Braquage géant chez Smart : les bandits ne courent même pas.

wassingue2Le démontage en cours du Code du travail a ceci de particulier qu’il nous renvoie à la féodalité sans que personne mesure réellement l’amplitude hallucinante de ce gigantesque bond en arrière.

Le simple fait de faire primer l’accord d’entreprise sur la loi suffit amplement à faire de la protection des salariés soumis à la subordination de leurs moyens de subsistance une vue de l’esprit.

Simple exemple comme cela en passant d’une information tronquée au profit de la thèse libérale dominante, la manière dont la consultation des salariés de l’usine Smart à Hambach (Moselle) a été traitée me semble significative du peu de sérieux et d’objectivité de nos journaux français. En effet, la plupart se sont empressés de titrer, comme pour encourager les positions régressives du Medef et de l’aile droite du PS, que les salariés de Smart ont voté à 56 % pour un retour aux 39 heures payées 37, ce qui signifierait leur adhésion pleine et entière aux thèses libérales. C’est aller un peu vite en besogne, la réalité étant quelque peu plus nuancée. En effet, bien que ce résultat soit exact, il convient de souligner la composition de ce vote auquel 385 cadres consultés et seulement 39 % des 367 ouvriers (qui ont voté contre à 61 %) ont participé.

Source : Chez #Smart, la guerre des classes a bien eu lieu | les échos de la gauchosphère

 

Déjà, en admettant que la « consultation » ait eu lieu dans de bonnes conditions, il y a tout de même 44 % des salariés qui se font voler du salaire à leur corps défendant. Parce que oui, il faut appeler les choses par leur nom : on leur vole du salaire sans autre forme de procès.

Ensuite, comme le souligne notre ami Gauche de combat, ce n’est pas une consultation, ni une négociation, ni rien de ce genre. Il ne peut y avoir négociation qu’entre deux parties d’égale force. Ici, c’est seulement de l’extorsion de fonds obtenue par chantage. J’ai rigolé amèrement en écoutant les éléments de langage des médias pour parler de ce coup de force, eux qui sont si prompts à qualifier les luttes ouvrières de « prises d’otages », surtout quand ça emmerde les bourgeois. Cela aurait été bien plus approprié au moment où l’on demande à des gens de voter contre leurs intérêts en menaçant ouvertement leurs moyens de survie et ceux de leur famille.
Enfin — et comme cet article le rappelle à bon escient —, ces prises d’otages patronales sont assorties de fausses promesses qui sont généralement trahies dans les 24 mois qui suivent sans que les cocus de l’histoire soient dédommagés de quelque manière que ce soit. Ce n’est pas une vue de l’esprit, c’est systématique.

En gros, les baisses de salaires sont imposées pour financer la revente à la découpe et la délocalisation sans frais. Et c’est tout.
Depuis le temps que ce sinistre scénario se reproduit, on ne peut plus parler d’ignorance ou d’aveuglement des responsables sociaux, médiatiques et politiques, mais bel et bien de complicité. Et ça m’étonnerait bien qu’ils le fassent gratos…

37 réponses
  1. Un partageux
    Un partageux dit :

    Ça me rappelle une autre époque. Le kapo allemand qui profite des jolies petites ukrainiennes ouvrières de l’usine d’armement où bossait Cavanna. Elles n’ont rien à dire, les filles qui passent dans son bureau. Sauf à se retrouver en camp d’extermination. Alors elles subissent en pleurant et crachant. Elles auraient voté « oui » elles aussi..

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  2. Clocel
    Clocel dit :

    Ça rappelle l’histoire des Conti, à force de baisser son froc, on l’a dans le cul…
    No guts,no glory…
    Faut savoir résister où accepter de vivre avec une tumeur au fond de l’âme.
    Je n’aimerai pas me raser en contemplant le visage du renoncement et croiser au quotidien des regards déchus qui ont renoncé par veulerie à leur dignité élémentaire.
    Le prix de la résistance individuelle, c’est l’exclusion, la relégation à des travaux de brutes pour pouvoir bouffer, c’est lourd à payer, mais c’est aussi le prix de la liberté et de l’estime de soi.
    On vit très bien sous voilure réduite à condition de ne pas attendre d’être éjecté.

