Image de cochon en hypermarché, dessiné par Patrick Mignard, avec comme légende : "Ça sent le formol! Ils devraient le vendre en parapharmacie"

Le prix du cochon

Pute rôtieIl était difficile de les éviter : de grands bacs réfrigérés qui entravaient directement le flux des consommateurs, juste après que nous ayons franchi les portiques d’entrée de l’hypermarché. C’est souvent comme cela, dans la grande distribution : face à l’entrée, les « promotions » du jour, les gros packagings censés scotcher les acheteurs et les convaincre qu’ils ont raison de venir dépenser leur argent ici plutôt qu’ailleurs, les grosses « bonnes affaires ».

Sauf que pour un samedi après-midi, on trouve le flux quelque peu tenu.

Tu as vu ça, me demande monsieur Monolecte ?

En fait, on n’a toujours pas vu ce que contiennent les bacs, mais les grandes affiches criardes annoncent la couleur :

Porc : à partir de 1,59 €/kg !

Qu’est-ce que tu en penses, ça vaut le coup, non ?

Dans leur cercueil de métal et de froid gisent des monceaux de carcasses de porcs. Des moitiés, des quarts de porcs figés sous de fins linceuls de plastique translucide.

J’en pense qu’à ce prix-là, l’éleveur ne peut même pas se rembourser la bouffe du cochon, que ce n’est juste pas possible, ce genre de prix. J’en pense que je n’ai même pas envie de savoir comment ces bêtes se retrouvent vendues à ce prix-là ici. Pas envie de savoir jusqu’où on est allé pour pouvoir proposer cette viande à ce prix-là.

De toute manière, nous n’avons pas un sarcophage à bouffe à la maison comme la plupart de nos voisins et même si c’était le cas, ce n’est pas comme cela que je remplirais, pas avec… ça…

Image de cochon en hypermarché, dessiné par Patrick Mignard, avec comme légende : "Ça sent le formol! Ils devraient le vendre en parapharmacie"

Cochon, par Patrick Mignard

On continue notre chemin tout en notant distraitement le comportement des autres clients. Comme nous, ils sont forcément stoppés par la barrière de chair et du pas cher, comme nous, ils regardent et rôdent un peu et tout comme nous, ils continuent leur chemin sans rien prendre.

Tu vois finalement, ça ne marche pas tant que ça, leur histoire. Faut dire qu’ici, il y a encore beaucoup de paysans, de gens qui savent donc qu’à ce prix-là, il y a forcément une couille dans le potage, que ce n’est pas un juste prix et que ce ne peut pas être vraiment quelque chose de bon à manger. Après, t’inquiètes, il y en aura forcément des plus désespérés qui vont « sauter sur l’occasion »… ou pas.

Vers les caisses, c’est le grand calme aussi. Ça fait plus mardi en début d’après-midi que samedi. Et nulle part, nous ne voyons de quart de cochon en partance dans un caddie. J’en profite pour demander à la caissière :

Il n’y a vraiment personne, c’est normal pour un samedi ?

Oh, vous savez, c’est la fin du mois… déjà… et il fait beau. Ils font autre chose.

Dernière pensée pour le cimetière des cochons industriels.

Oui, et ils ont bien raison.

 

59 réponses
  1. Baas An'Ey
    Baas An'Ey dit :

    Notez à tout hasard que vous pouvez suivre l’évolution des prix de la plupart des denrées produites en France sur le site Web de France Agrimer

    https://www.rnm.franceagrimer.fr/prix?M0178:MARCHE#

    Bien entendu, au sein du marché commun tel qu’imaginé par Delors et Mitterrand, ce ne sont pas les conditions de production ou le travail du paysan qui fixent le prix de la denrée : mais la loi de l’offre et de la demande.

    Et si le paysan ne couvre pas ses frais, comme il est endetté, la seule issue est le suicide : c’est souvent le meilleur moyen pour protéger l’avenir (financier) de ses enfants.

    Bon appétit.

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    • André
      André dit :

      Baas An’Ey , la loi de l’offre et de la demande est une vaste fumisterie. L’offre et la demande ne s’ajustent que de manière exceptionnelle. Suffit de voir les prix en magasin, ils préfèrent jeter, détruire que de baisser le prix. Quand aux augmentations de salaire, on a jamais vu de spéculation à la hausse. Ce qui arrive au prix du porc en ce moment n’est qu’un épi phénomène. Pour ce qui est du prix de pétrole, il n’y a qu’une infime sur production, et la décision de couler un pays comme la Russie.

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      • Baas An'Ey
        Baas An'Ey dit :

        Il me semble parfaitement évident que l’objectif de la construction européenne a toujours été de fournir la main d’oeuvre la moins chère possible à l’élite : rentiers, fonctionnaires, banquiers, professions intellectuelles, etc.

        Pour que le système fonctionne, un apport régulier en main d’oeuvre sans instruction suffit.

        J’ajouterais même : quiconque vote encore pour les apparatchiks ne cherchant qu’à prolonger cette logique d’exploitation sont tous complices de cet état de fait.

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  2. smolski
    smolski dit :

    La surproduction est un engrenage où le paysan a les moindres choix et les plus hauts coûts de production, je parle pour des paysans indépendants. On ne peut l’incriminer dans le productivisme, par contre, le choix des conconcommateurs lui est des plus crucials et déterminant sur les revenus de tous et de chacun.

    A commencer par les siens propres.

