Mais de femmes travaillant sur une machine à coudre

Petites mains et gros mépris

Mais de femmes travaillant sur une machine à coudre

À quoi reconnait-on du bon journalisme? À ce qu’il s’emploie aussi à bousculer les idées reçues, à mettre en évidence ce qui est caché, à déconstruire les préjugés et les certitudes condescendantes.

Cela fait un moment que je suis agacée par l’aristocratie du cerveau telle qu’elle est construire en France, par cette féodalité du travail qui oppose la figure noble des professions intellectuelles, prestigieuses et désirables à celle des professions manuelles, prétendument faciles, non qualifiées, interchangeables et surtout qui dévalorise ceux qui les exercent, en l’occurrence, plutôt celles qui y sont cantonnées.

C’est l’ergonome française Catherine Cailloux-Teiger qui m’a sensibilisée à ces compétences méconnues des ouvrières. Elle avait observé des femmes chargées de coudre ensemble les deux côtés de gants, faits pour les travaux industriels. Apparemment, rien de bien compliqué. Mais elle s’est aperçue que les femmes étaient très sollicitées sur le plan cognitif parce que les deux côtés des gants n’étaient pas toujours ajustés, du fait d’erreurs de coupe de leurs collègues en amont. Elles étaient obligées de compenser ces erreurs pour coudre les deux faces ensemble sans que cela se voie, et en allant le plus vite possible parce qu’elles étaient payées à la pièce. Cette compétence était complètement invisible aux yeux de la direction qui ne comprenait pas pourquoi les femmes étaient si fatiguées après leurs journées de travail ; ni pourquoi elles quittaient l’entreprise au bout de quelques années seulement.
Source : « Contrairement aux préjugés, le travail manuel exige de grandes compétences intellectuelles » – Basta !

L’autre jour, j’ai discuté avec quelqu’un qui pensait retourner au travail « facilement » avec un stage de femme de ménage dans un hôtel. Je lui ai répondu qu’à mon avis, il avait des idées préconçues sur ce job qui est assez physique et surtout très intense, à cause de la productivité ET de la qualité du travail qui est exigé.

J’ai déjà tenté de nettoyer ma chambre en mode « qualité hôtelière » (ce qui n’a rien à voir avec les exigences domestiques) : j’y ai laissé 3 ou 4 heures et des litres de sueur. Et c’était loin d’être suffisant. Les femmes de ménage doivent faire ça, en mieux, avec encore plus de contraintes, en 20 minutes environ.

La reconquête de la fierté ouvrière

J’ai récemment croisé le père d’une ancienne copine de classe de ma fille. Généralement, on prend des nouvelles réciproques et on se congratule d’avoir des enfants qui suivent une bonne scolarité sans trop faire de vagues, ce genre de choses. Assez rapidement, il m’annonce que sa fille est en pleine forme : elle a obtenu une dérogation pour être apprentie esthéticienne. Et là, je me suis rendu compte que mon premier réflexe — celui pour lequel tu n’as précisément pas besoin de penser — aurait été de demander s’il y avait moyen de revenir à la filière générale. Pourquoi? Parce que la filière professionnelle — et plus particulièrement l’apprentissage —, en France, c’est la voie de garage, la sanction de ceux qui échouent à la grande sélection scolaire. Alors, j’ai pris le temps de réfléchir et j’ai juste demandé si ça se passait bien pour elle.

Eh bien oui, elle est heureuse, ça lui plait, c’est ce qu’elle avait envie de faire depuis toute petite, sa maitresse de stage est ravie : elle n’a jamais rencontré une jeune fille aussi motivée, aussi épanouie et aussi douée dans le métier. Son père était fier comme un pou et je les ai donc chaleureusement félicités pour ce choix judicieux.

Et s’ils avaient cédé à la pression sociale du Bac à tout prix et de la filière générale, à cette injonction de mieux se soumettre au parcours du combattant pour mieux être catalogué et rangé à sa place bien délimitée ensuite, je crois qu’il m’aurait raconté une tout autre histoire. Celle d’une gamine qui va au collège à reculons, qui ne voit pas l’intérêt de ce qu’on veut lui faire ingurgiter de force, qui serait au mieux dans l’ennui et la passivité et plus probablement dans la colère et la révolte. Dans une belle spirale de l’échec.

Mais on est tellement conditionnés au bon vieux : « passe ton Bac d’abord! », même si les étagères de Pôle Emploi dégueulent de bacheliers et plus qui prennent la poussière en attendant qu’on les force à prendre un de ces boulots qu’on leur décrivait « de merde » mais qui sont surtout suffisamment déconsidérés pour qu’on puisse les sous-payer.

