Petit pot de terre

Ce devait être en juin 1997. Nous venions de quitter précipitamment Paris après nous être rendus compte que bosser nous appauvrissait chaque mois d’avantage et qu’encore 3 ou 4 mois de boulot mal payé suffiraient pour finir de bouffer nos petites économies et nous retrouver en faillite personnelle.

A Paris, nous étions vacataires. Dans un grand institut de sondage. Être vacataire, c’est avoir un statut particulier qui permet d’accumuler les CDD comme d’autres enfilent les perles. J’avais des contrats longs : une semaine! Du mercredi au mardi. 35 heures au SMIC. Mais les 35 heures n’existaient pas. Donc sous le SMIC. Et on me retenait sur la feuille de paie les pauses pipi et l’aide de l’entreprise pour le repas. Ça ne faisait pas gras à la fin du mois. C’est d’ailleurs pour cela qu’on percevait une avance, par quinzaine.
Travailler plus pour gagner plus. Je connaissais. Vu le tarif, je prenais souvent des études complémentaires le soir et le WE. Lui aussi. Il faudra que je vous raconte ce boulot de vacataire un jour. Passionnant. Mais ce qui nous intéresse ici, c’est que chaque mois, il manquait du fric pour boucler le budget. Déjà, l’un de nous bossait exclusivement pour le propriétaire…

On a fait nos comptes. On a vu qu’on coulait. Lentement mais sûrement. Quand c’est mal payé, travailler appauvrit. À coup sûr!
On a donc posé notre préavis et loué une camionnette pour entasser nos maigres possessions. À Toulouse, nous avons laissé toute notre fortune dans un garde-meuble et on s’est empressé de remonter sur Paris, pour économiser sur la location de la camionnette.
On a quitté Paris pour de bon à bord de notre 205 junior déglinguée. Il m’a déposée chez ma grand-mère, puis il est parti chez sa mère, à 50 km de là. Personne n’était assez riche pour nous prendre tous les deux ensemble. Nous nous retrouvions séparés, sans ressources, après 5 ans de vie commune. La fête du slip.

Je me suis inscrite à l’ANPE du coin. Grâce à mes 8 mois de labeur, j’ai eu le droit à 4 mois d’alloc. Puis rien. Quand je dis ANPE du coin, c’est une façon de parler : elle était à 50 km, comme lui. Il avait gardé sa voiture. Pour aller à l’ANPE au bled en chef, il faut prendre un bus qui passe à 5h50 du matin dans le petit bled et met 1h30 à parcourir les fameux 50 kilomètres. On arrive à 7h30. L’ANPE ouvre à 9h00. L’été, ça peut aller. L’hiver ou les jours de pluie, ça craint. Surtout quand on n’a pas une thune pour aller prendre un café. Déjà que le voyage coûte un œil dans le tacot tressautant dans lequel j’ai toujours eu mal au cœur.
Il y a un retour à 11h30, mais il suffit qu’il y ait un peu d’attente à l’agence, et vlan, il faut attendre le dernier car, à 18h30, arrivée 20h00.
Le plus souvent, il venait me chercher en voiture pour les démarches administratives. Et cela nous permettait de nous voir. Un peu.

Kafka n’avait rien vu

Finalement sans ressource, nous décidons, un peu à reculons, de demander le RMI.

Demander le RMI, c’est plutôt difficile. C’est un constat d’échec. C’est comme avouer qu’on a tout raté. Qu’on est au bout de tout. De toute manière, les RMIstes ne sont jamais bien vus. Surtout à la cambrousse. Ce sont des parasites. Ils n’ont qu’à aller dans des fermes pour vendre leurs bras. Y a toujours quelque chose à faire à la campagne. C’est juste qu’après, il n’y a pas toujours d’argent pour payer les bras…

Nous remplissons donc chacun un dossier pour le RMI. Je ne me rappelle plus de la liste des pièces à fournir, mais ce n’était pas rien. Des papelards au kilomètre. Des fichues photocopies certifiées conformes à 1 franc pièce comme s’il en pleuvait. Pas facile à faire sans argent, sans rien. J’ai deux trucs à payer absolument : mon abonnement internet et le garde-meuble. Ça me bouffera la moitié du RMI, mais je n’ai pas le choix. Trop loin de tout. Internet est encore embryonnaire. La gestion bancaire, les annonces de l’ANPE, cela se fait encore via l’émulateur minitel.
J’ai un ordinateur portable. Un 486 DX 400. Un vestige de mon inexorable naufrage. Le dernier truc qui me rattache encore au monde des vivants.

Cela fait quelques semaines que mon dossier est parti dans les méandres de l’administration et toujours pas de nouvelles. Lui non plus n’a pas de nouvelles du sien.
Pour tout dire, je ne me souviens plus de toute la chronologie de notre éprouvant chemin de croix, si ce n’est que durant un moment, on nous a baladés avec le coup de la pièce manquante et du dossier incomplet et pendant ce temps, le temps passait et nous n’avions toujours aucune ressource, tout en restant contraints de chercher un foutu boulot.

Finalement, est arrivé le coup de fil
Une voix de femme, cassante. Elle appelle pour me dire que j’ai fraudé, que je dois refaire tout le dossier RMI, mais cette fois-ci un dossier couple, avec lui. Soit 30% de revenu en moins pour nous deux. 30% de pas grand-chose, étrangement, cela fait encore pas mal quand on n’a plus rien!

  • Je ne comprends pas. Il n’y a pas de fausse déclaration. Je vis ici au petit bled, il vit chez sa mère au bled en chef. Il nous arrive de nous voir, mais nous ne vivons plus ensemble.
  • Non, mais ça ne nous intéresse pas du tout, vos petits arrangements personnels. Vous êtes un couple, vous ne pouvez prétendre à une allocation chacun.
  • Mais on vous a fourni les certificats d’hébergement : nous vivons chacun dans notre famille, à 50 kilomètres de distance. C’est assez difficile comme cela pour nous.
  • Vous êtes un couple notoire!
  • Pardon?
  • Nous avons contacté la CAF de Paris : vous viviez ensemble là-bas. Vous êtes donc un couple.
  • Oui, c’est exact, mais ici, ce n’est plus le cas, nous n’avons plus les moyens de vivre ensemble.
  • Oui, mais vous restez un couple.
  • Je ne vois pas comment : nous ne sommes ni mariés, ni fiancés, ni concubins et nous ne vivons pas sous le même toit.
  • Mais vous vous voyez.
  • Mais c’est notre vie privée, ça!
  • Non, vous êtes un couple caché, c’est une fraude : vous êtes coupables de fausse déclaration et je le prouverai!
  • Mais puisque je vous dis que nous ne vivons pas ensemble!
  • Holala, la belle affaire, il y a plein de couples mariés qui doivent vivre séparés à cause du travail!
  • Mais nous ne sommes pas mariés!
  • Vous êtes un couple et tant que vous ne signerez pas une déclaration de concubinage, votre dossier restera bloqué.

Je suis KO debout. Fin du premier round.

Jouer la montre

Quelques jours plus tard, c’est lui qui m’appelle. Il a reçu la visite d’un contrôleur CAF chez sa mère. Il est encore tout retourné. Comme l’appartement d’ailleurs.
Un gars est donc arrivé un beau matin à l’improviste et a déclaré être mandaté par la CAF pour vérifier la véracité de nos déclarations. Son but clairement affiché : trouver des traces de ma présence. Alors, il a tout fouillé, méthodiquement. Il est allé dans la salle de bain compter les brosses à dents. Il est allé dans sa chambre, a ouvert la penderie, fait l’inventaire des vêtements. Lui, il doit lui expliquer qu’avant son retour catastrophe de Paris, c’était la chambre de sa soeur. Qu’il reste quelques vêtements à elle. Il a fouillé aussi dans la commode. S’il avait trouvé une de mes culottes dedans, il aurait eu la preuve irréfutable que j’étais une familière des lieux. Heureusement pour moi, c’était une période de glaciation relationnelle entre ma belle-mère et moi. Je ne venais qu’un jour ou deux par mois le voir et malgré mon bordel récurant, je prenais bien soin de ne rien laisser derrière moi pour qu’elle ne me tape pas une petite réflexion au passage. C’était là toute notre chance.
Nous avons appris par la suite que le fureteur, sans doute déçu de n’avoir pu nous chopper en flagrant délit de copulation, s’était fendu d’une fort intrusive enquête de voisinage. Malheureusement pour lui, nous avons toujours été des gens discrets qui ne font pas de tapage lors de leurs déplacements et personne ne se souvenait de moi. La CAF avait fait chou blanc. L’espoir revenait dans notre camp.

Les jours, puis les semaines passent et je ne vois rien venir. Coups de fil, courrier : où en est ce putain de dossier RMI à la fin? Pas de nouvelle. Ma belle-mère se souvient enfin qu’elle a une copine qui bosse à la CAF : elle va se renseigner. Elle a dû provoquer un peu de remous, car le téléphone retentit de nouveau chez ma grand-mère.
C’est toujours la vieille peau. Elle me hait. Et je ne sais pas pourquoi.

  • Écoutez madame, je crois que la visite de votre inspecteur a été éclairante pour vos services : nous ne vivons pas ensemble.
  • Vous êtes un couple et tant que vous ne signerez pas la déclaration, votre dossier restera bloqué.
  • Mais puisque nous ne vivons pas ensemble.
  • Ça ne change rien au problème : vous avez des sentiments, vous êtes un couple, vous ne pouvez bénéficier que d’un RMI couple.
  • Je ne signerai pas une fausse déclaration!
  • A votre aise, à votre aise!
  • Je suis dans mon droit.
  • Oui, bien sûr, mais voyez-vous, mademoiselle, j’ai tout mon temps, moi, et j’ai l’argent.
  • Pardon?
  • Combien de temps comptez-vous tenir comme cela, sans aucune ressource?
  • Mais vos pratiques sont scandaleuses! Je vais me plaindre à vos supérieurs. Vous ne pouvez nous contraindre à signer une fausse déclaration! Je connais mes droits
  • Mais qu’est-ce que vous croyez, ma pauvre? Ma direction me soutient, elle est derrière moi. Allez vous plaindre, vous allez voir comment vous allez être reçue.
  • Je vais aller au tribunal administratif.
  • Je vous y souhaite bonne chance et bien de la patience. Surtout que sans argent, ça ne va pas être simple de faire toutes ces démarches. Faites comme vous l’entendez. Mais moi, j’ai tout mon temps, et pas vous. Je vous envoie la déclaration à signer. À bientôt.

J’en ai pleuré de rage, de colère, de frustration et de désespoir. J’ai vérifié : il n’est pas possible d’attaquer un agent de la fonction publique nommément. C’est tout le service ou personne. Notre taupe a confirmé : soutien total de la direction. Et la vieille peau était une vétérante en cassage de pauvres. Elle nous a raconté qu’un jour la vieille peau a refusé une allocation exceptionnelle à un jeune SDF cancéreux qui demandait à mourir dignement. Je pense encore aujourd’hui que c’était une légende urbaine. Mais cela donne bien la mesure de la réputation du personnage sur lequel je venais de me casser les dents.

Aujourd’hui, j’aurais fait du barouf, j’aurais contacté le correspondant de presse du coin, ainsi que l’association des usagers de l’administration. J’aurais mis la même détermination à la faire tomber qu’elle en mettait à nous casser. J’aurais eu sa tête.
Mais là, j’étais au bout de tout, dans une période de grande fragilité, de lutte titanesque contre la désespérance. Je ne pouvais mobiliser toute l’énergie qui me restait pour ce combat du pot de terre contre le pot de fer.

Et elle le savait, la salope!

J’ai donc signé une déclaration de vie commune, alors que je me languissais à 50 km de celui qui allait devenir un jour le père de notre fille!

Et puis rien.

Aucune nouvelle de la CAF.

C’est finalement la taupe de ma belle-mère qui, avec une belle détermination que je salue, avait déterré notre dossier aux archives, classé sans suite. M’avoir forcée à abdiquer ne lui avait pas suffi à cette garce, il avait fallu qu’en plus elle nous coupe définitivement les vivres.
Notre dossier de RMI couple de mes deux a enfin été activé, je ne sais plus au bout de combien de temps de bataille stérile. On s’est partagé cette aumône, jusqu’à ce que nous retrouvions enfin un boulot chacun et que nous nous empressions d’oublier cette période noire de notre vie.

La seule chose sur laquelle la vieille chouette ne s’était pas trompée, c’était sur la profondeur de nos sentiments. Malgré le chômage, la misère, la séparation, le harcèlement, notre couple a tenu bon. Il lui a même survécu.

238 réponses
  1. Swâmi Petaramesh
    Swâmi Petaramesh dit :

    Je ne sais pas si ça sera de nature à te consoler, ce n’est pas très consolateur, comme concept, mais la bonne femme en question, à l’intérieur d’elle-même, brûle en enfer. Si elle est toujours de ce monde ; sinon, elle a cessé de nuire.

    Répondre
  2. Swâmi Petaramesh
    Swâmi Petaramesh dit :

    Je ne sais pas si ça sera de nature à te consoler, ce n’est pas très consolateur, comme concept, mais la bonne femme en question, à l’intérieur d’elle-même, brûle en enfer. Si elle est toujours de ce monde ; sinon, elle a cessé de nuire.

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  3. Fred., de L.
    Fred., de L. dit :

    Snif. Larme à l’oeil. Que la conclusion est belle.

    C’est con que ton histoire finisse dans les légendes urbaines elle aussi. Car c’est là bas qu’elle va finir. Comme celle du cancéreux. Comme celle lue sur Rebellyon hier. Tout ça, c’est des trucs de gauchistes onanistes paranoïaques. Tout le monde sait bien que ça n’existe pas l’injustice. Et que de toute façon, la meilleure preuve que tous là, ils avaient raison d’être durs, c’est que vous êtes encore là, bande de fumistes. Sauf le cancéreux. Mais lui, ça aurait été con de dépenser notre argent à nous alors qu’il était déjà condamné. Non ?

    Moa, j’adore le fait que le RMI soit géré par les départements désormais. Ca permet encore plus d’arbitraire débile. J’ignore si c’était déjà le cas à l’époque de ton histoire.

    🙁

    Comment se fait-il que nous ne soyons pas plus nombreux à refuser ces situations ?

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  4. gyhelle
    gyhelle dit :

    C’est dans ces cas la qu’on se dit que les caméras + le web, ça a du bon. Parce que filmer l’entretien puis le diffuser ou l’utiliser pour une plainte, ça doit soulager.

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  5. Pascal
    Pascal dit :

    C’est intéressant, ça, que l’administration de la CAF reconnaisse la notion de "couple notoire" en l’absence de tout certificat de mariage ou de concubinage. Je suis sûr qu’on aurait le plus grand mal à se prévaloir du même droit auprès de l’administration fiscale.

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  6. Frednetick
    Frednetick dit :

    Lançons une grande campagne nationale pour repérer tout ceux dont cette zélée femme avait piqué la part de connerie le jour de la distribution.

    "Moi j’ai de l’argent", celle là c’est la plus terrible…Et dire qu’elle bosse pour le SP…beurk

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  7. Ashram de Swâmi Petaramesh
    Ashram de Swâmi Petaramesh dit :

    Règles Douloureuses

    Il y a des jours où tu comprends pleinement cette conne de mouche qui, voulant sortir, se flanque à pleine vitesse, Toc ! dans la vitre – invisible pour elle – retombe assommée sur le radiateur, y reste un moment sans connaissance, se relève……

    Répondre
  8. Ashram de Swâmi Petaramesh
    Ashram de Swâmi Petaramesh dit :

    Règles Douloureuses

    Il y a des jours où tu comprends pleinement cette conne de mouche qui, voulant sortir, se flanque à pleine vitesse, Toc ! dans la vitre – invisible pour elle – retombe assommée sur le radiateur, y reste un moment sans connaissance, se relève……

    Répondre
  9. Swâmi Petaramesh
    Swâmi Petaramesh dit :

    @Fred Bird : une petite dizaine de vies en poulet de batterie ?

    Trop rapide mon fils : Ils ne vivent pas assez vieux pour que la condamnation soit suffisamment significative… Faudrait bien quelques centaines de vies, pour que ça commence à devenir drôle… Et que la leçon porte.

    (Bon, j’arrête là, sinon je vais avoir du mal avec la digestion du poulet-frites de ce midi… Fermier ou pas fermier… Alors que je viens justement d’évoquer avec mademoiselle Patâpatî la condition des animaux d’élevage industriel que l’on n’élève comme des choses que pour mieux les abattre et les bouffer ensuite… Et l’opportunité d’envisager pour nous autres omnivores de devenir végétariens, ce voyant…)

    Répondre
  10. les marques
    les marques dit :

    hier , à Clermont, Boislarousie disait que tant qu’on prendra pas en compte les DRH dans la liste des trucs nuisibles pour l’environnement, on aura pas un environnement potable … mais y a pas que les DRH …
    le goudron et les plumes …

    Répondre
  11. Otrynteus
    Otrynteus dit :

    J’ai dû, moi aussi, me résoudre à demander le Rémi, en 1993. Je partage votre avis quant aux sentiments qu’on peut éprouver lors de cette demande.

    Les circonstances étaient sensiblement identiques : fin d’alloc, départ précipité de Paris, quasi SDF. J’ai fait une première demande dans la capitale de ma province qui n’a pas été loin puisque je n’ai même pas réussi à obtenir le dossier. J’avais sans doute pas une gueule de Rémiste.

    Je me suis rabattu sur le village où habitait ma mère. Et là, comme par magie, tout a été très vite, sans mépris ni condescendance. Comme quoi la cambrousse peut réserver bien des surprises.

    J’ai ensuite rencontré la charmante « animatrice RMI » qui s’est sacrément démené pour me sortir de la merde tout en me « prévenant » sur d’éventuelles « erreurs » lors ma déclaration trimestrielle de ressource. Tout l’inverse de la vieille salope, donc.

    Mon Rémi s’est arrêté lors de mon entrée en formation alors qu’il aurait dû continuer, le montant des ressources étant le seul critère d’attribution or celui-ci n’avait pas changé. J’ai laissé tomber l’affaire, préférant utiliser ma maigre énergie administrative à trouver des tunes ailleurs.

    La galère a duré 5ans et a eu la peau de ma vie de couple même si n’y avait pas que ça évidemment. Vivre avec les « minimas sociaux » oblige à se rabougrir à l’extrême et dans tous les sens, ça devient une seconde nature, un préoccupation de tous les instants : se faire tout petit pour dépenser encore moins. C’est évidemment complètement contradictoire avec la démarche d’insertion qui demande d’élargir son horizon, d’avoir confiance en soi, de rencontrer des gens, etc. 10 ans plus tard, il me reste encore des séquelles de ce rabougrissement.

    Je suis depuis passé de l’autre côté de la barrière et travaille « dans le social » et je confirme, malheureusement, l’existence de vieilles ordures parfois pas si vieilles qui détestent ces « salauds de pauvre » et dont la principale fonction est, comme de juste, de faire barrage.

    Mais qu’on ne se trompe pas d’ennemi : les services sociaux sont à 90% départementaux et très étroitement dirigés par des élus locaux « spécialisés ». Ce sont eux qui décident des « politiques » en matière sociale et en fin de compte de la présence ou non de cerbères et de « casseurs de pauvres » dans ces services. Même si ces affreux sont une petite minorité, bien placés ils peuvent effectivement faire des dégâts. A titre de maigre consolation, nous sommes nombreux à attendre l’occasion du croc-en-jambe fatal ou si l’occasion ne se présente pas à leur rendre la vie moins facile.

    @ Fred., de L.

    Le RMI depuis sa création est de la compétence des départements. Il y a un fichier national depuis qu’on a découvert que des petits malins avait fait des demandes dans plusieurs départements.

    Répondre
  12. Otrynteus
    Otrynteus dit :

    J’ai dû, moi aussi, me résoudre à demander le Rémi, en 1993. Je partage votre avis quant aux sentiments qu’on peut éprouver lors de cette demande.

    Les circonstances étaient sensiblement identiques : fin d’alloc, départ précipité de Paris, quasi SDF. J’ai fait une première demande dans la capitale de ma province qui n’a pas été loin puisque je n’ai même pas réussi à obtenir le dossier. J’avais sans doute pas une gueule de Rémiste.

    Je me suis rabattu sur le village où habitait ma mère. Et là, comme par magie, tout a été très vite, sans mépris ni condescendance. Comme quoi la cambrousse peut réserver bien des surprises.

    J’ai ensuite rencontré la charmante « animatrice RMI » qui s’est sacrément démené pour me sortir de la merde tout en me « prévenant » sur d’éventuelles « erreurs » lors ma déclaration trimestrielle de ressource. Tout l’inverse de la vieille salope, donc.

    Mon Rémi s’est arrêté lors de mon entrée en formation alors qu’il aurait dû continuer, le montant des ressources étant le seul critère d’attribution or celui-ci n’avait pas changé. J’ai laissé tomber l’affaire, préférant utiliser ma maigre énergie administrative à trouver des tunes ailleurs.

    La galère a duré 5ans et a eu la peau de ma vie de couple même si n’y avait pas que ça évidemment. Vivre avec les « minimas sociaux » oblige à se rabougrir à l’extrême et dans tous les sens, ça devient une seconde nature, un préoccupation de tous les instants : se faire tout petit pour dépenser encore moins. C’est évidemment complètement contradictoire avec la démarche d’insertion qui demande d’élargir son horizon, d’avoir confiance en soi, de rencontrer des gens, etc. 10 ans plus tard, il me reste encore des séquelles de ce rabougrissement.

    Je suis depuis passé de l’autre côté de la barrière et travaille « dans le social » et je confirme, malheureusement, l’existence de vieilles ordures parfois pas si vieilles qui détestent ces « salauds de pauvre » et dont la principale fonction est, comme de juste, de faire barrage.

    Mais qu’on ne se trompe pas d’ennemi : les services sociaux sont à 90% départementaux et très étroitement dirigés par des élus locaux « spécialisés ». Ce sont eux qui décident des « politiques » en matière sociale et en fin de compte de la présence ou non de cerbères et de « casseurs de pauvres » dans ces services. Même si ces affreux sont une petite minorité, bien placés ils peuvent effectivement faire des dégâts. A titre de maigre consolation, nous sommes nombreux à attendre l’occasion du croc-en-jambe fatal ou si l’occasion ne se présente pas à leur rendre la vie moins facile.

    @ Fred., de L.

    Le RMI depuis sa création est de la compétence des départements. Il y a un fichier national depuis qu’on a découvert que des petits malins avait fait des demandes dans plusieurs départements.

    Répondre
  13. blop
    blop dit :

    Si un agriculteur peut sans trop de probleme tuer deux inspecteurs du travail un peu trop regardants sur sa gestion des resources humaines, tu devrais avoir le droit de lui **** les genoux a coup de *******, non ?

    Oui, oui, je sais, ca ne servirait a rien, la violence n’est pas une solution, etc.
    Mais ca ferait du bien quand meme…

    NB pour qu’Agnes n’ait pas les memes problemes qu’actu-chomage : ce commentaire est une BLAGUE. Du second degre. D’ailleurs je le crypte.

    Répondre
  14. les marques
    les marques dit :

    @ Otrynteus
    chuis pas sur de ton affirmation, parfois, les élus "spécialisés" et "humains" sont à 10 000 lieux de se douter de la manière dont certaines petites ordures de sous-kapos se conduisent … une minorité … mais comme les flics baveurs, une minorité qui n’a pas sa place là ou elle est …
    et cette minorité là, effectivement, elle mérite les qualificatifs qu’emploie sébastien, ou le goudron et les plumes ….
    mais il y a bien plus grave, c’est le comportement de TOUTE l’institution en tant que machine à culpabiliser …
    et là, les "individus" peuvent juste avoir une distance "brechtienne" avec leur discours … on les sent à l’anpe, chez certains travailleurs sociaux …
    et l’immense majorité se contente de "faire son boulot" comme jadis un papon …
    pendre le dernier patron avec les tripes de la dernière assistante sociale , en virtuel , sur second life, c’est possible ??? faut que je demande à LLM …. :o)))

    Répondre
  15. Swâmi Petaramesh
    Swâmi Petaramesh dit :

    @mc : ils sont bel et bien venus chez elle pour vérifier brosses à dents et matelas

    Ce genre de "contrôle" intrusif au plus immonde point dans la vie privée mérite bien d’être noté 4 sacs à vomi, hein… Il faut croire que la pauvreté te prive aussi du droit élémentaire à ce qu’on ne vienne pas chez toi compter les brosses à dents et renifler les tâches de sperme dans tes draps…

    Répondre
  16. Swâmi Petaramesh
    Swâmi Petaramesh dit :

    @mc : ils sont bel et bien venus chez elle pour vérifier brosses à dents et matelas

    Ce genre de "contrôle" intrusif au plus immonde point dans la vie privée mérite bien d’être noté 4 sacs à vomi, hein… Il faut croire que la pauvreté te prive aussi du droit élémentaire à ce qu’on ne vienne pas chez toi compter les brosses à dents et renifler les tâches de sperme dans tes draps…

    Répondre
  17. kopin
    kopin dit :

    @Anta: relis le billet, elle l’a dit qu’elle était séparée… c’est bien là le problème, ça ne convenait pas à l’administration comme justificatif…

    Mais c’est une bonne idée pour un programme de droite décomplexée quand on y réfléchit : "dès que tu embrasses quelqu’un sur la bouche, tu deviens un couple notoire, donc fraudeur potentiel". règle impliquant aussi que le divorce ou la séparation n’est plus un motif valable et sérieux. ça remet la valeur "famille" au gout du jour, sur une justification bien plus économique que morale, on reste dans l’air du temps tout en plaidant la cause conservatrice… ^^

    Bien vu aussi le remarque #5 sur l’administration fiscale ! 🙂

    Répondre
  18. kopin
    kopin dit :

    @Anta: relis le billet, elle l’a dit qu’elle était séparée… c’est bien là le problème, ça ne convenait pas à l’administration comme justificatif…

    Mais c’est une bonne idée pour un programme de droite décomplexée quand on y réfléchit : "dès que tu embrasses quelqu’un sur la bouche, tu deviens un couple notoire, donc fraudeur potentiel". règle impliquant aussi que le divorce ou la séparation n’est plus un motif valable et sérieux. ça remet la valeur "famille" au gout du jour, sur une justification bien plus économique que morale, on reste dans l’air du temps tout en plaidant la cause conservatrice… ^^

    Bien vu aussi le remarque #5 sur l’administration fiscale ! 🙂

    Répondre
  19. mc
    mc dit :

    C’est rigolo, il doit y en avoir partout de ces acharnées de l’intrusion conjugale.
    Au temps ou on avait vraiment pas grand chose à se mettre sous la dent mon mec et moi (on avait, je viens d’y penser, l’énorme avantage de galérer sous le même toit, on a été convoqués tous les deux (séparément, mais ils avaient croisé nos dossiers): deux demi journées gâchées, plus le déplacement pour nous, deux heures de harcelage inutile payé par l’Etat pour elle.

    Elle trouvait qu’on gagnait tellement pas beaucoup que c’était suspect (moi aussi, chaque fin de mois, je comprenais pas comment on avait fait). Et elle s’est permis de nous suggérer de nous MARIER, puisque de toutes façons on aurait pas payé d’impôts même ensemble, suggérant au passage, fort délicatement et au mépris du bon sens, que notre seule motivation ne pouvait etre que celle-là.

    Quant à ma fille, plus tard, qui partageait un appart avec un colocataire, ils sont bel et bien venus chez elle pour vérifier brosses à dents et matelas, avant d’accepter de leur payer à chacun le RMI auquel ils avaient droit. Mais là, aucun acharnement, c’était la procédure, sans plus.

    Répondre
  20. Anta
    Anta dit :

    @kopin

    Je voulais dire "séparér" au sens où leur relation était finie, pas au sens où ils ne vivaient plus sous le même toit….Où il n’y avait plus de "sentiment", puisque c’est là la définition d’un couple selon l’employée de la CAF…

    Répondre
  21. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Anta, tu as toujours joui ici d’une grande liberté d’expression, mais tu sais par ailleurs que je ne tolère pas les attaques personnelles. Comme tu l’avais très bien prévu, j’ai trouvé ta remarque blessante et déplacée. J’ai aussi viré dans l’élan l’appréciation personnelle que Swâmi n’a pas manqué te coller en passant.
    L’incident est clos.

    Mais j’ajouterai, pour ta gouverne, que oui, la glaciation des strates sociales commence à produire un effet de caste qui fait que l’on a tendance à hériter de la situation sociale de ses parents. C’est ce qui arrive quand le fameux ascenseur social s’est crashé au sous-sol.

    L’autre jour j’ai zyeuté avec un certain plaisir coupable le film Si j’étais riche, avec le toujours très bon Jean-Pierre Daroussin dans le rôle principal. Bon, petite comédie sociale assez drôle à la morale douteuse, mais plaisant divertissement. Daroussin y incarne un petit commercial en shampooings et laques un peu sur le déclin qui se fait piquer sa femme par son boss, lequel se met à vider ses vieux salariés à tour de bras pour les remplacer par des hordes de jeunes qui ont faim. Tu vois, dans ce métier, pour réussir, faut avoir faim!
    Là-dessus, Daroussin se fait 10 millions d’€ au loto et mène la belle vie en toute discrétion, attendant que sa femme divorce pour ne pas lui refiler un fifrelin de sa bonne fortune. Il va donc avec son chèque de 10 millions à la banque Rotschild qui le reçoit en salon privé avec cigare, puis, il se met à claquer un peu de blé avec une belle constance : resto de luxe tous les soirs, costard Cerutti, Weston aux pieds et une petite cartier au poignet à 12 000€. Pas d’extravagance. Plus une petite Audi TT pour un pote chômeur et la reprise d’une boite concurente de celle de son ex-boss (pas mal sa méthode pour se faire licencier! 😉 ) qu’il subventionne outrageusement afin de piquer des part de marché au sale con qui se tape sa femme.

