bling-bling qui s'annonce pour les cinq prochaines années, les Tapis vont revenir à la mode, nul besoin d'être Persan pour le prédire...

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Ta réussite dans ta gueule

Cela a toujours été plus ou moins la même chose : la réussite d’un clampin se mesure essentiellement au poids de son compte en banque… en k€, de préférence. Mais avec la déferlante bling-bling qui s’annonce pour les cinq prochaines années, les Tapis vont revenir à la mode, nul besoin d’être Persan pour le prédire…

Déjà, un princident qui se précipite dans un resto clinquant de nouveaux riches pour fêter sa victoire avant de s’offrir une petite croisière toute dégoulinante de luxe et de monoï, ça envoie le bois et donne le ton du gros revival 80’s qu’on va se manger dans notre face. Mais si, vous vous souvenez des années 80, les années yuppies, working girl, thunes et fric à tous les étages? Le pognon, c’était bon et totalement décomplexé… comme la nouvelle droite de Sarko.

Cela dit, il s’agit moins d’un retour de bâton que de la levée d’une bonne grosse hypocrisie des familles. Le Winwin n’est jamais mort, il s’est juste fait un peu discret, quelques années, dans l’attente d’heures plus propices à la flambe et au fric tout puissant. Donc, on a gentiment célébré l’Abbé Pierre et Sœur Emmanuelle et leur totale abnégation, tout en cultivant l’égotisme avec une belle constance.

Mais au fond, même lorsque tout le monde avait la solidarité au bord des lèvres, ce qui a toujours compté, c’est le fric. Le reste, c’est de la merde en barre qu’on sert à la louche à ces cons de pauvres.

Qu’importe ce que tu fais, qu’importe ce que tu donnes, qu’importe qui tu es, ce qui compte aujourd’hui comme hier, c’est ton statut fiscal.

Personnellement, j’ai fait illusion 3 ans, le temps que j’ai passé à étudier à la Sorbonne, la fac dont le prestige peut momentanément escamoter la faiblesse d’une formation de sales gauchos comme celle que j’avais choisie. Heureusement, la saine Loi du Marché m’a vite rappelée à l’ordre et pendant que j’enfilais les jobs pourraves avec des périodes de chômage sordides, les bonnes âmes ont eu vite fait de susurrer que j’aurais mieux fait d’apprendre un vrai boulot plutôt que de glander dans un repère de faignasses à me faire plaisir à apprendre des trucs inutiles.

Les gosses des autres sont toujours plus beaux que les nôtres qui ne sont que des bras cassés dans le champ du voisin

En gros, sans carrière, ni héritage, ni honoraires indécents, je suis une merde qui a raté sa vie.
La preuve : je perds mon temps, que j’use déjà si mal avec des trucs qui ne font pas de fric, à déblatérer sur un bloug, cet exutoire à postadolescents boutonneux… au lieu de faire des trucs sérieux. Comme faire du fric. Plein!
Comment? On s’en fout un peu, du moment que l’on peut exhiber sa panoplie de gagnant blindé aux as : le 4×4, la blonde, les nains dentition au fluor, le cleps XXL et la baraque! Une France de proprios autosatisfaits. Le rêve sarkozyste moderne. Le maître étalon de la success story. Qui méprisent les déchets. C’est à dire tous les autres, ceux qui n’ont pas de pèze pour peser. Les parasites, quoi!

Dans la famille soupe à la couleuvre, il y a le grand-père. Charmant et bien élevé, même pas lourd, si ce n’est qu’il entretient savamment la saga de la réussite des gosses du voisinage. Comme celle qui est partie depuis 5 ans dans un trou perdu du globe pour monter un projet d’irrigation pour sauver les paysans du tiers-monde. Ingénieure. Forcément. Total respect sur le principe. Au final 5 ans à bouffer du poisson et du riz à l’autre bout de la terre pour un projet qui refuse obstinément de sortir des cartons : Oui, mais en revenant, elle pourra s’acheter directement une maison. Et ramener un orphelin dans son sac de sport, une fois que sa salle de jeu aura passé la DLC…
L’autre jour, il n’y a pas eu de grands discours. On sait que la demoiselle est toujours sur son projet mort-né et que c’est génial. Par contre, un magazine négligemment oublié sur un coin de table titrait : 450 diplômes qui assurent un emploi. Presqu’un clin d’œil amical, sur le ton d’un coup de coude dans les côtes : Enfin, pour vous c’est trop tard, mais pour la gosse, il est temps d’y penser. Et zou, nous voilà en pertes et profits.

Dans la série des grosses couleuvres qui me gratouillent encore la glotte, y a celle de la belle-doche, un jour de forme olympique. Après 10 ans de côtoiements en alternance, un soir de rando, dans un gîte de montagne où l’on partageait le graillon du soir, je me surprends à tutoyer le rescator pater familias. Dix minutes plus tard, sa bourgeoise me tombe sur le râble toutes griffes dehors et me beugle dessus en termes choisis qu’une immondice de mon espèce n’avait pas à se permettre quelques familiarités que ce soit avec les membres de la caste supérieure. Connaissant la trajectoire sociale de la douce créature, j’avais bien deux ou trois répliques cinglantes sur le bout de la langue, histoire de lui replonger le museau de l’auge dont elle s’était péniblement extraite à la force de l’alliance, mais par respect pour le reste des spectateurs, je choisis alors de laisser un silence glacial embaumer ma fureur.
Je le regrette aujourd’hui encore. En fermant ma gueule ce jour-là, j’ai cautionné un système de valeurs que je conchie abondamment par ailleurs et me suis placée de moi-même dans la franche et enviable position de serpillère à dégueulis de haine sociale. Il va sans dire qu’avec un revenu net d’au moins 3000€/mois, on m’aurait beaucoup pardonné. Et peut-être que mon gosier aurait beaucoup gagné en souplesse serpentaire.

Valeurs actuelles

Personnellement, je me contenterais bien d’une royale indifférence. Mais voilà : il semble que pour celui qui est arrivé, il importe d’asseoir sa position sur la gueule de ceux qui n’ont par forcément poursuivi les mêmes buts ou tout au moins, qui ne l’ont pas fait avec la même réussite.

Il y a donc un modèle de société qui sécrète comme une mauvaise gnôle une seule manière de réussir : s’en foutre plein les fouilles et mépriser les autres! Et honnis soit qui ne poursuit pas les mêmes chimères.
Je ne méprise pas l’argent. Bien au contraire. J’ai la chance d’en connaître précisément la valeur. Celle du labeur. 8,27€. L’heure du prolo. Moins les cotisations sociales.
Combien d’heures pour faire un plein d’essence? Combien de jours pour un loyer? Combien de vies pour un toit sur la tête?

L’argent, non comme une faim, mais comme un moyen. Rien de plus.
Au final, je n’irais pas au trou avec mon magot. Les autres non plus.
Et à ce moment, quelle sera ma valeur?
Le fric qui a coulé entre mes doigts?
Les bagnoles que j’aurais changées tous les ans, pour bien montrer mon statut social?
Mes baraques?
Ici gisent 374 987,00 € placés à 15% : respect, bande de crevards!

Gagne-petit!

99 réponses
  1. Swâmi Petaramesh
    Swâmi Petaramesh dit :

    « Les gosses des autres sont toujours plus beaux que les nôtres qui ne sont que des bras cassés dans le champ du voisin »

    Ça, c’est ce que j’appelle avoir le sens de la formule, waow !

    « Attention ! J’ai le glaive vengeur et le bras séculier !
    L’aigle va fondre sur la vieille buse !…
    – Un peu chouette comme métaphore, non?
    – C’est pas une métaphore, c’est une périphrase.
    – Fais pas chier !…
    – Ca, c’est une métaphore. »
    – M.Audiard.

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  2. Guillermo
    Guillermo dit :

    Pas mal le coup de la belle doche, dommage que ce ne soit pas sorti…

    Mais ce que tu décris là, ce n’est pas la haine d’une société fondée sur le fric, ou plutot pas seulement, mais la société du classement et de la guerre pour peter légèrement plus haut que le cul de son voisin ; la société de la "réussite" qui s’acharne d’ailleurs à maquiller l’argent sale en "valeurs" de gens biens…

    Répondre
  3. Adimobi
    Adimobi dit :

    Lorsqu’on cherche simplement à vivre selon ses principes et ses ambitions (toutes autres que celle de gagner de l’argent), la pression collective est telle qu’il faut des nerfs d’acier.
    Revendiquer le choix de ne pas prendre le premier boulot rémunérateur à 1000km de chez soi pour se consacrer à un projet professionnel beaucoup plus lent mais dans lequel on a une toute petite chance de s’accomplir est un combat.

    L’amour de l’argent pour certains est couplée par la peur d’en manquer pour beaucoup, la peur de la précarité. Les signes extérieurs d’aisance rassurent: on est loin de la soupe populaire, tout va bien.

    Répondre
  4. Toni Siro
    Toni Siro dit :

    L’amour de la belle-mère est-il coté comme une courbe de la bourse. Pourquoi pas ! Mais alors partir en randonnée avec ma belle-mère c’est sur qu’au retour je vaux plus un rond, plus un kopeck.
    Si tu nous parlais de cinéma ou même de livres, quels derniers machins as-tu trouvés captivant à en oublier le fric et les belles doches.
    L’amour de l’imagination, de l’aventure.

    Répondre
  5. Toni Siro
    Toni Siro dit :

    L’amour de la belle-mère est-il coté comme une courbe de la bourse. Pourquoi pas ! Mais alors partir en randonnée avec ma belle-mère c’est sur qu’au retour je vaux plus un rond, plus un kopeck.
    Si tu nous parlais de cinéma ou même de livres, quels derniers machins as-tu trouvés captivant à en oublier le fric et les belles doches.
    L’amour de l’imagination, de l’aventure.

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  6. Minium
    Minium dit :

    Je me demande si chez certains il n’y a pas une pointe de jalousie. Oui, quand on se préoccupe de savoir si le voisin vous rejoint dans la course au fric, il y a plein de choses auxquelles on ne peut pas se consacrer, par manque de temps, contraintes professionnelles… et en plus on a la crainte de perdre ce qu’on a. Qui devient ce qu’on est (je caricature).

    Quand il n’y a plus rien matériellement, il peut rester l’amour comme tu l’illustres si bien dans ton billet du Petit pot de terre. Bon c’est bateau, mais il y a des choses qui ne se marchandent pas. Des petits et des grands bonheurs. L’anonymat. Et j’ai très souvent l’impression que les gens qui ont "réussi" ont la haine de l’autre attisée par cette jalousie de ce qu’ils ne pourront jamais prendre.

    Répondre
  7. Minium
    Minium dit :

    Je me demande si chez certains il n’y a pas une pointe de jalousie. Oui, quand on se préoccupe de savoir si le voisin vous rejoint dans la course au fric, il y a plein de choses auxquelles on ne peut pas se consacrer, par manque de temps, contraintes professionnelles… et en plus on a la crainte de perdre ce qu’on a. Qui devient ce qu’on est (je caricature).

