PQ

Rien de tel qu’une petite soirée fraîche d’un mois d’août qui joue à avril pour vous dérouler la grandiose histoire du papier toilette.

L’objet est tellement banal que vous ne le regardez plus. La seule chose qui peut encore vous rappeler son rôle fondamental dans votre existence, c’est le moment précis où il vient à manquer, invariablement après un démoulage géant, alors que vous êtes isolé en terra incognita et que celle qui aurait pu être la femme de votre vie vient à peine de gratter à votre porte, agitée elle-même d’une terrible impatience.

Déjà, il y a le rouleau et les feuillets, encore que les feuillets semblent avoir perdu la partie à en croire les linéaires des supermarchés. C’est pourtant des feuillets dont je me souviens en premier, les mesquins, qui ne viennent que chichement l’un après l’autre… ou alors par agglomérat de 10 ou 15. Ma grand-mère affectionnait ce format, en petites pages roses que l’on effeuillait péniblement.
Cela signifie aussi que je n’ai pas connu l’ante-PQ. Que je n’arrive d’ailleurs même pas à m’imaginer. Ou alors à l’indienne. Main droite ou main gauche? Merde, j’ai un trou…

Cela dit, même chez ma grand-mère, le rouleau a fini par l’emporter. D’abord, le Lotus petite fleur, un vétéran. Puis le Moltonel triple épaisseur. Les plus jeunes d’entre vous ne pourront le concevoir à leur tour, mais j’ai connu le monde sans PQ triple épaisseur. Dès qu’il est sorti, il a raflé le marché. Mais le plus intéressant, c’est que les dérouleurs de PQ n’ont pas suivi sur le champ, et du coup le capot de l’engin béait sottement et se vengeait par un effet guillotine dès qu’on tirait sur le rouleau de Moltonel. Une vraie chierie : on ne pouvait chopper le PQ que feuille par feuille, comme la sinistre revanche du feuillet oublié.
Je pense que des inventeurs géniaux mais modestes ont planché depuis cette époque épique sur des distributeurs plus joufflus, capables d’engouffrer tous les modèles de triple épaisseur. Mais le progrès s’est définitivement figé à la porte des gogues de ma grand-mère, laquelle n’a jamais changé son hideux distributeur blanc à capot fleuri, mais l’a juste agrémenté d’une pince à linge des plus banales, destinée à lui garder de force la gueule grande ouverte.

Heureusement pour mon édification personnelle, j’ai connu le pensionnat de bonnes sœurs et leur sens incomparable de l’économie.

Pour planter le décor, il faut bien penser que les murs des toilettes n’ont jamais réussi à rejoindre les plafonds, ce qui était déjà une pure aberration sonore. Les chiottes se présentant le plus souvent par grappe de 3 ou 4, la notion même d’intimité était une pure vue de l’esprit. Mais le meilleur arrive toujours à la fin, quand on découvre que les nonnes préfèrent le feuillet, plus parcimonieux, et que celui-ci était invariablement marron, tendance papier kraft à recouvrir les livres de classe, l’épaisseur en moins.

Quiconque a connu le PQ marron en kraft ne pourra plus jamais l’oublier. Mais quel esprit pervers a pu imaginer une matière aussi peu appropriée à son usage final?
Le truc était clairement hydrophobe et il était vain d’attendre de lui d’éponger la moindre miction que ce soit. L’urine ruisselait invariablement dessus avant d’éclabousser le sol ou les doigts. Seuls les plus habiles pouvaient espérer atteindre la cuvette de la sorte. Impossible de tamponner, donc. Quant à torcher… autant se faire un face scrub avec du papier de verre.
Je pense que même les sœurs ont fini par en avoir marre, et à la place, nous eûmes droit à des feuillets rose foncé texturés comme du papier crépon… avec à peu près la même solidité. Pour éponger ou tamponner, ça pouvait éventuellement le faire, mais fallait oublier des manœuvres plus audacieuses comme le torchage pressé ou énergique. Le pire, c’est que comparé au marron abrasif, la guenille groseille nous fit l’effet d’un papier de soie.

Ces frustrations sensorielles aidant, je ne tolérais dans le civil que du triple épaisseur pour mon postérieur, et en vacances en famille, j’en consommais des quantités purement industrielles, ce qui m’attirait invariablement les reproches de mon père.

Puis déboula le Trèfle parfumé. La débauche hygiénique! Non seulement le PQ se parait d’un camaïeu de teintes pastel toutes plus délicates les unes que les autres, mais en plus, il exhalait langoureusement des fragrances subtiles. La jouissance en pack de 6. En en achetant trois variétés différentes, on pouvait même construire des pyramides chamarrées dans les lieux d’aisances, les enfin bien nommés! Une perversion coûteuse, mais une revanche sur une adolescence irritée dans son fondement.

Puis arriva la classe. Simplement posé sur son axe horizontal épuré. Médical et précis :  le deux épaisseurs blanc. Et en tant que graphiste, je suis intraitable : pour le rendu des couleurs, rien ne vaut le blanc.
J’y suis restée. En version king size. Avec 4 rouleaux, on fait le mois. Je n’ose même pas imaginer la tronche que ferait le distributeur de ma grand-mère : dé-mandibulé! Pire que le loup de Tex Avery.