    Déjà, acheter l’essentiel de sa victuaille dans des hypers marchés aussi…

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  3. Un partageux
    Un partageux dit :

    La situation des éleveurs de porcs est catastrophique. On voit des fermetures d’élevage chaque semaine. Bien sûr les petits mangent bien brûlant. Mais ils ne sont pas seuls et c’est peut-être cela qui est le plus notable en cette période.

    Je songe à un cas gratiné en Bretagne. Un élevage de 1 800 truies qui a fermé l’année passée. 1 800 truies c’est approximativement 20 000 cochons dans l’élevage. Too pig to fail qu’ils nous disaient. (Ouais bon, c’est un peu facile, je sais…) Même les mastodontes claquent la gueule ouverte. La fermeture d’un tel élevage implique des dizaines de licenciements directs et autant de licenciements indirects. Cela implique aussi des pertes astronomiques chez les fournisseurs comme à la banque. La décision de fermer n’est pas prise par le seul taulier mais à l’issue de nombreuses réunions où l’on s’accorde à constater que l’on est face à un mur infranchissable. Et dans les élevages gigantesques qui ferment les portes, celui-ci n’est pas un cas unique. Ce qui tend à démontrer que c’est bien tout le système qui n’est pas viable.

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    • Agnès Maillard
      Agnès Maillard dit :

      Il aurait fallu que je plante ma tente pour savoir et l’hypermarché n’est pas mon endroit préféré, loin s’en faut, mais je pense que les gens commencent à se douter de quelque chose et à ne pas marcher dans la combine.

      Après, toute industrialisation dans le vivant est une vaste merde qui ne peut que conduire au désastre pour tous, les animaux comme nous.

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  4. Sombre Hermano
    Sombre Hermano dit :

    La loi de l’offre et de la demande, parlons-en : le mois dernier, chez les discounters et les hypermarchés du coin, le chou-fleur était vendu à 1,30 €. Les producteurs (bretons) en colère contre cette politique n’eurent d’autre choix que … de détruire les choux-fleurs en surabondance pour « soutenir » les cours : elle est pas belle la vie ?

    Ceci dit, les producteurs enfoncent eux-mêmes les clous de leurs cercueils en faisant allégeance au système de production-distribution. Et tant qu’ils resteront largement majoritaires pour cautionner toute cette merde, pas de danger que le système crève avec eux …

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    • Baas An'Ey
      Baas An'Ey dit :

      Pour info, ce que tu nommes le « système de production-distribution » est la conséquence inévitable des normes édictées sur mesure par l’administration française à partir des directives EU. Etant donné le fatras de normes à respecter, le seul moyen de vendre sa production est soit de trouver des maraichers acceptant de traiter en direct (rare) soit passer par « le système » (et ses intermédiaires obligés).

      Mais tout ça c’est pour protéger le consommateur.

      Rasons le ministère de l’agriculture (et les DDPPs) et le problème disparaitra

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  5. Gédécé
    Gédécé dit :

    un instant, en lisant le titre, j’ai eu peur qu’il ne s’agisse d’un article sur ces obsédés identitaires qui brandissent des têtes de porc, surtout près des mosquées, Agnès…

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  6. Clocel
    Clocel dit :

    Le problème, c’est que présenté différemment et vendu trois fois plus cher, c’est encore de la merde ! Et d’une façon où d’une autre, qu’on le veuille ou non, on le bouffera ce cochon!
    Le sujet ne date pas d’hier, Légasse et Coffe en font leur fond de commerce depuis plus de 40 ans…
    Sans parler de ce putois de Bové moins loquace depuis qu’il bouffe à la cantine de Bruxelles… Lorsqu’il parle encore de butter les prédateurs, il s’agit juste de quelques pauvres canidés qui ont le tort de s’attarder sur nos terres subventionnées jetant dans misère et famine nos vaillants gestionnaires du patrimoine… Je la fais courte, mais…
    J’ai vraiment du mal à plaindre les éleveurs, qui, contre ce qu’ils estiment être une rémunération raisonnable et des conditions de vie up-to-date sont prêts à nous empoisonner… Qu’ils crèvent !
    Pour les amateurs, il reste encore l’Espagne et la Portugal, ils peuvent gaver le coffre du Duster de Pata negra pour caler les cartouches de Winston et les divers ersatz anisés…

    Au bout du bout, on récolte ce qu’on sème,,, où,,, ce que les autres ont semé pour vous…

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    • Agnès Maillard
      Agnès Maillard dit :

      Oui, ça marche aussi pour tout le reste : le prix psychologique n’interfère pas sur la qualité. L’avantage, avec les fringues, c’est qu’on peut tenir un certain temps sans en acheter et chercher des friperies où l’on trouve des vêtements de meilleure qualité, parce que fabriqués avant la généralisation de la merde.
      Pour la bouffe, c’est plus difficile. Même en cambrousse, il faut connaitre pour avoir accès à des trucs corrects, parce que, effectivement, les agriculteurs productivistes prennent grand soin de ne pas manger ce qu’ils produisent pour les autres.