    Quand il n’y a plus rien matériellement, il peut rester l’amour comme tu l’illustres si bien dans ton billet du Petit pot de terre. Bon c’est bateau, mais il y a des choses qui ne se marchandent pas. Des petits et des grands bonheurs. L’anonymat. Et j’ai très souvent l’impression que les gens qui ont "réussi" ont la haine de l’autre attisée par cette jalousie de ce qu’ils ne pourront jamais prendre.

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  8. Vincent
    Vincent dit :

    Adimobi > Lorsqu’on cherche simplement à vivre selon ses principes et ses ambitions (toutes autres que celle de gagner de l’argent), la pression collective est telle qu’il faut des nerfs d’acier.

    Non. Il "suffit" d’être serein et clair dans sa tête. A partir de là, l’arrogance et le mépris des parvenus n’a plus aucune importance.

    > L’amour de l’argent pour certains est couplée par la peur d’en manquer pour beaucoup, la peur de la précarité.

    Faire un boulot qui rapporte beauoup alors que 1) ce boulot ne nous épanouit pas et 2) il rapport beaucoup de fric que nécessaire pour vivre, ça relève du psy.

    Répondre
  9. Vincent
    Vincent dit :

    Adimobi > Lorsqu’on cherche simplement à vivre selon ses principes et ses ambitions (toutes autres que celle de gagner de l’argent), la pression collective est telle qu’il faut des nerfs d’acier.

    Non. Il "suffit" d’être serein et clair dans sa tête. A partir de là, l’arrogance et le mépris des parvenus n’a plus aucune importance.

    > L’amour de l’argent pour certains est couplée par la peur d’en manquer pour beaucoup, la peur de la précarité.

    Faire un boulot qui rapporte beauoup alors que 1) ce boulot ne nous épanouit pas et 2) il rapport beaucoup de fric que nécessaire pour vivre, ça relève du psy.

    Répondre
  10. Patrick
    Patrick dit :

    Une génération qui méprise ses enfants… voilà, c’est l’impression que j’ai. Ta belle-doche, la mienne, mon père même, et un tas d’autres parents dans mon entourage. Une génération de retraités qui toisent leurs enfants ( et petits enfants, tant qu’on y est ) du haut de leur trente glorieuses.

    Cadeau : avant de crever, ils ont voté pour le mec qui leur à promis "d’ en finir avec Mai 68". On peut leur faire confiance, ils vont pas se gêner.

    Répondre
  11. Patrick
    Patrick dit :

    Une génération qui méprise ses enfants… voilà, c’est l’impression que j’ai. Ta belle-doche, la mienne, mon père même, et un tas d’autres parents dans mon entourage. Une génération de retraités qui toisent leurs enfants ( et petits enfants, tant qu’on y est ) du haut de leur trente glorieuses.

    Cadeau : avant de crever, ils ont voté pour le mec qui leur à promis "d’ en finir avec Mai 68". On peut leur faire confiance, ils vont pas se gêner.

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  12. Lory
    Lory dit :

    @ Chris
    "il suffit de voir les choses d’une prison"?
    ça dépend qui, justement Tapie ou Carignon on eu l’occasion d’y faire un stage, mais ils n’ont pas changé pour autant. Enfin je ne suis pas spécialiste, il doit aussi y avoir plusieurs catégories de détenus traités différemment…

    M’enfin sinon, dans l’ensemble les classes populaires cherchent à imiter les classes privilégiées. S’ils en avaient l’occasion, la plupart des pauvres se comporteraient comme les nantis et se complairaient à écrabouiller les autres plus pauvres qu’eux. La preuve, ils votent majoritairement Sarkozy. D’ailleurs, il suffit de voir comment des pouilleux incultes embauchés à l’ANPE se permettrent de traiter les chomeurs qu’ils étaient avant…

    Pour ma part, plus que de cynisme je parlerais de scepticisme à l’endroit de l’espèce humaine. Et puis j’aime pas trop les discours compassionnels d’une certaine gauche sur la bonté innée des pauvres et leur sens de la solidarité. Je n’y crois pas trop, du moins pas davantage qu’en celle des nantis.

    Répondre
  13. Casse pieds
    Casse pieds dit :

    Ben oui Agnès, beau coup de gueule.

    Je connais bien… Je suis issu d’un milieu modeste et ai epousé par amour une fille d’une autre classe sociale. Je suis le vilain canard rouge de la belle famille, car en plus "il est de gôche", beurk! Même leur fille a viré sa cutie car elle ouvert les yeux et vote à gauche depuis plusieurs années!

    Un jour ma belle doche m’a dit "vous vous rendez compte qu’il y a encore des gens qui gagnent moins de 2500 euros par mois"… Salauds de pauvres, ben ouais je ne gagne pas autant. Moi aussi je n’ai pas répondu, par respect et par éducation, mais c’est pas l’envie qui manquait.

    http://caspieds.over-blog.fr/

    Répondre
  14. crevard
    crevard dit :

    Le désarroi par rapport à la délirante situation actuelle apparaît pleinement quand un nanti vote contre ses intérêts. ça s’appelle de la solidarité. Quand ce sont les prolos qui votent contre leurs propres intérêts, ça s’appelle tout simplement de la connerie. Au point de remettre en question mon choix premier et me convaincre que finalement, ils sont vraiment trop cons ses pauvres. Au point encore de me dire que, finalement, grâce à Sarkozy et aux mesures fiscales prises dans quelques semaines – parce que croyez-moi, cette promesse là, il la tiendra avec bien plus de zèle que toutes les autres ! – me voilà largement dédomagé de ma croyance stérile en la solidarité. Les pauvres qui sont contre les impôts sur la succession n’en paieront jamais! Par contre, à l’instar de beaucoup à l’UMP, je serai gratifié d’une belle déduction d’impôt, le prix d’un petit appartement dans le 16ème. Merci Sarkozy et plus encore, merci les pauvres cons pauvres! Fini la solidarité, vive le cynisme froid! et "décomplexé"!

    Répondre
  15. Eric
    Eric dit :

    "Il va sans dire qu’avec un revenu net d’au moins 3000€/mois, on m’aurait beaucoup pardonné. Et peut-être que mon gosier aurait beaucoup gagné en souplesse serpentaire."

    Pas forcément. Le statut social permet d’être "admiré" de personne pas très estimables. Rechercher leur approbation, c’est partir perdu d’avance, puisque leurs critères de jugement sont faux.

    Répondre
  16. Georges Brassens
    Georges Brassens dit :

    Au village, sans prétention,
    J’ai mauvaise réputation.
    Que je me démène ou que je reste coi
    Je passe pour un je-ne-sais-quoi!
    Je ne fait pourtant de tort à personne
    En suivant mon chemin de petit bonhomme.
    Mais les braves gens n’aiment pas que
    L’on suive une autre route qu’eux,
    Non les braves gens n’aiment pas que
    L’on suive une autre route qu’eux,
    Tout le monde médit de moi,
    Sauf les muets, ça va de soi.

    (…)

    Répondre
  17. Georges Brassens
    Georges Brassens dit :

    Au village, sans prétention,
    J’ai mauvaise réputation.
    Que je me démène ou que je reste coi
    Je passe pour un je-ne-sais-quoi!
    Je ne fait pourtant de tort à personne
    En suivant mon chemin de petit bonhomme.
    Mais les braves gens n’aiment pas que
    L’on suive une autre route qu’eux,
    Non les braves gens n’aiment pas que
    L’on suive une autre route qu’eux,
    Tout le monde médit de moi,
    Sauf les muets, ça va de soi.

    (…)

    Répondre
  18. chris
    chris dit :

    @crevard

    Il y aurait donc plus de cons pauvres et donc du coup pauvres cons ..que de riches solidaires et ca expliquerait nos dernieres elections .

    Ma foi , doit y avoir un peu de ca , ca me rassure d’un coté ….mes derniers bannissements en deviennent aveuglants de clarté …….m’apprendra a frequenter les pauvres .

    Mais pour etre plus cynique encore que Crevard , je crois bien qu’il suffit de voir les choses d’une prison par exemple ppur pouvoir constater que …..salauds des pauvres est toujours d’actualité .

    Mais on va finir Darwinien a ce niveau la et c’est peut etre plus complexe que ca malgre tout .

    Répondre
  19. chris
    chris dit :

    @crevard

    Il y aurait donc plus de cons pauvres et donc du coup pauvres cons ..que de riches solidaires et ca expliquerait nos dernieres elections .

    Ma foi , doit y avoir un peu de ca , ca me rassure d’un coté ….mes derniers bannissements en deviennent aveuglants de clarté …….m’apprendra a frequenter les pauvres .

    Mais pour etre plus cynique encore que Crevard , je crois bien qu’il suffit de voir les choses d’une prison par exemple ppur pouvoir constater que …..salauds des pauvres est toujours d’actualité .

    Mais on va finir Darwinien a ce niveau la et c’est peut etre plus complexe que ca malgre tout .

    Répondre
  20. mc
    mc dit :

    Mon beau-père (que j’aime bien par ailleurs) avait coutume de dire "Autrefois, on avait des domestiques".

    Moi, je m’agaçais en silence, pensant à ma grand mère qui faisait des lessives et des gros travaux chez les bourgeois du quartier, et à tous les autres gagne-petit de ma famille. Puis un jour, j’ai pris mon sourire le plus charmant pour préciser: "Autrefois, mes ancêtres étaient les domestiques des vôtres".

    Du coup, il évite maintenant. En tous cas, il le dit plus devant moi.

    Répondre
  21. mc
    mc dit :

    Mon beau-père (que j’aime bien par ailleurs) avait coutume de dire "Autrefois, on avait des domestiques".

    Moi, je m’agaçais en silence, pensant à ma grand mère qui faisait des lessives et des gros travaux chez les bourgeois du quartier, et à tous les autres gagne-petit de ma famille. Puis un jour, j’ai pris mon sourire le plus charmant pour préciser: "Autrefois, mes ancêtres étaient les domestiques des vôtres".

    Du coup, il évite maintenant. En tous cas, il le dit plus devant moi.

    Répondre
  22. Patrick
    Patrick dit :

    "on va finir Darwinien".
    La "sélection" par l’argent, drôle de Darwinisme…

    Et que penser de l’aptitude d’une communauté à survivre lorsque celle-ci reproduit un modèle qui bloque totalement le développement intellectuel ( son principe moteur ) de l’espèce ?

    Nous disparaîtrons sans météorite, et ceux qui pensent avoir une place dans l’arche se gourrent gravement.

    Répondre
  23. Patrick
    Patrick dit :

    "on va finir Darwinien".
    La "sélection" par l’argent, drôle de Darwinisme…

    Et que penser de l’aptitude d’une communauté à survivre lorsque celle-ci reproduit un modèle qui bloque totalement le développement intellectuel ( son principe moteur ) de l’espèce ?