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  3. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    « Il faut y aller de manière subtile, conseille un ministre. Il faut trouver le juste milieu entre l’immobilisme et la remise en cause des acquis sociaux ».

    Je ne m’y suis d’abord suis pas arrêtée. Arrivée à la fin de l’article, j’ai simplement tourné la page, à nouveau dépitée par le renoncement permanent de ceux qu’il y a encore 4 ans j’appelais la gauche, et continué ma lecture. Mais quelque chose m’ennuyait. Qu’est-ce qui pouvait m’embêter dans cette phrase ?

    Et là, j’ai compris. « Il faut trouver le juste milieu entre l’immobilisme et la remise en cause des acquis sociaux ». A aucun moment, dans la tête de ce ministre, sur un sujet aussi central que le travail, n’est envisagé la possibilité d’améliorer la situation des salarié-e-s.

    Pas une minute, le gouvernement n’a pensé qu’un débat sur le code du travail pourrait permettre de parler conditions de travail, bien-être au travail, santé des salarié-e-s. Le débat sur le code du travail se résume à celui sur sa remise en cause. La question de la façon dont on pourrait le faire respecter ou l’améliorer n’occupe pas même le quart d’une seconde de leur pensée.

    Comme si ce que vivent chaque jour les personnes qui se lèvent pour aller travailler n’existait pas, ne comptait pas.

    Une petite phrase qui en dit long, par Caroline De Haas

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  4. chris
    chris dit :

    J’ai rencontré un jour un dirigeant commercial de chez Conti, à un repas de mariage. Plutôt sympa, et histoire de faire connaissance à l’apéritif, je lui ai lancé une vanne sur le sujet; on était en plein dedans, vers la fin.
    Il m’ a regardé, pas agacé du tout, plutôt triste, et m’ a dit son point de vue, c’est à dire que les français achètent beaucoup moins de grosses voitures ( ça va, il était bien tombé, je suis connaisseur, sic), et donc beaucoup moins de gros pneus, les grandes tailles, ceux sur lesquels ils margent encore bien, les pas trop disputés par les produits discounts, c’est à dire les petites tailles, pour les bagnoles économiques (les pauvres quoi, ou les bourgeois écolos). Du coup, me disait-il, les CA et les marges fondaient comme neige au soleil des taxes automobiles, en France, tandis qu’à l’Est, les nouveaux consommateurs préféraient des grosses vieilles allemandes à des petites neuves françaises, d »où cette logique qui voulait qu’autant fabriquer là où ça se consommaient, d’autant que le tarif de main d’œuvre plus celui du transport, hein…

    La conversation s’attardant, je crois que c’est vers le dessert, qu’il m’ a glissé un tu sais ( ça y était, nous avions basculé au tutoiement) c’est le far west là-bas, chez nous c’est fini…

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    • Clocel
      Clocel dit :

      – Arrêtez-moi si je dis une connerie, mais le rôle des managers dignes de ce nom, n’est-il pas d’adapter l’entreprise à la demande du marché qu’ils convoitent avant d’être dans le rouge?
      On est amené à se poser des questions emmerdantes devant ce type de comportement…
      Genre: – Pour qui bossent réellement ces mecs ?

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  5. smolski
    smolski dit :

    Merci de ce témoignage chris, il montre combien les gouvernants s’appuient sur la résignation de ceux qu’ils oppriment pour justifier de le faire toujours davantage.
    Au profit de qui, de quoi ?

    « les français achètent beaucoup moins de grosses voitures »

    C’est donc la fôte du peuple qui achèt’ plus de grosses voitures et des ouvriers qui veulent en plus la lune et c’est pas la fôte des dirigeants de conti qui ont mené cette politique de l’inutile jusqu’à son obsolescence absolue. D’ailleurs les indemnités qu’ils perçoivent respectivement en fin d’exploitation le montre bien :

    Plus tu gagnes d’indemnités, plus t’es un utile à la société et moins tu en gagnes, moins t’es un utile à la société.
    À preuv’ les pauvres n’achètent même pas de gross’ voitur’ avec de gros pneus !
    Alorrrs… On me dira pas là que c’est pas le peuple qui cherchent de se retrouver dans la pauvreté pour toucher des RSA et tout l’toutim au lieu des centaines de millions d’heuros en indemnités de départ… Quand tout est cassé.