Bien sûr, il y a aussi tous les PQ circonstanciels, comme l’indétrônable Kleenex (encore une marque devenue générique par la force de l’usage), lequel vous sauvera toujours de la situation inextricable du début. J’en ai d’ailleurs invariablement un paquet au fond de mon sac, en toute circonstance. Il y a aussi le cœur de la bête, le rouleau de carton qui pend, nu et goguenard, et que vous écorchez patiemment du bout de l’ongle afin d’en extraire deux ou trois lambeaux salvateurs. Le paquet d’essuie-main, taxé dans une station service d’autoroute et qui vous sauve la mise au bivouac suivant. Le rouleau aplati au fond du sac de rando, que l’on glisse subrepticement dans la poche avant d’aller se plaquer entre deux sapinettes trouvées à tâtons dans la nuit d’encre qui étreint le putain de refuge d’altitude où le confort de l’homme moderne n’a jamais posé les fesses. Et on n’oublie pas d’enterrer les reliefs du festin, sous peine de passer pour un salopiot.

Et puis, il y a eu le papier toilette le plus précieux du monde.

C’était du temps de la pension chez les bonnes sœurs. Une compagne de dortoir m’invite à venir passer le WE chez elle, à Toulouse. J’avais ce genre de caractère qui faisait que j’étais facilement invitée en WE chez les autres et j’aimais bien entrer dans l’intimité des familles, découvrir d’autres manières d’être et de vivre. Car ce ne sont pas les voyages qui forment la jeunesse, mais les rencontres que l’on peut y faire. Ce qui revient à dire que l’aventure, l’inconnu et l’étrange peuvent se tapir au coin de la rue, pour peu que l’on se donne la peine de bien vouloir y regarder.

Mon amie m’avait prévenue que sa famille ne roulait pas sur l’or, mais lors de ce séjour, j’ai parfaitement intégré toutes les gammes de nuances qu’il peut y avoir entre être d’un milieu modeste, être pauvre ou être dans la misère.

Il faut dire qu’à quatre sur un RMI, ce n’était pas la gloire… Si ce n’est que c’était précisément le nom de leur quartier, à l’époque très certainement le quartier le plus pourri, le plus abandonné et le plus misérable de la ville rose devant et grisâtre derrière. À côté, le Mirail faisait figure de rue de la Paix du Monopoly du coin. Au pied des barres lépreuses s’amoncelaient des immondices d’une très grande variété, étalées sur plusieurs strates. Un tel état d’abandon était indigne de cette ville, de cette région, de ce pays, indigne tout court d’ailleurs. D’autant que les intérieurs n’étaient pas si mal que cela. Banlieues : les lieux de bannissement. Des mots. Et une réalité qui t’arrache la gueule et te raye la rétine.

Chez mon amie, sa mère avait mis les petits plats dans les grands. Je crois qu’ils ne devaient pas recevoir tous les jours. D’abord parce que ça coûte un œil. Ensuite parce qu’il faut avoir suffisamment confiance dans les gens pour les faire entrer dans une vie sans fard. J’étais contente que ma copine m’ait fait confiance à ce point. Surtout que vu le pensionnat où nous étions, ce genre de situation était à cacher soigneusement. Ce que ma copine faisait à la perfection.
Bref, tout s’est bien passé jusqu’au moment où sa seigneurie a eu besoin de se retirer sur son trône. Et là, pas de PQ. Et pas le moindre indice qu’il n’y en ait jamais eu. Dans un coin, pendue à un clou : une serviette de toilette. Prudence étant mère de sûreté, je commence toujours par contrôler le niveau de PQ avant de vraiment me mettre à mon aise. Je ressors donc et je demande à ma copine où se planque le PQ. Il y eut comme un flottement. La mère arrive et m’explique qu’en fait, après avoir taillé et retaillé le budget de la maisonnée dans tous les sens, elle avait dû se résoudre à virer le PQ de sa liste de course. Bien trop luxueux. Là, j’ai eu comme un grand passage à vide.
Puis, elle m’explique qu’à la place, la famille utilise une serviette de toilette (La Serviette de toilette, celle qui pendouille à son clou!) qui est changée chaque jour.

Là, je coince un peu. Je sais que cette femme est quelqu’un de propre et de pragmatique, mais le coup de la serviette de toilettes est totalement hors de mon univers conceptuel. Une impossibilité physique et mentale. Et je crois bien qu’à ce moment-là, ma mâchoire doit pendre un peu comme celle du dévidoir à PQ de ma grand-mère. Elle me sourit avec une immense gentillesse :

  • Mais je me doutais bien que tu aurais du mal avec notre organisation un peu particulière, alors, pour toi, j’ai négocié avec l’épicier d’en bas.

Et elle me sort fièrement un rouleau de papier toilette de bonne facture.

J’ai été immédiatement submergée par le soulagement ainsi qu’un atroce sentiment de honte et de culpabilité. Pendant un instant, j’ai pensé qu’elle avait prévu ma serviette personnelle, le truc à peine moins insurmontable que le modèle familial. Au lieu de cela, il y avait ce petit rouleau insignifiant qui lui avait tant coûté, alors qu’il ne s’agissait que de mon petit confort personnel.

C’est à l’aune de ce petit rouleau de papier cul que j’ai pu mesurer la valeur réelle du concept d’hospitalité.