    Nous disparaîtrons sans météorite, et ceux qui pensent avoir une place dans l’arche se gourrent gravement.

    Répondre
  24. ko
    ko dit :

    Etre serein dans sa tête, c’est une bonne façon de se prémunir contre les atteintes que nous causent (parfois de bonne foi) ceux qui ne comprennent pas nos choix de vie, mais c’est vrai que c’est difficile. Surtout quand ces atteintes viennent de gens qu’on aime, comme des parents qui, sans l’approuver, accompagnent leur enfant dans ces voies "à côté".

    Ne pas oublier qu’il y a une grosse dose de flip dans cette dictature de l’amassage de pognon ! Une bonne grosse dose de flip de voir son proche être différent, se comporter différemment (il arrive plein de choses aux gens différents, et ça fait flipper leurs proches, y a qu’à voir les difficultés que doit surmonter un môme "à part" pour réussir à s’imposer…), et aussi une bonne grosse dose de flip lié à l’absence de matelas en cas de coup dur. "Qu’adviendra-t-il lorsque nous n’y serons plus ?" pensent ainsi bon nombre de parents ayant bien gagné leur vie durant les 30 glorieuses en constatant les difficultés que rencontre leur progéniture. Le souci, c’est que flippant ainsi, ils accréditent l’idée qu’il faut absolument "réussir" dans la vie… Mais réussir à amasser du pognon ! La boucle est bouclée…

    Répondre
  25. ko
    ko dit :

    Etre serein dans sa tête, c’est une bonne façon de se prémunir contre les atteintes que nous causent (parfois de bonne foi) ceux qui ne comprennent pas nos choix de vie, mais c’est vrai que c’est difficile. Surtout quand ces atteintes viennent de gens qu’on aime, comme des parents qui, sans l’approuver, accompagnent leur enfant dans ces voies "à côté".

    Ne pas oublier qu’il y a une grosse dose de flip dans cette dictature de l’amassage de pognon ! Une bonne grosse dose de flip de voir son proche être différent, se comporter différemment (il arrive plein de choses aux gens différents, et ça fait flipper leurs proches, y a qu’à voir les difficultés que doit surmonter un môme "à part" pour réussir à s’imposer…), et aussi une bonne grosse dose de flip lié à l’absence de matelas en cas de coup dur. "Qu’adviendra-t-il lorsque nous n’y serons plus ?" pensent ainsi bon nombre de parents ayant bien gagné leur vie durant les 30 glorieuses en constatant les difficultés que rencontre leur progéniture. Le souci, c’est que flippant ainsi, ils accréditent l’idée qu’il faut absolument "réussir" dans la vie… Mais réussir à amasser du pognon ! La boucle est bouclée…

    Répondre
  26. tof
    tof dit :

    on s’en tape de leurs super caisses,leurs
    yottes, leurs méga restos chébran.Pauvres gens qui n’ont meme pas de vrais amis mais des courtisans et ne connaitront jamais la joie d’une soirée improvisée entre potes autour de quelques calanches de vins rouge.
    une issue à ce monde de taré : la simplicité volontaire… la décroissance quoi..j’ai dis une connerie ??

    Répondre
  27. tof
    tof dit :

    on s’en tape de leurs super caisses,leurs
    yottes, leurs méga restos chébran.Pauvres gens qui n’ont meme pas de vrais amis mais des courtisans et ne connaitront jamais la joie d’une soirée improvisée entre potes autour de quelques calanches de vins rouge.
    une issue à ce monde de taré : la simplicité volontaire… la décroissance quoi..j’ai dis une connerie ??

    Répondre
  28. Fanette
    Fanette dit :

    Beau coup de gueule mais…Le pognon, c’est complètement superficiel , comme dit Vincent mieux vaut s’armer, créer son bouclier.

    Je me fous de faire partie des classes sociales faibles, je n’envie pas ces classes sociales supérieures qui cachent souvent leur misère morale derrière les 4X4, les boursicotages, les spéculations immobilières, ces gens là vivent bien au dessus de leurs moyens et leur vie peut basculer en si peu de temps : je n’aimerai pas vivre dans cette crainte.

    Tu envie la blondasse en 4X4 cocu ? Moi non. je me fais chier à ramener un smic qui fait mon bonheur, j’arrive à économiser et vais m’offrir des vacances pépère avec ma petite famille. Je ne serai jamais blonde, pas de 4X4, de mari absent de gamins chiants ingérables, pas d’appart à Anglet, m’en fout, tu me les donnes, je ne les prendrai pas, même, je vais te dire, je n’aimerai pas gagner au loto !

    Que risquons nous au pire ? D’être obligés de faire des heures sup, de raquer les franchises médicales, ne plus pouvoir acheter dans l’immobilier, on n’a rien, pas de biens : "on n’a rien à perdre contrairement à eux".

    Tu as un mari qui t’adore, une petite qui t’idolâtre : la vie est là, ton bonheur, tu l’as à portée des mains, tout simplement, le reste n’est que futilité, accessoires et inutilité.
    Tu as ce que l’argent jamais ne te donnera…

    Les autres sont là pour brasser l’air, faire du fric et des richesses, quand ils auront compris pour certains qu’ils sont passés à côté de la vie, ils n’auront que leurs yeux pour pleurer.

    Adoptez le Bleu EM http://crisedanslesmedias.hautetfor… 😉

    Répondre
  29. chris
    chris dit :

    @lory

    oui,oui …..j’avais pas developpé mais je partais du parcours d’un prolo qu’y aurait voulu changer de vitesse et rate son coup …..s’il avait reussi , il aurait beneficié de la flagornerie obligée de ses ex voisins au meme titre que le gagnant du loto …..mais dans son echec ,c’est la frustration populaire qu’il recolte .

    Tu me diras que les politiciens qui echouent au ballon sont souvent d’ex prolos ….a contrario des cuilleres en argent dans le berceau …..ceci explique probablement cela du coup .

    Répondre
  30. chris
    chris dit :

    @lory

    oui,oui …..j’avais pas developpé mais je partais du parcours d’un prolo qu’y aurait voulu changer de vitesse et rate son coup …..s’il avait reussi , il aurait beneficié de la flagornerie obligée de ses ex voisins au meme titre que le gagnant du loto …..mais dans son echec ,c’est la frustration populaire qu’il recolte .

    Tu me diras que les politiciens qui echouent au ballon sont souvent d’ex prolos ….a contrario des cuilleres en argent dans le berceau …..ceci explique probablement cela du coup .

    Répondre
  31. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Bien sûr que je ne cherche pas l’assentiment des flambeurs. Juste leur indifférence. J’ai des potes flambeurs et je ne juge pas leur mode de vie. Là où c’est gonflant, c’est quand on se permet de te mépriser ouvertement parce que tu ne partages pas le même système de valeurs.
    Le problème accessoire, c’est quand il s’agit de personnes que tu peux difficilement éviter de côtoyer, même si tu as des nerfs d’acier et un esprit serein, y a un moment où les petites remarques acerbes finiraient par gonfler Gandhi en personne!

    Alors oui, ce n’est pas ma famille (ça, je l’ai bien compris, ça fait 20 ans qu’on me fait bien sentir à quel point je ne fais pas partie de cette famille), mais ce qui me fait sortir les griffes, c’est qu’il s’agit de celle de ma gosse. Donc, pour l’instant, c’est soupe à la couleuvre à la carte comme au menu, mais se passe quoi quand on va sortir à la gamine des saloperies du genre ne rate pas ta vie comme ta mère, n’écoute pas ses conneries, tes parents c’est des baltringues, le pognon, y a que ça de vrai? Je vais continuer à jouer au gentil nègre qui se laisse appeler Bamboula par les cons de coloniaux en souriant de toutes ses dents?

    Là est la limite de l’exercice : quand tu ne peux te soustraire à l’influence malsaine de fâcheux. Quand leurs jugements à l’emporte-pièce se permettent de s’immiscer dans ta vie personnelle et de la dénigrer publiquement ou tout au moins devant ceux qui comptent pour toi. Je me contrefous de leurs veaux d’or, mais qu’il me foutent la paix. Et la paix, c’est justement ce que nous n’aurons pas sous le règne de la droite décomplexée et revancharde : un seul modèle de société, une seule manière de vivre, de penser et de crever, pas une tête qui dépasse et mort aux dissidents!

    Répondre
  32. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Bien sûr que je ne cherche pas l’assentiment des flambeurs. Juste leur indifférence. J’ai des potes flambeurs et je ne juge pas leur mode de vie. Là où c’est gonflant, c’est quand on se permet de te mépriser ouvertement parce que tu ne partages pas le même système de valeurs.
    Le problème accessoire, c’est quand il s’agit de personnes que tu peux difficilement éviter de côtoyer, même si tu as des nerfs d’acier et un esprit serein, y a un moment où les petites remarques acerbes finiraient par gonfler Gandhi en personne!

    Alors oui, ce n’est pas ma famille (ça, je l’ai bien compris, ça fait 20 ans qu’on me fait bien sentir à quel point je ne fais pas partie de cette famille), mais ce qui me fait sortir les griffes, c’est qu’il s’agit de celle de ma gosse. Donc, pour l’instant, c’est soupe à la couleuvre à la carte comme au menu, mais se passe quoi quand on va sortir à la gamine des saloperies du genre ne rate pas ta vie comme ta mère, n’écoute pas ses conneries, tes parents c’est des baltringues, le pognon, y a que ça de vrai? Je vais continuer à jouer au gentil nègre qui se laisse appeler Bamboula par les cons de coloniaux en souriant de toutes ses dents?

    Là est la limite de l’exercice : quand tu ne peux te soustraire à l’influence malsaine de fâcheux. Quand leurs jugements à l’emporte-pièce se permettent de s’immiscer dans ta vie personnelle et de la dénigrer publiquement ou tout au moins devant ceux qui comptent pour toi. Je me contrefous de leurs veaux d’or, mais qu’il me foutent la paix. Et la paix, c’est justement ce que nous n’aurons pas sous le règne de la droite décomplexée et revancharde : un seul modèle de société, une seule manière de vivre, de penser et de crever, pas une tête qui dépasse et mort aux dissidents!

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  33. timeo, animal omega
    timeo, animal omega dit :

    Couleuvre : n.f. plat unique du petit peuple du ressentiment et autres serpillières.
    Ingrédient indispensable à la perpétuation des dominations, traditionnellement servi avec du mépris.
    Ne figure pas au menu du Fouquet’s.

    Répondre
  34. timeo, animal omega
    timeo, animal omega dit :

    Couleuvre : n.f. plat unique du petit peuple du ressentiment et autres serpillières.
    Ingrédient indispensable à la perpétuation des dominations, traditionnellement servi avec du mépris.
    Ne figure pas au menu du Fouquet’s.