    Ou c’est un don ?
    Pour moi, de toute façon, il y a un vice quelque par et pi cé tou !

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  6. chris
    chris dit :

    J’imagine, ou je ressens pour vivre un peu à cheval sur deux civilisations qui se séparent, avec d’un côté des pays comme le notre, globalement l’Europe et les Nordiques, et peut-être – mais c’est moins sûr vu le double langage- les States, des pays dits avancés dans une optique de décroissance ou de croissance autre que sur le pétrole, et le reste du monde encore basé sur le pétrole. Le paradoxe étant que nous sommes en état de déclin quand eux croissent, et comme ils ont été longtemps maintenus la tête sous l’eau de cette croissance, ils se contrefoutent de nos conseils.

    Nous sommes passés de l’automobile plaisir à celle de la bagnole simple moyen de transport, mais pas eux…, eux, ils veulent ce plaisir dont ils estiment avoir été spolié si longtemps. Moi, je vois le parking de ma salle peuplée de ce monde là, à peine le premier salaire touché, ou l’alloc familiale et ils vont chercher la BM ou l’Audi en Allemagne, chez le cousin. Diesel, bien sûr, le TDI, hein, faut pas trop rêver. Je suis bien l’un des rares à venir en vélo, sic ( j’habite à deux pas, et j’aime bien rester discret, on dira). En fait, nous sommes des socialistes écolos qui voulons accueillir des gens qui ne rêvent que des mythes capitalistes, c’est trop comique, non…

    La ville de ma belle famille au Mexique ne connait pas le chômage, elle croit toujours et encore, toujours plus riche de ses industries, automobile, chaussure. Il y a une grande foire internationale, de l’industrie de la godasse, et j’y croise des italiens, des espagnols, des allemands, des chinois, le monde entier, mais jamais de français; c’est terrible ( mais comme je sais pas traduire décroitre, hein…).

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    • smolski
      smolski dit :

      Allonh Bon ! : « Tant qu’il y aura des cons pour de leur plein gré aller bosser, ça continuera. »

      C’est pas faux mais c’est une culture qui débute dès la sortie de l’œuf n’est pas simple à transgresser ensuite. Il y faut une démarche personnelle elle-même issue d’une culture à acquérir et ensuite cela devient une décision personnelle. C’est tout un cheminement individuel que de ne pas suivre les moutons qu’on tond puis qu’on dévore.

      Il est probable que sur internet les blogs libres (comme celui-ci) peuvent contribuer à générer une culture transgressive des acquis et la faire croître par le partage d’informations, mais le mépris, jamais. Le mépris est l’expression même de la culture de conquête en place et ne fait que la conforter, comme le montre en ce moment la violente propagation du fascisme dans tous les esprits.

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    • birin
      birin dit :

      « Tant qu’il y aura des cons pour de leur plein gré aller bosser, ça continuera »
      « Tant qu’il y aura des cons pour aller bosser, ça continuera »
      « Tant qu’il y aura des cons, ça continuera »
      « Tant qu’il y aura, ça continuera »

      Je n’ai pas bien compris si c’était la faute aux cons ou aux « y a ».

      Répondre
    • Agnès Maillard
      Agnès Maillard dit :

      On peut aussi le formuler comme cela : «tant que le travail sera le seul moyen d’accéder au minimum vital pour nombre d’entre nous!»

      Et qu’on ne me parle pas des minima sociaux, tant ils n’assurent précisément pas leurs fonctions minimales qu’on pourrait limiter à se loger et se nourrir (ce qui est très insuffisant pour un être humain, cet animal social!).

