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Le plus grand parti de France

Bien sûr, tous les candidats en lice aimeraient bien s’en réclamer, mais hélas pour eux, le plus grand parti de France, c’est celui de ceux qui choisissent de ne pas choisir.

Au fil du temps, les rangs des abstentionnistes enflent, grossissent et remplissent insidieusement l’espace démocratique.
Si les abstentionnistes étaient tous regroupés dans un parti, ils seraient arrivés premiers au second tour des élections de 2002, loin devant Chirac, avec ses 19,88% des suffrages exprimés (et encore moins en comptant les fameux abstentionnistes) et Le Pen se serait fait éjecter directement de la course avec ces 16,86%.

Si on compte directement en voix, avec 11.698.956 personnes, les abstentionnistes comptabilisent plus de monde que les deux finalistes de 2002 réunis (5.665.855 voix pour Chirac et 4.804.713 pour Le Pen). Voilà qui relativise brusquement l’importance du séisme du premier tour des présidentielles de 2002!

Portrait-robot de l’abstentionniste.

En juin 2002, Le Monde s’est intéressé à la population des abstentionnistes et a commandé une étude à la SOFRES sur ceux ont choisi de ne pas voter aux législatives qui ont suivi le choc des présidentielles. Si l’on regarde les tendances politiques des abstentionnistes, on remarque assez rapidement que 47% d’entre eux vote habituellement à gauche et /ou pour les Verts, tous courants confondus et seulement 26% vers la droite.
Il ne faut pas se jeter sur des conclusions hâtives et se pencher dans le même temps sur un autre phénomène : l’extension du vote protestataire.

Vous nous expliquiez avant le premier tour que la crise des loyautés envers les grandes organisations politiques pouvait mener les électeurs à deux stratégies possibles le jour du vote : la stratégie de la " défection " caractérisée par l’abstention, et celle de la " prise de parole " où l’on apporte sa voix à une force protestataire, le vote blanc et nul se situant entre les deux. Il apparaît au vu des résultats du 21 avril que les électeurs ont plébiscité ces trois formules. Est-ce une première ?

Le mouvement de montée en régime de ces trois manières d’exprimer une rupture par rapport aux fidélités politiques traditionnelles s’était déjà manifesté à la présidentielle de 1995 où, par rapport aux présidentielles des années 70 et 80, on avait enregistré une hausse des abstentions, des votes blancs et nuls et des votes protestataires. Ces trois choix rassemblaient 39,5 % des électeurs inscrits. Lors du premier tour de l’élection présidentielle de 2002, ce mouvement s’est beaucoup amplifié et plus de 21 millions des électeurs inscrits -soit 51,8 % des électeurs- ont choisi l’une de ces trois formules.

D’autant que le vote protestataire d’extrême gauche a atteint lui aussi des records ?

Par rapport à 1995, le vote d’extrême gauche a doublé et quantitativement, c’est le seul électorat qui a connu une croissance aussi vigoureuse (plus de 1,3 million d’électeurs). Au-delà du parallélisme de leur progression, le vote d’extrême droite et le vote d’extrême gauche partagent nombre d’éléments de dimension protestataire : enracinement dans certaines catégories populaires, hostilité à l’Europe, même logique binaire opposant " le peuple " et " les gros " . Ces " affinités électives " aboutissent à des choix qui peuvent apparaître comme surprenants : dans le sondage réalisée le 21 avril par l’institut CSA dans la perspective du 2ème tour, il est intéressant de relever que l’électorat dans lequel les intentions de report sur Jean-Marie Le Pen sont les plus importants est l’électorat d’Arlette Laguiller (15% de ses électeurs ont l’intention de voter pour le président du FN au second tour).

Pascal Perrineau, directeur du CEVIPOF, pour la SOFFRES

On comprend ici que les personnes qui ne se reconnaissent plus dans les deux grands partis de gouvernement de la France sont aujourd’hui la majorité des électeurs.
Ce qui pose enfin l’intéressante question de la légitimité démocratique des deux partis dominants et surtout nous pose enfin la problématique du pluralisme politique!

L’indispensable pluralisme politique

J’avais déjà effleuré le sujet en écrivant autour du concept absurde et profondément antidémocratique du vote utile, L’idée assez vaseuse que l’on doit voter pour celui qui a une chance de gagner et non selon ses convictions. Du coup, le choix se retrouve effectivement limité au duo Sarko|Ségo et si l’on ne perçoit pas un grande différence de choix de société entre les deux, on en est effectivement à bouffer sa carte d’électeur de dépit.

D’ailleurs dans tous les pays où le débat démocratique se limite aux joies du bipartisme, la tendance est la même : l’inflation abstentionniste. Quand on est à la recherche d’un nouveau modèle de société, l’alternance de deux partis de gouvernement qui ne se départagent pas radicalement dans leur vision du monde est un peu stérile et revient à choisir entre la peste et le choléra. A partir du moment où le choix est verrouillé, la tentation est grande de se dire à quoi bon?

Comme je l’ai déjà abondamment écrit ici, à quoi bon l’alternance quand elle se résume à avec ou sans vaseline pour l’application au forceps d’une politique économique que la majorité subit, que la majorité (qui n’est pas si conne) refuse? Car c’est bien de cela qu’il s’agit : la majorité de l’abstention, c’est le parti du refus! Ce refus de cautionner un jeu politique qui ne représente pas les aspirations légitimes des peuples se traduit donc au final par une démission électorale majeure et par l’abandon des choses politiques à une petite caste privilégiée qui finit par ne pédaler que pour elle-même.

Un renouveau démocratique est possible

C’est pour toutes ces raisons qu’il est fondamental que toutes les tendances politiques puissent s’exprimer au premier tour des présidentielles. Car chaque électeur en puissance aura d’autant plus de chance de trouver un projet politique en résonnance avec ses convictions, pourra d’autant plus facilement se positionner qu’il pourra envisager de voir ses convictions profondes être représentées, ne serait-ce que dans la législature qui suivra si promptement le débat présidentiel.

C’est aussi pour cela que l’on comprend mieux l’acharnement des deux partis de gouvernement et de leurs serviteurs à verrouiller le débat politique autour de la seule alternance.

Car si la moitié seulement des abstentionnistes se retrouvent enfin dans un projet de société et retrouvent le chemin des urnes, alors c’est le paysage politique français qui sera totalement transformé, et à travers lui, c’est un signal fort qui pourrait déclencher une prise de conscience politique qui rayonnerait bien au-delà de nos frontières. Si le choix redevient possible, le vrai choix politique et non un choix binaire prémâché par les médias et les milieux financiers (qui sont majoritairement propriétaires des médias…), la recomposition politique se fera et un nouveau monde sera enfin possible!

On comprend mieux maintenant l’acharnement des deux partis de gouvernement à verrouiller les parrainages pour les élections afin de préserver leur rente de situation.
On comprend mieux maintenant l’enjeu démocratique majeur que représente la voie du pluralisme politique.

Car il ne faudrait pas que nous nous fassions confisquer une fois de plus, une fois de trop, notre droit inaliénable de choisir en notre âme et conscience, selon nos convictions !

100 réponses
  1. areuh
    areuh dit :

    Bonjour, ceux de gauche qui ne votent plus, pourraient voter pour ceux qui ne peuvent pas le faire, par exemple les sans-papiers pourchassés par le pouvoir actuel. Ceux-là font la différence tous les jours entre sarko et ségo.
    Voter ségo et faire des grèves et des manifs chaque fois que sa politique le méritera. sarko, lui, veut supprimer le droit de grève…

    Répondre
  2. areuh
    areuh dit :

    Bonjour, ceux de gauche qui ne votent plus, pourraient voter pour ceux qui ne peuvent pas le faire, par exemple les sans-papiers pourchassés par le pouvoir actuel. Ceux-là font la différence tous les jours entre sarko et ségo.
    Voter ségo et faire des grèves et des manifs chaque fois que sa politique le méritera. sarko, lui, veut supprimer le droit de grève…

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  3. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    @ LaPile : j’ai l’impression que j’ai du mal m’exprimer dans ce papier. Je pensais pourtant avoir toujours parlé de voter en fonction d’un projet de société, de convictions et non de ses intérêts personnels. Quant aux 500 signatures, je dénonce le mot d’ordre des 2 partis de gouvernement qui ont ordonné à leurs élus de ne pas donner de signatures aux "petits" candidats, sachant que certains courants de pensée sont dramatiquement sous-représentés : est-il normal que le Front National (malgré tout le mal que j’en pense!) ne soit pas représenté à l’assemblée nationale alors que son leader est allé au second tour des dernières présidentielles?
    Ce verrouillage par les élus déjà en place des 500 signatures est tout sauf démocratique, puisqu’il interdit d’élections des tendances, des mouvements émergeants, au profit de la reproduction des rentes de situation!

    @Claudius : les abstentionnistes et les votes blancs se rejoignent dans le refus du non-choix, certains par conviction, d’autres par démission. Un vrai choix politique ouvert pourrait réinvestir des abstentionnistes et des votes blancs dans le choix. Donc deux comportements politiques qui, à mon sens, auraient plutôt tendance à s’aditionner qu’à se soustraire! Et nous voilà avec un gros parti majoritaire!

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  4. Claudius
    Claudius dit :

    La prise en compte du vote blanc ferait baisser ce parti des abstentionnistes.
    Un vote blanc à 15 ou 20 % signifierait clairement, l’alternative que vous m’offrez ne me convient pas, revoyez votre copie ou laissez la place à d’autres.

    Répondre
  5. LaPile
    LaPile dit :

    Bonjour
    ce billet est vraiment tres interessant mais pose un probleme de fond sur la democratie et les elections qui en decoulent: Doit on voter pour ce qui est le mieux pour Moi (donc plus ya de candidats, mieux c’est; meme si je doute d’un reel apport sur le fond d’avoir tellement de candidats reclamant tout et n’importe quoi (Parti de l’amour, Edouard Fillias…) ou doit on voter pour ce qui est le mieux pour la Societe ? Et la tous ces debats participatifs et autres talks show avec de "vrais gens" disparaissent au sens ou le debat d’idee doit se porter sur les grandes idees, les directions, les valeurs.. et non pas sur les petits problemes de la vie de chacun; la nous avons de plus en plus de reponses locales et d’elements ou notre vote est utile pour nos problemes proches : elections municipales, prud’hommes… Je n’attend pas que le president resolve tout , tout seul mais que celui ci guide le pays et les deux assemblees vers des lois, des reformes ou des debats sur la vie des Francais… Dans ce cadre, je n’adhere pas du tout a la multiplication des candidats qui renforcent les citoyens dans leur vision nombriliste de la politique et non pas dans l’interet general qu’est l’election presidentielle… A quand l’arret de la dictature du Moi, Je (fais la greve, veux plus d’argent, veux une super retraite sans cotiser…) sur le Nous Devons (economiser, penser a l’environnement, voter, payer des impots, faire des efforts) ? Et avec cela toutes les derives telles que les candidats du tout et du rien… Quelques candidats, c’est assez… et la regle des 500 signatures est aussi une belle preuve de democratie, les signataires sont elus du peuple non ? Si il n’y a pas 500 signatures, et bien tant pis !

