Les kapos aussi ont fini dans les chambres à gaz.

Ce qui fait tout le succès des systèmes totalitaires, c’est qu’il y toujours bien plus de gens convaincus de la nécessité de coopérer activement avec le tyran pour optimiser leurs chances de sauver leurs fesses que de résistants qui luttent contre l’inadmissible ou l’indicible.

 

On a eu beau glorifier la Résistance dans un méritoire effort de réconciliation nationale, la réalité historique nous enseigne que quand la botte du tyran vient éclater les arpions du bon peuple, il devient très urgent de ne rien faire (au mieux) ou de collaborer presto. Lutter, résister, c’est un peu l’exception et les Révolutions sont toujours l’œuvre d’une poignée de bougons légèrement plus tenaces et teigneux que les autres. La majorité préfère cultiver son jardin, faire le dos rond en attendant que l’orage passe au-dessus de sa petite tête et surtout, ne se pose pas de questions gênantes.
La constance de l’inutilité de ce genre d’attitude n’y change rien.

Je me souviens encore des cadres winwin des années 80, bouffés par l’idée de la frime et du fric à gogo, qui faisaient preuve de tant de pédagogie pour expliquer aux ch’tites n’ouvriers[1] renfrognés que leur licenciement participait directement à la marche glorieuse du progrès et à la bonne santé de l’entreprise et qu’il fallait être de sacrés égoïstes sans cœur pour faire la gueule pour si peu.
Je me souviens des DRH pontifiants qui expliquaient avec des trémolos dans la voix la cruelle nécessité des restructurations d’effectifs à ceux qui avaient donné le meilleur d’eux-mêmes pour la prospérité de tous, pensaient-ils, les naïfs, mais en fait de certains seulement, certains dont ils ne faisaient naturellement pas partie.
Je me souviens des donneurs de leçons de tous poils qui ont fustigé la masse ignare du peuple boudeur, celui-là même qui refuse les bienfaits de la globalisation de la concurrence entre les hommes et les femmes de l’ensemble de la planète, mise en concurrence saine mais dont les prescripteurs, curieusement, prennent toujours grand soin de se mettre à l’abri.
Je me souviens aussi du regard froid de certains agents de l’ANPE, lorsqu’ils annoncent que décidément, nous ne faisons vraiment pas assez d’efforts pour trouver un boulot qui n’existe pas, et que si l’on est toujours au chômage, c’est forcément un peu de notre faute, qu’il faut être borné pour s’accrocher à des choses aussi futiles que l’expérience professionnelle ou des brassées de diplômes pour refuser stupidement l’un de ces merveilleux métiers en tension qui nous tendent leurs petits musclés de poor job.
Je me souviens, enfin, et c’est encore frais et vif dans ma mémoire, la désinvolture avec laquelle les zélés salariés des ASSEDIC peuvent vous annoncer que pour cause d’obscures manipulations informatiques de listes étranges et ésotériques, vous vous retrouvez subitement et sans autre forme de procès, privés de vos maigres subsides de salarié involontairement privé d’emploi.

Parce que finalement, on a bien l’impression qu’il y a une joie un peu malsaine à infliger aux autres ce que pour rien au monde vous ne voudriez pour vous, et ce, d’autant plus que vous croyez mordicus que votre collaboration vous élève au-dessus de la masse de ceux qui subissent et vous met définitivement à l’abri de ce genre de petits malheurs ingrats.

Seulement, le hic, c’est que personne n’est jamais à l’abri de rien, et que de participer activement à l’entreprise de démolition des autres est loin d’être une garantie de passer au travers. Mais voilà, les zélés soutiens à la marche triomphante du progrès qui s’essuie les pompes sur la face des autres, ou les obscurs petits fonctionnaires obéissants de la machine à broyer les hommes finissent toujours par se faire rattraper par la bête immonde qu’ils croyaient appâter par leur soumission. Au mieux, il hériteront d’une bonne coupe de cheveux qui dégage les oreilles à la Libération.

C’est ainsi qu’un beau jour, les cadres de HP qui n’avaient pas eu d’états d’âmes à délocaliser le job des autres sous des cieux plus favorables à l’exploitation de l’homme par l’homme, se trouvèrent fort dépourvus lorsque la bise leur tomba sur le paletot et s’empressèrent de retrouver les chemins tortueux de la contestation du système qu’ils servirent pourtant si promptement peu de temps auparavant.
C’est ainsi que nombre de DRH, faute d’effectifs encore à réduire, goûtent à leur tour aux joies du pointage mensuel.
C’est ainsi que les intellectuels, journalistes, politiques et autre prescripteurs de lavements sociaux se sentent parfois bien seuls avec un peuple devenu sourd à leur admonestations.

C’est ainsi que les salariés de l’ANPE rentrent en résistance, certes pour défendre les droits des chômeurs, durement rognés ces derniers mois, mais aussi et surtout parce que l’entrée en action du plan de contrôle mensuel des chômeurs rend leur tâche totalement impossible, faute de moyens et d’effectifs.
Et c’est ainsi, enfin, que les salariés des ASSEDIC s’apprêtent à entrer en grève, non pas pour protester contre la cruelle chasse aux chômeurs mise en place depuis le début de l’année et qu’ils contribuent à rendre encore plus dure et inhumaine, mais parce que maintenant, ce sont leurs propres postes qui sont menacés.

Voilà qui prouve une fois de plus qu’il est difficile de tirer des leçons de notre histoire, proche ou lointaine, et que ce sont toujours les mêmes erreurs qui se répètent.
Il a fallu aux Argentins que 80% d’entre eux sombrent dans la pauvreté pour qu’ils comprennent enfin la nature du système qu’ils subissaient et qu’ils unissent leurs forces contre lui. Et nous? Que nous faudra-t-il encore pour comprendre que face à la logique qui écrase les hommes et les abandonne ensuite au bord du chemin, le refus est la seule attitude possible?

Notes

[1] A lire en se faisant la voix de Mr Sylvestre des Guignols de l’info!

93 réponses
  1. cbabe
    cbabe dit :

    Agnés présidente! Belle analyse. D’accord en tout point. Le s mouvements de masse n’existent plus (syndicats inexistants, pas de force d’opposition réelle). Le capitalisme a enfermé les gens dans l’individualisme afin de mieux les broyer, car ils ne s’unissent plus; c’est le chacun pour soi. Un jour, cependant, nous finiront tous par y passer…à la moulinette.

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  2. jcd
    jcd dit :

    Diviser pour régner. La source du pouvoir. Mais cela ne concerne pas seulement les cadres, les DRH ou les fonctionnaires à qui on concède un peu de pouvoir sur les « autres » avant de le leur reprendre. Cela concerne aussi tous ceux qui négociant une baisse de salaires vont l’admettre pour les « nouveaux » et pas pour ceux qui sont là; ceux qui négocient un recul de l’age de la retraite mais seulement à partir de 2008, 2012, 2025… c’est-à-dire pour les autres… Diviser pour régner : les travailleurs occupés contre les chômeurs, les fonctionnaires contre les salariés du privés, les vieux contre les jeunes, les qu’ont pas la même tête contre ceux d’ici, les Wallons contre les Flamands, les bouffeurs de pollenta contre les mangeurs de macaronis, etc. La division (et l’inégalité qui en est consubstantielle) fait regresser le monde. Vive l’égalité.

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  3. Merome
    Merome dit :

    Bordel ce que t’écris bien quand même… Je suis jaloux. Et pour me venger, je critique, tu l’auras voulu : atteindre le point Godwin dès le titre de l’article, avant même qu’il y ait eu un quelconque débat, c’est assez peu banal. Remarque, ça fait gagner du temps…
    Bon, je me fixe comme objectif (ambitieux) de concurrencer sainement ton blog, pour notre bien à tous, comme il est d’usage de le dire quand on parle de concurrence. On n’est pas des sauvages tout de même.

