Elle ne se situe plus revérberisée (échelonnée) de situation économique en situation économique mais carrément depuis quelques gouvernants contre tous.

            Je suis surpris que le développement exponentiel de la tragédie écologique de la planète ne te saute pas aux yeux quant à la captation criminelle des richesses qui la provoque. On a vu les lobbies à l’œuvre encore dernièrement à la cop21, n’est-il pas ?

            « ne serais tu pas un peu manichéen? »

            Tu inverses la situation, le manichéïsme est la captation à outrance de toutes les ressources planétaires, pas sa dénonciation, quand même, quoi… M’enfin !

            « Joseph Stiglitz, ancien conseiller économique de Bill Clinton, a démissionné de son poste d’économiste en chef de la banque Mondiale après avoir constaté les dévastations provoquées par la mondialisation et les hypothèses erronées qui sous-tendent les dogmes économiques en vigueur.

            Ses analyses, qui se veulent scientifiques et non partisanes, montrent que la politique économique suivie depuis une trentaine d’années ne profite qu’à moins de 1% des plus riches au prix de la régression générale : écrasement des plus pauvres et étiolement programmé de la classe moyenne des pays développés. »

            http://local.attac.org/attac92/spip.php?article2140

            Manichéen… vous avez dit manichéens ? 😀

          • saxo
            saxo dit :

            « Je suis surpris que le développement exponentiel de la tragédie écologique de la planète ne te saute pas aux yeux quant à la captation criminelle des richesses qui la provoque. »

            Ca marche dans les deux sens, d’ailleurs (la captation des richesses provoque tout autant le développement exponentiel de la tragédie écologique que l’inverse)… Et si, ça grille la rétine.

            Mais ça n’enlève rien à ce que j’ai dit…

            On n’est pas soit pauvre soit riche et abusant.
            Ca, c’est la version de ceux que tu combats. Pas la réalité. Pas du tout la réalité. On n’est pas soit écraseur, soit écrasé. On peut vivre sans rentrer dans ce jeu là.
            Et heureusement encore, sinon, l’humanité n’aurait aucun sens si ce n’est celui de s’entre déchirer.

            Je prétends, au travers d’activités associatives, musicales et autres qu’on peut montrer le contraire.

            Je vois tout autour de moi, des personnes qui, si elles sont considérées comme des statistiques par certains, n’en sont certainement pas dans la réalité, car elles sont avant tout des humains qui ont un minimum de prises sur leur propres existences.
            Prétendre le contraire c’est les dés-humaniser ce que je ne fais pas et que tu ne te gènes pas pour faire en les mettant toi aussi dans des statistiques de manipulés ou manipulateurs…

            Je sais pas si j’ai été plus clair, mais je touche, je crois, au fond de ce que tu essaies de me dire. Non?

          • smolski
            smolski dit :

            Ce sont les 1% qui sont riches et abusant en captant les ressources de la planète à l’infini, pas les fifrelins d’en dessous qui les subissent.

            Ces 1% sont les accapareurs, ceux dénoncés par Robespierre :

            « Le droit à la propriété s’arrête devant le droit à l’existence de chacun. Tout superflu s’assimile alors à du brigandage. »

            Et dont l’idéal est de devenir « Le plus riche du cimetière. »

          • Brigite
            Brigite dit :

            à Smolski :

            dans ta conversation avec Saxo, tu as quand même un peu tendance à faire comme les gens qui regardent la télé pour voir  » ce qui se passe » et qui disent
            que eux il ne font pas ça ( pour se distinguer des musulmans…) et alors dans ce contexte tu finis par citer Robespierre. Vains dious !!!
            Franchement, je trouve que mon slogan, il élève plus les rustres
            Je le remets
            DROIT DE REGARD SUR LES LICENCIEMENTS, POUVOIR D’ACHAT, RETRAITES.

          • smolski
            smolski dit :

            Brigite : «tu as tendance à faire comme les gens qui regardent la télé pour voir « ce qui se passe » »

            C’est vrai que mon discours évolue au fur et à mesure des interventions qui se suivent.

            On peut croire que je modifie mes positions initiales alors que je vise à poser une marche moins haute devant mes interlocuteurs afin d’éviter de dresser une barricade entre nos entendements réciproques.

            Si toi tu as perçu la marche initiale ou une des suivantes et que d’autres se trouvent plus confortables sur la dernière ou une des dernières que je propose, c’est que beaucoup auront partagé un peu de ce qui est fondamentalement proposé, non d’une manière consensuelle mais de là ou chacun se situe présentement.
            La suite revient en libre pensée pour tous.

            « Non pas punir le monde mais le changer, et cela commence par soi. »

            @Brigite : Écrire en majuscule sur le net c’est hurler et non pas partager son point de vue.

            NO PASARAN ! 😀

          • Brigite
            Brigite dit :

            à Smolski

            Inviter les gens comme tu le fais à chercher leur pitance dans une poubelle, un jour y’en a un qui va t’écraser le pif, tu vas réussir à canaliser l’état d’exaspération général.

            davaï ( allez ), le bilan d’une vie est vite fait…

          • smolski
            smolski dit :

            J’ai déjà parlé dans ce fil du documentaire passé sur la chaine LCP concernant la banque goldman sachs.

            Une des employées y témoigne des raisons qui l’ont fait s’écarter de cet établissement.

            Dans le contexte de l’attentat des tours de new york, alors que les pompiers rapportaient en direct leur traumatisme d’entendre les corps s’écraser autours d’eux avec un bruit mat, toujours le même, répété et répété encore… Au même instant, à quelques pas seulement de la tragédie, les dirigeants de goldman sachs passaient la consigne de miser gros à la bourse sur les avions et le pétrole, parce que :
            « Y’a du fric à s’ faire là-d’dans. ! »

            goldman sachs n’est pas une banque de dépot, elle manipule de l’argent numérique allant jusqu’à dépouiller ses propres clients en misant contre les placements qu’elle leur conseille.
            goldman sachs est l’expression du pouvoir financier mondialisé et la référence pour toutes les banques (dixit les nombreux témoignages du documentaire).

            « Devenir le plus riche du cimetière. » est l’idéal social imposé qui nous mène à flamber la Terre jusqu’à y parvenir complètement, car :
            « après tout, si c’est pas moi qui le fait, un autre le fera ! »

            Quid du rapport avec l’éducation nationale des peuples ?
            Elle est fatalement menée à l’image et pour la satisfaction des pouvoirs financiers qui les dirigent les nations et les peuples de plus en plus ouvertement :

            Accord de Partenariat entre le Ministère de l’Éducation Nationale et Microsoft France :
            http://cache.media.education.gouv.fr/file/Partenaires/17/7/convention_signee_506177.pdf

            Existe-t’il encore un pan d’humanité sur la planète Terre ?

            « La force, c’est ce qui fait de quiconque lui est soumis une chose. Quand elle s’exerce jusqu’au bout, elle fait de l’homme une chose au sens le plus littéral, car elle en fait un cadavre. Il y avait quelqu’un, et, un instant plus tard, il n’y a personne. »

            Simone Weils

            http://www.ebooksgratuits.com/pdf/weil_iliade.pdf
            Je ne me souviens plus du pseudo qui a fournit le lien ici mais que la vie couvre à jamais ses pas et ceux de sa descendance de pétales de rose… 😀

  33. smolski
    smolski dit :

    Témoignage d’une famille syrienne réfugiée au pays-bas :

    « Ici, nous sommes hébergés et nourris tous les jours, nous ne manquons de rien. Cependant s’abriter et se nourrir ne suffit pas, nous sommes… comment dire… comme des oiseaux en cage. »

    C’est pareil pour l’acquisition des connaissances primaires, voire un peu plus, en ingurgiter le contenu ne suffit pas.

    Répondre
  34. smolski
    smolski dit :

    « L’une des perversions de nos sociétés de contrôle est bien celle-là : faire que les citoyens soient, en même temps, surveillés et surveillants. Chacun doit épier les autres, pendant qu’il est lui-même espionné. Dans un cadre démocratique où les individus sont convaincus de vivre dans la plus grande liberté, on avance ainsi vers la réalisation de l’objectif rêvé des sociétés les plus totalitaires. »

    Ignacio Ramonet
    Le Monde Diplomatique – décembre 2015
    ____________________

    C’est exactement ce à quoi le principe de la scolarité telle qu’elle est devenue est appliquée. Non pas créer des êtres libres, fraternels et égaux entre eux tous, mais des surveillés-surveillants par la mise en concurrence, la notation et la diplomocratie qui y sont établis jusqu’aux plus hautes études.

    Répondre
      • Brigite
        Brigite dit :

        Rien que ça !
        mais tu fais un contresens

        il suffit de remonter à la loi de l’orientation de l’éducation nationale de 1989 et de la mettre aux chiottes.