      Répondre
      • Baas An'Ey
        Baas An'Ey dit :

        Non mais d’un autre côté, puisqu’il est parfaitement possible de vivre sans viande, que celui qui s’y refuse paye le prix que ça coûte de bouffer carné

        Répondre
        • Clocel
          Clocel dit :

          Allez, y’aurait comme un vent de fronde chez les végétaleux?
          Encore une fracture sociale? :o)
          OK, on se le casquera nous-même notre taux de cholestérol « himalayesque », nos maladies cardiaques z’et dégénératives, plus d’autres qu’on a pas encore inventé… Tiens, p’is on prend le trou de sécu aussi, puisqu’il parait qu’il est à nous, fils prodigues du grand Rabelais…
          Après tout, on a pas tous vocation à remplir des couches Confiance jusqu’à plus d’age en attendant le livreur de la Sodexo abandonnés de tous dans un mouroir républicain, aux bons soins d’auxiliaires de vie sous-payés…
          On va tous mourir, mais avant, on va bien s’assurer qu’il y avait une vie avant !

          Répondre
  7. lik
    lik dit :

    Le porc n’est pas facturé à son vrai prix qui devrait inclure les dégâts environnementaux et autres coûts comme le retraitement de l’eau polluée payé par le contribuable qui économise d’un côté ce qu’il paye de l’autre.

    L’UE n’est pas la principale coupable dans l’affaire et a souvent remonté les bretelles françaises sur les conséquences environnementales. On peut rajouter les conséquences sur la santé de viandes parfois gonflées de flotte et d’additifs hydrophiles, celles sur les agriculteurs en faillites qui entrainent des coûts sociaux…

    L’embargo contre la politique de Poutine a aussi son poids. De là à devenir poutinien, je n’irai pas appuyer les thèses extrême droitistes des pro-Poutine qui se cherchent l’homme fort providentiel, miroir aux alouettes.

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  8. chris
    chris dit :

    Je sais pas pour le supermarché du village…

    Mais j’étais à Madrid, durant les fêtes me dires-vous. Mon hôtel était sur Grand Via, et en sortant le matin, je me suis étonné d’une foule qui occupait tout le trottoir, à 10 heures le matin. J’ai crû tout d’abord à une inauguration de magasin, ou une liquidation, mais en me frayant un chemin, j’ai croisé un vigile qui m’ a renseigné : ah, c’est comme ça tous les matins jusqu’au soir vers 10 heures, dimanche y compris. Bien plus tard, en rentrant un peu avant 10 heures, je suis entré pour voir ce qu’il pouvait bien s »‘y passer, dans ce magasin où fallait prendre un ticket et prendre une file d’attente comme pour un musée. C’était Primark, une chaine irlandaise, T-shirt à 2.50 euros, et le reste guère plus cher, plutôt nickel niveau qualité d’ailleurs, sans compter un choix invraisemblable.

    Vous me direz, qu’à propos de cochon, lorsque qu’on peut diner avec trois assiettes de charcuterie, deux bières (moi), et un verre de blanc ( ma nana) pas mal du tout, pour 10,50 euros, que ce sont les tarifs à peu près partout, que c’est plein partout, qu’on mange souvent debout because plus de tables, plus de chaises…

    Au fait, c’est combien, une pression en France, un simple café ?

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  9. Zlotzky
    Zlotzky dit :

    La fuite en avant dans le productivisme victime d’un productivisme plus performant ! Le « porc français » (un label grotesque qui ne garantit en rien la qualité) est sévèrement concurrencé par le porc espagnol et allemand produits encore moins cher et tout aussi dégueulasse. L’effet « boycott Poutine » est purement conjoncturel et ne change en rien fondamentalement le problème. C’est bien connu, pour enrayer les effets de la surproduction il faut produire encore plus : gonfler les volumes en dopant la productivité pour couler la concurrence et capter le marché. Jusqu’au prochain tour. Ajoutons à cela une tendance (salutaire) à une baisse de la consommation de viande dans l’UE comme cerise sur le gâteau et la boucle est bouclée. Les éleveurs français – dont on ne saurait nier la situation dramatique – sont à la fois victimes et coupables. Victimes, on sait pourquoi. Mais coupables de suivre depuis des lustres la FNSEA au lieu d’avoir tenté de s’orienter vers d’autres voies pour promouvoir une viande de qualité élevée dans des conditions respectueuses de l’animal, de l’environnement et du consommateur. Et nécessairement vendue plus chère (mangez moins, mangez mieux, au final la note est équivalente).
    Et puis reste le bilan écologique désastreux qui continue de s’aggraver avec la complicité des pouvoirs publics. De ce point de vue, la disparition des élevages intensifs constituerait une bonne nouvelle.

    Répondre
  10. makach mouchkil
    makach mouchkil dit :

    Et n’oubliez pas aussi que « bouffe en promo » est souvent égale à « stock douteux à bazarder viiiiite » et à manger encore plus vite si vous n’avez pas lu ce message.

    Répondre
  11. Alex
    Alex dit :

    Bonjour,

    vous trouvez scandaleuses les pratiques de la grande distribution en matière de prix, entre autres ? Et vous faîtes vos courses dans la grande distribution ? Vous ne trouvez pas cette position de pasionaria gauchiste (pléonasme) un peu grotesque à la longue ? « Oh mon dieu, mon dieu, que de souffrances et d’injustices en ce bas-monde! » Il faut grandir un peu, non ? Les bons, les méchants, tout ça… Les éleveurs de porcs se sont précipités dans les bras des baquets/agro-alimentaire/grande distro, il faut peut-être prendre ses responsabilités, non ? Arrêtez de chouiner, agissez, un peu.