    Répondre
  6. LaPile
    LaPile dit :

    Bonjour
    ce billet est vraiment tres interessant mais pose un probleme de fond sur la democratie et les elections qui en decoulent: Doit on voter pour ce qui est le mieux pour Moi (donc plus ya de candidats, mieux c’est; meme si je doute d’un reel apport sur le fond d’avoir tellement de candidats reclamant tout et n’importe quoi (Parti de l’amour, Edouard Fillias…) ou doit on voter pour ce qui est le mieux pour la Societe ? Et la tous ces debats participatifs et autres talks show avec de "vrais gens" disparaissent au sens ou le debat d’idee doit se porter sur les grandes idees, les directions, les valeurs.. et non pas sur les petits problemes de la vie de chacun; la nous avons de plus en plus de reponses locales et d’elements ou notre vote est utile pour nos problemes proches : elections municipales, prud’hommes… Je n’attend pas que le president resolve tout , tout seul mais que celui ci guide le pays et les deux assemblees vers des lois, des reformes ou des debats sur la vie des Francais… Dans ce cadre, je n’adhere pas du tout a la multiplication des candidats qui renforcent les citoyens dans leur vision nombriliste de la politique et non pas dans l’interet general qu’est l’election presidentielle… A quand l’arret de la dictature du Moi, Je (fais la greve, veux plus d’argent, veux une super retraite sans cotiser…) sur le Nous Devons (economiser, penser a l’environnement, voter, payer des impots, faire des efforts) ? Et avec cela toutes les derives telles que les candidats du tout et du rien… Quelques candidats, c’est assez… et la regle des 500 signatures est aussi une belle preuve de democratie, les signataires sont elus du peuple non ? Si il n’y a pas 500 signatures, et bien tant pis !

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  7. Électeur libre
    Électeur libre dit :

    C’est le système de vote qui fait toute la différence. Si le système de vote est totalement foireux — comme celui qui est utilisé aujourd’hui en France — c’est la démocratie qui est alors foireuse ! Conséquences : bipartisme, extrémisme, etc. etc.

    Répondre
  8. Électeur libre
    Électeur libre dit :

    C’est le système de vote qui fait toute la différence. Si le système de vote est totalement foireux — comme celui qui est utilisé aujourd’hui en France — c’est la démocratie qui est alors foireuse ! Conséquences : bipartisme, extrémisme, etc. etc.

    Répondre
  9. LaPile
    LaPile dit :

    @Agnès Maillard : Moi aussi, je ne suis pas forcement clair ;). On est d’accord sur le fait que le president porte des projets de societe mais le spectacle actuel donne l’impression de mettre en avant le Moi, je et c’est tres fortement lie avec le souhait d’avoir beaucoup de candidats car on croit que l’on peut trouver le candidat parfait qui va representer "ses convictions profondes". Malheureusement, je n’y crois pas et je pense que l’on vote pour un homme, un projet, des valeurs et …. un parti (un appareil dans le sens pragmatique du terme, pas en negatif) qui va permettre de mettre en avant le projet. Un petit candidat avec rien derriere lui n’est pas apte a diriger la France.. or la question a la presidentielle, ce n’est pas Miss France et Votez pour qui vous Voulez… Mais votez pour la personne qui selon vous est la plus apte a diriger la France. Tres different ! Plein de candidats, ca transforme le vote en sondage… Il faut rester pragmatique… On choisit un president, on n’est pas en train de designer Mister France, celui qui "plait" le plus…
    Concernant les 500 signatures, oui je suis decu comme vous de ce mot d’ordre… mais ces signataires restent des elus. Preferez vous que tout le monde puisse se presenter ? Pensez vous que cela soit utile / pratique / meilleur ? Je pose la question, je le ne pense pas mais sans avoir vraiment d’arguments plus parce que j’ai peur des derives si on peut tous se presenter 😉 Avez vous une idee pour empecher ce verouillage ? Je crois me souvenir que ces 500 signatures ne sont pas anonymes.. peut etre est ce une piste de les rendre anonymes ? Pour empecher les verouillages ?
    Et oui c’est tres tres dommageable, ce manque de representativite. Je pense que si le FN avait ete plus represente dans les assembles, il aurait eu un moins bon score aux Presidentielles car l’exercice du pouvoir dans les chambres aurait montre aux electeurs les bons et mauvais cote du parti alors que ce silence et rejet l’idealise dans une posture de defense et de martyr.

    @Anta: Un site web qui enumere les grand points noirs de tout systeme en disant que il n’y a aucune mesure dans leur programme car il faut reconcilier les francais avec la politique, oui je pense que c’est tout ou n’importe quoi… Tout le monde peut etre ce mec, et avoir les idees du genre, "plus de justice, plus d’egalite"… A noter que lui il a le courage d’y aller… c’est sur. Ok je retire le tout et n’importe quoi et c’est plus vrai de dire qu’il n’y a rien… Facile de ne rien proposer que des lieux communs… Car c’est ce que propose pas mal de petits candidats… l’avantage des grands epouvantails comme le smic a 1500eur ou le 2eme porte avions, c’est que ca met des mots sur des projets et que ca fait reflechir tout le monde.. C’est a ca que ca sert la campagne.. a faire maturer des idees, a echanger… Sans propositions concretes, ou sont les debats ? On est tous d’accord que il faut plus de justice ! Plus d’egalite ! 😉 heureusement d’ailleurs 😉

    Répondre
  10. LaPile
    LaPile dit :

    @Agnès Maillard : Moi aussi, je ne suis pas forcement clair ;). On est d’accord sur le fait que le president porte des projets de societe mais le spectacle actuel donne l’impression de mettre en avant le Moi, je et c’est tres fortement lie avec le souhait d’avoir beaucoup de candidats car on croit que l’on peut trouver le candidat parfait qui va representer "ses convictions profondes". Malheureusement, je n’y crois pas et je pense que l’on vote pour un homme, un projet, des valeurs et …. un parti (un appareil dans le sens pragmatique du terme, pas en negatif) qui va permettre de mettre en avant le projet. Un petit candidat avec rien derriere lui n’est pas apte a diriger la France.. or la question a la presidentielle, ce n’est pas Miss France et Votez pour qui vous Voulez… Mais votez pour la personne qui selon vous est la plus apte a diriger la France. Tres different ! Plein de candidats, ca transforme le vote en sondage… Il faut rester pragmatique… On choisit un president, on n’est pas en train de designer Mister France, celui qui "plait" le plus…
    Concernant les 500 signatures, oui je suis decu comme vous de ce mot d’ordre… mais ces signataires restent des elus. Preferez vous que tout le monde puisse se presenter ? Pensez vous que cela soit utile / pratique / meilleur ? Je pose la question, je le ne pense pas mais sans avoir vraiment d’arguments plus parce que j’ai peur des derives si on peut tous se presenter 😉 Avez vous une idee pour empecher ce verouillage ? Je crois me souvenir que ces 500 signatures ne sont pas anonymes.. peut etre est ce une piste de les rendre anonymes ? Pour empecher les verouillages ?
    Et oui c’est tres tres dommageable, ce manque de representativite. Je pense que si le FN avait ete plus represente dans les assembles, il aurait eu un moins bon score aux Presidentielles car l’exercice du pouvoir dans les chambres aurait montre aux electeurs les bons et mauvais cote du parti alors que ce silence et rejet l’idealise dans une posture de defense et de martyr.

    @Anta: Un site web qui enumere les grand points noirs de tout systeme en disant que il n’y a aucune mesure dans leur programme car il faut reconcilier les francais avec la politique, oui je pense que c’est tout ou n’importe quoi… Tout le monde peut etre ce mec, et avoir les idees du genre, "plus de justice, plus d’egalite"… A noter que lui il a le courage d’y aller… c’est sur. Ok je retire le tout et n’importe quoi et c’est plus vrai de dire qu’il n’y a rien… Facile de ne rien proposer que des lieux communs… Car c’est ce que propose pas mal de petits candidats… l’avantage des grands epouvantails comme le smic a 1500eur ou le 2eme porte avions, c’est que ca met des mots sur des projets et que ca fait reflechir tout le monde.. C’est a ca que ca sert la campagne.. a faire maturer des idees, a echanger… Sans propositions concretes, ou sont les debats ? On est tous d’accord que il faut plus de justice ! Plus d’egalite ! 😉 heureusement d’ailleurs 😉

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  11. Anta
    Anta dit :

    @ Lapile.

    Hé ba marde alors. Je pense qu’on peut reprocher bcp de choses à Fillias (surtout ici), mais dire que le programme est creux, je ne m’y attendais pas. As tu pris 2s pour t’intéresser à leur programme?!?!? http://www.alternative-liberale.fr/
    Suppression de l’ISF, Fin du monopole de la Secu(qu’on paie les salariés du montant du brut et qu’ils décident eux même où ils veulent cotiser), légalisation des drogues douces et de l’euthanasie, un Etat qui ne s’occupe plus que de ses fonctions régaliennes. On est d’accord ou pas, mais on ne peut pas dire qu’ils n’ont pas d’idées concrêtes (puisque c’est ce que tu veux!!!)

    Répondre
  12. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Je ne veux pas que ça tourne à la promo de l’un ou l’autre.
    En plus, crédible par rapport à quoi? C’est quoi un petit candidat?

    Ici, je vous propose de regarder le paysage politique différemment, de le repenser et vous voulez à toute force y coller dessus les grilles de lecture habituelles, prémâchées par des décennies de marketing politique.

    Je soutiens qu’il n’y a donc pas de petits ou de grands candidats, que le débat n’est sur la taille mais sur la palette des projets politiques, sur la diversité des visions du monde possible, que le problème fondamental, c’est qu’en nous prévendant un second tour couru d’avance tout en verrouillant soigneusement l’accès au premier tour, on nous interdit un choix véritablement démocratique, on cherche à écarter le plus grand nombre de la chose politique, on vise la confiscation de la démocratie par refus de l’expression d’un véritable débat autour d’une profusion de choix de société.

    Répondre
  13. LaPile
    LaPile dit :

    @Anta: Oui je commence a relire certaines parties. Effectivement, ca vaut le coup de creuser et d’aller en bas des pages… Alors pourquoi son site commence par "A la différence d’autres programmes déjà publiés, vous ne trouverez pas ici un catalogue de mesures disparates dissimulant l’absence de vision." 😉 Car c’est un peu ca aussi…
    Ok je vais relire les 15 points et je reviens… Promis je le fais 😉 mais ca prend du temps. 😉 Merci d’attirer l’attention sur lui 😉 Ca aide enplus de que dis Libe…

    Répondre
  14. LaPile
    LaPile dit :

    @Anta: Oui je commence a relire certaines parties. Effectivement, ca vaut le coup de creuser et d’aller en bas des pages… Alors pourquoi son site commence par "A la différence d’autres programmes déjà publiés, vous ne trouverez pas ici un catalogue de mesures disparates dissimulant l’absence de vision." 😉 Car c’est un peu ca aussi…
    Ok je vais relire les 15 points et je reviens… Promis je le fais 😉 mais ca prend du temps. 😉 Merci d’attirer l’attention sur lui 😉 Ca aide enplus de que dis Libe…

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  15. Leo
    Leo dit :

    Je suis abstentionniste si le deuxième tour se joue Sego/Sarco. Car tout deux sont de farouches euro-unionistes, donc pour moi c’est blanc bonnets blancs… C’est un peu dans ce sens que je comprends ce que veut dire Agnès. Je suis tellement d’accord avec elle que pour moi il n’y a même pas le choix entre la peste et le coléra, il n’y a tout simplement plus de choix du tout. En tout cas, quelques soient les opinions, bravo Agnès, bel exposé.
    Léo

    Répondre
  16. Leo
    Leo dit :

    Je suis abstentionniste si le deuxième tour se joue Sego/Sarco. Car tout deux sont de farouches euro-unionistes, donc pour moi c’est blanc bonnets blancs… C’est un peu dans ce sens que je comprends ce que veut dire Agnès. Je suis tellement d’accord avec elle que pour moi il n’y a même pas le choix entre la peste et le coléra, il n’y a tout simplement plus de choix du tout. En tout cas, quelques soient les opinions, bravo Agnès, bel exposé.
    Léo

    Répondre
  17. hervé
    hervé dit :

    Les non votants.

    Je crois que la maitresse de maison à pointée du doigt la crise de confiance dans nos élites gouvernantes.

    Je ne vote pas, et pour aller au bout de mes convictions, je ne suis même pas inscrit sur les listes electorales, parce que je ne me considère pas représenté par les ‘politiquement éligibles’, parce que je me considère comme ‘en dehors de cette mascarade politique’. Je travaille, cotise, paie mes impôts, fait même de l’associatif, mais je ne veux en aucun cas faire partie de ce "théatre politique" grand guignolesque.