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  35. crevard
    crevard dit :

    @ Fanette. Je suis assez d’accord avec toi, surtout vers la fin, ce qui est vraiment important ne s’achète pas. Nietzsche le disait bien mieux : "Ce qui se paie n’a guère de valeur ; voilà la croyance que je cracherai au visage des esprits mercantiles" La Volonté de puissance. Ceci dit, tu pèches aussi par angélisme, en t’imaginant (peut-être cela te rassure-t-il sans doute, et ça se défend sans doute aussi), que les gens riches souffrent de la solitude, sont superficiels, etc etc. Il existe des rentiers tout ce qu’il y a de clairvoyant sur leur condition et qui profitent pleinement de la vie, avec les avantages financiers dont ils sont pourvus, sans pour autant tomber dans la parano de la crainte d’en perdre une miette. Voir plus loin, explication sommaire du prolo embourgeoisé ou du parvenu qui font rire les vrais nantis, à tort ou à raison d’ailleurs. On peut-être un privilégié et jouir des choses simples comme du luxe, en sachant que les deux sont la plupart du temps complémentaires, paradoxalament. Fumer un cigare dans le parc d’un hôtel****, en ne faisant strictement rien d’autre que jouir du temps qui passe, sans se soucier le moins du monde de la venue d’un éventuel "intrus". Le luxe est dans la satisfaction que procure cette solitude, loin du brouhaha stérile et souvent vulgaire de la masse…

    @ Chris : prolo et ballon, les deux vont ensemble même avant le ballon voire B. Tapie et son cleub de fout… lol. Sinon, à peine plus sérieusement, ce sont souvent ceux qui en ont le plus manqué de fric, qui affichent de manière ostentatoire ce qui leur a fait si longtemps défaut, sans s’appercevoir que ce n’est là que de la poudre aux yeux. Car, les autres, les vrais nantis radiographient en un coup d’oeil ceux qui sont des leurs et les parvenus à Rolex… façon nouvelle présidence de la République. (ça n’empêche pas qu’ils ont voté majoritairement pour lui, au seul bénéfice pour les plus cyniques que ce petit monsieur est suffisamment égocentrique et irresponsable pour tenter de leur( faire rapporter plus qu’il n’en espérait ou comment se faire plus royaliste que le roi…, parenthèse close). Le maintien et les bonnes manières font la différence, le fric non. Au-delà de l’hypocrisie réelle de ce genre de "habitus", elle permet aussi de séparer le bon grain de l’ivraie, au sens, où la politesse y gagne malgré tout!

    Répondre
  36. Henri Alberti
    Henri Alberti dit :

    Je pense que la gosse est et sera fière de sa mère ratée qui possède un talent de plume infernal, qui a une tete géante remplis de choses intelligentes et tolérantes et qui manifestement adore sa gosse.

    Répondre
  37. Henri Alberti
    Henri Alberti dit :

    Je pense que la gosse est et sera fière de sa mère ratée qui possède un talent de plume infernal, qui a une tete géante remplis de choses intelligentes et tolérantes et qui manifestement adore sa gosse.

    Répondre
  38. ko
    ko dit :

    Parfois, il faut leur clouer le bec… bien sûr, pas devant la petite, dans ton cas (toujours essayer de préserver les mômes). Mais une bonne discussion sérieuse posant les limites. Et puis, évidemment, expliquer, à hauteur de l’enfant et avec des mots qu’il peut entendre, que la différence enrichit, et que les jugements de ce genre n’engagent que ceux qui les profèrent… On fait avec ce qu’on a, mais on ne doit pas se laisser faire.

    Mon paternel a mis plus de 20 ans à se faire réellement accepter par ses beaux-parents (faut dire, il cumulait : baptisé protestant mais athée affiché, communiste, cégétiste, fils de mauvaise famille _ prolo, alcoolo, aux moeurs légères _ et grande gueule). Y a eu plein de concessions (mariage à l’Eglise) et beaucoup de clash (enfants pas baptisées). Mais avec le temps, les personnes se sont découvertes ; les grands-parents ont vu leur fille et leurs petites-filles heureuses (bien qu’hérétiques) et ont fini par reconnaître que le rouge sanguinaire ne devait pas être si mauvais que cela… Aujourd’hui, mon père et sa belle-doche entretiennent de très bonnes relations, empreintes de respect et de tendresse (ça les empêche pas de se chambrer sévère, mais avec affection).

    C’est peut-être possible à terme qu’ils te (vous) foutent la paix, si tu définis ton territoire et qu’ils l’acceptent ; sinon, contacts "reduce to the max" comme disait la réclame !

    Parfois, il n’est plus possible d’obtenir la paix, quoi qu’on en ait. Et bien ! Soyons inflexibles nous aussi ; soyons acérés et coriaces, sûrs de nos bons droits à vivre comme bon nous semble. La paix à tout prix, à n’importe quel prix, est-ce encore la paix, ou déjà du renoncement ?

    Répondre
  39. ko
    ko dit :

    Parfois, il faut leur clouer le bec… bien sûr, pas devant la petite, dans ton cas (toujours essayer de préserver les mômes). Mais une bonne discussion sérieuse posant les limites. Et puis, évidemment, expliquer, à hauteur de l’enfant et avec des mots qu’il peut entendre, que la différence enrichit, et que les jugements de ce genre n’engagent que ceux qui les profèrent… On fait avec ce qu’on a, mais on ne doit pas se laisser faire.

    Mon paternel a mis plus de 20 ans à se faire réellement accepter par ses beaux-parents (faut dire, il cumulait : baptisé protestant mais athée affiché, communiste, cégétiste, fils de mauvaise famille _ prolo, alcoolo, aux moeurs légères _ et grande gueule). Y a eu plein de concessions (mariage à l’Eglise) et beaucoup de clash (enfants pas baptisées). Mais avec le temps, les personnes se sont découvertes ; les grands-parents ont vu leur fille et leurs petites-filles heureuses (bien qu’hérétiques) et ont fini par reconnaître que le rouge sanguinaire ne devait pas être si mauvais que cela… Aujourd’hui, mon père et sa belle-doche entretiennent de très bonnes relations, empreintes de respect et de tendresse (ça les empêche pas de se chambrer sévère, mais avec affection).

    C’est peut-être possible à terme qu’ils te (vous) foutent la paix, si tu définis ton territoire et qu’ils l’acceptent ; sinon, contacts "reduce to the max" comme disait la réclame !

    Parfois, il n’est plus possible d’obtenir la paix, quoi qu’on en ait. Et bien ! Soyons inflexibles nous aussi ; soyons acérés et coriaces, sûrs de nos bons droits à vivre comme bon nous semble. La paix à tout prix, à n’importe quel prix, est-ce encore la paix, ou déjà du renoncement ?

    Répondre
  40. Minium
    Minium dit :

    "se passe quoi quand on va sortir à la gamine des saloperies du genre ne rate pas ta vie comme ta mère, n’écoute pas ses conneries, tes parents c’est des baltringues, le pognon, y a que ça de vrai?"

    On s’en sort très bien, je peux te dire :o) Ta fille aura le choix, mais elle aura le plus précieux : des "valeurs" que tu lui auras proposées avec sincérité et la capacité de réfléchir par elle-même.

    Répondre
  41. Minium
    Minium dit :

    "se passe quoi quand on va sortir à la gamine des saloperies du genre ne rate pas ta vie comme ta mère, n’écoute pas ses conneries, tes parents c’est des baltringues, le pognon, y a que ça de vrai?"

    On s’en sort très bien, je peux te dire :o) Ta fille aura le choix, mais elle aura le plus précieux : des "valeurs" que tu lui auras proposées avec sincérité et la capacité de réfléchir par elle-même.

    Répondre
  42. Fred., de L.
    Fred., de L. dit :

    Parfois, le mépris est le résultat de l’incompréhension, en guise d’auto-défense. Et parfois, donc, ce sont les gauchistes qu’on ne comprend pas… et que l’on sent méprisant. Alors en réponse… on tâche de se montrer à la hauteur. 🙂 Il y a des gens qui ne comprennent pas qu’on n’ait pas pour ambition d’avoir un 4×4, une Rolex et une piscine…

    Répondre
  43. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Ha voui… ne pas oublier tous ceux qui pensent aussi que je suis une mère indigne. Parce que j’ai toujours dit que l’instinct maternel était une vaste fumisterie destinée à culpabiliser les femmes et que je croyais plus à la force du lien que l’on tisse, jour après jour, avec nos proches, qu’ils soient de notre famille ou juste des personnes hautement appréciables.
    Penser, vivre et être strictement comme tout le monde et braire à l’unisson. Oui, je provoque toujours une petite moue dédaigneuse quand je dis que tenir pour la première fois ma fille dans mes bras n’a pas provoqué un tsunami d’amour inconditionnel et pur, mais juste la trouille de la laisser choir. Je n’avais plus de force, j’étais au bout de tout et j’étais juste contente de m’en être pas trop mal sortie, que nous ayons survécues toutes les deux.
    C’est pour cela que j’avais choisi l’allaitement maternel avec une foi de charbonnier. Je savais la nécessité de ce contact intime et prolongé pour que l’attachement se construise, jour après jour. Et c’est pour cela que je continue à penser que toute mère devrait avoir la possibilité de choisir de s’occuper de son enfant 6 mois ou un an, plutôt que de devoir le coller en nourrice au bout de deux mois et demi.
    Mais bon, c’est la mauvaise mère qui parle, celle qui a lu Cyrulnik au lieu des pages conseils d’un quelconque magazine féminin (faudra qu’un jour j’écrive tout le bien que je pense de la presse féminine…)

    Répondre
  44. pcpsaume
    pcpsaume dit :

    Mais enfin, pourquoi les envier, ces individus qui mettent plus d’amour propre que d’essence dans leur voiture? J’en côtoie beaucoup, avec indifférence. J’éprouve même de la condescendance à l’égard de leur pauvreté intellectuelle. Sans être un vieux con, je sais tout de même situer la vraie richesse, celle de l’esprit, et comme le disait Mark Twain, je ne suis jamais vraiment parvenu à me persuader de l’existence des imbéciles.

    Répondre
  45. pcpsaume
    pcpsaume dit :

    Mais enfin, pourquoi les envier, ces individus qui mettent plus d’amour propre que d’essence dans leur voiture? J’en côtoie beaucoup, avec indifférence. J’éprouve même de la condescendance à l’égard de leur pauvreté intellectuelle. Sans être un vieux con, je sais tout de même situer la vraie richesse, celle de l’esprit, et comme le disait Mark Twain, je ne suis jamais vraiment parvenu à me persuader de l’existence des imbéciles.

    Répondre
  46. Swâmi Petaramesh
    Swâmi Petaramesh dit :

    @Agnès : je continue à penser que toute mère devrait avoir la possibilité de choisir de s’occuper de son enfant 6 mois ou un an, plutôt que de devoir le coller en nourrice au bout de deux mois et demi.

