Panama Papers for losers

Se faire rouler dans la farine
Se faire rouler dans la farine

Très régulièrement, politiques et médias « découvrent » d’un air effaré que les riches dépensent des trésors en avocats fiscalistes rien que pour s’assurer que leurs fortunes colossales ne ruissèleront jamais vers le bas, y compris au compte-goutte. Très régulièrement, tout le monde fait comme si on n’avait jamais entendu parler de paradis fiscaux, c’est à dire, concrètement, d’endroits où on planque l’argent loin de tout contrôle et en particulier loin du contrôle des États et de leur bras armé, le fisc.

Franchement, il faut souffrir du syndrome du poisson rouge pour être encore étonné. LuxLeaks, c’était il y a combien de temps, déjà ? Un peu plus de deux ans.
Et puis, quelle découverte ! J’avais déjà entendu parler des vertus apaisantes du Luxembourg pour contribuable bougon en 1999 dans un cercle d’expatriés à Moscou. Avec un ticket d’entrée à cinq zéros. Du menu fretin, mais déjà plus le commun des prolos. La planque du petit bourgeois qui peine à s’élever au-dessus de la classe moyenne et qui refuse de se laisser confisquer les fruits de ses dépassements d’honoraires par un État cryptobolchévique et/ou une bande de têtards hydrocéphales qu’il a mis en route un soir de coma éthylique à une convention de vieux cons autosatisfaits.
Quand même, quel gros scandale ! Et comme les têtes sont tombées !
Non, je rigole, en fait, les conséquences de ces révélations tiennent en quatre lettres : R I E N !

Et SuisseLeaks, c’était quand déjà ?
Un an, déjà !
Attention, ça a chauffé, quand même. Il y a même une banque qui a été condamnée et qui a l’air bien décidée… de s’en tamponner comme de son premier bordereau de virement interbancaire. Il parait aussi que le fisc portugais a l’intention de recouper les informations obtenues avec la liste des contribuables portugais. Je pense qu’ils recoupent encore. Et que le fisc français, si prompt à te coller 10 % dans les gencives quand tu as le malheur de transférer ta déclaration d’IR deux secondes trop tard, n’a toujours pas l’info qui lui a éclairé sa première synapse de fidèle limier à fraudeurs.

Alors forcément, quand le chœur des vierges effarouchées remet le couvert pour les Panama Papers, on a l’ami Denis Robert qui s’agace quelque peu aux entournures.

Denis Robert… mais si, souvenez-vous : c’est le journaliste tout seul qui a fait éclater l’affaire Clearstream en février 2001 et qui en récompense de ses bons et loyaux services pour la santé financière de la planète s’est mangé dans sa face pas moins de 63 procès dans 5 pays différents.

Je ne crois pas que la crapulerie internationale n’a jamais aussi bien senti le vent du boulet que ce jour-là. Le moment où un petit fromage qui pue a mis en évidence l’immense lessiveuse à pognon sale qui servait à tout ce que la finance globalisée avait de plus moche à cacher. Le moment où un petit fromage qui pue avait trouvé la faille dans le système à spolier les peuples, le pied d’argile du géant de merde. Les mecs étaient tellement repus, tellement surs d’eux et de leur combine qu’ils avaient bien fini par relâcher un peu la garde.
Je pense qu’à partir de ce moment-là, ils ont tout réorganisé fissa pour être certains qu’on ne puisse plus jamais leur donner envie de sucer du Maalox, quitte à sacrifier de temps à autre quelques seconds couteaux… comme pour les Panama Papers.

Certes, il y a tout de même quelques petites choses intéressantes qui sortent des Panama Papers. Comme le fait de rappeler au bon petit peuple laborieux que le fric qui sirote du jus de coco à l’ombre des palmiers, il ne surgit pas par génération spontanée, mais qu’il est bien confisqué, ailleurs, volé à aux gens qui ont sué sang et eau pour le faire exister.

C’est en tout cas ce qu’ont découvert les petits bras d’une entreprise qui les avait vidés comme des sacs à merde sous prétexte qu’elle n’avait plus de pognon.