Pour une job pride contre le mépris de classe

Un epaie de mains s'activant autour d'un fer à cheval posé sur une enclume de forgeron

La classe ouvrière n’a pas seulement été atomisée et invisibilisée, on lui a appris à avoir honte d’elle-même, à cacher sa nature prolétaire sous des circonvolutions linguistiques (Ahhh, l’agent de surface…). Cela permet peut-être tranquillement d’annoncer que l’on vit dans une démocratie représentative quand 60% de la population (les ouvriers et les employés) sont les grands absents des projets politiques, des assemblées tout comme des instances qui prétendent les gouverner. En ignorant leurs richesses et savoir-faire, les réelles compétences qu’ils développent, les difficultés auxquels ils se confrontent dans l’exercice de leur profession, on peut nier leurs besoins, leurs problèmes et leur appliquer des traitements d’une dureté sans cesse grandissante.

Déjà, une nouvelle réforme du Code du travail est dans les tuyaux. Une réforme portée par le mépris de classe et la volonté d’intensifier comme jamais depuis 100 ans l’exploitation sans vergogne des fruits du labeur de la majorité de la population, de la spolier de la simple reconnaissance de son utilité, de son rôle, de la réalité et de la diversité de ses vécus.
Et bien sûr ce sera, comme toujours, double peine pour les femmes ouvrières!

Tout cela m’a fait repenser au jour où j’ai découvert qu’il existait pour les infirmier⋅ère⋅s des ressources pour apprendre à lever ou déplacer un patient dépendant sans se niquer le dos. On n’y pense pas, à quel point le job d’infirmier⋅ère peut être physiquement très dur et éprouvant, en plus de la pression mentale. On oublie qu’un corps humain affaibli par l’âge ou la maladie, c’est de 50 à plus de 100 kg de chair et d’os qui manquent terriblement de prises et de poignées ergonomiques. On oublie que les soins à la personne, c’est essentiellement du boulot de femmes déqualifiées et je ne suis pas certaine que celles que l’on embauche dans les maisons de retraite ont reçu la formation nécessaire pour apprendre à ménager leur santé à elles.

Et dans cette course malsaine au dénigrement de la pénibilité du travail, les femmes, comme toujours, ont l’habitude de décrocher le pompon plus souvent qu’à leur tour. Savoir qu’il existait des formations de manutention de malades, m’a rappelé ce couple de prolétaires où tout le monde admirait la force de l’homme, ouvrier du bâtiment, qui soulevait sans broncher ses 50 kg de ciment, sans aucune considération pour sa femme, une aide-soignante toute menue, qui se coltinait chaque jour (et parfois la nuit aussi) de grands corps malades dont la plupart étaient plus lourds qu’elle.

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34 réponses
  1. Un partageux
    Un partageux dit :

    Apprentissage : vilain mot. Vilaine notion. À réserver aux pauvres et aux métiers manuels. Ou bien à interdire si on est de gôche. Quand on reconnaît la nécessité de l’apprentissage on le nomme « internat en médecine ». Ça fait mieux…

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    • Ellilou
      Ellilou dit :

      J’ai mal entendu ou bien est-ce vraiment dans les tuyaux de séparer l’enseignement professionnel de l’enseignement général en « déléguant » le premier aux régions (ou au départements, je ne sais plus tellement l’idée semble débile!)? Le nouveau ministre de l’éducation, sur lequel les gazettes semblent avoir des « pudeurs de gazelle » (sauf pour les propos laudatifs, bien sûr), me paraît à ce titre (et à bien d’autres…) plutôt inquiétant.

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      • Agnès Maillard
        Agnès Maillard dit :

        Je ne sais pas, mais ça me semble bien aller dans leur logique : relocaliser pour bien soumettre l’enseignement aux désidératas des entreprises locales. Et qu’importe si elles ont délocalisé ailleurs avant que les jeunes sortent de formation et se retrouvent ainsi plantés dans les grandes largeurs…
        De toute manière la décentralisation (en fait l’abandon en rase campagne de toute politique d’aménagement du territoire) et la métropolisation (concentration des ressources et des moyens dans des zones de hautes densités urbaines et donc de forte spéculation immobilière) ont littéralement fait exploser en plein vol toute idée d’égalité républicaine entre les territoires…

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        • louise
          louise dit :

          Il y a une délocalisation qui s’est déjà faite, ou une « localisation ». Si vous habitez une région ou un département « touristique » par exemple, vous trouverez une foultitude d’écoles pour apprendre les métiers de la restauration et de l’hôtellerie. Mais si ces métiers ne vous intéressent pas et que votre choix se porte sur une autre profession, la couture, par exemple, il vous faudra vous expatrier parfois à plusieurs centaines de kilomètres de chez vous. De quoi refroidir certains parents qui se retrouvent avec un internat ou un logement à payer, en plus des études……

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    • Agnès Maillard
      Agnès Maillard dit :

      Si clairement, le prolo est un gros mot, c’est un concentré de mépris, c’est la traduction concrète de l’aspiration de la classe moyenne a vouloir oublier qu’elle est elle-même une classe prolétaire, parce que tous ses standards de vie dépendent essentiellement de son travail et donc de sa capacité à plaire à ceux qui détiennent le capital et donc l’emploi.
      Je suis pour la prolo pride!