    Répondre
    • Alex
      Alex dit :

      et BANQUES, pas baquets, n’importe quoi… je ferais mieux d’apprendre à écrire au lieu de m’emporter contre vos écrits « d’étudiante-nan-mais-heu-c’est-trop-injuste-je-vais-l’écrire-sur-mon-blog-heu ». En passant, n’hésitez pas à venir ici, en Bretagne, les rencontrer les pauvres petits éleveurs de porcs, ça vous passera l’envie de les défendre.

      Répondre
      • Agnès Maillard
        Agnès Maillard dit :

        C’est bien, ça défoule, hein?
        Cela dit il n’y a pas les gentils, les méchants (surtout chez moi, mais bon, il y a beaucoup à lire ici avant de s’en rendre compte), il y a une société, des structures, des logiques, des organisations, un ensemble systémique qui crée et favorise les conditions de l’exploitation de tous par tous et sans limites.
        C’est toujours de cela dont je parle ici. Depuis tellement de temps

        Là, quand je parle du prix du cochon, je parle de la filière et je ne défends pas les uns contre les autres, je parle de la logique du prix. On sait très bien comment peut être produit un cochon vendu à ce prix. Et même dans ces conditions déplorables et honteuses, avec ce prix, le gars qui a accepté de bosser de cette manière et de produire de la merde parce qu’on lui a dit qu’il n’y a que comme ça qu’il va s’en sortir, et bien, précisément, il s’enfonce!
        Et en passant, il enfonce les autres, ceux qui aimeraient produire autrement. Et il enfonce aussi les consommateurs en bout de course, les gens aux salaires en berne, aux minima sociaux les trop bien nommés, à eux qui savent que c’est de la merde et qui savent qu’ils sont acculés à bouffer de la merde et donc à avoir le non choix entre la malnutrition et la sous-nutrition (aller, soyons bons : ils auront les deux!).

        Quand je vois ce cochon à ce prix dans ces bacs, je vois qu’on est tous malades. Et je vois aussi que le supermarché est vide un samedi après-midi, plus d’une semaine avant la fin du mois.

        Pourquoi le supermarché? Bonne question.
        Parce que des décennies de grande distribution ont ruiné tout le tissu commercial européen, voire mondial. Parce que, en zone rurale, l’épicerie n’existe plus, si tu veux des produits d’épicerie, tu n’as guère le choix. Pour les produits bruts, dans la mesure du possible, on va chez les producteurs du coin. J’ai une maraîchère vachement bien à 8km de chez moi. Je dois optimiser mes trajets pour passer chez elle et consommer des légumes locaux et sains. Mais pour des tas de trucs comme le lait, pas de vente à la ferme, y a plus, je crois même que c’est plus ou moins interdit (je le faisais, étant gosse). J’ai eu une proposition pour des œufs de ferme, avant-hier soir, mais trop tard. Je le note, pour organiser les rotations.

        Ah, y a le magasin bio… au début c’était sympa et associatif, mais quand même à 40km A/R de chez moi : là aussi, organisation, planification des trajets. Mais comme le bio est devenu à la mode, boum, les prix ont explosé et les produits… comment dire… un kiwi bio du Pérou au prix du caviar alors que j’habite à moins de 100km d’une grosse zone de production française… ça me fait rigoler. Pareil pour le boulanger bio… encore 40km : achat en semi-gros et stockage congélo. Sauf que, devant le succès, il a déménagé : plus loin, plus cher et moins bon… grosse galère de pain à présent.

        Il y a le fait que je ne vis hors-sol, mais dans cette société, qu’elle me plaise ou pas.
        Ok, elle ne me plait pas du tout.

        Et donc j’agis selon mes moyens : parler, échanger, débattre, écrire, raconter, diffuser, comparer, proposer.

        Et je connais la Bretagne, en passant… les joies de la météo quand on se retrouve sous le vent de l’élevage industriel du coin…

        Maintenant qu’on s’est présenté, chacun à la manière, vous êtes le bienvenu ici tant que vous respectez cette toute petite chose simple qui est la charte de ce site, mais que l’on appelle aussi, en langage courant, la courtoisie.

        Répondre
    • Bracam
      Bracam dit :

      J’avoue que ce genre de message laisse vraiment sans voix. D’ailleurs, personne ne s’est compromis avant moi à commenter. J’entends un mépris incroyable, et une inutilité crasse dans ce genre de considération : mépris particulièrement du fait que nous avons probablement tous remarqué l’étrangeté de la situation de la critique cliente de la grande distribution. Mais nous sommes capables de passer outre, et peut-être même d’agir, petitement, imparfaitement. Mais en aucun cas sous votre bienveillante houlette 🙁

      Répondre
  12. Brigite
    Brigite dit :

    qu’est-ce qu’un paysan ?

    contrairement à ce que dit l’imbécile Jules Méline,
    un paysan, c’est un qu’il est à la confédération paysanne d’abord.
    les autres, nan.
    bon après, le paysan, il te dit que attention aux compteurs linky, car c’est comme tu dormirais à côté d’un four à micro ondes, les ondes, elles passent.
    et en plus le paysan, il signe pas les pétitions que elles servent à rien pour les GoodYear.