C’est donc avec stupéfaction que les 37 anciens salariés d’une entreprise du groupe Autajon dans la Sarthe, licenciés lors de sa fermeture pour raison économique en 2012, ont découvert que leur ex-patron figurait sur la liste de « Panama Papers ». « Je suis vraiment écœuré. Il a fallu que je déménage cinq fois en deux ans pour trouver du travail (…) Je ne suis pas sûr que (le patron) pense à ses salariés, il pense surtout à son compte bancaire », a témoigné un ancien imprimeur au micro d’Europe 1.
Une situation en passe d’être régularisée. Le compte bancaire de Richard Autajon s’élèverait à 130 millions d’euros, ce qui en fait la 4.000e fortune de France. Son entreprise, spécialisée dans la fabrication d’étiquettes pour l’agro-alimentaire, emploie 4.000 salariés dans le monde, dont plusieurs centaines dans la Drôme. L’industriel ne dément pas avoir caché sa fortune. De l’argent « personnel » et non celui de la société, précise son avocat, qu ajoute que cette situation est en passe d’être régularisée avec le fisc français.

Source : Licenciés il y a 4 ans, ils découvrent que leur patron est cité dans les « Panama Papers »

Oui, je voulais être sure que tout le monde lirait bien : « une situation en passe d’être régularisée ». Le mec vole, triche, ment, met sur la paille 37 personnes et leur famille, fait des bras d’honneur tous les matins à la République, ses citoyens respectueux des lois et ses agents du fisc et on va… régulariser sa situation !!!

Autrement dit, le margoulin qui doit pas être le dernier dans le cercle des pleureuses qui réclament toujours plus de subventions pour sa gueule et toujours moins de droits pour ses exploités, le délinquant en col blanc qui avoue comme un gros chacal repu qu’il s’est bien foutu de la gueule de tout le monde, il va signer un chèque et voilà tout !

On devrait lui planquer un bout de pizza dans sa mallette. Parce que dans ce pays, il n’y a bien que les voleurs de pizza qui prennent cher quand il se font gauler et qui méditent sur l’équité de la loi du fond de leur zonzon !

Mais ce n’est pas ça le pire.
Le pire, c’est tous ceux qui ne sont pas sur ces listes.
Tous ceux qui savent que :

Les Panama Papers, c’est déjà de l’histoire ancienne !

En fait, en dehors de Cleastream, chaque fois qu’un scandale financier éclate, le gros gibier, ça fait bien longtemps qu’il a planqué ses biscuits ailleurs. Toujours deux coups d’avance. Au moins. C’est comme ça qu’on gagne au bonneteau de la finance et de la corruption.

Parce que vous pensez bien que les énormes multinationales qui signent des PPP avec les États et surfacturent 5000 € le changement d’une prise électrique, elles ne vont pas planquer les fruits de notre travail sous les bananiers. Faudrait vraiment être cons. Surtout avec toute l’instabilité politique et judiciaire qu’il y a dans ces appendices d’États. Il n’y a que les petits bras et les porte-flingues pour encore y croire.

Non, quand tu as de la tune, de la vraie, de la bonne, de la bien grasse qui refoule bien du goulot, il te faut une planque de première classe, dans un pays qui te garantit les meilleures conditions d’accueil et de sécurité possibles.

En gros, quand tu as un magot à mettre à gauche, il faut être un teubé pour l’enterrer au pied d’un cocotier sur une ile de pirates : tu le fous à Fort Knox. Autrement dit, dans le plus gros paradis fiscal de tous les temps, celui qui est doté de la plus grosse puissance militaire de tous les temps et qui est doté du système extrajudiciaire le plus efficace de tous les temps.

L’opacité fiscale des États-Unis est aujourd’hui le grand sujet de discussion des connaisseurs de la finance offshore. Le 1er juillet à Amsterdam, devant quelque 600 spécialistes des trusts et de la planification patrimoniale, l’avocat genevois David Wilson animera une conférence au titre éloquent : « L’Amérique est-elle la nouvelle Suisse ? » Pour lui, la réponse est oui.

« Aujourd’hui, un client français qui ouvre un compte non déclaré dans une grande banque à New York ne fait l’objet d’aucun échange d’informations vers la France, dénonce-t-il. Et si mes clients fiscalement conformes me demandent où est la meilleure juridiction pour rester discrets, je ne peux pas leur mentir, ce sont les États-Unis. »

Un article de l’agence Bloomberg décrivant l’Amérique comme « nouveau paradis fiscal préféré » des grandes fortunes a enflammé le débat fin janvier. Mais chez les spécialistes, le problème américain est connu de longue date. Il tient en deux notions : échange d’informations incomplet et opacité des structures.