    A l’origine, il y avait la volonté d’élire environs 600 personnes à l’assemblé, censées représenter les francais ‘le peuple’ ( puisque on pensait qu’il y avait plus d’intelligence/idée dans 600 cervelles que dans une). Ouais…
    Disons qu’aujourd’hui c’est le gouvernement au pouvoir qui ‘édicte et vote les lois’ (législatif et executif au mêmes mains). Certains vont même surveiller et faire pression pour que le vote soit le bon. A qui bon payer pour 600 bonhommes ?

    La notion de parti politique et de carrière à pris le pas sur la vocation individuelle de personnes désirant porter la voix de leur concitoyens et apporter son travail à la construction d’une nation plus grande.

    Lorsque l’on voit une certaine ‘interaction’ entre le pouvoir & l’économie & les médias, on peut se poser légitimement la question du bien fondé d’une election. Sachant que les gens doivent choisir en leur âme et conscience, après avoir été informé (ah ah ah) de manière la plus neutre possible (pluralisme d’opinion, journalisme d’investigation ….) Quel choix ont-ils lorsque le cirque politique ressemble plus à une star Ac nouvelle vague qu’à un élan pour construire un avenir serein pour nos enfants.

    Quelle confiance peut-on avoir pour des gens au pouvoir depuis 20-50 ans lorsque leurs enfants étudient à l’étranger, leurs amis habitent à l’étranger.

    Il est là le malaise de l’abstention.

    Oui, on peut se présenter en réunissant 500 signatures, mais quelle chance peut on avoir lorsque vous avez droit à 1 heure d’antenne en 5 ans (campagne) alors que les présents en place on leur heure quasi journalière (tout média confondus) pendant les 1500 jours que représente ces 5 ans.

    Répondre
  18. LaPile
    LaPile dit :

    @Leo : Oui, vu comme ca je vous comprend mais comment expliquez vous que il n’y ai aucun candidat Majeur anti europe ? Mauvaise representativite ? Mais il n’y a pas que ca dans leurs programmes respectifs ? Ou est ce la seule chose qui vous tient a coeur ?

    @Anta: je continue a lire.. et j’ai du taf.. mais j’avance…

    Répondre
  19. LaPile
    LaPile dit :

    @Leo : Oui, vu comme ca je vous comprend mais comment expliquez vous que il n’y ai aucun candidat Majeur anti europe ? Mauvaise representativite ? Mais il n’y a pas que ca dans leurs programmes respectifs ? Ou est ce la seule chose qui vous tient a coeur ?

    @Anta: je continue a lire.. et j’ai du taf.. mais j’avance…

    Répondre
  20. Anta
    Anta dit :

    @ Agnes
    "En plus, crédible par rapport à quoi? C’est quoi un petit candidat?"

    -On est pas crédible "par rapport à quelquechose", mais on l’est ou on ne l’est pas. Ce n’est pas une valeur relative mais absolue. Si ta question était de savoir "à quel niveau", hé bien tout simplement dans le réalisme d’un programme. Je ne dis pas que les mesures doivent être formatées dans un cadre auquel on est habitué, mais plutôt qu’elles ne relèvent pas de l’utopie (genre "je propose un SMIC à 9000€ et une durée légale du travail de 30 minutes par semaine"…).
    -J’avais consciemment mis "petit candidat" entre guillemet. Un "petit candidat", c’est un citoyen qui, selon moi, a des idées (bonnes ou mauvaises), mais qui ne bénéficie pas de l’exposition médiatique, et plus généralement des moyens, d’un "grand candidat".

    " vous voulez à toute force y coller dessus les grilles de lecture habituelles, prémâchées par des décennies de marketing politique."

    -Je ne vois pas le rapport avec ce que nous étions entrain de dire…

    "en nous prévendant un second tour couru d’avance tout en verrouillant soigneusement l’accès au premier tour, on nous interdit un choix véritablement démocratique"

    -Là je suis tout à fait d’accord avec toi, et c’est certainement en s’intéressant davantage à ces quelques citoyens qui ont beaucoup d’idées mais peu de moyens, qu’on se rendra compte du panel de choix possibles.

    Répondre
  21. Anta
    Anta dit :

    @ Agnes
    "En plus, crédible par rapport à quoi? C’est quoi un petit candidat?"

    -On est pas crédible "par rapport à quelquechose", mais on l’est ou on ne l’est pas. Ce n’est pas une valeur relative mais absolue. Si ta question était de savoir "à quel niveau", hé bien tout simplement dans le réalisme d’un programme. Je ne dis pas que les mesures doivent être formatées dans un cadre auquel on est habitué, mais plutôt qu’elles ne relèvent pas de l’utopie (genre "je propose un SMIC à 9000€ et une durée légale du travail de 30 minutes par semaine"…).
    -J’avais consciemment mis "petit candidat" entre guillemet. Un "petit candidat", c’est un citoyen qui, selon moi, a des idées (bonnes ou mauvaises), mais qui ne bénéficie pas de l’exposition médiatique, et plus généralement des moyens, d’un "grand candidat".

    " vous voulez à toute force y coller dessus les grilles de lecture habituelles, prémâchées par des décennies de marketing politique."

    -Je ne vois pas le rapport avec ce que nous étions entrain de dire…

    "en nous prévendant un second tour couru d’avance tout en verrouillant soigneusement l’accès au premier tour, on nous interdit un choix véritablement démocratique"

    -Là je suis tout à fait d’accord avec toi, et c’est certainement en s’intéressant davantage à ces quelques citoyens qui ont beaucoup d’idées mais peu de moyens, qu’on se rendra compte du panel de choix possibles.

    Répondre
  22. arya
    arya dit :

    Bonjour

    Je suis, en fait, assez d’accord avec Leo sur l’importance de la position vis-à-vis de l’Europe. En effet, quelle que soit la tendance politique du gouvernement d’un pays de l’Union européenne, celui-ci a une marge de manoeuvre de plus en plus réduite s’il veut appliquer les directives européennes. La preuve en est que, pour des sensibilités politiques différentes au gouvernement suivant les pays, les politiques menées ces dernières années présentent de troublantes similitudes. La preuve en est aussi, en Allemagne, les grands partis de droite et de gauche qui se sont mis d’accord sur le fait que, s’ils veulent respecter les prescriptions de l’Union européenne, il n’y a qu’une seule politique possible.

    Voilà où est, à mon sens, la confiscation du débat: voter pour des candidats qui veulent continuer à mener la politique européenne de ces 10 dernières années, c’est voter pour la confiscation petit à petit du pouvoir de décision de notre gouvernement, et donc de nous-mêmes, puisque les instances européennes ne sont pas élues. Certes, à court terme, on peut voir des différences entre Royal, Sarkozy, Bayrou, car sur les 5 ans qui viennent, on aura, selon les uns ou les autres, une politique plus ou moins sécuritaire, certes, les précaires, les immigrés, les sans-papiers, n’ont pas intérêt à ce que passe Sarkozy, et l’on peut alors être tenté de voter contre lui. Mais dans le fond, à long terme, la question est de savoir si l’on veut continuer à foncer dans le mur comme aujourd’hui, si l’on veut voir appliquer les politiques auxquelles nous avons eu le courage de dire non au référendum.

    C’est pourquoi, à moyen et long terme, seul un vote antilibéral peut faire la différence. C’est pourquoi le fond du problème n’est pas abordé lors du débat, qui n’est pas sur les petites mesures favorisant les uns ou les autres, mais bien sur les orientations économiques globales. En levant les yeux du guidon, en regardant un peu plus loin, on s’aperçoit qu’il n’existe pas de "moins pire" entre les "grands" candidats.

    Répondre
  23. Thesa
    Thesa dit :

    Aux abstentionnistes, et notamment à hervé :

    Il me semble (corrigez-moi si je me trompe) que votre non-action est basé sur le constat que le système de vote actuel ne correspond pas à votre vision de la démocratie, et que vous pensez que vous ne pouvez pas être représenté par un candidat à cause du fonctionnement des institution.

    Si l’on considère que c’est mauvais (si vous êtes content, tout va bien), que comptez-vous faire pour améliorer cela ? Car la critique est aisée, n’est-ce pas… encore faut-il proposer quelque chose. Moi qui n’est jamais voté car je n’avais pas l’âge requit, (donc pour l’instant ni abstentionniste ni votant), j’aimerai savoir en quoi s’abstenir pourrai améliorer quoi que ce soit, ou plutôt comment un abstentionniste peut corriger les défauts du système (ou en changer, ce qui revient au même).

    Répondre
  24. Anta
    Anta dit :

    "les instances européennes ne sont pas élues"

    Je ne suis pas expert des questions de politique communautaire, mais je tenais à rectifier quelques idées préconcues.
    Il me semble que l’exécutif européen repose sur 3 organes:
    – La commission, qui n’est pas élue, propose une politique communautaire et veille au respect des engagements et des décisions qui ont été pris par les deux autres organes
    – Le parlement Européen, qui est élue durant les fameuses "élections européennes", vote les lois (au même titre que les parlements nationaux)
    -Le conseil de l’Europe, formé des chefs d’Etat et de gouvernement des Etats membres, débattent des grands axes de la politique de l’union.

    Encore une fois, je peux me tromper, mais selon moi, 2 des 3 organes dirigeants de l’UE sont directement élus par le peuple. La commission (ces fameux "technocrates de Bruxelles" qui ne comprennent définitivement rien à la vie du chtite nouvrier du Cantal), qui est la seule qui ne soit pas élue, et aussi l’organe qui a le moins de pouvoir.

    Répondre
  25. Anta
    Anta dit :

    "les instances européennes ne sont pas élues"

    Je ne suis pas expert des questions de politique communautaire, mais je tenais à rectifier quelques idées préconcues.
    Il me semble que l’exécutif européen repose sur 3 organes:
    – La commission, qui n’est pas élue, propose une politique communautaire et veille au respect des engagements et des décisions qui ont été pris par les deux autres organes
    – Le parlement Européen, qui est élue durant les fameuses "élections européennes", vote les lois (au même titre que les parlements nationaux)
    -Le conseil de l’Europe, formé des chefs d’Etat et de gouvernement des Etats membres, débattent des grands axes de la politique de l’union.

    Encore une fois, je peux me tromper, mais selon moi, 2 des 3 organes dirigeants de l’UE sont directement élus par le peuple. La commission (ces fameux "technocrates de Bruxelles" qui ne comprennent définitivement rien à la vie du chtite nouvrier du Cantal), qui est la seule qui ne soit pas élue, et aussi l’organe qui a le moins de pouvoir.

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  26. bert
    bert dit :

    Je crois que ne sont pas comptés, dans les millions d’abstentionnistes, les quelque trois millions de non inscrits. Je ne sais pas s’ils sont non inscrits par conviction ou indifférence (ou autre), mais s’ils ne sont pas comptés ils existent pourtant.

    Quant au manque de confiance envers la classe politique ou l’absence d’alternative réelle comme cause de l’abstentionnisme, je crois tout de même que le "peuple" a sa part de responsabilité.
    Le système institutionnel français est largement inconnu d’une grande partie de la population, et, clairement, une très grande partie de cette population ne sait absolument pas comment fonctionne son pays, qui la représente, comment sont répartis les pouvoirs…
    Très nombreux sont ceux qui sont incapables de différencier le président de la république du gouvernement en termes de pouvoirs et d’attributions, ministres et députés, institutions nationales et locales, état et collectivités publiques…Peut être le système est il compliqué, mais s’il était aussi médiatisé que le championnat de France de football (qui me paraît sacrément compliqué, personnellement…), je suppose qu’il pourrait paraître plus clair à certains, et tout au moins qu’ils ne pourraient pas se plaindre d’un manque d’information aujourd’hui évident.

    La personnalisation de la représentation populaire est une constante, toute politique, tout programme est systèmatiquement incarné dans une personne ou un groupe de personne, ce qui rend l’identification au programme et aux idées véhiculées assez difficile.

