La force de l’évidence
Fut un temps, j’étais capitaliste. Je veux dire que j’étais vraiment capitaliste. Je l’étais déjà sous le signe de l’évidence, parce que c’était quelque chose qui s’imposait à tout le monde, un peu comme le fait que les autres, c’étaient les Soviétiques et que, chez eux, tout était nul. Mais vraiment nul à chier.D’ailleurs, très régulièrement, on nous montrait des reportages très convaincants...
L’impasse
Ce n’est pas comme si nous n’avions pas été patients. Ce n’est pas comme si nous n’avions pas participé massivement (bien que souvent à notre corps défendant !) au grand effort collectif (pour une fois !) de modernisation du monde. Ce n’est pas comme si nous n’avions pas aussi porté en nous ce grand espoir de lendemains qui chantent.
Mais tout de même, au bout de plus de 30 ans d’efforts, de sacrifices (toujours décidé par les uns et supportés par d’autres, mais toujours les mêmes autres), de régressions sociales massives, alors même que l’on nous contraint à toujours plus de serrage de ceinture, il est peut-être temps d’arrêter de jouer les gros naïfs confiants et de demander à nos apôtres du bonheur libéral si, au bout du compte, ils ne se seraient pas un peu payé la fiole de 99 % de l’humanité.
Effet ciseau
Et là, est-ce que tu commences à bien la sentir, la main invisible du marché ? Est-ce que tu la sens bien, son étreinte implacable qui t’a choppé par les balloches et qui te broie, continuellement, inexorablement, jusqu’à ce que tu mettes genou à terre, jusqu’à ce que tu ploies l’échine, jusqu’à ce que tu ne sois plus rien qu’un grand cri de douleur ?
La chute
Regarde les hommes tomber !
La machine à perdre
J’aimerais bien avoir ton point de vue sur la primaire socialiste.
En fait non, je te le dis : tu n’as pas du tout envie d’avoir mon point de vue sur la primaire socialiste.
Raptus
Suis-je aphone ou est-ce le monde qui est devenu sourd ?
Omelette au Lordon
Teaser : dans le Lordon, tout est bon!
D’un retournement l’autre, de Frédéric Lordon from Le Monolecte on Vimeo.
Extrait de la lecture publique de la pièce de Frédéric Lordon sous-titrée : "comédie sérieuse sur la crise financière, en quatre actes et en alexandrins".
La pièce démonte les processus en œuvre depuis l’automne 2007 pour transformer la crise de la dette immobilière privée en crise publique de l’endettement, remboursable par les citoyens.
Ici, le deuxième conseiller économique de Sarkozy lui demande pourquoi rien n’a été fait pour prendre le pouvoir sur la finance, au moment même où elle était le plus vulnérable
Commémoration
Aujourd’hui, ma grand-mère aurait eu 100 ans.
Panne sèche
Bon, voilà, c’est dit : je n’écris plus ! Ce n’est pas une déclaration, un coup de sang, un cri du cœur. Juste une constatation qui tombe comme le fil du couperet sur la nuque du condamné. D’ailleurs, les plus assidus et fidèles de mes lecteurs avaient bien dû remarquer comme une absence, à force de tout ce rien.









Faire un don en Ğ1




Commentaires récents