Source : Les États-Unis, refuge de la dernière chance pour l’argent des paradis fiscaux, Le Temps, 31 mars 2016

Et ce n’est pas moi qui le dis, ce sont les Suisses; et ils savent quand même de quoi ils causent ! Surtout qu’ils l’ont assez mauvaise de s’être fait doublés de cette magistrale façon. Encore que la combine est connue chez tous les petits malfrats : collaborer avec les flics pour liquider la concurrence et entrer dans la cour des grands.

Le 18 décembre 2015, le parlement suisse a adopté la loi portant sur l’échange automatique de renseignements (EAR). La Suisse devra fournir automatiquement aux États étrangers tous renseignements concernant les avoirs détenus dans nos banques par les citoyens de ces États. « Il s’agit là de l’aboutissement d’un processus commencé il y a sept ans sous la pression exercée par les États-Unis qui, prétendaient-ils, entendaient ainsi lutter contre l’évasion fiscale », explique Marc Béguin, avocat au Barreau de Genève. Toutefois « au 11 décembre 2015, les États-Unis ne figurent pas sur la liste OCDE des États s’étant engagés à mettre en œuvre ce système, fait valoir l’avocat genevois. Les États-Unis « jouent un scandaleux double jeu », conclut-il.

Source : Le rôle des États-Unis face à l’évasion fiscale est toujours plus critiqué, Le Temps, 25 février 2016

Du coup, on regarde l’affaire des Panama Papers d’un autre œil et trouve qu’elle a de plus en plus la gueule d’un contrefeu médiatique. Bien sûr, c’est toujours bon pour le moral d’exposer quelques aigrefins sur la place publique, mais concrètement, c’est déjà une piste froide.

Le plus marrant (ou triste à pleurer, c’est selon), c’est comment je suis arrivée au dossier du journal suisse alors même que tout le monde est en train de regarder ailleurs avec une belle constance : en visionnant la dernière saison de Fargo.

Mais si, cette excellente série éponyme du non moins excellent film et qui met en scène pour l’essentiel des flics pèquenots en moon boots qui poursuivent des benêts dangereux à force d’être cons et avides et qui se retrouvent mêlés aux truands locaux !

Bref, la dernière saison est purement brillante et elle met en scène — entre autres péripéties — comment la pègre cambrousarde passe à la vitesse supérieure en s’investissant dans le monde de la finance. Mais le plus marrant de l’histoire, c’est que l’action tourne autour de Sioux Falls, un bled qui ne fait pas envie et dont la gloire locale est d’avoir pendu 22 Indiens, s’il faut en croire une plaque commémorative qu’examine l’un des personnages de la série sur le mur-pissotière d’un bistrot de seconde zone. Et c’est en voulant en savoir plus que je suis tombée sur ça :

Des prairies à n’en plus finir, autrefois terres des Sioux. Avec son agriculture qui produit du maïs et du soya en quantité industrielle, le Dakota du Sud affiche une identité très agricole. Mais cet Etat de 843 000 habitants, grand comme cinq fois la Suisse, a développé une industrie plutôt inattendue au milieu de la ruralité du Midwest.

Lire aussi l’éditorial:  L’anomalie fiscale américaine n’a que trop duré

A l’image du Wyoming voisin, il se présente comme l’un des nouveaux paradis fiscaux capable d’attirer les fortunes du monde entier. Aux États-Unis, il détient le record absolu : 84 sociétés de trusts dont la masse sous gestion s’élève à 225 milliards de dollars, selon Bret Afdahl, directeur de la division bancaire du Département du travail. Un avocat de la place l’estime même à 336 milliards. La plupart des sociétés de trusts sont concentrées à Sioux Falls, même si Pierre, la capitale, et Rapid City en accueillent quelques-unes.

Source : Sioux Falls, Dakota du Sud, le petit paradis fiscal dans la prairie, Le Temps, 1 avril 2016

Ben oui, le paradis sur terre pour les mecs qui ont tout à cacher, c’est juste le gendarme du monde et surtout ses petits états pouilleux du Midwest, ses nids à Rednecks, la face caché de la Lune du rêve américain. Un peu comme si Monaco se délocalisait dans le Gers.

Impressionnant, non ?