    Le top, c’est quand il revient à la banque 6 mois plus tard.

    • Bravo, lui annonce le banquier, vous êtes plus riche qu’au début
    • Mais comment c’est possible, avec tout ce que j’ai claqué?
    • Mais nous avons placé votre argent, monsieur. Bon, il est vrai dans de petits placements sûrs, rien d’extravagant ou de risqué, mais vous n’avez que touché à une partie de vos intérêts.
    • Mais alors, ça veut dire que quand on est riche, on ne peut que devenir plus riche?
    • Oui, monsieur. Et ça marche aussi quand on est pauvre… hihihihi!

    Comme je l’écris dans cet article, travailler quand on est mal payé, c’est s’appauvrir immanquablement, alors que d’autres, rien qu’en dormant, peuvent tranquillement valoriser leur patrimoine de 10 SMIC par mois!

    Répondre
  22. Otrynteus
    Otrynteus dit :

    @ Les Marques

    chuis pas sur de ton affirmation, parfois, les élus "spécialisés" et "humains" sont à 10 000 lieux de se douter de la manière dont certaines petites ordures de sous-kapos se conduisent …

    ou ne cherchent pas beaucoup à savoir…les administrations ont bien des défauts mais elles sont extrêmement contrôlés, la moitié du service public servant à contrôler l’autre moitié. A titre d’exemple, l’administration pour laquelle je travaille a eu droit l’an dernier à son audit commandé par le Conseil Général. Ce qui intéressait le CG c’était les sous. Audit comptable. Point. Ils auraient pu commander un audit sur les méthodes de travail. Ben non, juste des experts en pépettes. Comment vous vous démerdez avec les gens on s’en fout, on veut juste savoir si on pourrait pas grapiller quelques sous-sous deci-delà.
    Les administrations ce sont des pyramides : un ordre part d’en haut et se répercute jusqu’en bas avec pour seule méthodologie « démerdez-vous ». Et, je ne veux pas savoir comment vous faîtes au moins je pourrais plaider « responsable mais pas coupable ».
    Et je pourrais continuer indéfiniment avec les « notes de service » « parapluie ouvert » mais sans solution pratique.

    C’est pourquoi je suis d’accord avec toi :

    il y a bien plus grave, c’est le comportement de TOUTE l’institution en tant que machine à culpabiliser …
    et là, les "individus" peuvent juste avoir une distance "brechtienne" avec leur discours … on les sent à l’anpe, chez certains travailleurs sociaux …
    et l’immense majorité se contente de "faire son boulot" comme jadis un papon …

    Je vous renvoie donc à ce que j’écris plus haut, une administration est une machine et comme toute machine on peut s’en servir de bien des manières et comme pour la triste période à laquelle vous faîtes allusion, il y aura toujours plus de collabos que de courageux résistants.

    pendre le dernier patron avec les tripes de la dernière assistante sociale , en virtuel , sur second life, c’est possible ???
    Yep ! les travailleurs sociaux sont des agents assurant le contrôle et la paix sociale. Ils sont issus du croisement improbable entre un flic et un curé. Suffit de le savoir…

    Répondre
  23. areuh
    areuh dit :

    Une machine certes, mais constituée d’êtres humains, avec certains qui le sont bien moins que d’autres. Souvent le cas de gens aigris qui font un travail qu’ils n’aiment pas, ils ont passé plein de concours pour se caser, juste un boulot stable, jusqu’à la retraite.
    Un boulot tranquille, aucune obligation de résultat et la clientèle est tellement fragilisée qu’elle n’a plus la force d’envoyer un "pain" dans la figure, en dernier recours, pour non-respect de la dignité humaine.
    Et quand ça se passe par téléphone…

    Tous ces jobs qui ont contact avec des personnes en détresse devraient suivre une formation dans le genre : "Deux ou trois trucs sur l’empathie". Mais, ce n’est peut-être pas dans leur fonction ? Je ne sais pas, je me renseigne.

    Répondre
  24. areuh
    areuh dit :

    Une machine certes, mais constituée d’êtres humains, avec certains qui le sont bien moins que d’autres. Souvent le cas de gens aigris qui font un travail qu’ils n’aiment pas, ils ont passé plein de concours pour se caser, juste un boulot stable, jusqu’à la retraite.
    Un boulot tranquille, aucune obligation de résultat et la clientèle est tellement fragilisée qu’elle n’a plus la force d’envoyer un "pain" dans la figure, en dernier recours, pour non-respect de la dignité humaine.
    Et quand ça se passe par téléphone…

    Tous ces jobs qui ont contact avec des personnes en détresse devraient suivre une formation dans le genre : "Deux ou trois trucs sur l’empathie". Mais, ce n’est peut-être pas dans leur fonction ? Je ne sais pas, je me renseigne.

    Répondre
  25. chris
    chris dit :

    @agnes

    ton histoire est emblematique de la situation actuelle bien qu’elle soit ancienne en elle meme .

    mais elle amene une question de fond en cette periode electorale , et de lire certains posts me font sourire me rappellant aussi certains travers de chez actuchomage sur "nos amis " du controle social …l’ancien chomeur devenu controleur etc , pas se tromper d’ennemis et tout le toin toin politiquement correct du syndrome suedois et danois .

    tout programme collectiviste contient en lui meme l’infantilisation du controle ,quand ce n’est pas la matraque pour les deviants .

    pas un des programmes des candidats en lices ,a gauche comme a droite ne prend en compte l’individu ,meme pas dans ses droits , on ne parle que de devoirs …mais jamais a etre consideré seulement comme un adulte .

    ayant gouté au miracle danois , vecu en terre mexicaine a l’opposé ……je me pose bien des questions de fonds sur le type de societé sur lequel nous allons .

    je dirais que la situation actuelle est intermediaire …..que tout ces conseillers ANPE ,ces controleurs et acteurs de la nouvelle STASI sociale a la francaise sont en train quelque part de creuser leur tombe .

    quel meilleur predicateur du vote Lepen qu’un conseiller ANPE qui radie ..plus il radie ,plus il creuse !

    ce sont les shadocks de swami !!!

    un ami russe de passage me disait a quel point ,nous etions mur pour la societé qu’il connait chez lui ……qui s’inscrirait encore dans une ANPE chez lui .

    certains revent du coté de chez ACTU ,d’une politique socialiste qui contrerait ces effets la ,je crains fort qu’ils stagneront longtemps dans les stalags de la formation parking quant deja une nouvelle generation de predateurs ,ceux qui ne seront meme pas passées par la case ANPE ….auront fait exploser le travail au noir et un bizness a la russe .

    Segolene ou un autre auront encore augmenter leurs patrimoines personnels ,justifier leurs autopromotions et le pays de plus en plus souterrain ….et l’on sait ce qu’il advient des forces du controle dans ces contexes la ,debordées par la base ,elles s’effritent .

    Répondre
  26. chris
    chris dit :

    @agnes

    ton histoire est emblematique de la situation actuelle bien qu’elle soit ancienne en elle meme .

    mais elle amene une question de fond en cette periode electorale , et de lire certains posts me font sourire me rappellant aussi certains travers de chez actuchomage sur "nos amis " du controle social …l’ancien chomeur devenu controleur etc , pas se tromper d’ennemis et tout le toin toin politiquement correct du syndrome suedois et danois .

    tout programme collectiviste contient en lui meme l’infantilisation du controle ,quand ce n’est pas la matraque pour les deviants .

    pas un des programmes des candidats en lices ,a gauche comme a droite ne prend en compte l’individu ,meme pas dans ses droits , on ne parle que de devoirs …mais jamais a etre consideré seulement comme un adulte .

    ayant gouté au miracle danois , vecu en terre mexicaine a l’opposé ……je me pose bien des questions de fonds sur le type de societé sur lequel nous allons .

    je dirais que la situation actuelle est intermediaire …..que tout ces conseillers ANPE ,ces controleurs et acteurs de la nouvelle STASI sociale a la francaise sont en train quelque part de creuser leur tombe .

    quel meilleur predicateur du vote Lepen qu’un conseiller ANPE qui radie ..plus il radie ,plus il creuse !

    ce sont les shadocks de swami !!!

    un ami russe de passage me disait a quel point ,nous etions mur pour la societé qu’il connait chez lui ……qui s’inscrirait encore dans une ANPE chez lui .

    certains revent du coté de chez ACTU ,d’une politique socialiste qui contrerait ces effets la ,je crains fort qu’ils stagneront longtemps dans les stalags de la formation parking quant deja une nouvelle generation de predateurs ,ceux qui ne seront meme pas passées par la case ANPE ….auront fait exploser le travail au noir et un bizness a la russe .

    Segolene ou un autre auront encore augmenter leurs patrimoines personnels ,justifier leurs autopromotions et le pays de plus en plus souterrain ….et l’on sait ce qu’il advient des forces du controle dans ces contexes la ,debordées par la base ,elles s’effritent .

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  27. les marques
    les marques dit :

    @ Otrynteus …
    la pyramide est controlée, non par des élus, ces irresponsables qui passent, mais par une noria de "sous-énarques" , dont ils ont une bonne part de la programmation d’experts comptables …
    qui détient le pouvoir réel, au sein de l’administration, qu’elle soit d’état ou locale ??? c’est la bonne question qu’il faudra s’être posé avant d’accéder au pouvoir … et de ce coté là, la réponse risque d’en terrrifier plus d’un … mais il faudra pas faire réaliser l’audit par "l’un d’entre eux" l’un de ces résidus de bidet d’école de commerce …

    Répondre
  28. Otrynteus
    Otrynteus dit :

    @Swâmi et MC
    Ce genre de "contrôle" intrusif au plus immonde point dans la vie privée mérite bien d’être noté 4 sacs à vomi, hein… Il faut croire que la pauvreté te prive aussi du droit élémentaire à ce qu’on ne vienne pas chez toi compter les brosses à dents et renifler les tâches de sperme dans tes draps…

    D’accord et en plus ils sont totalement innefficaces, faut pas confondre "pauvre" et "con" et contre productif si on prend par exemple l’Allocation Parent Isolé qui condamne la personne à rester Isolée. A force de contrôler qu’il n’y a pas un amant caché dans le placard, il n’y en a plus beaucoup qui se bousculent au portillon…

    Répondre
  29. Otrynteus
    Otrynteus dit :

    @Swâmi et MC
    Ce genre de "contrôle" intrusif au plus immonde point dans la vie privée mérite bien d’être noté 4 sacs à vomi, hein… Il faut croire que la pauvreté te prive aussi du droit élémentaire à ce qu’on ne vienne pas chez toi compter les brosses à dents et renifler les tâches de sperme dans tes draps…

    D’accord et en plus ils sont totalement innefficaces, faut pas confondre "pauvre" et "con" et contre productif si on prend par exemple l’Allocation Parent Isolé qui condamne la personne à rester Isolée. A force de contrôler qu’il n’y a pas un amant caché dans le placard, il n’y en a plus beaucoup qui se bousculent au portillon…

    Répondre
  30. Shan
    Shan dit :

    Dans le temps, j’ai été RMIste. Peu de temps : j’ai eu beaucoup de chance. Trop pour trouver indécent de me plaindre.

    PAr contre, j’ai retenu une leçon de cette période, et une seule, que j’ai transformé en promesse : désormais, toute ma vie, je consacrerai toute mon énergie à la destruction de ces bureaucraties merdasses, qu’elles soient d’état, de la CAF, du conseil de mon général, du palais régional qu’importe.

    Désormais, je suis ultra-libéral et j’en suis fier : par haine pure, et encore non-éteinte… douze ans après. Militant de tous les instants, ne ratant jamais une occasion de casser ces connards de stratifs merdeux.

    Le souvenir de ces immondes grognasses putoises, vicieuses, bien enfermées dans le petit confort de leurs certitudes étriquées me réveille encore, parfois. Et la haine, c’est ce qui aide à supporter cela.

    Répondre
  31. jan
    jan dit :

    Fonctionnaire avec un salaire correct sans plus (1200€ amputé d’ une PA de 300€), j’ ai quitté ma région d’ origine pour me rapprocher de ma compagne . J’ ai obtenu un poste à 50km de son domicile mais bien desservi par le TER : bingo, nous décidons de vivre ensemble … et là les emmerdes commencent .
    Ma compagne, schizophrène, bénéfice de l’ AAH qui est géré par une tutrice . Prenant en compte mes revenus, la COTOREP réduit à une portion congrue (80€) l’ AAH, parallèlement la CAF additionnant nos revenus nous réduit l’ allocation logement à peau de chagrin se basant sur nos déclarations fiscales séparées : pour la CAF et la COTOREP nous sommes un couple, pas pour le fisc ! Nous avons survécu deux ans avec 1000€ de revenu pour 400€ de loyer pour finir par nous séparer, succombant aux pressions de la tutrice .
    Depuis je vis près de mon boulot, ma compagne a retrouvé des revenus presque décents, elle passe quelques jour par semaines chez moi et moi quelques WE chez elle … Happy End ?
    La CAF a à plusieurs reprises contrôlé le domicile de ma compagne pour vérifié que je n’ y était plus alors qu’ elle me verse une (petite) allocation logement pour mon nouveau domicile !
    Pire, la tutrice menace de nous dénoncer à notre bailleur commun (l’ OPAC du département)
    arguant que nous ne pouvons bénéficier d’ une résidence principale et d’ une résidence secondaire (sic!) chez un bailleur social …
    De quel droit ces gens peuvent-il sonder vos sentiments et fouiller dans vos culottes comme ça ?

    Répondre
  32. chris
    chris dit :

    j’ai adoré ce film aussi , petite fable un peu lourde mais realiste quand meme sur le fond .

    et puis quand meme un VRP en Cerruti ,ca vend mieux ,meme un Darroussin demontre ca bien !

    je re-interviens pour SHAN ,ce qu’il vient d’ecrire est exemplaire du travail realisé par le controle social ….je connais bien sa rage ,je l’ai ressenti a plusieurs etapes de ma vie ..j’ai meme bien failli basculer predateur direct a cet effet puis j’ai canaliser plus efficacement !

    la difference ,c’est que j’etais un marginal a l’epoque ,aujourd ‘hui les shadocks pompent tellement bien qu’ils fabriquent des SHAN par millions ……cherchez l’erreur dans l’autodestruction Marxienne du systeme !

    c’est darwinien , ces futures victimes qui fabriquent avec zele leurs futurs predateurs !

    la haine est un moteur autrement plus redoutable que la compassion et j’en comprends d’autant mieux SHAN …mais a l’echelle d’un pays ,ca peut devenir devastateur …quand les hutus se mirent a detester les tutsis ,alors plus rien n’arreta cet enfer la ;

    Répondre
  33. chris
    chris dit :

    j’ai adoré ce film aussi , petite fable un peu lourde mais realiste quand meme sur le fond .

    et puis quand meme un VRP en Cerruti ,ca vend mieux ,meme un Darroussin demontre ca bien !

    je re-interviens pour SHAN ,ce qu’il vient d’ecrire est exemplaire du travail realisé par le controle social ….je connais bien sa rage ,je l’ai ressenti a plusieurs etapes de ma vie ..j’ai meme bien failli basculer predateur direct a cet effet puis j’ai canaliser plus efficacement !

    la difference ,c’est que j’etais un marginal a l’epoque ,aujourd ‘hui les shadocks pompent tellement bien qu’ils fabriquent des SHAN par millions ……cherchez l’erreur dans l’autodestruction Marxienne du systeme !

    c’est darwinien , ces futures victimes qui fabriquent avec zele leurs futurs predateurs !

    la haine est un moteur autrement plus redoutable que la compassion et j’en comprends d’autant mieux SHAN …mais a l’echelle d’un pays ,ca peut devenir devastateur …quand les hutus se mirent a detester les tutsis ,alors plus rien n’arreta cet enfer la ;

    Répondre
  34. Gros Fugu
    Gros Fugu dit :

    C’est dur à lire, ça. Ca fait partie de ce qu’on pas toujours envie de lire dans la vie quotidienne.

    Mais le lire le jour où on perd son boulot, c’est pas terrible non plus. C’est con, mais j’ai un peu la boule dans la gorge, là.

    Enfin. Ne paniquons pas.

    Répondre
  35. Gros Fugu
    Gros Fugu dit :

    C’est dur à lire, ça. Ca fait partie de ce qu’on pas toujours envie de lire dans la vie quotidienne.

    Mais le lire le jour où on perd son boulot, c’est pas terrible non plus. C’est con, mais j’ai un peu la boule dans la gorge, là.

    Enfin. Ne paniquons pas.

    Répondre
  36. Amazone
    Amazone dit :

    @Shan
    Es-tu sûr que ton expérience de la dèche t’a vraiment grandi ? Que ta stratégie défensive t’a mené aux bonnes conclusions ?

    Répondre
  37. Amazone
    Amazone dit :

    @Shan
    Es-tu sûr que ton expérience de la dèche t’a vraiment grandi ? Que ta stratégie défensive t’a mené aux bonnes conclusions ?

    Répondre
  38. Steph. K
    Steph. K dit :

    J’ai aussi eu droit à la visite d’un controlleur de la CAF. Ma copine de l’époque était là mais il a était sympa, il ne nous a rien dit sur le coup mais il n’y a jamais eu de suite. Faut dire que ça ne sentait pas le luxe chez nous et que je lui avait demandé comment on pouvait sans sortir dans notre situation.

    Répondre
  39. Steph. K
    Steph. K dit :

    J’ai aussi eu droit à la visite d’un controlleur de la CAF. Ma copine de l’époque était là mais il a était sympa, il ne nous a rien dit sur le coup mais il n’y a jamais eu de suite. Faut dire que ça ne sentait pas le luxe chez nous et que je lui avait demandé comment on pouvait sans sortir dans notre situation.

    Répondre
  40. Swâmi Petaramesh
    Swâmi Petaramesh dit :

    @Agnès (#27#c523587) : J’admire au plus haut point ton ouverture et ton esprit de pédagogie, comme toujours, mais il me semble qu’il y a des personnes avec qui toute pédagogie est inutile – au point où elles se trouvent actuellement – et des relents nauséabonds qui ne méritent, vis-à-vis de ceux qui les profèrent, qu’une exclusion immédiate et définitive qui tient du cordon sanitaire.

    Je ne reprendrai pas le détail des propos d’Anta tout-à-l’heure, mais ils constituaient (selon moi) le type d’attaque le plus blessant que l’on puisse adresser à une personne, en visant également ses proches. Cette attaque était proprement immonde, et de surcroît, elle était parfaitement gratuite. Cela me suffit pour me faire une opinion du personnage – opinion que j’avais déjà, mais pas à ce point-là…

    De ce fait, je ne retire pas un mot du qualificatif que j’ai attribué à l’auteur de ce relent d’égoût, qualificatif que tu as jugé préférable de supprimer parallèlement à sa cause – ce qui est ton droit, tu es chez toi et y es seule juge de ce que tu juges admissible ou inadmissible dans ton fil de commentaires. Je donne juste mon humble avis.

    @Shan (#26) : La haine est une terrible chose, uniquement destructrice. Hélas, ta réaction est courante, mais il faut y réfléchir un instant : En situation de besoin, tu aurais sans doute voulu trouver autour de toi une solidarité t’aidant à traverser – et à sortir de – ce moment difficile. Tu sembles n’avoir touvé (a contrario) qu’une bureaucratie lourde et oppressive, le contraire d’une solidarité, une fausse solidarité : une solidarité d’apparence qui n’est en réalité que harcèlement.

    Et quelle est ta réaction face à cela ? En bonne logique, on pourrait penser que tu militerais pour une société qui soit réellement solidaire, et au lieu de ça, tu te définis comme "ultra-libéral », c’est-à-dire comme partisan d’une société n’ayant pas de solidarité du tout : Que les riches fassent ce qu’ils veulent, que les pauvres crèvent, définition de l’ultra-libéralisme.

    Mis devant la souffrance que t’a occasionné le fait de devoir subir une "fausse solidarité", au lieu de vouloir chasser le terme "fausse" de l’équation, tu choisis de chasser le terme "solidarité". De chasser la totalité de l’équation en fait.

    Tu parles de ta haine pure et non encore éteinte. Ce que l’on peut en lire, c’est que cette période de ta vie t’a blessé en endommagé, et que tu n’en es pas encore guéri. Je te souhaite d’en guérir le plus vite et le mieux possible, et il est probable que tu auras alors une autre vision des choses.

    Les gens blessés sont dangereux, surtout quand cette blessure les emplit de haine réactionnelle, comme tu dis que c’est ton cas. Parce que cette haine finit toujours par retomber sur quelqu’un, et pratiquement toujours sur quelqu’un qui n’a rien à voir avec sa cause.

    La veille pie-grièche qui a harcelé Agnès, qui haïssait-elle ? Qui l’avait blessée ? L’histoire ne le dira jamais, mais on peut être sûr qu’elle avait une revanche à prendre sur l’existence, et qu’elle a fait payer l’addition de ses propres blessures et frustrations à une foule de gens qui n’y étaient pour rien.

    Rien de bon ne peut ressortir de la haine. Selement des remarques à la Anta. Ou pire.

    Je vis actuellement une situation également difficile, et, comme je ne suis pas un saint, il m’arrive aussi de succomber un instant au réflexe de la haine. Mais je tâche toujours de me rappeler à quel point celle-ci est nocive, et de plutôt la transformer en une saine révolte. Ne pas se laisser aveugler par la haine, ne jamais se tromper d’ennemi, identifier les causes réelles, éviter de taper sur le lampiste, ne pas laisser le système dresser les victimes contres d’autres victimes, ne pas être dupes…

    @Chris (#29) : la haine est un moteur autrement plus redoutable que la compassion

    Redoutable dans le sens de dangereux, certainement. Mais laisse parler la haine est pure pulsion de mort. Elle est très efficace dans la destruction, mais il n’en sortira jamais… autre chose que la destruction.

    Amazone (#31) pose les bonnes questions (coucou toi 😉

    En tout cas, lire ce billet et ses commentaires m’apprend une chose : Je n’aurais jamais pensé que la CAF avait des contrôleurs se livrant à ce genre de viol de l’intimité. Et de quel droit d’ailleurs peuvent-ils accomplir ce qui s’apparente à une véritable perquisition ? Est-on en devoir de les laisser entrer s’ils ne sont pas accompagnés d’un commissaire de police muni d’une commission rogatoire d’un juge ? Que se passe-t-il si on les envoie chier ? Je m’interroge…

    Répondre
  41. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    A Vincent et Anta : et ce sont ceux-là qui assènent à longueur de journée qu’il faut travailler plus pour gagner plus.

    Sinon, pour faire simple : d’un côté on a ceux qui ont du capital et ne font rien et se retrouvent avec une plus value de 138% sur 9 ans alors que dans le même temps, la création de richesses globale, à raison de 2% par an, n’a cru que de 19,51% sur 9 ans… D’où vient la différence de fric?

    Répondre
  42. vicnent
    vicnent dit :

    "Comme je l’écris dans cet article, travailler quand on est mal payé, c’est s’appauvrir immanquablement, alors que d’autres, rien qu’en dormant, peuvent tranquillement valoriser leur patrimoine de 10 SMIC par mois!"

    et ?

    Répondre
  43. Anta
    Anta dit :

    et alors salaud de riche! Bien évidemment…C’est vrai ca, comme moi je ne vis que difficilement avec le RMI que l’Etat accepte bien de m’octroyer, je ne vois pas pourquoi d’autres auraient le droit de bien vivre.

    Répondre
  44. Anta
    Anta dit :

    et alors salaud de riche! Bien évidemment…C’est vrai ca, comme moi je ne vis que difficilement avec le RMI que l’Etat accepte bien de m’octroyer, je ne vois pas pourquoi d’autres auraient le droit de bien vivre.

    Répondre
  45. mc
    mc dit :

    A la décharge des AS en général peu d’entre elles poussent le zèle aussi loin. Ayant travaillé auprès de crèches, on voyait souvent des couples réputés séparés qui manifestement vivaient sous le même toit.

    Mais on voyait aussi à quel point ces menaces de contrôle pourrissaient leur vie de couple et de parents: comment raconter la soirée, la nuit et le petit dej d’un bébé si on est pas censé avoir dormi chez sa mère? comment parler des relations d’un bébé avec son père en cachant comme une honte qu’il le voit tous les jours?

    Agacé par ces cachotteries cousues de fil blanc, le personnel n’était pas toujours aussi respectueux des parents que le bien de l’enfant l’aurait demandé.

    C’est toute une ambiance…

    Je me souviens même d’une malheureuse mère qui essayait en vain de rompre avec un conjoint violent. Lequel débarquait en général au bon moment pour repartir avec son API. Le contrôle de la CAF ayant évidemment trouvé des traces de son passage, c’est à lui, qui s’en foutait bien, qu’il était enjoint de prouver qu’il habitait ailleurs. L’AS n’y était pour rien et encore moins celle qui était chargée de la tutelle aux prestations, qui n’avait plur rien à tuteller et devait quand même bien permettre à cette nana de nourrir ses enfants!

    Tout ce joli système, que ce soit ou non calculé, participe quand même bien à persuader les pauvres de ne pas trop la ramener et de raser les murs. Des pauvres honteux, c’est plus facile à gérer que des pauvres fiers.

    Répondre
  46. mc
    mc dit :

    A la décharge des AS en général peu d’entre elles poussent le zèle aussi loin. Ayant travaillé auprès de crèches, on voyait souvent des couples réputés séparés qui manifestement vivaient sous le même toit.

    Mais on voyait aussi à quel point ces menaces de contrôle pourrissaient leur vie de couple et de parents: comment raconter la soirée, la nuit et le petit dej d’un bébé si on est pas censé avoir dormi chez sa mère? comment parler des relations d’un bébé avec son père en cachant comme une honte qu’il le voit tous les jours?

    Agacé par ces cachotteries cousues de fil blanc, le personnel n’était pas toujours aussi respectueux des parents que le bien de l’enfant l’aurait demandé.

    C’est toute une ambiance…

    Je me souviens même d’une malheureuse mère qui essayait en vain de rompre avec un conjoint violent. Lequel débarquait en général au bon moment pour repartir avec son API. Le contrôle de la CAF ayant évidemment trouvé des traces de son passage, c’est à lui, qui s’en foutait bien, qu’il était enjoint de prouver qu’il habitait ailleurs. L’AS n’y était pour rien et encore moins celle qui était chargée de la tutelle aux prestations, qui n’avait plur rien à tuteller et devait quand même bien permettre à cette nana de nourrir ses enfants!

    Tout ce joli système, que ce soit ou non calculé, participe quand même bien à persuader les pauvres de ne pas trop la ramener et de raser les murs. Des pauvres honteux, c’est plus facile à gérer que des pauvres fiers.

    Répondre
  47. Lucien
    Lucien dit :

    Comme quoi, la réalité dépasse souvent la fiction… faut pas croire ce qu’on voit à la télé, se qu’on entend à la radio ou se qu’on lit dans la presse.

    Répondre
  48. arya
    arya dit :

    Sniff… Trop beau la conclusion. J’ai eu aussi de la colère et du dégoût en lisant tout ça, mais ce que j’en retiens, c’est tout de même que vous vous en êtes sortis, et que pour ça, il faut un sacré courage… Chapeau!
    Pour les partisans du libéralisme comme remède à ce genre de situations, peut-être devraient-ils se demander qu’est ce qui crée, à la base, ces gens dans le besoin qui doivent demander de l’aide? Hmmm? Si vous répondez "c’est parce que c’est tous des fainéants", vous avez tout faux. En revanche, la réponse "le système dans lequel on vit" serait plus pertinente…
    Mais bon, une chose est sûre: quel que soit le type de société, il y aura toujours des cons, des sadiques et des profiteurs qui ne perdent pas une occasion d’abuser de leur pouvoir…

    Répondre
  49. gallier2
    gallier2 dit :

    A propos de l’argent qui rapporte des intérêts.

    Sur un forum allemand nous avons une fois calculé, en tenant compte de l’inflation, de la croissance économique, du taux d’intérêt directeur, que si on possédait environ 400.000€, les intérêts engendrés par cette somme d’argent dépassaient la perte de valeur avec le temps.
    En fait, la perte en usure (il faut nommer les choses par leur nom) de ceux qui ont moins que cette somme est transmise automatiquement à ceux qui sont au-dessus, enrichissant inexorablement les riches et appauvrissant tout aussi inexorablement les pauvres, ceci jusqu’à la prochaine crise monétaire généralisée.

    Répondre
  50. gallier2
    gallier2 dit :

    A propos de l’argent qui rapporte des intérêts.

    Sur un forum allemand nous avons une fois calculé, en tenant compte de l’inflation, de la croissance économique, du taux d’intérêt directeur, que si on possédait environ 400.000€, les intérêts engendrés par cette somme d’argent dépassaient la perte de valeur avec le temps.
    En fait, la perte en usure (il faut nommer les choses par leur nom) de ceux qui ont moins que cette somme est transmise automatiquement à ceux qui sont au-dessus, enrichissant inexorablement les riches et appauvrissant tout aussi inexorablement les pauvres, ceci jusqu’à la prochaine crise monétaire généralisée.