    L’histoire républicaine, française et mondiale, est assez négligée et systématiquement manipulée. Or, cette histoire reflète et explique l’émergence et l’application des différents courants républicains, bases du système actuel.
    L’individualisme, le consumérisme, le comunautarisme sont des freins au débat public et à la vie démocratique.

    Je n’évoque pas, volontairement, les causes tenant à l’irresponsabilité des responsables politiques, aux turpitudes de certains…

    Il est bien sur facile d’énumérer des causes, d’en trouver bien d’autres, mais il est tout aussi évident que tant que ces causes subsisteront, il paraît difficile d’espérer une participation forte, et éduquée, aux élections. par éduquer, j’entends que ceux qui voteront sauront bien sur pour qui ils votent, mais surtout pour attribuer quelles fonctions, dans quel cadre, et sous quelles conditions.

    Répondre
  27. mc
    mc dit :

    Merci, Agnès, c’est particulièrement impressionnant ce qui apparaît de notre paysage politique rien qu’en mettant en évidence et en corrélation les chiffres des élections.
    A se demander pourquoi nos sympathiques journalistes, dont les chiffres sont devenus la religion suprême et qui gouverne tout, ne nous ont jamais cité et analysé ces chiffres-là!!!
    Depuis un certain nombre d’années, je me faisais, pour moi toute seule, le petit calcul tout simple qui suit: multiplier le pourcentage obtenu par un candidat par le pourcentage des votants (et après, on enlève deux zéros).

    En 2002, pour les 16,86 % de Le Pen, ça donnait environ 12%
    Et 64% pour le fameux second tour qui a plébiscité Chirac, mais seulement 14% au premier tour. Soit 26% en tout pour les deux candidats médaille d’or et d’argent.

    Ca décoiffe, non?

    Répondre
  28. mc
    mc dit :

    Merci, Agnès, c’est particulièrement impressionnant ce qui apparaît de notre paysage politique rien qu’en mettant en évidence et en corrélation les chiffres des élections.
    A se demander pourquoi nos sympathiques journalistes, dont les chiffres sont devenus la religion suprême et qui gouverne tout, ne nous ont jamais cité et analysé ces chiffres-là!!!
    Depuis un certain nombre d’années, je me faisais, pour moi toute seule, le petit calcul tout simple qui suit: multiplier le pourcentage obtenu par un candidat par le pourcentage des votants (et après, on enlève deux zéros).

    En 2002, pour les 16,86 % de Le Pen, ça donnait environ 12%
    Et 64% pour le fameux second tour qui a plébiscité Chirac, mais seulement 14% au premier tour. Soit 26% en tout pour les deux candidats médaille d’or et d’argent.

    Ca décoiffe, non?

    Répondre
  29. mc
    mc dit :

    @ Thésa:
    Je crois que s’abstenir ne se fait pas au nom d’une théorie préalable (même si certains théorisent ensuite pour se justifier). S’abstenir se fait au nom d’un désarroi (aucun des candidats ne se rapproche, même de loin, de ce à quoi je crois) ou d’un dégoût (j’ai fait confiance X fois, ils ne tiennent pas leurs promesses et rien ne change).

    Heureusement pour toi, tu n’en es pas encore là, et qui sait, on est allé tellement loin dans le non-sens qu’il est possible que ça change enfin? C’est ce que je te souhaite, car il n’est pas bon que la jeunesse soit blasée (c’est déjà dommage pour les vieux, mais bon, pas toujours facile de résister!)

    Répondre
  30. Sextus
    Sextus dit :

    Bonsoir,

    "Stratégiquement", je ne vois pas ce que ça va apporter… admettons qu’on ait 15.000 candidats au premier tour de la présidentielle, le scrutin législatif est pensé pour dégager mécaniquement une majorité absolue. En définitive ça ne mènera donc probablement à pas grand chose car le système est pensé pour que celui qui gagne puisse faire ce qu’il veut en ignorant les autres sensibilités (voir ce qui se passe depuis 5 ans, voir comment c’était 5ans avant, même avec "la gauche plurielle").

    Bref, avec un système à la proportionnelle qui oblige tout le monde à bosser ensemble, je ne dis pas… mais là bof bof.

    D’autant que M. Sarkozy et Mme Royal ne me paraissent pas pouvoir être renvoyés dos à dos sur une question de vaseline. J’abohrre la surrenchère sécuritaire des deux mais l’un me semble une réelle menace pour les libertés individuelles et il fera surement plus que placidement entériner la dérégulation globale… et si l’enjeu était basiquement de préserver le droit de l’ouvrir ?

    P-S. Ceci n’est pas un appel à voter Royal, juste une interrogation sur comment éviter Sarkozy, de mon point de vue le seul et triste enjeu de tout ce cirque.

    Répondre
  31. Leo
    Leo dit :

    Sarko dangeureux ? Mais vous finiriez par me faire rire !! Le bougre ressemble bigrement à son grand frère Chirac. En voilà bien un qui faisait peur et qui promettait de nous remettre dans le droit chemin, et on allait voir ce qu’on allait voir… Mitterrand en avait d’ailleurs fait son cheval de bataille en mettant dos à dos Chirac et Lepen. Dès que Chirac où Sarko montent le ton, vous pouvez être sûr qu’ils ne sont pas loin de baisser leur pantalon… Si seulement il présentait les avantages d’un vrai de vrai, inflexible et tout… mais c’est du bidon son truc ! Moi ce que je vois c’est que "lui" veut faire accepter la constitution européenne par l’Assemblée, à l’encontre du résultat du référendum, là où "elle" souhaite rejouer le référendum… Pour le reste, la gestion du pays et les petits trucs que l’Europe leur laisse encore, ils cèderont sur tout, au grès des grèves et des manifs, comme à fait Chirac, et je crois même qu’à ce jeu "elle" se montrera même plus apte à ne pas trop céder…

    Répondre
  32. Leo
    Leo dit :

    Sarko dangeureux ? Mais vous finiriez par me faire rire !! Le bougre ressemble bigrement à son grand frère Chirac. En voilà bien un qui faisait peur et qui promettait de nous remettre dans le droit chemin, et on allait voir ce qu’on allait voir… Mitterrand en avait d’ailleurs fait son cheval de bataille en mettant dos à dos Chirac et Lepen. Dès que Chirac où Sarko montent le ton, vous pouvez être sûr qu’ils ne sont pas loin de baisser leur pantalon… Si seulement il présentait les avantages d’un vrai de vrai, inflexible et tout… mais c’est du bidon son truc ! Moi ce que je vois c’est que "lui" veut faire accepter la constitution européenne par l’Assemblée, à l’encontre du résultat du référendum, là où "elle" souhaite rejouer le référendum… Pour le reste, la gestion du pays et les petits trucs que l’Europe leur laisse encore, ils cèderont sur tout, au grès des grèves et des manifs, comme à fait Chirac, et je crois même qu’à ce jeu "elle" se montrera même plus apte à ne pas trop céder…

    Répondre
  33. Bourguignon
    Bourguignon dit :

    ""les instances européennes ne sont pas élues""

    Je vous renvoie, Anta, à l’excellent livre de R.M. Jennar qui vous expliquera par le menu, le fonctionnement interne de l’Union Européenne. "La trahison des élites" chez Flammarion, je crois.

    Ainsi que le rapport de force entre ces organes de pouvoir de l’éxécutif européen.

    Quant au choix de société, multiple, est-il possible alors que le Conseil d’Etat vient de reconnaître la primauté du droit européen sur le droit national?

    Répondre
  34. Hrv
    Hrv dit :

    @ Agnès:

    Tu semble sous-entendre que tous les français sont nécessairement favorables à la démocratie. Or, s’il y a très probablement une partie des abstentionnistes qui restent démocrates malgré leur déception du système actuel, il y en a certainement d’autres qui, comme moi, défendent ou attendent un modèle de société autre que la démocratie. On ne peut pas attendre des anarchistes qu’il aillent voter, ni de ceux qui seraient volontiers anarchistes s’ils se renseignaient un peu plus.

    Voilà, c’était juste pour dire que dans la catégorie "abstentionnistes", tu a oublié le groupe "défavorable à la démocratie" au profit du groupe "perfectionniste de la démocratie qui s’abstient par frustration". Il est vrai que Le Monde et la Sofres ne s’intéressent qu’à ce deuxième groupe (73% des abstentionnistes d’après leurs chiffres).

    J’ajoute que le mot république signifie "les choses publiques", c’est-à-dire tout ce qui concerne la communauté plutôt que l’individu seul, c’est-à-dire que les entreprises sont une partie absolument pas démocratique de la république, et non une chose privée. Prétendre que le capitalisme est compatible avec la démocratie est une plaisanterie. Reste aux déçus de la démocratie à construire une société dans laquelle les entreprises appartiennent au peuple et sont organisées par la constitution de manière démocratique. Malheureusement, on ne peut pas attendre des partis capitalistes qu’ils proposent un projet de civilisation autre que capitaliste, et vu que même le PCF s’est converti au capitalisme (ils ne cessent de parler de taxer le capital, alors même qu’il n’y a pas de capital dans une société communiste)…

    Répondre
  35. speedy
    speedy dit :

    @ hervé : "Je crois que la maitresse de maison à pointée du doigt la crise de confiance dans nos élites gouvernantes."

    pas sûr, le problème étant principalement que nos élites gouvernantes de la politique, de l’administration, de l’industrie et de la finance ont beaucoup de certitudes seulement valables à l’intérieur du périphérique. d’où le problème qd on les confronte à la réalité de la France d’en bas.

    @ arya : sur les instances européennes, je redis ce que j’ai déjà écrit sur un autre blog et qui est évoqué par d’autres posts pour les institutions européennes auxquelles il faut ajouter la cour de justice et la cour de comptes : le parlement est élu et le conseil est constitué des ministres concernés par l’ordre du jour (transport, agriculture, etc.). les directives sont approuvées par un processus de co-décision entre parlement et conseil sur la base de propositions faites par la commission. il faut arrêter de dire ou de vouloir faire croire que la commission décide : le conseil et le parlement décident, donc nos représentants élus (directement ou non) décident. au passage, la constitution proposait de changer le mécanisme de proposition.

    à ceux qui pensent que la solution est la proportionnelle à tous les étages : étudions qd même le fonctionnement de la Belgique et de l’Italie où les gouvernements de coalition (faute de majorité) se succèdent à tour de bras. les résultats ne sont pas très probants en terme de stabilité gouvernementale (Italie). grosse inertie en perspective (Belgique). à méditer un peu.

    sur la question posée par le billet, un journal récent (Marianne ?) propose que l’élection présidentielle ait lieu sur 3 tours. peut être une bonne solution pour l’ouverture aux candidats moins exposés sur le plan médiatique qui pourraient exister au premier tour…

    Répondre
  36. chris
    chris dit :

    @HRV

    excuse moi du peu mais la remarque concernant les communistes est excellente ,je suis terriblement frustré de n"y avoir pas pensé tellement c’est evident en plus .

    c’est meme une reflexion de fond , une baleze de reflexion dans la mesure ou aucun parti ne prone la veritable reapropriation du travail et donc de l’entreprise …..qui est pour moi la seule sortie de crise possible !

    et pour cause si l’on imagine l’arbre qui cache cette foret la …plus confortable et frileux de taxer le capital de ce qu’ils se refusent a creer eux memes .

    Répondre
  37. chris
    chris dit :

    @HRV

    excuse moi du peu mais la remarque concernant les communistes est excellente ,je suis terriblement frustré de n"y avoir pas pensé tellement c’est evident en plus .

    c’est meme une reflexion de fond , une baleze de reflexion dans la mesure ou aucun parti ne prone la veritable reapropriation du travail et donc de l’entreprise …..qui est pour moi la seule sortie de crise possible !

    et pour cause si l’on imagine l’arbre qui cache cette foret la …plus confortable et frileux de taxer le capital de ce qu’ils se refusent a creer eux memes .