Et pendant ce temps :

« On préfère un bon maire qui fraude qu’un nul intègre »

Source : Fraude fiscale : à Levallois, on encense toujours Balkany, Le Parisien, 10 avril 2016

 

À bouffer du foin, je vous dis, à bouffer du foin…

 

48 réponses
  1. Saze Rayl
    Saze Rayl dit :

    Ha oui, tiens, le Luxembourg, ce beau pays.

    Autrefois industriel : transformée en lessiveuse à argent sale par Jean-Claude Juncker….

    Actuel Président de la Commission Européenne…

    1er personnage européen…

    Bref…

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  2. lik
    lik dit :

    Euh, le hub des paradis fiscaux c’est la City de Londres.

    Ca fait plus de 20 ans que le sujet est connu, Peillon en commission parlementaire, Chavagneux pour son livre. Mais tous les pays jouent la course à l’échalote du moins disant fiscal, même la France avec ses niches :

    http://blog.francetvinfo.fr/classe-eco/2016/04/04/societe-offshore-mode-demploi.html

    http://www.huffingtonpost.fr/pascal-ordonneau/sans-unite-europeenne-les-paradis-fiscaux-resteront-sur-terre_b_9660376.html?utm_hp_ref=france

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  3. saxo
    saxo dit :

    yop, sympathique angle d’approche Agnès.
    Tu ne m’en voudras pas, j’ai transféré le lien de ton blog vers la section ATTAC locale (que mon cher Pôpa anime)

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    • fassi
      fassi dit :

      Mme Agnès, votre article est excellemment bien rédigé et rempli d’ironie.

      Si je peux me permettre une petite critique ou un avis contraire madame Agnès, je vous dirais que vous y allez parfois un peu fort sur ce post dans le sens où vous omettez des données importantes sur le modèle de société qui a été choisi ici et ailleurs, qui, ce modèle inclut de nombreuses contraintes  » in and out « , hors de la fiscalité et de la sphère purement économique…

      Lorsqu’on analyse de l’extérieur une situation donnée sur une autre personne ou entité, notamment fiscale ou autre paramètre supposé contraignant, il faut tenir compte d’un ensemble d’éléments informationnels qu’on ne dispose malheureusement pas toujours.

      Souvent, notre jugement a posteriori se modifie, voire radicalement de temps en temps, dès qu’on a accès aux compléments d’informations manquantes….et on finit par se dire « oh zut, je ne savais pas ça…je suis confus…j’ai un peu honte…. ».

      On a tous vécu ce type de situation.

      Un exemple assez con de la vie de tous les jours : vous croisez un voisin, que vous n’avez pas croisé depuis 4 ans, à qui vous dites « bonjour » et il ne vous répond pas.

      La réaction presque naturelle de chacun de nous, c’est de se dire « quelle personne impolie !  » voire pour les plus directs, ils vont se dire carrément dans leur tête  » quel vieux con ! Il ne dit pas bonjour « .

      Voilà mais…vous apprenez quelques semaines plus tard que le voisin en question venait d’être informé qu’il avait attrapé un foutu cancer et qu’il était, le jour de votre croisement, exceptionnellement sous le choc de la soudaine nouvelle….

      Et le voisin imaginaire en question pourra se dire « c’est toi le gros con, ce jour-là ma vie s’était effondrée totalement et j’étais à des années-lumière du bonjour ».

      En résumé, quelque soit la situation, même en termes de fiscalité pour revenir au sujet sans la petite parenthèse de la figure de style, il faut connaître tous les aspects du problème évoqué pour juger à bonne mesure.

      La fiscalité n’est qu’un paramètre parmi tant d’autres à prendre en compte dans une analyse contextuelle et circonstanciée…

      Ceci dit, je trouve votre contenu intéressant et riche d’enseignements fondamentalement même si, de temps à autre, les avis peuvent diverger…et qu’en France, et ailleurs, l’impunité, pour répondre à votre mot, n’est pas aussi systématique…

      sources :

      – pour la définition de jugement :
      http://www.dictionnaire-juridique.com/definition/jugement.php

      – pour la définition de la fiscalité directe : http://www.rachatducredit.com/definition-de-fiscalite-directe-0908.html

      – pour la définition d’une analyse :
      http://www.linternaute.com/dictionnaire/fr/definition/analyse/

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  4. smolski
    smolski dit :

    De quelque côté l’on se tourne, le problème n’est pas le système social par lui-même mais la monnaie dans un système social quel qu’il soit.