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  4. lecailloudansla chaussure
    lecailloudansla chaussure dit :

    Nous sommes tous (à certains moments au moins) des collaborateurs du système, à un point plus ou moins profond, plus ou moins conscient, plus ou moins volontaire. Et comme le dit bien Alain Accardo dans « De notre servitude involontaire – Lettre à mes camarades de gauche », notre combat (contre le système) n’est que rarement à la hauteur de notre indignation. Il y a la de multiples raisons : indifférence, peur, passivité, impuissance, incompréhension… Le système n’a rien à craindre des chômeurs, rmistes, sdf, immigrés, etc. tant qu’ils restent minoritaires. Il s’appuie tranquillement sur l’inertie d’une classe moyenne encore majoritaire. Il est possible que la mondialisation rogne sur les effectifs des classes moyennes et dans ce cas le rapport de force pourrait changer… mais rien n’oblige à ce que se soit dans le bon sens. Il me semble même que la tendance actuelle est plutôt à une dérive droitière qu’autre chose.

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  5. Bomberman
    Bomberman dit :

    Vous et votre coaccusé êtes enfermés séparément dans une cellule. Si possible nus et torturés par la soif, la faim, le désir d’en sortir au plus vite. Chacun dans sa cellule est confronté au choix laissé par le géolier: témoigner contre l’autre ou garder le silence. Vous réflechissez. Qu’il choisisse la première ou la seconde solution, vous êtes plus sûre de vous en sortir si vous trahissez. Et vous vous dites que s’il raisonne comme vous, c’est dans les meilleurs des cas l’excursion immédiate et ad patres pour les 2.

    Bon, j’invente rien.

    Le dilemme du prisonnier, la peu ludique théorie des jeux, on en a écrit des tonnes la dessus: la « meilleure » des solutions si elle est appliquée par tous peut mener au pire pour tous.

    
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  6. monde guerrier
    monde guerrier dit :

    Le résultat change dès lors que de deux, l’on passe à trois : le troisième peut prendre fort bénéfice à trahir, mais il ne pourra le répéter car il serait probablement marginalisé…

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  7. mariano
    mariano dit :

    Et si on passait à l’action sans attendre que le voisin descende sur la pelouse ? Parce que c’est bien la théorie, mais actuellement nous ne sommes pas en capacité de mobiliser ; et le résultat est là, des « réformes » en veux tu en voilà, dans tous les secteurs de la communication, une présence angoissante des défenseurs du libéralisme qui vous expliquent que si ça va mal c’est parce qu’il y a encore du service public, des aides sociales, une santé, des vacances… et qu’on est trop payés et chouchoutés. Je me souviens de ces paroles de mineurs excédés « Y’en a marre tire de ces conneries, on va continuer la discussion à coups de manche de pioche ». C’est la guerre… Mais c’est « par manque d’argument, Monsieur, que vous êtes violent ! »

    
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  8. Jean Ploi
    Jean Ploi dit :

    Agnès, Le fait même que vous posiez le problème en ces termes et que nous soyions fussions nombreux à nous reconnaître dans vos propos montre que les choses bougent. De l’eau a coulé sous les ponts depuis les calamiteuses années 80-90. Je peux me tromper, mais il me semble qu’il ne faudrait pas grand-chose pour que les femmes et les hommes de bonne volonté reprennent l’initiative après un si long silence. Merci Agnès d’y contribuer. A part quelques peigne-culs collabos intrinsèquement pervers ou cyniques, rares sont les kapos de circonstances qui n’ont pas au fond d’eux-mêmes l’envie que ça change. Aidons-les à se débarrasser de la trouille qui les tient.

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  9. Polo
    Polo dit :

    Merci pour ces bouffées d’oxygène ! le petit cercle des gens conscients se rapetisse-t-il ? s’élargit-il? quel seraient les conséquences de son éclatement ? nul ne le sait, mais démocratie sans conscience n’est que ruine de l’âme … sinon juste une remarque : on écrit progrès avec un « è » comme Agnès …

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  10. cbabe
    cbabe dit :

    Les gens ne se mobilisent pas car on leur donne juste assez pour survivre; quelqu’un qui pense à se nourrir au quotidien n’est pas prêt à mener la bataille (il pense d’abord à ses besoins primaires). Le RMI est une chose nécessaire, je ne dis pas le contraire, mais il permet d’acheter « la paix sociale ». Tu n’as pas d’emploi? On te file juste assez pour survivre, et ne viens pas te plaindre! Il est certain que si le RMI n’était pas là, ça bougerait plus…

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  11. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    J’ai un peu la même vision du RMI que toi. C’est bien que ceux qui sont au bout de tout puissent malgré tout avoir cette aumône, mais d’un autre côté, ça ne résoud rien, puisque cela te maintient clairement dans la misère (à ce tarif-là on peut parler de misère et non de pauvreté)
    Il est clair pour moi que ce dispositif a été rendu nécessaire par la montée en puissance de la masse de ceux qui n’avaient plus rien à perdre. Rien de plus dangereux pour les vrais nantis qu’une foule de gens qui n’ont strictement plus rien à perdre. D’où le RMI. Pour que tu continues à avoir peur de descendre encore plus bas.
    C’est pour cela aussi que je m’interroge sur les nouvelles mesures de cohercition sociale. En éliminant de plus en plus de gens de tous les dispositifs, y compris le RMI, on crée peut-être une armée d’esclaves, mais on prend surtout le risque de favoriser les vocations de Spartacus

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  12. Foxapoildur
    Foxapoildur dit :

    Rien de plus dangereux pour les vrais nantis qu’une foule de gens qui n’ont strictement plus rien à perdre. D’où le RMI. Pour que tu continues à avoir peur de descendre encore plus bas.

    Argument séduisant qui sert à merveille le nihilisme petit-bourgeois.

    Alors question: pourquoi dans les pays qui comptent 80% de pauvres et dans lesquelles le RMI n’existe pas, n’assiste-ton jamais à de spectaculaires révolutions ?

    Réponse: la soumission au système n’est pas une question d’argent (ce serait trop simple) mais d’éducation. Une fois qu’on a compris ça, une foule de pistes s’offrent à nous mais en tout cas pas celle du RMI.

    Alors pitié laissons aux pauvres le peu qu’ils ont.

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  13. nico
    nico dit :

    Je pense qu’il y a encore de la marge, autour de moi les gens galérent mais finissent généralement par trouver un boulot (surtout dans le batiment) et la plupart des gens adhérent à la « pensé unique ». On m’a encore assuré hier que les fonctionnaire ont tous des salaires mirobolants.

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  14. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    D’abord, comme je le fais remarquer pour le cas de l’Argentine, mais c’est presque bon pour toute l’Amérique Latine et une bonne part de l’Afrique, quand tu arrives à 80% de pauvres, tu as effectivement des soulèvements populaire plus ou moins réussis. Bien sûr, dans les pays à 80% de pauvres, tu as aussi une police musclée et une armée au service des nantis. Ca aide à maintenir l’ensemble dans un déséquilibre constant et insupportable.
    Tu as aussi la solution d’oublier tes pauvres et donc de les laisser en quasi autarcie : c’est le développement de l’économie informelle, qui est presque plus importante que l’économie officielle dans certains pays.

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  15. cbabe
    cbabe dit :

    L’argument est recevable, néanmoins, les pays dont tu parles sont peut être depuis longtemps des pays « pauvres » (je pense à l’afrique notamment), et les gens, auparavant esclaves, ont (malheureusement) fini pour la plupart de rever à autre chose. Notre histoire n’est pas la même; nous avons connu des révolutions et avont eu par le passé la culture du changement de régime. Nous ne sommes pas oppréssés depuis des millénaires. Les pays orientaux? Le poids de la religion est là la raison de l’absence de mouvement des masses (c’était d’ailleurs le cas en France au moyen-âge); c’est plus une question d’histoire; on ne peut pas comparer les pays de ce point de vue.