    Répondre
  38. ragnvald
    ragnvald dit :

    Je me souviens de l’époque où l’on est passé aux 500 signatures. Auparavant, il en fallait (seulement ?) 100. C’est de Giscard après son élection que nous vient ce cadeau des 500: "Pour que l’élection présidentielle soit plus sérieuse", avait-il dit à la télé.

    Lors des présidentielles de 2002, le maire d’une petite commune interviewé à la télé avait affirmé de manière catégorique: "Les 500 signatures, c’est un premier tour." C’est en effet un hold-up de la démocratie.

    Après ça, le pluralisme !

    Giscard, lui, avait le premier parlé "des" libertés…, puis on a parlé de société plurielle, puis de pluralisme…
    Aussi je suis persuadé qu’il faut prendre l’exact contrepied de ce qu’ils proclament pour connaître les intentions des politiques: on endort par le mensonge, par une déclaration contraire, tant il est vrai que pour beaucoup d’entre nous, nous ne demandons qu’à être rassurés sur les intentions. Des mots nous suffisent, nous les appelons "réalité".

    Je crois bien avoir lu quelque part que jusqu’à la veille d’une précédente guerre, "on" proclamait qu’il n’y aurait pas de guerre…

    En ce qui concerne l’abstention: je m’abstiens quand j’estime qu’aucun candidat ne porte les valeurs auxquelles je tiens. Or actuellement, c’est tout le système politique qui est faussé. Il n’y a pas l’ombre d’une démocratie en France.
    Je rappelle que les valeurs de base de notre République, c’est la Liberté, l’Egalité et la Fraternité, conçus non pas comme des atomes indépendants, mais comme une mollécule indissociable.
    Si l’on écoute les discours politiques en gardant ces valeurs à l’esprit, on voit très vite qui est antirépublicain : je vomis les traîtres, les gangsters et les nationalistes.

    Et l’on voit très vite aussi qu’il n’y a qu’un seul candidat républicain. S’il a les 500 signatures du premier tour, je voterai pour lui. J’aime les gens courageux, les gens fraternels, les gens qui savent que légalité et justice ne sont pas synonymes. J’aime les gens qui préfèrent le ridicule au pitoyable.

    Répondre
  39. Zårk
    Zårk dit :

    Dans le parti déclinant des votants, combien ne votent que pour éviter le pire? Parmi mes proches (moi-même je m’abstiens) on vote «contre», jamais «pour». Si on ajoute les votes protestataires, combien en reste-t-il qui votent encore par conviction?

    Malgré tout (et c’est ce qui me désole) on veut s’accrocher à cette illusion de démocratie, que l’on reconnait pourtant comme de plus en plus moisie.

    Quand à votre pluralisme, il ne sert qu’à diviser encore plus les gens, qui pourtant ont tous les mêmes besoins, mais que les pouvoirs politique et surtout économique forcent à avoir des intérêts différents.

    À bas tous les pouvoirs.

    Répondre
  40. Croa
    Croa dit :

    Tu as écris:
    «C’est pour toutes ces raisons qu’il est fondamental que toutes les tendances politiques puissent s’exprimer au premier tour des présidentielles. »
    Il y a hélas les "500 signatures" inventées pour verrouiller un peu plus le système. De toutes façons les médias étant aux ordres des pouvoirs, proposer un projet relève d’un tour de force… Bref, nous ne sommes pas en démocratie !

    Bon, il y a ceux qui essayent quant même, par exemple la FEA:
    http://www.lafranceenaction.com

    Répondre
  41. Fanette
    Fanette dit :

    Beau lièvre…
    Cette campagne électorale a été instrumentalisée par les médias, plus d’un an à l’avance, ce problème ne vient pas d’émerger, non, j’ai vu le coup arriver grand comme une maison, comme l’extrême gauche d’ailleurs qui à maintes fois a tiré la sonnette d’alarme.Mais pas assez !
    Jamais, des élections présidentielles que j’ai connues, jamais je n’ai vu un bataillon de médias, Blogs en plus, manipuler l’opinion depuis le départ, d’entrée de jeu.

    Je n’écoute que rarement les débats télévisés, celui d’hier soir a été volontairement saccagé par PPDA qui a coupé SR dans ses élans.Il a fallu faire des réponses claires et concises : impossible de détailler plus !

    SR, que je soutiens totalement (car je veux faire un vote utile, pour éviter 2002) est, elle aussi, bridée par les médias qui, comme vous le savez tous ont déjà vendu leur âme au diable.

    Je suis aussi outrée que vous sur ce clivage gauche/droite qu’on nous propose sans aucune autre alternative, Arlette Laguiller (dont je ne partage pas toutes ses convictions) l’a très bien souligné à "Mots croisés" hier soir, brider une élection en supprimant les adversaires en rendant publique la liste des parrainages est purement scandaleuse et anti démocratique !
    Car comme l’ont dit les candidats et porte paroles des autres partis tels que le FN et le MPF, présents, sur le plateau, Nicolas Dupont Aignant (le gaulliste) par exemple :
    si un maire donne sa signature pour tel ou tel parti , il était aussitôt sanctionné par le Conseil Régional qui jouait le chantage aux subventions.

    C’est là, dès le départ qu’il fallait dénoncer cet état de fait, car ceci porte un nom : ABUS DE POUVOIR. Pourquoi à J-61, les partis ne se sont pas rebellés plus ?

    Je trouve la situation très grave, car nous avons besoin de ces partenariats qui seront négociés avec ces petits partis lors du second tour ! Cette pluralité ne va plus exister, on va se retouver comme aux Etats Unis avec deux partis, (quoique nos partis et les leurs ne se ressemblent en aucun cas..)
    Mais on laisse faire…..jusqu’à quand ?Jusqu’à ce qu’il n’ y ait plus de démocratie, c’est ça ? On va droit dans le mur !

    Fermez vos télévisions, fermez vos magazines, éteignez vos radios, faites vous votre propre opinion, posez vous la seule et unique question : quelle orientation je veux donner à mon pays ? Qui est à même de pouvoir résoudre les problèmes que nous avons ?
    On a tous la réponse….Il faut la crier aux urnes !!

    (SR soutient Bové dans son action, l’idée d’un partenrait n’est pas à négliger..Mais en revanche, (sotte) soutient la recherche des OGM.)

    Répondre
  42. Tyrnimarja
    Tyrnimarja dit :

    @Bourguignon (#25) :
    Sans entrer dans la problématique, très intéressante au demeurant, soulevée par Agnès, je précise juste que la primauté du Droit communautaire ("originaire" càd les Traités, mais aussi "dérivé", à savoir Réglements & Directives) sur le Droit national ne date pas de la dernière décision du Conseil d’Etat : elle est historique, et a déjà été reconnue par le CE, notamment lors des arrêts Cohn-Bendit (22/12/1978) et Nicolo (20/10/1989), pour ne citer que les plus célèbres.

    Répondre
  43. Rar
    Rar dit :

    Je travaillais autrefois dans un contexte dans lequel on ne savait parfois qu’en janvier où on travaillerait… en janvier (précarité, quand tu nous tiens…).

    Pour ces raisons, je suis régulièrement non-inscrit sur les listes électorales de ma commune de résidence en mai, mais tout le monde s’en branle. Tout le système est conçu pour les bons petits français bien gentils et se révèle remarquablement indifférent aux changements dans les modes de travail, et donc de résidence, que cela entraine.

    Par contre, je vous rassure, l’administration fiscale n’aura, elle, aucun mal à vous retrouver.

    Répondre
  44. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Le triptyque confiscatoire de la démocratie

    J’ai déjà parlé du concept du vote utile, qui exige que l’on ne puisse voter que pour un grand parti, parce que seul un grand parti peut gagner (J’emmerde le vote utile!) : ce qui implique en creux qu’un vote de conviction peut être inutile…
    Ici, j’aborde la question du pluralisme politique qui est nié par la technique des 500 signatures, ce qui implique que l’on bloque l’émergeance de nouveaux partis, de nouveaux courants de pensée, puisque les partis ayant le plus d’élus sont favorisés.
    Il me reste à écrire la troisième et dernière partie de l’épopée de la mascarade démocratique avec l’inflation sondagière. Là aussi, par essence, les partis déjà en place sont favorisés (connus par les sondés), mais en plus, on pousse l’électeur indécis au vote stratégique. Celui-ci ne doit pas voter selon ses convictions, mais en fonction du vote des autres. Parce que l’on présuppose que les sondages seraient justes… ce qui reste encore à prouver.

    Sondages en cascade, vote utile, et système électoral discriminant, tout est fait pour favoriser le maintien au pouvoir du même personnel politique, des mêmes castes : il devient important de réformer le système électoral français qui vise à confisquer le choix citoyen.
    Et si, en plus, on ajoute au tableau les machines à voter, lesquelles sont en voie de déploiement massif, alors que partout dans le monde, il a été montré à quel point il était facile de truquer les machines et de frauder les élections sans qu’aucune contestation ne soit possible!

    Bref, la tendance, c’est de dire que la démocratie, c’est sympa, mais faudrait pas la laisser trainer dans les mains du peuple, ce grand ignorant insensible aux voix de la raison…

    Répondre
  45. filaplomb
    filaplomb dit :

    Le nombre de candidats putatifs ne cesse de croire d’année en année, je ne crois donc pas à un problème de la pluralité.
    La validation par les maires devrait pourtant être réformée pour permettre un renouvellement plus intense du personnel et des idées politiques.
    Enfin, le vote blanc, je suis d’accord mais cela suppose, pour en valider la présence, de rendre le vote obligatoire !!!
    Pourquoi pas ! 🙂

    J’ai parfois l’impression que c’est surtout l’élection à deux tours qui devrait être revue. Pourquoi pas une élection en trois tours avec un premier niveau de voix à atteindre pour se maintenir ?

    Répondre
  46. filaplomb
    filaplomb dit :

    Le nombre de candidats putatifs ne cesse de croire d’année en année, je ne crois donc pas à un problème de la pluralité.
    La validation par les maires devrait pourtant être réformée pour permettre un renouvellement plus intense du personnel et des idées politiques.
    Enfin, le vote blanc, je suis d’accord mais cela suppose, pour en valider la présence, de rendre le vote obligatoire !!!
    Pourquoi pas ! 🙂

    J’ai parfois l’impression que c’est surtout l’élection à deux tours qui devrait être revue. Pourquoi pas une élection en trois tours avec un premier niveau de voix à atteindre pour se maintenir ?

    Répondre
  47. chris
    chris dit :

    Bof ,le peuple ,suis pas sur qu’il soit insensible aux voix de la raison ..par contre il est souvent tres sensible a celles de la connerie .
    Ceci doit bien expliquer cela .
    Je voudrais point commencer la journée dans la mechanceté ordinaire mais pour constater le truc ,suffit juste de se regaler des questions-interventions lors des debats teles de la campagne .

    j’en ai meme vu tendre les batons pour se faire battre ,quand ils arrivaient a joindre deux phrases coherentes bout a bout alors que la plupart avaient un job bac+ .

    qui qu’a dit avec l’age ,je commence a me demander si des mechants intelligents ne sont pas moins dangereux que des gentils stupides .

    bon ,faut que je fasse gaffe la ,de pas virer subitement a droite toute avec de pareilles constates ……mais apres tout ,non la connerie n’est pas affaire de classe sociale ,ni d’age ,ni de quoique ce soit de discriminant .

    Répondre
  48. mc
    mc dit :

    L’élection présidentielle type Vème République fait partie d’un système intrinsèquement pervers qu’on ne peut espérer améliorer à la marge.

    Comment trier les candidatures strictement narcissiques qui ne représentent personne des candidatures qui représentent vraiment un courant, y compris un courant naissant donc par définition ultra minoritaire mais éventuellement porteur d’avenir?

    Comment éviter une personnalisation extrême qui, en articulation étroite avec des médias de plus en plus "people" fait disparaître les idées derrière l’image d’une personne?