        Répondre
      • smolski
        smolski dit :

        « il suffit de remonter à la loi de l’orientation de l’éducation nationale de 1989 et de la mettre aux chiottes. »

        J’ai dans l’idée qu’il ne suffit pas de remonter à 1989 pour ce qui concerne l’orientation de d’éducation nationale, le ver du pouvoir est dans le fruit des enseignements dispensés dès la disparition de robespierre et l’avènement proclamé des marchés au-dessus de la république.

        Répondre
    • smolski
      smolski dit :

      « encore une citation
      encore une analogie de mes deux »

      trois et quatre et….. en quoi cela gêne de citer les sources de ses réflexions personnelles ?

      Maintenant, si tu penses que le caractère carcéral de l’educ nat actuelle tombe des nues et n’est rattaché à rien d’autre, je te laisse volontiers faire ni une ni deux et appeler la police municipale ! 🙂

      Répondre
      • Brigitte
        Brigitte dit :

        NON
        citer ses sources, c’est autre chose que de faire des citations, citations auxquelles on peut faire dire tout et n’importe quoi
        idem pour les analogies bien ringardes, même si c’est la coutume dans ton bled pourri.

        Répondre
        • smolski
          smolski dit :

          « citations auxquelles on peut faire dire tout et n’importe quoi »

          Je m’en fout moi aussi de ce qu’on peut en faire dire, je me sers des citations pour ne pas répéter quelque chose qui, si tu les suis là d’où elles sont référencées, tu en auras une plus large idée.

          Donc, je dis par ces trois citations que l’educ nat fonctionne en harmonie avec l’armée, la police et la monnaie. Que de retirer les enfants de cet univers c’est leur permettre de devenir critique face à ce qui les opprime, l’armée, la police et la monnaie.

          Je ne recule ni devant les fascistes, ni devant l’arrogance, il y a trop de similitude entre ces deux là pour que j’en fasse la part, désolé.

          Nota agnès : le doublon c’est le premier commentaire, mal ciblé.

          Répondre
  35. smolski
    smolski dit :

    « la monnaie émerge bien de la violence et des guerres pour s’imposer à des populations et créer ainsi, un référentiel discipliné qui conduit les relations humaines dans un standard cadré, une économie monolithique, au profit de ceux qui imposent la monnaie. »

    http://4emesinge.com/la-dette-une-consequence-arbitraire-a-des-fins-daccaparement-des-biens-communs-lettre-ouverte

    _____________________

    « un référentiel discipliné qui conduit les relations humaines dans un standard cadré »

    Toutes ces chaînes mises bout à bout à l’infini d’un système social iniques et mortifères.

    Répondre
    • Brigite
      Brigite dit :

      Syndique toi, camarade !

      ma nièce me racontait à noël comment elle avait été meurtrie quand son père est venue la chercher au collège avec un short en jean’s moule-bite ( genre Denis Lavant dans 21 nuits avec Pattie ) en gueulant son prénom devant 150 gamins , car tout le monde s’est retourné et on ne voyait plus qu’elle :
      une grosse fille toute ronde avec des cheveux blonds crépus.
      Mais elle, elle a de la chance car au moins s’ mère, elle sait lire et écrire !

      Répondre
        • Brigite
          Brigite dit :

          attends elle est devenue super canon 10 ans plutard ( the birth of Venus de Botticelli)
          et un jour elle s’est rendu compte que c’était un de ces sales gamins du collège qui était en train de lui poser sa fosse septique.
          Tout est bien qui finit bien, gros.

          Répondre
  36. smolski
    smolski dit :

    Contrairement à ce qui a été prétendu d’une forme d’égalité entre les classes sociales le principe de l’éducation national ne se contente pas de soumettre, il accuse la différence des statuts :

    « les Britanniques les plus riches dédaignent l’enseignement public. En envoyant leurs enfants dans des établissements privés, ils bénéficient d’une réduction d’impôts annuelle de 88 millions de livres sterling, parce que ces écoles jouissent du statut d’organisme caritatif. Lorsque l’on prend en compte l’origine sociale des élèves des écoles privées, les résultats qu’elles obtiennent ne s’avèrent pas meilleurs que ceux de leurs homologues publiques. En revanche, comme l’observe l’historien David Kynaston, ces établissements offrent « de formidables réseaux sociaux qui empêchent les enfants de bonne famille peu brillants, ou carrément fainéants, de sombrer ». »

    Owen Jones

    Monde Diplomatique de décembre 2014

    Répondre
  37. smolski
    smolski dit :

    Je viens de voir le film « les héritiers » dont l’épisode est une classe de seconde dépotoire dans un lycée en banlieue parisienne « juste de l’aut’ côté du périphérique ». On y voit une prof insufflant la dignité de soi à l’ensemble des étudiants mais aussi à toute la communauté qui les environne en leur faisant préparer un concours national dont le sujet est : Les enfants et les adolescents dans les camps de concentration nazi.

    Cela m’a fait référence au film inspiré de Celestin Freynet : « l’école buissonnière » où c’est la création dun journal du village qui procède à la même élevation de tous.

    Il est remarquable de constater le parallèle de ces deux films illustrant des histoires vraies entre ce que produit l’éducation nationale dans son principe de domination et ce que produisent les épiphénomènes périscolaire auxquels l’éducation nationale n’accorde aucun intérêt, voire les exclus de tout son poids les rendant ainsi plus inabordables encore.

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  38. CHAVEZ
    CHAVEZ dit :

    En effet l’école c’est une prison, moi je les compare toute proportion gardés a des camps de concentration, pour le broyage des mômes. Encore mieux des réserves pour mieux les controler ou les gaver, des dates, des chiffres, des évenements, sans interet, les éloignant de plus en plus de la vie. et Que dire de la violence institutionnelle? ces notes pourris, et l’esprits de compétition? Merci pour ton article Le Monolecte

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    • lik
      lik dit :

      Encore une fois, l’école est à l’image de la société du contrôle, cette saloperie qui étouffe toute émergence de la vie qui pourtant ne demande pas grand chose pour éclore, un peu d’eau, un peu d’oxygène suffisent.

      Répondre
      • Brigite
        Brigite dit :

        certes, mais votre Ivan, c’est un peu le Robinson Crusoé de Michel Tournier et c’est pas pour rien que Vendredi s’est barré à son insu. C’est alors que ce dernier devient conducteur d’une semi-remorque et il finit écrasé comme une crêpe sur l’autoroute ( voir dans l’aire du muguet)
        IVAN ILLICH = TINA

        Répondre
        • Agnès Maillard
          Agnès Maillard dit :

          Je ne dis pas qu’il faut le prendre au pied de la lettre, mais il permet de réfléchir à la question autrement, de voir que le problème n’est pas forcément où l’on croit, et ça, c’est déjà énorme.

          Répondre
    • Aglaée
      Aglaée dit :

      La pédagogie Steiner-Waldorf existe du jardin d’enfant jusqu’à l’entrée dans l’âge adulte. On parle souvent des jardins d’enfants mais l’enseignement à des ados est tout aussi pertinent et intéressant.
      La base, c’est d’observer et reconnaître l’évolution de l’enfant et toutes les nuances ou étapes de l’entrée dans cette période de chamboulement qu’est l’adolescence, puis d’affirmation de l’individu, tant pour chaque élève que pour le groupe classe, et c’est ainsi que l’équipe d’enseignants réfléchit – ensemble et de manière fréquente et renouvelée – à proposer des enseignements et des activités qui accompagnent au mieux, soutiennent certains élans (ou au contraire détournent de ce dans quoi il ne serait pas « bon » de « mariner »), utilisent la vivacité nouvelle de l’intellect et l’envie d’agir et de comprendre de ces âges en leur proposant de les appliquer à des domaines ou directions enthousiasmantes qui les confrontent à eux-mêmes et au monde.
      Les élèves touchent à tout (travaux d’aiguille, du bois, du jardinage, de confection, de forge etc en plus des matières scolaires classiques), présentent de vraies pièces de théâtre (mise en scène, déco et costumes), multiplient les séjours longs à l’étranger, les stages (et pas dits « d’observation » !) dans les domaines agricole, social et industriel, à l’issue de leur scolarité ils savent quoi faire de leurs deux mains autant que de leur cerveau, la plupart ressortent de ces écoles pas brisés par un formatage, mais pleins de ressources et débrouillardise, et de confiance en leurs capacités.

      Répondre
      • smolski
        smolski dit :

        Cette pédagogie particulière nous a beaucoup aidé dans le parcours que ma femme et moi avons choisi avec et pour nos enfants hors du système scolaire, de là à les intégrer dans un établissement aussi attirant qu’il sembla ne nous a pas semblé nécessaire, voire pertinent par rapport à notre approche commune de la liberté.

        Dans les faits, seule le nomadisme nous a vraiment emporté dans nos convictions libertaires pour les réaliser pleinement, ensemble.

        Répondre
  39. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Hugo, qu’est-ce qu’une « bonne école » ?