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  7. Sitting Bull
    Sitting Bull dit :

    « ces prises d’otages patronales sont assorties de fausses promesses qui sont généralement trahies dans les 24 mois qui suivent »
    Curieusement, nos éditorialistes de tout poil n’en font aucunement mention dans leurs commentaires… c’est pourtant pas les exemples qui manquent!

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  8. chris
    chris dit :

    Oui, Clocel, très bon article, sur un pays paradoxal, avec d’un côté la richesse ( une importante classe moyenne aisée, beaucoup de carrément riches, et tout autant de pauvres) et de l’autre une violence indescriptible de tous les côtés (Etat et cartels).

    J’y étais durant le week-end électoral. Alcool interdit durant deux jours, sic. Partout des pick ups de pauvres avec des affiches pro PRI, et lorsqu’on ralentissait aux feux pour leur demander : mais pourquoi tu vas voter pour un milliardaire, Güey ? Il te répondait invariablement que Nieto allait les aider ( en fait, ils touchaient des bons d’achats chez Soriana en échange des affiches).

    Après, pour la violence, il y a une négation chez la plupart des mexicains; on évite le sujet, ou alors à voix basse. Chez la diaspora en France, on ne m’invite plus dans certains groupes trouvant que je parle un peu de trop de ces choses, on préfère dire que Nieto est méchant, c’est plus facile que d’entrer vraiment dans le sujet, et d’ailleurs la plupart des mexicains sont incapables de citer plus de deux cartels, connaissent très peu ce sujet ( complexe, il est vrai), et on trouve beaucoup plus d’infos, d’enquêtes, sur les médias américains.
    Mais c’est un autre sujet, même si selon mes thèses d’auteurs, comme il y a eu une Balkanisation, il y aura une Mexicanisation au niveau mondial…

    Répondre
  9. tungstene
    tungstene dit :

    Dans le genre foutage de gueule, et les salaires et indemnités de départ des dirigeants, j’attends de savoir avec impatience combien va toucher le PDG sortant du CA, qui est en train de se prendre une amende de 900 millions de dollars . Il est déjà contestable que les US fasse la pluie et le beau temps, pour un salarié lambda cela serait la porte avec 0€ d’indemnité mais pour un PDG c’est le pactole
    http://www.journaldunet.com/business/salaire/patron/jean-paul-chifflet

    Répondre
  10. hourral
    hourral dit :

    Je veux bien qu’il s’agisse d’un coup de gueule mais le contenu de votre billet est inexact, pour ne pas dire complètement faux. La consultation chez Smart n’a aucune valeur juridique, il est donc faux de dire que « 44 % des salariés se font voler du salaire à leur corps défendant », que « les baisses de salaire sont imposées » et j’en passe.
    D’autre part il est un peu confus de parler d’accord d’entreprise au milieu de ces affirmations car : 1) il n’y en a pas 2) le seul intérêt d’un tel vote serait de mettre la pression sur les syndicats en vue de négocier un accord de maintien de l’emploi mais juridiquement les conditions ne semblent pas remplies 3) même si elles étaient remplies, il faudrait que l’accord soit conclu avec les syndicats majoritaires, donc une réelle négociation, vraiment mal barrée au demeurant vu que Smart va se mettre les syndicats à dos avec cette affaire 4) enfin même s’il y avait un accord celui-ci ne s’imposerait pas individuellement en l’état du droit.
    Il n’y a pas de « coup de force », il y a un coup de comm dont il serait intéressant de discuter l’objet (et là on pourrait parler du régime des accords d’entreprise et de ce que le MEDEF voudrait en faire).
    Il est louable de vouloir s’élever contre les régressions sociales, les coups de comm et la pression sur les salariés mais la confusion et l’inexactitude ne servent pas le propos.

    Répondre
    • smolski
      smolski dit :

      hourral : « La consultation chez Smart n’a aucune valeur juridique, il est donc faux de dire que « 44 % des salariés se font voler du salaire à leur corps défendant », que « les baisses de salaire sont imposées » et j’en passe. »

      N’est-ce pas ce qui s’est pourtant passé chez les michelins et les contis par exemple ?
      Les ouvriers n’ont-ils pas renoncé sous le chantage à l’emploi à la dégradation de leurs revenus et de leurs vies ?
      Après avoir accepté, ils l’ont quand même eu dans l’c…l, comme bien d’autres avant eux et dans les mêmes conditions d’illégalité, malgrès la revalorisation en pécadilles de leurs indemnités finales.