    Répondre
    • Baas An'Ey
      Baas An'Ey dit :

      Sinon, je ne sais pas pour vous, mais personnellement, je n’ai pas d’argent pour les dépenses imprévues le 20 du mois. Même pour du cochon pas cher, à supposer que j’aille au supermarché, ce qui me coûterait déjà 3€ de bagnolage

      Répondre
      • Brigite
        Brigite dit :

        si on regarde le calendrier 2016 , il n’y a que 2 mardis 20 :
        septembre et décembre.
        Moi je dis que ceux qui ont fait une journée d’action aujourd’hui, ils veulent une journée de repos .
        Je comprends bien mais pour ce qui est de leur pouvoir d’achat, faudra qu’ils inventent autre chose.
        Pas couillonner nous hein…

        Répondre
  13. Aloe Verrat
    Aloe Verrat dit :

    Croyez-en un pro : la viande vendue 1€40 à 3€ dans vos supermarchés est exactement la même que celle que vous trouverez à 8,9,10€ dans vos hypers, ou même chez votre boucher sauf exception (Lacaune, par exemple)

    Bien entendu, dans l’espoir de recommencer un jour à vous vendre de la viande à 10€ (payée 1€20 au producteur) le supermarché fera beaucoup d’efforts de marketing pour vous convaincre qu’il y a une différence entre les deux ce qui est évidemment faux. Le porc à 10€ a juste un emballage plus soigné, plus de marketing : rien d’autre.

    On peut tout à fait débattre du ou des modes de production de la viande, mais je ne crois pas que ce soit le même débat. Ce n’est pas non plus la peine de se plaindre de l’Europe : celui qui choisit sa viande, c’est le consommateur : en allant l’acheter au supermarché ou chez un boucher qui généralement, ne choisit pas ses bêtes.

    A supposer que cela vous émeuve, l’arrêt de mort du paysan, vous le signez en montant dans votre bagnole pour vous garer au supermarché. Et ne dites pas que « vous n’avez pas le temps ». Les circuits courts, ça existe. La vente par internet, ça existe : si vous allez encore au supermarché, c’est votre choix citoyen, point à la ligne.

    Répondre
    • Association pour le retour de la peste noire
      Association pour le retour de la peste noire dit :

      c’est cela oui, alors on serait juste des bolcheviks que on trouve l’église orthodoxe « has been » .

      tu veux pas qu’on fasse un coin rouge avec des icônes non plus ?!!

      Répondre
    • Pierre M. Boriliens
      Pierre M. Boriliens dit :

      Tout Occidental tourmenté fait penser à un héros dostoïevskien qui aurait un compte en banque.
      Cioran, Syllogismes de l’amertume, p.748, in Oeuvres, coll. Quarto, éd. Gallimard, 1995

      Répondre
      • Baas An'Ey
        Baas An'Ey dit :

        Et une bagnole avec un coffre à remplir

        car, au pays de Charlie, vivre, c’est consumer (librement, laïquement, et solidairement en rangs par deux)

        Répondre
  14. herve_02
    herve_02 dit :

    La problématique est plus profonde. J’en connaissais un de petit paysan,petite ferme, il habitait même pas sur sa ferme mais en ville. la jeune génération. Il ne vivait pas de son travail mais su salaire de sa femme et dans la maison de ses parents. Faisait de la céréale qu’il vendait après stockage suivant le cours à rouen, faisait de l’engraissement en petit volume. Il expliquait que si un taurillon crevait, il n’avait plus de marge et si 2 crevaient il perdait de l’argent.

    Donc petit paysan. on avait discuté longuement sur comment mieux gagner d’agent, il y avait l’agroforesterie. tu plantes des arbres dans tes champs , les racines des arbres pompaient les nitrates qui migrent vers les nappes et vivaient avec les résidus d’engrais, tu produis un peu moins, mais tu capitalises avec le bois. comme il était jeune c’était cohérent : « on va pas gâcher une bonne terre comme ça ». OK…
    Il y avait le circuit court : il faisait un ou deux taurillons en direct, découpe à l’abattoir, colis de 5/10 kg vendus dans les 10 euros le KG, l’a jamais voulu se prendre la tête avec ça. OK
    Faire du légume facile à faire… patates, poireaux… l’a jamais voulu non plus. OK ben qu’il tente de survivre dans le mainstream.

    Nous sommes fâchés car il en avait marre que je n’ai pas le même discours que tout le monde : rendement dans le circuit classique. Il va être le premier à se plaindre qu’il gagne pas sa vie et attend sûrement encore plus de subventions (qui ne viendront pas ou alors exceptionnellement si les paysans se mettent à brûler des voitures.) Mais il ne veut./peut pas changer. Qui peut le faire à sa place ?

    Répondre
    • Brigite
      Brigite dit :

      y’a tellement de gens qui font semblant de discuter et de femmes qu’on autorise à ouvrir leur bouche
      (uniquement parce qu’il y a les islamichtes )

      Dommage de se fâcher pour ça.

      Répondre
    • Baas An'Ey
      Baas An'Ey dit :

      Les clients à qui vous vendez de la viande 10€/Kg, vous n’avez ni envie de les voir, ni envie de leur serrer la main. Ce sont simplement des exploiteurs…

      Exploiteurs engraissés aux impôts qu’on vous prélève pour financer leurs emplois parasites et les dispositifs idiots du style « plantez des arbres subventionnés ».