42 réponses
  1. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    J’ai connu la cabane au fond du jardin, peuplée d’araignées grosses comme des mygales (au moins!), mais avec un rouleau de PQ qui pendouillait au bout de sa ficelle, donc, hors sujet pour moi. J’ai échappé de peu au papier journal, mais je me demande si on ne se récupère pas l’encre sur les fesses…

    Répondre
  2. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    J’ai connu la cabane au fond du jardin, peuplée d’araignées grosses comme des mygales (au moins!), mais avec un rouleau de PQ qui pendouillait au bout de sa ficelle, donc, hors sujet pour moi. J’ai échappé de peu au papier journal, mais je me demande si on ne se récupère pas l’encre sur les fesses…

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  3. vio
    vio dit :

    J’ai connu le papier journal chez mon arrière-grand-mère, dans les toilettes au fond de la cour, inconcevable pour elle de payer pour se torcher. Après, le papier kraft si bien décrit qui orne les gogues des internats n’impressionne plus.

    C’est là que j’appris que certaines ne repliaient pas le papier mais le chiffonnaient par poignées jetées les unes après les autres dans la cuvette. Quel gaspillage !

    Oui, il n’y a pas que le type de papier qui fait les économies…

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  4. krysalia
    krysalia dit :

    quelle capacité d’évocation à ce sujet, c’est incroyable !
    je me souviens du passage de vipère au poing, ou la mère découpe la croix du journal "La croix" avant d’en installer les feuilles comme pq dans la cabane du fond… je me souviens aussi de cet affreux papier hydrophobe, il s’appellait "le soyeux", ce mal nommé ! Si je ne me trompe pas, il s’en vend encore, et il a cet emballage terriblement kitsch qui a du être redesigné la dernière fois en 71.
    quand tu as parlé du trèfle, qu’on empilait en chamboule tout de toutes les couleurs, ça m’a fait immédiatement un flash et je me suis rendue compte que je pouvais encore chanter la publicité par coeur ( ah, gotainer, ce génie méconnu ! ) 🙂
    Avec toutes ces images et ces chansons sont revenues tout un tas de sensations et de souvenirs d’époque, alors merci.

    La fin de ton texte est fine et émouvante. Le portrait que tu fais de la mère à travers ses actions me parle beaucoup, j’ai l’impression de la voir. bon, l’inconvénient c’est que je vois aussi les araignées grosses comme des mygales dont tu parles en #2 , pas merci pour ça hein ! 😉

    avec tout ça, j’ai fait quelques courtes recherches et j’ai retrouvé les deux choses que je cherchais, pour rester dans le sujet et si ça te dit :
    http://www.youtube.com/watch?v=uTOg… ( avez vous déja vu du papier toilettes invité chez ses futurs beaux parents ? )
    http://www.youtube.com/watch?v=Iohk… la fameuse pub trèfle 😀

    Répondre
  5. krysalia
    krysalia dit :

    quelle capacité d’évocation à ce sujet, c’est incroyable !
    je me souviens du passage de vipère au poing, ou la mère découpe la croix du journal "La croix" avant d’en installer les feuilles comme pq dans la cabane du fond… je me souviens aussi de cet affreux papier hydrophobe, il s’appellait "le soyeux", ce mal nommé ! Si je ne me trompe pas, il s’en vend encore, et il a cet emballage terriblement kitsch qui a du être redesigné la dernière fois en 71.
    quand tu as parlé du trèfle, qu’on empilait en chamboule tout de toutes les couleurs, ça m’a fait immédiatement un flash et je me suis rendue compte que je pouvais encore chanter la publicité par coeur ( ah, gotainer, ce génie méconnu ! ) 🙂
    Avec toutes ces images et ces chansons sont revenues tout un tas de sensations et de souvenirs d’époque, alors merci.

    La fin de ton texte est fine et émouvante. Le portrait que tu fais de la mère à travers ses actions me parle beaucoup, j’ai l’impression de la voir. bon, l’inconvénient c’est que je vois aussi les araignées grosses comme des mygales dont tu parles en #2 , pas merci pour ça hein ! 😉

    avec tout ça, j’ai fait quelques courtes recherches et j’ai retrouvé les deux choses que je cherchais, pour rester dans le sujet et si ça te dit :
    http://www.youtube.com/watch?v=uTOg… ( avez vous déja vu du papier toilettes invité chez ses futurs beaux parents ? )
    http://www.youtube.com/watch?v=Iohk… la fameuse pub trèfle 😀

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  6. Minium
    Minium dit :

    Ton article m’évoque l’Inde pour plusieurs raisons. Pour le début de mon séjour (qui date d’une petite vingtaine d’années) où les marchands des petites échoppes avaient un sourire goguenard en tendant le rouleau aux occidentaux. Je les comprends ! Imaginer qu’on s’étale gaiement les excréments sur le fion au lieu de se laver à chaque fois, ça a de quoi faire rire.

    Pour mon passage à Delhi ensuite, où j’ai découvert avec ravissement que pour la première fois j’avais le choix parmi différentes couleurs (ici c’était toujours rose).

    Pour les quelques jours passés dans une famille très pauvre qui était partie dans la nuit chercher un paquet de biscuits parce que je n’arrivais pas à manger leurs plats épicés (la honte).

    Répondre
  7. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Salut Chris! J’aimerais bien que tu nous détailles le torchage à la feuille fraîche, parce qu’il vaut mieux connaître les plantes pour ne pas se retrouver avec un PQ urticant!
    Maintenant, je nous trouve bien dépendants aux choses futiles, et sans me jeter sur les archives du canard où j’écris depuis 3 ans, j’aimerais bien en savoir plus sur l’art de se démerder les fesses en période de disette (guerre civile, grève générale, chute de la civilisation occidentale!)…

    Et merci pour les références qui illustrent si bien ce papier de chiotte!