    Giscard ne disait-il pas en son temps que si on atteignait 1 million de chomeurs ce serait la révolution?
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  16. cbabe
    cbabe dit :

    Spartacus, m’entends-tu? Oui, le spartacus des temps modernes est attendu! Du temps de l’empire romain, il y avait les esclaves et les citoyens. Un esclave était néanmoins sujet aux plus grands soins (il coutait cher et ne devait donc pas tomber malade, il devait aussi manger à sa faim). certes, le statut s’est amélioré vers la fin du systéme (l’esclave avait acquis des droits et ne devait pas être maltraité)… à tel point que certains citoyens romains demandaient à devenir esclaves! Aujourd’hui, l’esclave moderne touche juste assez de salaire pour se loger et manger (et encore, pas toujours…)… à tel point que des personnes gagnant le smic se demandent si elles ne gagneraient pas plus à toucher le rmi (et les aides complémentaires). Je sais pourtant qu’on ne vit pas avec le smic…mais le « citoyen » qui travaille au smic, celui qui a des droits (de consommer, dans une société capitaliste), fini par envier les « esclaves »…quel progrés!

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  17. jean-marc
    jean-marc dit :

    Bonjour,

    Juste une petite réflexion. Finalement, nos critiques envers le système ne sont-elles comme les critiques du libéralisme ? Mettre une accusation sur un terrain différent que ce qu’il est ? La technique du libéralisme est de reporter la faute sur l’emploi donc le chômage alors que le problème c’est lui. Maintenant essayons de poser la question dans l’autre sens. Critiquer le système du libéralisme ne revient-il pas à omettre que nous participons tous du libéralisme à l’insue de notre propre volonté ? Autrement dit nous critiquons un système, le déplacement, et nous omettons de dire que nous sommes le système.

    Désigner le kapo revient à se désigner comme hypothétique héros mais c’est agir exactement de la même façon que le libéralisme qui s’en prend au chômeur ! La question n’est pas de savoir s’il y aura un libérateur, un spartacus (vieux relent de croyance) mais si nous serons capables de nous libérer de nous-mêmes et de nos contradictions propres.

    Il se pourrait bien que la problématique du changement soit beaucoup, beaucoup plus profonde qu’elle n’y parraît au premier abord. Parce que, à titre personnel, et ceci n’engage que moi, je crois que chaque personne a son importance et je ne me désignerai pas comme héros en désignant l’autre qui est collaborateur ou fautif mais je tenterai de transformer tout le monde… Parce que ce qui bénéficiera au héros pourra bénéficier au kapo aussi puisque tous les deux sont des êtres humains.

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  18. cbabe
    cbabe dit :

    Y a-t-il révolution sans un « leader », qui porte le mouvement de la majorité silencieuse? Jusqu’à présent, je n’en connais pas d’exemple (même si je pense aussi que ce serait l’idéal). L’absence d’opposition et d’alternative au liberalisme empêche le changement.

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  19. jcd
    jcd dit :

    Au risque de me répéter, mais toute la discussion sur chômeurs, rmistes, fonctionnaires, kapos et semi-kapos m’incite à le faire : « Diviser pour régner. La source du pouvoir. Mais cela ne concerne pas seulement les cadres, les DRH ou les fonctionnaires à qui on concède un peu de pouvoir sur les « autres » avant de le leur reprendre. Cela concerne aussi tous ceux qui négociant une baisse de salaires vont l’admettre pour les « nouveaux » et pas pour ceux qui sont là; ceux qui négocient un recul de l’age de la retraite mais seulement à partir de 2008, 2012, 2025… c’est-à-dire pour les autres… Diviser pour régner : les travailleurs occupés contre les chômeurs, les fonctionnaires contre les salariés du privés, les vieux contre les jeunes, les qu’ont pas la même tête contre ceux d’ici, les Wallons contre les Flamands, les bouffeurs de pollenta contre les mangeurs de macaronis, etc. La division (et l’inégalité qui en est consubstantielle) fait regresser le monde. Vive l’égalité. »

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  20. cbabe
    cbabe dit :

    je pense en effet que la division des masses a été une tactique du système pour mieux les oppresser. Regardons ce qu’avait fait Thatcher en son temps: on casse les syndicats, on divise les gens et on leur applique toutes les régressions sociales voulues. c’EST PAREIL CHEZ NOUS. Regression du système de santé, des retraites, du pouvoir d’achat…et tout ça sans grandes protestations (en tout cas, pas de quoi affoler les gouvernants). Prenons conscience de celà; mais il faut ensuite pouvoir se fédérer pour peser…et là ça se complique car qui peut légitimement se dire porteur des aspirations de la majorité silencieuse aujourd’hui?

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  21. Tybalt
    Tybalt dit :

    « Jean-Marc, tu as raison. Sauf qu’il ne s’agit pas de « contradictions » mais de notre soumission à un système supérieur d’où une confusion des intérêts. »

    C’est même pas une histoire de soumission, mais une histoire d’obligation. On peut toujours prétendre par exemple réussir à s’extraire un minimum du système ou avoir les yeux ouverts, au final on sera obligé d’aller faire ses courses chez LIDL (et donc ‘justifier’ les coupes sur le salaire des caissières), d’acheter des fringues qui proviennent de toute façon toutes de Chine (‘justifiant’ la notion de ‘travail’ de la bas), et je ne parle même pas de l’électronique qu’on est tous en train d’utiliser pour taper ses gentils messages.

    Bref, sans être soumis, on est forcé de suivre une partie des errances de ce système, si il a une seule chose de réussi c’est bien d’avoir réussi à verrouiller certains domaines, et d’être en train de tous les verrouiller.

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  22. Croa
    Croa dit :

    à Tybalt:

    Je persiste et je signe ! Il y a bien soumission. La soumission créant l’obligation tu n’as toutefois pas tout à fait tors. D’un autre coté c’est dur à reconnaître… Sachant l’effort à consentir pour en sortir.

    Le loup de la fable « Le loup et le chien » a pu s’enfuir parce qu’il n’était pas entré dans le système mais le dogue n’a plus le choix d’en sortir !

    Répondre
  23. cbabe
    cbabe dit :

    tybalt, ta remarque est juste mais le développement des produits équitables montre que l’on peut décider d’acheter en payant un peu plus pour contourner le système (l’exploitation des petits producteurs par les multinationales). Certes, c’est peu de choses fasse à la masse des produits vendus, mais celà démontre la prise de conscience et le refus de cette « soumission ».

    Répondre
  24. Tybalt
    Tybalt dit :

    « tybalt, ta remarque est juste mais le développement des produits équitables montre que l’on peut décider d’acheter en payant un peu plus pour contourner le système (l’exploitation des petits producteurs par les multinationales). Certes, c’est peu de choses fasse à la masse des produits vendus, mais celà démontre la prise de conscience et le refus de cette « soumission ». »

    Ah mais je suis d’accord mais bon faut bien reconnaitre que les produits équitables on peut peut-etre pas se les payer quand on a pas énormément d’argent (je dis ça un peu au pif j’ai pas vérifié si mon café était plus cher que les autres)

    Pour beaucoup de produits de plus : l’électronique ou les vétêments c’est quand même quasiment impossible à trouver.

    Et les gros producteurs commencent déja à essayer de torpiller le truc cf Nestlé et son label « éthique »

    J’ai pris cet exemple là en particulier parce que c’est le plus visible mais en fait ça apparait un peu partout : par exemple boycotter une multinationale parce qu’elle délocalise et licencie va créer encore plus de licenciements (en théorie) se tenir à l’écart de la télé va forcément laisser celle-ci au même niveau pitoyable qu’avant, etc…

    Bref, cette toile d’araignée est une véritable saloperie dont il difficile de sortir plus qu’un bras pour essayer de se raccrocher à quelque chose….