      Exploiteurs qui en plus voudraient coucher chez vous, idéalement, à l’oeil

      Répondre
      • Clocel
        Clocel dit :

        Bass An’Ey
        10 € le Kg pour du bon bœuf élevé dans les règles ne me semble pas aberrant…
        Dernièrement, j’étais dans un routier en Corrèze…
        Une tablée de louches conspirateurs, (pas trop le genre à bouger des gros culs) était réunie autour d’un cahier…
        Quelques bocks de boisson fermentée plus tard, nous apprenions avec mon collègue, qu’ils se partageaient une vache, bien vivante qui serait promise au trépas dès que le dernier morceau serait virtuellement vendu…
        Abattue, 15 jours de frigo nécessaire à la qualité de la viande parait-il, débitée, chacun venait récupérer sa part.
        Il semblerait que le même scenario soit joué régulièrement dans certains coins de campagne.
        J’aimerai bien avoir ce genre de filière autour de chez moi, bien que, comme Agnès, je n’ai pas de congèle digne de nom…
        Je trouve ça rassurant que le bien vivre n’est pas disparu…
        Dans ce cas, c’est notre consommation qu’il faut réduire, pas les prix…

        Répondre
        • Baas An'Ey
          Baas An'Ey dit :

          Heureusement qu’on fait de la vente directe, surtout entre exploitants.

          Mais la clientèle (et les prix) n’ont évidemment rien à voir avec celle des caissettes prédécoupées. Notamment, il n’est pas question de servir les exploiteurs.

          Répondre
          • Brigite
            Brigite dit :

            il s’agit de distinguer un paysan, d’un qui est déguisé en paysan.
            c’ty qui est déguisé est l’exploiteur.
            bon carnaval.

      • herve_02
        herve_02 dit :

        > Baas An’Ey
        >Les clients à qui vous vendez de la viande 10€/Kg, vous n’avez ni envie de les voir, ni envie de leur serrer la main.
        > Ce sont simplement des exploiteurs…

        Le paysan qui fixe lui même son prix après avoir descendu ses coûts, qui décide de couper la bête et mixer les bas et hauts morceaux et qui une fois que le truc est fait, décide que ses clients sont des exploiteurs est juste un simple con dont l’exploitation mérite de crever.

        10 euros le kg ce n’est pas de l’exploitation, il y a, sur une carcasse, des kilos de viandes non nobles qui ne VALENT pas 10 euros le kg. Ainsi 10 euros le kilo en mélange, mélange réalisé à la découpe par des pros qui savent ce qu’ils découpent n’est pas un prix aberrant. Vous voudriez payer 15 euros le kilo de langue de boeuf ? Si c’est le cas, je peux vous fournir, sans limite de volume.

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      • herve_02
        herve_02 dit :

        Je rappelle à toutes fins utiles que l’on trouve pléthore viandes à 10 euros le kilo en supermarché, ce qui veut dire que le paysan à du vendre à probablement 5-6 euros le kilo, alors vendre à 10 en direct c’est 2 fois le prix du circuit classique.

        A part si vous vivez dans une régions ou les gens gagnent 3000 euros par mois, trouver des clients pour 100 euros de viande (sans choisir les morceaux) à congeler est pas si évident. Si vous avez une méthode pour vendre à 15/20 euros le kilos (toute la carcasse) je peux vous faire gagner de l’argent.

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        • Baas An'Ey
          Baas An'Ey dit :

          « circuit classique », sous-entendu, l’engraissage des actionnaires Charal et Casino, et les fameux parkings pleins de jolies bagnoles de ‘pauvres gens’ qui, ma bonne dame, n’ont ni temps ni argent, mais toujours bien assez d’esprit pour se plaindre du personnel qui ne travaille jamais assez bien ou assez vite.

          On vit dans un pays où moins d’un adulte sur trois travaille à assurer le train de vie des autres, mais surtout, qu’ils ne demandent jamais le prix de leurs efforts. Pourtant, rassurez-vous, la filière embauche : mais bizarrement, pour parler d’agriculture, ya du monde, mais pour en faire, ya plus personne.

          Répondre
          • herve_02
            herve_02 dit :

            @Baas An’Ey

            bon, je vais être plus clair, les ellipses que je fais n’ont pas l’air d’avoir été entendues.

            Aujourd’hui, face à la viande (puisque l’on parle de cela) il y a 3 possibilités : ne pas en manger (je ne suis pas sûr que la filière approuve), acheter chez l’artisan boucher ou acheter en filière ‘classique’ ( comprendre pour le pauvre, soit à la louche 80% de la population – avec des plus pauvres et des moins pauvres).

            Alors il y a filière classique et filière classique. La viande que nous achetons pour notre petite dernière, nous l’achetons dans une bio cop, c’est en gros 15 euros le kilo de steack haché congelé.

            ===== OK ? BIO COP : 15 EUROS le KG ============

            Donc 1) pour de la viande non bio, en mélange, 10 euros c’est pas la misère.

            Ensuite, pour le prix des choses, il y a le ‘marché’, ce que les gens sont prêts a payer pour avoir le produit. Ainsi, même si la bête est championne d’un truc, très gentille, bien nourrie blablabla, je ne suis pas capable de payer 20-25 euros le kilo, peut importe le morceau, je préfère ne pas en manger.

            Ainsi, allez expliquer à une personne qui est au rsa parce qu’on a fermé sa boite et que le tissus économique est un désastre, que les politiques publiques (ressort comique) sont juste du vent et un peu de frics au copain, qui est méprisée par les pseudo fonctionnaires dont le rôle est de tenter de lui supprimer ses 400 euros, et qui doit faire survivre sa famille avec ses 400 euros, allez lui expliquer qu’elle ne paie pas l’agriculteur au prix de ses efforts lorsqu’elle achète du jambon à 6,50 le kilo dans son hard discount(pour ses enfants, elle, elle n’en mage pas). Si c’est une femme elle vous rira au nez, si c’est un homme, il vous mettra un pain dans la gueule, avec raison.