    La monnaie dématérialise tout ce qui fait le lien social propre à l’Humanité et de là en corrompt l’énergie vitale pour tous.

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  5. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Je reviens sur le patron qui s’est fait gauler avec 24 millions d’argent volé à ses travailleurs et aux citoyens français.

    Même maintenant qu’il s’est fait attraper plongé dans le pot de confiture jusqu’au cou, il ne va rien lui arriver de fâcheux.

    En gros, cela signifie que tu as toujours intérêt à frauder : tant que tu ne te fais pas chopper, tu gagnes, et si tu te fais prendre, tu ne perds rien de plus (surtout que si mes souvenirs sont bons, la prescription fiscale, c’est au bout de 5 ans : donc même si tu fraudes depuis 20 ans, on ne peut pas remonter plus de 5).
    C’est donc très rentable, surtout que plus tu es fautif et plus tu peux négocier avec le fisc, donc ne pas restituer l’intégralité de ce que tu dois, donc être encore gagnant par rapport à la situation où tu aurais été honnête.
    En régularisant, cela ne signifie pas non plus que tu ne frauderas plus, puisque tu sais que ça te coute moins cher que d’être honnête…

    J’ai l’impression que sur la toile de fond des Panama Papers, personne n’a vraiment saisi que ce qui fait tenir ce système de corruption, c’est qu’on y risque absolument rien du tout.
    Toi, tu oublies une ligne dans ta déclaration IR, tu te fais claquer le beignet et 10 % de pénalités dans ta gueule. L’autre, il négocie…
    J’ai même l’impression qu’on le remercie d’avoir bien voulu faire semblant d’être honnête.

    L’impunité, c’est ce qui te raconte les valeurs qui ont réellement cours dans ton pays!

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  6. Auxi
    Auxi dit :

    Ahem, puisque tu apprécies tes lecteurs attentifs…

    « …il s’est fait ATTRAPER plongé dans le pot de confiture jusqu’au COU »

    « …tu ne te fais pas CHOPER » (discutable)

    Je n’ai rien à redire à l’article, alors, il fallait bien que je trouve quelque chose !

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  7. herve_02
    herve_02 dit :

    quand on écrit ses lois, quand on écrit ses constitutions, on a rien à craindre du peuple.

    Nous ne sommes plus en démocratie depuis un sacré bout de temps.

    Pas besoin d’aller fusiller des étudiants, suffit de les matraquer pour les renvoyer chez eux.

    Répondre
  8. Brigite
    Brigite dit :

    soyez cool :

    « Il se trouve même un ancien ministre de l’Éducation nationale, paraît-il philosophe (Luc Ferry ­ NDLR), pour dire que le secrétaire général de la CGT a un QI de bulot. Voilà le genre d’« arguments politiques » qu’on oppose à la CGT. »
    Philippe Martinez

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  9. El gato
    El gato dit :

    Bravo pour ce très joli papier.

    Vous avez effectivement bien démontré les tenants et les aboutissants de la situation.
    Les commentaires des intervenants démontrent que ici au moins les yeux sont dessillés.

    Nous sommes, n’ayons pas peur de le dire, dans un monde pourri et alors qu’on nous rebat les oreilles avec les « enturbannés terroristes » on oublie les pires des terroristes, ceux en costume 3 pièces qui sont les tueurs des peuples et des économies et dont certains s’érigent même en défenseur des libertés…

    La dictature est mondialisée par ces criminels.
    Pourtant comme vous le soulignez non seulement ils ne risquent jamais rien, mais sont couverts et encensés par une majorité suffisante pour être réélu sans coup férir comme le démontre la présence une fois de plus de Balkany.
    Mais gageons qu’à l’image d’un Cahuzac, il est un joueur moyen dans cette classe exécrable que représente la majorité de la fange ignoble de nos politiques acoquinée avec le monde de la finance, quand il n’y a pas collusion manifeste.

    Alors si la terre est ronde on ne peut pas en dire autant des bipèdes qui peuplent la planète.
    Desproges disait: « il y a plus d’humanité dans le regard d’un chien que dans celui de lepen ».
    On peut aujourd’hui allonger sa liste à bien plus que ce triste individu.