    Comment peut-on passer sous silence aussi complètement les déserteurs de plus en plus nombreux, ceux qui ne s’inscrivent même pas, ceux qui s’abstiennent, ceux qui s’obstinent dans un vote nul souverainement méprisé, plus ceux qui votent par devoir et sans conviction.

    Je n’ai toujours pas compris pourquoi seulement deux candidats sont admis au second tour, et ceci quel que soit leur nombre de voix, personne ne nous a jamais expliqué la règle. Et tout le monde nous invite à "jouer" sans nous poser de question. Nous acceptons ce que nous n’accepterions jamais dans un jeu, jouer sans connaître les règles avec des gens qui contrôlent l’info et trichent manifestement.

    Or, ce n’est pas un jeu, notre qualité de vie en dépend.

    ET MAINTENANT, LES INCONTROLABLES MACHINES A VOTER!

    Répondre
  49. uju
    uju dit :

    je voudrais juste commenter l’article en élargissant à d’autres élections : la proportionelle intégrale pour les législatives. Je veux des députés FN au parlement (tout le monde pourra voir qu’ils sont aussi hypocrites et corrompus que les autres. S’ils ne le sont pas, peut-être certains changeront leur comportement)
    Portons un regard neuf sur la IVe république, le régime le plus démocratique et équilibré que nous ayons connu (si l’on excepte l’embryon communard tué dans l’oeuf). Regardons la constitution suisse qui m’a toujours laissé rêveur (au moins là-bas je paierai des impôts).

    Répondre
  50. FredX
    FredX dit :

    Nous avons été capables de trouver des milliers de signatures pour la candidature de José Bové.

    Nous devons continuer à nous battre :

    – Pour demander aux différents acteurs de la vie médiatique de donner la parole de façon plus régulière aux courants de pensée et candidats à la présidentielle ne bénéficiant pas de la mansuétude des sondages pour faire connaître aux français la diversité de choix qui s’ouvre à eux.

    – Pour inciter les élus à soutenir les candidatures de tous les courants politiques du pays. Le 22 avril prochain, lors du premier tour de la présidentielle, toutes les idées doivent se rencontrer.

    – Pour boycotter des émissions indignes telle que "J’ai une question à vous poser".

     On peut tous signer les pétitions indispensable sur ce site : [http://citoyens-responsables.blog.20minutes.fr/accueil/] 
    Répondre
  51. Kimble
    Kimble dit :

    Bonjour,

    @ Anta

    "Je ne suis pas expert des questions de politique communautaire"

    En effet:
    Dans "les instances européennes" je suppose que tu veux dire "les instances de l’Union Européenne" tu cites le Conseil de l’Europe.
    Or (définition) :
    Le Conseil de l’Europe est l’organisation internationale de la « Grande Europe » (46 États membres, contre 27 pour l’Union européenne) dont le but est de promouvoir la démocratie, les Droits de l’Homme, la prééminence du droit, l’identité culturelle et politique européenne et la recherche de solutions aux problèmes de sociétés en Europe. Son siège est à Strasbourg.
    Ce n’est absolument pas une instance de l’U.E.

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Consei

    ( Ce lien donne également accès aux définitions des deux autres "instances européennes")

     Il existe par contre DEUX autres organismes pour l'Union Européenne : 

    Le Conseil de l’Union européenne (ou conseil des ministres) est une réunion qui regroupe les ministres des gouvernements de chacun des États membres de l’Union européenne (UE).
    Chaque pays membre envoie un représentant, en lien avec l’ordre du jour de la réunion.
    Les ministres n’étant pas (du moins pas forcement) des élus.
    Alors, la démocratie…

    Le Conseil européen désigne le sommet des dirigeants de la commission européenne, et chefs d’État ou chefs de gouvernement des vingt-sept pays membres de l’Union européenne.
    Ces réunions ont pour but de définir les grands axes de la politique de l’Union.
    Le Conseil européen est également chargé de désigner tous les cinq ans le président de la Commission européenne.
    En France le chef de l’état (Président de la république) est élu mais le Premier Ministre est désigné par le P.R.
    Il n’est pas (forcément) un élu.
    Notre P;M; actuel Galouzeau n’a jamais obtenu le moindre mandat électif.
    Ce qui ne le gène pas pour parler "au nom de tous les français".
    J’avoue que je ne sais pas comment sont désignés les membres dans les autres pays mais c’est, au mieux, du suffrage indirect (par les parlements)
    A noter que l’actuel président de la C.E. le portugais BARROSO venait de prendre dans son pays une déculottée électorale mémorable juste avant d’être "désigné" comme président.
    Alors, la démocratie…

    Quand au Parlement Européen il est effectivement élu au suffrage universel mais ..
    Il vote ( ou ne vote pas ) les directives proposées par la commission (mais ne peux pas en proposer).
    Par un système de va et vient il peux demander des modifications à la commission qui peux les accepter ou les envoyer dans les poubelles de l’histoire.
    Dans tous les cas c’est la commission qui a le dernier mot. Circulez ya rien à voir !
    Alors, la démocratie…

    Si on rajoute à celà la banque centrale européenne, indépendante des gouvernements, (et surtout du suffrage universel) à qui a été délègué le pouvoir de fixer la politique monétaire européenne et le, jadis royal, privilège de "battre monaie" on a la panoplie complète pour un véritable controle citoyen de l’Europe.

    Kimble

    Répondre
  52. Kimble
    Kimble dit :

    Bonjour,

    @ Anta

    "Je ne suis pas expert des questions de politique communautaire"

    En effet:
    Dans "les instances européennes" je suppose que tu veux dire "les instances de l’Union Européenne" tu cites le Conseil de l’Europe.
    Or (définition) :
    Le Conseil de l’Europe est l’organisation internationale de la « Grande Europe » (46 États membres, contre 27 pour l’Union européenne) dont le but est de promouvoir la démocratie, les Droits de l’Homme, la prééminence du droit, l’identité culturelle et politique européenne et la recherche de solutions aux problèmes de sociétés en Europe. Son siège est à Strasbourg.
    Ce n’est absolument pas une instance de l’U.E.

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Consei

    ( Ce lien donne également accès aux définitions des deux autres "instances européennes")

     Il existe par contre DEUX autres organismes pour l'Union Européenne : 

    Le Conseil de l’Union européenne (ou conseil des ministres) est une réunion qui regroupe les ministres des gouvernements de chacun des États membres de l’Union européenne (UE).
    Chaque pays membre envoie un représentant, en lien avec l’ordre du jour de la réunion.
    Les ministres n’étant pas (du moins pas forcement) des élus.
    Alors, la démocratie…

    Le Conseil européen désigne le sommet des dirigeants de la commission européenne, et chefs d’État ou chefs de gouvernement des vingt-sept pays membres de l’Union européenne.
    Ces réunions ont pour but de définir les grands axes de la politique de l’Union.
    Le Conseil européen est également chargé de désigner tous les cinq ans le président de la Commission européenne.
    En France le chef de l’état (Président de la république) est élu mais le Premier Ministre est désigné par le P.R.
    Il n’est pas (forcément) un élu.
    Notre P;M; actuel Galouzeau n’a jamais obtenu le moindre mandat électif.
    Ce qui ne le gène pas pour parler "au nom de tous les français".
    J’avoue que je ne sais pas comment sont désignés les membres dans les autres pays mais c’est, au mieux, du suffrage indirect (par les parlements)
    A noter que l’actuel président de la C.E. le portugais BARROSO venait de prendre dans son pays une déculottée électorale mémorable juste avant d’être "désigné" comme président.
    Alors, la démocratie…

    Quand au Parlement Européen il est effectivement élu au suffrage universel mais ..
    Il vote ( ou ne vote pas ) les directives proposées par la commission (mais ne peux pas en proposer).
    Par un système de va et vient il peux demander des modifications à la commission qui peux les accepter ou les envoyer dans les poubelles de l’histoire.
    Dans tous les cas c’est la commission qui a le dernier mot. Circulez ya rien à voir !
    Alors, la démocratie…

    Si on rajoute à celà la banque centrale européenne, indépendante des gouvernements, (et surtout du suffrage universel) à qui a été délègué le pouvoir de fixer la politique monétaire européenne et le, jadis royal, privilège de "battre monaie" on a la panoplie complète pour un véritable controle citoyen de l’Europe.

    Kimble

    Répondre
  53. Gastiflex
    Gastiflex dit :

    Je ne vois pas en quoi le système à la proportionnelle serait plus efficace aujourd’hui qu’il ne l’a été sous la IVème République.
    Concrêtement, aucun parti n’aurait la majorité absolue.
    Le PS devrait s’allier soit avec la totalité de la gauche, soit avec l’UDF. Et l’UMP soit avec le FN soit avec l’UDF. Ce sont des alliances qui ne pourraient pas tenir bien longtemps et on changerait de gouvernement tous les mois.

    Répondre
  54. Gastiflex
    Gastiflex dit :

    Je ne vois pas en quoi le système à la proportionnelle serait plus efficace aujourd’hui qu’il ne l’a été sous la IVème République.
    Concrêtement, aucun parti n’aurait la majorité absolue.
    Le PS devrait s’allier soit avec la totalité de la gauche, soit avec l’UDF. Et l’UMP soit avec le FN soit avec l’UDF. Ce sont des alliances qui ne pourraient pas tenir bien longtemps et on changerait de gouvernement tous les mois.

    Répondre
  55. David.A
    David.A dit :

    A tous ceux qui s’imaginent un peu rapidement en scrutant les textes légaux que,dans le processus de décision européen, le parlement est une pièce maîtresse, je leur conseille quelque rapides recherche sur les introductions d’OGM de ces 10 dernières années. Il comprendront assez vite que le parlement ne pèse à peu près rien du tout. Et que, malheureusement, les OGM ne sont qu’un exemple (et un domaine), parmi des milliers d’autres illustrant ce principe : au final, seule la commision décide. Et dans 90% des cas d’ailleurs CONTRE l’avis du parlement.

    Répondre
  56. Anta
    Anta dit :

    @ Kimble

    Effectivement, méa culpa, j’ai confondu "Conseil de l’Europe", et "Conseil européen". Cela ne change cependant rien au reste.
    Concernant ce que tu dis:
    -Le chef du gouvernement est effectivement désigné par le Président de la République, ce qui est plutôt une exception française, étant donné notre régime politique. C’est rarement le cas chez nos voisins européens, qui élisent généralement directement le chef du gouvernerment. En France, le premier ministre nommé reflète TOUJOURS l’orientation de l’assemblée nationale (cf cohabitation Mitterand/Chirac et Chirac/Jospin): même s’ il n’est pas directement élu par le peuple, il est qd même indirectement nommé suite aux législatives.
    -Ce n’est absolumment pas la commission européenne qui "a le dernier mot " comme tu dis. Sans l’aval du parlement, la commission ne peut absolument rien faire. Et comme tu l’as souligné, la commission est désignée par le conseil européen. Pour illustrer un peu tout cela, la commission est en quelquesorte l’organe de transmission entre le conseil européen (qui indique les grands axes à suivre) et le parlement Européen (qui vote).
    -Concernant l’indépendance de la BCE, et malgré tout ce que pourra dire la dame de Poitou Charentes, http://fr.wikipedia.org/wiki/Banque… "Si les banques centrales des principaux pays de la planète sont indépendantes par la loi du gouvernement de leur État (par exemple la Réserve fédérale des États-Unis, la Banque du Japon ou la Banque d’Angleterre), on constate que leurs gouvernements respectifs tentent d’exercer une certaine pression sur leurs décisions. A contrario, et pour prendre en compte la particularité des unions monétaires, la BCE a été conçue dès son origine pour être totalement indépendante des gouvernements des États membres." …"En pratique, depuis sa création, on constate que la BCE a su faire preuve de souples l’achèvement de son objectif principal (l’inflation a dépassé 2 % plusieurs fois depuis 2001, malgré l’objectif de se placer « au dessous mais à proximité de 2 % »), dans le but d’entretenir la croissance européenne." Oui la BCE est indépendante, et elle doit le rester! C’est un des principes de séparation des pouvoirs économiques