            Parce qu’on peut se battre pour le revenu de l’agriculteur, mais battez vous en même temps pour le revenu des autres. Personne ayant un qi supérieur à celui d’une moule, ne peut envisager que les gens aiment manger de la merde, c’est juste qu’ils n’ont pas les moyens de manger autre chose. Les moralisateurs du dimanche qui disent mangez en moins, mais mangez du truc bon de chez votre boucher qui vous coûtera le prix de 4 repas, sont juste des personnes que je méprise : donner des leçons est tellement facile, je sais faire aussi sur le secteur que je connais : par exemple avec votre ordinateur windows acheté 500 euros sur internet, vous ruinez le marché de l’informatique en france, vous faites fermer les boutiques de proximités et engraissez une multinationale américaine (et je parle pas de l’exploitation des petits chinois). C’est méprisable tout autant non ? et tellement facile.

            Ensuite dire que la filière embauche, c’est du même niveau que dire que celui qui veut trouver du travail peut : c’est juste un bon gros mensonge. Que l’un ou l’autre n’arrive pas à trouver un commis de ferme (qui sera une sorte d’esclave moderne, payé au ras des pâquerettes pour un temps plein (genre 24 heures par jours)), je veux bien le comprendre MAIS la taille des exploitations augmentent. Dans notre coin (picardie), l’unité de mesure est la centaine d’hectare, et 400 hectare=1 personne. Donc sans trop connaître la superficie de terre cultivée en france, j’ai tout de même un affreux doute sur les millions de salariés. ayant été prof dans une école agricole, il y a des gens qui sortent pour travailler en exploitation, donc si si il y en a qui veulent travailler dedans.

            Même les mégas fermes de vaches sont sans salariés : les robots de traites sont automatiques, et il doit y avoir 2 péquins dans une ferme de 20 000 cochons. Alors pour « le faire y’a plus personne » ça ne convainc pas grand monde, comme dans le reste l’humain n’est plus là. La filière qui embauche c’est beulin le traitre qui fait de la merde et pompe le fric.

            Ce qu’il faut bien comprendre c’est que grosso merdo, il n’y a plus de paysans : une personne vivant sur sa ferme, mangeant sa production et vendant le surplus (ou l’inverse, vendant sa production et mangeant le surplus). C’est une époque révolue (les années 50-60) ceux qui restent (et qui ne sont pas des financiers) sont en train de crever parce que les fournisseurs vendent le prix max qu’ils peuvent tirer (ils connaissent parfaitement la rentabilité, les volumes, les prix de vente) laissant au paysans tout juste de quoi survivre si ce n’est pas une mauvaise année. Et plutôt que de vous battre contre le fournisseur qui s’engraisse vous conspuez l’acheteur qui achète pas assez chère. Si demain tous les acheteurs payaient double (filons l’utopie), 6 mois après le prix des intrants doubleraient et le paysans serait juste aussi pauvre, les gens encore plus pauvre et les fournisseurs encore plus riche.

            Pendant que vous conspuer le pauvre (parce que c’est ce que vous faites) vous laissez bien tranquille les riches, et je trouve cela méprisable.

          • Baas An'Ey
            Baas An'Ey dit :

            herve_02 :

            De nombreux métiers sont enviés, recherchés, désirés pour ses enfants : banquier, dentiste, prof, etc…

            Le jour où les parents seront heureux d’entendre leurs enfants se lancer dans l’élevage (et pour d’autres raisons que reprendre un capital familial invendable), le prix de la viande aura bien plus monté que vous ne le proposez.

            La filière ? La filière n’existe pas : à l’exception bien sûr des parasites syndicalistes, fonctionnaires des quatre ministères de brise-burnes, vétérinaires fonctionnaires, j’en passe, etc. . Donc, si on met de côté les 2 à 4 emplois imposés par la règlementation nourris par chaque éleveur, mais qui ne produisent rien eux-mêmes, la filière n’a pas son mot à dire si les éleveurs revendiquent sur les prix ou la rémunération de leur activité. L’exploitant, lui, on vous le rappelle assez souvent, est là pour entretenir son exploitation et idéalement, en vivre, si possible bien.

            Si un jour il trouve moyen de vivre de son exploitation sans élever de bestioles, il le fera, et la « filière » ira se cherchant d’autres bêtes sur lesquelles se nourrir.

            Et à vue de nez, le plus tôt sera le mieux. Se faire cracher à la gueule alors que vous êtes l’un des derniers de vos concitoyens à avoir une activité contribuant effectivement au confort matériel de vos semblables montre à quel point lesdits contempteurs ne mériteraient pourtant que de se contenter du fruit de leur travail pour vivre.

          • smolski
            smolski dit :

            Baas An’Ey : « la filière n’a pas son mot à dire si les éleveurs revendiquent sur les prix ou la rémunération de leur activité. »

            C’est là que tu te gourres grave !
            La filière c’est que de la finance, même si la monnaie est diluée entre les intervenants et les intermédiaires jusqu’au producteur même. Elle est la tête de l’hydre à abattre.

            Lutter contre les intermédiaires et conserver la finance c’est pisser dans un violon. C’est rester dans son quant à soi morbide, là où la finance maintient aujourd’hui l’Humanité jusqu’à son périssement.

            « Devenir le plus riche du cimetière » c’est le statut qu’elle annonce pour tous !
            C’est ce statut qui doit être défait et défait l’économie financière qui le maintient.