    Répondre
  51. Anta
    Anta dit :

    Hmmmm, je serais très intéressé pour admirer votre savant calcul gallier2 (même si je ne parle pas allemand). Si je ne m’abuse, la "perte de valeur" de l’argent équivaut à l’inflation. Donc, soit on profite d’un taux d’intérêt rémunérateur supérieur à l’inflation, et là on gagne de l’argent (en pouvoir d’achat), soit on a un taux d’intérêt inférieur à l’inflation, et là on en perd. Et ceci, n’a aucun lien (direct) avec le montant placé…

    Répondre
  52. Sam
    Sam dit :

    Bonjour,
    encore une histoire à rendre enragé et à donner des idées de meurtre. J’ai beau en avoir rencontré, notamment à l’école et à l’armée (mais il paraît qu’il y en a aussi à l’hôpital, dans la police, dans les hospices, etc.), je suis toujours surpris par le sadisme qui anime certains de nos semblables, et encore plus lorsque leur fonction serait a priori d’aider les autres.

    Répondre
  53. Sam
    Sam dit :

    Bonjour,
    encore une histoire à rendre enragé et à donner des idées de meurtre. J’ai beau en avoir rencontré, notamment à l’école et à l’armée (mais il paraît qu’il y en a aussi à l’hôpital, dans la police, dans les hospices, etc.), je suis toujours surpris par le sadisme qui anime certains de nos semblables, et encore plus lorsque leur fonction serait a priori d’aider les autres.

    Répondre
  54. Fred., de L.
    Fred., de L. dit :

    @Otrynteus :
    Depuis 2004, les départements doivent financer sur leurs recettes le RMI, alors qu’auparavant, c’était l’Etat qui. C’est la décentralisation en action. Je ne me souvenais plus de quand et de comment, et j’ai retrouvé une référence de la chose ici.
    Maintenant que les départements doivent financer selon leurs ressources, si les ressources nécessaires ne sont pas au rendez-vous chez eux, ils ne peuvent pas compter sur l’Etat pour équilibrer…

    Répondre
  55. Shan
    Shan dit :

    Amazone: honnêtement, je ne saurais dire. Bien que j’aurais honte de me plaindre de mon sort, je ne suis pas certain d’avoir retrouvé la dignité que j’ai regardé se faire massacrer sans même avoir la possibilité de réagir, trop dépendant que j’étais du bon vouloir de ces grognards-et-grognasses de bureaucrates.

    Peut-être dois-je juste préciser avoir perdu au passage l’amour d’une compagne. Il est des choses comme ça qui ne se réparent jamais réellement une fois brisées. On s’en accomode comme on peut.

    Répondre
  56. Swâmi Petaramesh
    Swâmi Petaramesh dit :

    Shan : je ne suis pas certain d’avoir retrouvé la dignité que j’ai regardé se faire massacrer sans même avoir la possibilité de réagir

    La dignité est intérieure, elle est également le produit de ce que tu fais, en aucun cas de ce qu’on te fait. Nul autre que toi ne peut porter atteinte à ta dignité.

    La vieille pie qu’Agnès décrit dans son article, elle, a perdu toute dignité par son attitude et ses paroles.

    Répondre
  57. chris
    chris dit :

    un peu de poesie pour repondre a Swami ,a Shan et Amazone :

    derriere la glace du regard , l’enfant blessé qui s’interroge sur la cruauté du monde ,cette separation fractionnelle avec l’humanité ……

    il y a ceux qui provoquent les guerres ,les bueaucrates ,ceux qui doivent les faire ,qui sont ceux qui doivent vivre avec apres et les blessures de l’ame ne cicatrisent jamais vraiment ….et ce n’est malheureusement pas qu’un probleme de liberalisme ou collectivisme !

    Répondre
  58. chris
    chris dit :

    d’ailleurs ,il fait toujours bon trainer chez le Monolecte ,pour preuve ,pendant qu’on discutaille ..les affaires continuent pour les victimes du ZOzial controll !

    http://www.hns-info.net/article.php

    ici ,meme en lien !!!!

    je lis les tourments de cette famille de ma ville et je ne peux m’enpecher de penser que l’horrible controleur du travail est probablement syndiqué ,socialiste parfait qui pense oeuvrer pour le bien commun en depistant le fraudeur liberal .

    a force d’ecouter le camarade Besancenot ,que j’aime bien au demeurant a contrario de certains de ses militants …..ce mec est sans doute persuadé de depister du capitaliste fraudeur .

    alors que la gauche "raisonnable " essaie de trouver des excuses a la gauche du controle ,d’autres ,les djeuns coté banlieue ne s’ y sont pas trompes eux sur le vrai visage de l’ennemi .

    pendant ce temps ,tony Blair ,un homme de gauche ami du parti socialiste francais est en passe d’humilier ses chomeurs comme jamais …pendant qu’ici d’autres croient en Segolene .

    ca va devenir une notion de droite ou de gauche ,la dignité ?

    Répondre
  59. chris
    chris dit :

    d’ailleurs ,il fait toujours bon trainer chez le Monolecte ,pour preuve ,pendant qu’on discutaille ..les affaires continuent pour les victimes du ZOzial controll !

    http://www.hns-info.net/article.php

    ici ,meme en lien !!!!

    je lis les tourments de cette famille de ma ville et je ne peux m’enpecher de penser que l’horrible controleur du travail est probablement syndiqué ,socialiste parfait qui pense oeuvrer pour le bien commun en depistant le fraudeur liberal .

    a force d’ecouter le camarade Besancenot ,que j’aime bien au demeurant a contrario de certains de ses militants …..ce mec est sans doute persuadé de depister du capitaliste fraudeur .

    alors que la gauche "raisonnable " essaie de trouver des excuses a la gauche du controle ,d’autres ,les djeuns coté banlieue ne s’ y sont pas trompes eux sur le vrai visage de l’ennemi .

    pendant ce temps ,tony Blair ,un homme de gauche ami du parti socialiste francais est en passe d’humilier ses chomeurs comme jamais …pendant qu’ici d’autres croient en Segolene .

    ca va devenir une notion de droite ou de gauche ,la dignité ?

    Répondre
  60. mc
    mc dit :

    A partir du moment où on doit compenser les effets de l’ultra-libéralisme en faisant l’aumône à ses victimes, il faut bien que quelque chose dissuade le maximum de gens de se laisser aller.
    Ce sont les humiliations imposées à ceux qui ont besoin de cette aumône qui jouent ce rôle dissuasif.
    C’est une des raisons pour lesquelles les plus pauvres sont ceux qui jugent le plus durement les "feignants": c’est leur garde-fou, leur épouvantail, ce qui leur maintient la tête hors de l’eau.

    C’est là que Shan fait une faute logique majeure. La charité sociale et la volonté d’humilier les pauvres font partie intégrante du système libéral. En fait, il se jette à l’eau pour échapper à la pluie.

    La sensation d’avoir perdu sa dignité (sensation fausse puisque c’est le système ou la personne qui t’écrase qui est indigne) est simplement liée au sentiment d’impuissance, quand la force prime le droit.

    La seule vraie parade est collective. Retour du sentiment de dignité grâce à la solidarité.

    Répondre
  61. mc
    mc dit :

    A partir du moment où on doit compenser les effets de l’ultra-libéralisme en faisant l’aumône à ses victimes, il faut bien que quelque chose dissuade le maximum de gens de se laisser aller.
    Ce sont les humiliations imposées à ceux qui ont besoin de cette aumône qui jouent ce rôle dissuasif.
    C’est une des raisons pour lesquelles les plus pauvres sont ceux qui jugent le plus durement les "feignants": c’est leur garde-fou, leur épouvantail, ce qui leur maintient la tête hors de l’eau.

    C’est là que Shan fait une faute logique majeure. La charité sociale et la volonté d’humilier les pauvres font partie intégrante du système libéral. En fait, il se jette à l’eau pour échapper à la pluie.

    La sensation d’avoir perdu sa dignité (sensation fausse puisque c’est le système ou la personne qui t’écrase qui est indigne) est simplement liée au sentiment d’impuissance, quand la force prime le droit.

    La seule vraie parade est collective. Retour du sentiment de dignité grâce à la solidarité.

    Répondre
  62. mc
    mc dit :

    @ Amazone
    "que se passe-t-il si on les envoie chier? "
    Ben, tu touches pas ton RMI, c’est tout.
    C’est ça qu’elle dit, la salope "moi j’ai l’argent": c’est pas de sa paie qu’elle parle c’est de son moyen de chantage.

    Ceci dit, ya des gens qui renoncent à ces alloc pourries parce que l’humiliation dans laquelle ça les met leur est insupportable. Ils sont nombreux, les sdf qui ne touchent pas le RMI alors qu’ils y ont droit. On peut croire que c’est par négligence, mais si on creuse…

    Répondre
  63. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Oui, mc a bien résumé le levier de l’affaire. Il y a des personnes dans l’administration qui finissent par s’apercevoir que leur gestion des dossiers des gens dans la mouise leur donne un pouvoir pratiquement de vie et de mort : c’est moi qui décide qui bouffe et qui bouffe pas.
    Mais ce que je crois important de préciser, c’est qu’il n’est pas possible de jouer à Dieu si l’organisation autour de vous ne s’y prête pas.
    Elle peut jouer à Dieu parce que le mot d’ordre est d’économiser à tout prix, parce que les dossiers sont validés au final par un seul agent, pas par une sorte de collège chargé de s’assurer de la régularité des décisions, parce qu’on a obscurci les critères de tri des nécessiteux au point de les rendre totalement cabalistiques, parce que l’on brode sur l’air du cas par cas alors qu’il ne devrait y avoir que l’égalité de traitement républicaine, parce que la hiérarchie a parfaitement intériorisé le culte du résultat, parce qu’on ne devrait jamais, jamais tenter de gérer une administration comme une entreprise.
    Elle peut jouer à Dieu aussi parce qu’elle sait que les crevards sont stigmatisés continuellement, partout, à tous les étages, jusque dans leurs propres familles. Parce qu’un miséreux qui hurle à l’injustice, il rencontrera beaucoup d’indifférence au mieux, voire du mépris : au lieu de te plaindre, tu ferais mieux de te bouger le cul et d’aller trouver ta thune tout seul!

    Elle peut jouer à Dieu parce que la société entière, finalement, l’y encourage…

    Répondre
  64. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Oui, mc a bien résumé le levier de l’affaire. Il y a des personnes dans l’administration qui finissent par s’apercevoir que leur gestion des dossiers des gens dans la mouise leur donne un pouvoir pratiquement de vie et de mort : c’est moi qui décide qui bouffe et qui bouffe pas.
    Mais ce que je crois important de préciser, c’est qu’il n’est pas possible de jouer à Dieu si l’organisation autour de vous ne s’y prête pas.
    Elle peut jouer à Dieu parce que le mot d’ordre est d’économiser à tout prix, parce que les dossiers sont validés au final par un seul agent, pas par une sorte de collège chargé de s’assurer de la régularité des décisions, parce qu’on a obscurci les critères de tri des nécessiteux au point de les rendre totalement cabalistiques, parce que l’on brode sur l’air du cas par cas alors qu’il ne devrait y avoir que l’égalité de traitement républicaine, parce que la hiérarchie a parfaitement intériorisé le culte du résultat, parce qu’on ne devrait jamais, jamais tenter de gérer une administration comme une entreprise.
    Elle peut jouer à Dieu aussi parce qu’elle sait que les crevards sont stigmatisés continuellement, partout, à tous les étages, jusque dans leurs propres familles. Parce qu’un miséreux qui hurle à l’injustice, il rencontrera beaucoup d’indifférence au mieux, voire du mépris : au lieu de te plaindre, tu ferais mieux de te bouger le cul et d’aller trouver ta thune tout seul!

    Elle peut jouer à Dieu parce que la société entière, finalement, l’y encourage…

    Répondre
  65. Aa
    Aa dit :

    Tiens je sais pas pourquoi mais ca me rappelle une vieille histoire avec une personne qui avait eu 3 fois sa voiture brûlée, c’était dans un pays étranger. Rassurons-nous.

    Cette chose inhumaine risque à un moment ou à un autre d’avoir à faire face à ses responsabilités. Mais les frustrés sont présents un peu partout.

    Répondre
  66. Aa
    Aa dit :

    Tiens je sais pas pourquoi mais ca me rappelle une vieille histoire avec une personne qui avait eu 3 fois sa voiture brûlée, c’était dans un pays étranger. Rassurons-nous.

    Cette chose inhumaine risque à un moment ou à un autre d’avoir à faire face à ses responsabilités. Mais les frustrés sont présents un peu partout.

    Répondre
  67. Aa
    Aa dit :

    Je me pose une question ces vérifications de la caf dans un domicile privé, respecte-t-elle les conventions internationales signées par la France ?
    Je vais demander a Eolas pe etre qu’il aura le temps.

    Répondre
  68. Lory Calque
    Lory Calque dit :

    Oui mais ta vieille, elle est le dernier maillon. Au dessus, il y a toujours UN chef de bureau d’une grande dignité avec droit de cuissage sur les plus jeunes.

    Une femme a toujours moins de pouvoir qu’un homme, y compris pour faire le mal.

    Répondre
  69. Ubu
    Ubu dit :

    Ne vous inquiétez pas : au fur et à mesure que le filet social de l’Etat est détruit (pardon : modernisé et réformé), il est avantageusement remplacé par le plancher pénal sur lequel les pauvres peuvent venir s’écraser. Ca leur apprendra à être responsables, à ces feignasses ! Sans compter qu’en prison, ils seront nourris, blanchis, logés… (Cf. les prisons de la misère, de L. Wacquant). De quoi se plaint le peuple ?

    /ironie off : les quelques témoignages présents ici me dépriment profondément. Le darwinisme social a finalement de beaux jours devant lui et j’ai la honte de vivre dans une société où la condition nécessaire à la solidarité est l’humiliation.

    Répondre
  70. Swâmi Petaramesh
    Swâmi Petaramesh dit :

    @Lory Calque (#56) : Au dessus, il y a toujours UN chef de bureau d’une grande dignité avec droit de cuissage…

    Bien sûr bien sûr… A moins de remplacer le "toujours" par "parfois", le délire paranoïaque Lorycalquien continue.

    Scoop du jour : Laurence Parisot, Margaret Thatcher, Michèle Alliot-Marie, Angela Merkel, Ségolène Royal et Marine Le Pen sont des hommes…

    Répondre
  71. Swâmi Petaramesh
    Swâmi Petaramesh dit :

    @Lory Calque (#56) : Au dessus, il y a toujours UN chef de bureau d’une grande dignité avec droit de cuissage…

    Bien sûr bien sûr… A moins de remplacer le "toujours" par "parfois", le délire paranoïaque Lorycalquien continue.

    Scoop du jour : Laurence Parisot, Margaret Thatcher, Michèle Alliot-Marie, Angela Merkel, Ségolène Royal et Marine Le Pen sont des hommes…

    Répondre
  72. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Merci, Bernard. Mais au final, je me suis faite totalement rabotée par le système. Parce qu’à ce jeu-là, les plus faibles n’ont plus aucune chance de gagner.

    Sinon, la criminalisation de la pauvreté bat son plein et pas la peine de chercher la moindre once d’empathie chez nos chers concitoyens, même les plus jeunes, comme en témoigne mon ami Swâmi. Et le RMIste qui a choppé un mois de prison pour un sandwich à 1,09€ a du apprécier l’auto-amnistie de Balkani qui s’est goinfré pour 4 vies de sandwiches pourris!

    Répondre
  73. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    @ Bernard : Mouaif! Rebelle de salon, oui (je parle pour moi, pas pour les autres!)
    Lundi, j’étais invitée à la Larzac Party, mais voilà, me taper 1000 bornes au débotté pour peut-être me retrouver dans un mouvement de foule à l’arrivée, c’est typiquement le genre de truc qui ne me fait pas envie du tout. Brûler 50 litres de carburant pour me donner l’impression d’être importante ne me semble pas très raisonnable et rien ne me tétanise plus que le barnum.
    De toute manière, il y avait déjà de la bonne plume sur place avec quelques membres du Monde Citoyen qui savent que le journalisme ne consiste pas à prendre 3 clichés bateaux pour le journal de Pernaud et à se tirer en courant dès que l’on décide de parler des choses sérieuses.

    Autrement dit, après l’invite, il m’a fallu quand même un petit moment pour dégonfler du ciboulot et me remettre à mes vrais tâches qui consistent à honorer les contrats signés avec mes clients, passer du temps avec les gens que j’aime, et raconter la vie des gens, des petites gens du bled, telle qu’elle est!

    Répondre
  74. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    @ Bernard : Mouaif! Rebelle de salon, oui (je parle pour moi, pas pour les autres!)
    Lundi, j’étais invitée à la Larzac Party, mais voilà, me taper 1000 bornes au débotté pour peut-être me retrouver dans un mouvement de foule à l’arrivée, c’est typiquement le genre de truc qui ne me fait pas envie du tout. Brûler 50 litres de carburant pour me donner l’impression d’être importante ne me semble pas très raisonnable et rien ne me tétanise plus que le barnum.
    De toute manière, il y avait déjà de la bonne plume sur place avec quelques membres du Monde Citoyen qui savent que le journalisme ne consiste pas à prendre 3 clichés bateaux pour le journal de Pernaud et à se tirer en courant dès que l’on décide de parler des choses sérieuses.

    Autrement dit, après l’invite, il m’a fallu quand même un petit moment pour dégonfler du ciboulot et me remettre à mes vrais tâches qui consistent à honorer les contrats signés avec mes clients, passer du temps avec les gens que j’aime, et raconter la vie des gens, des petites gens du bled, telle qu’elle est!

    Répondre
  75. Lory Calque
    Lory Calque dit :

    A propos de pauvreté, ce sont 80% de femmes qui sont au-dessous de son seuil avec des salaires précaires ou des RMI (qui souvenez-vous, prolétaires tous zunis, n’existe pas dans tous les pays d’Europe).

    Il y a beaucoup de petits pots de terre, effectivement. Une majorité féminine.

    @ Swami

    Vous n’avez pas écouté la radio aujourd’hui? C’est "la journée de la femme" et tous les chiffres sur la question ont été servis. Les femmes représentent exactement 6% des conseils d’administration en France. Et parce qu’il y a quelques femmes femmes chef d’état désormais, on ne peut en rien en conclure à l’égalité en droits d’autant que meme quand il y a des lois elles ne sont pas respectées.

    Si ce n’est pas "toujours", c’est "le plus souvent" (10% seulement de femmes cadres supérieures dans les entreprises, payées 20% de moins que les hommes pour faire le meme boulot).

    Je vous ai déjà dit que fort heureusement vous n’étiez pas psy. Si seulement vous pensiez à soigner "votre" délire misogyne…

    Répondre
  76. Lory Calque
    Lory Calque dit :

    A propos de pauvreté, ce sont 80% de femmes qui sont au-dessous de son seuil avec des salaires précaires ou des RMI (qui souvenez-vous, prolétaires tous zunis, n’existe pas dans tous les pays d’Europe).

    Il y a beaucoup de petits pots de terre, effectivement. Une majorité féminine.

    @ Swami

    Vous n’avez pas écouté la radio aujourd’hui? C’est "la journée de la femme" et tous les chiffres sur la question ont été servis. Les femmes représentent exactement 6% des conseils d’administration en France. Et parce qu’il y a quelques femmes femmes chef d’état désormais, on ne peut en rien en conclure à l’égalité en droits d’autant que meme quand il y a des lois elles ne sont pas respectées.

    Si ce n’est pas "toujours", c’est "le plus souvent" (10% seulement de femmes cadres supérieures dans les entreprises, payées 20% de moins que les hommes pour faire le meme boulot).

    Je vous ai déjà dit que fort heureusement vous n’étiez pas psy. Si seulement vous pensiez à soigner "votre" délire misogyne…

    Répondre
  77. jessie
    jessie dit :

    j’ai de la chance : j’ai une concierge, une vraie, une qui t’espionne en 24/24 et 7/7 et qui rapporte tout aux bailleurs (entre autres)

    grâce à ça, mes contrôleurs Caf ne vont pas fouiller dans mes tiroirs à soustingues et mes verres à dent, interroger ma concierge et une simple déclaration sur l’honneur leur a suffit
    mauvaise comme elle est, si y’avait un truc à redire, ils l’auraient su bien avant le contrôle

    par contre, faut se coltiner les ragots pourris dès que mon frangin ose mettre les pieds chez moi, même si c’est quand mes parents sont aux soins intensifs et qu’il a besoin d’un hébergement pas loin de l’hosto (il habite à 200 bornes), elle est là même quand c’est vraiment pas le moment de chercher les pous avec des allusions crapuleuses

    faut aussi supporter les interrogatoires policiers dont elle matraque les potes que je reçois parfois en vacances l’été ….etc…..

    marrant, ça, elle fait jamais son inspectrice quand c’est une copine que j’accueille, ça doit pas exister dans son logiciel les trucs entre femmes

    c’est beau d’avoir quelqu’un qui veille sur moi !

    bon, le pb, c’est qu’à la moindre historiette, j’risque de dérouiller grave, et pas qu’avec la caf, avec les bailleurs aussi

    comment on explique à des tordus qu’on ne se passe pas la bague au doigt au bout de 2 jours, et même après plusieurs mois de fréquentation, et p’t’être même qu’on ne cherche absolument pas à le faire un jour, c’est un mystère insondable que je n’ai pas encore testé

    mais je crains fort, s’il advient que je partage plus que des sorties et des parties de jambes en l’air à 20 bornes de chez moi, s’il advient que je ne découche plus pour rejoindre cherétendre chez lui pour faire l’inverse, de me retrouver dans la situation ubuesque d’Agnès

    pas simple de s’aimer parfois !
    les nouveaux Romeo et Juliette n’ont plus besoin des familles haineuses pour donner des obstacles et donc des ailes à leur amour pour les surmonter : l’administration (et les concierges de HLM) y pourvoient

    Répondre
  78. Killdog
    Killdog dit :

    A l’époque où j’étais RMIste, c’est à dire il n"y a pas si longtemps, j’avais été contrôlé, parce qu’on pensait que je fraudais pour je ne sais plus quelle obscure raison, fausse de toute façon.
    Ce jour-là, mon copain était chez moi, en pyjama et avec ses affaires dispersées un peu partout dans la pièce et dans la salle de bain. Autant vous dire qu’en attendant l’agent j’étais super mal et me suis senti carrément humilié qu’on vienne chez moi vérifier que j’étais ce que je prétendais être.
    Heureusement, le gars a été cool. Je ne sais pas si c’est parce qu’il avait envie de m’aider ou si c’est parce qu’il n’a pas percuté que deux gars ensemble ça pouvait aussi être un couple, mais tout s’est bien passé…
    J’ai été * pas trop * en galère (car soutenu par mes proches) jusqu’à ce que je retrouve un travail. Un CDD mal payé où je faisais plus de 45 heures par semaine sans problèmes (payées 35 bien sur), car motivé par la perspective du CDI promis, en me disant qu’on réévaluerait mon travail à ce moment là….
    C’était la semaine dernière et deux jours avant la fin de mon contrat on m’offre un CDI aux mêmes conditions qu’avant, à savoir un salaire à la moitié de ce que je devrais toucher…
    Mes supérieurs sont allés se battre avec la patronne pour moi, car j’ai su me rendre indispensable… , il y en a même un qui est revenu de vacances pour moi, et ils m’ont arraché 200€ d’augmentation.
    C’est à peu près à ce moment là que j’ai appris que le contrat de qualif qui faisait le job avant moi (à mi temps), gagnait plus que moi à l’époque…
    Aussi actuellement j’hésite à me barrer de ce boulot où je suis pris pour un con, mais en relisant l’histoire d’Agnès, je suis effrayé à l’idée de me retrouver dans un période de chômage qui pourrait durer au delà du raisonnable.
    La peur de la misère va orienter mon choix. Et mon employeur va continuer à profiter des gens comme ça…
    Je suis dégoûté! (Annonce: Monteur truquiste cherche employeur honnête!)

    Répondre
  79. Killdog
    Killdog dit :

    A l’époque où j’étais RMIste, c’est à dire il n"y a pas si longtemps, j’avais été contrôlé, parce qu’on pensait que je fraudais pour je ne sais plus quelle obscure raison, fausse de toute façon.
    Ce jour-là, mon copain était chez moi, en pyjama et avec ses affaires dispersées un peu partout dans la pièce et dans la salle de bain. Autant vous dire qu’en attendant l’agent j’étais super mal et me suis senti carrément humilié qu’on vienne chez moi vérifier que j’étais ce que je prétendais être.
    Heureusement, le gars a été cool. Je ne sais pas si c’est parce qu’il avait envie de m’aider ou si c’est parce qu’il n’a pas percuté que deux gars ensemble ça pouvait aussi être un couple, mais tout s’est bien passé…
    J’ai été * pas trop * en galère (car soutenu par mes proches) jusqu’à ce que je retrouve un travail. Un CDD mal payé où je faisais plus de 45 heures par semaine sans problèmes (payées 35 bien sur), car motivé par la perspective du CDI promis, en me disant qu’on réévaluerait mon travail à ce moment là….
    C’était la semaine dernière et deux jours avant la fin de mon contrat on m’offre un CDI aux mêmes conditions qu’avant, à savoir un salaire à la moitié de ce que je devrais toucher…
    Mes supérieurs sont allés se battre avec la patronne pour moi, car j’ai su me rendre indispensable… , il y en a même un qui est revenu de vacances pour moi, et ils m’ont arraché 200€ d’augmentation.
    C’est à peu près à ce moment là que j’ai appris que le contrat de qualif qui faisait le job avant moi (à mi temps), gagnait plus que moi à l’époque…
    Aussi actuellement j’hésite à me barrer de ce boulot où je suis pris pour un con, mais en relisant l’histoire d’Agnès, je suis effrayé à l’idée de me retrouver dans un période de chômage qui pourrait durer au delà du raisonnable.
    La peur de la misère va orienter mon choix. Et mon employeur va continuer à profiter des gens comme ça…
    Je suis dégoûté! (Annonce: Monteur truquiste cherche employeur honnête!)

    Répondre
  80. Arno
    Arno dit :

    Mouais… Des histoires comme celle-ci j’en connais pas mal pour les avoir vues de l’interieur. Pas toujours l’administration qui déconne d’ailleurs : l’Assédic, les banques, les notaires… c’est pas mal non plus.

    Pour garder le moral, il faut penser que d’autres que madame-vieille-peau-rabougrie font contre-poid. A titre perso, j’ai eu a traiter des demandes d’ASS pendant quelques année (et donc des histoires de plafonds de revenus différents si on est en couple ou seul…!) et je partais du principe que si on me fournissait une déclaration fiscale de personne seule, j’avais aucune raison de penser que j’avais affaire à quelqu’un vivant en couple. D’ailleurs, en cas de contestation au tribunal administratif, je voudrais bien savoir ce qui pourrait justifier qu’on s’imagine le contraire.

    Par contre, j’ai bien vu des agents Assédic photocopier des factures d’eau venues de je-ne-sais-où (?!) et me les présenter comme preuve de fraude évidente parce qu’il était mentionné dessus "M. Truc ou Mme Machin" Bin ouais, quand t’as vécu avec quelqu’un (concubinage, colloc…), il vaut mieux préciser ce genre de choses si tu ne veux pas avoir à faire régulièrement des voyages au bureau de poste du coin.
    Ca ne prouve rien du tout mais je me rappellerai longtemps du regard de la pouf de l’Assédic qui me tendais ce bout de papier… Le même que celui du pitbull qui rapporte à son maitre un bout de l’uniforme du facteur !!

    Alors il y a bien quelques fraudes du genre : "je bosse pas mais je vis en concubinage (terme qui n’a aucune signification légale d’ailleurs !) avec une nana pétée de thunes et je le dis pas !" Mais bon, quelle est la proportion de ces fraudes…? Et pis surtout, on peut me rappeler les montants stratosphériquements ridicules de l’ASS et du RMI ? C’est pas en emmerdant 3 pauvres RMIstes qu’on va annuler la dette de l’Etat…
    Après y a le problème des transferts de budgets entre l’Etat et les Départements. C’est effectivement plus facile de taper sur les plus démunis que de s’attaquer aux décisions gouvernementales…

    Triste monde tragique…

    Répondre
  81. Arno
    Arno dit :

    Mouais… Des histoires comme celle-ci j’en connais pas mal pour les avoir vues de l’interieur. Pas toujours l’administration qui déconne d’ailleurs : l’Assédic, les banques, les notaires… c’est pas mal non plus.

    Pour garder le moral, il faut penser que d’autres que madame-vieille-peau-rabougrie font contre-poid. A titre perso, j’ai eu a traiter des demandes d’ASS pendant quelques année (et donc des histoires de plafonds de revenus différents si on est en couple ou seul…!) et je partais du principe que si on me fournissait une déclaration fiscale de personne seule, j’avais aucune raison de penser que j’avais affaire à quelqu’un vivant en couple. D’ailleurs, en cas de contestation au tribunal administratif, je voudrais bien savoir ce qui pourrait justifier qu’on s’imagine le contraire.