    Répondre
  57. Anta
    Anta dit :

    @ Kimble

    Effectivement, méa culpa, j’ai confondu "Conseil de l’Europe", et "Conseil européen". Cela ne change cependant rien au reste.
    Concernant ce que tu dis:
    -Le chef du gouvernement est effectivement désigné par le Président de la République, ce qui est plutôt une exception française, étant donné notre régime politique. C’est rarement le cas chez nos voisins européens, qui élisent généralement directement le chef du gouvernerment. En France, le premier ministre nommé reflète TOUJOURS l’orientation de l’assemblée nationale (cf cohabitation Mitterand/Chirac et Chirac/Jospin): même s’ il n’est pas directement élu par le peuple, il est qd même indirectement nommé suite aux législatives.
    -Ce n’est absolumment pas la commission européenne qui "a le dernier mot " comme tu dis. Sans l’aval du parlement, la commission ne peut absolument rien faire. Et comme tu l’as souligné, la commission est désignée par le conseil européen. Pour illustrer un peu tout cela, la commission est en quelquesorte l’organe de transmission entre le conseil européen (qui indique les grands axes à suivre) et le parlement Européen (qui vote).
    -Concernant l’indépendance de la BCE, et malgré tout ce que pourra dire la dame de Poitou Charentes, http://fr.wikipedia.org/wiki/Banque… "Si les banques centrales des principaux pays de la planète sont indépendantes par la loi du gouvernement de leur État (par exemple la Réserve fédérale des États-Unis, la Banque du Japon ou la Banque d’Angleterre), on constate que leurs gouvernements respectifs tentent d’exercer une certaine pression sur leurs décisions. A contrario, et pour prendre en compte la particularité des unions monétaires, la BCE a été conçue dès son origine pour être totalement indépendante des gouvernements des États membres." …"En pratique, depuis sa création, on constate que la BCE a su faire preuve de souples l’achèvement de son objectif principal (l’inflation a dépassé 2 % plusieurs fois depuis 2001, malgré l’objectif de se placer « au dessous mais à proximité de 2 % »), dans le but d’entretenir la croissance européenne." Oui la BCE est indépendante, et elle doit le rester! C’est un des principes de séparation des pouvoirs économiques

    Répondre
  58. mc
    mc dit :

    C’est déjà assez malin de donner deux noms aussi proches "Conseil de l’Europe" et "Conseil Européen" à des institutions fondamantalement différentes.
    Après on rajoute commission européenne, puis parlement européen, qu’on a tendance à imaginer sur le modèle du nôtre et c’est pas du tout ça, et puis les "commissions" d’habitude, ça a plutôt un rôle consultatif et voilà que celle-là est décisionnelle. Bref, c’est étudié pour, comme aurait dit Fernand Reynaud

    Ou ils s’en foutent que nous n’y comprenions rien, ou ils le font exprès!

    Moi, je penche de plus en plus pour la seconde hypothèse.

    Répondre
  59. les marques
    les marques dit :

    @ MC … c’est pas une hypothése …
    la complexification de la représentation du monde, ( autrement appelée "fin des idéologies" par les tenants de l’idéologie néo-conservatrice à l’oeuvre en france comme ailleurs sur la planète ) n’a qu’un objectif, atteint … pousser vers la certitude qu’ "on y peut rien" la majorité de ceux qui ont tout à gagner à s’emparer des sujets économiques et sociaux …
    la dictature molle à l’oeuvre …

    Répondre
  60. bourre-d'Alou
    bourre-d'Alou dit :

    Longtemps je me suis levée de bonne heure pour aller voter … En 2002, croyant faire bouger les choses, je ne me suis pas levée : on sait ce qu’il est advenu !
    En 2007, je me lèverai vraisemblablement pour un substitut de danone mais alors … bien sucré, hein ?

    Répondre
  61. chomon
    chomon dit :

    Je suis d’accord avec Monolecte sauf sur le titre .Les abstentionnistes ne forment pas un parti car ils ne sont pas organisés.Donc ils ne représentent aucune force politique, dans une démocratie ce qui compte c’est le rapport des forces politiques. Il y a trois sortes d’abstentionnistes . Ceux qui s’abstiennent par conviction, ce sont les libertaires qui sont contre tout pouvoir et contre l’état, ceux qui s ‘abstiennent car la politique ne les concerne pas et ceux qui s’abstiennent car il manque l’offre politique.Ceux la sortirons de l’abstention quand il y aura un nouveau projet de société qui les concernera , donc qui les intéressera.

    Répondre
  62. les marques
    les marques dit :

    le probléme , au delà de l’abstention, du vote blanc, ou autre, c’est que le PS est en passe de faire sauter le dernier tabou, en nous disant clairement que nous ne sommes plus de son camp …
    que pour rentrer dans leur club fermé modèle think tank, il faut un certificat de pureté friedmanienne …
    nous ne sommes plus de "leur camp" … et si nous leur disions fermement que c’est eux qui ne sont plus du notre ???
    http://soumission.sociale.over-blog

    Répondre
  63. les marques
    les marques dit :

    le probléme , au delà de l’abstention, du vote blanc, ou autre, c’est que le PS est en passe de faire sauter le dernier tabou, en nous disant clairement que nous ne sommes plus de son camp …
    que pour rentrer dans leur club fermé modèle think tank, il faut un certificat de pureté friedmanienne …
    nous ne sommes plus de "leur camp" … et si nous leur disions fermement que c’est eux qui ne sont plus du notre ???
    http://soumission.sociale.over-blog

    Répondre
  64. jcd-Bruxelles
    jcd-Bruxelles dit :

    @anta

    La commission européenne n’est pas élue. Ses membres sont à l’abri de la critique démocratique. Pourtant elle seule possède le droit de proposer des lois (directives). Le parlement peut les modifier. Mais la commission décide si les modifications sont de bon aloi et peut d’ailleurs retirer le projet de directive s’il lui paraît dénaturé. Finalement le Conseil des ministres européen retient ou non les modifications. Ce conseil n’est pas élu. Il est composé de ministres nationaux, certains n’ont jamais été élus, et ce n’est pas propre à la France, En outre ceux qui ont été élus l’ont été sur un programme national, pas européen.
    Cerise sur le gâteau, les "auteurs" du projet de constitution européenne n’avaient pas été élus pour cela : Giscard est un élu régional, Dehaen, un élu local (Vilvorde, près de Bruxelles célèbre désormais en France grâce à Renault !)

    Répondre
  65. les marques
    les marques dit :

    ben de toute façon, ces 30 hauts fonctionnaires, aprés avoir largement participé à la "libéralisation" des esprits quittent le bateau … y reste quelques libéraux au PS euh, nan, il reste quelqu’un ?

    Répondre
  66. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    C’est bien ce que je dis : le bipartisme, en réduisant l’offre politique, pousse vers l’abstention. C’est d’autant plus vrai que le vote blanc n’est pas reconnu comme tel.

    L’histoire des parainnages bloqués va dans ce sens : réduire l’offre politique aux grands partis déjà en place. Donc, on empêche l’émergeance sur la scène politique de nouveaux courants de pensée. Du coup, le paysage politique se fossilise autour d’une classe politique auto-reproduite qui ne représente plus qu’elle. Si l’offre politique se résume à UMP, UDF, PC, PS, franchement, il n’y aura aucun projet de société qui va me correspondre. Que dois-je faire alors? Me résigner à voter contre mes convictions? Voter blanc en sachant que ce ne sera pas compté comme un vote? Rester chez moi et adhérer au plus grand parti de France par défaut et dépit?

    Répondre
  67. Fred., de L.
    Fred., de L. dit :

    @Eric : tout dépend de la façon dont tu donnes du sens à américanisation. Si c’est pour désigner un système où la caste régnante s’auto-reproduit, oui, c’est bien cela (Républicains et Démocrates appartiennent au même monde, sortent des mêmes universités, ont les mêmes idées, défendent les mêmes intérêts…). Sinon, si c’est pour expliquer que les français deviennent aussi moutonniers, consuméristes et aculturés que les américains, c’est avoir une mauvaise image des deux peuples… et ce n’est pas la réalité.

    Répondre
  68. Fred., de L.
    Fred., de L. dit :

    @Eric : tout dépend de la façon dont tu donnes du sens à américanisation. Si c’est pour désigner un système où la caste régnante s’auto-reproduit, oui, c’est bien cela (Républicains et Démocrates appartiennent au même monde, sortent des mêmes universités, ont les mêmes idées, défendent les mêmes intérêts…). Sinon, si c’est pour expliquer que les français deviennent aussi moutonniers, consuméristes et aculturés que les américains, c’est avoir une mauvaise image des deux peuples… et ce n’est pas la réalité.

    Répondre
  69. mc
    mc dit :

    @ Eric:
    "J’avoue que j’ai du mal à comprendre les abstentionnistes."

    Je suppose que ton choix politique s’est toujours porté vers les partis actuellement majoritaires? Et que tu n’as jamais été lourdement déçu par eux?
    Dans ce cas, bien sûr, tu n’as jamais été tenté de t’abstenir. Tant mieux pour toi.

    Moi, j’ai et j’ai hésité à plusieurs occasions pour deux raisons:
    – Aucun candidat ne se rapprochait, même de loin, même au premier tour, de ce que je souhaitais pour mon pays et pour le monde.
    – Les candidats dont j’avais précédemment favorisé l’élection, en votant pour eux et en faisant circuler leurs idées se révélaient fort différents une fois aux manettes.

    Comme dans cette vieille chanson populaire féministe,
    "A marier ils sont honnêtes,
    Et mariés ils font les maîtres"

    Répondre
  70. Eric
    Eric dit :

    "Je suppose que ton choix politique s’est toujours porté vers les partis actuellement majoritaires? "

    Pas de chance! Je n’ai pratiquement jamais voté pour ces partis. Mais j’estime que c’est un devoir civique que de voter, surtout tant que le FN sera aux alentours de 15%. Une absetention, c’est une demi voix pour le FN.

    @Fred,

    "Sinon, si c’est pour expliquer que les français deviennent aussi moutonniers, consuméristes et aculturés que les américains, c’est avoir une mauvaise image des deux peuples… et ce n’est pas la réalité."

    Il y a une tendance qui va dans ce sens. Le nier, c’est ne pas voir la réalité en face.
    La France est le pays d’Europe où Mac Do marche le mieux, ce n’est qu’un exemple anecdotique…

    Répondre
  71. mc
    mc dit :

    Moi, j’ai une petite idée du motif pour lequel les Mac-Do marchent bien en France.
    Ca a un peu changé, mais c’est presque le seul resto où tu pouvais aller avec des mômes sans te faire regarder de (très) haut.

    J’en profite pour remercier les deux restos qui nous ont accueilli avec notre marmaille et le sourire: un "chinois " du nord d’Aulnay-sous-bois (ils avaient un aquarium, et la patronne était adorable) et un du quartier Notre Dame à Grenoble, décoré sur le thème du cirque, mais il a disparu depuis.

    Répondre
  72. mc
    mc dit :

    Moi, j’ai une petite idée du motif pour lequel les Mac-Do marchent bien en France.
    Ca a un peu changé, mais c’est presque le seul resto où tu pouvais aller avec des mômes sans te faire regarder de (très) haut.

    J’en profite pour remercier les deux restos qui nous ont accueilli avec notre marmaille et le sourire: un "chinois " du nord d’Aulnay-sous-bois (ils avaient un aquarium, et la patronne était adorable) et un du quartier Notre Dame à Grenoble, décoré sur le thème du cirque, mais il a disparu depuis.

    Répondre
  73. Sondage
    Sondage dit :

    Bonjour,

    A l’approche de la présidentielle, beaucoup d’avis sont encore indécis. Pour mettre en avant les idées de chacun et en particulier les tendances, depuis plus d’un an, nous enregistrons les opinions des français au travers de questions de sondages.

