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Alors qu'il y a encore quelques semaines, tous ceux qui, comme moi, critiquaient ouvertement et vertement le capitalisme débridé se faisaient traiter de réactionnaires allergiques au progrès et incapables de se conformer à la réalité, voilà que ces derniers jours, les très nombreux thuriféraires du marché triomphant expliquent à longueur de colonne à la une que les marchés ont soufferts d'un défaut de régulation et qu'ils ont toujours dit que l'immobilier, c'est comme les arbres, ça ne grimpe pas jusqu'au ciel.
Bande de faisans !

Enfin seuls!

Depuis le début du mois, c'est un peu comme si nous étions tous enfermés dans le château de la Belle au bois dormant, mais la semaine à venir devrait être encore plus calme, entre les vacances qui paralysent tout et les Jeux olympiques qui vont phagocyter une information pourtant déjà des plus indolentes.

Publicité comparative

Quel rapport entre une charrette capable de contenir 5000 personnes, une tante en Inde, le pet de lapin et moi ?

Vent mauvais

« Pour éviter les conflits avec les principaux groupes d’intérêt, les gouvernements peuvent, dans un premier temps, introduire des réformes à la marge du “noyau dur” du marché du travail, sans véritablement toucher aux structures institutionnelles dont bénéficient les travailleurs en place. Cela tend à renforcer la dualité du marché du travail, ce qui peut ensuite permettre de gagner progressivement le soutien de l’opinion publique à des réformes plus fondamentales des institutions et politiques du marché du travail. »


Citation de l'OCDE, dans Économistes en guerre contre les chômeurs, Le Monde Diplomatique, décembre 2006

La tentation du pire

Indignations, frustrations, colère et impuissance : un bien mauvais cocktail d'émotions nous étreint face à la grande récession sociale alimentée chaque jour un peu plus par les coups bas de nos dirigeants, à peu près partout dans le monde.

Et mon cul sur ton nez, ça te fera une paire de lunettes à rationalité économique?

Eh oui, les prolos sarkozystes devraient être un peu chafouins ces derniers temps et pourtant la grande entreprise d'équarissage en gros Sarko- Fillon n'en est qu'à son galop d'essai. Tu as fini ton pain blanc, tu commences déjà à regretter ton pain bis, voilà venue l'heure de la brioche!

Leur en donner pour leur argent!

Tout travail mérite salaire, disait ma grand-mère. Mais elle vivait carrément à une autre époque, pour ne pas dire sur une autre planète.

De quoi Monsanto est-il le nom?

L'entreprise Monsanto, pour une multitude de raisons plutôt rationnelles, est actuellement l'une des entités modernes qui focalise le plus d'opinions négatives à son encontre.

La concurrence, c'est bon pour ton poil!

Ne jamais perdre de vue que la construction européenne actuelle se fait essentiellement sur ce socle, c'est à dire sur l'idée que la concurrence libre et non faussée est le modèle grâce auquel nous allons cavaler cheveux au vent vers un avenir radieux sur fond de soleil levant.

Ceci n'est pas un rapport

Sacré poissard!
Je ne parle pas de Terry Gilliam, bien qu'il semble qu'il se traîne une scoumoune plus grande que les deux tours du WTC réunies, mais bien de Jacques Attali qui a planché sur un rapport sur la libération de la croissance pendant des semaines et qui se retrouve à le publier pile-poil au moment où le château de cartes de la spéculation mondiale commence à s'effondrer avec la précision mécanique d'une exhibition de dominos.

Les maîtres du monde

Décembre 2006 : assemblée générale au bled du gros semencier de la région. Avec ma tête de brave fille et mon air pas dangereux pour un rond, c'est la deuxième année que je décroche un strapontin à la réunion de la crème du dessus du panier des paysans de notre beau pays.

Comment nous nous sommes fait baiser!

Alors que la campagne électorale n'en finissait plus de se traîner, le gouvernement Villepin semblait n'avoir plus qu'un seul objectif : mener à bien coûte que coûte la simplification du Code du Travail.

Les nouveaux décroissants

D'un côté il y a le futur Grenelle de l'environnement qui, juré, craché, va sérieusement se pencher sur les questions des OGM, du climat et tout ça.
De l'autre, il y la bataille de chiffre autour du pouvoir d'achat des Français et de la courbe de la croissance qui bande mou.
Et au milieu, il y a nous, les pauvres cloches à qui l'on promet tout dans un monde de joyeux Bisounours.