    Non, mais franchement, tu es totalement out, là, tu as passé les six derniers mois dans une cave, dirait-on ? La mode actuelle est à ce que toute jeune mère puisse « "choisir" de travailler plus pour gagner plus » Hahahahaaaaaa, triste blague…

    Comme ça, elle et son mari espèreront pouvoir un jour se payer la BMW X5 qui les fera enfin passer pour des gros cons de parvenus aussi bien auprès des plus fauchés qu’eux qu’auprès des vrais riches qui roulent moins tape-à-l’oeil parce qu’ils n’ont pas besoin de prouver au monde entier qu’il y sont enfin arrivés… Contrairement à un Sarkozy qui a eu besoin de monter jusqu’à l’Elysée pour supporter sa gueule, en oubliant que plus le singe monte haut, plus il montre son cul. (Remarque, si j’étais lui, même l’Elysée serait bien loin de pouvoir me consoler..)

    Répondre
  47. Vincent
    Vincent dit :

    pcpsaume > Mais enfin, pourquoi les envier, ces individus qui mettent plus d’amour propre que d’essence dans leur voiture?

    Joli 🙂

    Répondre
  48. Vincent
    Vincent dit :

    pcpsaume > Mais enfin, pourquoi les envier, ces individus qui mettent plus d’amour propre que d’essence dans leur voiture?

    Joli 🙂

    Répondre
  49. mc
    mc dit :

    Les mêmes ados qui critiquent férocement leurs parents tolèrent souvent assez mal qu’on leur fasse des réflexions du genre "rater ta vie comme ta mère".

    A ta place, Agnès, je me ferais aucun souci à ce sujet!

    Répondre
  50. mc
    mc dit :

    Les mêmes ados qui critiquent férocement leurs parents tolèrent souvent assez mal qu’on leur fasse des réflexions du genre "rater ta vie comme ta mère".

    A ta place, Agnès, je me ferais aucun souci à ce sujet!

    Répondre
  51. Zygomatique
    Zygomatique dit :

    C’est curieux, ce que je retrouve dans ces propos, constitue le fond de mes états d’âmes actuellement. L’arrogance, le cynisme et l’égoïsme des parvenus des trentes glorieuses et d’aujourd’hui, sûrs d’eux et nombriliques. Il me semble avoir choisi une profession noble, utile, et pourtant j’ai l’impression d’être devenu un valet, dénigré par tous les protagonistes, avec un salaire net minable, qui ne m’a même pas donné la possibilité d’acquérir un toit, besoin fondamental, alors que je ne sais même pas si bientôt je pourrais continuer à payer mon Hloum…
    L’impression d’avoir fait les mauvais choix, d’avoir pensé que les choses de l’esprit, la culture, le désir de transmettre , de partager des savoirs, valaient plus que la simple course au pognon,de m’être fait niquer, amertume dans la bouche…Et pourtant je ne peux m’empêcher de penser qu’il est facile de se faire beaucoup de fric, que j’aurais pu le faire, si c’est le seul objectif,le seul critère, la seule valeur dans la vie: faut pas être trop regardant sur la morale, ni sur le vivre ensemble. Bref cultiver l’égoïsme et l’arrivisme….J’ai du être bien mal éduqué…

    Répondre
  52. Zygomatique
    Zygomatique dit :

    C’est curieux, ce que je retrouve dans ces propos, constitue le fond de mes états d’âmes actuellement. L’arrogance, le cynisme et l’égoïsme des parvenus des trentes glorieuses et d’aujourd’hui, sûrs d’eux et nombriliques. Il me semble avoir choisi une profession noble, utile, et pourtant j’ai l’impression d’être devenu un valet, dénigré par tous les protagonistes, avec un salaire net minable, qui ne m’a même pas donné la possibilité d’acquérir un toit, besoin fondamental, alors que je ne sais même pas si bientôt je pourrais continuer à payer mon Hloum…
    L’impression d’avoir fait les mauvais choix, d’avoir pensé que les choses de l’esprit, la culture, le désir de transmettre , de partager des savoirs, valaient plus que la simple course au pognon,de m’être fait niquer, amertume dans la bouche…Et pourtant je ne peux m’empêcher de penser qu’il est facile de se faire beaucoup de fric, que j’aurais pu le faire, si c’est le seul objectif,le seul critère, la seule valeur dans la vie: faut pas être trop regardant sur la morale, ni sur le vivre ensemble. Bref cultiver l’égoïsme et l’arrivisme….J’ai du être bien mal éduqué…

    Répondre
  53. chris
    chris dit :

    """Bien sûr que je ne cherche pas l’assentiment des flambeurs. Juste leur indifférence. J’ai des potes flambeurs et je ne juge pas leur mode de vie. Là ""

    C’est marrant ,on pourrait etre potes alors…….d’ailleurs je frequente pas trop les riches ……amicalement ,la famille un peu ,j’en ai dans mes relations ,un plein carnet d’adresses fort utile mais je m’en sers en fait et y m’en veulent pas ,sont habitues faut croire ..ou y me craignent ou je les amusent , un melange des deux peut etre .

    Ya bien ma belle famille mexicaine mais la , c’est milliardaire and co , la tune y s’en tape royalement , y claquent a tout va ,alors ….un de mes beaufs , le "cunado" en chef est fou de mon style de guitare …..pour lui ,c’est le genre de truc hors valeurs totale ;le blues lui met la larme a l’oeil ,resiste pas mon vibrato legendaire !

    Comme quoi ,les vrais riches et la valeur argent .

    Non en fait ,mes amis sont plutot du genre Agnes , qui s’amusent de ma frime parce qu’y savent que c’est juste une apparence , du piment que je met dans ma vie mais pas plus …..que j’ai ete riche ,pauvre a tour de role plus souvent qu’a mon tour et que je suis toujours reste le meme .

    Comme y sont comme Agnes ,ecolo et tout ..y ralent sur mon V8 malgre que je leur dit que c’est un diesel meme si ca s’entend pas ……mais une fois dedans , y s’exclament ,c’est bien quand meme …..c’est pas du tout pareil que le Berlingot ,hein !

    Ben oui ,les alters , les avions ca roulent aussi !

    Mais sur le fond ,on a les memes valeurs …..on est anti sarkozyste (rire)……quoique des fois ,y eu des debats ou je me demandais ou en etait la gauche ….et qui y etait vraiment !

    Répondre
  54. Fred., de L.
    Fred., de L. dit :

    Chris : En dessous du V12, ça fait nouveau riche. N’empêche. Et ça. J’crois que les vrais riches, ils méprisent encore plus que les pauvres. Comme quoi. Toi aussi tu es à plaindre !

    Répondre
  55. jcd
    jcd dit :

    Vivre avec peu de fric, pourquoi pas ?
    Mais cela implique l’existence d’une soidarité souvent inaperçue mais tellement importante : pensions de retraite, aide aux handicapés, hôpitaux, postes, écoles, transports publics, contrôle de l’urbanisme, etc.
    Alors, vive l’impôt direct et progressif, vive les cotisations sociales ! C’est ça la solidarité !

    Répondre
  56. jcd
    jcd dit :

    Vivre avec peu de fric, pourquoi pas ?
    Mais cela implique l’existence d’une soidarité souvent inaperçue mais tellement importante : pensions de retraite, aide aux handicapés, hôpitaux, postes, écoles, transports publics, contrôle de l’urbanisme, etc.
    Alors, vive l’impôt direct et progressif, vive les cotisations sociales ! C’est ça la solidarité !

    Répondre
  57. chris
    chris dit :

    @fred

    Non ,j’aime vraiment la mecanique …c’est different !

    C’est aussi une culture au meme titre que la musique ou la peinture .

    J’ai un joli carnet d’adresse mexicain aussi parce que j’ai participe honorablement a la transmexicana une année et vis avis de ces amateurs la ,peu importe que tu sois fortunés ou pas …..si tu parle en specialiste ,meme les milliardaires t’ecoutent parce que d’un coup c’est la pertinence du propos qui fait la valeur du gars .

    En france ,je roule raisonnable et discret malgre tout …parce que c’est une periode decadente pour l’automobile ,a la veille de changements culturels importants a ce niveau et il est probable que les generations a suivre ne connaitront pas cette culture du moteur a explosion .

    Répondre
  58. chris
    chris dit :

    @fred

    Non ,j’aime vraiment la mecanique …c’est different !

    C’est aussi une culture au meme titre que la musique ou la peinture .

    J’ai un joli carnet d’adresse mexicain aussi parce que j’ai participe honorablement a la transmexicana une année et vis avis de ces amateurs la ,peu importe que tu sois fortunés ou pas …..si tu parle en specialiste ,meme les milliardaires t’ecoutent parce que d’un coup c’est la pertinence du propos qui fait la valeur du gars .

    En france ,je roule raisonnable et discret malgre tout …parce que c’est une periode decadente pour l’automobile ,a la veille de changements culturels importants a ce niveau et il est probable que les generations a suivre ne connaitront pas cette culture du moteur a explosion .

    Répondre
  59. primavera
    primavera dit :

    L’amour de la réussite, la jalousie, ce ne sont que des histoires d’enfance frustrée.

    C’est l’élève à côté qui comprenait mieux et plus vite que soi. C’est le discret qui était chouchouté par le prof.

    Alors on se venge en gagnant du fric. Et surtout en gagnant plus de fric que cet élève qui était plus intelligent que soi. Cela rassure et c’est très minable. Pathétique.

    Pour un petit prof payé 2200 euros par mois, combien de restaurateurs, d’agents immobiliers ou de vrp qui gagnent 5 fois plus en ayant l’impression d’avoir réussi leur vie.

    Ils n’impressionnnent personne, bien sûr, parce que le vrai sens de la vie n’est pas d’impressionner les autres, mais d’être libre et heureux.

    Ces dopés de la réussite ne réussissent rien. Ils se fuient. Ils ne comprennent rien, comme dans leur enfance. Toujours à côté des choses importantes. Ils passent à côté de la vraie vie pour du blé, des honneurs, des médailles.

    Ils cherchent dans le regard des autres l’échec répété à l’infini de leur enfance :"hein, je suis bon là ? Je t’en prie, je veux voir dans tes yeux que je suis quelqu’un de bien".

    Pauvres gens.

    Répondre
  60. chris
    chris dit :

    Bah ,c’est l’histoire du tireur de stalingrad ……un communiste convaincu qui dit un jour , j’y ai cru parce que c’etait beau de pouvoir imaginer un monde ou tout les gens seraient egaux et que pour cela ,il suffirait de supprimer l’argent …..mais non ,on s’est trompé parce que le probleme etait ailleurs plus profond.

    Parce qu’il y a aura toujours quelqu’un qui voudra ce que l’autre a …..meme d’insignifiant , ses yeux , son intelligence ,sa femme !

    Le probleme n’est pas l’argent mais le rapport qu’on a avec l’argent et idem avec sa relation avec les autres .

    J’ai resolu les problemes ,j’attends rien des autres ..ce qui m’enpeche nullement de les apprecier mais m’ote du coup la fatigue et l’energie consacrée a les detester quand ils sont detestables .