    A l’heure où l’élève trouve, en quelques clics, mille fois plus de données que la mémoire d’un prof peut en contenir, apprendre à chercher, trier, choisir, échanger, dialoguer est moins dérisoire et plus formateur que tenter de glaner quelques savoirs scolaires en prêtant l’oreille pendant la « leçon » du maitre. Y a-t-il, existe-t-il, un autre mode d’éducation collective que le modèle monarchique compétitif ? Peu de Français, enseignants ou parents d’élèves, tous enfants de la république, en connaissent ou en imaginent un autre. En parcourant leur scolarité sur la route du « chacun pour soi et que le meilleur gagne », les petits Français ont peu de chances d’approcher l’idéal républicain « Liberté, Egalité, Fraternité ». Ils s’en éloignent. Laisser à l’élève le choix du chemin et des moyens pour acquérir la connaissance au programme serait pourtant la première marche de l’éducation républicaine et la première des libertés, en application de la Convention internationale des Droits de l’enfant et de la Charte des Droits de l’homme.

    http://charmeux.fr/blog/index.php?2016/01/05/284-hugo-qu-est-ce-qu-une-bonne-ecole

    Répondre
    • Brigite
      Brigite dit :

      si le cours magistral, faut pas
      comment ça se fait que j’entends encore mon professeur de 4 ème nous expliquer taxes directes et indirectes ?

      Qu’est devenue la psychologie, je vous le demandeu ?

      Répondre
    • saxo
      saxo dit :

       » le modèle monarchique compétitif ? »

      Si on considère l’école de cette façon, non, mieux vaut ne pas y envoyer ses enfants car ils la vivront eux aussi de la même manière…
      Maintenant, non, un prof / instit n’est pas un « monarque ». Et la compète on l’apprend / la subit à l’extérieur de l’école. Au boulot, dans le sport, dans les jeux… et j’en passe. L’école au contraire est un endroit où on peut s’enrichir sans se taper sur la gueule…

      Quoi la compète? Les notes?
      C’est pas l’école qui grave la hiérarchie dans la tête des élèves, ce sont les élèves eux mêmes. Dans certaines classes, il est plus valorisant de faire partie des derniers que d’être tête de classe… Justement parce que ce sont les élèves qui se mettent la pression, et qui ne jurent (et jugent) que par les notes (alors quand les cancres sont majoritaires…).
      On peut très bien faire sa scolarité en profitant de ce que l’école a à apporter, et considérer les notes comme une évaluation (subjective, on s’en rend vite compte) de sa propre maitrise. C’est (entre autres) aux parents de le rappeler. Evidemment, si les parents pensent pareil… ben c’est raté d’avance.

      « apprendre à chercher, trier, choisir, échanger, dialoguer est moins dérisoire et plus formateur que tenter de glaner quelques savoirs scolaires en prêtant l’oreille pendant la « leçon » du maitre. »

      chercher, trier, choisir, échanger, dialoguer… Tout ça, on l’apprend aussi à l’école (pas que).
      « glaner quelques savoirs scolaires en prêtant l’oreille pendant la « leçon » du maitre…. »
      Moi je dis :
      « Apprendre à écouter, retenir, faire marcher sa tête et son sens critique pendant les cours ».
      C’est un autre angle d’approche.

      Deux mots encore.
      Le panel des connaissances, activités sportives et mécanismes cognitifs dispensé à l’école est riche et intéressant pour qui se plonge dedans. C’est entre 3 et 15 ans que se forme l’essentiel de la mémoire à long terme et des capacités corporelles et cognitives. L’école a pour vocation de donner à tous la possibilité d’en profiter.

      Prétendre qu’elle formate à devenir de bons petits soldats de la société, c’est oublier que vous tous qui êtes passés par là n’en êtes pas devenus, on se demande bien pourquoi…
      L’école est au contraire un cadre décrié par les conservateurs de tous poils, parce qu’il enseigne la critique et non l’adaptation à notre gentille petite société hiérarchisée et esclavagiste… On t’apprend pas à fermer ta gueule à l’école, si tu veux l’ouvrir dans le respect des autres, tu peux y dire tout ce que tu veux.

      Un dernier point.
      Un énorme travail quotidien est nécessaire pour acquérir la maitrise (d’un sport, d’une pratique artistique / littéraire ou autre). C’est pas enfant qu’on a conscience du long terme, mais c’est dès l’enfance qu’on doit s’y plonger (si on ne veut pas regretter plus tard de ne pas l’avoir fait). Aussi l’effort est-il nécessaire pour s’enrichir. Et l’humain va naturellement vers le moindre effort. Si la contrainte est dans un premier temps mal vécue, avec le temps, une certaine auto-discipline s’acquiert, mais un coup de pouce est nécessaire au départ. Et qui va l’instruire aux enfants si ce n’est les adultes? (pas les monarques !)

      Répondre
    • smolski
      smolski dit :

      saxo : « Aussi l’effort est-il nécessaire pour s’enrichir. Et l’humain va naturellement vers le moindre effort. »

      Oui, c’est ce que dit la comptine :
      « Travailler, prenez de la peine, c’est le fond qui manque le moins. »
      Mais quel parvenu cela nous fait !
      ____________

      Aller au moindre effort est ce qui domine l’énergie créatrice de l’humain, ce ne peut être fait dans la pénibilité sinon à se scléroser.
      Cette sclérose de l’humain par la pénibilité est ce qui est dénoncé ici par de multiples liens et témoignages dans la pratique de l’enseignement scolaire actuel d’une façon générale, je ne parle pas circonstanciellement à une classe sociale privilégiée.
      ____________

      « Prétendre qu’elle formate à devenir de bons petits soldats de la société, c’est oublier que vous tous qui êtes passés par là n’en êtes pas devenus, on se demande bien pourquoi… »

      On peut se demander combien ont l’opportunité et les circonstances de le faire par eux-mêmes ?
      Tant que ça, crois-tu ?

      Répondre
      • saxo
        saxo dit :

        Joël :
        – « Aller au moindre effort est ce qui domine l’énergie créatrice de l’humain, ce ne peut être fait dans la pénibilité sinon à se scléroser. »

        Ou plutôt … On acquiert pas la maitrise de quelque chose en forçant. C’est au contraire en ôtant tout effort superflu qu’on peut atteindre une forme de quintessence.
        Bien sûr.
        Ca n’enlève rien de ce que je dis.

        Le travail est vécu comme pénible, et ce, pour tout le monde. Plutôt que de persévérer, beaucoup préfèrent renoncer, puisqu’au départ, on est loin de la quintessence et qu’il faut beaucoup d’efforts superflus pour arriver à un résultat très médiocre.

        Seule la persévérance, la patience et une certaine forme de courage permettent de dépasser ses propres réticences pour permettre à la pénibilité de se transcender en plaisir (au départ, c’est chiant de faire des gammes, d’autant qu’on n’en comprend pas vraiment la finalité, puis un jour, ça devient une drogue, on en redemande, et là, l’effort disparait pour devenir sensation pure, mais ça prend plusieurs années – à l’échelle d’un gamin, c’est énorme).
        Et c’est vrai dans tous les domaines.

        Si aucun « cadre » ne t’aide à le comprendre en te « forçant la main » au départ (et en te l’expliquant, bien évidemment), ben tu préfères faire autre chose de moins contraignant, et ce faisant, tu renonces à progresser, puisque les gammes sont nécessaires à ta pratique.

        Je suis prof de musique dans une école associative dénuée de toute obligation de résultat ou de toute obligation tout court. En 15 ans, j’ai du rencontrer 1 élèves qui travaillait de lui même. Et s’il le faisait, c’était pour se réfugier de se qui se passait chez lui… Tous les autres ont lâché au bout de quelques années.

        J’ai été, en tant qu’élève, du même tonneau… mais c’est l’exception et non la règle.
        Si tu veux apprendre quelque chose vraiment (pas simplement papillonner), t’as intérêt à être bien entouré au départ.

        Répondre
      • smolski
        smolski dit :

        saxo : « En 15 ans, j’ai du rencontrer 1 élèves qui travaillait de lui même. »

        Tu vas ici dans mon sens saxo, seul l’autodétermination permet d’aboutir ce à quoi on aspire vraiment. Tout le contraire de l’éducation nationale qui formate un Savoir pour tous et de plus en plus axé sur les besoins des entreprises et non selon le désir de chacun.

        J’imagine qu’à ton époque et dans les conditions que tu as vécu, c’était peut-être un peu différent ?

        Répondre
      • saxo
        saxo dit :

         » seul(e) l’autodétermination permet d’aboutir ce à quoi on aspire vraiment. »

        Ben c’est un peu là que le bas blesse…
        Perso, j’aspire à tout.
        Tout est passionnant, et l’éducation nationale m’a permis de goûter à un maximum de choses.