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  2. Olposoch
    Olposoch dit :

    juste en passant, Charles Begbeider sur une radio a donné la soluce pour lutter contre les effets de la pénibilité du travail sans que ce soit de la responsabilité des employeurs…
    Il faut que les personnes qui ont à soulever des charges par exemple commencent la journée par un échauffement… voire même passent par une salle de gym et un bon entrainement.
    Problem solved.

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  3. Samson
    Samson dit :

    J’ai l’expérience de plusieurs situations où des directions, pourtant soucieuses d’améliorer la qualité du travail, d’organisation et de bien-être du personnel, avaient procédé sans consultation préalable du personnel à des investissements coûteux.
    Dans deux cas au moins que j’ai connu, ce sont rien moins que les plans d’architectes qui n’ont été soumis au personnel que durant la phase ultime de finalisation, soit bien trop tard pour remédier aux graves erreurs de conceptions qui les entachaient.
    Voilà comment, au prix d’une frustration réciproque et durable entre une direction ( ou son département des ressources humaines) soucieuse de « bien faire » mais manifestement ignorante des détails pratiques du travail au quotidien et un personnel qualifié mais dont les compétences se trouvent exclues du processus de décision, et tout simplement par là niées, on peut claquer beaucoup de sous pour tout à la fois élaborer un outil mal conçu et saper dans la foulée la motivation de ceux qui l’utilisent.
    Pour ce que j’en entends, c’est plutôt fréquent!

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    • Samson
      Samson dit :

      PS : Dans un cas, c’était la construction d’un nouveau bâtiment pour un « cantou » (unité spécialisée dans l’accueil et l’encadrement et la resocialisation de personnes souffrant de confusion ou du syndrome d’Alzheimer), dans l’autre d’un ascenseur destiné notamment à des personnes en chaise roulante et ouvrant directement sur la volée descendante de l’escalier de secours.
      Et dans un troisième, d’un home destiné à l’accueil de personnes sourdes et malentendantes où l’architecte n’avait rien trouvé mieux qu’économiser sur le matériel d’insonorisation : je doute que ce type ait jamais fréquenté un sourd de sa vie, mais je peux vous garantir que c’était la folie de travailler là-dedans : quand il y avait la « boum » mensuelle au sous-sol, c’était tout le bâtiment, basses à fond, qui servait de caisse de résonance jusqu’à trois kilomètres à la ronde.
      😀

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      • Samson
        Samson dit :

        RePS : Dans les Voyages de Gulliver à Laputa, Balnibarbi et Glubbdubdrib, Jonathan Swift dénoncait déjà cet état d’esprit au XVIIIème siècle.
        Hé non, çà n’a pas vraiment changé depuis, et même l’invention des départements RH n’a fait qu’amplifier le phénomène!

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    • Agnès Maillard
      Agnès Maillard dit :

      En fait, ce genre de mépris de la réalité des subordonnées et de paternalisme condescendant (je sais mieux que vous ce qui est bon pour vous) est constitutif des relations de travail hiérarchiques. Donc, c’est la norme.
      Des gens qui passent une fois l’an devant un poste de travail mais qui se sentent tellement intrinsèquement compétents pour concevoir des aménagements. Et à la fin quand il s’avère que c’est totalement absurde et contreproductif (et surtout qu’il faut tout refaire) les mêmes s’en prennent au salarié récalcitrant qui refuse de rentrer le bide dans un espace où il a été oublié et où on aurait du mal à loger un enfant de 3 ans…

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  4. smolski
    smolski dit :

    Agnès ; « une gamine qui va au collège à reculons, qui ne voit pas l’intérêt de ce qu’on veut lui faire ingurgiter de force, qui serait au mieux dans l’ennui et la passivité et plus probablement dans la colère et la révolte. Dans une belle spirale de l’échec. »

    Eh bien, la « belle spirale de l’échec … dans la colère et la révolte » c’est aussi la source de toutes les libertés bonnes à prendre dans l’associal qui ne nous définit pas, lui !

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  5. smolski
    smolski dit :

    Agnès : « cette féodalité du travail qui oppose la figure noble des professions intellectuelles, prestigieuses et désirables à celle des professions manuelles, prétendument faciles, non qualifiées »

    Baldwin : Film : Je ne suis pas votre nègre :

    – Cela fait un choc de découvrir que votre pays de naissance, auquel vous devez votre vie et votre identité, n’a jamais dans son système de fonctionnement, créé de place pour vous !