    Répondre
  8. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Salut Chris! J’aimerais bien que tu nous détailles le torchage à la feuille fraîche, parce qu’il vaut mieux connaître les plantes pour ne pas se retrouver avec un PQ urticant!
    Maintenant, je nous trouve bien dépendants aux choses futiles, et sans me jeter sur les archives du canard où j’écris depuis 3 ans, j’aimerais bien en savoir plus sur l’art de se démerder les fesses en période de disette (guerre civile, grève générale, chute de la civilisation occidentale!)…

    Et merci pour les références qui illustrent si bien ce papier de chiotte!

    Répondre
  9. chris
    chris dit :

    Gnarf ,ils sont beau les ecolos bobos ……sachez et prosternez vous peuple degenere par la consommation de papier toilettes trois etoiles ……..que chez nos vaillantes populations nomades de france , fi de cette decadence , on se torche encore a la feuille tombée ou mieux encore a l’herbe fraiche ,tout un art venu de nos ancetres .

    Répondre
  10. chris
    chris dit :

    Gnarf ,ils sont beau les ecolos bobos ……sachez et prosternez vous peuple degenere par la consommation de papier toilettes trois etoiles ……..que chez nos vaillantes populations nomades de france , fi de cette decadence , on se torche encore a la feuille tombée ou mieux encore a l’herbe fraiche ,tout un art venu de nos ancetres .

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  11. arya
    arya dit :

    Je n’interviens pas souvent, bien que lectrice régulière, mais sur un sujet si important, je ne peux pas laisser passer ça…
    Déjà, ce savoureux billet me fait penser irrésistiblement à un passage de Gargantua où il compare les vertus des différents objets que l’on trouve dans les bois lorsque l’on s’isole pour les besoins naturels (herbes, feuilles…) pour conclure que le mieux, c’est l’oisillon (hum… du grand Rabelais tout ça!).

    Sinon, cela me fait aussi penser à un débat récurrent avec des gens du maghreb pour qui le PQ c’est sale, ça ne nettoie pas bien, et rien ne vaut la douchette pour se rincer après coup. L’un d’eux disait qu’en France, comme on est encore arriérés au point de ne pas avoir de douchette, il est obligé d’utiliser une bouteille d’eau… Ce qui donne lieu en général à un débat animé avec explications techniques et les vertus comparées des différentes méthodes… comme quoi, l’utilisation du PQ est loin d’être universelle!

    Répondre
  12. Lory
    Lory dit :

    Certes, la douchette ne manque pas de praticité, encore faut-il avoir du scotex à portée de main pour pouvoir se sécher, sinon c’est assez désagréable de rester le cul mouillé.

    L’usage du bidet présente également des avantages certains. Présent dans toutes les salles de bains italiennes, il est souvent manquant dans les salle de bains française, ce qui ne manque pas de susciter un certain étonnement chez les italiens, qui l’appellent précisément "bidè", à la française., parce qu’il parait que c’est en France qu’il a vu le jour, dans les bordels parisiens vers 1900.

    Un peu l’histoire du cordonnier mal chaussé.

    Répondre
  13. fnur
    fnur dit :

    Il faut métisser les cultures, donc PQ, eau de rinçage, PQ de sèchage, comme ça tout le monde il est content et propre sur lui.

    Néanmoins, les touaregs du désert c’est comment qu’ils font, si y a pas d’eau, avec du sable alors, le plus fin possible j’espère ou alors ils défèquent sec, dont pas de tartinage pas de nettoyage nécessaire. C’est ça, la déjection lyophilisée c’est plus écologique.

    Même question pour les cosmonautes…

    Répondre
  14. fnur
    fnur dit :

    Il faut métisser les cultures, donc PQ, eau de rinçage, PQ de sèchage, comme ça tout le monde il est content et propre sur lui.

    Néanmoins, les touaregs du désert c’est comment qu’ils font, si y a pas d’eau, avec du sable alors, le plus fin possible j’espère ou alors ils défèquent sec, dont pas de tartinage pas de nettoyage nécessaire. C’est ça, la déjection lyophilisée c’est plus écologique.

    Même question pour les cosmonautes…

    Répondre
  15. chris
    chris dit :

    AH ,si les touaregs battent les nomades hexagonaux en matiere de rusticite torcheuse ,ma foi !

    Y a a pas que le choix de la plante propice …..l’endroit compte aussi .

    C’est le manque d’experience sans doutes qui me fit entamer un dialogue des plus curieux avec un petit sanglier dans une vigne de ST tropez a l’arriere de notre campement …….comme quoi l’habitude legionnaire du jamais sans son flingue a des bases certaines lorsqu’on ne connait pas le terrain .

    Trop tard pour fuir honteusement le pantalon en bas des jambes …..il fallut dialoguer avec la bete qui n’en revenait pas de voir pareil humain dans l’action !

    Répondre
  16. kuri
    kuri dit :

    Ma grand-mere avait recupere apres-guerre un immense stock de PQ de marine -oui, le kraft, mais plus epais que chez les Frangines, a un prix defiant toute concurrence et connaissant sa durete en affaires, je dirais que c etait au plus cher : gratuit, livre et range dans son grenier. Il etait hors de question d utiliser des journaux, ils etaient abonnes a 4 familles et c etait pas elle qui les gardaient : trop curieuse, elle voulait lire le journal, le matin-meme, la 4e famille le recevait le lendemain apres-midi.