    C’est ma nature ,les vacheries me glissent dessus ….le truc qui est arrivé a Agnes …….a moi , ca me declenche en general un sourire narquois et souvent ca amplifie grave la reaction en face .

    Ma nana me dit souvent que rien que mon sourire est une provocation insoutenable .

    D’ailleurs meme les bagarres physiques me declenche des rires …j’arrive pas a m’enerver ,pas dans ma nature en fait ,ca m’enpeche pas de tartiner en plus mais en me marrant ……et pas rancunier pour deux ronds en plus .

    A la legion zappelait ca un caractere …..fiable , c’est dire si j’etais apprecie .

    Cest pour ca ,fred ,il est marrant …a plaindre , a plaindre ,ma foi !!!!

    Répondre
  61. chris
    chris dit :

    Bah ,c’est l’histoire du tireur de stalingrad ……un communiste convaincu qui dit un jour , j’y ai cru parce que c’etait beau de pouvoir imaginer un monde ou tout les gens seraient egaux et que pour cela ,il suffirait de supprimer l’argent …..mais non ,on s’est trompé parce que le probleme etait ailleurs plus profond.

    Parce qu’il y a aura toujours quelqu’un qui voudra ce que l’autre a …..meme d’insignifiant , ses yeux , son intelligence ,sa femme !

    Le probleme n’est pas l’argent mais le rapport qu’on a avec l’argent et idem avec sa relation avec les autres .

    J’ai resolu les problemes ,j’attends rien des autres ..ce qui m’enpeche nullement de les apprecier mais m’ote du coup la fatigue et l’energie consacrée a les detester quand ils sont detestables .

    C’est ma nature ,les vacheries me glissent dessus ….le truc qui est arrivé a Agnes …….a moi , ca me declenche en general un sourire narquois et souvent ca amplifie grave la reaction en face .

    Ma nana me dit souvent que rien que mon sourire est une provocation insoutenable .

    D’ailleurs meme les bagarres physiques me declenche des rires …j’arrive pas a m’enerver ,pas dans ma nature en fait ,ca m’enpeche pas de tartiner en plus mais en me marrant ……et pas rancunier pour deux ronds en plus .

    A la legion zappelait ca un caractere …..fiable , c’est dire si j’etais apprecie .

    Cest pour ca ,fred ,il est marrant …a plaindre , a plaindre ,ma foi !!!!

    Répondre
  62. Alexandre
    Alexandre dit :

    Je rejoins complètement Agnès et la plupart des autres commentateurs sur cette culture de la réussite sociale. Même si quelque part, je reste circonspect lorsque j’entends ce genre de choses, il n’est pas rare qu’il y ait une part de jalousie à l’encontre des gens qui ont "réussi", et une volonté de se poser comme étant supérieur (ceci n’est pas une critique directe de qui que ce soit en particulier, simplement une remarque qui me paraît pertinente).

    Plus encore que sur l’argent lui-même, je dirais que nos sociétés sont basées sur une compétition délirante et omniprésente. Avant même de comparer son salaire à celui du collègue, on compare ses notes à l’école. Et on compare ses lieux de vacances, la cylindrée de sa voiture, la taille de son appartement… Il ne s’agit que d’être plus, d’être mieux que le voisin. Et cette compétition est un ciment essentiel du système capitaliste, c’est ce qui permet de briser l’organisation en classes, la simple solidarité.

    C’est ahurissant, mais à l’heure actuelle, rares sont ceux qui réalisent seulement que le bonheur personnel peut passer par le bonheur de tous.

    Afin que mon commentaire ne soit pas complètement inutile, voici un lien vers une excellente analyse sur des thèmes assez proches :
    http://www.peripheries.net/article3

    A Agnès et tous les autres qui refusent, j’admire votre courage !

    Répondre
  63. Alexandre
    Alexandre dit :

    Je rejoins complètement Agnès et la plupart des autres commentateurs sur cette culture de la réussite sociale. Même si quelque part, je reste circonspect lorsque j’entends ce genre de choses, il n’est pas rare qu’il y ait une part de jalousie à l’encontre des gens qui ont "réussi", et une volonté de se poser comme étant supérieur (ceci n’est pas une critique directe de qui que ce soit en particulier, simplement une remarque qui me paraît pertinente).

    Plus encore que sur l’argent lui-même, je dirais que nos sociétés sont basées sur une compétition délirante et omniprésente. Avant même de comparer son salaire à celui du collègue, on compare ses notes à l’école. Et on compare ses lieux de vacances, la cylindrée de sa voiture, la taille de son appartement… Il ne s’agit que d’être plus, d’être mieux que le voisin. Et cette compétition est un ciment essentiel du système capitaliste, c’est ce qui permet de briser l’organisation en classes, la simple solidarité.

    C’est ahurissant, mais à l’heure actuelle, rares sont ceux qui réalisent seulement que le bonheur personnel peut passer par le bonheur de tous.

    Afin que mon commentaire ne soit pas complètement inutile, voici un lien vers une excellente analyse sur des thèmes assez proches :
    http://www.peripheries.net/article3

    A Agnès et tous les autres qui refusent, j’admire votre courage !

    Répondre
  64. Nathalie
    Nathalie dit :

    C’est pour ça que je lis plus Zola. On est en plein dedans là ! Société de petits-bourgeois méprisants et auto-satisfaits, finalement rien n’a changé…
    M’en fout. Mes amis, EUX, ne sont pas comme ça.
    Bises coupine. 😉

    Répondre
  65. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    @ Anta : si l’on commence à parler de trajectoires sociales, les meilleures filières ne vont pas aux meilleurs élèves, mais à ceux dont les parents viennent des CSP+. Juste une question de pognon et de culture/connaissance des trajectoires scolaires élitistes. Il y a surtout une reproduction de classes sociales, les bons élèves prolos se faisant toujours impitoyablement éliminés en cours de route.
    Bien sûr, il y en a toujours un ou deux fils de crevards qui passent à travers les mailles du filet, souvent au prix de sacrifices inimaginables et ce sont ces exceptions que l’on jette en pâture à la foule pour expliquer qu’il n’y a pas de sélection sociale dans l’accès aux carrières prestigieuses, lesquelles se fondent sur le choix des bonnes écoles.

    Quand j’ai dû lâcher mes études, faute de moyens, je suis partie en même temps que mes 2 potes de la classe moyenne : nous étions les 3 meilleurs de la promo. Sont restés pour le doctorat ceux qui avaient les parents derrière : un pas du tout doué, mais que ses parents maintenaient sous perfusion financière depuis plus de 10 ans – il avait ses diplômes à l’usure, pratiquement en 2 fois plus de temps que les autres – une autre, plutôt dans la moyenne, qui comptait monter son doctorat sur l’étude des cygnes du parc du château familial…
    Le major de promo (c’était pas moi! 😉 ) avait eu son DEA (master 2) avec mention honorable et félicitations du jury. En théorie, les labos de recherche auraient dus se battre à la sortie de la soutenance pour lui offrir un poste à la hauteur de son talent. 6 mois plus tard, j’apprenais qu’il déchargeait des palettes de sang pour un centre de transfusion sanguine! L’autre pote (qui en est toujours un!) a réussi à décrocher un job de … gardien de musée. Finalement, un coup de piston paternel lui a permis de rentrer dans une multinationale qui n’avait rien à voir avec son domaine de recherche. Quant à moi, je me suis retrouvée avec ma mention très bien qui sent le moisi comme vacataire dans ce qui ne s’appelait pas encore un call center

    Alors merci de ne pas gonfler avec la trajectoire des premiers de la classe. Je repense encore au meilleur de la classe en TC (terminale scientifique) : classes prépas, ingénieur en chimie orga. La dernière fois que je l’ai croisé (je faisais de la documentation dans un organisme semi-publique), il était chômeur ascendant RMIste. Semblerait que là aussi, les parents n’avaient pas le bon carnet d’adresse.

    Je dirais que pour être un insider qui va bien, faut : des parents insiders qui vont bien, avec le bon réseau relationnel, la connaissance intime de filières d’excellence, et un capital familial suffisant pour les investissements de départ.
    Autrement dit, c’est bien un système de castes qui s’autoreproduit et qui n’a pas grand chose à voir avec la méritocratie dont on nous rabat les oreilles depuis 30 ans. Plus prosaïquement, les périodes d’intense activité économique facilite les progressions intercastiques (promotions internes, carrières linéaires : merci les 30 glorieuses!) alors que les périodes de marasme figent les strates sociales.
    En résumé, ceux qui ont bénéficié des 30 glorieuses ont pu croire à la fin de la lutte des classes, alors que les gosses de la crise (ma génération en première ligne) s’est reprise la manivelle en pleine gueule. D’où la fracture générationelle qui est à la source de ce billet!

    Répondre
  66. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    @ Anta : si l’on commence à parler de trajectoires sociales, les meilleures filières ne vont pas aux meilleurs élèves, mais à ceux dont les parents viennent des CSP+. Juste une question de pognon et de culture/connaissance des trajectoires scolaires élitistes. Il y a surtout une reproduction de classes sociales, les bons élèves prolos se faisant toujours impitoyablement éliminés en cours de route.
    Bien sûr, il y en a toujours un ou deux fils de crevards qui passent à travers les mailles du filet, souvent au prix de sacrifices inimaginables et ce sont ces exceptions que l’on jette en pâture à la foule pour expliquer qu’il n’y a pas de sélection sociale dans l’accès aux carrières prestigieuses, lesquelles se fondent sur le choix des bonnes écoles.

    Quand j’ai dû lâcher mes études, faute de moyens, je suis partie en même temps que mes 2 potes de la classe moyenne : nous étions les 3 meilleurs de la promo. Sont restés pour le doctorat ceux qui avaient les parents derrière : un pas du tout doué, mais que ses parents maintenaient sous perfusion financière depuis plus de 10 ans – il avait ses diplômes à l’usure, pratiquement en 2 fois plus de temps que les autres – une autre, plutôt dans la moyenne, qui comptait monter son doctorat sur l’étude des cygnes du parc du château familial…
    Le major de promo (c’était pas moi! 😉 ) avait eu son DEA (master 2) avec mention honorable et félicitations du jury. En théorie, les labos de recherche auraient dus se battre à la sortie de la soutenance pour lui offrir un poste à la hauteur de son talent. 6 mois plus tard, j’apprenais qu’il déchargeait des palettes de sang pour un centre de transfusion sanguine! L’autre pote (qui en est toujours un!) a réussi à décrocher un job de … gardien de musée. Finalement, un coup de piston paternel lui a permis de rentrer dans une multinationale qui n’avait rien à voir avec son domaine de recherche. Quant à moi, je me suis retrouvée avec ma mention très bien qui sent le moisi comme vacataire dans ce qui ne s’appelait pas encore un call center

    Alors merci de ne pas gonfler avec la trajectoire des premiers de la classe. Je repense encore au meilleur de la classe en TC (terminale scientifique) : classes prépas, ingénieur en chimie orga. La dernière fois que je l’ai croisé (je faisais de la documentation dans un organisme semi-publique), il était chômeur ascendant RMIste. Semblerait que là aussi, les parents n’avaient pas le bon carnet d’adresse.