    Par contre, j’ai bien vu des agents Assédic photocopier des factures d’eau venues de je-ne-sais-où (?!) et me les présenter comme preuve de fraude évidente parce qu’il était mentionné dessus "M. Truc ou Mme Machin" Bin ouais, quand t’as vécu avec quelqu’un (concubinage, colloc…), il vaut mieux préciser ce genre de choses si tu ne veux pas avoir à faire régulièrement des voyages au bureau de poste du coin.
    Ca ne prouve rien du tout mais je me rappellerai longtemps du regard de la pouf de l’Assédic qui me tendais ce bout de papier… Le même que celui du pitbull qui rapporte à son maitre un bout de l’uniforme du facteur !!

    Alors il y a bien quelques fraudes du genre : "je bosse pas mais je vis en concubinage (terme qui n’a aucune signification légale d’ailleurs !) avec une nana pétée de thunes et je le dis pas !" Mais bon, quelle est la proportion de ces fraudes…? Et pis surtout, on peut me rappeler les montants stratosphériquements ridicules de l’ASS et du RMI ? C’est pas en emmerdant 3 pauvres RMIstes qu’on va annuler la dette de l’Etat…
    Après y a le problème des transferts de budgets entre l’Etat et les Départements. C’est effectivement plus facile de taper sur les plus démunis que de s’attaquer aux décisions gouvernementales…

    Triste monde tragique…

    Répondre
  82. chris
    chris dit :

    @lorycalque

    le ralliement de Simone Veil a Sarkozy le jour de la journée de la femme …..je dois adresser la gerbe d’honneur a qui ?

    @Arno

    merci pour cet eclairage interessant ,c’est surement tres vrai meme si ca conforte la theorie du pauvre ennemi du pauvre .

    Répondre
  83. Lory Calque
    Lory Calque dit :

    @ Cris
    De toutes façons qu’elle se rallie à Sarko plutot qu’à Bayrou ne change rien, d’autant qu’elle fera toujours moins mal qu’eux. A elle au moins les femmes doivent quelque chose quel que soit le gouv où elle ait été, tandis qu’a Sarko ou Bayrou, elles doivent quoi? Rien.

    Répondre
  84. Lory Calque
    Lory Calque dit :

    @ Cris
    De toutes façons qu’elle se rallie à Sarko plutot qu’à Bayrou ne change rien, d’autant qu’elle fera toujours moins mal qu’eux. A elle au moins les femmes doivent quelque chose quel que soit le gouv où elle ait été, tandis qu’a Sarko ou Bayrou, elles doivent quoi? Rien.

    Répondre
  85. chris
    chris dit :

    je veux bien que le feminisme exacerbé puisse comme le communautarisme ,le corporatisme ou le religieux ..rendre aveugle !

    mais l’utilisation de sa part de cette journée pour servir un reglement de compte politique personnel reste affligeant et reduit a neant l’idée que le feminisme en tant que doctrine ou dogme puisse apporter quoique ce soit a l’avancée democratique .

    Répondre
  86. Swâmi Petaramesh
    Swâmi Petaramesh dit :

    @Lory Calque : Il n’y a pas de féminisme "exacerbé" ou "extrémiste".

    Il ne suffit pas de nier en bloc l’existence d’une chose pour que cette chose cesse d’exister sans autre argument ni démonstration. Je pense quant à moi qu’il existe bel et bien un féministe extrémiste.

    On notera que la simple proposition "Il n’existe pas de…" est en elle-même absurde en logique, puisque ça impliquerait à la fois que l’auteur de ces paroles ait connaissance de toutes les formes d’opinions se réclamant du féminisme existant ou ayant jamais existé, ce dont je doute fort, mais également qu’elle puisse garantir qu’aucun(e) extrémiste ne se réclamera jamais du féminisme, ou qu’axiomatiquement, aucun(e) féministe ne saurait jamais être considérée comme extrémiste (sinon par des macho-patriarco-bidules).

    > C’est une façon de dire typiquement machiste

    Contre-révolutionnaire petit-bourgeois ?

    > qui suppose qu’il y aurait un "bon" féminisme (c’est à dire à la botte du patriarcat et donc acceptable, c.à.d absolument pas féministe), et un "mauvais" (contestataire).

    La "botte du patriarcat" me fait rire.

    Je ne placerais pas la frontière ainsi. Je dirais qu’il y a :

    1/ Un "bon" féminisme qui affirme qu’une espèce sexuée comme la nôtre est constituée de deux sexes, que les membres des deux sexes sont égaux en dignité et en droits, et qui vise à corriger toute inégalité de traitement entre eux, tout en restant persuadé que notre espèce est composée de deux genres qui peuvent et doivent vivre ensemble dans une entente harmonieuse, agréable et confiante. Ce qui n’empêche évidemment pas de dénoncer les inégalités et de les combattre.

    2/ Un "mauvais" féminisme dont le ressort essentiel est la haine de l’autre sexe accompagné de rancune et de désir de vengeance. Celui-là fonctionne sur la base d’une identification communautariste et d’un prétendu irréductible antagonisme entre ces communautés "femmes" contre "hommes" qui ne peut se résoudre que par la lutte éternelle, voire la guerre, la non-mixité (apartheid), la méfiance éternelle des unes quant aux intentions des autres, qui fait de toute femme la théorique "victime éternelle" de toutes les mauvaises actions perpétrées par "les hommes" depuis la nuit des temps, et qui fait de chaque homme le "coupable perpétuel" de tout ce qui a été commis, que les faits soient soit réels ou mythique depuis la nuit des temps et mille ans avant sa naissance. Ainsi, chaque homme, le jour de sa naissance, parce qu’il a une paire de chromosomes XY devrait être considéré comme une bête potentiellement dangereuse, et culpabiliser pour tous les méfaits commis de toute éternité par ses pères, il devrait culpabiliser d’être ce qu’il est, un homme, juger que le modèle à suivre est le " modèle féminin" (si tant est qu’il existe), et passer toute sa vie à s’acharner à y parvenir, sans jamais d’ailleurs aucun espoir d’y arriver, et sans jamais cesser d’être considéré comme une bête potentiellement dangereuse et coupable de naissance.

    Je résume juste, hein. Ce "féminisme"-là étant composé d’un ensemble complexe de haine de soi-même et de l’autre, de désir de castration, de péché originel revisité, d’auto-flagellation, etc…

    Ce féminisme-là se reconnaît aussi, comme tous les extrémismes, parce qu’il porte haut le drapeau de la haine, et jamais celui de l’amour, celui de l’austérité, et jamais celui du plaisir, etc.

    Ca va assez bien avec un certain gauchisme culpabilisé dans lequel tout occidental blanc devrait se considérer de naissance comme coupable "de père-en-fils" de tous les crimes du colonialisme (là aussi, en bonne partie réels, et également en partie fantasmés) et chercher tout le restant de sa vie à se faire pardonner ce qu’il n’a pas commis. Le même mécanisme est à l’oeuvre.

    > vos beaux Ko yeux, marquise, d’amour mourrir me font", "d’amour me font vos yeux Ko beaux mourrir marquise me font

    Tout-à-fait, bien résumé. D’amour les yeux beaux de Ko mourir me font. J’assume avec plaisir la joie d’être séduit par elle. Question suivante ?

    Répondre
  87. Swâmi Petaramesh
    Swâmi Petaramesh dit :

    @Lory Calque : Il n’y a pas de féminisme "exacerbé" ou "extrémiste".

    Il ne suffit pas de nier en bloc l’existence d’une chose pour que cette chose cesse d’exister sans autre argument ni démonstration. Je pense quant à moi qu’il existe bel et bien un féministe extrémiste.

    On notera que la simple proposition "Il n’existe pas de…" est en elle-même absurde en logique, puisque ça impliquerait à la fois que l’auteur de ces paroles ait connaissance de toutes les formes d’opinions se réclamant du féminisme existant ou ayant jamais existé, ce dont je doute fort, mais également qu’elle puisse garantir qu’aucun(e) extrémiste ne se réclamera jamais du féminisme, ou qu’axiomatiquement, aucun(e) féministe ne saurait jamais être considérée comme extrémiste (sinon par des macho-patriarco-bidules).

    > C’est une façon de dire typiquement machiste

    Contre-révolutionnaire petit-bourgeois ?

    > qui suppose qu’il y aurait un "bon" féminisme (c’est à dire à la botte du patriarcat et donc acceptable, c.à.d absolument pas féministe), et un "mauvais" (contestataire).

    La "botte du patriarcat" me fait rire.

    Je ne placerais pas la frontière ainsi. Je dirais qu’il y a :

    1/ Un "bon" féminisme qui affirme qu’une espèce sexuée comme la nôtre est constituée de deux sexes, que les membres des deux sexes sont égaux en dignité et en droits, et qui vise à corriger toute inégalité de traitement entre eux, tout en restant persuadé que notre espèce est composée de deux genres qui peuvent et doivent vivre ensemble dans une entente harmonieuse, agréable et confiante. Ce qui n’empêche évidemment pas de dénoncer les inégalités et de les combattre.

    2/ Un "mauvais" féminisme dont le ressort essentiel est la haine de l’autre sexe accompagné de rancune et de désir de vengeance. Celui-là fonctionne sur la base d’une identification communautariste et d’un prétendu irréductible antagonisme entre ces communautés "femmes" contre "hommes" qui ne peut se résoudre que par la lutte éternelle, voire la guerre, la non-mixité (apartheid), la méfiance éternelle des unes quant aux intentions des autres, qui fait de toute femme la théorique "victime éternelle" de toutes les mauvaises actions perpétrées par "les hommes" depuis la nuit des temps, et qui fait de chaque homme le "coupable perpétuel" de tout ce qui a été commis, que les faits soient soit réels ou mythique depuis la nuit des temps et mille ans avant sa naissance. Ainsi, chaque homme, le jour de sa naissance, parce qu’il a une paire de chromosomes XY devrait être considéré comme une bête potentiellement dangereuse, et culpabiliser pour tous les méfaits commis de toute éternité par ses pères, il devrait culpabiliser d’être ce qu’il est, un homme, juger que le modèle à suivre est le " modèle féminin" (si tant est qu’il existe), et passer toute sa vie à s’acharner à y parvenir, sans jamais d’ailleurs aucun espoir d’y arriver, et sans jamais cesser d’être considéré comme une bête potentiellement dangereuse et coupable de naissance.

    Je résume juste, hein. Ce "féminisme"-là étant composé d’un ensemble complexe de haine de soi-même et de l’autre, de désir de castration, de péché originel revisité, d’auto-flagellation, etc…

    Ce féminisme-là se reconnaît aussi, comme tous les extrémismes, parce qu’il porte haut le drapeau de la haine, et jamais celui de l’amour, celui de l’austérité, et jamais celui du plaisir, etc.

    Ca va assez bien avec un certain gauchisme culpabilisé dans lequel tout occidental blanc devrait se considérer de naissance comme coupable "de père-en-fils" de tous les crimes du colonialisme (là aussi, en bonne partie réels, et également en partie fantasmés) et chercher tout le restant de sa vie à se faire pardonner ce qu’il n’a pas commis. Le même mécanisme est à l’oeuvre.

    > vos beaux Ko yeux, marquise, d’amour mourrir me font", "d’amour me font vos yeux Ko beaux mourrir marquise me font

    Tout-à-fait, bien résumé. D’amour les yeux beaux de Ko mourir me font. J’assume avec plaisir la joie d’être séduit par elle. Question suivante ?

    Répondre
  88. Lory Calque
    Lory Calque dit :

    @ Chris

    Je ne vois pas bien comment le cas d’une seule personne peut réduire à néant tout un mouvement. C’est tout simplement absurde que de prendre une partie pour le tout.

    Il n’y a pas de féminisme "exacerbé" ou "extrémiste". C’est une façon de dire typiquement machiste qui suppose qu’il y aurait un "bon" féminisme (c’est à dire à la botte du patriarcat et donc acceptable, c.à.d absolument pas féministe), et un "mauvais" (contestataire).

    Il y a plusieurs tendances, mais qui n’ont rien à voir avec le communautarisme pour la simple raison qu’il y a des femmes partout (au moins dans la société occidentale), il y en a seulement moins aux postes gratifiants et cela ne dépend pas d’elles mais du pouvoir masculin.

    Le féminisme ne peut rien apporter à la démocratie? Ahahah!!!! Va revoir toute l’histoire des années 70! Tous les droits dont les femmes bénéficient encore aujourd’hui (et que beucoup revent de leur retirer) datent de cette époque. Mets tes lunettes.

    Par contre le bovésisme est une forme de communautarisme sectaire, mais il est vrai qu’il n’a rien de féministe.

    <candide> "vos beaux Ko yeux, marquise, d’amour mourrir me font", "d’amour me font vos yeux Ko beaux mourrir marquise me font" <candide>

    Répondre
  89. Swâmi Petaramesh
    Swâmi Petaramesh dit :

    @Vicnent : Ce n’est pas ma définition de l’ultra-libéralisme, c’est la définition de l’utra-libéralisme.

    L’ultra-libéralisme se définit en essence par un système dans lequel rien ne vient freiner le fonctionnement "magique", quasi-divinisé, du marché, de la loi de l’offre et de la demande, et de la libre-concurrence "non faussée".

    L’ultra-libéralisme vise la plus totale déréglementation (les réglements étant autant de freins qui s’opposent au libre etc…) et vise également à la baisse maximale des impôts et de toutes les cotisations sociales (uniquement considérés comme des "charges" et nommées comme telles, par les libéraux), et à la diminution du rôle de l’état à la portion congrue : sécurité intérieure et extérieure.

    L’utlra-libéralisme s’oppose donc à toute forme de mainmise puis de redistribution de richesses par l’état, et sans redistribution de richesses, il ne saurait y avoir au niveau d’une société aucune solidarité économique.

    Ne restent plus, à la sauce ultra-libérale, que le mécénat individuel, la charité individuelle, éventuellement confessionnelle ou religieuse, mais à la tête du client, toujours arbitraire, jamais égalitaire.

    Il est incontestable que l’ultra-libéralisme détruit toute solidarité sociale, puisqu’il se prive de tous les moyens (règles, impôts, cotisations, redistribution) nécessaires à l’existence de cette solidarité.

    L’ultra-libéralisme est donc : Tout le pognon et tout le pouvoir au fric et aux riches, que les autres crèvent (ou non, selon le bon plaisir des riches).

    Répondre
  90. chris
    chris dit :

    Simone Veil est un symbole ,un exemple meme pour un homme comme moi et c’est une immense deception de la voir basculer ainsi dans les sirenes du pouvoir .

    pas besoin de lunettes pour quelqu’un qui par le hasard des choses a plus souvent ete recruté par des femmes dirigeantes de societé que par des hommes , et qui a pu constater qu’en terme de probleme de pouvoir ,le probleme ne se situait point du tout a un probleme de sexe .

    le feminisme peut etre sterile quand il se reduit a une confrontation entre hommes et femmes …la nature certes nous a fait quelques peu differents mais complementaires ….et nous travaillons fort bien ensemble si l’on excepte quelques extremistes machistes et feministes integristes .

    pour le Bovesisme ,je vous laisse assumer ca avec les gens concernés !

    rassurez moi ;Bové n’est pas sexiste quand meme !!!!

    Répondre
  91. chris
    chris dit :

    Simone Veil est un symbole ,un exemple meme pour un homme comme moi et c’est une immense deception de la voir basculer ainsi dans les sirenes du pouvoir .

    pas besoin de lunettes pour quelqu’un qui par le hasard des choses a plus souvent ete recruté par des femmes dirigeantes de societé que par des hommes , et qui a pu constater qu’en terme de probleme de pouvoir ,le probleme ne se situait point du tout a un probleme de sexe .

    le feminisme peut etre sterile quand il se reduit a une confrontation entre hommes et femmes …la nature certes nous a fait quelques peu differents mais complementaires ….et nous travaillons fort bien ensemble si l’on excepte quelques extremistes machistes et feministes integristes .

    pour le Bovesisme ,je vous laisse assumer ca avec les gens concernés !

    rassurez moi ;Bové n’est pas sexiste quand meme !!!!

    Répondre
  92. Anta
    Anta dit :

    C’est moi ou Lory Calque ramène tout, absolument tout, au féminisme et à une prétendue "lutte des sexes"…?

    Je ne suis pas encore très familié avec la communauté monolectienne, mais quand même…

    Répondre
  93. mc
    mc dit :

    à Swâmi

    Le féminisme avec du sexe dedans…
    Il me semble que tu fais dans l’évidence!
    Si tu enlèves le sexe, il manque beaucoup à la femme… et à l’homme.

    A moins que tu ne sois resté contaminé par les anciens machos puritains qui accouplaient (???) systématiquement "féministe" avec "asexuée", pour la bonne raison que les féministes leur étaient tellement insupportables qu’ils se sentaient asexués en face d’elles.

    Mais non, je te traite pas de macho, ce n’est qu’une innocente et amicale taquinerie.

    Répondre
  94. Vicnent
    Vicnent dit :

    @ Agnès : (de mon C34, tu réponds en 42)

    Au risque de paraitre lourd, je réïtère mon "et ?".

    Demain, tu apprends que tu touches d’une tante inconnue 2 millions d’euros. Tu vas t’auto maltraiter de "grosse p…" ?? tu vas tout donner à l’ARC, à la croix rouge ? tu vas tout refuser parce que c’est injuste ?

    Pour moi, il y a deux choses très différentes (et qui font qu’on ne peut pas comparer ou additionner des navets et des carottes).
    a) Dans notre monde actuel, cette plus-value n’est pas morale. OK. Mais, cette plus value est d’abord économique. Et pour moi, ça n’a rien à voir avec la moral.
    b) Une fois qu’on a dit (ouvertement) en gros que cette plus value est dégueulasse, on fait quoi (de constructif) ? On a quoi de plus ? Rien. Strictement rien, si ce n’est qu’on génère un sentiment de mal aise (ou malaise, au choix), d’envie, de découragement. Bref, que du négatif… rien de constructif.

    Il y aurait beaucoup de choses à dire encore.

    Ceux, effectivement, comme moi comme tu dis, qui pensent qu’il faut travailler plus pour gagner plus ont ce droit de le penser. J’avais deux bac+4. Pas pauvre mais pas riche. Je me suis privé entre 30 et 35 ans de beaucoup beaucoup beaucoup de soirées à un age où on sort beaucoup pour prendre des cours au CNAM, et me voir délivrer après beaucoup d’effort, un titre d’ingénieur. J’ai beaucoup travaillé, je me suis levé tôt, je me suis couché tard et demain, je n’aurai pas à rougir de mes quelques milliers d’euro ramené chaque mois.

    À coté de cela, il y a d’autre méthodes. Celles qui consiste à ne pas s’armer, à se plaindre, à considérer que toute vérité, parce que c’est une vérité, est bonne à dire. Ton ami hindoux (hum…) me donne l’impression d’être dans cette catégorie.
    On voit aujourd’hui la différence. Je ne le juge pas. C’est son choix, il fait ce qu’il veut. Je constate seulement que ça à l’air d’être un chouette type, compétent dans son domaine, mais qui ne trouve pas de boulot. Et qui se plaint surtout que c’est trop injuste. C’est peut être vrai. Il ne supporte pas de lécher des bottes ? moi non plus. Mais si lécher des bottes 5 minutes me permet de faire avancer ma carrière, je prends sur moi. Visisblement, lui en fait un principe que non, quel que soit le prix à payer.

    En tout cas, ça fait trois ans que le cnam de lyon, il le rate. Mais que jamais de se plaindre il oublie. C’est son choix.

    http://www.cnam-lyon.org/lyon/index

    Répondre
  95. KaTeznik
    KaTeznik dit :

    Je regretterais longtemps de n’avoir pas la plume acérée du monolecte.

    Comme Otrynteus (#11), j’ai encore des séquelles de la longue période (2ans 1/2) où j’ai vécu du RMI.

    Il m’a été retiré quand j’ai souhaité me recycler d’un métier bouché dont tout le monde se fout (vous savez, l’environnement) vers un métier où l’on recrutait des ingénieurs experts en 2H d’autoformation (le marché a besoin d’informatichiens).

    Je me rappellerais longtemps du contrôleur DDASS qui, par courrier puis en face à face en commission de recours m’a expliqué que oui, à 30 ans passés c’était normal que la CAF demande la déclaration de revenus de mes parents, et que, vu leurs revenus, ils pouvaient payer un an de vie d’un étudiant…

    Je me rappellerais surtout de cet élu et de cet assistante sociale qui baissaient leur tête en admirant leur chaussures parce que, vous comprenez, on ne peut rien dire…

    Je n’ai jamais eu le résultat de la commission de recours. Et je me suis juré que, quitte à en crever, la prochaine fois je ferais ravaler ses discours à la machine.

    Répondre
  96. vicnent
    vicnent dit :

    @ Swâmi

    " tu te définis comme "ultra-libéral », c’est-à-dire comme partisan d’une société n’ayant pas de solidarité du tout : Que les riches fassent ce qu’ils veulent, que les pauvres crèvent, définition de l’ultra-libéralisme."

    C’est ça ta définition de l’ultra libéralisme ? putain… pffffff

    Répondre
  97. vicnent
    vicnent dit :

    @ Swâmi

    " tu te définis comme "ultra-libéral », c’est-à-dire comme partisan d’une société n’ayant pas de solidarité du tout : Que les riches fassent ce qu’ils veulent, que les pauvres crèvent, définition de l’ultra-libéralisme."

    C’est ça ta définition de l’ultra libéralisme ? putain… pffffff

    Répondre
  98. mc
    mc dit :

    @ Anta:

    Tout ramener au féminisme? Pas besoin de ramener, il y a moitié de femmes (presque) partout. Bon, je parle pas de l’Assemblée Nationale, ni des associations de chasseurs, ni…ni…
    Je te parle pas non plus des endroits où il y a trop de femmes (femmes de ménage, sage-femmes, caissières).

    Et je suis contre la guerre des sexes, elle fait trop de mortes.

    Tu vois que le nombre de sujets qu’on peut voir sous un angle féministe est assez étendu. Suffit d’y penser. Les femmes y pensent plus souvent que les hommes, va savoir pourquoi?

    Répondre
  99. mc
    mc dit :

    @Swâmi:

    Pas complètement, car le coup de l’amour et du plaisir à partager il a beaucoup servi à une certaine époque (je parle pas de maintenant, j’ai pas d’informations assez fraîches).

    En gros, si tu veux pas de moi c’est que t’es une minable pas libérée (ça les effleurait même pas qu’on puisse faire un ou des choix).

    Yavait une variante intéressante, t’es une vilaine raciste.

    On s’est même fait traiter, quand on était trop acariâtre -parce que des fois yavait vraiment de quoi- de mal baisées. Mais là, ça a pas duré très longtemps parce que la réponse était facile "mal baisées par qui?" En plein dans le mille, ils partaient en rasant les murs.

    Répondre
  100. mc
    mc dit :

    @Swâmi:

    Pas complètement, car le coup de l’amour et du plaisir à partager il a beaucoup servi à une certaine époque (je parle pas de maintenant, j’ai pas d’informations assez fraîches).

    En gros, si tu veux pas de moi c’est que t’es une minable pas libérée (ça les effleurait même pas qu’on puisse faire un ou des choix).

    Yavait une variante intéressante, t’es une vilaine raciste.

    On s’est même fait traiter, quand on était trop acariâtre -parce que des fois yavait vraiment de quoi- de mal baisées. Mais là, ça a pas duré très longtemps parce que la réponse était facile "mal baisées par qui?" En plein dans le mille, ils partaient en rasant les murs.

    Répondre
  101. Lory Calque
    Lory Calque dit :

    "macho puritain", ça m’a bien fait marrer! Oui c’est exactement ça.

    @ Swami
    Voilà. C’était l’expression qui me manquait pour vous caractériser, elle vous va à merveille. Et pour le reste votre long blabla est très significatif: vous avez tout compris ou presque, vous etes un (très) "mauvais féministe" selon votre propre définition (grotesque).

    Question suivante? Mais je ne vous en ai jamais posé! Cesser donc de placer votre bite (excuser la crudité de l’expression, mais au moins elle a le mérite d’etre claire nette et précise, -d’ailleurs c’est vous qui avez ramené le sexe sur le tapis, je n’en parlais pas- vous ne pourrez pas dire que vous n’avez pas compris) au centre de l’univers comme si tout le reste du monde tournait autour. ça vous rendrait plus sympathique.

    @ Anta
    Non vois-tu, je me contente de faire remarquer au passage certaines petites nuances qu’on oublie toujours, en monopolisant moins d’espace que l’axe présumé du monde qui nécessite chez certains toujours les memes d’interminables blablas.

    Répondre
  102. Lory Calque
    Lory Calque dit :

    "macho puritain", ça m’a bien fait marrer! Oui c’est exactement ça.

    @ Swami
    Voilà. C’était l’expression qui me manquait pour vous caractériser, elle vous va à merveille. Et pour le reste votre long blabla est très significatif: vous avez tout compris ou presque, vous etes un (très) "mauvais féministe" selon votre propre définition (grotesque).

    Question suivante? Mais je ne vous en ai jamais posé! Cesser donc de placer votre bite (excuser la crudité de l’expression, mais au moins elle a le mérite d’etre claire nette et précise, -d’ailleurs c’est vous qui avez ramené le sexe sur le tapis, je n’en parlais pas- vous ne pourrez pas dire que vous n’avez pas compris) au centre de l’univers comme si tout le reste du monde tournait autour. ça vous rendrait plus sympathique.

    @ Anta
    Non vois-tu, je me contente de faire remarquer au passage certaines petites nuances qu’on oublie toujours, en monopolisant moins d’espace que l’axe présumé du monde qui nécessite chez certains toujours les memes d’interminables blablas.

    Répondre
  103. Swâmi Petaramesh
    Swâmi Petaramesh dit :

    @Anta : Le "libéralisme économique" est la liberté des hommes seulement dans la mesure où elle est la liberté des hommes puissants (= riches) d’excercer leur puissance sans entrave sur les plus faibles qu’eux (= pauvres).

    Autrement dit, c’est la liberté du pognon, et la liberté d’un petit nombre de riches qui imposent leur pouvoir sur une majorité de pauvres.

    La liberté des hommes nécessite donc d’appliquer un contrepoids à ce pouvoir du fric, et donc la liberté de l’homme (de tous les hommes indépendamment de leur richesse en avoir) est incompatible avec le libéralisme économique.

    @Shan : Seul l’état peut assurer la solidarité, la même pour tous, selon des critères identiques pour chacun et définis par la loi. La "bonne volonté individuelle" dont tu parles assure la charité et la charité n’a rien à voir avec la solidarité, notamment parce que la charité n’est pas la même pour tous, dépend des critères arbitraires de celui qui donne (pas aux pédés… pas aux filles-mères… pas aux hérétiques… pas aux gauchistes…) et que la charité crée un "bienfaiteur" et un "obligé", qu’elle est donc contraire à la dignité de l’obligé.

    La sécurité sociale, la retraite par répartition, sont solidarité et non charité, mais sont incompatibles avec le libéralisme économique (qui ne connaît que fonds de pension -capitalisation individuelle – et assurances privées).

    La solidarité assurée par l’état libère les bénéficiaires de l’arbitraire du "je voudrais bien donner mes sous pour"… dont tu fais état.

    Répondre
  104. Swâmi Petaramesh
    Swâmi Petaramesh dit :

    @Anta : Le "libéralisme économique" est la liberté des hommes seulement dans la mesure où elle est la liberté des hommes puissants (= riches) d’excercer leur puissance sans entrave sur les plus faibles qu’eux (= pauvres).

    Autrement dit, c’est la liberté du pognon, et la liberté d’un petit nombre de riches qui imposent leur pouvoir sur une majorité de pauvres.

    La liberté des hommes nécessite donc d’appliquer un contrepoids à ce pouvoir du fric, et donc la liberté de l’homme (de tous les hommes indépendamment de leur richesse en avoir) est incompatible avec le libéralisme économique.

    @Shan : Seul l’état peut assurer la solidarité, la même pour tous, selon des critères identiques pour chacun et définis par la loi. La "bonne volonté individuelle" dont tu parles assure la charité et la charité n’a rien à voir avec la solidarité, notamment parce que la charité n’est pas la même pour tous, dépend des critères arbitraires de celui qui donne (pas aux pédés… pas aux filles-mères… pas aux hérétiques… pas aux gauchistes…) et que la charité crée un "bienfaiteur" et un "obligé", qu’elle est donc contraire à la dignité de l’obligé.

    La sécurité sociale, la retraite par répartition, sont solidarité et non charité, mais sont incompatibles avec le libéralisme économique (qui ne connaît que fonds de pension -capitalisation individuelle – et assurances privées).

    La solidarité assurée par l’état libère les bénéficiaires de l’arbitraire du "je voudrais bien donner mes sous pour"… dont tu fais état.

    Répondre
  105. Anta
    Anta dit :

    Malgré le fait que Swâmi m’ait qualifié d’une partie du corps humain relativement peu flatteuse, j’ai beaucoup aimé sa réponse à Lory Calque, qui me paraît très juste.

    Par contre, concernant le pamphlet sur "l’ultra-libéralisme", j’aurais quelques remarques/questions. D’abord, j’aimerais qu’on m’explique pourquoi vous vous sentez toujours obligé d’ajouter "ultra" (préfixe généralement péjoratif à la base) ou "néo" à ce magnifique concept qu’est le "libéralisme". Au risque de me répetter, le libéralisme c’est le système politique et économique où les entreprises ET les hommes sont complètelement libres, avec un Etat réduit à ses charges régaliennes.