    Elle avait de quoi tenir en PQ jusqu en 2000, mais en cas de guerre, on ne peut jurer de rien. En fait, vers 35, elle avait fait avec ses parents 50 ans de stock de PQ et de savon de Marseille. Les Allemands ont occupe le village 5 ans, ils auraient tout utilise et ce dans toutes les maisons du village. Respects : *On a beau dire, les Allemands sont des gens tres propres.* .

    Evidemment, elle n avait pas de wc, il y avait une rigole penchee dans l ecurie et on faisait ca sous le nez des vaches. Et ca arrachait les fesses ce papier dur et coupant. Alors, s il ne pleuvait pas, je m essuyais avec des feuilles. Faut pas sortir de l X pour reconnaitre un chardon d un geranium aux feuilles duveteuses, a 4 ans je me demmerdais, c est le
    cas de le dire. Sinon tant pis, un coup d eau de la citerne et je m essuyais avec l interieur de la jupe. Les vaches, ca ne les faisait pas ciller, et comme mon loisir prefere c etait de me balader dans la gadoue, un peu plus, un peu moins….Mon arriere-grand-mere, que j ai vaguement connue ne portait pas de culotte mais une chemise fendue. Et elle disait qu elle faisait comme moi : la flotte et finition avec un pan de la chemise.

    En 80, alors qu il restait 20 ans de stock. Le Pepe et la Meme etrennent un vrai WC qui se bouche si on utilise ce satanique papier. Ils l ont bouche 3 fois pour voir le premier jour. Rien a faire.
    Obligation d acheter de l essuie-tout semi-rapeux -le lotus premier prix. Quel gaspi intolerable ! Le WC est decrete WC du dimanche, c est a dire reserve aux invites pas de la famille.

    Ayant un peu voyage, il me semble que le coup de l eau de la citerne + le sous-vetement soit une pratique assez universelle, la ou il y a de l eau. Le papier, c est pour le dimanche et les citadins. Mais dans un WC chinois bien rustique, il n y a rien, ben pourtant on ne pense pas du tout ce ces details, on a juste envie de fuir.

    Un siecle plus tard, mon WC high-tech, souleve son couvercle quand on s approche, chauffe les fesses pendant, puis quand c est tombe dedans douche toute la zone posterieure puis seche a l air chaud, en plus sans qu on lui demande. J ai pas demande ce gadget, je l ai debranche tout de suite. J arrive pas…

    Répondre
  17. kuri
    kuri dit :

    Ma grand-mere avait recupere apres-guerre un immense stock de PQ de marine -oui, le kraft, mais plus epais que chez les Frangines, a un prix defiant toute concurrence et connaissant sa durete en affaires, je dirais que c etait au plus cher : gratuit, livre et range dans son grenier. Il etait hors de question d utiliser des journaux, ils etaient abonnes a 4 familles et c etait pas elle qui les gardaient : trop curieuse, elle voulait lire le journal, le matin-meme, la 4e famille le recevait le lendemain apres-midi.

    Elle avait de quoi tenir en PQ jusqu en 2000, mais en cas de guerre, on ne peut jurer de rien. En fait, vers 35, elle avait fait avec ses parents 50 ans de stock de PQ et de savon de Marseille. Les Allemands ont occupe le village 5 ans, ils auraient tout utilise et ce dans toutes les maisons du village. Respects : *On a beau dire, les Allemands sont des gens tres propres.* .

    Evidemment, elle n avait pas de wc, il y avait une rigole penchee dans l ecurie et on faisait ca sous le nez des vaches. Et ca arrachait les fesses ce papier dur et coupant. Alors, s il ne pleuvait pas, je m essuyais avec des feuilles. Faut pas sortir de l X pour reconnaitre un chardon d un geranium aux feuilles duveteuses, a 4 ans je me demmerdais, c est le
    cas de le dire. Sinon tant pis, un coup d eau de la citerne et je m essuyais avec l interieur de la jupe. Les vaches, ca ne les faisait pas ciller, et comme mon loisir prefere c etait de me balader dans la gadoue, un peu plus, un peu moins….Mon arriere-grand-mere, que j ai vaguement connue ne portait pas de culotte mais une chemise fendue. Et elle disait qu elle faisait comme moi : la flotte et finition avec un pan de la chemise.

    En 80, alors qu il restait 20 ans de stock. Le Pepe et la Meme etrennent un vrai WC qui se bouche si on utilise ce satanique papier. Ils l ont bouche 3 fois pour voir le premier jour. Rien a faire.
    Obligation d acheter de l essuie-tout semi-rapeux -le lotus premier prix. Quel gaspi intolerable ! Le WC est decrete WC du dimanche, c est a dire reserve aux invites pas de la famille.

    Ayant un peu voyage, il me semble que le coup de l eau de la citerne + le sous-vetement soit une pratique assez universelle, la ou il y a de l eau. Le papier, c est pour le dimanche et les citadins. Mais dans un WC chinois bien rustique, il n y a rien, ben pourtant on ne pense pas du tout ce ces details, on a juste envie de fuir.