        C’est pas à 5 ans, ni même à 15 ni même à 20 d’ailleurs, que tu sais ce que tu veux faire de ta vie. A quelques exceptions près évidemment. J’aime à penser qu’on peut tout faire, qu’il n’y a pas de sot métier et que le plus enrichissant pour chacun est de s’adonner à un maximum d’activités au cours de son existence.

        On ne peut certes pas se spécialiser dans tout, mais posséder les bases dans un grand nombre de domaines permet d’avoir une vue d’ensemble et de rendre pertinent son sens critique. Les experts dans leur domaine qui ne connaissent pas les autres sont des aveugles…

        J’en viens au contenu de ce qui est enseigné à l’école.
        Analyse ce qu’on t’enseigne en maths, physique, français, langues vivantes, sport, dessin, musique, biologie…
        En quoi est-ce un « formatage à devenir un bon petit soldat de la société  » ? Ca n’a rien à voir.
        C’est même ce qui est reproché à l’éducation… de n’être pas suffisamment concrète, suffisamment adaptatrice à la société dans laquelle on vit.
        Sur la manière dont c’est enseigné, ça dépend totalement des profs et ce sont des humains. Il y en a de bons et de mauvais. Mais sur le fond c’est généreux, c’est bon (dans toutes les matières on a de quoi se régaler pour peu qu’on accepte de s’y éveiller).
        Même l’histoire, la géographie et l’économie (que je n’ai pas citées plus haut) ont des choses à t’apporter, et même sont fondamentales, pour le moment que tu sais exercer ton sens critique.
        Et la philosophie…

        Sur l’efficacité maintenant, force m’est de constater l’échec.
        Et pour répondre à ta question « combien ont l’opportunité et les circonstances de le faire par eux-mêmes ? » je dirais deux choses.
        L’opportunité, tout le monde l’a.
        Combien la saisissent, très peu. Peut-être parce qu’ils n’ont pas ce que tu appelles « les circonstances », d’ailleurs.
        Mais je n’en impute pas la responsabilité à l’école. Ou seulement partiellement.

        Les enfants ne sont pas des produits de l’école, ils vivent dans des milieux sociaux imbriqués dans la société, avec des parents qui ont leurs jugements à eux et qui sont bien imprégnés du système.
        L’objectif de l’école, dans la tête de beaucoup, c’est de permettre, à sa sortie, de trouver un emploi, et donc elle est jugée inefficace, et pour cause! Ce n’est pas son objet.
        Un de ses objets est de te former suffisamment pour qu’ensuite tu puisses t’adapter selon ton choix à l’emploi que tu désireras, certainement pas à te le fournir.

        Si les parents ne s’impliquent pas, voire critiquent ouvertement l’école, c’est l’échec assuré pour leur progéniture! Mais la responsabilité n’en revient pas (qu’) au système éducatif… Et ça, faudrait pas non plus l’oublier.

        Bref, je défends l’école, oui. J’en vois les limites aussi, mais je ne pense pas que le coeur du problème soit l’école, même si on peut grandement l’améliorer (parce qu’en l’état, elle échoue dans beaucoup de ses objectifs).

        Répondre
      • smolski
        smolski dit :

        saxo : « C’est pas à 5 ans, ni même à 15 ni même à 20 d’ailleurs, que tu sais ce que tu veux faire de ta vie. »

        Qui parle de la vie toute entière ? 😀

        De l’instant suffit grandement et là, les enfants sont beaucoup plus avisés que les adultes pré-formatés à ce que leurs descendants subissent tout ce qu’ils ont subi eux-mêmes, comme ils l’ont subi pass’ que hein ?
        Tout de même, ce monde, là, c’est bien le meilleur des mondes possibles !

        « Quand les pavés volent, comme de grands oiseaux gris,
        en plein dans la gueule des flics au regard surpris.
        Quand à Gay-Lussac, lorsque partout l’on entend
        le bruit des matraques sur les crânes intelligents.

        Dans la douceur de la nuit, le ciel m’offre son abri,
        et je pense à Jésus Christ, celui qu’a dit :
        Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil !
        … »

        Par ailleurs, le fait que l’état français signe un contrat avec microsoft pour que ce soit ce système privatisé qui sera utilisé dans l’éduc nat pour former à la programmation ne t’interpelle pas un peu tout de même ?

        Monde diplo
        Virage autoritaire à Séoul – janvier 2016 :
        « depuis des semaines, les forces démocratiques sont vent debout contre la décision de Mme Park d’imposer un seul manuel d’histoire, dont le contenu serait déterminé par une commission qu’elle désignerait elle-même. Il s’agit, dit-elle, « de donner une vision correcte de l’histoire et de rectifier les versions déformées et gauchisantes qui essaient de glorifier la Corée du Nord en discréditant les réalisations capitalistes du Sud ».
        […]
        L’opposition grandissante a provoqué l’ire de la présidente lors du conseil des ministres du 10 novembre 2015 : « Si l’on n’apprend pas une histoire correcte, l’esprit devient anormal », a-t-elle martelé. »

        N’y a-t’il pas une similitude entre ces deux faits: « l’esprit devient anormal » et « microsoft privateur institué dans les écoles nationales » au dépend des systèmes libres pour initier les enfants à la programmation informatique ?

        Répondre
      • saxo
        saxo dit :

        L’histoire de microsoft, je le savais déjà, et je ne peux être que d’accord…
        C’est une dérive facile.

        L’histoire, c’est encore une absurdité…
        Mais quand tu survoles un contenu qui va des dinosaures jusqu’à aujourd’hui, tu ne peux pas te targuer d’en avoir fait le tour, ni de tout connaître. Tu n’as qu’un aperçu biaisé et tu le sais (ou t’es neuneu).
        J’ai croisé une étudiante en histoire à la fac qui travaillait sur les écrits des chanoines de notre dame de Paris sur la période 1760-1780… C’est quand t’as déblayé le terrain avant et que tu te plonges dedans vraiment que l’histoire prend du sens. Ce que t’apprends à l’école, c’est la toile de fond, et t’as internet pour peaufiner si tu t’intéresses vraiment à la question.
        Et les profs sont aussi là pour rectifier les dérives absurdes de l’autorité ministérielle (et ils ne se privent pas pour le faire).

        Mais tes deux exemples sont deux goutes d’eau dans l’immensité de ce qui est enseigné à l’école (d’ailleurs, on ne t’apprends pas à consommer du microsoft, que je sache, ce n’est pas au programme, et les bons profs te feront connaitre d’autres choses)!
        Que l’Etat passe un contrat avec microsoft pour s’équiper est une honte, mais ça ne change rien au fait qu’apprendre l’informatique, c’est apprendre l’algorythmique,le codage ou que sais-je encore, qui n’a aucun rapport avec Microsoft.
        Il y a l’outil et le fond.

        J’en reviens à ce que je disais, il faut défendre l’école, pas la laisser aux mains de ceux qui veulent la dénaturer et la transformer en industrie à produire du consommateur esclavagiste!

        Répondre
      • saxo
        saxo dit :

        Bon,
        Il y a des moyens de faire évoluer l’école vers des objectifs plus égalitaires…
        En s’attaquant à ce qu’il y a de choquant dans sa structure.

        Déjà qu’on cesse d’envoyer systématiquement les profs débutants dans les ZEP, qu’on fasse le contraire. Les profs expérimentés pour les établissements difficiles par exemple.
        Pareil pour les classes. Qu’on mette les profs les plus expérimentés pour les classes les plus en difficulté, soit le contraire de ce qui est fait actuellement.
        Rien que ça, ça ferait bouger le mamouth… Même si ça ne plait pas aux principaux intéressés (le profs).

        Répondre
      • smolski
        smolski dit :

        saxo : « on ne t’apprends pas à consommer du microsoft, que je sache »

        Ben si !
        Et même si tu crois pas à ce « si ! » , pourquoi ne pas utiliser les logiciels libres en priorité puique pour faire du code tu dis que c’est itou que prendre le privateur microsoft ?
        Sinon… sinon pour en faire des têtes qui pensent bien du bon côté, comme en Corée du sud !

        « Les profs expérimentés pour les établissements difficiles »

        C’est même tellement évident qu’on se dit que c’est fait afin que la masse des moins bien lotis restent ignorantes et servent ainsi au mieux l’élite bien choisie.
        Tu ne crois pas ?
        C’est pourtant un fait, les meilleurs profs, les mieux notés, les plus quotés, les plus efficaces, les plus diplômés sont presque unanimement dirigés vers l’enseignement aux plus hautes élites comme les plus grandes fortunes ramassent les plus grands marchés juteux.