    Et pourtant je constate chaque jour la passivité ou/et l’amnésie qui touchent la majorité de mes concitoyens.
    Prompte à crier à l’injustice, elle cautionne par son inaction les plus grands scandales quand elle ne les défend pas.

    Vous parlez du foin, mais tout le foin de la planète ne suffirait pas à nourrir cette bandes de citoyens idiots et aveugles, donc quitte à sauver une espèce, mieux vaut sauver les ânes qu’une majorité de nos semblables engluée dans l’abêtissement et leur « connerie » intersidérale.

    Pauvre France, Pauvre Europe, Pauvre humanité.

    Répondre
    • Agnès Maillard
      Agnès Maillard dit :

      Merci le chat!

      Après, je ne pense pas que les gens soient particulièrement idiots : ils sont ce que les institutions et les organisations les poussent à être. La mise à l’écart d’une part grandissante de la population dans le chômage (et donc l’inutilité économique… dans un premier temps) est une arme terrible contre les peuples dans la série du «diviser pour mieux régner». Alors que la population augmente et avec elle, les besoins bruts, le nombre de gens conviés à produire et à recevoir en contrepartie les moyens de satisfaire leurs besoins bruts tend à diminuer. Ceux qui sont encore inclus doivent donc souvent augmenter toujours plus leur productivité pour compenser les départs et améliorer toujours plus la rentabilité, et donc le profit. Ils sont pressés comme des citrons, abrutis de travail et de loisirs factices et payants et quand ils commencent à râler, on leur présente les exclus comme la source de leur merde.
      Les exclus, eux, sont de plus en plus privés de tout et donc amenés à envier les inclus et à vouloir les rejoindre à toute force, quand bien même ce serait pour bouffer leur louche de merde, parce que, finalement, la merde, c’est mieux que rien.

      Et au final, tu as toute une population qui vit dans la peur où tout le monde est en compétition avec tout le monde, à commencer par le collègue ou le voisin et donc plus personne n’a de temps à consacrer à autre chose qu’à la lutte pour sa survie, pendant que ceux qui ont organisé ce merdier comptent les points du haut de leur Olympe.

      Répondre
      • El gato
        El gato dit :

        Bien le merci pour votre réponse
        Je vais tenter d’expliciter davantage les points qui ont soulevé interrogation chez vous.

        Quand je dis que la majorité des gens sont idiots, je ne remets pas en cause leur intelligence, ce serait là un jugement de valeur que je n’ai pas à m’autoriser.
        Donc c’est bien leur comportement et attitude que je vise.

        J’entends bien qu’ils ont peur, mais outre le fait que la peur n’évite pas le danger, elle est surtout le principal vecteur qui conduit vers la dictature, les exemples et faits historiques sont là pour le démontrer/rappeler à qui veut bien le voir.

        Nous avons tous des soucis et des craintes dans nos vies.
        Mais devons nous pour autant en devenir les esclaves et surtout les confier aux mains de gens qui n’ont d’autres intérêts que celui, non de nous aider à trouver solution, mais au contraire à les entretenir pour mieux nous soumettre ?

        Alors oui nous avons le droit et le devoir d’avoir peur, c’est un réflexe salvateur, mais pas de nous laisser dominer par cette peur.
        Accepter l’inacceptable ou le minimiser par des arguments fallacieux n’est en aucun cas une excuse que j’accepte.

        Les lanceurs d’alertes sont poursuivis et traiter pis que des traitres et les criminels en col blanc sont libres et surtout … soutenus et parfois (souvent) excusés par une majorité.
        Regardez Balkani que vous citiez, toujours là et soutenus par ceux qui payent son incurie pourtant et des exemples comme ça vous en trouvez des milliers.

        Je ne puis adhérer à ces comportements de masse qui trop souvent n’ont comme seuls arguments « mais que pouvons nous y faire et j’ai d’autres chats à fouetter ».

        Et je vous quitte avec une petite réflexion :
        Nous croyons vivre en démocratie alors que nous plongeons vers des autocraties immondes mise en place grâce à la soumission aveugle d’une majorité.
        Et comme en écho, je me remémore cette citation de Goethe: « Nuls ne sont plus désespérément esclaves que ceux faussement convaincus d’être libres ».