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  6. L'arrosoir
    L'arrosoir dit :

    à la fin de l’article de basta , je remarque un back to black :
    « Dans un conflit entre employeur et salariés, il reste toujours plus respectable de témoigner ( en tant qu’expert) pour une grosse entreprise que pour un syndicat. »

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  7. Denis
    Denis dit :

    Je pense toujours quand je vois M.Pujadas( terme générique hein) me faire l’article sur l’alternance ou l’apprentissage de métiers, dont on me précise toujours qu’il n’en est pas de sots en substance, au fait qu’aucun des enfants de cet homme tronc n’y ait eu recours ou ne s’y soit précipité sous les conseils du père….Étrange non?

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    • Agnès Maillard
      Agnès Maillard dit :

      Très juste : les classes supérieures aiment bien faire l’article des filières pros, mais font des pieds et des mains pour que leurs gosses n’y aillent jamais… Limite, un gosse qui demanderait à y aller serait automatiquement déshérité.

      Un peu comme l’école publique : tout le monde s’entend à dire que c’est génial et tout le monde paye son Montessori pour être bien certains qu’on ne mélangera pas les torchons et les serviettes.

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  8. herve_02
    herve_02 dit :

    Bonsoir,

    Je suis perplexe sur les filières pro. Au moins dans l’état actuel des choses. Il semble que nous soyons (allons être) obligés de changer de métier (très ?) souvent. Dès lors les filières pro qui préparent aujourd’hui des jeunes de 15 ans pour des métiers qui auront disparus dans 15-20 ans (pas forcement entièrement disparus mais modifié et avec besoin de bien moins de personnes, laissant sur le carreau la majorité des promotions), cela me laisse un arrière goût désagréable dans la bouche.

    Je ne parle même pas de la qualité de certaines ‘formations’ qui sont déjà une voie de garage pour ceux qui le désire (pas de moyen, cours de mauvaise qualité et je ne parle pas de la difficulté de trouver un maître d’apprentissage qui ne vous utilise pas comme un salarié à bas coût – en plus il fait froid là bas) vous êtes déjà cassés avant de commencer dans la vie active.

    Et il y a l’impossibilité (globalement) ensuite de continuer à se former pour rester compétent et heureux de sa monté en compétence et l’impossibilité de se former pour changer de carrière (dans le cadre de la mobilité)

    Enfin… je suis mauvaise langue, ma voisine a enchaîné 2 formations (coupées par une période de chômage) : secrétaire médicale (pas de travail dans le coin) puis hôtesse de caisse (formation à un métier de ‘merde’ avec des horaires d’esclaves et une paie .. d’esclave). Formation où elle est en contrat bas coût pendant la formation. Avec la disparition programmé des caissières (y’en a plus dans aucun des fast food) et il y a des caisses automatiques dans pratiquement toute les grandes surfaces, les moyennes surfaces tournant avec 3-5 personne dans un agglomération de peut être 50 000 personnes. La perspective d’emploi est pratiquement nulle ou alors à demander encore moins que celles en place.

    C’est ce qui me chiffonne. En revanche mon neveu à fait chaudronnier métallier et il fait une carrière ‘parfaite’ (enfin avec les galères habituelles et a réussi à percer son trou dans les services techniques d’une ville « moyenne’ de région. Mais cela représente combien en pourcentage sur chaque nouvelle fournée d’entrant ?

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  9. saxo
    saxo dit :

    J’ai appris tout môme que si j’allais à l’école, c’était ni pour apprendre un métier, ni pour apprendre la vie.
    C’était pour me donner un bagage cognitif et physique suffisant pour aspirer à pouvoir tout faire, tout choisir par la suite.
    Les filières « pro » me sont toujours apparues comme des usines à réduire le monde des possibles… Certainement pas à former, mais bien à déformer, à modeler.
    Dans la « vraie vie » j’ai rencontré toutes sortes de gens, étant passés par toutes sortes de filières (voire pas de filière du tout) qui m’ont prouvé qu’on pouvait tous arriver à une forme de « complétude-polyvalence » par plein de chemins différents.
    Le meilleur des chemin étant certainement le dépassement de ses propres échecs…
    Et je ne nourris plus aucun mépris pour aucune profession (contrairement à ce que je faisais inconsciemment à 18 ans). Je regarde les gens dans ce qu’ils sont et non dans ce qu’ils font. Et parfois, il faut se sortir la crasse qu’on a dans les yeux…
    Mais je reste convaincu d’une chose. Et je le répète aux ados que je peux croiser de ci de là, la polyvalence de l’enseignement dispensé dans les filières générales est une chance inouïe pour qui a la maturité de le comprendre et d’en profiter pleinement. On peut critiquer cet enseignement à la périphérie (sur les influences sociales auxquelles il est soumis) mais il reste un bagage conséquent et solide, délivré gratuitement.
    Il faut savoir en profiter, d’autant qu’au rythme où vont les choses, cette manne offerte à tous risque de disparaître pour ce recentrer sur des boîte à former des pions jetables (et heureusement que l’être humain est capable de rebondir…)
    Combien j’ai croisé de gens qui à 25, 30 ou 40 ans se remettaient à plancher sur des concepts qu’ils avaient honni à l’école parce que d’un coup, ça leur devenait nécessaire…