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  25. monde guerrier
    monde guerrier dit :

    L’idée serait comment sortir de cette complicité souvent paradoxalement involontairement active : par exemple, en ville, quoi acheter et chez qui, quand on a un porte-monnaie peu rempli ? Comment « agacer » de façon efficace les distributeurs et les entreprises de transformation de biens sans éthique (par exemple sur les emballages souvent pas ou peu recyclables, sur leur stratégie d’oppression sur les coûts par rapport aux producteurs, sur leur management de personnel, et leurs mensonges publicitaires) ?

    Répondre
  26. jean-marc
    jean-marc dit :

    @ Tybalt,

    Je reprends un post, tel quel, que j’ai laissé sur framasoft. C’est une des problématiques parmi les plus difficiles à résoudre !

    {{« C’est même pas une histoire de soumission, mais une histoire d’obligation. On peut toujours prétendre par exemple réussir à s’extraire un minimum du système ou avoir les yeux ouverts, au final on sera obligé d’aller faire ses courses chez LIDL (et donc ‘justifier’ les coupes sur le salaire des caissières), d’acheter des fringues qui proviennent de toute façon toutes de Chine (‘justifiant’ la notion de ‘travail’ de la bas), et je ne parle même pas de l’électronique qu’on est tous en train d’utiliser pour taper ses gentils messages.

    Bref, sans être soumis, on est forcé de suivre une partie des errances de ce système, si il a une seule chose de réussi c’est bien d’avoir réussi à verrouiller certains domaines, et d’être en train de tous les verrouiller. »}}

    Je crois que c’est un petit cela qu’il ne faut pas oublier. Connaître l’ennemi, c’est aussi savoir ce qu’il nous met dans la tête et ce par quoi nous finissons par nous convaincre qu’il n’y a pas d’autres voix. La problématique est donc double :

    -D’une part, utiliser un système dans un but de pression.

    -D’autre part, attendre que la rumeur approuve ce système à l’insue de sa propre volonté.

    note j’enlève cette partie qui s’applique à la problématique dadvsi/auteur/industrie /note

    Le problème c’est quand on se laisse enfermer, convaincre par un système qu’il soit une pensée, une réflexion ou une utopie. Car cet enfermement veut la production du réel, de ce qui est susceptible de se produire effectivement. C’est un système qui s’auto-détermine récursivement. Autrement dit : en même temps que nous créons le train nous créons les rails afin de nous justifier qu’il n’y a pas d’autre chemin possible que les rails que nous construisons…

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  27. cbabe
    cbabe dit :

    La paresse est aussi la raison de l’acceptation du systéme. Sinon, ce serait assez simple de boycotter le groupe Bouygues(telecom, tf1…) pour le faire plonger, tout comme ce serait plus simple de se déplacer pour aller voter pour quelqu’un d’autre qu’un énarque puant de fausses promesses (que ceux qui ont voté chirac en pensant qu’il allait faire une france meilleure se comptent!on voit bien à l’avance que certains sont peu sincéres, non?Ne voit on pas non plus que Sarkozy est mué avant tout par le désir de pouvoir?C’est criant, et pourtant il a ses chances à la présidentielle!Adieu l’ntérêt général!…mais c’est de la faute des votants!).

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  28. etienne
    etienne dit :

    Mais arrêtez de vous casser la tête. Commencez par le début, le libéralisme grand fautif, et le capitalisme alors. C’est simple de lutter et on ne fait pas tous parti du système justement. La capitalisation, les taux d’intérêt, la bourse, tout ce qui permet de rémunérer l’argent, de faire de l’argent avec rien, ou plutôt de déshabiller Pierre dans le Sahara pour habiller Paul à Austin au Texas sans que personne n’y voit rien, voilà le premier fautif, j’ai nommé : le crédit. Si cette année personne ne prend de crédit (comme moi depuis toujours) et ben j’en connais qui vont drôlement perdre de la vitesse. Vous imaginez la privation que réprésente le fait de ne pas prendre de crédit par rapport à une révolution sanglante ? Trois fois rien. Alors allons-y, on perd rien, on évite d’acheter des conneries sans réfléchir, tout ce qu’on risque c’est de se sentir fort ! Consommer c’est bien, acheter c’est bien, capitaliser c’est pas bien, c’est garder les richesses pour soi. Si la capitalisation était interdite comme elle l’etait du temps de l’église, les richesses seraient forcément redistribuer et profiteraient mieux à tout le monde. Au lieu de ça elles restent toujours dans le même coin, attendant de grossir toujours plus. Si on avait pour obligation systématique de dépenser tout notre argent, même en produits de luxe, ça ferait forcément travailler plus de monde. Au lieu de ça il est capitalisé et il travaille tout seul à appauvrir l’autre côté de la planète en transactions boursières. D’où un nouvel adage qui pourrait être : classe moyenne de tous les pays, retournez à vos bas de laine pour acheter votre écran plat 16/9, et attendez les trois mois nécessaires pour avoir l’argent plutôt que de vous précipiter sur le crédit et enrichir ainsi votre banquier. Quand je pense qu’on à même pas besoin de se priver, ça me fout en rogne. Au lieu de ça il y aura une guerre où on va tuer les pauvres et rien ne changera. La vraie bombe humaine c’est le crédit : 2000 milliards de dollars en prêt à la consommation, 2000 milliards de dollars pour avoir son PDA en mai au lieu de septembre et voilà pourquoi on ne peut pas payer les ouvriers à leur juste valeur.

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  29. free tibet
    free tibet dit :

    j’a itrouvé le qualificatif qui me manquaint pour la réthorique d’Agnès : DEMAGOGIE. Il y a aussi POUJADISME – c’est plus coloré.

    def: « La démagogie (du grec demos : « le peuple » et ago : « conduire ») est une notion politique et rhétorique désignant l’art de mener le peuple en s’attirant ses faveurs, notamment en utilisant un discours simpliste, occultant les nuances, dénaturant la vérité.
    Le discours du démagogue sort généralement du champ du rationnel pour s’adresser aux passions, aux frustrations de l’électeur. Il recourt en outre à la satisfaction des souhaits ou des attentes du public ciblé sans recherche de l’intérêt général mais dans le but unique de s’attirer la sympathie et de gagner le soutien. »

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  30. cbabe
    cbabe dit :

    Agnés ne doit pas être defendue, mais je tiens à souligner mon désaccord avec free tibet. Je trouve ses textes argumentés et bien pensés.Si tu as de meilleurs propos,combat en énonçant tes idées, et non en caricaturant ses écrits en un mot (« boulangisme »).

    Répondre
  31. lecailloudansla chaussure
    lecailloudansla chaussure dit :

    C’est bien ce que l’imbécile a compris, tu ne discutes pas des arguments et tente de discréditer sur la forme. D’ailleurs c’est un usage fort répandu par les temps qui courent (dans les médias et le milieu politique) d’éviter de se remettre en question en traitant de démagogue quiconque ne partage l’idée de la fatalité de la pensée unique. « TINA » (There Is No Alternative) disait Margaret Thatcher. C’est un mot d’ordre de croyants, pas d’individus rationnels.
    La forme utilisée par Agnès dans ce billet est volontairement provocatrice. On pourrait d’ailleurs la qualifier de pamphlétaire, mais ce ton choisi témoigne surtout d’une grande colère et d’une grande frustation devant le manque de révolte effective de la part de personnes qui pourtant n’auraient rien à perdre se rebeller contre un système indigne et injuste mais qui choisissent de courber l’échine (la servitude volontaire) en espérant être épargnées.
    Et très sincèrement, je ne vois pas en quoi la forme discrédite le fond.