    Un siecle plus tard, mon WC high-tech, souleve son couvercle quand on s approche, chauffe les fesses pendant, puis quand c est tombe dedans douche toute la zone posterieure puis seche a l air chaud, en plus sans qu on lui demande. J ai pas demande ce gadget, je l ai debranche tout de suite. J arrive pas…

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  18. wallaye
    wallaye dit :

    Joyeux sujet, plein de bonnes anecdotes…
    Moi je veux bien me rincer les fesses à l’eau (surtout sur un bon bidet à l’eau chaude) mais j’aime aussi avoir un savon pour me nettoyer les mains après, ce qui est plutôt rare chez ceux qui utilisent exclusivement cette technique.
    Je ne leur jette pas la pierre, car si t’es dans un pays pauvre et sec comme en afrique, pour trouver des feuilles grasses c’est dur, et du papier hygiénique n’en parlons même pas.

    Répondre
  19. wallaye
    wallaye dit :

    Joyeux sujet, plein de bonnes anecdotes…
    Moi je veux bien me rincer les fesses à l’eau (surtout sur un bon bidet à l’eau chaude) mais j’aime aussi avoir un savon pour me nettoyer les mains après, ce qui est plutôt rare chez ceux qui utilisent exclusivement cette technique.
    Je ne leur jette pas la pierre, car si t’es dans un pays pauvre et sec comme en afrique, pour trouver des feuilles grasses c’est dur, et du papier hygiénique n’en parlons même pas.

    Répondre
  20. Cesto
    Cesto dit :

    et bien moi, un jour que le PQ manquait, j’ai du me résoudre à utiliser le seul matériel à disposition dans ma poche : le plan d’une église que je venais de visiter. Et ce fut assez efficace… Dieu est partout !

    Répondre
  21. Cesto
    Cesto dit :

    et bien moi, un jour que le PQ manquait, j’ai du me résoudre à utiliser le seul matériel à disposition dans ma poche : le plan d’une église que je venais de visiter. Et ce fut assez efficace… Dieu est partout !

    Répondre
  22. Claudius
    Claudius dit :

    Chouette article !

    Le manque de PQ était une de mes deux phobies. Maintenant que j’ai arrêté de fumer elle reste la seule; sauf progrès technologique ou physiologique quelconque d’ici là, je pense qu’elle le restera jusqu’à ma mort.

    Répondre
  23. Claudius
    Claudius dit :

    Chouette article !

    Le manque de PQ était une de mes deux phobies. Maintenant que j’ai arrêté de fumer elle reste la seule; sauf progrès technologique ou physiologique quelconque d’ici là, je pense qu’elle le restera jusqu’à ma mort.

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  24. mc
    mc dit :

    Chez mes grands parents, c’était comme dans "Vipère au poing: mon grand père découpait en huit les pages du journal "La Croix".

    A cette époque, il y avait effectivement une croix assez réaliste, pas le simple symbole, dans le coin supérieur droit de la première page.

    Mon grand père découpait pieusement cette croix pour éviter qu’on se torche le cul avec. Celà me laissait rêveuse. Maintenant que j’y pense, il aurait pu simplement enlever le huitième de feuille concerné, mais non, il découpait la croix, et son absence sur ce papier incomplet était plus évocatrice que sa présence.

    Répondre
  25. Agaagla
    Agaagla dit :

    Pour ce qui est du PQ humidifié, il y en a qui n’ont pas attendu que de géniaux ingénieurs l’inventent… on trouve parfois, à portée de main, un petit lavabo : pour ma part c’est là qu’est le confort : certes cela sert à se laver les mains, mais rien n’empêche d’en détourner l’usage…

    Répondre
  26. doomurewmi
    doomurewmi dit :

    Ah le vaste sujet que c’est là.

    Comme disait quelqu’un plus haut, le PQ n’est pas universel.

    Au Sénégal, c’est ce que vous appelez la méthode à l’indienne qui est la normale : se nettoyer à l’eau.

    Et la aussi, les choses on évolué. Petit, je trouvais dans les WC un seau d’eau adjoint d’un pot de conserve en fer blanc qui servait d’ecuelle. A quatre ans, on maitrise déjà la technique pour tenir le pot de la main droite et se laver dela gauche.

    Quelle main fait quoi est très important important puisque la main droite sert à manger (pas de fourchette, vous savez). D’ailleurs il est toujours très mal vu de faire certaines choses avec la gauche. On ne salue pas avec. On ne tend pas un objet a quelqu’un avec la main gauche non plus, c’est très impoli.

    On se lavait donc a l’eau puisé dans le pot en fer blanc et on se lavait les mains avant de sortir. Le tout séchait a l’air frais ou au fond de de la culotte.

    Et puis même après un pipi fallait tout nettoyer à l’eau. La perte de temps pour un enfant pressé!

    Puis les bidets sont apparus. Sans trop de succès. On les prends pour des pissoirs.

    Mais je me souviens encore du progrès que furent les premières douchettes. Quelle idée astucieuse! Une lumière au dessus du trou! C’est devenu tres vite assez courant. En ville du moins, car dans ce pays de contratse, se cotoient l’urbain et le rural, le pauvre , le riche et le tres tres riche.

    Alors quand je me rends au village, c’est le trou (avec une fosse sceptique dessous) flanqué de deux grosse pierres. On y va avec une sorte de bouilloire remplie d’eau. La position (accroupi, les deux pieds sur les pierres) peut sembler sportive pour le citadin. Surtout quand il faut garder l’équilibre en soulevant la bouilloire pour la porter vers l’arrière.