    Libéralisme: De liber, libre. Philosophie politique fondée sur le primat de l’individu reconnu comme une personne ayant des droits fondamentaux comme la liberté de conscience et d’expression. Au plan juridique, il postule l’égalité devant la loi ainsi que l’habeas corpus ; au plan politique, la liberté d’association, de presse et des institutions représentatives ; au plan économique, la liberté d’entreprendre et le respect de la propriété privée ; et au plan commercial, le libre-échange.

    Les franco-français ont dénaturé le mot "libéralisme" à sa stricte définition économique. Ce n’est pas le cas ailleurs dans le monde. En Amérique du Nord par exemple, les libéraux sont opposés aux conservateurs, qui les considèrent comme des individus progressistes.
    Je vous invite d’ailleurs à lire le programme du nouveau partie "Alternative Libérale": http://www.alternative-liberale.fr/
    Ce partie prône le libéralisme économique, c’est vrai, mais aussi le libéralisme au sens humain: dépénalisation des drogues douces, de l’euthanasie, etc…

    Répondre
  106. Anta
    Anta dit :

    Malgré le fait que Swâmi m’ait qualifié d’une partie du corps humain relativement peu flatteuse, j’ai beaucoup aimé sa réponse à Lory Calque, qui me paraît très juste.

    Par contre, concernant le pamphlet sur "l’ultra-libéralisme", j’aurais quelques remarques/questions. D’abord, j’aimerais qu’on m’explique pourquoi vous vous sentez toujours obligé d’ajouter "ultra" (préfixe généralement péjoratif à la base) ou "néo" à ce magnifique concept qu’est le "libéralisme". Au risque de me répetter, le libéralisme c’est le système politique et économique où les entreprises ET les hommes sont complètelement libres, avec un Etat réduit à ses charges régaliennes.

    Libéralisme: De liber, libre. Philosophie politique fondée sur le primat de l’individu reconnu comme une personne ayant des droits fondamentaux comme la liberté de conscience et d’expression. Au plan juridique, il postule l’égalité devant la loi ainsi que l’habeas corpus ; au plan politique, la liberté d’association, de presse et des institutions représentatives ; au plan économique, la liberté d’entreprendre et le respect de la propriété privée ; et au plan commercial, le libre-échange.

    Les franco-français ont dénaturé le mot "libéralisme" à sa stricte définition économique. Ce n’est pas le cas ailleurs dans le monde. En Amérique du Nord par exemple, les libéraux sont opposés aux conservateurs, qui les considèrent comme des individus progressistes.
    Je vous invite d’ailleurs à lire le programme du nouveau partie "Alternative Libérale": http://www.alternative-liberale.fr/
    Ce partie prône le libéralisme économique, c’est vrai, mais aussi le libéralisme au sens humain: dépénalisation des drogues douces, de l’euthanasie, etc…

    Répondre
  107. Shan
    Shan dit :

    Effectivement Swami, je crois qu’il y a maldonne : à tout hasard, je vais essayer de m’expliquer :

    L’ultra-libéralisme, ça ne consiste pas à refuser la solidarité : ça consiste à dire qu’elle est bien mieux assurée par la bonne volonté des hommes que par l’institution.

    J’aimerais avoir la possibilité de donner l’argent que je verse et dont Chirac se sert pour construire des porte-avion pour le donner à d’autres qui en feraient un meilleur usage : mais je ne le peux pas.
    Je veux bien payer pour être ête soigné ou aider ceux qui ne peuvent pas payés à être bien soignés, mais je m’indigne de l’argent gâché à payer des grognasses misanthropes et sadiques dans de petites officines bureaucratiques minables.
    J’aimerais bien que les braves citoyens qui veulent ouvrir des écoles le puissent là où l’état le leur interdit
    J’aimerais bien que la concurrence existe sur les médicaments
    J’aimerais bien que moins de policiers protègent les riches appartements parisiens sans réellement penser que plus de policiers sont nécessaires ailleurs.
    J’espère qu’un jour les paysans d’Afrique et d’ailleurs pourront vendre librement leurs produits sur nos marchés : je sais qu’il faudra alors savoir être soi-même solidaire de ceux que cette ouverture mènera vers la misère : mais j’ai confiance en la bonté des hommes libres (un peu aidé par l’absence de police pour trop défendre le capital acquis des crocs et des griffes de ceux qui ont faim, je l’admets).
    J’espère qu’un jour les frontières deviendront des monuments historiques.

    C’est ça, l’ultralibéralisme.

    Répondre
  108. Shan
    Shan dit :

    Effectivement Swami, je crois qu’il y a maldonne : à tout hasard, je vais essayer de m’expliquer :

    L’ultra-libéralisme, ça ne consiste pas à refuser la solidarité : ça consiste à dire qu’elle est bien mieux assurée par la bonne volonté des hommes que par l’institution.

    J’aimerais avoir la possibilité de donner l’argent que je verse et dont Chirac se sert pour construire des porte-avion pour le donner à d’autres qui en feraient un meilleur usage : mais je ne le peux pas.
    Je veux bien payer pour être ête soigné ou aider ceux qui ne peuvent pas payés à être bien soignés, mais je m’indigne de l’argent gâché à payer des grognasses misanthropes et sadiques dans de petites officines bureaucratiques minables.
    J’aimerais bien que les braves citoyens qui veulent ouvrir des écoles le puissent là où l’état le leur interdit
    J’aimerais bien que la concurrence existe sur les médicaments
    J’aimerais bien que moins de policiers protègent les riches appartements parisiens sans réellement penser que plus de policiers sont nécessaires ailleurs.
    J’espère qu’un jour les paysans d’Afrique et d’ailleurs pourront vendre librement leurs produits sur nos marchés : je sais qu’il faudra alors savoir être soi-même solidaire de ceux que cette ouverture mènera vers la misère : mais j’ai confiance en la bonté des hommes libres (un peu aidé par l’absence de police pour trop défendre le capital acquis des crocs et des griffes de ceux qui ont faim, je l’admets).
    J’espère qu’un jour les frontières deviendront des monuments historiques.

    C’est ça, l’ultralibéralisme.

    Répondre
  109. Tomaskroh
    Tomaskroh dit :

    @ Anta : les entreprises ET les hommes complètement libres en même temps, c’est contradictoire. Un homme face à une multinationale il fait quoi : j’ai le droit pour moi vous devez obéir ? Pour que les individus soient libres, il ne faut pas que les entreprises existent, sinon c’est elle qui font la loi.

    Répondre
  110. Ubu
    Ubu dit :

    @ Lory Calque
    tu as très bien insulté Swami, mais tu ne lui pas répondu du tout. Qui disait que les insultes sont les raisons de ceux qui ont tort ?
    Enfin peu importe… il me semble effectivement injuste qu’il y ait si peu de femmes à l’assemblée nationale ou dans les instances de décisions. Mais je crois que c’est un combat secondaire : il faut aussi se demander combien y a-t-il de pauvres à l’Assemblée – par exemple. Je suis convaincu que, dans l’état actuel des choses, il pourrait y avoir 50% de femmes dans les instances de décisions nationales ou autres, sans que cela ne change rien à la situation du pays, car ce serait toutes des femmes riches (médecins, avocates, etc).
    Il me semble inutile d’ajouter qu’au vu du machisme effrayant du monde politique, les femmes qui y arrivent doivent nécessairement avoir des qualités de requin ultra développées – cf. Thatcher qui a détruit tous les systèmes sociaux anglais avec une brutalité rare. C’est inutile, car la question de la place des femmes dans le monde politique est seulement une question de justice et que j’espère que tu ne partages pas les idées de ceux qui veulent des femmes au pouvoir à cause de leur "naturel doux" (car cela me semble complètement anti-féministe pour le coup).

    @ tous les défenseurs du libéralisme.
    Quand comprendrez vous que le libéralisme politique et philosophique n’est qu’un paravent pour le libéralisme économique ? Par ailleurs, les économistes libéraux qui ont imposé leur vision du monde et qui ont encouragé la destruction des solidarités instituées étaient le plus souvent très conservateurs (Hayek en est un bon exemple). Enfin, jusqu’ici, les politiques libérales menées depuis 30 ans ont eu un effet massif, tout à fait mesurable : l’appauvrissement des plus pauvres et des classes moyennes, l’enrichissement des classes supérieures. Après bon bien sûr, dans ces magnifiques économies, tous les pauvres ont le droit d’essayer de devenir riche. La super chance !

    Répondre
  111. Ubu
    Ubu dit :

    @ Lory Calque
    tu as très bien insulté Swami, mais tu ne lui pas répondu du tout. Qui disait que les insultes sont les raisons de ceux qui ont tort ?
    Enfin peu importe… il me semble effectivement injuste qu’il y ait si peu de femmes à l’assemblée nationale ou dans les instances de décisions. Mais je crois que c’est un combat secondaire : il faut aussi se demander combien y a-t-il de pauvres à l’Assemblée – par exemple. Je suis convaincu que, dans l’état actuel des choses, il pourrait y avoir 50% de femmes dans les instances de décisions nationales ou autres, sans que cela ne change rien à la situation du pays, car ce serait toutes des femmes riches (médecins, avocates, etc).
    Il me semble inutile d’ajouter qu’au vu du machisme effrayant du monde politique, les femmes qui y arrivent doivent nécessairement avoir des qualités de requin ultra développées – cf. Thatcher qui a détruit tous les systèmes sociaux anglais avec une brutalité rare. C’est inutile, car la question de la place des femmes dans le monde politique est seulement une question de justice et que j’espère que tu ne partages pas les idées de ceux qui veulent des femmes au pouvoir à cause de leur "naturel doux" (car cela me semble complètement anti-féministe pour le coup).

    @ tous les défenseurs du libéralisme.
    Quand comprendrez vous que le libéralisme politique et philosophique n’est qu’un paravent pour le libéralisme économique ? Par ailleurs, les économistes libéraux qui ont imposé leur vision du monde et qui ont encouragé la destruction des solidarités instituées étaient le plus souvent très conservateurs (Hayek en est un bon exemple). Enfin, jusqu’ici, les politiques libérales menées depuis 30 ans ont eu un effet massif, tout à fait mesurable : l’appauvrissement des plus pauvres et des classes moyennes, l’enrichissement des classes supérieures. Après bon bien sûr, dans ces magnifiques économies, tous les pauvres ont le droit d’essayer de devenir riche. La super chance !

    Répondre
  112. urchin
    urchin dit :

    A tous ceux qui ont répondu à Lory Calque: vous débarquez, ou bien?
    Vous voyez passer un troll plus gros et poilu que VI versus Emacs, et vous mordez dedans?

    Aller, je retourne coder sous Emacs (parce que les éditeurs modaux, c’est quand même de la daube 🙂

    Répondre
  113. Lory Calque
    Lory Calque dit :

    @ Ubu

    Répondre à Swami serait du temps de perdu. Et je maintiens que je ne l’ai pas insulté maisque je lui ai mis les points sur les i. Vous n’avez pas l’habitude qu’on se comporte ainsi quand il vous semble à vous, hommes, si naturel, normal et non insultant de vous exprimer de la sorte, sans ménagement, envers une femme, mais si c’est le contraire, c’est insultant. Sachez donc que je me sens insultée chaque fois qu’un homme a cette arrogance, quelque soit le registre de vocabulaire utilisé, quand il part du principe, inconsciement tellement c’est profondément enraciné dans les mentalités, que c’est son droit naturel
    de se poser comme le centre de l’univers, de se considérer, lui homme, le sexe masculin comme LA référence de l’humanité.

    L’androcentrage si vous préférez. Ce que je récuse et récuserai toujours, partout et sans relache, et avec une obstination farouche.

    Vous ne pouvez avoir l’idée de ce que cela signifie, chaque jour, une vie entière, de voir cet androcentrage constituer la norme partout, à tous les niveaux. Chez les politiques et les milliardaires et les pires des rénégats comme chez le plus crétin des SDF.

    Considérez donc la finesse de l’intervention ci-dessous de Urchin; c’est une parfaite illustration de ce que je viens de dire.

    Quant à Thatcher, c’était une femme, certes, mais elle était surtout un pur produit du formatage que la société machiste réserve aux femmes.

    Répondre
  114. ko
    ko dit :

    Pour compléter / enrichir le commentaire de Swâmi # 80 :

    1/ Un "bon" féminisme qui affirme qu’une espèce sexuée comme la nôtre est constituée de deux sexes, que les membres des deux sexes sont égaux en dignité et en droits, et qui vise à corriger toute inégalité de traitement entre eux, tout en restant persuadé que notre espèce est composée de deux PLUSIEURS genres qui peuvent et doivent vivre ensemble dans une entente harmonieuse, agréable et confiante. Ce qui n’empêche évidemment pas de dénoncer les inégalités et de les combattre.

    En effet, plusieurs genres, à l’infini même si on veut, et c’est pas parce qu’ils sont pas encore tous sortis du placard qu’ils n’existent pas… Et jouer / composer avec tous ces genres est, certes, un peu déstabilisant, mais foutrement agréable et créatif et stimulant et désacralisateur des rôles sociaux un rien contraignants (la maman ou la putain, la libérée rigolote ou la coincée, la bonne copine ou la bombasse…).

    Répondre
  115. Otrynteus
    Otrynteus dit :

    @ Tous

    Merci d’avoir été ce que vous êtes. Mon travail a été plus facile" hier soir.Le plus difficile, dans une "relation d’aide" (donc de pouvoir), est de parvenir à échanger les places de chacun… L’initiative doit venir de celui qui détient le pouvoir, c’est certain… C’est pas toujours facile quand on doute de sa position de "sauveur" et j’suis pas Mère Théresa, merde ! Ne pas confondre la personne et sa situation, un clin d’oeil suffit, un regard qui signifie que la personne en face de vous n’est ni un dossier ni une caisse enregistreuse. Mouaich! colchiques dans les prés et la fille du coupeur de joint …

    Agnès, S.O.S

    <révérence/on> :

    Elle peut jouer à Dieu parce que le mot d’ordre est d’économiser à tout prix (…), parce qu’on a obscurci les critères de tri des nécessiteux au point de les rendre totalement cabalistiques, parce que l’on brode sur l’air du cas par cas alors qu’il ne devrait y avoir que l’égalité de traitement républicaine, parce que la hiérarchie a parfaitement intériorisé le culte du résultat, parce qu’on ne devrait jamais, jamais tenter de gérer une administration comme une entreprise.

    <révérence-c’est-peut-être-con-pour-les-1000-bornes-?/off>

    @ Swâmi

    Arrête d’énerver Lory !

    Moi, j’ai amené les croissants à ces dames ce matin…

    @ Fred., de L.

    merci pour l’info, j’ai essayé de creuser mais j’ai vite atteint mes limites en terme de finance publique…

    Répondre
  116. Swâmi Petaramesh
    Swâmi Petaramesh dit :

    @Otrynteus : Arrête d’énerver Lory !

    OK, OK, je vais lui foutre la paix et la laisser retourner paisiblement à ses casseroles et à son aspirateur :-}

    @Ko : notre espèce est composée de deux PLUSIEURS genres

    Tu chipotes un petit poil en l’espèce, mais j’aime bien chipoter avec toi 😉

    Tu me fais penser à l’une de mes copines transgenres qui se définit comme étant du genre "poulpe" et "trisexuelle" par-dessus le marché :-}

    Bon, c’est un concept un peu conceptuel, mais elle est marrante, comme poulpe, je l’aime bien :-}}

    Et puis moi, je n’objecte nullement à la création du nombre de genres qui siéra à chacun, qu’il soit tri, quadri ou pentasexuel.

    J’objecte juste à ceux(celles) qui sont né(e)s pour faire chier le monde, mais ça, ça constitue un genre à part entière, statistiquement sur-représenté (hélas)…

    Répondre
  117. Swâmi Petaramesh
    Swâmi Petaramesh dit :

    @Otrynteus : Arrête d’énerver Lory !

    OK, OK, je vais lui foutre la paix et la laisser retourner paisiblement à ses casseroles et à son aspirateur :-}

    @Ko : notre espèce est composée de deux PLUSIEURS genres

    Tu chipotes un petit poil en l’espèce, mais j’aime bien chipoter avec toi 😉

    Tu me fais penser à l’une de mes copines transgenres qui se définit comme étant du genre "poulpe" et "trisexuelle" par-dessus le marché :-}

    Bon, c’est un concept un peu conceptuel, mais elle est marrante, comme poulpe, je l’aime bien :-}}

    Et puis moi, je n’objecte nullement à la création du nombre de genres qui siéra à chacun, qu’il soit tri, quadri ou pentasexuel.

    J’objecte juste à ceux(celles) qui sont né(e)s pour faire chier le monde, mais ça, ça constitue un genre à part entière, statistiquement sur-représenté (hélas)…

    Répondre
  118. Fin de partie
    Fin de partie dit :

    Citation:
    Ce partie prône le libéralisme économique, c’est vrai, mais aussi le libéralisme au sens humain: dépénalisation des drogues douces, de l’euthanasie, etc…

    Des chomeurs abrutis par la drogue ca ne manifestent pas et ca se revoltent pas et quand on voudra les eliminer, ils pourront maquiller leur crime en pretendant qu’il s’agit d’euthanasie:
    "vous comprenez tous ces pauvres sans argent dormant dans la rue, on ne pouvait pas les laisser souffrir sans rien faire".

     A coup de seringue sur fond de musique de vivaldi devant un ecran qui diffuse des images de nature... 
    Répondre
  119. mc
    mc dit :

    @ Lory Calque (87)

    C’est très déloyal d’utiliser mon qualificatif de "macho puritain" contre Swâmi, vu que j’avais expressément déclaré que ça le concernait pas.
    Ya bien des pti côtés machos chez lui, mais beaucoup moins que chez la plupart des mecs que je connais.
    Quant à puritain!!! ouaaaarfff, fallait le faire. T’as tellement envie de l’enfoncer que tu dis n’importe quoi!

    Soit dit en passant, il y a des féministes puritaines, plus exactement elles sont pas féministes du tout parce que dès qu’une femme aime (ou seulement ne déteste pas) les hommes elles la renient.

    Répondre
  120. Ubu
    Ubu dit :

    @ Lory Calque
    C’est amusant comme spontanément tu me ranges dans la catégorie honnie : "vous les hommes, vous les hommes, vous les hommes". Pour toi, nous sommes donc tous pareils ? Explique moi en quoi cette généralisation est différente de celle, machiste celle-là, qui consiste à dire : "toutes les femmes sont…" ? Tu raisonnes exactement comme tes ennemis les plus farouches – la seule différence, c’est que tu es de l’autre côté de la barrière.

    Et en étant aussi haineuse, tu donnes raison à Swami.

    Et comme tu es totalement hors sujet par rapport au récit d’Agnès, que tu ne réponds pas sur le fond aux objections que l’on te fait, tu donnes effectivement dans le trolling. (Et comme je te réponds, je me transforme aussi en troll, malheur…)

    Répondre
  121. Ubu
    Ubu dit :

    @ Lory Calque
    C’est amusant comme spontanément tu me ranges dans la catégorie honnie : "vous les hommes, vous les hommes, vous les hommes". Pour toi, nous sommes donc tous pareils ? Explique moi en quoi cette généralisation est différente de celle, machiste celle-là, qui consiste à dire : "toutes les femmes sont…" ? Tu raisonnes exactement comme tes ennemis les plus farouches – la seule différence, c’est que tu es de l’autre côté de la barrière.

    Et en étant aussi haineuse, tu donnes raison à Swami.

    Et comme tu es totalement hors sujet par rapport au récit d’Agnès, que tu ne réponds pas sur le fond aux objections que l’on te fait, tu donnes effectivement dans le trolling. (Et comme je te réponds, je me transforme aussi en troll, malheur…)

    Répondre
  122. Otrynteus
    Otrynteus dit :

    @ KLes Marques

    la pyramide est controlée, non par des élus, ces irresponsables qui passent, mais par une noria de "sous-énarques" (…)
    qui détient le pouvoir réel, au sein de l’administration, qu’elle soit d’état ou locale ???

    C’est une question que je me suis longtemps posé et, comme vous (je suppose) j’ai longtemps pensé qu’il appartenait à celui qui maitrisait la technique du pouvoir (les énarques et autres sous-énarques).
    Las, nos élus sont les mêmes : dans mon département le fils a succédé à son père comme le fils de Trucmuche le chanteur a reçu l’héritage de son père également encensé par Truqueur, fille de son père.
    Nous ne sommes pas bien loin de 1789, mais juste avant, il y a les aristocrates (de Villepin, de Sarkosy, von Chirac et Royal et Cetera) et leurs clercs…

    Répondre
  123. ango
    ango dit :

    Non non le libéralisme économique ce n’est pas ça.

    Le libéralisme économique est une conjecture qui postule que le marché autosuffisant et autorégulateur.

    A partir de là il y a plusieurs théories, Walras équilibre général, schumpeter destruction créatrice qui sélectionne les meilleurs opportunités, Hayek c’est plus compliqué.

    Aussi pas de désir de castration mais complexe de castration comme le dirait le père Sigmund.

    Lory sait très bien que Swami lui a manifesté un grand respect en lui répondant par des arguments clairs. Elle appelle ça du blabla afin de noyer le poisson. Il n’y a qu’elle qui est dupe, tout ça pour ressortir le même refrain, et balancer à tout va des accusations diverses et abjects.

    Mais il est évident qu’il y a des féministe complètement jetées prêtes à brûler les soutiens gorges et à déboulonner toutes les bites d’amarrages de la planète. Le féminisme est normal, donc son spectre de pluralité est normalement constitué par sa spécifité.

    Il y a même des féministes qui peuvent trahir le mouvement qui leur a permis de se faire connaître et de participer comme acteur à une noble histoire (pardon herstory). Il y a en effet des féministes qui aujourd’hui sont capable de balancer aux pieds d’un pouvoir phalocrate et réactionnaire tout ce que l’émancipation de la femme leur a fait gagner sur un plan politique. En se revendiquant de ce féminisme, elles trahissent doublement le féminisme.
    Tiens linspiration me vient du texte de Bourdieu "Sollers tel quel", merde je vais me faire traiter d’antisémite ! A non je suis pas encore mort et pas célèbre.

    Pour Lory :
    Dont acte.

    Répondre
  124. ango
    ango dit :

    Non non le libéralisme économique ce n’est pas ça.

    Le libéralisme économique est une conjecture qui postule que le marché autosuffisant et autorégulateur.

    A partir de là il y a plusieurs théories, Walras équilibre général, schumpeter destruction créatrice qui sélectionne les meilleurs opportunités, Hayek c’est plus compliqué.

    Aussi pas de désir de castration mais complexe de castration comme le dirait le père Sigmund.

    Lory sait très bien que Swami lui a manifesté un grand respect en lui répondant par des arguments clairs. Elle appelle ça du blabla afin de noyer le poisson. Il n’y a qu’elle qui est dupe, tout ça pour ressortir le même refrain, et balancer à tout va des accusations diverses et abjects.

    Mais il est évident qu’il y a des féministe complètement jetées prêtes à brûler les soutiens gorges et à déboulonner toutes les bites d’amarrages de la planète. Le féminisme est normal, donc son spectre de pluralité est normalement constitué par sa spécifité.

    Il y a même des féministes qui peuvent trahir le mouvement qui leur a permis de se faire connaître et de participer comme acteur à une noble histoire (pardon herstory). Il y a en effet des féministes qui aujourd’hui sont capable de balancer aux pieds d’un pouvoir phalocrate et réactionnaire tout ce que l’émancipation de la femme leur a fait gagner sur un plan politique. En se revendiquant de ce féminisme, elles trahissent doublement le féminisme.
    Tiens linspiration me vient du texte de Bourdieu "Sollers tel quel", merde je vais me faire traiter d’antisémite ! A non je suis pas encore mort et pas célèbre.

    Pour Lory :
    Dont acte.

    Répondre
  125. mc
    mc dit :

    @ ubu:
    "Je suis convaincu que, dans l’état actuel des choses, il pourrait y avoir 50% de femmes dans les instances de décisions nationales ou autres, sans que cela ne change rien à la situation du pays"

    Bon c’est pas grave les filles, continuez à être prises pour des connes et des bonnes à rien, si on vous respectait au point de vous accorder les mêmes droits qu’aux hommes (en vrai, pas sur le papier) "ça ne changerait rien à la situation du pays". Et le pays, c’est la seule chose qui compte. Les gens qui y vivent, surtout si c’est des femelles, on s’en fout, je veux dire "ubu s’en fout"

    Répondre
  126. mc
    mc dit :

    @ ubu:
    "Je suis convaincu que, dans l’état actuel des choses, il pourrait y avoir 50% de femmes dans les instances de décisions nationales ou autres, sans que cela ne change rien à la situation du pays"

    Bon c’est pas grave les filles, continuez à être prises pour des connes et des bonnes à rien, si on vous respectait au point de vous accorder les mêmes droits qu’aux hommes (en vrai, pas sur le papier) "ça ne changerait rien à la situation du pays". Et le pays, c’est la seule chose qui compte. Les gens qui y vivent, surtout si c’est des femelles, on s’en fout, je veux dire "ubu s’en fout"

    Répondre
  127. Otrynteus
    Otrynteus dit :

    @Ango

    Le libéralisme économique est une conjecture qui postule que le marché autosuffisant et autorégulateur.(…)
    Le féminisme est normal, donc son spectre de pluralité est normalement constitué par sa spécifité.

    Tu cherches à te faire maltraiter ou c’est une provocation ?

    @ Swâmi et Lory

    Franchement, est-ce la peine de répondre ?

    Répondre
  128. mc
    mc dit :

    Des féministes complètement jetées prêtes à brûler…. les soutien-gorges, mais c’est affreux ce que tu nous dis là Ango, comment une femme peut-elle être assez folle pour brûler quelque chose d’aussi précieux qu’un soutien-gorge? L’épouvante me glace le sang.

    Je trouve ton exemple particulièrement bien choisi pour mettre en évidence la délirante férocité de ces abominables femelles.

    Répondre
  129. mc
    mc dit :

    Le libéralisme, c’est la croyance que les lois du marché suffisent à la régulation optimale de l’économie.

    Le "néo" libéralisme, c’est parce qu’on avait déjà essayé, que ça s’est très mal terminé, et que des petits malins ont remis ça au goût du jour en pensant qu’on aurait oublié.

    L’ultra libéralime, c’est quant ils persistent obstinément à pousser le libéralisme à ses conséquences extrêmes alors qu’il devient de plus en plus évident pour de plus en plus de gens que ça nous mène droit à la catastrophe.

    Mais au fait, on a tort de s’inquiéter, après le tsunami la mer est revenue se stabiliser au même niveau qu’avant: régulation spontanée.

    Répondre
  130. ango
    ango dit :

    Le néolibéralisme remonte aux années 30. La version la plus récente est celle du workfare State, mise en ouvre par Clinton aux USA. Et là on retrouve le fil d’Agnès.

    C’est à dire que toute politique social et économique ne peut fonctionner que par des mesures "incitatives" au travail ; la baisse de la sécurité de l’emploi amène à la sélection des meilleurs et à l’obtention d’un salaire adéquat à un jeu entre l’offre et la demande de travail, grosso modo si tu travailles bien ou avec des qualités exceptionnelles t’es bien payé (d’où l’emphase sur la méritocratie et le travail plus gagne plus). Autre partie, pour les gens qui n’ont pas d’emploi, c’est, dans cette logique, parce qu’ils ont plus d’intérêts à rester inactif qu’actif. (je raconte la fable). Donc si on leur enlève leurs allocations ils vont travailler (les fénéants!)… parce qu’il y aura plus de travail ! … ? De là il y a tout intérêt à faire diparaître tout système de protection sociale pour le travail. C’est de là que l’OCDE donne des indications pour attaquer les petites niches en premier lieu et ensuite le centre pour ne pas avoir à faire face à de fortes réactions (voir l’article de cordonnier chez le monde diplo en lecture libre).

    Mais là où il faut ajouter qqchose MC, c’est que tout cet atiraille desert l’intérêt d’une croissance financiarisée. Grosso modo pour les intérêts d’acteurs de la finance qui demandent jusqu’à des 20% de retour sur investissement en peu de mois, sinon ils ferment et vont ailleurs, et chaque plan de redressement fait grimper le cours de l’action. Il faut le tenir à l’esprit (sur ce point voir le forum de lordon sur le slam dans le monde diplo). Et où partent-ils ? Là où les charges salariales sont moins élevés ou à niveau pas très loin de rien du tout.

    Il est d’ailleurs intéressant de se rappeler que c’est sous le gouvernement Jospin, qui a ouvert à la capitalisation nombre d’entreprises publiques, c’est à dire au pouvoir actionnarial, que l’on a mis à l’ordre du jour la thématique de "l’assistanat".

    Voilà qq mots sur le néolibéralisme. Voilà pourquoi ce qu’a fait la chose à Agnès ne serait pas, dans ces sphères, considéré comme illégitime.