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  32. Neb
    Neb dit :

    Bonsoir,

    Je recycle un message d’un mois, toujours d’actualité :

    Pour être vacciné des politicards actuels, prêtez vos oreilles et,

    Ecoutez la seule interview de Cornélius Castoriadis par Daniel Mermet en 1996.

    http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=81

    Du grain à moudre comme disait DM, un pétard qui rencontre une allumette, c’est le moment. Ca vient de se réaliser avec le NON, c’est déjà un premier pas pour la reconquête de notre démocratie. Notre confiance a été trop longtemps abusée par les uns et les autres.

    Le pouvoir n’est pas dans la rue comme disait l’ex PM mais ce pouvoir vient de cette rue et il nous appartient à tous et non à quelques uns. Il faut que toute personne responsable soit élue. Si ce n’est pas la bonne, on en change au lieu d’attendre 5 voire 6… années perdues. Pas de crainte à avoir, cela se pratique depuis toujours et partout.

    Haro contre les hauts fonctionnaires nommés par les politiques, haro contre leurs experts (ou pseudo) et consorts de tous poils, les banques, les clubs de pensée, les conseils d’administration où l’on retrouvent les mêmes (patrons, ministres ou anciens de promo…) qui s’échangent les chaises et qui nous gouvernent depuis des décennies, sans notre consentement. Les ministres passent mais tous les autres restent et appliquent toujours leurs règles.

    Le prochain candidat doit s’ « ENGAGER » derrière un vrai programme de changements clairement énoncés. Un Référendum d’Initiative Populaire (RIP) pour rendre des comptes et on change le cas échéant. Plus de réformettes de tous genres. Toute décision à portée nationale (cas du cadeau fiscal) doit être validée par les députés et non décidée par les copains pour les amis et copains…

    Retrouver l’authenticité et que ça bouge vraiment !

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  33. free tibet
    free tibet dit :

    Questions aux Cailloux et autres Cbabe. Qui démontre quelque chose ici? Qui avancent quoi que ce soit comme solution, comme hypothèse argumentées? ou sont les arguments ?
    Pourquoi auriez-vous raison et la majorité du peuple aurait tord. Pourquoi devrait-on croire les quelques uns qui hurlent sous la lune, plus que les Sarkozy, Le Boucher, Aubry, Seillieres etc ? Pourquoi eux auraient tord et pas vous?
    Au fil du blog, je n’ai jamais lu la moindre virgule de démonstration d’argumentation de proposition réaliste.

    Répondre
  34. Fred, de L.
    Fred, de L. dit :

    La connerie nous cerne. Comment s’en sortir ? En ne lisant plus ? En ne s’informant plus ?

    10 minutes dans la voiture ce matin, 10 minutes de France Info. Seb a « menacé » de fermer des sites… pourquoi le mot « menacé » ? Pourquoi ne pas avoir dit « prévu » ? C’est de la prévision. Et tout le reste à l’avenant. Hier, sur France 3, à propos des économies au sujet du Bac, de l’IR… conclusion du journaliste « il faudrait supprimer 30 à 40000 emplois par an pour faire les choses correctement, mais en période pré-électorale, personne n’ose l’avouer ». J’ignore pourquoi on dit qu’on est en pré-électorale, j’ignore pourquoi la conclusion n’a pas été plutôt « quand on a 10% de chômage, il est évident qu’on ne va pas virer ceux qui soutiennent encore un peu la consommation… ».

    Et le fin du fin… je ne pensais pas tomber sur des conneries pareilles, sur le « blog » d’Etienne Chouard, où il parait qu’on est trop taxés.

    Ca désespère. Et là, FreeTibet, il est désespérant lui aussi à sa manière de réclamer des comptes quand lui même n’est pas capable d’aligner plus de deux phrases sans commettre un non-sens.

    Bref, restons-en aux arguments d’autorité, infligés par les vrais gens qui sont crédibles… les vrais, les purs, les Sarko et les Aubry. Et tous les autres, qu’ils retournent dans leur fange de pseudo-intellos qui croient que parce qu’ils vont écrire plus de 10 lignes, ils vont dire des choses intéressantes.

    Soupirs. Désespéré le soupir.

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  35. cbabe
    cbabe dit :

    Des propositions, en veux-tu en voilà! Pour commencer, et afin de stopper les démagogues qui se hissent au pouvoir en promettant à chacun ce qu’il veut entendre, il existe un moyen qui a été vu dans le passé: le mandat impératif.C’est à dire que celui qui est élu l’est sur un programme et qu’il est destitué s’il ne l’applique pas (c’est une sorte de contrat avec le peuple). Ceci permet aussi de remettre un peu d’humilité dans la classe politique, qui ne doit pas oublier qu’elle exerce le pouvoir pour le peuple et par le peuple. Un référendum pourrait ainsi permettre de sanctionner le non respect des promesses, ou de l’absoudre si les arguments expliquant pourquoi le programme prévu n’est pas fait dans les temps voulus sont jugés recevables.

    Quel vent de fraicheur républicaine et démocratique ce serait! On en a plus que besoin!Et celà mettrait au placard les populistes, qui n'auraient ainsi pas de chances de durer (par exemple, voyez le programme de Le Pen, qui rassemble les voix des pauvres et promet pourtant dans son programme la disparition de l'impot sur la fortune, la privatisation de la sécu et les femmes à la maison!).
    Des avis?
    Répondre
  36. Alain
    Alain dit :

    Quand dans le même post, l’argumentation renvoie (dans la majorité des cas) vers des liens du même auteur, ça pose un problème de raisonnement auto référant.
    C’est très facile d’avoir raison en se citant soi même ou des gens assimilés et en ayant un public déjà conquis.
    C’est de l’argumentation en vase clos qui occulte la diversité des points de vue.
    Agnès est le cas typique des gens se disant « ouvert d’esprit » et « tolérant », sauf qu’ils oublient toujours de dire qu’ils le sont uniquement avec les gens qui pensent exactement comme eux.

    J’attends toujours le jour où Agnès citera autre chose que des sites gauchistes/alter mondialistes, mais des sites plutôt libéraux.
    J’attends toujours le jour ou Agnès dira que le libéralisme lui a apporté pas mal de bonnes choses et que tout n’est pas à jeter.
    J’attends toujours le jour ou Agnès dira que la société c’est chacun nous, toi, moi, mon voisin, mes collègues etc. et d’arrêter cette intolérance perpétuelle de rejeter la faute sur les autres et jamais se remettre en question.

    Mais bon, faut pas s’attendre qu’une personne de mauvaise foi avoue qu’elle l’est.

    Répondre
  37. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    J’attends toujours le jour ou Agnès dira que la société c’est chacun nous, toi, moi, mon voisin, mes collègues etc. et d’arrêter cette intolérance perpétuelle de rejeter la faute sur les autres et jamais se remettre en question.

    Je ne dis pas autre chose. Les gens qui nous gouvernent ont été élus par la majorité d’entre nous. On s’inquiète du réchauffement climatique et on achète de plus en plus de 4X4 et de monospaces. Je parle des conduites individuelles, oui, je pense que c’est par là qu’il faut commencer. Ce qui implique cependant une réflexion globale pour comprendre notre place d’acteur de ce système et de quelle manière nous pouvons agir. Il n’y a pas de révolution, que des évolutions. Qui se font dans les pratiques quotidiennes et les manières de penser. Mais pour cela, pour cette prise de conscience nécessaire que chacun peut agir à son échelle pour ramer dans le bon sens, il faut une prise de conscience plus globale, se débarasser des oripeaux du prêt à penser que l’on nous sert à longueur de temps et qui incitent à l’immobilisme, la résignation et l’absence de réflexion!
    C’est là ma fonction actuelle : poil à gratter!