    Répondre
  10. L'arrosoir
    L'arrosoir dit :

    Je pense qu’on ne peut pas défendre l’enseignement professionnel si on discute avec des parents d’élèves dont certains sont foutus de venir vous dire que certaines écoles ferment la semaine prochaine en raison du jeudi de l’ascension. ( c’est pas vwai )

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  11. patati
    patati dit :

    Les hommes sont très à plaindre aussi, autant peut-être que les femmes qui ont voulu et gagné l’égalité. Nous sommes tous à plaindre tant que nous appartenons à la catégorie des oppressés et ce ne sont pas les formes d’oppression qui manquent.

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  12. saxo
    saxo dit :

    @ Agnès

    « à la pression sociale du Bac à tout prix et de la filière générale, à cette injonction de mieux se soumettre au parcours du combattant pour mieux être catalogué et rangé à sa place bien délimitée ensuite  »

    Pour en revenir à ce que je disais, quand je lis ces lignes, j’y vois un contresens.
    La place bien délimitée ensuite, tu l’as quand tu fais une formation pro.
    L’intérêt de la filière générale, c’est de te donner suffisamment dans suffisamment de domaines pour pouvoir toi-même te choisir ta place, voire te la créer.

    L’éducation n’a pas vocation à former à un boulot défini, mais à donner un maximum de matos à chacun pour se former lui même.
    Donc ton assertion me choque (même si je suis d’accord, après moultes discussions dans un autre billet chez toi, sur le constat d’échec du système éducatif actuel – précisément parce qu’il n’assume plus son rôle de formeur de têtes bien faites pour prôner les têtes bien pleines)

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  13. herve_02
    herve_02 dit :

    @Agnes

    Je ne comprends pas cette notion d'(in)égalité que vous n’auriez pas obtenue. Dans les conventions collectives et les grilles administratives, il n’y a aucune différence de traitement(s) hommes et femmes. D’ailleurs je n’ai même pas souvenir qu’il y ait distinctions entre hommes et femmes (sauf peut être mettre le masculin, puisque la règle de grammaire le prévoit ainsi) et peut être pour les congés maternités (je pense de la même manière que dès que l’homme accouchera, il aura le droit aux même congés).

    Quelle peut être par exemple une mesure concrète (qui ne retire pas un droit à l’un ou l’autre) qui peut être mise en place pour arriver à l’égalité salariale ?

    Et pour arriver à une égalité dans un autre domaine ?

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      • herve_02
        herve_02 dit :

        Bonsoir,

        Pour tout avouer j’ai suivi le lien parce que nous sommes ici, je trouve assez désagréable de balancer un lien vidéo comme réponse à un commentaire textuel. Je pourrais également fournir un lien vidéo vers un autre truc et de liens en liens cela deviendrait imbitable.
        Mais bon, je suis de bonne humeur.

        Ok 1804 c’est un bon démarrage. cela fait… 200 ans. le cheval vapeur ne devait pas être inventé, puisqu’en 1879 l’omnibus parisien était encore avec des chevaux organiques.

        D’ailleurs le salaire ‘féminin’ a été supprimé en …. 1945. Combat véritablement contemporain, enfin pour celui qui se réveille d’un coma de 70 ans.

        Ensuite sur la différence homme-femme dans les salaires, il y a plus qu’une énorme approximation. 25% dont seulement la moitié à cause du temps partiel. <- mensonge.

        https://www.insee.fr/fr/statistiques/2128979
        "À caractéristiques observées identiques, un écart de 6,8 %"

        Sur une bonne partie des différenciations cadres/non cadres – qualifiés/non qualifiés… c'est, de mon point de vue entièrement stupide. Relever une différence de quelques pourcents H/F est, toujours de mon point de vue, un non sens. il y a 100% d'écart entre ceux qui peuvent avoir un enfant et ceux qui ne peuvent pas en avoir (H/F) et aucun combat féministe ne se penche sur la question. Ces écarts de pourcentage auraient un quelconque intérêt si on arrivait à montrer que dans les population H/F il y avait les même envies des 2 cotés. Il y a des millions de fois plus de militaires H que de militaires F. Quelle putain d'inégalité. Il y a des millions de fois plus de vendeuse en lingerie que de vendeur en lingerie. quel scandale. Se rabattre sur 'les femmes se font imposer se rôle est un brin facho : qui à le droit de décider que la femme n'a pas envie de faire telle chose mais que c'est imposé par la 'société patriarcale' '.