        Dans ce monde ci, l’humain et le savoir sont des marchandises comme les autres. 😉

        Répondre
      • saxo
        saxo dit :

        « C’est même tellement évident qu’on se dit que c’est fait afin que la masse des moins bien lotis restent ignorantes et servent ainsi au mieux l’élite bien choisie.
        Tu ne crois pas ? »

        Non, je ne crois pas. Et même, je suis sûr du contraire.
        C’est plus simple que ça.
        L’ancienneté permet aux profs d’obtenir plus facilement les postes qu’ils demandent. Ca s’arrête là.
        C’est beaucoup moins stressant d’enseigner à des enfants de quartiers tranquilles (ou de campagne) que dans des quartiers chauds. Mes parents en ont fait l’expérience.
        Il faut plus que la vocation pour décider de soi-même de rester dans un collège où ta voiture se fait crever les pneus sur le parking un jour sur deux. Et où t’as peur, surtout quand t’es une femme (ma mère l’a vécu)…

        Il n’y a pas de politique volontariste pour contraindre les profs expérimentés à enseigner dans les ZEP, simplement parce qu’il faudrait alors renoncer à leur permettre d’obtenir des dérogations pour enseigner où ils le demandent et ce, quel que soit leur « temps de service ». Et c’est aussi à prendre en considération… Plutôt que de prétendre qu’il y a une volonté de laisser  » la masse des moins bien lotis rester ignorante pour servir ainsi au mieux l’élite bien choisie ».
        Non, la volonté n’est pas là. Elle est même contraire (les salaires sont supérieurs si t’enseignes en ZEP, ça fait partie des incitations à y rester, par exemple). Mais elle ne se donne simplement pas les moyens de ses objectifs.

        P’tain diou!

        « , pourquoi ne pas utiliser les logiciels libres en priorité puique pour faire du code tu dis que c’est itou que prendre le privateur microsoft ? »

        Par ignorance… Par connerie et grâce à l’influence des lobbies.
        Je pense qu’une bonne partie de nos élites ministérielles sont des cons (et parfois même des assassins).

        Répondre
      • smolski
        smolski dit :

        saxo : « simplement parce qu’il faudrait alors renoncer à leur permettre d’obtenir des dérogations pour enseigner où ils le demandent »

        Je ne crois pas un instant qu’un ouvrier du service public aurait ce droit offert sans une volonté machiavélique de trier l’accès du savoir en faveur des plus favorisés, comme tu le soulignes de l’expérience de tes parents.
        L’incitation par le salaire est inique par lui-même, c’est porter les enseignants à l’injustifiable dans leur conduite en plus d’être pour le moins dérisoire par rapport aux efforts à consentir comme tu les décris.
        Tu ne trouves pas ?

        Attention saxo, je ne dénigre pas l’œuvre des ouvriers de l’éducation nationale mais le système qui les dirige.
        Il me semble que tu fais du corporatisme en mélangeant le tout dans tes réponses.

        Répondre
      • smolski
        smolski dit :

        saxo : « Par ignorance… Par connerie et grâce à l’influence des lobbies. »

        Quel ignorance puisque peu avant les déclarations allaient complètement à l’inverse, c’est à dire instaurer l’usage des logiciels libres, c’est d’ailleurs ce qui se passe dans l’armée et la police française par soucis d’efficacité.

        Qué lobbies puisque c’est du gratuit totalement libre et plus performant même contre du privateur ?

        Accuser les dirigeants d’être des cons n’implique pas qu’ils ne soient pas intelligents de ce qu’ils font et mis en place justement pour ça par ceux qu’ils servent, non ?

        Répondre
      • saxo
        saxo dit :

        « Je ne crois pas un instant qu’un ouvrier du service public aurait ce droit offert sans une volonté machiavélique de trier l’accès du savoir en faveur des plus favorisés, comme tu le soulignes de l’expérience de tes parents. »

        P’tain diou Joël, Quand t’es prof, t’es pas employé de préfecture. Tu peux être balancé à 500 km de chez toi du jour au lendemain, et charge à toi de te loger et de t’adapter.
        Heureusement que tu peux te rapprocher de chez toi (je connais plusieurs cas de familles qui ont explosé à cause de cet éloignement forcé).
        Au moins en préfecture, tu sais où est la préfecture, et encore, tu peux te faire muter dans une autre si tu en fais la demande. Il n’y a rien de machiavélique la dedans. Pour les établissement scolaires, c’est plus facile, y’en a beaucoup plus et beaucoup plus de roulement.
        Mais après tout, libre à toi de croire ce que tu veux 😉 .

        Bien sûr que l’incitation au salaire est inique! C’est n’importe quoi et ça ne marche pas (mais l’incitation par le fric est tout ce que connait la société actuelle)… je ne dis rien d’autre. Il faut une volonté plus forte. Et une préparation des profs à la hauteur .

        Corporatisme, t’as de bien grands mots! 🙂 .
        Je n’ai aucun rapport avec l’EN .

        Tout ce que j’ai dit c’est :

        « L’ancienneté permet aux profs d’obtenir plus facilement les postes qu’ils demandent. Ca s’arrête là. »

        Et après, j’ai expliqué en quoi l’un entrainait l’autre… je sais pas ou tu vois un mélange des genres et du corporatisme dans ma réponse.

        Pour Microsoft et L’E.N.
        Je t’ai déjà dis que je suis d’accord avec toi. C’est inadmissible…
        Je l’explique par la connerie (cf. la soumission au dogme libéral dominant) le travail des lobbyistes (ça s’appelle aussi la corruption), et l’ignorance, oui, parce que je pense qu’une Najat Vallaud-Belkacem ne sait pas ce qu’est le logiciel libre quand elle signe son partenariat renforcé avec microsoft. Nos élites sont déconnectées et font confiance à ce qu’ils connaissent… C’est malheureux, mais faut pas les croire omniscients!

        Répondre
      • smolski
        smolski dit :

        saxo : « une Najat Vallaud-Belkacem ne sait pas ce qu’est le logiciel libre »

        Une affirmation grossière, voire sexiste alors que la même préconisait il y a peu l’utilisation des logiciels libres dans les méthodes d’enseignement sur le plan national !

        « Il n’y a rien de machiavélique la dedans. Pour les établissement scolaires, c’est plus facile, y’en a beaucoup plus et beaucoup plus de roulement. »

        Ce est contradictoire avec le fait que tu te retrouves à 500 km de chez toi lors d’une mutation alors que vu le nombre de postes, cela pourrait être adapté à chacun. Ces mutations choisies par les plus expérimentés sont à l’égales des rémunérations plus élevées en ZEP, une iniquité totale et la volonté affichée de restreindre l’accès du savoir aux plus démunis. Et tu ne me convainc de rien au fur et à mesure de tes interventions sur le sujet, bien au contraire. 😀

        J’ai vu un film dernièrement retraçant une épopée réelle dans l’enseignement.
        Une prof d’histoire en charge de classes de premières dont une est un regroupement de maillons les plus faibles.
        On y voit un prof lancer un morceau de craie sur un élève inattentif et poursuivre son cours dans le même élan sous la risée générale.
        N’y a-t’il pas là le plus éclatant mépris que l’on puisse faire subir à autrui ?

        Le thème de ce film est la participation à un concours national initié par la prof d’histoire vers la classe des amoindris.
        Le directeur l’interroge :

        – Mais pourquoi cette classe et pas l’autre plus aguerrie pour réussir ce concours et à qui cela profitera davantage ?
        – …

        fut sa réponse.

        Comme ce film est inspiré d’un épisode vécu…

        Corporatiste ?
        Je ne dis pas que tu l’es mais que tes réponses et tes assertions le sont car elles se situent dans des cas par cas et non dans la généralité de ce qu’est l’éducation nationale à propos des plus démunis et d’eux seuls.
        Pour les plus nantis ou plus avertis, je m’en fiche de ce qu’elle est, sinon que, pour subsister, elle prend sa part aux plus pauvres pour en offrir davantage aux plus riches alors qu’ils pourraient eux payer en retour sans problème, ce qu’ils se gardent bien d’imaginer même !

        Répondre
        • saxo
          saxo dit :

          « Une affirmation grossière, voire sexiste… »

          Grossière, peut-être, sexiste, certainement pas. Je n’ai simplement aucune confiance en nos élites / politiques, ni sur le plan intellectuel, ni sur le plan de la sincérité. J’aurais dit la même chose de n’importe qui. Ne connaissant pas particulièrement Najat (si ce n’est de savoir que c’est elle qui a signé le partenariat) je lui ai accordé le bénéfice du doute. Maintenant, il faut croire que ce sont les deux premiers points que j’ai soulevés qui ont été déterminants, et non le troisième… Merci de cet éclaircissement.

          Après, petite analyse.

          Quand tu commences, tu as zéro points pour obtenir une mutation, bilan, tu peux faire la demande que tu veux, on te place là où il reste de la place et généralement, c’est pas à l’endroit que tu as mentionné de tes voeux (parce que t’es pas le seul à demander et que des « expérimentés » qui ont plus de points que toi t’auront grillé la priorité).
          Tu mes tes voeux dans un ordre de préférence, et si il n’y a plus de places dispo pour chacune de tes demandes ben c’est le ministère qui décide pour toi. Peu importe les lieux que tu as mentionnés dans tes préférences.
          Oui, il y a du roulement, mais il profite à ceux qui ont déjà engrangé des points d’ancienneté, les débutants doivent se faire patients. C’est ce que j’expliquais, et il n’y a là rien de contradictoire.