    Répondre
  38. free tibet
    free tibet dit :

    Fred, depuis que je lis ce blog, j’ai constaté qu’il ne faut pas avancer plus d’une idée par message. Le propre des gens de mauvaise fois est de s’acharner sur la vigule mal placée et d’ignorer totalement la question ou l’argument qui le remettra en question.

    Répondre
  39. free tibet
    free tibet dit :

    Agnes : les conduites individuelles, tout a fais d’accord avec toi. Mais les gens qui roulent en 4×4 ou monospace, sont plutot riche. Ton discours d ‘extrême gauche ne tend qu’à les culpabiliser. Quand que tu reproches ce qui est fait aux chomeurs (la stigmatisation des non-actifs) , tu le fais sur une autre catégorie d’individus (les riches, et autres acteurs de la vie économique).
    Sinon je te lis pour comprendre les discours d’extrême gauche, et ton blog est génial pour cela.

    Répondre
  40. cbabe
    cbabe dit :

    Je ne comprends pas l’acharnement sur Agnés Maillard (qui fait de bien belles photos de chats, au passage), d’autant que son discours serait disproportionné dans un monde de plein emploi et d’espoir de vie meilleure piur sa progéniture, comme on l’a connu durant les trente glorieuses. Aujourd’hui, l’inégalité grandi, le chomage creve des plafonds (sans parler des emplois précaires) et les politiques n’écoutent plus le peuple, même lorsqu’il vote.

    Alors,oui, son discours a sa place ici et il est même étonnant qu'on s'en étonne.
    Répondre
  41. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Etre riche n’est pas une tare : j’ai des potes issus de milieux très favorisés. Mais cela n’est pas une autorisation de faire tout et n’importe quoi. Si par ta fortune, tu optes pour des solutions de transports très polluantes, tu es doublement responsable : tu pollues en connaissance de cause, alors que tu avais la possibilité de choisir une solution plus écolo. Tu as donc fait un choix, tu assumes! Un pauvre bougre qui surnage avec les minimas sociaux et qui tire le plus possible sa vieille caisse polluante et dangeureuse, parce que c’est nécessaire pour les poor jobs à pas d’heure dans les ZI où il ne gagnera que de quoi survivre quelques temps de plus, il n’a pas le choix. Parce qu’il sait qu’il faut ça pour bosser, même merdiquement. Et parce qu’il ne gagnera pas de quoi remplacer sa caisse.
    Ensuite, avoir du pognon impliquerait en théorie qu’on s’intéresse un tant soit peu de sa provenance. On dit : « beurk l’argent de la drogue », mais on se satisfait des 15% de rendement de son fond de pension sans vouloir s’attarder sur les méthodes employées par les entreprises en porte-feuille pour parvenir à ce rendement de capital, quand leur capacité de bénéfices réels tourne a des taux nettement moindre…
    Quand ta fortune est tellement immense qu’elle te permet de faire de la météo boursière à ta guise, je crois que tu as de fortes responsabilités sur ce qui se passe ensuite dans le reste de la société.
    Quand je choisis d’aller acheter ma bouffe chez les commerçants, plutôt qu’à l’hyper, je fais un choix, j’exerce ma responsabilité de citoyen, mais je ne fais bouger les choses qu’à mon échelle, toute petite. Avec plus d’argent, tu changes d’échelle. Avec du nombre aussi!

    Répondre
  42. lecailloudansla chaussure
    lecailloudansla chaussure dit :

    Free Tibet,
    Je ne sais pas ce qu’il en est des autres ici. Mais pour ma part, je n’ai, ni ne prétends avoir, de solution définitive toute prête à tous les maux (nombreux !) de notre société. Pour autant cela ne m’empêche nullement d’estimer que la critique est utile et même nécessaire. Je crois que l’ambition d’un blog peut rarement dépasser l’idée de donner et faire partager son avis, ses opinions (afin en particulier de pouvoir en discuter avec d’autres qui en ont envie).
    Quant au réalisme des idées des autres, attention à ne pas trop penser que toute idée différente est irréaliste parce que personne ne songe à l’essayer. Toute idée est possible pourvu qu’on veuille bien se donner les moyens de la mettre en oeuvre. Quant à savoir si elle fonctionnera comem prévu ou pas, c’est un immense débat. A ce sujet les buts de ceux qui nous gouvernent ne me sont pas clairs (et ont sans doute été bien différents selon les périodes), pour autant, les recettes qui sont uniformément appliquées (presque) partout dans le monde n’ont guère faire preuve de grande efficacité, en particulier dans le domaine de lutte contre la pauvreté (devrais-je dire la misère ?). Mais, après tout, rien ne dit que les buts avoués sont ceux recherchés.

    Répondre
  43. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    C’est toi, Free Tibet, qui voit la haine. Perso, j’ai plutôt de la compassion pour les petits kapos qui se sont fait roulés dans la farine, qui ont cru toutes ces années qu’il suffisait de marcher dans la combine pour mettre ses fesses à l’abri et qui, aujourd’hui, se retrouvent dans la même daube que les autres. J’ai de la compassion pour les winwins qui tombent, les cadres sup qui se font jeter comme des merdes alors qu’ils s’étaient vraiment mis les mains dans la bouse jusqu’aux coudes pour ne pas partir dans le train où ils entassaient les autres. Seuls quelques uns parmi eux ont dû prendre leur pied à faire ce qu’ils faisaient. Les autres ont préféré adhérer au discours dominant, à l’idée qu’ils faisaient ça pour le bien de tous, la bonne marche de l’entreprise, de l’économie, etc.
    Ca ne me réjouis pas plus que ça qu’ils y passent à leur tour. Surtout qu’avec leurs belles certitudes, ils n’étaient préparés à ça. Je sais vers quoi ils vont, dans quoi ils plongent et dans quelles affres ils vont se débattre. Et c’est encore auprès de nous qu’ils trouveront de l’aide et du réconfort, nous, les jetés de la première heure, nous, les victimes expiatoires dont ils pensaient naïvement qu’elles seraient leur passeport pour être des insiders, nous, et non pas auprès de leurs anciens maîtres qui les ont fait disparaître en biffant une simple ligne comptable.

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  44. Aska
    Aska dit :

    « On s’inquiète du réchauffement climatique et on achète de plus en plus de 4X4 et de monospaces » « On dit : « beurk l’argent de la drogue », mais on se satisfait des 15% de rendement de son fond de pension « 

    Attention à l’abus de « on » ! 🙂

    Répondre
  45. cbabe
    cbabe dit :

    Allez, je vais vous prouver qu’on peut faire mieux dans « la haine »; car , moi, je n’ai pas de compassion pour les kapos; surtout l’huissier de justice qui, aprés avoir mis dans la rue une petite mamie, une famille avec des enfants ou n’importe qui d’autre, n’aura surement pas ma pitié à quoi se raccrocher; idem pour l’employé de chez cofidis qui va faire plonger une famille en leur refilant un crédit à 18% d’intérêt, de même pour les entrepreneurs assassins qui, le jour où l’amiante a (enfin) été interdite en France sont allés remonter leur boîte dans un pays sous développé – ceux-là ne pourront pas dire qu’ils ne savaient pas qu’ils envoyaient leurs ouvriers à la mort…alors, oui, il faut avoir de la compassion, mais l’esprit de St Just est aussi de mise lorsque les temps de la dégringolade viendra pour ceux-la.