        J'ai arrêté au harcèlement dans le métro à 4 mn et des cahouettes.

        Je renouvelle ma question, à part si le but est de s'écharper sur les pauvres femmes asservies dans une société patriarcale sexiste machiste (et allonzy homophobe et xénophobe).

        Quelle mesure concrète peut être prise pour améliorer l'égalité de salaire H/F ET/OU une autre égalité.

        je parle d'une mesure concrète et pas l'armée mexicaine des pleurnicheries habituelles qui occultent le fait pourtant TRÈS répandu que Des femmes ne veulent PAS faire comme les hommes et donc que leurs choix impliquent des différences. D'ailleurs il y a presque 100% de différences entre ceux qui mettent des jupes, ont des seins ou qui allaitent entre H/F et pourtant cela ne choque personne.

        Bien entendu il y a du temps partiel _imposé_ (H/F confondus, et probablement plus chez les femmes) mais qui peut séparer celui qui est imposé et celui qui est choisi (chez les femmes et/ou chez les hommes) : personne parce que c'est un combat féministe (et donc politique) qui s'extrait de la réalité pour asséner des vérités approximatives.

        Oui il y a des différences entre H et F, et je trouve que c'est une bonne chose : il ne faut pas une égalité, mais une ÉQUITÉ. D'ailleurs il y a des différences H/H et F/F. Il faudrait faire une étude, pour chaque vérité assénée, pour voir si les différences H/H, F/F, et H/F sont statistiquement significatives.

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      • saxo
        saxo dit :

        Hervé,

        Tu restes un genre d’anti-féministe particulier…

        Y’a deux aspects.

        – Ce que tu dis (l’égalité homme femme est un leurre qui pousse à un combat contre productif).
        – Et les victimes réelles de discrimination sexuelles (victimes de harcèlement, de discrimination à l’embauche – homme et femmes pour le coup – de viol – d’inégalités salariales – de violences conjugales etc…).

        Autant je comprends que l’agressivité du combat féministe te fasse réagir en en prenant le contrepied, autant c’est pas parce que les femmes on des seins et un utérus (ton fameux 100%de différence) que les écarts de salaire (même de 6.5% à qualifications égales) trouvent une justification.

        Je veux bien admettre la possibilité qu’il y ait des tendances (je dis bien la possibilité, hein) naturelles. Mais ça reste une possibilité.
        Crois tu que le maquillage est utilisé essentiellement par les femmes parce qu’elles sont femmes ou parce que la culture de la coquetterie féminine est reproduite de génération en génération et exploitée par l’industrie cosmétique pour faire un max de bénef sur le dos de la gente féminine?
        Il en va de même pour quasiment tous les comportements sexués. Jusqu’à la confiance en soi (bien plus présente chez les garçons qui n’hésiterons pas à se lancer dans des entreprises pour lesquelles ils n’ont aucune compétence alors que les filles, même plus douées, montrent en général un manque de confiance qui les entrave au moment de se jeter à l’eau – pour exemple, il y a certainement autant de musiciennes que de musiciens, si ce n’est plus, mais les filles sont nettement moins nombreuses à se lancer dans l’improvisation musicale, et il est dur de recruter des jazzgirls, crois moi).
        Or je doute fortement, dans l’exemple que je cite, qu’il s’agisse d’un caractère inné. Il est nettement plus probable que la confiance des adultes, et parents, en les garçons se répercute sur les enfants eux même (on surprotège les filles, là ou on laisse beaucoup plus de libertés aux garçons… à l’adolescence, notamment).

        C’est vrai pour quasiment tout. Tu parles de jupes (si ça c’est pas totalement culturel). Alors les envies des unes et des autres… si elles sont pas bien formatées, bien reproduites…
        Je pense que le combat féministe sert à dénoncer cela. S’émanciper, c’est dépasser son formatage culturel.

        Ca répond aussi à ta remarque : « Des femmes ne veulent PAS faire comme les hommes »…
        Bah oui. Déjà, ce que font les hommes est tout aussi culturel et discutable… et ensuite, cf ci-dessus.