          Ensuite.
          Tu me dis de parler de cas particuliers et de généraliser. C’est exactement ce que tu fais avec le film que tu décris.
          Des profs, il y en a des bon(ne)s, des mauvais(es), des autoritaires, des cools, à peu près autant que dans le reste de la société.
          Pour l’anecdote, le morceau de craie, je me le suis pris en sixième (envoyé par un prof qui s’appelait Montécot de maths, je m’en souviens très bien). La craie, je l’ai ramassée et lui ai renvoyée. Et ça s’est arrêté là. On en a tous rigolé.

          Pour les classes des amoindris, aguerris, appelle les comme tu veux, qu’est ce que je dis depuis le début si ce n’est que c’est précisément là qu’il faut mettre une politique volontariste et égalitaire en oeuvre, qui pour l’instant fonctionne dans le sens inverse aux sein des collèges et Lycées (et écoles primaires aussi d’ailleurs)? Je ne dis rien d’autre.

          Répondre
      • smolski
        smolski dit :

        Ces fameux points d’anciennetés pour favoriser les mutations sont à l’égale des rémunérations augmentées, une iniquité.

        La craie n’est pas une anecdote d’un film, à preuve ton expérience et la mienne plus souvent qu’à mon tour d’ailleurs. J’ajouterai que c’est un geste opprimant menant à la soumission.
        Que tu l’aies vécu une fois et que tu l’aies tourné à ton avantage n’est pas le commun.

        « Je n’ai simplement aucune confiance en nos élites / politiques, ni sur le plan intellectuel »
        Ils le rendent bien aux peuples !

        de gaulle : « Les français sont des veaux ! »

        Et comme ce sont eux qui ont le pouvoir…
        Cela conforte l’idée que les plus démunis sont aussi les moins considérés dans les arcanes des gouvernants et donc dans les institutions qu’ils gèrent.
        Je te renvoie aux citations précédentes concernant la corée du sud pour t’en convaincre un peu plus…

        Répondre
      • saxo
        saxo dit :

        mm…

        « Ces fameux points d’anciennetés pour favoriser les mutations sont à l’égale des rémunérations augmentées, une iniquité. »

        De but en blanc, j’ai envie de te répondre : propose autre chose.

        Au fond, je suis relativement d’accord, ce système de points (comme on vient de l’analyser) mène les profs expérimentés à disparaître des zones où on aurait le plus besoin d’eux…

        Maintenant, si on vire le système de points…

        Qu’est ce que tu proposes?

        1 – obliger les profs à rester dans leur établissement de première affectation?
        2 – changer les équipes pédagogiques chaque année avec un système de roulement?
        3 – Laisser chacun décider de l’établissement où il enseigne?
        4 – donner plein de points aux jeunes qu’ils verront disparaitre au fur et à mesure de leur carrière?
        5 – autre chose?

        1 – autoritaire, totalement arbitraire, t’auras plus de candidat pour devenir profs (dans le public)…
        2 – La qualité de l’enseignement dispensé tient en partie au travail d’équipe des enseignants. si les équipes changent chaque année, il n’y a aucun suivi particulier des élèves (entre autres)
        3 – illusoire total. Certains établissement auront l’immense majorité des demandes d’affectation là où d’autres n’en auront aucune.
        4 – comme ça quand ça fait 15 ans que t’enseignes quelque part, que t’as une famille et que t’es bien installé, t’es obligé de te casser de laisser la place pour tout recommencer ailleurs où c’est plus dur? Original… mais surréaliste. Les enseignants passeront des concours pour se recycler avant de devoir dégager, voire démissionneront…
        5 – …

        Le souci, c’est pas le système de points, ni même l’école.

        C’est la structuration de la société qui conditionne les êtres qui y évoluent. la ghettoïsation et l’exclusion. Ca l’école le subit comme tout le reste, elle ne le crée pas. C’est le système économique qui le génère. L’école, si on y met les moyens est peut-être un des seuls médias qui permette de casser ce cycle.

        Répondre
      • smolski
        smolski dit :

        saxo : « C’est la structuration de la société qui conditionne les êtres qui y évoluent. la ghettoïsation et l’exclusion. »

        Voilà, nous sommes d’accord sur le fond et sur la forme.
        La conclusion à en tirer est pour chacun maintenant et nous avons plusieurs témoignages dans ce fil que cela peut se faire et que cela se fait.

        Répondre
      • smolski
        smolski dit :

        La réponse arrive tardivement, mais elle est arrivée. Microsoft France a publié vendredi soir une longue réponse à l’April, l’association de promotion et de défense des logiciels libres, qui avait fustigé avec une douzaine d’autres organisations l’accord signé en novembre 2015 entre Microsoft France et l’Éducation nationale.

        Celui-ci prévoyait non seulement de faciliter l’introduction d’Office365 et d’autres outils de Microsoft dans les écoles, mais aussi — ce que le ministère n’avait pas mis en avant — de collecter des données d’élèves pour réaliser de l’apprentissage personnalisé. Avec cet « adaptative learning », les algorithmes de Microsoft pourraient progressivement remplacer le savoir-faire des enseignants pour savoir quels exercices proposer à un élève en fonction de ses besoins et de ses capacités, créant une forme de boîte noire éducative où les pouvoirs publics perdent de leur influence face aux pouvoirs privés.

        En savoir plus sur http://www.numerama.com/tech/139189-microsoft-france-dit-son-amour-du-libre-et-de-la-vie-privee.html#gE6vjyK8yf7Vck35.99

        Répondre
    • Pierre M. Boriliens
      Pierre M. Boriliens dit :

      « A l’heure où l’élève trouve, en quelques clics, mille fois plus de données que la mémoire d’un prof peut en contenir, apprendre à chercher, trier, choisir, échanger, dialoguer est moins dérisoire et plus formateur que tenter de glaner quelques savoirs scolaires en prêtant l’oreille pendant la « leçon » du maitre. »
      Très bien, mais à part une charge au pas de cavalerie contre l’école, l’article ne dit pas un mot de plus sur la manière dont les enfants pourraient devenir capables de reconnaître le rare bon grain de l’ivraie massive qu’on trouve en quelques clics… Alors même que cette distinction n’a rien d’inné…

      Je préfère ça :

      Culture, civilisation, ce sont des noms assez vagues que l’on peut s’amuser à différencier, à opposer ou à conjuguer. Je ne m’y attarderai pas. Pour moi, il s’agit d’un capital qui se forme […]. Il est d’abord constitué par des choses, des objets matériels – livres, tableaux, instruments, etc., qui ont leur durée probable, leur fragilité, leur précarité de choses. Mais ce matériel ne suffit pas. Pas plus qu’un lingot d’or, un hectare de bonne terre ou une machine ne sont des capitaux, en l’absence d’hommes qui en ont besoin et qui savent s’en servir. Notez ces deux conditions. Pour que le matériel de la culture soit un capital, il exige, lui aussi, l’existence d’hommes qui aient besoin de lui, et qui puissent s’en servir – c’est-à-dire des hommes qui aient soif de connaissance et de puissance de transformations intérieures, soif de développements de leur sensibilité; et qui sachent, d’autre part, acquérir ou exercer ce qu’il faut d’habitudes, de discipline intellectuelle, de conventions et de pratiques pour utiliser l’arsenal de documents et d’instruments que les siècles ont accumulé. » [Or, ce qui met ce capital culturel en crise, c’est la raréfaction de ces hommes] qui « savaient lire: vertu qui est perdue », ces hommes qui « savaient entendre et même écouter », qui « savaient voir, relire, ré-entendre et revoir »
      Paul Valéry, La Liberté de l’esprit (1939)

      Répondre
      • smolski
        smolski dit :

        Pierre M. Boriliens : « la manière dont les enfants pourraient devenir capables de reconnaître le rare bon grain de l’ivraie massive qu’on trouve en quelques clics… Alors même que cette distinction n’a rien d’inné… »

        Je veux bien que l’on croit que c’est ce qui se passe dans l’éducation nationale. fessedebouc le prouve ! ????

        C’est justement ce qui motive la plupart des éducations libres et non sectaires, contrairement à l’éduc nat qui produit d’une manière affirmée : de la marchandise à consommer aux entreprises afin qu’elles en exploitent tous les profits possibles sans contrepartie ni morale.

        Face à ce constat d’échec institutionnel, on peut bien rater quelque chose en essayant individuellement de mieux faire en tout auprès des enfants, de toute façon il leur en restera toujours davantage que dans le circuit scolaire primaire.

        Répondre
        • Pierre M. Boriliens
          Pierre M. Boriliens dit :

          Cette idée que tout pourrait être résolu individuellement est beaucoup plus anarcho-capitaliste (=libertarien) qu’anarchiste.