    Je dirais que pour être un insider qui va bien, faut : des parents insiders qui vont bien, avec le bon réseau relationnel, la connaissance intime de filières d’excellence, et un capital familial suffisant pour les investissements de départ.
    Autrement dit, c’est bien un système de castes qui s’autoreproduit et qui n’a pas grand chose à voir avec la méritocratie dont on nous rabat les oreilles depuis 30 ans. Plus prosaïquement, les périodes d’intense activité économique facilite les progressions intercastiques (promotions internes, carrières linéaires : merci les 30 glorieuses!) alors que les périodes de marasme figent les strates sociales.
    En résumé, ceux qui ont bénéficié des 30 glorieuses ont pu croire à la fin de la lutte des classes, alors que les gosses de la crise (ma génération en première ligne) s’est reprise la manivelle en pleine gueule. D’où la fracture générationelle qui est à la source de ce billet!

    Répondre
  67. Chris
    Chris dit :

    OUI ,certes ,c’est rassurant affectivement ,les amis …ca fait du bien a l’ego style ,je suis apprecié !

    Sauf que c’est cette france la qui a permis l’election d’un sarkozy ,parce qu’on communique plus que par petits groupes ….la france est devenue une gigantesque franc maçonnerie ,avec ses groupes ,ses sous groupes …faut etre presenté au cercle et ensuite accepté .

    Apres ,on ne retrouve plus que des gens qui se frequente que par affinités .

    Je pense a mon cercle latino de ma ville ou j’officie aussi comme dimmi ….il etait tellement alter et a gauche ,le petit cercle du debut avec sa composante prof …..ca ete dur quand j’ai amene les premiers sarkozystes ,melangé des bobos et des alters durs ….invites les uns aux fetes des autres ,apprendre a se connaitre et a echanger au de la des prejuges ….ben aujourd’hui ca fonctionne , ya plus que les histoires de vacances ou de momes malades pour faire les defections aux teufs .

    Ben ,je vas vous dire , les Sarkos ont evolues au centre et les alters a gauche …..curieux ,ce consensus lorsqu’on est confronte a l’autre ,celui qui n’est pas de son avis ,que l’on n’est plus entre soi dans ses certitudes .

    Que l’on realise qu’en verite l’on ne vit pas le monde ,le groupe qu’on s’est crée mais dans le monde tout court et qu’il faut l’accepter .

    De voir les guerres de pres apprend ca ,aussi …..car c’est de la separationavec celui qu’on ne veut pas connaitre ..qu’elles font leur lit .

    Répondre
  68. Chris
    Chris dit :

    OUI ,certes ,c’est rassurant affectivement ,les amis …ca fait du bien a l’ego style ,je suis apprecié !

    Sauf que c’est cette france la qui a permis l’election d’un sarkozy ,parce qu’on communique plus que par petits groupes ….la france est devenue une gigantesque franc maçonnerie ,avec ses groupes ,ses sous groupes …faut etre presenté au cercle et ensuite accepté .

    Apres ,on ne retrouve plus que des gens qui se frequente que par affinités .

    Je pense a mon cercle latino de ma ville ou j’officie aussi comme dimmi ….il etait tellement alter et a gauche ,le petit cercle du debut avec sa composante prof …..ca ete dur quand j’ai amene les premiers sarkozystes ,melangé des bobos et des alters durs ….invites les uns aux fetes des autres ,apprendre a se connaitre et a echanger au de la des prejuges ….ben aujourd’hui ca fonctionne , ya plus que les histoires de vacances ou de momes malades pour faire les defections aux teufs .

    Ben ,je vas vous dire , les Sarkos ont evolues au centre et les alters a gauche …..curieux ,ce consensus lorsqu’on est confronte a l’autre ,celui qui n’est pas de son avis ,que l’on n’est plus entre soi dans ses certitudes .

    Que l’on realise qu’en verite l’on ne vit pas le monde ,le groupe qu’on s’est crée mais dans le monde tout court et qu’il faut l’accepter .

    De voir les guerres de pres apprend ca ,aussi …..car c’est de la separationavec celui qu’on ne veut pas connaitre ..qu’elles font leur lit .

    Répondre
  69. Fred., de L.
    Fred., de L. dit :

    Nos croyances ont 2000 ans…
    Notre philosophie date du XVIIIè siècle…
    Notre morale du XIXè siècle…

    Par contre notre technologie… Elle est géniale. Il n’y aurait plus que cela qui évoluerait sur Terre ?

    C’est vrai qu’il y a comme une grosse impression que l’homme n’évolue plus spirituellement parlant.

    Ce qui est génial, finalement, dans notre époque, c’est de voir un américain, avec son iPod dans les mains, et sa télé sur Fox News, expliquer que les écrits du Livre sont indépassables, et que Darwin raconte donc des âneries…

    Répondre
  70. mc
    mc dit :

    @ Nathalie:

    "Quels gredins que les honnêtes gens"

    Je crois que c’est dans la scène où les commerçants du quartier des halles regardent Florent repartir pour le bagne entre deux gendarmes, soulagés de pouvoir retourner à leur sérénité gavée un instant perturbée….

    Il faudrait au contraire relire Zola, en particulier "Le ventre de Paris", moins célèbre que Germinal, mais qui fait à notre situation actuelle un effet de terrible miroir.

    Répondre
  71. mc
    mc dit :

    @ Nathalie:

    "Quels gredins que les honnêtes gens"

    Je crois que c’est dans la scène où les commerçants du quartier des halles regardent Florent repartir pour le bagne entre deux gendarmes, soulagés de pouvoir retourner à leur sérénité gavée un instant perturbée….

    Il faudrait au contraire relire Zola, en particulier "Le ventre de Paris", moins célèbre que Germinal, mais qui fait à notre situation actuelle un effet de terrible miroir.

    Répondre
  72. mc
    mc dit :

    Pour avoir beaucoup écouté des mères de tous âges et de toutes conditions, je peux vous dire que "le tsunami d’amour inconditionnel" existe, je l’ai rencontré, mais il est extrêmement rare, et souvent lié à une profonde et ancienne souffrance. (Hé, pas toujours, me faites pas dire ce que j’ai pas dit!).

    La perplexité, l’inquiétude, l’impression d’étrangeté et la peur de ne pas être à la hauteur, parfois la tristesse ou même le désespoir sont autrement plus courants.

    Faut juste que ça dure pas trop longtemps.

    D’ailleurs, la fameuse "préoccupation maternelle primaire" décrite par Winnicott est très largement induite par cette incertitude et le désir de la surmonter. C’est ça qui permet à un bébé de commencer à se construire. Cet apprivoisement mutuel entre lui et son entourage.

    Répondre
  73. mc
    mc dit :

    Pour avoir beaucoup écouté des mères de tous âges et de toutes conditions, je peux vous dire que "le tsunami d’amour inconditionnel" existe, je l’ai rencontré, mais il est extrêmement rare, et souvent lié à une profonde et ancienne souffrance. (Hé, pas toujours, me faites pas dire ce que j’ai pas dit!).

    La perplexité, l’inquiétude, l’impression d’étrangeté et la peur de ne pas être à la hauteur, parfois la tristesse ou même le désespoir sont autrement plus courants.

    Faut juste que ça dure pas trop longtemps.

    D’ailleurs, la fameuse "préoccupation maternelle primaire" décrite par Winnicott est très largement induite par cette incertitude et le désir de la surmonter. C’est ça qui permet à un bébé de commencer à se construire. Cet apprivoisement mutuel entre lui et son entourage.

    Répondre
  74. Anta
    Anta dit :

    @ Primavera

    "Alors on se venge en gagnant du fric. Et surtout en gagnant plus de fric que cet élève qui était plus intelligent que soi. Cela rassure et c’est très minable. Pathétique.
    Pour un petit prof payé 2200 euros par mois, combien de restaurateurs, d’agents immobiliers ou de vrp qui gagnent 5 fois plus en ayant l’impression d’avoir réussi leur vie.
    "

    Désolé de te contredire dans tes certitudes, mais, EN REGLE GENERALE (j’insiste sur ce dernier terme), c’est souvent les meilleurs élèves qui, par la suite, font le plus de $$$. Parcours, classique: prépa, grande école, et ensuite finance de marché, fusac (de préfèrence à l’étranger) etc… On n’est plus dutout dans le même ordre de grandeur qu’avec tes restaurateurs et VRP. Les profs d’aujourd’hui ont souvent été de bons élèves, mais rarement les meilleurs….

    Répondre
  75. Anta
    Anta dit :

    @ Primavera

    "Alors on se venge en gagnant du fric. Et surtout en gagnant plus de fric que cet élève qui était plus intelligent que soi. Cela rassure et c’est très minable. Pathétique.
    Pour un petit prof payé 2200 euros par mois, combien de restaurateurs, d’agents immobiliers ou de vrp qui gagnent 5 fois plus en ayant l’impression d’avoir réussi leur vie.
    "

    Désolé de te contredire dans tes certitudes, mais, EN REGLE GENERALE (j’insiste sur ce dernier terme), c’est souvent les meilleurs élèves qui, par la suite, font le plus de $$$. Parcours, classique: prépa, grande école, et ensuite finance de marché, fusac (de préfèrence à l’étranger) etc… On n’est plus dutout dans le même ordre de grandeur qu’avec tes restaurateurs et VRP. Les profs d’aujourd’hui ont souvent été de bons élèves, mais rarement les meilleurs….

    Répondre
  76. chris
    chris dit :

    Bien vu ton truc la et pas seulement parce que je me mefie des premiers de la classe vu que ca implique trop souvent ce que tu decris .

    Comme ce qui est bien decrit- ecrit par les autres est toujours plus efficace que son gna-gna a soi sur un forum …..me fait tu grace de tes droits d’auteur improbables a fin que ce guerrier pamphlet puisses servir a claquer efficacement le beignet d’une these sarkozyste en d’autres endroits ?

    Qui sait ta belle-mere y ecrit peut etre !

    Répondre
  77. chris
    chris dit :

    Bien vu ton truc la et pas seulement parce que je me mefie des premiers de la classe vu que ca implique trop souvent ce que tu decris .

    Comme ce qui est bien decrit- ecrit par les autres est toujours plus efficace que son gna-gna a soi sur un forum …..me fait tu grace de tes droits d’auteur improbables a fin que ce guerrier pamphlet puisses servir a claquer efficacement le beignet d’une these sarkozyste en d’autres endroits ?

    Qui sait ta belle-mere y ecrit peut etre !