    Répondre
  131. Ubu
    Ubu dit :

    @ mc
    Qu’Ubu s’en foute, tout le monde s’en fout… ça non plus, ça ne change rien.
    Je me suis sans doute mal exprimé ou alors tu n’as pas voulu comprendre ce que je disais. Je crois qu’il serait juste qu’il y ait 50% de femmes à l’Assemblée nationale, par exemple. En ce sens, ce serait un progrès non négligeable et personnellement je n’ai rien contre une loi qui imposerait la parité – histoire que les choses avancent vite en ce domaine.
    Mais si ce sont toutes des patronnes, des avocates, des médecins, qu’est-ce que cela changera à la réalité du pouvoir oligarchique où la majorité de la population (masculine comme féminine) n’est pas représentée ? A mon sens : rien. On aura toujours des lois dégueulasses et des administrations prêtes à humilier les RMIstes pour leur faire bien comprendre que les hommes et les femmes pauvres n’ont qu’à fermer leur gueule. Il n’y a quasiment pas de député(e)s "CSP -" à l’Assemblée, cela ne te semble pas plus problématique dans une démocratie représentative que l’absence d’avocate ou de patronne ?
    Après libre à toi de voir en moi un phallocrate de plus. Mais voilà : il est plus facile d’être une femme riche qu’un homme pauvre dans ce pays… il est sans doute aussi plus difficile encore d’être une femme pauvre. Et personnellement si je dois lutter contre une injustice, ce sera d’abord au sujet de celles concernent le fossé entre les riches et les pauvres, quel que soit leur sexe.

    Répondre
  132. Tinoubux
    Tinoubux dit :

    Bonjour Agnès.. J’ai lu ton récit la gorge nouée, je pense, comme toute personne douée de sensibilité ..
    Et peu après, cela m’a fait l’effet d’une victoire ! Une victoire magnifique .. A ce jeu-là, il n’y a pas de petite victoires .. Et c’est ce sentiment que je retiendrais de cette histoire.

    Répondre
  133. Nathalie
    Nathalie dit :

    Oh bon dieu quelle horreur !!!
    Figures-toi que je vis un truc un peu similaire avec un mec de l’Urssaf. Je songe au meurtre, ou au suicide, ou les 2…

    Répondre
  134. Shan
    Shan dit :

    Swâmi: je comprends votre point de vue, d’autant plus qu’il fût aussi le mien autrefois. Désormais, je sais que la redistribution par l’état est toujours inéquitable d’une part, et je ne suis pas certain qu’elle le soit réellement moins que la redistribution de gré à gré, tout en étant d’une part beaucoup moins efficace, d’autre part détournée de ses objectifs initiaux.

    De mon point de vue "L’état est incapable de redistribuer équitablement": à la limite, une commune, plus exposée aux colères de ses citoyens, en est certainement polus capable, à l’échelle de la commune.

    cela pourrait plaider pour des mécanismes de redistribution communaux contrebalancé par des transferts nationaux entre communes, et donc, un rôle de l’état réduit à celui de banquier (la correction des inégalités territoriales étant bien plus sûrement à des professionnels qu’à des fonctionnaires).

    Répondre
  135. Swâmi Petaramesh
    Swâmi Petaramesh dit :

    @Shan : je sais que la redistribution par l’état est toujours inéquitable d’une part, et je ne suis pas certain qu’elle le soit réellement moins que la redistribution de gré à gré

    Ce n’est pas forcément une fatalité, et peut-être peut-on améliorer le système plutôt que l’abandonner. Les critères de redistribution par l’état dépendent des lois votées par une assemblée démocratique censée représenter la volonté du peuple. Du moins est-ce la théorie.
    La redistribution "de gré à gré" signifie au gré du riche, celui qui donne.
    Tu as donc un levier de solidarité démocratique, dépendant de la volonté du peuple, que tu proposes innocemment de remplacer par une charité ploutocratique, dépendant de la volonté du riche.
    Ne vois-tu pas la différence ?

    Que le système marche mal, c’est certain. C’est hélas une des caractéristiques de l’espèce humaine que de se montrer souvent mesquine, basse, égoïste, malhonnête… Rien ne prouve que "privatiser le truc" résoudrait quoi que ce soit, c’est juste une croyance dogmatique libérale, mais ceux qui se sont investis dans le milieu associatif savent pertinemment que de grosses ONG ou des fondations privées, peuvent devenir aussi lourdes, paperassières, inefficaces et "tapant à côté de la cible" que des administrations…
    L‘administrativite ne se borne hélas pas à la sphère publique.

    Un des problèmes dont souffre aussi l’action publique est le perpétuel mensonge des politiques : Annoncer (radio-télé) qu’on met en place une aide sans en avoir les moyens budgétaires, donc en s’arrangeant pour qu’en pratique l’obtention de cette aide soit la plus difficile possible… Pour en verser le moins possible… Et faire passer le message à travers tout le circuit administratif. Le mensonge part d’en haut et dévale la voie hiérarchique

    Il ne suffit plus que d’y ajouter le très français mépris des administrations pour leurs "usagers" et l’impossibilité de tout recours pratique (rapide et peu onéreux, rions un peu avec les tribunaux administratifs…) contre cette hydre à mille têtes, et tu as une bonne grosse merde telle qu’on la connaît.

    Mais il ne faut pas penser que rien de tout cela n’est améliorable : c’est une simple question de volonté politique. Or notre classe politique ne cultive rien mieux que l’art du mensonge, et ne se préoccupe de rien d’autre que le partage des sièges et sa réélection.

    Penses-tu que les éventuels mécènes privés que tu appelles de tes voeux aient des motivations plus nobles ? Le mécénat privé est également une manière bien connue d’asseoir un pouvoir. Visite des villes dans lesquelles on trouve l’école Tartempion, le gymnase Tartempion, le stade Tartempion, l’église financée par Tartempion, la crèche Tartempion, et au milieu, forcément… l’usine Tartempion.

    Et quand passe le roi Tartempion, tout le monde s’incline à terre.

    Y’a des villes, comme ça, j’en connais… L’habitude s’est un peu perdue, il est vrai, c’était assez début du XXe s., comme pratique. Mais ça peut revenir.

    Répondre
  136. Swâmi Petaramesh
    Swâmi Petaramesh dit :

    @Shan : je sais que la redistribution par l’état est toujours inéquitable d’une part, et je ne suis pas certain qu’elle le soit réellement moins que la redistribution de gré à gré

    Ce n’est pas forcément une fatalité, et peut-être peut-on améliorer le système plutôt que l’abandonner. Les critères de redistribution par l’état dépendent des lois votées par une assemblée démocratique censée représenter la volonté du peuple. Du moins est-ce la théorie.
    La redistribution "de gré à gré" signifie au gré du riche, celui qui donne.
    Tu as donc un levier de solidarité démocratique, dépendant de la volonté du peuple, que tu proposes innocemment de remplacer par une charité ploutocratique, dépendant de la volonté du riche.
    Ne vois-tu pas la différence ?

    Que le système marche mal, c’est certain. C’est hélas une des caractéristiques de l’espèce humaine que de se montrer souvent mesquine, basse, égoïste, malhonnête… Rien ne prouve que "privatiser le truc" résoudrait quoi que ce soit, c’est juste une croyance dogmatique libérale, mais ceux qui se sont investis dans le milieu associatif savent pertinemment que de grosses ONG ou des fondations privées, peuvent devenir aussi lourdes, paperassières, inefficaces et "tapant à côté de la cible" que des administrations…
    L‘administrativite ne se borne hélas pas à la sphère publique.

    Un des problèmes dont souffre aussi l’action publique est le perpétuel mensonge des politiques : Annoncer (radio-télé) qu’on met en place une aide sans en avoir les moyens budgétaires, donc en s’arrangeant pour qu’en pratique l’obtention de cette aide soit la plus difficile possible… Pour en verser le moins possible… Et faire passer le message à travers tout le circuit administratif. Le mensonge part d’en haut et dévale la voie hiérarchique

    Il ne suffit plus que d’y ajouter le très français mépris des administrations pour leurs "usagers" et l’impossibilité de tout recours pratique (rapide et peu onéreux, rions un peu avec les tribunaux administratifs…) contre cette hydre à mille têtes, et tu as une bonne grosse merde telle qu’on la connaît.

    Mais il ne faut pas penser que rien de tout cela n’est améliorable : c’est une simple question de volonté politique. Or notre classe politique ne cultive rien mieux que l’art du mensonge, et ne se préoccupe de rien d’autre que le partage des sièges et sa réélection.

    Penses-tu que les éventuels mécènes privés que tu appelles de tes voeux aient des motivations plus nobles ? Le mécénat privé est également une manière bien connue d’asseoir un pouvoir. Visite des villes dans lesquelles on trouve l’école Tartempion, le gymnase Tartempion, le stade Tartempion, l’église financée par Tartempion, la crèche Tartempion, et au milieu, forcément… l’usine Tartempion.

    Et quand passe le roi Tartempion, tout le monde s’incline à terre.

    Y’a des villes, comme ça, j’en connais… L’habitude s’est un peu perdue, il est vrai, c’était assez début du XXe s., comme pratique. Mais ça peut revenir.

    Répondre
  137. mc
    mc dit :

    ubu-prophète!

    Qu en sais-tu si ce seront des avocates, des médecines, des patronnesses qui rentreraient à l Assemblée Nationale? Tu ne nous crois pas assez nombreuses, assez déteminées, assez passionnées, les résistantes?

    Et n as-tu pas vu aussi que même parmi celles-là (j exclus les patronesses et encore…) il y en a qui se rendent compte du naufrage annoncé? A travers leurs enfants notamment dont beaucoup ne sont ni médecins, ni avocats, ni ingénieurs, ni tout ce qu elles avaient pu espérer, mais travailleurs précaires, RMIstes. (Non, je ne me la joue pas Ségolène, les hommes aussi ont des enfants, mais nous parlons ici des femmes).

    Bien sûr que si la "gauche" continue à nous snober, les bourgeoises seront plus nombreuses que nous à l Assemblée Nationale. Qu importe, nous irons ailleurs, où nous sommes déjà, sur le terrain, dans les associations.

    Le mépris de la "gauche", on connaît, c est à lui qu on doit un des droits de vote les plus tardifs du monde, on a l habitude de passer dans les interstices. Et on va continuer.

    Tes arguments, aussi on les connaît.
    Les femmes qui ont fait fonctionner le pays pendant la guerre de 14 sont rentrées à la niche quand leurs hommes sont rentrés, morts ou vivants, de la guerre.

    Les Résistantes sont devenues des mères de familles pas toujours comblées, après avoir failli se faire tondre à la libération par des hommes qui les avaient vu danser avec des allemends au bal du village comme agents de renseignement (authentique).

    Les femmes algériennes qui ont cru que leur liberté devait être précédée par la liberté de leurs hommes se sont retrouvées brisées après la guerre par la société machiste à la quelle elles n avaient pas osé toucher.

    Combien de fois on nous fera le coup? "Libérons d abord nos hommes, et attendons d eux notre libération". D abord la révolution prolétarienne, les femmes c est après.

    C est toujours "après" les femmes. Jusqu à quand?

    Répondre
  138. Fred., de L.
    Fred., de L. dit :

    @shan : La décentralisation à tout crin n’a apporté que reconstitution des féodalités d’un autre temps. Un clan (UMPS) prend le pouvoir, voilà que toute sa famille (politique) prend les postes à responsabilités. Celui là à l’OPAC, l’autre à l’association untel, et tel autre à tel organisme local. Et ça descend la pyramide locale jusqu’aux administrés… qui s’ils votent correctement, seront récompensés… ou pas.

    Le piston, ce n’est pas que dans les films. Ca existe pour de vrai. Et ce genre de fonctionnement induit des injustices tout aussi flagrantes que celles qu’on peut voir à "Combien ça coûte"… Aaaaaah… la boite à cons qu’elle fait des ravages.

    Autrefois, le RMI était financé par l’Etat. Les départements attribuaient selon les règles et uniquement ces règles, et l’Etat payait. Aujourd’hui, les départements doivent attribuer, selon les règles, mais ils doivent aussi payer. Donc… S’ils veulent payer moins, ils n’ont qu’à attribuer moins. Je ne faisais que le suggérer dans mes messages précédents. Mais c’est bien comme ça que ça se passe la décentralisation. Il suffit de voir combien de conseils généraux ralent parce qu’ils doivent financer par eux même une charge de ce genre. Forcément qu’ils passent des instructions à leurs employés pour serrer la vis. En bon gestionnaires qu’ils sont, puisqu’ils sont "locaux". Hein ?

    Tiens. Dans le département du Rhône, malgré la charge somptuaire que représente le RMI, on va construire un musée à l’architecture complètement déglinguée pour plusieurs millions d’euros. Heureusement que nos caisses de solidarité sont vides. Enfin. Heureusement que l’attribution du RMI est sévèrement encadrée. Ca permet de continuer à dépenser pour des choses (r)util(ant)es.

    Répondre
  139. mc
    mc dit :

    Agnès, est-ce que tu te rends compte que toutes tes chroniques finissent par parler de la même chose?
    Je reconnais que je suis une des détourneuses les plus ardentes, désolée, c est plus fort que moi!

    Mais ya pas un signe, là?

    Répondre
  140. Swâmi Petaramesh
    Swâmi Petaramesh dit :

    @Jessie : n’empêche que lory a raison

    Personne n’a contesté ici, je pense, que les inégalités de traitement entre hommes et femmes, dans notre société soient réelles, et qu’il faille les combattre. Je ne crois pas que quiconque ait fût-ce une seconde contesté la justesse ou la nécessité de ce combat.

    Maintenant, je ne pense pas que "Lory ait raison" d’absolument toujours tout réduire à cette question d’injustice entre les genres, pas plus que d’autres n’ont raison de tout ramener à la problématique du racisme, etc.

    Tu noteras d’ailleurs que c’est Lory qui a à nouveau sorti de son chapeau la problématique du genre, dans son commentaire #56, en total décalage avec le sujet du billet d’Agnès et d’une manière absurde : Agnès narrait avoir été harcelée par une "sale bonne femme", Lory en réponse tient à fantasmer qu’il y a nécessairement (toujours !) au-dessus un encore plus sale bonhomme qui a de surcroît forcément "droit de cuissage" sur la sale bonne femme…

    Et voilà pourquoi votre fille est muette et l‘Orangina rouge si méchant…

    "Lory a raison" ? Personnellement, j’appelle ça du délire paranoïaque, mais ça n’engage que moi.

    (Agnès, tu ne va pas encore sucrer mon commentaire simplement parce que je dis les choses, dis ?)

    Toute personne qui ramène absolument toute problématique sociale à un angle de vision unique, étroit, toujours le même est monomaniaque, et dans le cas de Lory et selon les termes de Yogi, je pense que nous avons effectivement affaire à un cas d’école de névrose obsessionnelle. Au minimum. C’est ça ou une psychose paranoïaque pure et dure (ça dépend de si elle entend ou non les voix de divinités féminines lui ordonnant de pourfendre le mâle ennemi 😉 Comme je l’avais déjà écrit autre fois et ailleurs, nous ne somme plus dans le domaine de la politique mais dans celui de la psychiatrie.

    Lory n’a pas non plus raison quand elle agresse bave aux lèvres toute personne qui en se range pas immédiatement à son avis, ou qui se permet une note d’humour, et qu’elle traite toute contradiction par l’insulte ad hominem et l’usage de termes définitifs utilisés dans sa mouvance de pensée pour désigner l‘Ennemi avec un E majuscule, des qualificatifs marrants comme "macho-phallocrate-archéo-patriarco-dictatorial Blablabla ».

    Le problème est qu’à partir du moment où tu désignes l’autre en tant qu’ennemi, tu t’ôtes toute possibilité de dialogue ou de négociation avec lui, tu ne tentes pas de le comprendre, et tu perds toute chance de t’en faire comprendre.

    Dès lors que tu traites l’autre en ennemi, et par l’insulte, tu te fabriques ton ennemi, car celui que tu agresses ainsi n’a plus guère que le choix entre tourner le dos ou sortir son propre flingue, choix qui dépendra de son caractère et de la dose d’agressivité que tu lui témoignes – notamment à savoir si la porte de sortie de seulement tourner le dos et partir en se moquant lui reste ouverte ou non…

    Lory Calque n’est pas quelqu’un avec qui on peut discuter : Soit on l’approuve en tout, soit on est son ennemi "juré". C’est donc une extrémiste fanatique. Ces gens-là sont dangereux. Ce sont des fauteurs de massacres et de guerres. Jamais d’entente et de paix.

    Répondre
  141. jessie
    jessie dit :

    @ ubu

    n’empêche que lory a raison : les pauvres, RMistes, sous smicardes, horaires décalés et partiels, ramasseuses de merde et autres soins à la personne de salarié au sifflet sont avant tout des femmes à 80% environ

    et je ne parle même pas du minimum vieillesse et autres petites retraites pour nos courageuses mères au foyer qui bossaient gratuitement souvent plus que le pourvoyeur de fric qui les dominait à peu de frais (amoureusement ou pas, certes, mais l’amour ça fait pas bouffer les petites retraitées)

    sur la durée de sa vie, une femme, quelle que soit sa position sociale, gagne en moyenne près de 50% de moins qu’un homme, alors qu’elle travaille plus et plus longtemps et réussit mieux ses études

    et ce n’est pas un hasard !!!

    c’est parce que les femmes, au même titre que les "basanés", sont "naturalisées" comme "inférieures", et refuser de le voir c’est faire un déni de justice

    est-ce la faute des hommes ? oui et non

    non parce que c’est un système pourri profondément ancré dans les mentalités, qu’on chope au biberon ou même avant et dont il n’est pas facile de se rendre compte de l’étendu tant on y est englué, tous, hommes et femmes, les femmes autant que les hommes bien souvent

    oui parce que ceux que ça arrangent (les hommes en tant que groupe, pas en tant qu’individus seulement) n’ont pas envie de lâcher leurs privilèges, et trouvent des arguments fallacieux à la limite du chantage affectif (mesdames, vous êtes pas séduisantes, mais haineuses, culpabilisantes, pas baisables, …etc….) pour empêcher les pas satisfaites du système sexiste de s’exprimer et de le dénoncer (elles ne sont pas anti-hommes, ni même anti-machos, elles sont anti-connerie je trouve, et même les "excessives" sont toujours moins excessives que la plupart des hommes pas forcément excessivement machos (qui frappent, violent, tuent, ils n’ont pas besoin de parler et d’être excessifs en parole, ils se contentent d’agir, c’est pas des femmes, c’est pas des pédés, c’est des sévèrement burnés, non mais !)

    n’oubliez pas que ça a duré des millénaires partout sur la Terre et que ça dure encore, et que l’égalité de fait on est très très loin d’y être, très très très loin, nulle part sur Terre (ouaip, même pas en Suède)
    la preuve ? y’en a plein des preuves, comme à travail égal salaire pas égal du tout, comme 80% de femmes en travail partiel forcé et horaires décalés, comme 80% des femmes occupent 10% des métiers existants, comme non-mixité dans le travail (pas ou peu dans les ateliers, sur les chantiers, pas ou peu d’hommes dans les crèches ou en maternelle, ….etc….), comme 80% des tâches ménagères, comme 12% de l’assemblée nationale (pas plus qu’en 1945, en 60 ans ça n’a pas avancé d’un pouce), ….etc……je suis très loin d’être exhaustive

    et comme le rapport de l’onu de 1994 qui dit que les femmes accomplissent 70% du travail pour 10% du revenu et 1% des richesses

    et je pense que, depuis 94, ça s’est aggravé pour elles, malheureusement, ailleurs surtout, en France aussi

    je ne sais pas si lory est haineuse ou pas, je sais juste qu’elle n’a pas tort quant au sexisme réél d’une part, quant’ à la facilité d’accuser les féministes d’exagération d’autre part (alors qu’elles n’ont jamais fait couler le sang et qu’elle ne le feront pas il me semble), alors que c’est la réalité injuste des femmes qui exagère je trouve

    c’est pas la faute aux mecs, m’enfin, si vous trouvez qu’on peut comprendre qu’un pauvre crache un peu sur les riches (faut le comprendre vu ce qu’il endure), on peut comprendre une femme qui crache sur les hommes (qui jouissent depuis longtemps et pour longtemps de privilèges exhorbitants)
    qu’elles se trompent de cible ou pas, elles ne font pas plus de mal qu’un jeune de quartier défavorisé qui exprime sa haine en crachant sur un trottoir : tu parles d’une violence !!!!!

    d’autant plus injuste qu’on veut bien dénoncer le racisme qui fait 2 poids 2 mesure, mais surtout pas le sexisme qui fait la même chose, de façon plus ancienne, plus ancrée, plus sournoise, plus universelle surtout, et touchant infiniment plus de personnes, très proches et très aimées, nos mères, nos filles, nos compagnes

    on veut bien dénoncer le travail forcé et l’esclavage, mais ça choque moins si c’est une "femme au foyer" ou à temps partiel ou qui se tape la double ou triple journée (qui bosse gratuitement pour pas un rond, mais comme c’est par amour ….. oui, et quand y’a plus d’amour ? il lui reste quoi à part ses yeux pour pleurer ?)

    enfin bref, quand on parle des pauvres, du chômage, ….etc…. on parle avant tout des femmes, et ce n’est pas un hasard si ça atteint en majorité les femmes, lory a raison

    c’est parce qu’en plus d’être sexuée, la société est sexiste

    c’est pas pour autant qu’on en oublie les hommes pauvres ou chômeurs, c’est pas pour autant qu’e les hommes doivent se sentir coupables de ce qu’il se passe pour leurs frangines : reconnaitre la réalité ça n’est pas se culpabiliser, c’est commencer à voir ce qui existe et, peut-être, envisager de songer à penser de faire autrement, voir autrement, ….etc…..

    c’est comme le "marre de la repentance" dont certains se gaussent face à ceux qui demandent le devoir de mémoire et de vérité, qui ne demandent pas de l’autoflagellation mais juste une parole juste et vraie

    Répondre
  142. Lory Calque
    Lory Calque dit :

    Voilà. C’est simple selon Swami. Dire l’inadmissible vérité est un délire paranoiaque. C’est commode, ça permet de désigner une chèvre-émissaire pour rédempter les autres, ainsi les 80% qui constatent que je n’ai pas tort retournent à l’informe, pardonnées en étant replacées dans la domination patriarcale où elles sont priées de rire des blaques sexistes, de l’ironique condescendance qui les concernent sans moufter, et si elles osent protester, refuser de pommader le narcissisme du male dominant, elles sont pointées comme "haineuses la base aux lèvres". Elles sont "dangereuses", il faut leur passer une camisole de force si elles ne veulent pas rentrer dans le rang.

    Et bien je ne vois pas quel danger je peux représenter, moi, chomeuse, avec une santé pas des meilleures, dans l’attente du minimun vieillesse qui sera ma seule ressource, si tant est que j’arrive à 65 ans.

    Le seul danger que je représente, c’est, pour les machos, la désintégration de leur ego narcissique. La perte de de leurs repères de virilité phallocrate auquels ils s’agrippent comme des naufragés à une planche, pour ne pas se retrouver face à face avec ce qu’ils sont, nos égaux avec leurs défauts comme nous avons les notres, et non plus nos supérieurs dominants et privilégiés servis et révérés.

    Répondre
  143. Lory Calque
    Lory Calque dit :

    Voilà. C’est simple selon Swami. Dire l’inadmissible vérité est un délire paranoiaque. C’est commode, ça permet de désigner une chèvre-émissaire pour rédempter les autres, ainsi les 80% qui constatent que je n’ai pas tort retournent à l’informe, pardonnées en étant replacées dans la domination patriarcale où elles sont priées de rire des blaques sexistes, de l’ironique condescendance qui les concernent sans moufter, et si elles osent protester, refuser de pommader le narcissisme du male dominant, elles sont pointées comme "haineuses la base aux lèvres". Elles sont "dangereuses", il faut leur passer une camisole de force si elles ne veulent pas rentrer dans le rang.

    Et bien je ne vois pas quel danger je peux représenter, moi, chomeuse, avec une santé pas des meilleures, dans l’attente du minimun vieillesse qui sera ma seule ressource, si tant est que j’arrive à 65 ans.

    Le seul danger que je représente, c’est, pour les machos, la désintégration de leur ego narcissique. La perte de de leurs repères de virilité phallocrate auquels ils s’agrippent comme des naufragés à une planche, pour ne pas se retrouver face à face avec ce qu’ils sont, nos égaux avec leurs défauts comme nous avons les notres, et non plus nos supérieurs dominants et privilégiés servis et révérés.

    Répondre
  144. Lory calque
    Lory calque dit :

    PS: J’ai parlé des 80% qui sont des femmes. Parce que ne pas le reconnaitre, c’est ne considérer que 20 % des pauvres. Non que 80% me donnent raison, formatées qu’elles sont la plupart ne s’en rendent pas compte. Elles révèrent le patriarcat et se conforment aux sacrifices qu’on exigent d’elles comme on le leur a enseigné, chez les pauvres comme chez les riches.

    Répondre
  145. Swâmi Petaramesh
    Swâmi Petaramesh dit :

    @Jessie : il y a un problème de cible à mon sens, dans la mesure où le système qui asservit et discrimine les femmes, fait du mal aussi aux hommes (moins mais aussi)

    Cette phrase est remarquablement juste.

    > des cris comme celui de lory, même disgracieux à tes yeux, me semblent tout à fait sains : elle fait partie des dominés, pas des dominants, les dominés se défendent comme ils peuvent

    Encore faut-il qu’ils ne se trompent pas de cible. C’est l’art consommé du système que de pousser les dominés à se tromper de cible… Le SMICARD tapant sur le RMIste… Le gars en CNE jaloux du CDI… Le beauf "français de souche" accusant l’immigré de tous ses maux… Alors les femmes tapant sur les hommes, ça n’est qu’un autre épisode de j’ai mal donc je tape n’importe où.

    Il y a beaucoup de "dominés ou écrasés par le système" parmi ceux qui commentent ici. Faut-il être cons pour se taper les uns sur les autres en voyant à chaque fois en l’autre l’origine de notre oppression…

    L’oppression provient du pouvoir, et de nos jours le pouvoir provient du pognon. C’est aussi simple que cela. Qu’en majorité, dans notre société (je ne prétends pas résoudre d’un seul coup les problèmes de toute la planète) les hommes aient un peu plus et les femmes un peu moins est une injustice, mais ce n’est pas la pire. Autrement dit, la caissière en temps partiel à 60% du SMIC se tromperait lourdement de cible si elle pensait que son problème est de la faute du SMICard en CDI à temps complet.

    Arrêtons de nous bloquer sur le "un peu plus, un peu moins". 40 ou 60 % de que dalle, ça reste que dalle. En 1998, le patrimoine des 3 plus grosses fortunes mondiales dépassait celui des 48 pays les plus pauvres, et les avoirs de 84 plus grandes fortunes dépassaient le P.I.B. de la Chine (2.000.000.000 d’habitants). Voilà le problème. Le seul gros problème. Réglons d’abord celui-là plutôt que de perdre notre énergie avec des problèmes certes réels, mais secondaires au regard de celui-là.

    Parions que Lory va nous répondre que ces grosses fortunes, c’est tous des mecs ;-)))

    Répondre
  146. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    80% est un chiffre important comme le montre cet article de l’observatoire des inégalités.
    En moyenne, les femmes touchent 80% du salaire des hommes pour un poste équivalent.
    80%, c’est aussi le taux d’activité des femmes de 15 à 54 ans.
    80%, c’est le pourcentage de femmes dans le total des salariés à temps partiel en France.
    80%, c’est aussi la représentation des femmes chez les employés non qualifiés (c’est à dire dont le salaire ne décollera jamais du SMIC!).
    C’est enfin la proportion de femmes dans les bas-salaires…

    Répondre
  147. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    80% est un chiffre important comme le montre cet article de l’observatoire des inégalités.
    En moyenne, les femmes touchent 80% du salaire des hommes pour un poste équivalent.
    80%, c’est aussi le taux d’activité des femmes de 15 à 54 ans.
    80%, c’est le pourcentage de femmes dans le total des salariés à temps partiel en France.
    80%, c’est aussi la représentation des femmes chez les employés non qualifiés (c’est à dire dont le salaire ne décollera jamais du SMIC!).
    C’est enfin la proportion de femmes dans les bas-salaires…

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  148. ango
    ango dit :

    Mais d’où vous sortez ce chiffre de 80% ?

    Vous êtes sûrs qu’il s’agit de 80%. Donnez vos sources, parce que ca me paraît un peu trop, et les termes sont importants "un peu trop". On peut pas balancer des chiffres comme ça à la va vite comme des vérités absolues.

    Je suis 100% d’accord avec Swami, réduire à un seul angle d’attaque une analyse de situation est tout à fait nocif. Moi j’ai essayé de donner quelques indications sur la macro-idéologie qui entoure les pratiques dont agnès et son compagnon ont été l’objet. Les gens des hautes sphères de décisions de la politique économique appelleraient ça, au mieux, un "dommage collatéral".

    Maintenant, la domination masculine ne s’exerce pas dans toute profession avec la même intensité, il y a quelques secteurs où elle reste faible. Il est évident que cela ne change rien au tableau d’ensemble ; l’exception confirme la règle en effet. D’autre part, il y a quand même comme pour le racisme une large part structurelle dans ces inégalités. Il est complètement débile de réduire les hommes – c’est quoi les hommes ? – à des machines viriles dans un bunker voulant défendre leur droit. Il en existe mais c’est franchement pour al grande majorité des cas un délirium. Il y a même de nombreuses femmes qui ont intériorisées la domination masculine, et j’ai eu moi-même l’occasion de le vivre. Idem pour nombre d’hommes, mais ce n’est pas en cherchant des phallocrates à tous les coins de rue qu’on y changera grand chose. Et à chaque fois qu’il y a un exemple qui se dérobe à cette macro illusion, dire c’est un produit c’est à cause de c’est la faute des hommes, c’est vraiment du n’importe quoi, cela ne sert pas la cause des femmes. Ca me rappelle ces féministes laicistes intégristes qui ne pouvaient pas accepter que la foi puisse aider des femmes musulmanes dans leur combat contre la domination patriarchale, vive, dans ce cas, la reproduction et du racisme et de la domination masculine.