          D’une part parce que toutes ces solutions individuelles ne conviennent qu’aux classes moyennes; hautes plutôt, et supérieures (qui ne s’en privent pas), tout simplement parce que les autres n’en ont pas les moyens. D’accord, ils peuvent installer gnu/linux sur leur ordinateur, mais c’est pas tout. Dans la vie réelle, les fins de mois sont difficiles pour énormément de gens… Et pour ceux-là, l’école gratuite, c’est mieux que pas d’école du tout !
          Et la suppression des services publics, qui coûtent tellement cher, c’est une revendication majeure des libertariens (dont certains ne conserveraient l’Etat que comme garant de la propriété privée, donc police et armée). Je crains que ça, tu l’obtiendras à la longue, mais il faut que tu réalises que tu n’auras rien à la place, et qu’il faudra que tu prennes tout à ta charge. Parce que fin des services publics, ça ne signifie en rien fin du capitalisme… Pas de problèmes si tes revenus sont suffisants, et vae victis…

          D’autre part parce que l’anarchie n’est pas un truc individualiste. C’est même tout le contraire.

          Répondre
          • Clocel
            Clocel dit :

            Pierre,
            J’adore… Vaut mieux un système de merde que pas de système du tout ?!
            Continuons alors, comme sur le Titanic!
            Il n’y aura pas de chaloupes pour tout le monde, vous êtes au courant?
            On est en train d’en crever de ce raisonnement ou de cette absence de…
            Faut quand même avoir le cul bordé de gras pour se le permettre…
            Comment a-t-on pu vivre avant l’éducation nationale?
            Pas éduqué ne veut pas dire ignorant vous savez?
            Chateaubriand et Hugo ont été à l’école des jésuites, qui, entre deux bondieuseries trouvaient le temps de former leurs élèves à la rhétorique et de là sortait des esprits affûtés qui ne seraient pas laissé endormir par TF1 ou BFMTV…
            D’où tenez-vous que l’anarchie n’est pas un « truc » individualiste?
            L’individu n’est plus « l’atome » d’un groupe?
            C’est précisément en remettant en question chaque individu, en lui permettant d’exprimer son propre potentiel que nous réformerons nos sociétés et c’est ce que veulent empêcher nos archontes en instrumentalisant l’éducation nationale, qui comme toute institution n’est pas réformable…
            Jules Ferry était très clair là-dessus il me semble!
            Lisez Charbonneau, ça vaut bien Valéry qui déjà était chiant en son temps…

          • smolski
            smolski dit :

            Pierre M. Boriliens : « Comme ça, par exemple : … »

            Ce lien pour étayer votre conviction de l’utilité de l’éduc nat auprès de tous est monstrueux d’inhumanisme et, loin de corroborer votre avis, le dénonce.

            De fait, ce tableau n’a permis que de mieux évaluer la méthode du servage social afin de le masquer.

            Par exemple pour faire cesser l’abus des enfants au travail sujet à insurrection du peuple, les bourgeois établirent un système institutionnel de scolarité les abusant. En effet, ce dernier ne produit pour les pauvres qu’une meilleure qualification à exploiter et pour les nantis il leur certifie une diplomocratie par héritage dont ils tirent seuls les avantages et les profits dans une paix sociale instaurée consensuellement.
            Et ce, toujours sans partage réel, sinon les frais de fonctionnement entre tous.
            Quitte à y gagner, gagnons-y toujours plus !

            Cet aveuglement de la part des bourgeois contre le peuple est ce qui fait qu’aujourd’hui leurs mascarades s’effacent à grandes gouttes de larme et de sang et que les armes insurrectionnelles se distribuent entre toutes les mains.

            Gar’ au goriiiiiiille !

          • Clocel
            Clocel dit :

            Pierre,

            Si l’Homme survit à ses délires prométhéens, l’ère industrielle ne représentera pas grand chose dans son « évolution »…
            Lorsque j’évoque l’Homme, je pense à celui qui s’est lentement redressé sans se dénaturer, qui reste en contact avec la terre nourricière et qui craint le ciel d’une peur ancestrale.
            Celui capable de pisser et de chier journellement dans de l’eau potable sans que cela ne le questionne, ne m’intéresse pas.
            Notre héritage aurait dû nous préserver des impasses actuelles…
            « Nous avons été trompés comme des nègres:
            Pour des jouets d’un sou, pour des bijoux de verre,
            nous avons troqué notre or. »
            Lanza Del Vasto. Principes et Préceptes du retour à l’évidence

      • smolski
        smolski dit :

        Pierre M. Boriliens : « toutes ces solutions individuelles ne conviennent qu’aux classes moyennes; hautes plutôt, et supérieures »

        Pourquoi opposer le savoir-culturel contre le savoir-faire comme le sous-entend la phrase en citation ?
        Pour prendre signification chacun à besoin de l’autre.
        C’est tout con votre affirmation.

        « ils peuvent installer gnu/linux sur leur ordinateur, mais c’est pas tout. »
        Pour ce qui est de gnu/linux, c’est pareil.
        Il me paraît même certain que la majorité des utilisateurs du libre sont plutôt des personnes ne faisant pas partie des élites, juste parce que pour ces dernières « c’est même pas la peine de s’en préoccuper ».

        « Cette idée que tout pourrait être résolu individuellement est beaucoup plus anarcho-capitaliste (=libertarien) qu’anarchiste. »
        Le capitalisme c’est l’appropriation de la part de vie d’autrui.
        L’anarchie c’est la préservation de la part de vie qui revient à chacun.
        Y’a pas une différence mais une opposition fondamentale entre les deux.

        « l’Etat que comme garant de la propriété privée, donc police et armée). »
        Vous avez en perspective l’état d’exception actuellement en france et sa prolongation prévue ?

        « Vous pouvez bien nous répéter, toi (valls) et ton patron (moi président nous voilàààà…), que « nous sommes en guerre » . qui est ce « nous », et quelle est cette guerre ? La vérité, c’est que de rodomontades, de petits calculs en vraies trahisons, vous vous rapprochez chaque jour un peu plus de ceux que vous prétendez combattre, au point bientôt de vous confondre avec eux.
        Laclavetine
        sinémensuel N°49 »
        janvier 2016

        Répondre
  40. Evelyne Burlot
    Evelyne Burlot dit :

    Article qui a du « système » une vision intelligente, ça fait du bien!
    C’est exactement mon ressenti, enfant, on te dit que tu es trop jeune pour faire ci et ça, plus tard, on te dit que tu es trop vieux, et ensuite, on s’étonne que tu aies perdu toute confiance en toi-même et que tu ne trouve ta place nulle part au milieu de tous ceux qui ont accepté de se « conformiser », et on te dit que tu es « bizarre », « pas comme les autres », ou on te le fait ressentir et tu te tues à te frayer une voie au milieu de tous ces « interdits » tacites mais « meurtriers »…Parfois, certains parviennent enfin à développer leurs talents mis au placard par ces bandes d’ « ignares » de ce qu’est un « être humain » ou par ces bandes de « criminels contre l’humanité » qui ont des intérêts financiers dans cet acharnement contre le développement des intelligences à tous âges, parfois malheureusement d’autres meurent avant….
    La liberté n’a pas de prix quand elle est au service de tous! La liberté ainsi comprise est la condition de la vraie vie! La vraie vie est dynamique, les enfants ne doivent pas être coupés de la vie, alors vive la vie à l’école dynamique!

    Répondre
  41. Alexandra.P
    Alexandra.P dit :

    Je suis totalement d’accord ! Mais quand je parle de ça autour de moi, on me reproche d’être « rebelle, anarchiste, en colère » !!! Je vois mes enfants souffrir dans leurs écoles/collèges et je me sens si impuissante….
    Je partage avec plaisir cet article qui me parle tellement !
    Merci

    Répondre
    • Brigite
      Brigite dit :

      comme les prêtres en 1789, la plupart des gens se dit :
      pourquoi faire une révolution alors que on peut faire des petits arrangements par-ci, par-là…

      ah j’oubliais :
      DROITDEREGARDSURLESLICENCIEMENTSPOUVOIRD’ACHATRETRAITES.

      Répondre
    • smolski
      smolski dit :

      Brigite : « Pourquoi faire une révolution alors que on peut faire des petits arrangements par-ci, par-là… »

      Il est à noter qu’une révolution populaire ne se fait pas à partir de rien et donc qu’il est nécessaire de lui ajouter également des « par ci, par là », sinon à s’en voir confisquer les fruits par la bourgeoisie qui elle ne s’attarde à rien d’autre qu’elle-même, ce qui lui donne la redoutable efficacité que l’on a pu voir s’appliquée lors des révolutions populaires par trop désorganisées à la base.