      Comme quoi que le légal et l’illégal ne dépendent pas des lois mais de ceux qui font les chèques et smart ne fait pas exception à cette règle.

      Répondre
      • hourral
        hourral dit :

        En l’occurrence, quelqu’un qui lit le billet sans vérifier on comprend que chez Smart, un vote obtenu à la majorité globale des salariés a valeur d’accord et a pour conséquence d’obliger tous les salariés à travailler 4 heures de plus payées 2. Or c’est faux de A à Z. Et pour ma part je trouve grave de porter des convictions, si nobles soient-elles, sur des faits inexacts.

        Répondre
      • smolski
        smolski dit :

        Les précédents font actes tout de même car ils se sont passés exactement de cette façon.
        On ne se contente pas de battre le loup qu’après qu’il aie tout dévoré.

        « Battre » parce que je suis contre l’abattage des loups. 🙂

        Répondre
      • smolski
        smolski dit :

        Et j’ajouterai encore que dans cette situation où c’est la direction seule qui a organisé cette consultation « qui n’a pas de valeur juridique », de ce fait et comme au jeu d’échec, lorsqu’on vise un gain, pour l’obtenir « la menace est plus forte que son application ».

        Répondre
    • smolski
      smolski dit :

      CQFD septembre 2015 : (
      Avec pas mal d’articles sur les SCOP et des témoignages du comment ça fonctionne aujourd’hui.)

      Rim raconte son histoire, celle des Fralib, celle de la condition d’ouvrière des temps modernes :

      « J’ai eu un CDD à Fralib en mars 2008, après 6 ans d’intérim. Il faut bien vivre, alors tu commences au bas de l’échelle, manutentionnaire, opératrice, puis au laboratoire. Lors de l’entretien, on te parle de possibilité d’évoluer. Sous contrat chez Unilever, c’est rassurant, tu peux acheter la maison et c’est ce que j’ai fait. Tu prends un crédit sur vingt-cinq ans et, un an plus tard, on temet à la rue ! Alors là, tu as un peu la colère ! […] Avec ma formation d’assistante de direction, j’étais formatée, je connaissais la stratégie des boîtes, mais la subir dans ta chair, c’est autre chose. Je savais qu’une fermeture se décide cinq à six ans avant, alors, j’ai eu du mal à digérer… »

      Voilà, « la stratégie des entreprises pour une fermeture se décide 5 à 6 ans en avance », voilà pourquoi dès que pointe le bout du nez d’une telle stratégie, nous aussi on doit se préparer au combat dans les mêmes délais.

      Répondre
  11. chris
    chris dit :

    Çà me rappelle l’histoire de VAG au Mexique. Puebla, à côté de la capitale, usine historique de la célèbre Cox. À un moment, le groupe VAG se dit que l’ouvrier Coréen se pourrait plus corvéable et moins couteux que son collègue mexicain, et décide de fermer pour délocaliser. Le gouvernement Mex de l’époque explique alors aux gentils teutons qu’ils vont pouvoir aussi du coup, stopper toute commercialisation sur le territoire, et que les marchés d’état se feront à suivre chez GM ou Nissan. La réponse de VAG fut assez rapide.
    En fait, lorsqu’un gouvernement sait parler à ses capitalistes…

    Répondre
  12. Iceman
    Iceman dit :

    Autant de cadres que d’ouvriers ??? Il n’y a pas d’ETAM ?
    La stratégie de la peur fonctionne toujours. D’ailleurs dans d’autres marques le principe est différent puisqu’après avoir poussé les ouvriers et etam au départ avec des primes, on s’apperçoit qu’il n’y en a plus assez, qu’on a trop de cadres….Donc on va les pousser au départ en leur disant qu’ils sont sur un siège éjectable (et accessoirement que leur bonus, ils peuvent en rêver). En parallèle, on externalise, on coupe les branches, on démantèle.

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