    Il reste que la discrimination positive semble être un moyen provisoire pour changer les acteurs de la scène. Pourquoi ne pas ouvrir un programme sur 5ans ? C’est un moyen pas une fin.

    Autre sujet: la redistribution. Elle n’est jamais équitable, ne l’a jamais été et ne le sera jamais. La distribution vise à réduire cette inéquité justement. On est dans les proportions et pas dans "il fait", "il fait pas". Pas dans oui ou non, ni dans blanc ou noir.

    Répondre
  149. ango
    ango dit :

    Mais d’où vous sortez ce chiffre de 80% ?

    Vous êtes sûrs qu’il s’agit de 80%. Donnez vos sources, parce que ca me paraît un peu trop, et les termes sont importants "un peu trop". On peut pas balancer des chiffres comme ça à la va vite comme des vérités absolues.

    Je suis 100% d’accord avec Swami, réduire à un seul angle d’attaque une analyse de situation est tout à fait nocif. Moi j’ai essayé de donner quelques indications sur la macro-idéologie qui entoure les pratiques dont agnès et son compagnon ont été l’objet. Les gens des hautes sphères de décisions de la politique économique appelleraient ça, au mieux, un "dommage collatéral".

    Maintenant, la domination masculine ne s’exerce pas dans toute profession avec la même intensité, il y a quelques secteurs où elle reste faible. Il est évident que cela ne change rien au tableau d’ensemble ; l’exception confirme la règle en effet. D’autre part, il y a quand même comme pour le racisme une large part structurelle dans ces inégalités. Il est complètement débile de réduire les hommes – c’est quoi les hommes ? – à des machines viriles dans un bunker voulant défendre leur droit. Il en existe mais c’est franchement pour al grande majorité des cas un délirium. Il y a même de nombreuses femmes qui ont intériorisées la domination masculine, et j’ai eu moi-même l’occasion de le vivre. Idem pour nombre d’hommes, mais ce n’est pas en cherchant des phallocrates à tous les coins de rue qu’on y changera grand chose. Et à chaque fois qu’il y a un exemple qui se dérobe à cette macro illusion, dire c’est un produit c’est à cause de c’est la faute des hommes, c’est vraiment du n’importe quoi, cela ne sert pas la cause des femmes. Ca me rappelle ces féministes laicistes intégristes qui ne pouvaient pas accepter que la foi puisse aider des femmes musulmanes dans leur combat contre la domination patriarchale, vive, dans ce cas, la reproduction et du racisme et de la domination masculine.

    Il reste que la discrimination positive semble être un moyen provisoire pour changer les acteurs de la scène. Pourquoi ne pas ouvrir un programme sur 5ans ? C’est un moyen pas une fin.

    Autre sujet: la redistribution. Elle n’est jamais équitable, ne l’a jamais été et ne le sera jamais. La distribution vise à réduire cette inéquité justement. On est dans les proportions et pas dans "il fait", "il fait pas". Pas dans oui ou non, ni dans blanc ou noir.

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  150. jessie
    jessie dit :

    @ swami

    oui mais en même temps je trouve lory nécessaire, plus nécessaire que les crameurs de bagnoles (quand ils ne crament que des bagnoles) qui attirent l’oeil sur certains problèmes sociaux

    sauf que les monomaniaques comme lory ne crament ni ne crameront jamais rien (ni personne), ne tapent ni ne taperont jamais rien ni personne

    oui, il y a un problème de cible à mon sens, dans la mesure où le système qui asservit et discrimine les femmes, fait du mal aussi aux hommes (moins mais aussi), et que ni les unes, ni les autres, n’en sont totalement responsables, c’est un système perdant-perdant, mais les femmes y perdent plus et c’est pas faux de le dire

    je ne sais pas si lory parle des hommes en tant que groupe ou en tant qu’individus
    Il est vrai qu’en tant que groupe, ils sont les dominants, donc les responsables

    si c’est en tant qu’individu, c’est assez vain, je suis d’accord avec toi, mais de là à la traiter de haineuse, à en faire un épouvantail, je trouve que c’est aussi excessif que les excès qu’on lui reproche
    le féminisme, excessif ou pas, n’a jamais tué personne, le machisme tue tous les jours, alors lory est plutôt de bonne guerre (si tant est qu’il s’agisse d’une guerre), plutôt fair-play, respectant les accords de genève (lol), même monomaniaque

    et bon, faut bien avouer qu’il y a un paquet d’hommes dont le comportement a tendance à me rendre monomaniaque aussi (pas trop longtemps mais souvent) et un paquet de médias de même, et à me sentir acculée par un "ennemi aux milles visages et aux armes infinies" qui veut me mettre de force à une certaine place et dans un certain rôle, et parfois en rire ne suffit pas

    des cris comme celui de lory, même disgracieux à tes yeux, me semblent tout à fait sains : elle fait partie des dominés, pas des dominants, les dominés se défendent comme ils peuvent, parfois en criant, et les cris ça fait mal aux oreilles donc on les entend de mauvaise grâce, c’est vrai

    mais ça n’enlève rien à leur légitimité

    Répondre
  151. Carambole
    Carambole dit :

    Au sujet du 8 mars (je sais que c’est hors sujet, je suis désolée): je suis allée faire un tour
    sur le blog "Horizons", on peut y lire un billet sa-vou-reux :

    http://horizons.typepad.fr/accueil/

    Où il est question de l’exercice du pouvoir au féminin, très représentatif, déjà…
    Si vous avez le courage de lire ça, accrochez vous et prévoyez le sac à vomi.
    En voilà un qui mérite qu’on lui savate la tronche !

    Pour ce qui est du sujet du billet, j’ai vécu aussi une expérience pas piquée des vers avec la CAF qui m’a délestée d’une partie de mes économies: j’avais compris trop tard que le
    "statut" de free lance (qui peut mener tout droit à la précarité) ne donne pas droit à une
    misérable allocation logement ! Et on ne peut pas se battre bien sûr…

    Répondre
  152. Carambole
    Carambole dit :

    Au sujet du 8 mars (je sais que c’est hors sujet, je suis désolée): je suis allée faire un tour
    sur le blog "Horizons", on peut y lire un billet sa-vou-reux :

    http://horizons.typepad.fr/accueil/

    Où il est question de l’exercice du pouvoir au féminin, très représentatif, déjà…
    Si vous avez le courage de lire ça, accrochez vous et prévoyez le sac à vomi.
    En voilà un qui mérite qu’on lui savate la tronche !

    Pour ce qui est du sujet du billet, j’ai vécu aussi une expérience pas piquée des vers avec la CAF qui m’a délestée d’une partie de mes économies: j’avais compris trop tard que le
    "statut" de free lance (qui peut mener tout droit à la précarité) ne donne pas droit à une
    misérable allocation logement ! Et on ne peut pas se battre bien sûr…

    Répondre
  153. Louis siffert
    Louis siffert dit :

    100% des pauvres sont à plaindre.
    100% des pauvres veulent de quoi vivre. Quelle rapacité!
    J’avoue que j’ai du mal à comprendre par quel raccourci on est passé d’un harcèlement bureaucratique (subi à part égal par un homme et une femme) à c’est la faute à un système patriarcal. Peut-être que l’inégalité homme/femme vaut un billet à part entière Il me semble que la problématique est importante mais ce n’est pas la problématique essentielle de ce billet.

    Je reproduis ici une partie d’un billet de michel Onfray à propos de la mise en avant de la feminité de ségolène Royale :
    "… il existe un sexisme à rebours, même chose avec le racisme, qui se prétendent parfois féminisme ou antiracisme, mais fautivement, car l’ essentialisation en jeu – la Femme, le Noir, le Juif, l’Arabe – suppose une relation dans laquelle persistent l’ supérieur et le inférieur. La qualité de femme de Ségolène Royal n’entre jamais en ligne de compte quand je la juge nulle ou bonne lors de ses performances politiques. Nulle parce que femme, car j’aurais été sexiste ; bonne, parce que femme, car j’aurais été féministe – car ce féminisme là n’en a que le nom et cache un autre sexisme pour la bonne et simple raison qu’il hiérarchise lui aussi les sexes là où je ne vois qu’égalité foncière et radicale. Dans ce tour de passe-passe, l’inférieur d’hier est devenu le supérieur d’aujourd’hui ; et vice versa. Mais la domination reste le modèle.
    J’ai entendu, au moment de sa désignation comme candidate par les militants du parti Socialiste nombre de personnes faisant de sa qualité de femme une vertu déterminante pour leur choix futur aux présidentielles. J’entends souvent, encore, cet « argument ». Nulle part on ne parle de son programme, de son projet, de ses ambitions pour la France, mais le fait qu’elle soit femme suffit, car on argue de cet état de fait que, de par leur nature, les femmes font de la politique autrement…
    Ah oui, et depuis quand ? Comme Margaret Thatcher hier, Condolessa Rice et Angela Merkel aujourd’hui feraient de la politique autrement que les hommes ? Quand ? Où ? Comment ? Et la présence de Marine Le Pen dans la campagne des présidentielles, ça change tout des idées du Front national ? Arlette Laguiller, Dominique Voynet, Corinne Le Page font-elles de la politique autrement que Olivier Besancenot, Yves Cochet ou Nicolas Hulot dans les mêmes registres ? Elles sont plus quoi ? Moins quoi ? Le sexisme vaut le féminisme quand l’un et l’autre supposent une essence en regard de quoi on distingue des bons et des mauvais uniquement en regard de leur système hormonal."

    Répondre
  154. Lory Calque
    Lory Calque dit :

    Je parle bien évidemment d’hommes en tant que groupe et non pas en tant qu’individus; je n’y peux rien s’ils se sentent immédiatement visés en tant qu’individus. C’est qu’ils ont de bonne raisons de se sentir visés en tel cas et ce n’est pas à moi de faire la part des choses à leur place pour ne pas heurter leur sensibilité quand ils ne se donnent jamais la peine de ne pas heurter la notre.

    @ Swami
    "Parions que Lory va nous répondre que ces grosses fortunes, c’est tous des mecs ;-)))"
    Oui, tout à fait, les plus grosses fortunes sont gérées par des hommes. Il n’y a aucune femme parmi les dirrigeants des grands lobbies mondiaux.

    D’ailleurs inversement, dans les pays les plus pauvres, ce sont les femmes à etre les plus pauvres et les plus maltraitées parmi les pauvre

    @ ango

    "Ca me rappelle ces féministes laicistes intégristes qui ne pouvaient pas accepter que la foi puisse aider des femmes musulmanes dans leur combat contre la domination patriarchale, vive, dans ce cas, la reproduction et du racisme et de la domination masculine."

    Je ne suis pas sur eque ça vaille la peine de répondre, n’étant pas persuadée que le dialogue soit possible avec quelqu’un qui s’écrie " vive la reproduction et du racisme et de la domination masculine" afin que les musulmanes puissent vivre leur foi, la religion étant un instrument de domination patriacale par définition.

    D’ailleurs, c’est vraiment hors sujet.

    Répondre
  155. Lory Calque
    Lory Calque dit :

    Je parle bien évidemment d’hommes en tant que groupe et non pas en tant qu’individus; je n’y peux rien s’ils se sentent immédiatement visés en tant qu’individus. C’est qu’ils ont de bonne raisons de se sentir visés en tel cas et ce n’est pas à moi de faire la part des choses à leur place pour ne pas heurter leur sensibilité quand ils ne se donnent jamais la peine de ne pas heurter la notre.

    @ Swami
    "Parions que Lory va nous répondre que ces grosses fortunes, c’est tous des mecs ;-)))"
    Oui, tout à fait, les plus grosses fortunes sont gérées par des hommes. Il n’y a aucune femme parmi les dirrigeants des grands lobbies mondiaux.

    D’ailleurs inversement, dans les pays les plus pauvres, ce sont les femmes à etre les plus pauvres et les plus maltraitées parmi les pauvre

    @ ango

    "Ca me rappelle ces féministes laicistes intégristes qui ne pouvaient pas accepter que la foi puisse aider des femmes musulmanes dans leur combat contre la domination patriarchale, vive, dans ce cas, la reproduction et du racisme et de la domination masculine."

    Je ne suis pas sur eque ça vaille la peine de répondre, n’étant pas persuadée que le dialogue soit possible avec quelqu’un qui s’écrie " vive la reproduction et du racisme et de la domination masculine" afin que les musulmanes puissent vivre leur foi, la religion étant un instrument de domination patriacale par définition.

    D’ailleurs, c’est vraiment hors sujet.

    Répondre
  156. les marques
    les marques dit :

    euh … agnés, t’as du mal interpréter l’article que tu cites … les différences de rémunération ne sont en aucun cas ( hormis pour les cadres, mais bien fait pour leur gueule, ils ont adoré l’individualisation … ) le fait de différences de rémunération, à emploi égal , mais le fait de différences dans les conditions d’accés à l’emploi, qui entrainent des déroulement de carrière différents, et expliquent les différences de salaires moyens …
    les signes de discrimination sont suffisants pour que l’on n’ait pas besoin de faire appel aux légendes urbaines de la statistique … la vérité est déjà assez révolutionnaire en soir ….

    Répondre
  157. les marques
    les marques dit :

    en ce sens, si ‘on a abouti à "emploi égal salaire égal", comme on a pas agit sur les conditions d’accés à l’emploi, rien n’est réglé … les inégalités perdurent …

    Répondre
  158. Ubu
    Ubu dit :

    @ mc
    Moi prophète ? où ai-je prophétisé ? Je mentionne ce qui est probable, c’est tout. Je raisonne à partir de l’état actuel des choses : une oligarchie essentiellement phallocratique et ploutocratique. Dans cet état actuel des choses, mettre des dirigeantes à la place des dirigeants ne donnera lieu qu’à une oligarchie mixte et ploutocratique. Super progrès : les pauvres ne sont plus exploités par Schroeder et ses amis, mais par Merkel et ses amis. J’imagine qu’ils sont super contents, les pauvres. Après quoi, si des associations, des luttes mettent ça à bas, je serai ravi. Et j’espère que ça changera un jour.

    "tes arguments on les connaît"
    J’adore ça, parce que je suis d’accord avec toi pour dénoncer tout ce qui suit dans ton message. Tu me fais un procès d’intention en me prêtant des opinions à partir de tes préjugés sur ce que doit penser quelqu’un qui n’est pas tout à fait d’accord avec toi.
    Où ai-je dit qu’il fallait libérer d’abord les hommes ? J’ai parlé des pauvres. Tu as un sérieux problème conceptuel, si tu n’arrives pas à distinguer un "pauvre" (qui peut être une femme, un homme, un enfant, un vieillard, etc) d’un "mâle". D’autant plus que, et à ce sujet la discussion a apporté des chiffres -s’il y a davantage de pauvresses que de pauvres, mon idée va dans ton sens…
    Où ai-je dit que les femmes n’étaient pas opprimées et que cette oppression est justifiée ?
    Où que les féministes étaient dangereuses ? Nulle part à ma connaissance.
    Pour être efficace, il faudrait commencer par se battre contre un adversaire réel, pas contre quelqu’un qui partage sans doute beaucoup de tes convictions. Mais j’imagine que "beaucoup" n’est pas assez… pour être acceptable ou supportable, faut-il que j’adopte TOUTES tes convictions ? A ce sujet, je te renvoie à un truc un peu bizarre :
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Plural
    et aussi là :
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Dogmat

    Répondre
  159. Ubu
    Ubu dit :

    @ mc
    Moi prophète ? où ai-je prophétisé ? Je mentionne ce qui est probable, c’est tout. Je raisonne à partir de l’état actuel des choses : une oligarchie essentiellement phallocratique et ploutocratique. Dans cet état actuel des choses, mettre des dirigeantes à la place des dirigeants ne donnera lieu qu’à une oligarchie mixte et ploutocratique. Super progrès : les pauvres ne sont plus exploités par Schroeder et ses amis, mais par Merkel et ses amis. J’imagine qu’ils sont super contents, les pauvres. Après quoi, si des associations, des luttes mettent ça à bas, je serai ravi. Et j’espère que ça changera un jour.

    "tes arguments on les connaît"
    J’adore ça, parce que je suis d’accord avec toi pour dénoncer tout ce qui suit dans ton message. Tu me fais un procès d’intention en me prêtant des opinions à partir de tes préjugés sur ce que doit penser quelqu’un qui n’est pas tout à fait d’accord avec toi.
    Où ai-je dit qu’il fallait libérer d’abord les hommes ? J’ai parlé des pauvres. Tu as un sérieux problème conceptuel, si tu n’arrives pas à distinguer un "pauvre" (qui peut être une femme, un homme, un enfant, un vieillard, etc) d’un "mâle". D’autant plus que, et à ce sujet la discussion a apporté des chiffres -s’il y a davantage de pauvresses que de pauvres, mon idée va dans ton sens…
    Où ai-je dit que les femmes n’étaient pas opprimées et que cette oppression est justifiée ?
    Où que les féministes étaient dangereuses ? Nulle part à ma connaissance.
    Pour être efficace, il faudrait commencer par se battre contre un adversaire réel, pas contre quelqu’un qui partage sans doute beaucoup de tes convictions. Mais j’imagine que "beaucoup" n’est pas assez… pour être acceptable ou supportable, faut-il que j’adopte TOUTES tes convictions ? A ce sujet, je te renvoie à un truc un peu bizarre :
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Plural
    et aussi là :
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Dogmat

    Répondre
  160. ango
    ango dit :

    Super Lory

    Tu as très exactement illustrée ce que je voulais dire. Au poil près.

    "la religion étant un instrument de domination patriacale par définition" Sauf que ça c’est pas toujours vrai. Et tes fantasmes n’y changeront rien. Et oui, il ya des féministes qui ne se rendent même pas compte qu’elles reproduisent la domination masculine et le racisme en se posant comme les intermédiaires d’un combat entre deux cultures patriarchales virtuelles où l’enjeu est l’échange des femmes. Comme le disait C. Delphy, nombre de féministes en France sont incapables d’imaginer qu’une femme puisse mettre librement le voile. Débrouillez vous avec elle si vous n’êtes pas d’accord.

    Il y en a d’autres des féministes aussi qui voient dans les femmes des victimes uniques, par exemple quand on leur parle de Tatcher elles disent que c’est la faute aux hommes, idem pour tout exemples disgracieux. C’est une manière d’en faire des sous-produits d’un macrosystème sans aucune souveraineté. J’imagine que si Bécassine est élue et se plante en beauté, ce sera la faute du grand complot patriarchale. Et puis si c’est le nain qui est élu ce sera la faute aux hommes. En un mot, ce sera la faute aux hommes.

    Mais enfin, ce n’est pas pour autant que jetterait le bébé du féminsme avec l’eau du bain des extrêmistes féministes.

    Et ce n’est pas du blabla et ce n’est pas hors sujet, ce sont des choses que tu veux occulter, car elles mettent en doute tes jugements péremptoires. D’ailleurs c’est ce que tu as fait avec mon message : tu as sortie volontairement une phrase de son contexte pour en changer le sens et in fine pour appuyer tes propos ad hominem.

    @ agnès :
    merci pour la référence très sérieuse. Articulée avec toutes les variables. Je croyais qu’on était à 2/3. J’adjoinds la remarque des marques du plaisir.

    Répondre
  161. Ubu
    Ubu dit :

    @ Jessie (122)
    Je ne sais pas si Lory a raison. J’ai tendance à croire que la forme de ses interventions nuît plus qu’autre chose à la réception de leur contenu. Par contraste, par exemple, je n’ai pas vraiment d’objections à te faire. Je ne vais pas m’amuser à vérifier tes chiffres – il a de fortes chances qu’ils soient vrais – ni à contester tes analyses du patriarcat et des dégâts encore considérables produits par le machisme en France aujourd’hui (femmes battues, tuées, violées, exploitées). Il serait ridicule de contester la légitimité des luttes féministes. Mais une différence essentielle, entre toi et Lorie, c’est que toi, dans ta réponse : tu argumentes, tu n’insultes pas tes interlocuteurs, tu ne déformes pas leurs propos pour leur faire dire ce qu’ils n’ont jamais dit. Etc.
    La seule chose, à ce sujet, qui nous sépare peut-être, c’est la hiérarchisation des priorités. A mes yeux, lutter contre la production actuelle de misérables est plus urgent que de lutter contre le machisme… cela ne rend pas les luttes féministes moins nécessaires… et d’ailleurs, ces luttes ne sont pas forcément contradictoires, vu le nombre effarant de femmes payées misérablement.

    Répondre
  162. chris
    chris dit :

    exactement ubu !

    parce qu’en ce moment meme pour revenir dans le cadre du sujet , le conseiller ANPE male ou femelle qui radie son concitoyen et le colle dans la rue ,y se preoccupe guere du sexe du radié .

    alors a ce niveau drame actuel , la journée de la femme avec la "sororité " qui va avec …je la trouve aussi marrante que la gay pride .

    ca a le merite d’exister mais ca ne represente jamais que des luttes de chapelles …tres loin des comptes !

    et les candidats actuels l’ont bien compris dans cette campagne ,a coup de debats televisés ou chacun y va de sa petite complainte sectaire , des gays aux handicapés ,des retraités aux feministes etc

    Répondre
  163. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Lory et Ango : j’ai supprimé vos deux derniers messages, parce que là, ça tourne franchement à la foire d’empoigne et cela ne m’intéresse pas.
    J’invite tous ceux qui désirent continuer à s’étripper sur la question de savoir qui est féministe ultra ou macho connaud de bien vouloir aller continuer le tirage de bourre ailleurs!

    Maintenant, les commentaires qui ne portent pas sur les personnes mais sur les idées et plus particulièrement sur la manière dont les plus démunis peuvent se retrouver soumis à l’arbitraire d’un seul agent revanchard dans un cadre initialement prévu pour les soutenir restent les bienvenus!

    Répondre
  164. Le Professeur Carbure
    Le Professeur Carbure dit :

    C’était quoi déjà le sujet du billet ?

    Bravo pour tes écrits Agnès. C’est la première fois que je commente ici, si on peut appeler ça un commentaire. Il est dommage que tes mots servent de fond à quelques esprits en mal de reconnaissance dans leur propre espace.

    Quand on a des commentaires plus longs que le billet d’origine, on en fait un vrai billet chez soi. On éviterait sans doute de déboucher sur ce délire masturbatoire, passé la centaine de commentaires.

    C’est mon avis… n’en déplaise à ceux qui ne le partagent pas.

    Répondre
  165. Lory Calque
    Lory Calque dit :

    Bein quand t’as 52 ans, que tu cherches du boulot, que tu te trouves en face d’un recruteur connaud macho moins diplomé que toi qui écarquille les yeux en te faisant comprendre avec un certain cynisme qu’à ton age tu peux toujours prétendre à aller faire des ménages et encore c’est pas sur, les employeurs préfèrent les moins de 30 ans, peut-etre plutot retourner "à tes casseroles et à ton aspirateur" comme l’a dit plus haut un intervenant avec autant de finesse que de délicatesse, et puis tu multiplies ce genre d’entretien par 10 pour le meme résultat: néant.

    Sinon pour pas avoir l’air d’une féministe excessive je peux aussi parler de la psychologue de district qui serait sensée caser les gens qui sont ayant droit aux jobs pour portateurs de handicap léger mais qui te traite de haut meme si t’es autant ou presque diplomée qu’elle puisque que tu rentres dans la catégorie et qui n’en as rien à battre vu que la raison d’etre des portateurs de handicap c’est de justifier le salaire de psychologues et autres fonctionnaires inutiles supposés les aider.

    Répondre
  166. Lory Calque
    Lory Calque dit :

    Bein quand t’as 52 ans, que tu cherches du boulot, que tu te trouves en face d’un recruteur connaud macho moins diplomé que toi qui écarquille les yeux en te faisant comprendre avec un certain cynisme qu’à ton age tu peux toujours prétendre à aller faire des ménages et encore c’est pas sur, les employeurs préfèrent les moins de 30 ans, peut-etre plutot retourner "à tes casseroles et à ton aspirateur" comme l’a dit plus haut un intervenant avec autant de finesse que de délicatesse, et puis tu multiplies ce genre d’entretien par 10 pour le meme résultat: néant.

    Sinon pour pas avoir l’air d’une féministe excessive je peux aussi parler de la psychologue de district qui serait sensée caser les gens qui sont ayant droit aux jobs pour portateurs de handicap léger mais qui te traite de haut meme si t’es autant ou presque diplomée qu’elle puisque que tu rentres dans la catégorie et qui n’en as rien à battre vu que la raison d’etre des portateurs de handicap c’est de justifier le salaire de psychologues et autres fonctionnaires inutiles supposés les aider.

    Répondre
  167. chris
    chris dit :

    Nous sommes tous ,tout au moins beaucoup sur ce forum a etre quinquas ….a s’etre heurtés avec fracas aux meandres du recrutement actuel ….mais derriere le cas ou la posture de ce recruteur qu’il soit macho ou feministe …..c’est tout simplement l’etre humain dans toute sa conne splendeur qui se confronte ,tu trouveras toujours chez l’autre un jugement a l’emporte piece sur ton apparence physique ,tes diplomes ou tout simplement ce qu’il imagine de toi .

    quel chomeur ne s’est pas heurté du haut de ses diplomes , d’un CV baleze a un mec en face ..a un conseiller ANPE aux cheveux degueulasses et a l’odeur qui va avec …..et qui aussi te regarde avec dedain et ne manqueras de te faire remarquer que c’est toi ,le probleme, pas lui !!!

    la blessure qu’ a vecue SHAN ,cette cassure non cicatrisée devant l’arbitraire d’une situation …qu’ a t’elle a voir avec un sexisme possible .

    le sujet d’AGNES touche simplement la nature humaine …on peut transformer sa vieille AS ..en concierge comme l’a fait un posteur …..en gardienne de prison et bien d’autres .

    c’est un probleme de societé recurrent et nouveau a la fois aujourd’hui qui explique bien selon moi la multiplication des violences aux personnes en tant que delit , il arrive un moment ou quand les tensions sociales sont extremes …et qu’il n’y pas d’echappatoires collectifs comme il y a pu avoir en 68 …les reponses deviennent individuelles ;

    c’est d’ailleurs comme cela que les maffias s’installent , en reponse a une absence de justice sociale …ce que l’etat ne fait pas ,l’individu le reprend un jour .

    le socialement correct tue parfois la necessaire revolte …je me marre parfois en me disant que le seul endroit ou on ne honnit pas l’ANPE avec violence reste encore probablement Actuchomage …anti liberalisme faisant sans doutes !

    c’est cette dimension la qu’il y a ,chere Lory ,dans ce sujet …le reduire a des communautés de sexe ou d’autres choses est illusoire a mon sens .

    Répondre
  168. Swâmi Petaramesh
    Swâmi Petaramesh dit :

    @Professeur Carbure : Ce qui me choque, c’est ce manque d’union, pour lutter en nombre contre cette poignée d’individus qui se partagent les fruits de nos efforts

    On peut d’ailleurs aisément mesurer ce manque d’union à l’aune du nombre de candidats de gauche à cette présidentielle… Bové, Buffet, Besancenot, Laguillier…

    Répondre
  169. Le Professeur Carbure
    Le Professeur Carbure dit :

    "c’est cette dimension la qu’il y a ,chere Lory ,dans ce sujet …le reduire a des communautés de sexe ou d’autres choses est illusoire a mon sens ."

    Tout à fait d’accord. Ce qui me choque, c’est ce manque d’union, pour lutter en nombre contre cette poignée d’individus qui se partagent les fruits de nos efforts, exploitant à leur plus juste mesure des vies humaines comme on rentabilise un parc de machines.
    Quel gaspillage d’énergie dans cette désunion, et quel bonheur pour ceux qui regardent ça d’en haut.

    La précarité ne peut être la norme. En 2007, la richesse de notre pays devrait pouvoir sortir le plus grand nombre de la pauvreté. Unissons nous, hommes, femmes, travailleurs, chômeurs, vieux, jeunes, diplômés, non-diplômés… Ne nous trompons pas de cible. Ne faisons pas leur jeux.

    N’oublions cette valeur essentielle qu’est le respect de l’autre, de tous les autres.

    Répondre
  170. Shan
    Shan dit :

    Swâmi (et les autres) : je pense comprendre vos arguments. Mais, pour en revenir au sujet essentiel du post de Monolecte, je crois profondément que, dans notre pays, qui dit Etat dit pouvoir.

    Et qu’en pratique, vont vers les carrières d’état ceux d’entre nos concitoyens qui souhaitent le pouvoir, et la sécurité des fonctions indéboulonables : en gros, des sadiques avec des couilles plus petites encore que celles d’un furet.

    Donc, même si je (crois) comprendre tout à fait sur le fond le raisonnement de l’état pourvoyeur équitable de services, je crois que ça ne marche pas dans la France du 3ème millénaire. Et je ne crois pas aux "améliorations". Les fonctionnaires pervers, sans-couilles et sadiques se cacheront toujours derrière les miséreux qu’ils ont pourtant pour mission de servir pour protéger leurs propres intérêts et ceux-ci leur serviront simplement de boucliers humains.