      Il est apparemment nécessaire que « des élites » s’impliquent dans chacune d’elles afin d’en concrétiser le mouvement, pourvu que ces élites soient totalement détachées de la bourgeoisie qui les a éduquées et menées là où elles se trouvent socialement.
      Il y a donc une empreinte à défaire en elles, une empreinte issue directement de l’éducation régit par la bourgeoisie car cette éducation en ossature, imposera fatalement l’aspect le plus rigide possible, le plus efficient au détriment de la signification de ce qu’est la révolution d’un peuple : son éveil à la destructuration sociale de l’état oppresseur.

      Répondre
      • Brigite
        Brigite dit :

        tu fais semblant de pas comprendre ou tu es bête ?
        Que faut-il entendre par « par-ci, par-là » ?

        -Faites des heures supplémentaires vu que il n’y a pas d’augmentation de salaires.
        -Fermez vos gueules à Air France vu que vous n’avez pas de Droit de Regard sur les licenciements.
        -Et pour les retraites, fermez vos gueules car vous avez gagné la bataille de l’opinion, vous devriez être contents.
        -Invitez vos amis pour fêter vos 50 ans, comme ça vous aurez plein de cadeaux et vous serez pas obligés d’écrire serf sur votre front.

        vas-y, tu peux continuer la liste
        ( pendant ce temps-là, je vais chercher mon fusil)

        Répondre
      • smolski
        smolski dit :

        Brigite : « tu peux continuer la liste »

        – Rêver un impossible rêve
        – Porter le chagrin des départs
        – Brûler d’une possible fièvre
        – Partir où personne ne part
        – Aimer jusqu’à la déchirure
        – Aimer, même trop, même mal,
        – Tenter, sans force et sans armure, d’atteindre l’inaccessible étoile !

        😀

        Répondre
  42. Brigite
    Brigite dit :

    moi¨drouzia, doroguié drouzia
    ( mes amis, mes chers amis)

    je n’en peux plus de vous entendre discuter comme une administration bis.
    pire Saxo est allé jusqu’à se laisser emboucher par Allègre en reprenant le mot « mammouth ».
    Pas un seul n’est foutu d’aborder le sujet de la perte de son pouvoir d’achat sur trente ans.
    C’est que personne ici n’a réellement la vocation.
    Pathétique !

    Répondre
  43. Clocel
    Clocel dit :

    Je peux pas résister à partager ça ! :o)

    « Il sentait que les écoles, les églises, gouvernements, organisations politiques diverses ont tendance à orienter la pensée vers autre chose que la vérité, à l’utiliser pour se perpétuer eux-mêmes en tant qu’institutions, et pour mieux contrôler les individus qui les servent . Il en vint à considérer son échec comme un accident heureux qui lui avait permis d’échapper au piège des vérités établies. »

    Extrait de : Traité du Zen et de l’entretien des motocyclettes de Robert M. Pirsig

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  44. Joachim
    Joachim dit :

    Vos questions me semblent très justes, et je me suis rappelé d’un texte très court que j’avais écrit à la fin du lycée sur ce parallèle entre l’école et l’univers carcéral : Envol.

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  45. Mi-mich
    Mi-mich dit :

    En cherchant des gaulois, j’ai recroisé la route d’Agnès. Belle prose, toujours. Mais…
    Carcéral, prison et autres joyeusetés pour parler de l’école, n’est-ce pas là des parallèles qui pourraient détourner le sens des mots ?
    Les commentaires ici et ailleurs démontrent que le formatage serait plutôt foireux.
    Pour mettre de la « carceralite » dans l’école, encore faut-il avoir connu la prison, pas celle des livres.
    Buissonnière, impertinence, c’est aussi la liberté de l’élève pour s’affirmer. L’éducation est le devoir des parents. Quand ceux-ci la « délègue » aux tiers-enseignants, ont-ils encore le pouvoir de s’en plaindre ?

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    • smolski
      smolski dit :

      Mi-mich :

      L’éducation est le devoir des parents. Quand ceux-ci la « délègue » aux tiers-enseignants

      Justement, les parents qui ne mettent pas systématiquement les enfants à l’école se plaignent du contraire, pourquoi pas une école non-institutionnalisée en plus de ne pas être confessionnelle ?
      Parce que c’est de cela que la contrariété naît avec le circuit scolaire tel qu’il existe actuellement.

      Une fameuse émission est passée sur LCP au sujet des grandes écoles, justement les fruits pourris de l’institutionnalisation de l’enseignement depuis les plus petits établissements jusqu’à aboutir à ces Usines à Commander et leur égémonie sur le pouvoir institutionnel.
      Un pouvoir de fait alors non pas républicain (le peuple roi que c’est ça que ça veut dire en réalité : Ré Public) mais fascisant dans la pratique.

      Alors, SVP, laissons tomber les masques de la démagogie accusant le peuple opprimé de ce que les casuistes nationaux lui fait subir.

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      • mimiche
        mimiche dit :

        Bonjour Smolski,
        J’ai eu un débat avec ma fille récemment sur le sujet de l’institutionnalisation de l’école. Elle rejoint l’idée qu’on doit sortir des programmes scolaires dans l’enseignement publique, apprendre à faire le pain, à réparer le vélo, et autres joyeusetés.C’est ça la non-institutionnalisation de l’école ?
        Pour ça il y a l’école de la vie, je crois, qui est en dehors de tout critère institutionnel , sans programme ni évaluation. Très peu de contrainte, ça pourrait convenir aux parents en question. J’ai rappelé à mon enfant certaines réalités de sa vie, des choses qu’elle n’aurait jamais appris à l’école. Luttons plutôt pour que les profs ait 12/15 gosses par classe, le contenu des programmes est tellement immense que plusieurs vies seraient nécessaires à satisfaire la moitié des dits parents.
        Concernant les « usines à commander », elles ne s’adressent pas aux gosses de moins de 16 ans qui étaient, sauf erreur de ma part, le public visé par notre hôte. Mais à des jeunes adultes, en principe à l’esprit déniaisé post-puberté. Si ces jeunes gens ne sont pas emprunts d’esprit critique à l’âge où l’on a envie de liberté, c’est que le formatage parental à fait son oeuvre. Un âne ne sera jamais un bon cheval de course, si tu préfères les chiens ne font pas des chats. Et le système éducatif ne pourra pas résorber certaines carences, quelques soit le milieu socio-professionnel des parents. Si être dans le camp des oppresseurs peut permettre d’assurer un avenir à son enfant, ça n’a jamais rendu plus intelligent les dits gosses. J’ai des exemples.

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  46. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Voilà qui remet les pendules à l’heure quant à l’objectif recherché de l’éducation :

    Au début du 20ème siècle, les théoriciens de l’éducation étaient assez transparents sur le fait qu’ils concevaient des écoles en vue d’adapter les enfants au nouvel ordre industriel. Ces pédagogues soutenaient que les enfants devaient perdre leur nature sauvage « primitive » et développer des manières « civilisées » telles que la ponctualité, l’obéissance, l’ordre et l’efficacité.
    Source : Sur la nature sauvage des enfants & « Scolariser le monde » (par Carol Black)

    Si vous avez eu l’impression d’aller à l’usine chaque jour de classe… et bien, ce n’était pas fortuit :

    Nous avons oublié qu’il s’agissait de la vocation initiale (de la raison d’être) des institutions-usines dans lesquelles la plupart d’entre nous avons grandi ; nous parlons de notre expérience personnelle de l’école comme s’il s’agissait d’une composante naturelle, d’un élément naturel et essentiel de l’enfance humaine, et non pas de ce qu’elle est réellement : une expérience extrêmement récente d’ingénierie sociale menée à grande échelle. Mais le passé, comme l’a brillamment exprimé Faulkner, n’est jamais mort ; il n’est pas même passé. Ces objectifs originels, comme John Taylor Gatto le souligne, ont été imbriqués avec tant d’efficacité dans la structure de l’enseignement moderne – avec ses systèmes sous-jacents de confinement, de contrôle, de standardisation, d’évaluation et de poliçage – qu’ils s’accomplissent aujourd’hui sans même que nous en ayons conscience et sans notre consentement.
    Source : idem

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  1. […] —, en France, c’est la voie de garage, la sanction de ceux qui échouent à la grande sélection scolaire. Alors, j’ai pris le temps de réfléchir et j’ai juste demandé si ça se passait bien […]

  2. […] Le scénario noir de François Hollande à propos du Crédit d’Impôt Compétitivité Emploi se confirme: la première réduction massive, non ciblée et sans contreparties de charges sociales de ce quinquennat a plutôt été reversée en primes de Noël et augmentations de salaires qu’utilisée à créer des emplois. François Hollande ferait-il de la relance salariale à l’insu de son plein gré ? Cette conclusion cocasse n’émane pas de dangereux vrauchistes, mais de l’Observatoire français des conjonctures économiques: « Pour un montant de CICE équivalent à 1% de la masse salariale, l’emploi d’une branche relativement aux autres branches augmenterait de 0,5% et les salaires augmenteraient de 0,7% ». Pour Hollande, c’est tout faux: non seulement son dispositif s’avère inutile pour réduire le coût du travail. Mais en plus … […]

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