            Les circuits courts le font, d’autres initiatives coop le font. Des contrées s’en mêlent, des peuples lorgnent dessus, sinon à tous disparaître…
            Je vois même là s’inscrire les faveurs que de plus en plus de déshérités accordent aux « assassins de l’ordre » et leurs chansons, et leurs discours qui se dissimulent dans les mêmes discours des pouvoirs en place, gauches / droites réunis entre eux, avec eux…

            Il n’y a pas d’alternative à la disparition du système de conquête que la monnaie organise. La conserver d’une façon ou d’une autre fait débat, mais c’est la plus mal embouchée qui soit !
            Aujourd’hui, nous devons apprendre à vivre ensemble sans plus de monnaie intermédiaire ou le moins possible et la remplacer par des liens d’entraide libre. Supprimer les dettes, toutes les dettes et créer des liens réciproques de fraternité, d’égalité et de la liberté pour chacun.
            Voilà le point de départ de nos initiatives, revenir aux concepts de la Révolution française et refaire le monde à cette image, celle que nos aieuls du peuple ont lancée et que nous n’avons jamais rattrappée depuis que les bourgeois nous en ont dépossédé par le crime et la violence, comme ceux commis contre la Commune de paris par exemple.

            Et ceux qui ne sautent pas avec nous ne seront pas des survivants.
            Hop hop hop !

            Ils sauteront bien autrement et seuls.

          • Baas An'Ey
            Baas An'Ey dit :

            La dessus, Smolsky, no problemo.

            D’ailleurs, plutôt que d’évoquer la question de la finance, se pose simplement la question de la monnaie,: accepter des euros (ou toute autre monnaie fidu) comme contrepartie de son travail c’est tendre la gorge pour se faire saigner.

  15. smolski
    smolski dit :

    herve_02 : « Le paysan qui fixe lui même son prix après avoir descendu ses coûts, qui décide de couper la bête et mixer les bas et hauts morceaux et qui une fois que le truc est fait, décide que ses clients sont des exploiteurs est juste un simple con dont l’exploitation mérite de crever. »

    Il y a un masque sur la régulation des marchés, ce masque ne dépend pas de la volonté des travailleurs de l’agro-alimentaire comme souligné dans la citation mais de l’ensemble social capitaliste qui se radicalise toujours davantage et ne permet pas d’alternatives viables à ce qui constitue son profit personnel.

    Dire à une personne qui dépend corps, femmes, enfants et âmes en prime des marchés, qu’il doit lutter contre cette radicalisation et le faire seul et en avant afin d’appliquer ensuite une solution et recevoir le soutien nécessaire n’est pas du jeu. Il n’y a pas de règle dans le terrorisme social institué par l’économie mondiale, rien d’écrit, rien d’institué, rien de predéterminé, juste une action qui s’abat au hasard de la vie de chacun, à l’égale qu’un mitraillage à la terrasse d’un café ou contre un public assemblé lors d’un spectacle.
    Rien de déterminé, sauf pour le résultat obtenu : l’élevation une terreur collective et l’esprit de soumission qui l’accompagne.

    Répondre
  16. Brigite
    Brigite dit :

    je me mets ici pour ne pas interférer dans l’échange entre Smolski et hervé_02

     » il n’y a pas de règle dans le terrorisme social institué par l’économie mondiale….et il s’ensuite

    encore une analogie horrib !
    mais non, nous ne sommes pas tous des ultracapitalistes qui se flinguent pour un oui ou pour un non.

    donc plutôt que cette analogie voici un proverbe crewol :
    Chak kochon ni sanmdi a-yo
    (chaque cochon a son samedi, c’est bien connu)

    et c’ty qui a pas encore compris il achète la barquette au supermarché
    ça s’appelle le déclenchement des opérations cannibales, frewr

    Répondre
    • smolski
      smolski dit :

      Brigit : « mais non, nous ne sommes pas tous des ultracapitalistes qui se flinguent pour un oui ou pour un non. »

      Ben ceux qui manient les armes économiques et appuient sur la gachette le sont bien eux, des terroristes, et comment reprocher à leurs victimes d’y survivre ?

      Répondre
      • Brigite
        Brigite dit :

        c’est pas ça qu’il fallait me répondre.
        Quelle déception !
        quand je dis :
        -Chak kochon ni sanmdi a-yo

        il faut dire :
        -hein, koi , qu’est-ce t’as dit ?

        -Chak kochon ni sanmdi a-yo

        Répondre
      • Brigite
        Brigite dit :

        et comme tu aimes les citations, voilà le bonus :
        Interrogé jeudi sur le soutien apporté par les conducteurs des RER A et B aux huit ex-salariés de Goodyear, dont lui-même, le syndicaliste de la CGT Mickaël Wamen estime que « si on ne se sent pas concerné quand des syndicalistes sont condamnés à de la prison ferme c’est qu’on a un vrai problème ».

        et il rajoute à l’attention des usagers du RER :
         » et aujourd’hui ce qui nous arrive leur arrivera un jour »

        Chak kochon ni sanmdi a-yo, je te dis.

        Répondre
  17. Brigite
    Brigite dit :

    pas mal ton magazine. Ils ont besoin du Robert ( Paxton)
    Robert Paxton, Historien ou dictionnaire ?
    ( on peut se poser la question)

    tiens, ça me fait penser que ici , les profs font partie de la classe moyenne inférieure…

    Répondre

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