        PS: Merci pour votre travail et votre Blog instructif pour qui veut voir 😉

        Répondre
        • Brigite
          Brigite dit :

          ce n’est pas un bon blog car il traite les manifestants de la CGT de neuneus qui inventent des solidarités qui n’existent pas et laisse penser que la France c’est marrant en fin de compte car il y a le Front national et tout ça.

          m’enfin, vous n’êtes plus un ado tout de même !!!
          lève-toi, fainéant !

          Répondre
      • lik
        lik dit :

        Je pense que les gens sont tous assez stupides, du haut en bas de la pyramide.

        Plus ca va, plus je suis sidéré par la connerie humaine, c’est effrayant, c’est même plus un problème de lutte des classes.

        C’est un problème qui relève de la neuropsychiatrie. Le cerveau humain est complètement maboule et c’est l’intérêt de l’époque actuelle que de le révéler à grande échelle;

        Répondre
        • Brigite
          Brigite dit :

          Oui bien sûr,
          en Russie, ils n’ont pas ce problème, tout le monde participe, même les vieux, ils cassent la glace le matin.
          Ils n’ont pas de noirs, tout va bene.
          Tu mets un habit de militaire et tout le monde t’aime.

          Répondre
        • smolski
          smolski dit :

          lik : « Plus ca va, plus je suis sidéré par la connerie humaine, c’est effrayant, c’est même plus un problème de lutte des classes.  »

          Se poser en juge et en prophète de l’Humanité toute entière sont déjà les plus belles conneries qui aient été jamais créées.
          Il faut donc utiliser une autre manière de considérer les évènements sociaux qui nous sidèrent, notamment en partant de soi et non d’autrui.

          Répondre
          • lik
            lik dit :

            Mais c’est bien en partant de moi et en retournant d’autrui que j’affirme que l’humain est complètement stupide. Toi même le démontre à chaque instant avec des pontifications vaseuses et absconses.

            Ce n’est pas un jugement, encore moins une prophétie, mais un constat, un fait incontournable depuis des millénaires, même les bouddhistes sont des crétins dogmatiques.

            Socrate avait déjà cogné sur la bêtise universelle humaine, Galilée ensuite, Shakespeare au théâtre, Molière, Hegel et la dialectique, Freud ensuite avec l’inconscience refoulée, puis Lacan sur le réel.

            Quand donc les humains se rendront compte de leur pure stupidité ?

        • smolski
          smolski dit :

          lik : « Quand donc les humains se rendront compte de leur pure stupidité ? »

          Mais elle est nécessaire pour évoluer soi-même et faire évoluer autours de soi.

          C’est un exemple de ce que je dis précédemment, partir de soi pour arriver aux autres et non que les autres nous parviennent de ce qu’ils sont d’abord.
          Ce sont les maîtres, les technocrates, les tyrans qui s’imaginent l’image du monde et l’imposent sans jamais en percevoir le sens en eux-mêmes. Ils se placent bien au-dessus de tout ça quoâ…

          Répondre
          • lik
            lik dit :

            « C’est un exemple de ce que je dis précédemment, partir de soi pour arriver aux autres et non que les autres nous parviennent de ce qu’ils sont d’abord. »

            Quel charabia totalement indigeste. Est ce vraiment nécessaire toute cette vacuité verbeuse ?

          • smolski
            smolski dit :

            lik : « Quel charabia totalement indigeste. »

            Effectivement lik, on peut condenser tout ça ainsi :
            « Plutôt que de voir la paille qu’il y a dans l’œil du voisin, regarde la poutre que tu as dans ton œil. »

          • smolski
            smolski dit :

            Ah ah ah ! lik !
            Depuis le temps, tu devrais mieux me connaître sur ce blog.

            Je ne m’adressais pas à toi, j’expliquais ce que c’était que de partir de soi plutôt que de partir des autres, ce que ne font pas les dictateurs qui ramènent tout à eux pour expliquer l’ensemble du monde au lieu d’aller vers le monde, le découvrir tel qu’il est et non tel qu’il voudrait qu’il soit, c’est à dire aussi avide et térrifié qu’ils sont eux-mêmes.

          • smolski
            smolski dit :

            lik : « Partir de soi, ca veut dire quoi ? Moi y en a pas comprendre… »

            Oui, j’avoue que c’est confus à lire et je m’en excuse.