    Pour revenir au PQ, c’est la méthode à la Toubab pour nous et cela suscite une étonnement infini (mêlé d’un certain dégoût que tout le monde éprouve sur ce sujet pour tout ce qui est fait différemment de ce qu’on connait).

    Je me souviens quand j’avais sept ou huit qu’un petit allemand a passé avec sa mère des vacances chez nous. Avec le manque de tabou propre à cet age, nous avons pu discuter en long et en large des avantages comparés de nos deux méthodes. les enfants s’adaptant vite, Hans Peter s’est vite mis à l’eau.

    L’adulte étant moins facile a bousculer dans son fondement, j’ai ensuite vécu près de dix ans en Europe sans jamais me convertir au PQ.

    Mais PQ ou pot d’eau, son manque dans les toilettes bien le grand moment de solitude.

    Répondre
  27. doomurewmi
    doomurewmi dit :

    Ah le vaste sujet que c’est là.

    Comme disait quelqu’un plus haut, le PQ n’est pas universel.

    Au Sénégal, c’est ce que vous appelez la méthode à l’indienne qui est la normale : se nettoyer à l’eau.

    Et la aussi, les choses on évolué. Petit, je trouvais dans les WC un seau d’eau adjoint d’un pot de conserve en fer blanc qui servait d’ecuelle. A quatre ans, on maitrise déjà la technique pour tenir le pot de la main droite et se laver dela gauche.

    Quelle main fait quoi est très important important puisque la main droite sert à manger (pas de fourchette, vous savez). D’ailleurs il est toujours très mal vu de faire certaines choses avec la gauche. On ne salue pas avec. On ne tend pas un objet a quelqu’un avec la main gauche non plus, c’est très impoli.

    On se lavait donc a l’eau puisé dans le pot en fer blanc et on se lavait les mains avant de sortir. Le tout séchait a l’air frais ou au fond de de la culotte.

    Et puis même après un pipi fallait tout nettoyer à l’eau. La perte de temps pour un enfant pressé!

    Puis les bidets sont apparus. Sans trop de succès. On les prends pour des pissoirs.

    Mais je me souviens encore du progrès que furent les premières douchettes. Quelle idée astucieuse! Une lumière au dessus du trou! C’est devenu tres vite assez courant. En ville du moins, car dans ce pays de contratse, se cotoient l’urbain et le rural, le pauvre , le riche et le tres tres riche.

    Alors quand je me rends au village, c’est le trou (avec une fosse sceptique dessous) flanqué de deux grosse pierres. On y va avec une sorte de bouilloire remplie d’eau. La position (accroupi, les deux pieds sur les pierres) peut sembler sportive pour le citadin. Surtout quand il faut garder l’équilibre en soulevant la bouilloire pour la porter vers l’arrière.

    Pour revenir au PQ, c’est la méthode à la Toubab pour nous et cela suscite une étonnement infini (mêlé d’un certain dégoût que tout le monde éprouve sur ce sujet pour tout ce qui est fait différemment de ce qu’on connait).

    Je me souviens quand j’avais sept ou huit qu’un petit allemand a passé avec sa mère des vacances chez nous. Avec le manque de tabou propre à cet age, nous avons pu discuter en long et en large des avantages comparés de nos deux méthodes. les enfants s’adaptant vite, Hans Peter s’est vite mis à l’eau.

    L’adulte étant moins facile a bousculer dans son fondement, j’ai ensuite vécu près de dix ans en Europe sans jamais me convertir au PQ.

    Mais PQ ou pot d’eau, son manque dans les toilettes bien le grand moment de solitude.

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  28. Le Yéti
    Le Yéti dit :

    Eh bien moi, j’ai connu l’ante PQ ! C’était il y a bien longtemps chez ma grand-mère, dans un village du Poitou. On s’essuyait avec du papier journal (la canard local) ou pire avec des feuilles arrachées à des magazines (une horreur le papier glacé, ça n’essuyait pas, ça étalait.)

    Les toilettes ne se trouvaient pas au fond du jardin, mais à l’autre bout de la grande maison. Avec un détail croquignolesque : il y avait deux trous dans la planche en bois. On pouvait donc y venir à deux discuter le bout de gras à propos des nouvelles dont on allait se torcher de concert.

    Je tiens l’invention du PQ pour une manifestation éclatante du génie humain. Mais il n’y a plus qu’une seule lunette dans les toilettes, triste illustration de la dégradation des convivialités d’antan. Et si l’on y trouve encore des magazines, c’est juste histoire de ne pas trop s’y emmerder en chiant.

    Répondre
  29. Le Yéti
    Le Yéti dit :

    Eh bien moi, j’ai connu l’ante PQ ! C’était il y a bien longtemps chez ma grand-mère, dans un village du Poitou. On s’essuyait avec du papier journal (la canard local) ou pire avec des feuilles arrachées à des magazines (une horreur le papier glacé, ça n’essuyait pas, ça étalait.)

    Les toilettes ne se trouvaient pas au fond du jardin, mais à l’autre bout de la grande maison. Avec un détail croquignolesque : il y avait deux trous dans la planche en bois. On pouvait donc y venir à deux discuter le bout de gras à propos des nouvelles dont on allait se torcher de concert.