        Pour les corps de métier, c’est pareil. Prends la couture (Agnès nous donne un exemple d’employées exclusivement femmes qui cousent des gants), c’est extrêmement féminin comme milieu, n’empêche que la plupart des grand couturiers sont des hommes (ça rejoint sûrement aussi mon laïus sur la confiance en soi – mais pas que. La société reconnait plus facilement les hommes en matière artistique que les femmes… regarde les BD, les palmes à Cannes et autres nominations artistiques )…

        Les femmes peuvent être aussi, voire plus machistes que les hommes. Il n’y a pas de contradiction à ça. Ce n’est pas pour autant naturel. Elles sont aussi le fruit de la culture sociale dominante.
        Bref, je comprends parfaitement ton point de vue. Il m’arrive de le partager à la marge (pour moi, le féminisme ne doit pas être un combat… il devrait se rebaptiser égalitarisme et s’enseigner, se diffuser, non pas s’opposer frontalement, parce que ce faisant il se discrédite par son agressivité), mais je trouve que dans ce que tu affirmes, tu nies bien trop l’aspect culturel imposé de la domination sociale des hommes qui est bien réelle. Et je peux comprendre qu’elle est insupportable pour qui cherche à s’en émanciper.

        Répondre
  14. tungstene
    tungstene dit :

    que dire de la masse de pognon engloutie dans de pseudo formations permanentes. J’en ai suivi un de sensibilisation aux accidents du travail. On a eu droit à un gandin costarisé qui a commencé par la pyramide de je ne sais plus qui, sur les besoins premiers des individus, à savoir bouffer, dormir et éventuellement se reproduire. Ensuite il a tortillé du cul avec des turn over des brain storming pour étaler ce qu’il pensait être de la culture. Puis chacun devait se charger d’un boulot, je me suis retrouvé à remplir un tableau pondu par lui, sur les accidents dans ma boite. C’est en le commentant que je me suis rendu compte qu’il n’avait par prévu de référence temporel, ce qui le rendait vain, car n’offrant pas de repère si par exemple on faisait une campagne sur le port de gants ou autre. Fin de stage chacun devant exprimer son ressenti, j’ai souligné qu’un formateur qui ne souciait pas avec ses turn over et Cie d’être compris par ses interlocuteurs ce n’était pas terrible. Ricanement de lui et je me suis pris un au moins vous aurez appris quelque chose. Moi je savais, mais j’ai demandé la traduction à tous les autres participants, et il s’est pris un râteau complet. Cette anecdote illustre bien comme est ancrée la condescendance. Quant aux stages bidons ils sont pléthores et beaucoup s’y gavent grassement.

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  15. la chieuse de service XD
    la chieuse de service XD dit :