            Mon idée est que partir de soi pour aller vers les autres c’est n’avoir aucun préjugé. De là, permettre à la sottise de s’exprimer c’est aussi permettre à la création de s’épancher, l’une n’étant pas si éloignée de l’autre au final.

          • lik
            lik dit :

             » permettre à la sottise de s’exprimer c’est aussi permettre à la création de s’épancher, l’une n’étant pas si éloignée de l’autre au final. »

            La sottise, on en a son comptant et même plus, je vois pas l’intérêt de faire croire que la sottise puisse créer quoi que ce soit.

            La sottise a surtout été à l’origine de massacres sans nom, et ca continue. Ce monde est dirigé par des sales connards idiots qui massacrent à tour de bras, de toutes les façons possibles et imaginables. C’est une orgie de connerie au pouvoir, et il faudrait s’en féliciter ?

            Assad, Poutine et toute la clique des pourritures « humaines » qui auront posé leur sale vie sur cette planète.

          • smolski
            smolski dit :

            lik : « je vois pas l’intérêt de faire croire que la sottise puisse créer quoi que ce soit. »

            La sottise c’est Nuit debout, la révolution française, la Commune, ouvrir la cage aux oiseaux, écrire Liberté sur son cahier d’écolier, ne pas nettoyer une préparation et découvrir la pénicilline, etc.
            « Le 3 septembre 1928, le docteur Alexander Fleming, alors âgé de 47 ans et 6 mois, revient de vacances et retrouve son laboratoire du Saint-Mary’s Hospital à Londres. Il retrouve alors les boîtes de Petri où il faisait pousser des cultures de staphylocoques dans le but d’étudier l’effet antibactérien du lysozyme, une enzyme se trouvant dans les larmes et la salive. Il a la mauvaise surprise de voir ses boîtes envahies par des colonies cotonneuses de moisissures d’un blanc verdâtre. Elles ont été contaminées par les souches d’un champignon microscopique, Penicillium notatum ; son voisin de paillasse, un jeune mycologue irlandais, Charles J. Latouche, travaille sur cette espèce de moisissure, qui entraîne des allergies chez les patients asthmatiques.

            Alors qu’il doit désinfecter ces boîtes contaminées, Fleming s’aperçoit qu’autour des colonies de moisissure il existe une zone circulaire dans laquelle le staphylocoque n’a pas poussé. Il émet l’hypothèse qu’une substance sécrétée par le champignon en est responsable et lui donne le nom de « pénicilline ». »

            https://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9couverte_de_la_p%C3%A9nicilline

            Tu vois, il y en a bien plus ainsi que comme celles que tu décris toi.

            D’ailleurs, ce que tu annonces comme sottise dans tes exemples n’en font qu’une, celle du conformisme.

          • smolski
            smolski dit :

            lik, je parle de la sottise des dictateurs, des va-t’en guerre et tout l’tralala que tu as nommé toi-même ici :

            lik : « La sottise a surtout été à l’origine de massacres sans nom »

          • smolski
            smolski dit :

            @lik

            Ce que mes exemples démontrent c’est que c’est souvent à partir de l’inconformisme d’une pensée ou de l’observation des résultats d’une sottise de manipulation que des découvertes ou des avancées décisives sont réalisées, contrairement à ce qu’affirment les maîtres et autres dictateurs régnants.

            Pour la pénicilline, c’est le fait d’avoir malencontreusement partager un plan de travail entre deux expérimentations (la paillasse), ce que l’on peut qualifier de « sottise » dans le principe, qui se sont contaminées et qui a permis de comprendre l’action de la pénicilline et le principe de la « sérendipité » qui en découle « sérendipité », tu es un des modestes fleurons d’après tes dire, ce dont je te félicite car moi, les microbes ou les crobes entiers…

            Ou enccore, les circonstances (des tests de fonctionnement) qui ont permis l’écoute des ondes fossiles dues au big bang en est un autre exemple…
            Euh… Tu fais pas astronautique aussi par hasard ?

            😀

  10. Brigite
    Brigite dit :

    logique patronne, on est pas une grosse fiente de bureaucrate syndicaliste, ni un gros bâtard de sale larve rampante aux ressources humaines.
    On fait pas partie de cette espèce de cafards nuisibles qui s’appellent actionnaires, ni des crevards de droite, ni des fumiers d’apparatchik social-démocrates, ni des petites merdes de catholiques intégristes.

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