    Répondre
  78. Fred., de L.
    Fred., de L. dit :

    Ca me rappelle un truc de mon enfance. J’ai redoublé ma 3ème. C’était au milieu des années 80 pour ceux qui voudraient situer. J’entamais mon année sur les chapeaux de roue, des supers notes partout. Vraiment. Le premier de la classe sans faire d’effort. A la fin de l’année précédente, ma troisième précédente donc, j’avais réussi haut la main le BEPC qu’on me promettait que j’allais échouer, d’où mon redoublement. Bref. Tout allait bien. On doit choisir son orientation. Moi, je voulais un truc avec de l’informatique. Un truc qui aurait le mot "Bac" dedans, et qui me permettrait d’enfin faire un peu d’informatique à l’école. Alors, je me renseigne sur le Bac G. Les lycées, les options… J’en discute avec la responsable du CDI du collège, celle qui gère les docs d’orientation. Elle m’avait à la bonne. Et je lui expose mon projet. Et là. Du tac au tac, elle me répond : "ah non, toi, avec ton niveau, il faut que tu fasses un Bac C, tout le reste, ça ne sert à rien". Et j’ai fait un bac C. Et ce ne sont pas mes parents qui m’auraient aidé à choisir à l’époque… (mes deux parents ne sont pas arrivés au bac)

    🙂

    Répondre
  79. Fred., de L.
    Fred., de L. dit :

    Ca me rappelle un truc de mon enfance. J’ai redoublé ma 3ème. C’était au milieu des années 80 pour ceux qui voudraient situer. J’entamais mon année sur les chapeaux de roue, des supers notes partout. Vraiment. Le premier de la classe sans faire d’effort. A la fin de l’année précédente, ma troisième précédente donc, j’avais réussi haut la main le BEPC qu’on me promettait que j’allais échouer, d’où mon redoublement. Bref. Tout allait bien. On doit choisir son orientation. Moi, je voulais un truc avec de l’informatique. Un truc qui aurait le mot "Bac" dedans, et qui me permettrait d’enfin faire un peu d’informatique à l’école. Alors, je me renseigne sur le Bac G. Les lycées, les options… J’en discute avec la responsable du CDI du collège, celle qui gère les docs d’orientation. Elle m’avait à la bonne. Et je lui expose mon projet. Et là. Du tac au tac, elle me répond : "ah non, toi, avec ton niveau, il faut que tu fasses un Bac C, tout le reste, ça ne sert à rien". Et j’ai fait un bac C. Et ce ne sont pas mes parents qui m’auraient aidé à choisir à l’époque… (mes deux parents ne sont pas arrivés au bac)

    🙂

    Répondre
  80. mc
    mc dit :

    Ben, moi, j’étais première de la classe. Et même, on dirait aujourd’hui "élève précoce".
    Quand il a été question de m’orienter après l’examen d’entrée en sixième, et que ma mère a demandé la différence entre collège et lycée (à l’époque études courtes ou longues, avec peu de chances de passer d’une filière à l’autre) on lui a dit qu’au lycée on faisait du latin. Du latin? pour quoi faire? c’est sur cette info bidon qu’elle m’a mise au collège.
    J’ai quand même fini par aller au lycée, mais dans les filières déconsidérées, car à l’époque le latin (et mieux le grec) étaient la voie royale.
    D’ailleurs, avec une belle logique, ceux qui avaient fait latin et grec faisaient une terminale "math’élem". Pas les autres.

    Voilà, pour les très rares nigauds qui croient encore à une promotion au mérite, et pas à l’appartenance sociale. D’ailleurs, pour ces naïfs, ya toujours le pti pauvre de service qui a réussi une belle carrière à la force de ses petits poignets.

    Ceci dit, je suis pas mécontente de ma vie quand même. J’ai fait ce que j’aimais, j’ai aimé ce que je faisais et basta.

    Répondre
  81. Fred., de L.
    Fred., de L. dit :

    Oui, j’aurais du préciser pour la compréhension :
    – Bac G : c’était le truc où on envoie les futur(e)s secrétaires, qui vont faire de l’informatique… enfin… qui vont faire de la bureautique… apprentissage de la compta, des traitements de texte… c’est un peu le truc pour les employés de bureaux quoi. Le bac pas général et pas côté du tout… que tu dois êtes archi-premier de promo pour pouvoir poursuivre tes études ensuite.
    – Bac C : c’était le bac de math’, celui qui permettait de rentrer partout, en prépa’ ou à la fac, sans même avoir besoin de présenter son relevé de notes du bac…

    Répondre
  82. Patrick
    Patrick dit :

    "ceux qui ont bénéficié des 30 glorieuses ont pu croire à la fin de la lutte des classes" -> surtout parceque l’essentiel des luttes s’étaient déroulées AVANT eux. Avant la guerre, surtout. Avec une économie artificiellement dopée à la croissance à 2 chiffres, tu te poses moins de questions qu’en pleine récession.

    Sauf que, bien sûr, le dopage était artificiel ( et surdosé, aussi. Comme tout dopage… ). Quand les pays de l’OPEP ont sifflé, entre autres "péripéties" annonciatrices, la fin de la récré, la génération de ces années-là n’a rien entendu-rien vu, totalement subjuguée par la R16 TS, le pavillon de banlieue et les vacances sur la costa brava, horizon indépassable de leur massif exode rural.

    La fracture générationelle vient sans doute de là : ils n’ont même pas perçu que leurs enfants héritaient de la gueule de bois consécutive à LEUR ivresse.

    Dans ta face, l’ancien ! il ne semble pas que Sa Talonnette, leur dernier chouchou politique en date, soit aussi compatissant que nous envers les vieux pochtrons des 30. S’il courre assez vite pour ça aussi, la plupart d’entre eux pourraient bien se prendre dans la gueule, et sans la vaseline, quelques explications de texte sur ce que leurs enfants tentent de leur dire gentiment à l’oreille depuis fort longtemps. ça console pas, mais bon…

    Répondre
  83. Lory
    Lory dit :

    Très bien ta réponse à Anta, Agnès. C’est tout à fait ça. Sans oublier que pour une femme c’est encore plus difficile car à diplome égal on choisira de préférence un homme (elle pourrait tomber enceinte et prendre un congé de maternité) pour faire le meme boulot en la payant plutot moins. Je suis par ailleurs entièrement d’accord pour les 6 mois de congé de maternité.

    Pour moi comme pour Céleste, un genre. Partie de chez mes parents, qui étaient dans la fonction publique, pas enseignants mais où les discours étaient assez semblables, à peu près dans des conditions similaires, mais avec un italien magouilleur.

    J’étais aussi destinée à l’enseignement "un métier bien pour les femmes à cause des horaires et des vacances qui leur permettent d’élever leurs enfants". J’avais pas la vocation. Je n’aurais pas aimé etre enseignante. Et la seule raison pour laquelle je regrette de ne pas l’avoir été est que je bénéficie pas de cette merveilleuse retraite et que pour moi l’avenir s’annonce assez sombre.

    Répondre
  84. céleste
    céleste dit :

    J’ai été élevée sur fond de lutte des classes par des parents instituteurs laïcs athées , tout juste sortis d’une cour de ferme, fermes dans lesquels mes ascendants ont trimé pendant des siècles sur des terres qui ne leur appartenaient pas.
    Mais ces discours, serinés sans arrêt, sur les différences sociales, la méfiance du bourgeois "pas de notre monde", avec lequel aucune alliance n’était possible, la raillerie de la bigoterie, et l’importance fondamentale des diplômes universitaires, ont fini par développer chez moi un vif phénomène de rejet.
    après avoir redoublé 2 fois au lycée, j’ai obstinément refusé de mettre un orteil à la fac et j’ai bâclé deux ans d’Ecole Normale (concours que j’avais réussi à 14 ans, sous la contrainte familiale) afin d’exercer un métier qui ne m’attirait absolument pas;

    Dans la foulée je me suis enfuie à l’autre bout de la France avec un descendant d’aristos russes, affairiste, obnubilé par la réussite financière et convaincu, grâce à ses origines nobles, d’appartenir à une essence supérieure . Moi, bouche bée d’admiration !

    Bref, 3 enfants et un certains nombre de déroutes financières et de saisies par voie d’huissier, plus tard, je réussis à le quitter au prix d’une guerre sans merci et grâce à une prise de conscience qui passa par une psychanalyse, salvatrice.

    depuis, mes yeux sont ouverts, je connais la valeur des choses, je sais que l’argent ne m’ intéresse pas et que les discours des uns et des autres non plus.
    j’ai été naïve, fragile, je ne le suis plus, le clinquant ne m’éblouit plus.

    après 20 ans d’enseignement j’ai eu la chance, extraordinaire, de pouvoir prendre la fameuse retraite des mères fonctionnaires, et je suis venue vivre en Italie avec mon amoureux, je travaille sur contrats (cours de langue, traductions), je ne gagne pas grand chose, mais, cumulé à ma retraite, cela me permet de vivre en paix, simplement, d’offrir à ma fille une existence agréable et de voyager.

    Je suis libre, enfin!

    Répondre
  85. céleste
    céleste dit :

    J’ai été élevée sur fond de lutte des classes par des parents instituteurs laïcs athées , tout juste sortis d’une cour de ferme, fermes dans lesquels mes ascendants ont trimé pendant des siècles sur des terres qui ne leur appartenaient pas.
    Mais ces discours, serinés sans arrêt, sur les différences sociales, la méfiance du bourgeois "pas de notre monde", avec lequel aucune alliance n’était possible, la raillerie de la bigoterie, et l’importance fondamentale des diplômes universitaires, ont fini par développer chez moi un vif phénomène de rejet.
    après avoir redoublé 2 fois au lycée, j’ai obstinément refusé de mettre un orteil à la fac et j’ai bâclé deux ans d’Ecole Normale (concours que j’avais réussi à 14 ans, sous la contrainte familiale) afin d’exercer un métier qui ne m’attirait absolument pas;

    Dans la foulée je me suis enfuie à l’autre bout de la France avec un descendant d’aristos russes, affairiste, obnubilé par la réussite financière et convaincu, grâce à ses origines nobles, d’appartenir à une essence supérieure . Moi, bouche bée d’admiration !

    Bref, 3 enfants et un certains nombre de déroutes financières et de saisies par voie d’huissier, plus tard, je réussis à le quitter au prix d’une guerre sans merci et grâce à une prise de conscience qui passa par une psychanalyse, salvatrice.

    depuis, mes yeux sont ouverts, je connais la valeur des choses, je sais que l’argent ne m’ intéresse pas et que les discours des uns et des autres non plus.
    j’ai été naïve, fragile, je ne le suis plus, le clinquant ne m’éblouit plus.

    après 20 ans d’enseignement j’ai eu la chance, extraordinaire, de pouvoir prendre la fameuse retraite des mères fonctionnaires, et je suis venue vivre en Italie avec mon amoureux, je travaille sur contrats (cours de langue, traductions), je ne gagne pas grand chose, mais, cumulé à ma retraite, cela me permet de vivre en paix, simplement, d’offrir à ma fille une existence agréable et de voyager.

    Je suis libre, enfin!

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