    Répondre
  46. free tibet
    free tibet dit :

    En fait ce qui est interessant, ce sont les lieu communs, complètements arbitraires, inventés même pour certains qui émaillent les propos.
    Le peuple est cons quand il ne dénonce pas l’horreur qu im’entoure, mais il a raison quand il vote non au C.E. Les riches sont cons, les patrons des menteurs.
    Ce sont tout de même des propos démago : »La démagogie (du grec demos : « le peuple » et ago : « conduire ») est une notion politique et rhétorique désignant l’art de mener le peuple en s’attirant ses faveurs, notamment en utilisant un discours simpliste, occultant les nuances, dénaturant la vérité.
    Le discours du démagogue sort généralement du champ du rationnel pour s’adresser aux passions, aux frustrations de l’électeur. Il recourt en outre à la satisfaction des souhaits ou des attentes du public ciblé sans recherche de l’intérêt général mais dans le but unique de s’attirer la sympathie et de gagner le soutien. »

    Quand à la haine : »la marche triomphante du progrès qui s’essuie les pompes sur la face des autres » –  » du regard froid de certains agents de l’ANPE, lorsqu’ils annoncent que décidément, nous ne faisons vraiment pas assez d’efforts pour trouver un boulot » – « Au mieux, il hériteront d’une bonne coupe de cheveux qui dégage les oreilles à la Libération. »

    Répondre
  47. monde guerrier
    monde guerrier dit :

    Free Tibet, vous ne savez pas lire le genre d’un texte, ou pê vous sentez-vous visé, en quelque chose (et ça, c’est personnel)… C’est comme si vous lisiez Rabelais, et ne pas vouloir pas exemple en voir la poésie extravagante, mais aussi des idées quant à l’éducation, c’est dommage.

    Répondre
  48. free tibet
    free tibet dit :

    Ce qui est dommage, c’est le mensonge érigé en parole d’évangile sous pretexte qu’il parle de drame de la société. Combien de pauvres ( de vrai,, des sans espoirs) parmis les intervenants du blog ? Aucun.
    La misère n’est devenu qu’un enjeux réthorique . La palme à celui qui renchérira en démagogie et en mépris des autres.

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  49. Fred
    Fred dit :

    Allons mon bon, il faut prouver son droit à pouvoir s’exprimer sur les choses.

    Je commence le premier : Ma môman à moi, elle va toucher le rmi dans les prochains mois… et pour ma part je ne suis qu’à la tranche 25% de l’IR et je suis chef d’entreprise. Est-ce que ça me donne un peu le droit de me moquer de ta prose et de dire que tes reproches sont absolument ineptes ?

    Répondre
  50. monde guerrier
    monde guerrier dit :

    la voilà la sortie finale habituelle, quand la personne ne dit rien, elle dit : je juge que vous n’êtes pas pauvre, et donc que vous n’avez pas la parole (l’une des multiples façons de fermer la parole aux autres)… Pour généraliser, un pays, où des citoyens ont accès à internet, n’est pas pauvre. C’est vrai que si l’on est encore vivant, on a pas le droit d’exprimer de plainte, de contestation, de nouvelles orientations, etc ; le problème, c’est qu’après, c’est trop tard (à moins d’avoir écrit un livre à succès posthume).

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  51. free tibet
    free tibet dit :

    Fred, tu n’es pas ta mère et toi tu n’es pas pauvre. Monde Guerrier non plus.
    Le discours sur la dénonciation de la misère est un exutoire, une manière d’exprimer ce qui nous angoisse. C’est humain et légitime.
    Ceux qui exploitent cette angoisse pour obtenir du pouvoir sont des manipulateurs, dangereux. La forme de discours qu’ils adoptent est la démagogie. On les retrouve dans les partis d’extrême gauche. Le plus drole, justement, c’est que dans ces partis, il n’y a que très peu de pauvre, des vrais sans espoirs.

    Répondre
  52. cbabe
    cbabe dit :

    Thatcher, Bush, Chirac … et la plupart des gouvernements européens: des millions de morts (mais là c’est indirect alors plus « propre »?) de gens qui se suicident car ils n’ont pas de quoi nourrir leur famille, de gens exclus du systéme car sans le sous, en Afrique aussi, car c’est grace à eux que l’on fait tourner nos industries militaires (cf le film « le cauchemar de darwin » ou encore « Lords of war »), et de même quand nos belles industries pharmaceutiques préférent priver l’afrique de médicaments pour laisser des millions de gens crever du sida ou nom de la libre-concurence? Oui, le capitalisme fait des morts, et un sacré paquet!

    Quand à la légitimité de parler de la pauvreté, laisse-moi te  dire que je n'ai pas à te raconter ma vie pour pouvoir m'exprimer  librement mais que je suis plus que concerné par ce probléme (pour  l'avoir vécu moi même et le vivre encore aujourd'hui dans mon  travail au quotidien).
    Répondre
  53. Fred, de L.
    Fred, de L. dit :

    FreeTibet, tu continues à faire dans l’amalgame enfantin et dans l’insulte intellectuel.

    Moi je pourrais te citer toutes les dictatures des années 70 placées par les Etats-Unis, puis aussi toutes les morts directes et indirectes des guerres du pétrole, menées par les Etats-Unis.

    Et à quoi cela mène-t-il ? A rien.

    Tu n’as rien dit, juste cité quelques noms, sans ARGUMENTER, comme tu n’arrêtes pas de le reprocher à tout un chacun. Qu’est-ce que les dictatures que tu as cité ont à voir avec les idées que tu qualifies « d’extrême-gauche » ? Tu ne fais que colporter des LIEUX COMMUNS.

    Répondre
  54. cbabe
    cbabe dit :

    On ne nous donne guère aujourd’hui que des exemples de compétitivité et on glorifie la libre-concurence, ce qui amène à écraser les autres, à licensier les ouvriers pour s’installer ailleurs, alors que les bénéfices sont là. On nous donne en exemple les entrepreneurs « forces vives » de la nation et on met en prison José Bové, dangereux militant de la cause paysanne. « L’Europe n’a plus aujourd’hui qu’un moyen de nous perdre, c’est de nous ôter le travail et le respect des gens de bien. Malheur aux peuples chez lesquels la législation et l’autorité s’affaibliraient à ce point, que le travail et le respect civil s’y perdissent! » – St Just – fragments sur les institutions républicaines – 1800 …que celà a un air de présent!

    Répondre
  55. monde guerrier
    monde guerrier dit :

    Selon free tibet : « je ne suis pas pauvre ». je le savais depuis longtemps. Je me sens parfois étrangère, il est souvent arrivé que je ne sache comment payer ceci ou cela, il m’est arrivé de ne pas avoir de toit… mais je ne me sens pas et ne me suis pas senti pauvre. En cela vous avez raison, mais vous ne saviez pas pourquoi. Par contre, je suis toujours dans ce qu’il est appelé la précarité, depuis mon envol (devrai-je remercier le saint correspondant ?). Par ailleurs, et je trouve que l’on se répète sur le blog (bien obligé, apparemment), les critères de pauvreté ont une variabilité et un contenu différent selon les pays (inegalites.fr) : avec un rmi, on vit mieux un peu au Maroc qu’en France ; mais de ça non plus, free tibet ne veut pas en tenir compte. C’est sûr que comme dialogue, y a mieux.

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  56. free tibet
    free tibet dit :

    Fred : toi non plus tu n’argumentes pas. Sauf en répondant aux dangers de l’appauvrissement intellectuel, matérialisé par le discours démagogique.
    « l’amalgame enfantin et dans l’insulte intellectuel. » Ah bon! Les « pauvres de France » valent mieux que les exécutions sommaire de Polpot. pour mémoire, ce dernier à assassiné tous les porteurs de lunettes, sous prétextes qu’ils étaient ‘instruits », qu’ils savaient lire.
    Si tu penses que c’est de la malhonneteté enfantine que de dénoncer les dangers de la mise en exerbe d’une grosse partie de la population, va vivre en Corée du Nord, tu seras « heureux ».