    oué enfin mollo sur l’apprentissage, déjà, c’est un énorme levier de dumping social. l’apprenti coûte 500 balles ttc au patron pour un mi temps voire un 80%, c’est pas pour rien que macron veut en faire des armées entières.
    mollo aussi sur les filières pros si géniales si ci si ça. c’est très sympa mais on voit bien que c’est pas vos gosses qui vont aller se péter le dos dès leurs 14 ans dans des jobs manuels mal payés où la seule opportunité qui restera après avoir servi de chair à casse sociale pendant les 2 à 4 ans d’apprentissage (en plus d’apprendre toutes les merdes de ce monde dans un internat pourri mal encadré et mal fréquenté parce que faudrait pas oublier qu’en plus des localisations à la demande patronale de ces filières ya aussi une majorité d’élèves qui y sont mis de force par notre super éducnat qui trie à la bourse parentale, et quand on force des ados on obtient très vite des rebelles…chez moi c’est la filière bois qui gagne, 100% des gosses du lycée pro du coin ont fumé leur 1er joint à l’internat en seconde, idem la première cuite, et je vais vous laisser ignorer la dimension éducation sexuelle parce que jsuis sympa, le tout sous le regard de pions en contrat précaire qui saturent et se barrent tous les trimestres, ce qui assure à pôle emploi une offre raisonnable locale assez stable sur la durée voyons le bon côté) c’est l’auto entrepreunariat bien soumis aux demandes des classes moyennes supérieures qui, elles, ne sont pas payées un demi smic pour soulever des tonnes et torcher la merde de ce monde.
    perso je suis pauvre, on aurait bien aimé foutre mes gamins en pro, je me suis battue et je les ai passés en ief pour qu’ils aillent en filière générale jusqu’au bout. je vais vous dire pourquoi: je connais la musique, ça fait 20 piges que je fréquente pôle emploi régulièrement et dix que je le fréquente avec une assiduité et une fidélité de bon chien qui laisserai vos conjoints passer pour des salauds parce qu’eux il leur arrive de foirer une fête des mères alors que moi j’ai jamais foiré une actualisation mensuelle. on me l’a largement servi, le trip « on change de métier 5 fois par vie en moyenne, il faut savoir rebondir, blabla, vous avez accès à des formations professionnalisantes, blabla », je le connais par coeur et je peux vous garantir une chose: il y aura toujours moyen de devenir chaudronnier pour un bac +5 sans emploi, il n’y aura JAMAIS moyen de l’inverse, ou à des conditions proches de l’impossible (suivre 50 formations de suite au cnam en bossant, financer de sa poche, avoir un relais pour sa vie familiale et un conjoint compatissant, passer des cae et des vap à la pelle, tout ça pour ne même pas être sûr d’arriver à faire valoir un jour son cursus parallèle comme valant un débutant de 20 piges passé par la filière réglementaire après son bac). en matière de niveau scolaire tout se joue avant 25 ans. après non seulement on ne vous laissera pas gagner des niveaux, mais en plus on doutera de votre aptitude à juste apprendre quelque chose. alors faites un cadeau à vos gamins: laissez leur 5 ans pour gratter un bac général en conservant les notes, payez leur une année de daeu si il faut pour couronner le tout, mais ne les laissez surtout pas démarrer leur vie au bas de l’échelle, c’est le meilleur moyen de s’assurer qu’ils y restent toute leur vie, et toute une vie d’ouvrier c’est tellement long que ça n’existe pas, on meurt ou on se retrouver invalide bien avant la cinquantaine. il ne sera jamais trop tard pour devenir bête de somme, si tant est que ça les tente encore après l’adolescence une fois qu’ils auront pigé le jeu. en attendant notre boulot de parents c’est de leur filer les meilleures bases possibles (même si ça demande de leur expliquer que oui ça sert à rien du tout oui t’auras oublié 95% dans 6 mois non c’est même pas intéressant mon petit gars, le souci c’est le prix à payer pour poser ta base de vie pas ta passion pour les maths, personne n’est passionné par les factorisations, fais semblant comme tout le monde prends sur toi je vais t’aider tout ce qu’il faudra tu pigeras dans 10 ans pourquoi c’est now or never et si tu me hais pendant ces dix ans c’est le jeu j’ai signé pour en chier j’assume si jvoulais être adulée j’avais qu’à mettre une capote) mais pas de les laisser prendre des décisions irrémédiables… et stupides.
    pour conclure je vous invite à réfléchir à une hypothèse: si sur une génération entière on arrivait à se mettre d’accord pour boycotter l’éducnat et ses soi disant filières pros et qu’on poussait tous nos gamins en filière générale, jusqu’au bac, comme ça pour faire chier les bourgeois et s’assurer que nos gosses aient tous un niveau d’études leur permettant de bien comprendre le monde, qu’ils aient le même temps que les autres pour leur jeunesse et pas l’obligation de sauter dans des trains à 6h du mat à 15 ans pour aller bosser pour de vrai, et ce même si ils veulent faire un job manuel (et alors? si tu peux glander jusqu’à 20 ans pourquoi te presser de taffer mon enfant), qu’adviendrait-il des coiffeuses ouvriers agricoles et autres bouchers? pourrait-on pour autant s’en passer? comment devrait on les former quel niveau d’études ET de rémunération devrait-on alors leur accorder? mh?

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    • saxo
      saxo dit :

      comme Hervé (sauf que perso, les factorisations, et la théorie des ensembles, je trouve ça passionnant. Je trouve tout passionnant d’ailleurs 😉 ) .
      Merci, la chieuse de service.

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      • herve_02
        herve_02 dit :

        moi aussi je trouve les maths fascinant : c’est la porte ouverte assez facile à l’abstraction. Alors je sais bien que la sélection en F se fait sur les math, du fait de la traîne du besoin d’ingénieurs au sortir de la guerre pour la reconstruction, mais par delà cet outil sélectif, cela reste un formidable outil d’apprentissage avec lequel ont peut trouver des applications concrètes facilement.

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    • ti suisse
      ti suisse dit :

      ouiz je confirme la chieuse, qu’importe si un peu à l’envers façon qql salto perso puisque au résultat ad hoc. Parents bourges, -non on ne déshérite plus Agnès, mais on émancipe et vire à 16 ans, genre une résilience de class personnelle! alors manouche, certes il faut aimer le soleil (casier vierge) ni j’ai compté les métiers.
      Bref, mon gars en chocolat et ma gazelle à la vanille (35/30 ans) ont étudié, -telle une résilience de.. héhé, et plutôt bien, ni même se plaignent ni me haïssent, ..des-deux options ils n’ont pas intérêt !
      Ils nous ont mis en charpie, pas que les rotules, (et) ont promis de le rendre au centuple, hein joli calcul ! (ou) tant pis si je crois tout ce qu’on me dit, une faiblesse d’esprit, sinon aidé de qql instinct ou pragmatisme.
      Virent-ils bourges ? nân.. la descendance pas bégueule, tendance bohème.. oh des 1/2bos !
      Ouiz je confirme, fatalisme ne dit pas fatalité. service,

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