    Je tiens l’invention du PQ pour une manifestation éclatante du génie humain. Mais il n’y a plus qu’une seule lunette dans les toilettes, triste illustration de la dégradation des convivialités d’antan. Et si l’on y trouve encore des magazines, c’est juste histoire de ne pas trop s’y emmerder en chiant.

    Répondre
  30. Le Yéti
    Le Yéti dit :

    Eh bien moi, j’ai connu l’ante PQ ! C’était il y a bien longtemps chez ma grand-mère, dans un village du Poitou. On s’essuyait avec du papier journal (la canard local) ou pire avec des feuilles arrachées à des magazines (une horreur le papier glacé, ça n’essuyait pas, ça étalait.)

    Les toilettes ne se trouvaient pas au fond du jardin, mais à l’autre bout de la grande maison. Avec un détail croquignolesque : il y avait deux trous dans la planche en bois. On pouvait donc y venir à deux discuter le bout de gras à propos des nouvelles dont on allait se torcher de concert.

    Je tiens l’invention du PQ pour une manifestation éclatante du génie humain. Mais il n’y a plus qu’une seule lunette dans les toilettes, triste illustration de la dégradation des convivialités d’antan. Et si l’on y trouve encore des magazines, c’est juste histoire de ne pas trop s’y emmerder en chiant.

    Répondre
  31. Lory
    Lory dit :

    @ Yéti

    Et bien on voit que tu n’as jamais visité les ruines de Vaison-la-romaine, parce que tu y aurais vu les "latrines" avec un alignement de trous (bien une dizaine). Un lieu convivial, comme les thermes, et payant à la suite du décret de Vespasien.

    Répondre
  32. mc
    mc dit :

    Les latrines: la seule chose ratée, et bien ratée, lors du Larzac 2003.

    Tout le reste était parfait, les voitures bien garées sur la gauche, les tentes bien installées sur la droite, les camions citernes d’eau, la bouffe, les conférences, les films, les défilés artistiques, les concerts, le ramassage des ordures, yavait même de l’ombre (pas beaucoup).

    Rien ne clochait, sauf les chiottes: des cabines en plastique qui puaient horriblement quoique vidées tous les jours, à peine si on osait y entrer… tragique.

    Mais il paraît que c’est justement le talon d’achille de tous les grands rassemblements humains.

    Répondre
  33. Farid
    Farid dit :

    Pas évident d’écrire en ce moment sur ce blog… Il serait pas marabouté ?

    Je confirme un peu le propos de doomurewmi qui dit que le PQ est loin d’être universel… Il y en a même qui pensent que s’essuyer avec du PQ ne fait qu’étaler la crotte ce qui n’est pas aussi hygiénique qu’un bon lavage, d’où l’usage des bidets etc… !

    Pour les serviettes qui pendent dans certains endroits, ce n’est pas pour s’essuyer directement le postérieur mais après l’avoir lavé… C’est d’aileurs pour cela que les chiottes japonaises sont équipées de systèmes de lavage intégrés parfois très sophistiqué…

    Répondre
  34. Farid
    Farid dit :

    Pas évident d’écrire en ce moment sur ce blog… Il serait pas marabouté ?

    Je confirme un peu le propos de doomurewmi qui dit que le PQ est loin d’être universel… Il y en a même qui pensent que s’essuyer avec du PQ ne fait qu’étaler la crotte ce qui n’est pas aussi hygiénique qu’un bon lavage, d’où l’usage des bidets etc… !

    Pour les serviettes qui pendent dans certains endroits, ce n’est pas pour s’essuyer directement le postérieur mais après l’avoir lavé… C’est d’aileurs pour cela que les chiottes japonaises sont équipées de systèmes de lavage intégrés parfois très sophistiqué…

    Répondre
  35. Maxime
    Maxime dit :

    Ah .. Billet qui détend et souvenirs qui transportent ..

    Un détail cependant :

    l’ancêtre du bidet était utilisé dés la fin du Moyen âge afin de se laver les parties intimes à la suite d’un rapport sexuel. Il était en bois, plus haut et agrémentait parfaitement les appartement de ces dames de la haute qui croyaient que son usage permettait d’éviter certaines maladies et de tomber enceinte.

    Aussi le bidet à disparut des salle de bain française au cours d’un mouvement de cloisonnement des lieux de toilette. Le chiotte (oui c’est un mot qui est à l’origine de genre masculin, tout comme un clope) était initialement compris dans la salle de bain jusqu’à ce qu’une nouvelle mode l’en sépare, ce qui n’est pas toujours très rationnel compte tenu de la perte de surface engendrée. Dans cette nouvelle configuration le bidet n’avait plus sa place.

    Pour les usages du bidet, le "torchage" n’a pas l’exclusivité donc. De plus on peut le voir comme une adaptation occidentale du petit lavoir qui jouxte souvent parfois la baignoire en Afrique du Nord (pour les pieds je crois mais sans certitude).

    En définitive, j’aimerai bien qu’on compare l’impact écologique des deux méthodes. Le PQ encombre l’eau mais la douchette consomme de l’eau en rab. Que choisir pour sauver les dauphins ?

    Répondre
  36. HC
    HC dit :

    1) le papier toilette est à 20% de TVA, ce n’est donc pas considéré par l’État comme un bien de première nécessité
    2) dans d’autres pays, on se lave avec de l’eau (j’ai maintenant toujours avec moi une petite bouteille en plastique)

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