    CBABE, tu fais exactement ce que les rétheurs extrémistes adorent : tu cites 2 ou 3 noms de dirigeants élus démocratiquement, et tu leurs reportes les responsabilités de tous les problèmes de la société. Je ne sais pas si tu te rend compte du niveau zéro de ton discours. Il démontre, soit ton ignorance, soit ton désir de destruction de la société.

    Pour la petite histoire: il y a plus de (ancien) chef d’entreprises en prison que de syndicalistes. l’action de José Bové, salutaire pour la société dans le cas des OGM, est t ourné vers un aspect juridique de la société : l’autorisation administrative de la mise en culture en champs libre de plants génétiquements modifiés. Il demande que ces essais soient fait en labo, pas que les Monsanto ou Bayer disparaissent.

    Répondre
  57. Fred, de L.
    Fred, de L. dit :

    FreeTibet, je ne vois toujours pas le rapport entre Polpot et les propos tenus sur ce blog. Et c’est toi qui accuse. Je ne vois pas pourquoi ça serait à moi d’argumenter. Enfin… si, je peux en effet argumenter.

    Il n’y a aucun rapport entre Polpot et les théories de Marx. Si l’un s’en réclame, une lecture attentive de l’autre montre que c’est une référence abusive. Marx n’a jamais demandé à ce que les porteurs de lunettes soient exécutés, il n’a non plus jamais demandé à ce que quiconque soit exécuté. Donc… Pourquoi ces exemples extrêmes ?

    Répondre
  58. cbabe
    cbabe dit :

    Je propose que les arguments soient débattus et non que l’on concentre notre attention sur les invectives de free tibet, qui ne construisent rien. Quand, dans une assemblée, l’idiot léve le doigt, il ne faut pas s’adresser à l’idiot mais bien garder en vue celui qui expose son discours devant l’assemblée.

    Répondre
  59. free tibet
    free tibet dit :

    Merci Fred de cet exemple. Tu as utilisé une des formes du discours utilisant le principe du sophisme. Analysons.
    Pour commencer : « Il n’y a aucun rapport entre Polpot et les théories de Marx » : premier mensonge. C’est une affirmation que tu sais fausse, et que tu vas prouver dans ta phrase suivante.
    « Si l’un s’en réclame, » Réponse à la question précédente: voila le rapport entre Marx et Polpot : Ce dernier ce servait de l’inflence du « bonheur du peuple » defini par Marx pour affirmer que sa vision, celle de Polpot, était la bonne. Il utilise un raccourcis, une corrélation:  » Marx voulait le bonheur du peuple, comme je suis Marxiste, alors je veux le bonheur du peuple » puis  » Comme je veux le bonheur du peuple, ce que je fais est pour le bonheur du peuple ». Polpot s’est empressé de tuer tous ceux qui étaient instruis, car eux pouvaient démontrer l’horreur du discours de ce dictateur. Il faut savoir que ce dernier, comme plein d’autre s’adresse en majorité à des personnes incultes, ne sachant ni lire ni écrire, ne connaissant rie ndu monde et de l’Histoire. Très facile à endoctriner.
    Troisième élément du sophisme : »Marx n’a jamais demandé à ce que les porteurs de lunettes soient exécutés » phrase qui illustre une démonstration par l’absurde. Marx etait forcément bien, car il n’aurait jamais dit une stupidité du style  » Tous les porteurs de lunette seront exécutés ».
    Puis la conclusion « Donc … » les 3 petits points signifiant « donc polpot n’est pas d’extrême gauche ». En plus tu es très fort dans la manipulation, en laissant les 3 points tu laisses les interlocuteurs finir la « démonstration » eux-même.
    Au passage, un petit mensonge pour rendre Marx plus humain  » il (MARX) n’a non plus jamais demandé à ce que quiconque soit exécuté » . Dans le principe de la « dictature du prolétariat » il définit clairement la nécessité d’une révolution prolétarienne qui doit prendre tous les pouvoirs et écarter les anciens tenant du pouvoir.

    Répondre
  60. manu25
    manu25 dit :

    Mais où, freetibet, va t’il chercher sa rhétorique d’un autre age? Et où veux t’il en venir? A lire, freetibet : CASTORIADIS et le livre noir du capitalisme, ca te changera de LAO TSEU et de la résilience portée en dogme.

    Répondre
  61. Alain
    Alain dit :

    C’est le double discours utilisé systématiquement dans ce blog qui devient amusant à lire.
    1er discours :
    La société, c’est toi, moi, mon voisin, mes collègues etc., elle n’est que le reflet de ce que nous sommes et chacun a sa place et peut changer la société à force de travail etc…
    C’est un discours volontariste ou chacun est responsable de sa vie et ou chacun décide de ce qu’il lui arrive et se prend en main.
    2nd discours :
    C’est pas ma faute, c’est la faute à l’autre.
    La société est telle qu’elle est, on peut rien y changer. Les méchants riches volent les gentils pauvres, alors faut prendre aux salauds de riches pour donner aux bons pauvres.
    C’est un discours de victime qui se déresponsabilise complètement de la situation dans laquelle il est et ne fait aucune place pour les initiatives personnelles.

    Bien évidemment ces 2 discours sont contradictoires.
    Dans chaque post, un des 2 discours est choisi pour illustrer les propos, par conséquent les propos du post sont toujours « vrais » et Agnès a systématiquement raison quelque soit le sujet du post.

    Sauf qu’à dire tout et son contraire il n y’a plus aucun sens.

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  62. sys4
    sys4 dit :

    Est-ce que Agnès a accusé nomément quelqu’un?
    Agnès a-t-elle accusé directement les riches d’être à l’origine du problème?
    Est-ce que Agnès parle d’un complot?

    Par contre, en ce qui te concerne Alain, toi et tes copains tu ne cesses de dénoncer un complot soviétique mondial sous forme de fronde irraisonnée du prolétariat, tu t’opposes à la progressivité de l’impôt, et puisqu’il faut pas faire payer les riches, continuons à chercher l’argent là où il n’est pas (juste pour rire: dans les PEL!). Quant aux accusations ad hominem tu n’as aucune leçon à donner. (Remarque, moi non plus, mais je me garde bien d’en donner sur ce sujet)

    Difficile de faire une vraie réponse construite après une telle avalanche de bêtise, à croire que c’est ta lourde hérédité qui s’en est mêlée.

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  63. manu25
    manu25 dit :

    Résumé du dernier bulletin de l’Alain :

    les patrons sont sympa comme le fure les routiers il y a quelque temps.

    Après : le complot communo-troskiste serait à l’origine de tout nos maux. Et pour finir: baisser un peu plus l’échine que je puisse vous …. Et à part d’encu… les mouches vous faites quoi dimanche?

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  64. jcd
    jcd dit :

    Pauvre ? précaire ? Quelle que soit la manière d’appréhender la question, il est un constat évident : la pauvreté, la précarité s’accroissent. Le mouvement a commencé en 1975 et se poursuit en s’amplifiant. Plutôt que de s’interroger s’il faut être pauvre pour parler (ou se plaindre ou contester) la pauvreté, c’est du mouvement de « départage » des bénéfices de l’activité sociale, de la concentration de richesses qu’ilfaut parler. Et chacun pauvre réel, pauvre potentiel et même riches ont le droit d’avoir et d’exprimer une opinion car une société où les pauvres sont de plus en plus nombreux est une société pauvre d’activité sociale, tout le monde y perd. Fait-il vraiment bon d’être »riche »dans une société pauvre ? Oui, si le bonheur c’est la joie de posséder le pouvoir de commander et de mépriser, sinon je crois que la réponse est non.

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  65. Nathalie75
    Nathalie75 dit :

    Je suggère que free tibet rejoigne l’infirmière qui l’attend dans sa chambre pour sa piqûre d’haldol!….remarque, peut-être bien que depuis janvier, il est stabilisé!

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