    Bon, ok, mes propos dépassent peut-être un peu ma pensée. Mais je crois profondément qu’améliorer le sort des plus pauvres, c’est oeuvrer à la destruction de ces nids de bureaucrates pervers, à la récupération de l’argent que cette perversité coûte à tous et à sa redistribution à ceux pour lesquels cet argent est prélevé.

    Je n’ai pas la méthode magique sous la main : mais une conviction : ça ne marchera pas avec l’administration d’état de la France de 2007, et ce, quel que soit le président élu.

    Donc, phase I, Dégraissage de Mammouth. Et comme je me doute bien qu’on ne laissera pas faire les ultra-libs, inutile de faire preuve de retenue : même en y allant à fond, on ne parviendra pas à mettre à bas l’administration. Mais si au moins ils pouvaient avoir juste un petit peur, juste un petit peu, alors, peut-être, tes idées redeviendraient viables.

    Mais en attendant, je garde mon baril de Hayek et je ne l’échangerai pas contre deux barils de Ségolaine

    Répondre
  171. jcd-bruxelles
    jcd-bruxelles dit :

    nouvelles d’ici

    pas très loin, mais pas en France.

    Ce matin à la radio (la première, RTBF, radio publique) le ministre wallon de l’emploi expliquait doctement que le problème du chômage est "culturel". les jeunes réchignent à travailler.

    Cela mérite une "révolution culturelle". Les services du Forem et de l’Onem (vos Assedic) vont donc ancadrer les jeunes chômeurs. Vérifier qu’ils cherchent bien du travail. Contrôler leur envie de travail. Il y a des sanctions prévues (sévères : suspension provisoire ou définitive des allocs) mais comme il dit c’est à ce prix qu’on obtendra "L’EMANCIPATION" des jeunes.

    J’oubliais, l’homme est socialiste, ami de Di Rupo et de Ségo, avocat d’affaires, grand ami et avocat d’un homme d’affaire belge impliqué dans des trafics assez peu clair dans l’industrie minière du Congo (surtout pendant les périodes de troubles).
    Il est peut-être normal qu’il trouve donc que travailler pour un salaire final inférieur aux allocs (c’est tout dire) est émancipateur, confondant tendance au travail forcé et émancipation sociale.

    Par ailleurs les contrôles de brosses à dents, on connaît aussi depuis longtemps. Il y eut même une manif imposante organisé par les syndicats et les organisations féministes lors de l’institutionnalisation de la chose. Aujourd’hui, je crois que ces contrôles sont interdits. Mais les dénonciations des voisins encouragées.

    L’Europe se fait. N’est-ce pas, qu’on le veuille ou non.

    Répondre
  172. mc
    mc dit :

    Il y a parmi d’autres une explication à l’acharnement sadique des certain(e)s fonctionnaires ou assimilé(e)s: c’est la manière dont ils/elles sont traité(e)s par leur employeur et leur hiérarchie.
    Plus la hiérarchie est maltraitante, plus les subordonnés le sont… avec qui leur tombe sous la main. Selon les secteurs, les victimes finales seront les enfants, les vieux, les chômeurs ou les allocataires.

    Heureusement, de la même manière que tous les enfants maltraités ne deviennent pas maltraitants, il y a des salariés qui, quoique maltraités, résistent et restent humains. Ceux-là, c’est dommage, laissent peu de souvenirs, voire pas de souvenir du tout.

    Comment aurais-je l’idée de dresser une stèle au fonctionnaire inconnu qui, en faisant bien son boulot, m’a permis de percevoir sans histoire l’allocation à laquelle j’avais droit, m’évitant ainsi des heures de queues et beaucoup d’angoisse? Je m’en suis même pas aperçue!

    Répondre
  173. mc
    mc dit :

    Il y a parmi d’autres une explication à l’acharnement sadique des certain(e)s fonctionnaires ou assimilé(e)s: c’est la manière dont ils/elles sont traité(e)s par leur employeur et leur hiérarchie.
    Plus la hiérarchie est maltraitante, plus les subordonnés le sont… avec qui leur tombe sous la main. Selon les secteurs, les victimes finales seront les enfants, les vieux, les chômeurs ou les allocataires.

    Heureusement, de la même manière que tous les enfants maltraités ne deviennent pas maltraitants, il y a des salariés qui, quoique maltraités, résistent et restent humains. Ceux-là, c’est dommage, laissent peu de souvenirs, voire pas de souvenir du tout.

    Comment aurais-je l’idée de dresser une stèle au fonctionnaire inconnu qui, en faisant bien son boulot, m’a permis de percevoir sans histoire l’allocation à laquelle j’avais droit, m’évitant ainsi des heures de queues et beaucoup d’angoisse? Je m’en suis même pas aperçue!

    Répondre
  174. Ubu
    Ubu dit :

    @ Shan
    Je crains que le remède que tu proposes soit pire que le mal que tu dénonces. Aux dernières nouvelles, le libéralisme ne profite pas aux pauvres. Toutes les mesures proposées par les économistes libéraux vont dans un seul sens : du salariat au capital. Et ces économistes rêvent exactement de la même chose que toi : briser l’Etat. Même s’ils n’ont pas les mêmes buts que toi derrière ce rêve.
    En plus, nous vivons déjà dans un régime libéral. Tous les jours, j’entends à la radio : "brisons les tabous : le coût du travail est trop élevé, il faut que les employeurs puissent embaucher pour pas cher ; autre tabou à briser d’urgence : c’est parce qu’il est trop difficile de licencier que les patrons n’embauchent pas et qu’il y a du chômage ; tabou encore : l’assurance chômage encourage le chômeur à rester chômeur – d’ailleurs c’est toutes les allocations qu’il faut réduire au maximum afin que le montant maximum d’une allocation soit inférieur au salaire le plus bas"… Tous les jours, j’entends cette litanie libérale, jusqu’à la nausée.
    Et depuis 1983, c’est ce que les politiques font. L’Etat subventionne les entreprises privées avec nos impôts à coup de remises sur les charges sociales, d’aide à l’embauche, etc. Les droits des chômeurs ne cessent d’être revus à la baisse. Les allocations type RMI sont ridiculement basses. Les services publics sont privatisés insidieusement ou publiquement (là encore la formule est simple : mutualisation des coûts, privatisation des profits). Les tranches marginales d’imposition ont baissé (avec l’aide de Fabius) pendant que la TVA restait élevée. J’en passe, et des meilleures.
    Ne t’en fait pas : tu l’auras ton pays totalement libéral… mais peut-être qu’à ce moment là, tu le regretteras. Si tu n’es pas devenu riche, avec quel argent tu paieras les études de tes enfants ? les soins de ta famille ? ta retraite ? Si tu es obligé de compter sur la charité privée à ce moment là, tu pourras attendre longtemps. D’ici là, tu auras peut-être le temps d’économiser un peu. Mais fait gaffe : si tu n’as pas assez économisé, tu devras peut-être choisir entre l’hôpital pour ton cadet et la fac pour ton aîné… Enfin réjouis-toi, tes idées ont déjà gagné… Car si l’Etat aujourd’hui ne vise plus qu’à humilier les démunis, c’est bien pour les forcer à accepter des jobs sous payés dans les entreprises privées.

    Répondre
  175. Le Professeur Carbure
    Le Professeur Carbure dit :

    Quand on parle de fonction publique, on pense encore service public. Hors, il suffit d’écouter Copé ou Sarkozi pour comprendre la vision que ce fait le pouvoir du devenir de la fonction public.

    L’objectif numéro un est de réduire les coûts, et par conséquent de réduire le service. La personne qu’on imagine être fonctionnaire face soit est de plus en plus une contractuelle dans une situation guère plus enviable. Le service public est assuré par des CAE, SES, TUC et autres contrats au rabais inventés par la gauche et reconduits par la droite (moyennant un changement de sigle et une révision à la baisse).
    Prenons pour exemple les hôpitaux : une bonne partie du personnel d’entretien est en contrat précaire type CAE, on a tenté d’embaucher des infirmières espagnoles, aux urgence les internes parlent un français approximatif, je sais que des manipulateurs radio n’ont pas tous les diplômes exigés et on assiste au scandale des malades irradiés.

    Tout est comme ça dans la fonction publique, on presse, on charge les gens, jusqu’à l’extrême limite qui vise à privatiser : L’EDF, la Poste, les Télécoms, la SNCF… demain l’hôpital et l’éducation.
    L’ANPE n’échappe plus à la règle, les entretiens sont fait par des intervenants extérieurs.

    Centrer le débat sur de prétendus fonctionnaires sadiques qui ronronnent forts de leur statut, relève aujourd’hui du fantasme. Nous sommes bel et bien entrés dans une société libérale.

    Accrochez vous bien le pire est à venir, plus que 6 semaines pour sentir venir le vent de l’ultra-libéralisme.

    Votre dossier sera pris en charge au Maroc ou en Corée une fois que vous aurez passé l’épreuve du # 1 # 0 2 1, le tout à 35cts la minute.
    On regrettera le temps ou on pouvait encore engueuler la guichetière de la CAF, de la sécu, des ASSEDIC qui nous a fait poiroter 1h pour ne rien nous donner.

    Répondre
  176. Le Professeur Carbure
    Le Professeur Carbure dit :

    Quand on parle de fonction publique, on pense encore service public. Hors, il suffit d’écouter Copé ou Sarkozi pour comprendre la vision que ce fait le pouvoir du devenir de la fonction public.

    L’objectif numéro un est de réduire les coûts, et par conséquent de réduire le service. La personne qu’on imagine être fonctionnaire face soit est de plus en plus une contractuelle dans une situation guère plus enviable. Le service public est assuré par des CAE, SES, TUC et autres contrats au rabais inventés par la gauche et reconduits par la droite (moyennant un changement de sigle et une révision à la baisse).
    Prenons pour exemple les hôpitaux : une bonne partie du personnel d’entretien est en contrat précaire type CAE, on a tenté d’embaucher des infirmières espagnoles, aux urgence les internes parlent un français approximatif, je sais que des manipulateurs radio n’ont pas tous les diplômes exigés et on assiste au scandale des malades irradiés.

    Tout est comme ça dans la fonction publique, on presse, on charge les gens, jusqu’à l’extrême limite qui vise à privatiser : L’EDF, la Poste, les Télécoms, la SNCF… demain l’hôpital et l’éducation.
    L’ANPE n’échappe plus à la règle, les entretiens sont fait par des intervenants extérieurs.

    Centrer le débat sur de prétendus fonctionnaires sadiques qui ronronnent forts de leur statut, relève aujourd’hui du fantasme. Nous sommes bel et bien entrés dans une société libérale.

    Accrochez vous bien le pire est à venir, plus que 6 semaines pour sentir venir le vent de l’ultra-libéralisme.

    Votre dossier sera pris en charge au Maroc ou en Corée une fois que vous aurez passé l’épreuve du # 1 # 0 2 1, le tout à 35cts la minute.
    On regrettera le temps ou on pouvait encore engueuler la guichetière de la CAF, de la sécu, des ASSEDIC qui nous a fait poiroter 1h pour ne rien nous donner.

    Répondre
  177. les marques
    les marques dit :

    combien d’établissements scolaires ont vu leur "restauration" accordée à nos amis de la SODEXHO … combien d’administrations ont "externalisé" dans un premier temps les fonctions d’entretien … avant d’aller plus loin …
    juste un petit bémol, c’est jamais pour faire des "économies" , hein, c’est pour pouvoir dégager du profit là ou il ne s’en dégageait pas …

    Répondre
  178. emcee
    emcee dit :

    Bonjour,
    Bravo pour ce billet, une fois de plus.
    J’ai lu attentivement les com’ de ce fil.
    Très intéressant, également.

    Je voudrais dire (je ne me risque pas à écrire "ajouter") qu’il y a des femmes qui ne veulent pas lutter avec les hommes pour des causes semblables et vice-versa, il y a des syndicats qui ne veulent pas lutter avec d’autres pour de mêmes revendications; il y a des partis politiques qui ne veulent pas s’unir de peur de perdre leurs fonds de commerce; il y a … il y a …
    Et c’est ainsi que les luttes à la base se diluent et profitent à ceux qui gardent les rênes et qui peuvent tranquillement prospérer sans être inquiétés.
    Et c’est ainsi que ceux qui vont légitimement réclamer ce à quoi ils ont droit sont accueillis par des cerbères à peine mieux lotis qu’eux mais à qui on a donné l’illusion du pouvoir pour qu’ils se chargent des basses besognes.
    Avec, dans les couches populaires, des chiens de garde de tout poil, le pouvoir n’a pas de souci à se faire.
    On est toujours le "privilégié" d’un autre et le loser d’un troisième. Et la bataille reste horizontale.
    Diviser pour régner. Je ne sais pas à quand remonte cette expression, mais elle n’a jamais été démentie, me semble-t-il.

    Répondre
  179. emcee
    emcee dit :

    Bonjour,
    Bravo pour ce billet, une fois de plus.
    J’ai lu attentivement les com’ de ce fil.
    Très intéressant, également.

    Je voudrais dire (je ne me risque pas à écrire "ajouter") qu’il y a des femmes qui ne veulent pas lutter avec les hommes pour des causes semblables et vice-versa, il y a des syndicats qui ne veulent pas lutter avec d’autres pour de mêmes revendications; il y a des partis politiques qui ne veulent pas s’unir de peur de perdre leurs fonds de commerce; il y a … il y a …
    Et c’est ainsi que les luttes à la base se diluent et profitent à ceux qui gardent les rênes et qui peuvent tranquillement prospérer sans être inquiétés.
    Et c’est ainsi que ceux qui vont légitimement réclamer ce à quoi ils ont droit sont accueillis par des cerbères à peine mieux lotis qu’eux mais à qui on a donné l’illusion du pouvoir pour qu’ils se chargent des basses besognes.
    Avec, dans les couches populaires, des chiens de garde de tout poil, le pouvoir n’a pas de souci à se faire.
    On est toujours le "privilégié" d’un autre et le loser d’un troisième. Et la bataille reste horizontale.
    Diviser pour régner. Je ne sais pas à quand remonte cette expression, mais elle n’a jamais été démentie, me semble-t-il.

    Répondre
  180. chris
    chris dit :

    Le civisme ,c’est l’idée que l’etat est tout ,qu’il est l’homme par excellence et que la valeur de l’individu comme homme derive de sa qualité de citoyen (Stirner)

    C’est derriere cela que se planque encore ,ces administrations du controle social ….en melangant habilement avec un corporatisme sournois l’utilité publique d’une ANPE et d’un hopital .

    D’ailleurs,ces memes ministres liberaux qu’ils soient belges ou français ne s’y trompent pas lorsqu’ils parlent toujours de les ameliorer……Sarkozy ne parle pas par exemple de supprimer l’ANPE pour la remplacer par des moyens auquel lui le""moderniste " devrait tendre ….mais de la moderniser en la rendant plus efficace ,sic !

    j’ai meme l’impression que la dessus ,il ne fait meme pas confiance au privé .

    Soyons clair ,je suis pour que ‘lon detruise l’ANPE …et je ne doute pas que beaucoup de chomeurs ,leurs clients obligés accepteraient de prendre les manettes d’un bulldozer a cet effet .

    Quant au recyclage de son personnel ,je suggere comme l’a fait durement Chavez avec ce style de fonctionnaires …de les envoyer faire chauffeur de taxi comme a Caracas .

    et la seulement le citoyen demandeur d’emploi retrouvera un civisme possible et sa valeur d’individu capable de postuler seul et responsable ,un emploi sur le net ou dans un quotidien …..quant aux illetrés ,il y a tres longtemps ,qu’ils savent reconnaitre les enseignes des boites d’interim tout seuls comme des grands ;

    en considerant pour ma part toujours que les allocations sont un droit acquis et donc payé n’ayant rien a voir avec un devoir sous forme de du !

    bien entendu ,je ne pense pas que le liberalisme soit la solution au probleme …ceux qui le pense ne font que l’idealiser ,c’est le reve americain de la fondation idealisé par London ou Thoreau …bien loin du pouvoir regalien que l’on connait ……a cet effet ,les fonctionnaires mexicains sont abominables et sans la corruption ,ce serait invivable meme .

    mais nous connaissons aussi les effets pervers du collectivisme avec des "desirs d’avenirs "vite transformés en"contrats d’avenir" et tout le monde connait la tristesse du programme Segolenien a cet egard .

    l’individu ne sort toujours pas grandi de cette campagne et l’on s’eloigne toujours un peu plus de la democratie et de la republique .

    et dans cette citoyenneté la que l’on va m’opposer ,ou etaient les droits fondamentaux de la dame Monolecte le jour ou elle du mander ce droit a cette administration la .

    Répondre
  181. Shan
    Shan dit :
    • ] Bien considérer cependant que police, justice, défense et administration d’état servent surtout à permettre aux riches de ne pas être importunés par les pauvres.

    Pourquoi donc emploie-t-on toute la journée du demandeur d’emploi en démarches absurdes ? Pour l’occupper, tout simplement, pour lui laisser croire qu’un espoir existe à l’intérieur du système, pour qu’il ne se révolte pas, et que, ce faisant, les positions acquises des petits bourgeois et grands propriétaires ne soient surtout pas contestées.

    Maintenant, c’est à vous de choisir votre modèle de société : assistés infantilisés dociles surveillés et parqués à moindre coût avec autorisation de consommer à condition que toutes les allocations qu’on vous donne reviennent aux mains du système ou… quoi d’autre ?

    Sartre le disait en son temps : les victimes qui respectent leurs bourreaux n’inspirent guère de compassion.

    Répondre
  182. ango
    ango dit :

    Il me semble que l’expression diviser pour régner est célèbre depuis Machiavel.

    C’est tout l’intérêt des communautarismes de toutes sortes. Les intérêts sectoriels. Le civisme ce n’est pas l’idée que l’Etat est tout, c’est une idée ordre dans tous les sens du terme comme principe structurant la société. Le marxisme lui est totalement contre l"Etat puisse qu’il cherche sa disparition.

    Il y a un aspect un peu méconnu, c’est celui de la surveillance. La surveillance est, comme le disait M. Foucault, la pratique à laquelle le libéralisme est condamné.

    Le libéralisme n’est pas contre l"Etat, il est pour un Etat qui assure un ensemble de fonctions au strict minimum. Protection de la liberté, de la propiété et in fine du liberalisme. Nous sommes bel et bien sortis de l’idée de développement : d’un côté, il y a une gestion de la pauvreté et de l’exclusion ; de l’autre un encadrement et une surveillance des classes dangeureuses.

    Mais je le répète, il ne faut pas nous tromper, il est question d’une programmation planétaire, programmation qui n’est pas discutée et… pas discutable (dans le sens où personne ne veut réintroduire cette question dans le champ de la souverainté, c’est à dire de la démocratie). Il ne faut pas tomber dans le cas singulier, même si les cas singulier aditionnés forment la généralité.

    Répondre
  183. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Merci bien, n.!
    Surtout que ça m’a bien travaillé cette histoire de proc’. Je sentais que ça ne pouvait s’écrire comme cela, mais je ne me souvenais plus.
    C’était un bon petit portable, mon premier ordi, un Samsung, acheté 10 000 francs en déstockage chez Surcouf. Purée, rien que de l’écrire en francs, je me demande comment j’ai pu me payer ça à l’époque!

    Répondre
  184. n.
    n. dit :

    DX4/100 et pas DX/400
    Il s’agit des premiers processeurs Intel (avec le DX2/66) pour lesquels un multiplicateur était appliqué à l’horloge interne par rapport au bus de données (en l’occurence x4 pour atteindre 100 MHz d’horloge interne).

    Répondre
  185. n.
    n. dit :

    DX4/100 et pas DX/400
    Il s’agit des premiers processeurs Intel (avec le DX2/66) pour lesquels un multiplicateur était appliqué à l’horloge interne par rapport au bus de données (en l’occurence x4 pour atteindre 100 MHz d’horloge interne).

    Répondre
  186. Shan
    Shan dit :

    Professeur Carbure: mon opinion n’est pas très éloignée de la vôtre. J’observe cependant que l’espèce de "libéralisme" dont semblent se gargariser Woerth, Dutreil, Sarkozy et Fillon consiste surtout à préserver les bataillons de cadres intermédiaires de la fonction publique, nécessaires relais d’un pouvoir que les politiques souhaitent conserver intact, tout en externalisant les fonctions auxilliaires pour donner des gages à l’opinion.

    En résumé, que les politiques proposées par Woerth, Dutreil, Fillon, Lambert, Sarkozy, etc. n’ont rien de libéral, puisqu’elles ignorent la pensée libérale telle qu’elle se définit, à savoir, que le libéralisme ne se définit pas comme une haine de l’état, mais plutôt comme une méfiance vis à vis du pouvoir de l’état.

    Des libéraux préfèreraient une ANPE indépendante, quitte à ce que ses personnels soient fonctionnaires, plutôt que cette ANPE asservie par les zélotes de Matignon spécialisée dans le maquillage de chiffres aux fonctions logistiques externalisées.

    Répondre
  187. Shan
    Shan dit :

    Professeur Carbure: mon opinion n’est pas très éloignée de la vôtre. J’observe cependant que l’espèce de "libéralisme" dont semblent se gargariser Woerth, Dutreil, Sarkozy et Fillon consiste surtout à préserver les bataillons de cadres intermédiaires de la fonction publique, nécessaires relais d’un pouvoir que les politiques souhaitent conserver intact, tout en externalisant les fonctions auxilliaires pour donner des gages à l’opinion.

    En résumé, que les politiques proposées par Woerth, Dutreil, Fillon, Lambert, Sarkozy, etc. n’ont rien de libéral, puisqu’elles ignorent la pensée libérale telle qu’elle se définit, à savoir, que le libéralisme ne se définit pas comme une haine de l’état, mais plutôt comme une méfiance vis à vis du pouvoir de l’état.

    Des libéraux préfèreraient une ANPE indépendante, quitte à ce que ses personnels soient fonctionnaires, plutôt que cette ANPE asservie par les zélotes de Matignon spécialisée dans le maquillage de chiffres aux fonctions logistiques externalisées.

    Répondre
  188. chris
    chris dit :

    @Shan

    il faudra un jour que l’on m’explique en quoi un chomeur de nos jours ..aurait besoin de l’aide de l’ANPE …….pour naviguer sur le web , pour mette en page un CV ..y a t’il une seule de ces choses qu’il ne puisse faire tout seul ou apprendre a le faire .

    Retablissons un minimum de droit a l’emancipation de l’individu ,de l’autodidactisme et nous obtiendrons une societé veritablement evoluée .

    parlons du mutualisme defendu par ces memes salariés de l’ANPE ..est ce qu’un gagnant du Loto ,systeme mutualiste par excellence accepterait que son gain soit sous controle ….pourquoi le beneficiaire cotisant de l’Assedic doit accepter d’etre consideré comme un redevable alors que ….!

    A l’heure ou l’internet aurait du permettre un nouveau concept de l’entreprise et du management …on s’apercoit que l’on continue a construire des bureaux ,du management pyramidal alors que tout les outils sont deja la pour d’autres modes de fonctionnement .

    il faudra donc sortir des schemas du salariat pour sortir de la societé du controle .

    remettrer le travail a sa place ,celui d’une activite purement nourriciere ..au lieu de ces entreprises qui produisent autant du statut ,de la posture ….que du remplissage du besoin et donc de la relle efficacité .

    quel plus bel exemple que la reunionite et l’evaluation a cet effet !

    c’est dans cela qu’on devrait repenser , recadrer le liberalisme ou le collectivisme …..sur le fond alors qu’on les situent toujours en termes de dogmes et d’ideologies .

    vaste debat bien loin de la campagne mais que des exemples en apparence anodins et particuliers de l’anecdote a Agnes situe bien dans le contexe de la chaine des tenants et aboutissants .

    Répondre
  189. chris
    chris dit :

    @Shan

    il faudra un jour que l’on m’explique en quoi un chomeur de nos jours ..aurait besoin de l’aide de l’ANPE …….pour naviguer sur le web , pour mette en page un CV ..y a t’il une seule de ces choses qu’il ne puisse faire tout seul ou apprendre a le faire .

    Retablissons un minimum de droit a l’emancipation de l’individu ,de l’autodidactisme et nous obtiendrons une societé veritablement evoluée .

    parlons du mutualisme defendu par ces memes salariés de l’ANPE ..est ce qu’un gagnant du Loto ,systeme mutualiste par excellence accepterait que son gain soit sous controle ….pourquoi le beneficiaire cotisant de l’Assedic doit accepter d’etre consideré comme un redevable alors que ….!

    A l’heure ou l’internet aurait du permettre un nouveau concept de l’entreprise et du management …on s’apercoit que l’on continue a construire des bureaux ,du management pyramidal alors que tout les outils sont deja la pour d’autres modes de fonctionnement .

    il faudra donc sortir des schemas du salariat pour sortir de la societé du controle .

    remettrer le travail a sa place ,celui d’une activite purement nourriciere ..au lieu de ces entreprises qui produisent autant du statut ,de la posture ….que du remplissage du besoin et donc de la relle efficacité .

    quel plus bel exemple que la reunionite et l’evaluation a cet effet !

    c’est dans cela qu’on devrait repenser , recadrer le liberalisme ou le collectivisme …..sur le fond alors qu’on les situent toujours en termes de dogmes et d’ideologies .

    vaste debat bien loin de la campagne mais que des exemples en apparence anodins et particuliers de l’anecdote a Agnes situe bien dans le contexe de la chaine des tenants et aboutissants .

    Répondre
  190. Shan
    Shan dit :

    chris: l’argent versé à l’ANPE qui n’est pas directement versé aux usagers de l’ANPE est juste de l’argent qui ne profite pas aux usagers de l’ANPE. Mais comme je suppose que les professionnels de la charité, pardon, de la redistribution équitable trouveront à y redire, imaginons simplement que l’ANPE puisse effectivement, dans un univers imaginaire idéal et futur dans lequel par exemple une autre personne que Bayrou, Sarkozy, Le Pen ou Royal aurait été élue président de la république, donner plus à ses usagers que ce qu’elle leur coûte.

    Perso, l’idée ne me dérange pas réellement à titre personnel, ayant la grande chance de ne plus être usager de ces services. Et je n’estime pas avoir à décider pour ceux qui bénéficient de l’argent que je verse aux caisses sociales de la manière dont ils espèrent profiter de l’argent de la solidarité nationale.

    Répondre
  191. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Je cyber-connais Satya, actuchomiste comme moi et qui a participé aussi un temps à Altermonde avant de clasher, de manière nettement plus radicale et définitive que moi-même. Elle nous a raconté son entretien désastreux sur les forums, le lendemain de l’édition de ce billet. Je l’ai donc encouragée à raconter son histoire, ce qu’elle a fait, sous forme de lettre qu’elle a envoyé un peu partout dans son département.
    Tant que les kapos pourront se faire les griffes sur des personnes isolées, vulnérables et en grande détresse, cela ne pourra aller qu’en empirant. Il faut que tout cela remonte à la surface, il faut rapporter les faits systématiquement, ne plus laisser l’ignominie s’exercer dans l’ombre, avec la complicité bienveillante de tout l’édifice de la hierarchie! La République ne s’accomode pas de l’arbitraire ou elle n’est plus qu’un vain mot… creux!

    Dans la même catégorie, je viens de recevoir un bouquin collectif sur le chômage qui est sur le point de sortir. Des témoignages édifiants de part et d’autre sur le fonctionnement intime de la machine à broyer les humains, particulièrement ceux qui on perdu leur boulot ou s’apprêtent à le perdre! Faut plus rien laisser passer : raconter, témoigner, rabacher!

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  192. chris
    chris dit :

    moi je verrais plutot derriere tout ca , une OGMisation des vieilles biques pour cause ideologique a fond d’OCDE .

    le lobbysme forcené d’une certaine europe favorisant le clonage de ces vieilles biques la .

    ca rejoint la propagande ,la fabrique ideologique a vieille bique !

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  193. chris
    chris dit :

    Salut Agnes

    pour une fois ,je ne te dimmiserai pas ….au contraire ,j’abonde dans ton sens !

    les Actuchomeurs ne sortent pas de chez eux ,ca en fait un truc sectaire pour l’electeur et le lecteur d’ailleurs et meme pour un Bayrou du coup ,n’est ce pas ?

    on ne peut se contenter d’un compteur google pour se contenter d’etre lu …..d’ailleurs Google et les flux frisent parfois la farce !!!!!

    j’ai un pote venezuelien qui me phonait l’autre jour pour me faire constater que "ile de margarita " associé ou non a une autre clé menait direct chez le Monolecte !!!!!!

    la bas ,le Mono ca leur parle pas (pas encore ) si des fois tu veux emigrer en cas de sarkozysme ,ben tu vois ::::

    plus fort qu’Actu ,non ?

    le chomage et l’exclusion ,c’est la clé du probleme economique et societal actuel …ne le laissons pas aux propagandistes .

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  194. ASPARAGUS
    ASPARAGUS dit :

    Désolé si le débat est clos :
    Pauvreté pour beaucoup, double exploitation des femmes et des "immigrés", exclusion-ségrégation des "issus de", des handicapés, etc. : comment aborder honnêtement ces problèmes (qui ont à voir avec d’anciens PRÉJUGÉS AMBIANTS et l’utilisation de ces anciens préjugés par ceux qui dirigent … suivez mon regard) sans tomber dans le débat passionnel ou passer pour un corporatiste, un communautariste, un haineux, etc.?

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