    Nous offrons aujourd’hui la possibilité de diffuser sur votre blog les résultats des derniers sondages régulièrement soumis dans notre réseau. La démarche est simple. Pour plus d’explications, consultez la page suivante : http://www.debat-politique.com/part

    Je souhaite à tous le meilleur déroulement de la campagne et le bon vote le jour J.

    Nicolas

    Répondre
  74. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    J’aime bien les gens qui n’ont pas froid aux yeux. Je viens d’expliquer en long, en large et en travers tout le bien que je pense des sondages politiques et de leur rôle anti-démocratique et voilà quelqu’un qui me propose de devenir relai de la propagande!
    Bel aplomb ou problème de compréhension du texte?
    En tout cas, merci pour la rigolade! 😀

    Répondre
  75. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    J’aime bien les gens qui n’ont pas froid aux yeux. Je viens d’expliquer en long, en large et en travers tout le bien que je pense des sondages politiques et de leur rôle anti-démocratique et voilà quelqu’un qui me propose de devenir relai de la propagande!
    Bel aplomb ou problème de compréhension du texte?
    En tout cas, merci pour la rigolade! 😀

    Répondre
  76. florent
    florent dit :

    Vous faites plusieurs erreurs d’analyse (vous et les commentateurs concernant le vote)
    1) Le vote blanc est reconnu.
    En efffet les partis politiques et les candidats sont financés en fonction du nombre de voix obtenus.

    a) Plus ils obtiennent de suffrages, plus le financement est important d’où l’utilité pour n’importe quel candidat d’un vote exprimé et la crainte d’un vote blanc ou nul.
    b) lorsqu’il y a des élections pour qu’un candidat soit élu il faut qu’il obtienne 50% des voix certes mais sous reserve qu’il y ai eu une participation suffisante ou un nombre de voix exprimées suffisant.

    En effet le candidat pour être élu au premier tour doit recueillir le suffrage de 12,5% des inscrits.

    Encore une fois cela vous démontre le pouvoir de nuisance des votes blancs et nuls au premier tour en tout cas.

    Même si le candidat est unique il devra attendre le 2eme tour pour être élu si le nombre de votes blancs / nul sest trop important ou si la participation est trop faible !

    Ensuite vous dites que le vote contestataire a progresser .

    N’oubliez pas qu’il n’y a pas si longtemps, le PC était à + de 15% et que ce vote contestataire n’existait pas.
    Ce vote n’a fait que remplacé le vote du PC.
    Si vous totalisez les 3 votes d’extreme gauche vous obtenez 13 % cad à peu de choses prés le score du PC en 1982.

    Beaucoup plus que les votes blancs et nuls, ce sont les non inscrits qui ont progressé

    En effet si tous les Français de plus de 18 ans devaient effectivement être inscrits sur les listes electorales ce n’est pas 41, 43 , ou 45 M d’inscrits que nous devrions avoir mais près de 50 M

    7 M de manquants qui voteraient même blanc avouez que ça ferait tache.
    Et la peut être que vous seriez d’avantage écoutes.

    Répondre
  77. florent
    florent dit :

    Vous faites plusieurs erreurs d’analyse (vous et les commentateurs concernant le vote)
    1) Le vote blanc est reconnu.
    En efffet les partis politiques et les candidats sont financés en fonction du nombre de voix obtenus.

    a) Plus ils obtiennent de suffrages, plus le financement est important d’où l’utilité pour n’importe quel candidat d’un vote exprimé et la crainte d’un vote blanc ou nul.
    b) lorsqu’il y a des élections pour qu’un candidat soit élu il faut qu’il obtienne 50% des voix certes mais sous reserve qu’il y ai eu une participation suffisante ou un nombre de voix exprimées suffisant.

    En effet le candidat pour être élu au premier tour doit recueillir le suffrage de 12,5% des inscrits.

    Encore une fois cela vous démontre le pouvoir de nuisance des votes blancs et nuls au premier tour en tout cas.

    Même si le candidat est unique il devra attendre le 2eme tour pour être élu si le nombre de votes blancs / nul sest trop important ou si la participation est trop faible !

    Ensuite vous dites que le vote contestataire a progresser .

    N’oubliez pas qu’il n’y a pas si longtemps, le PC était à + de 15% et que ce vote contestataire n’existait pas.
    Ce vote n’a fait que remplacé le vote du PC.
    Si vous totalisez les 3 votes d’extreme gauche vous obtenez 13 % cad à peu de choses prés le score du PC en 1982.

    Beaucoup plus que les votes blancs et nuls, ce sont les non inscrits qui ont progressé

    En effet si tous les Français de plus de 18 ans devaient effectivement être inscrits sur les listes electorales ce n’est pas 41, 43 , ou 45 M d’inscrits que nous devrions avoir mais près de 50 M

    7 M de manquants qui voteraient même blanc avouez que ça ferait tache.
    Et la peut être que vous seriez d’avantage écoutes.

    Répondre
  78. OZANON Jean-Paul
    OZANON Jean-Paul dit :

    Très intéressant ce billet…

    Je vous demande donc l’autorisation de le publier sur mes blogs CITOYEN LIBRE http://www.citoyenlibre.com/ et DIALOGUE CITOYEN http://dialogue-citoyen.blogspot.co

    Par ailleurs, je tiens à vous informer que je compte mettre un lien vers votre site sur mes deux blogs.

    J’espère que vous souhaiterez participer au Dialogue et le faire connaître en mettant un lien sur le votre .

    Je retirerais bien sur immédiatement votre lien si cela ne vous convenait pas.

    Cordialement.

     Jean-Paul OZANON 
    Répondre
  79. OZANON Jean-Paul
    OZANON Jean-Paul dit :

    Très intéressant ce billet…

    Je vous demande donc l’autorisation de le publier sur mes blogs CITOYEN LIBRE http://www.citoyenlibre.com/ et DIALOGUE CITOYEN http://dialogue-citoyen.blogspot.co

    Par ailleurs, je tiens à vous informer que je compte mettre un lien vers votre site sur mes deux blogs.

    J’espère que vous souhaiterez participer au Dialogue et le faire connaître en mettant un lien sur le votre .

    Je retirerais bien sur immédiatement votre lien si cela ne vous convenait pas.

    Cordialement.

     Jean-Paul OZANON 
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  80. NON à la GUERRE - Citoyen Libre
    NON à la GUERRE - Citoyen Libre dit :

    Bonjour,
    Le site NON à la GUERRE – Citoyen Libre se positionne fermement sur l’abstention au travers de sa rubrique Présidentielles 2007 (http://www.nonalaguerre.com/citoyen…). Il sert également de relais à un tract et une étiquette sur l’abstention émanant du Réseau Informel de Résistance Civique.
    Nous pensons qu’il est fondamental que l’abstention soit vécue comme un acte de responsabilité civique à part entière. Dans ce sens, et étant donné les échéances électorales qui s’approchent, il nous semble urgent à présent d’en faire une action citoyenne plus large et de fédérer nos actions, par souci d’efficacité et de cohérence.
    Seriez-vous d’accord pour insérer au plus tôt sur votre site tract et étiquette (que nous vous enverrons dès votre accord) afin d’aider à les diffuser le plus largement possible ?
    Dans l’attente de votre réponse,
    Cordialement
    Dominique MIRA pour l’Action NON à la GUERRE – Citoyen Libre

    Répondre
  81. NON à la GUERRE - Citoyen Libre
    NON à la GUERRE - Citoyen Libre dit :

    Bonjour,
    Le site NON à la GUERRE – Citoyen Libre se positionne fermement sur l’abstention au travers de sa rubrique Présidentielles 2007 (http://www.nonalaguerre.com/citoyen…). Il sert également de relais à un tract et une étiquette sur l’abstention émanant du Réseau Informel de Résistance Civique.
    Nous pensons qu’il est fondamental que l’abstention soit vécue comme un acte de responsabilité civique à part entière. Dans ce sens, et étant donné les échéances électorales qui s’approchent, il nous semble urgent à présent d’en faire une action citoyenne plus large et de fédérer nos actions, par souci d’efficacité et de cohérence.
    Seriez-vous d’accord pour insérer au plus tôt sur votre site tract et étiquette (que nous vous enverrons dès votre accord) afin d’aider à les diffuser le plus largement possible ?
    Dans l’attente de votre réponse,
    Cordialement
    Dominique MIRA pour l’Action NON à la GUERRE – Citoyen Libre

    Répondre
  82. Vlad
    Vlad dit :

    tous ceux qui s’interrogent sur le fonctionnement de l’UE>

    le rapport de force entre le Conseil des Ministres (autant de légitimité que les gouvernements nationaux ; je peux comprendre que ça ne suffise pas à certains, mais ce n’est pas la faute de l’UE) et le Parlement varie selon les matières (parfois le Conseil peut tout bloquer, parfois il peut moins, parfois le Parlement a du pouvoir, parfois malheureusement non ; et les décisions du Conseil se prennent parfois à l’unanimité, parfois à 9 voix/15).
    Quant aux technocrates de la Commission, ils doivent être agréés par le Parlement (qui n’a d’ailleurs pas hésité à le faire pour la Commission Barroso, en empêchant la nomination de certains).

    Compliqué? la faute à qui? à ceux qui rechignent à construire une europe fédérale : "Gouvernement" faisait beaucoup trop "Etat" pour la Commission, la présence du Conseil des ministres (un peu "hors de leur role") a été exigée par les souverainistes comme garant des intérêts des nations.
    Qui a ralenti la construction de l’UE, amenant à ce compromis brouillon?
    A l’époque, en France, les gaullistes et les communistes, alliés pour ces seules et uniques raisons.

    P.S.: le traité constitutionnel accordait plus de pouvoir au Parlement, changeait le nom de la Commission en gouvernement, simplifiait encore le système, etc. Ses défauts (nombreux) étaient ceux de la législation européenne actuelle… mais ça, c’est moins drôle que s’arrêter à quelques slogans des extrêmes (gauche ou droite, quelle importance).
    PPS: dehaene, ex-premier ministre pendant 8 ans et giscard, ex-président pendant 7 ans, de pays fondateurs de l’UE, ça me parait pas être un manque grave de légitimité, ni surtout d’expérience

    Répondre
  83. Vlad
    Vlad dit :

    tous ceux qui s’interrogent sur le fonctionnement de l’UE>

    le rapport de force entre le Conseil des Ministres (autant de légitimité que les gouvernements nationaux ; je peux comprendre que ça ne suffise pas à certains, mais ce n’est pas la faute de l’UE) et le Parlement varie selon les matières (parfois le Conseil peut tout bloquer, parfois il peut moins, parfois le Parlement a du pouvoir, parfois malheureusement non ; et les décisions du Conseil se prennent parfois à l’unanimité, parfois à 9 voix/15).
    Quant aux technocrates de la Commission, ils doivent être agréés par le Parlement (qui n’a d’ailleurs pas hésité à le faire pour la Commission Barroso, en empêchant la nomination de certains).

    Compliqué? la faute à qui? à ceux qui rechignent à construire une europe fédérale : "Gouvernement" faisait beaucoup trop "Etat" pour la Commission, la présence du Conseil des ministres (un peu "hors de leur role") a été exigée par les souverainistes comme garant des intérêts des nations.
    Qui a ralenti la construction de l’UE, amenant à ce compromis brouillon?
    A l’époque, en France, les gaullistes et les communistes, alliés pour ces seules et uniques raisons.

    P.S.: le traité constitutionnel accordait plus de pouvoir au Parlement, changeait le nom de la Commission en gouvernement, simplifiait encore le système, etc. Ses défauts (nombreux) étaient ceux de la législation européenne actuelle… mais ça, c’est moins drôle que s’arrêter à quelques slogans des extrêmes (gauche ou droite, quelle importance).
    PPS: dehaene, ex-premier ministre pendant 8 ans et giscard, ex-président pendant 7 ans, de pays fondateurs de l’UE, ça me parait pas être un manque grave de légitimité, ni surtout d’expérience

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