Dessin de ronde censé représenter la solidarité

Au sujet des emplois aidés

D’accord, je vais énerver, mais pourquoi défendre les emplois aidés ?

De ce que j’ai pu expérimenter dans ma vie active, ceux qui sont aidés, ce sont surtout les employeurs et non les employés… et pas qu’un peu… au point que l’idée même de valeur du travail a disparu de leurs pensées.

Le prétexte, c’est rapprocher de l’emploi ceux qui en sont éloignés (on dirait qu’ils se sont égarés lors d’un piquenique en forêt, à en parler comme ça), alors qu’en vrai, on ne fait que faire tourner la misère des vies à mi-temps, de la gestion de file d’attente au portillon de Pôle Emploi.

Comme je le rappelle, ce sont les personnes qui sont aidées, pas les emplois. Les subventions sont attachées à l’employé, pas au poste. Là où ça devient drôle, c’est qu’elles sont toujours limitées dans le temps ! Souvent dégressives. Elles sont donc le plus souvent subordonnées à des emplois à durée limitée. Forcément. Ce qui est absurde si on réfléchit en termes d’emploi à faible valeur ajoutée. Cet emploi ne se valorise pas dans le temps. Le salaire du gars non plus[1]. Par contre, son cout s’amplifie avec le temps qui passe. Et le pourcentage de prise en charge qui diminue. Si le bilan financier de l’association est équilibré pendant le temps de prise en charge plein pot du salarié aidé, les comptes vont s’éroder au fur et à mesure que le temps passe et que la part salariale laissée à la charge de l’employeur s’alourdit. Or, on ne peut compenser cette augmentation des couts par une augmentation de la productivité. Impasse.
Heureusement, les subventions étant liées aux personnes, pas au poste, il suffit de lourder le mec qui devient cher pour en reprendre un subventionné plein pot à la place. Et comme il s’agit là de CDD, ce n’est guère compliqué ou couteux. Ainsi nous avons des emplois qui sont toujours subventionnés, grâce à la noria des contrats aidés.

Source : Le précariat contre le salariat

On peut aussi regarder le problème sous un autre angle : il y a des emplois aidés parce que sans subventions, certaines activités sont structurellement déficitaires. Autrement dit, il y a des emplois qui ne rapportent rien, mais qui coûtent.
Bien sûr, on ne s’étale pas, de nouveau, sur la valeur réelle du travail : un emploi de trader, de vendeu⋅r⋅se de téléphones mobiles, ce sont des emplois qui rapportent et même beaucoup. De l’autre côté du spectre, la valeur ajoutée d’un⋅e infirmi⋅er⋅ère ou d’un⋅e professeur⋅e, ça ne se mesure pas du tout en argent. D’ailleurs, c’est probablement pour cela que ce sont des boulots qui sont généralement pris en charge par l’État : on en a vraiment besoin, mais il n’y a pas de profit à se faire dessus. D’où l’existence des fonctionnaires, une forme de richesse collective du travail.

Mais, attends donc…

Un emploi aidé, c’est quand même un boulot qui est censé être hyper important pour la collectivité (ce n’est pas pour rien que ça pullule dans les associations), mais qui coute plus cher qu’il ne rapporte… tout au moins directement, car qui peut comptabiliser ce qu’apportent réellement à notre société ces travailleurs qui maintiennent coute que coute le tissu social, éducatif, solidaire et culturel de notre société ?

Mais surtout, c’est un job qui est sponsorisé par la collectivité, c’est à dire… que ça revient au même qu’un fonctionnaire, mais avec tous les avantages en moins !

Donc, de la main droite, je pleure la baisse du nombre d’emplois précaires et mal payés qui maintiennent durablement leurs bénéficiaires dans la dépendance des services sociaux (allez faire un tour sur les stats des travailleurs pauvres, si vous pensez que je raconte n’importe quoi !) et de la gauche, je continue à appliquer l’arithmétique de l’absurde en continuant à supprimer massivement des postes de fonctionnaires.

La politique antifonctionnaires, c’est bien pire que de la logique de boutiquiers, c’est en réalité un plan de précarisation généralisée du travail. La vente à la découpe de notre modèle social : les trucs qui peuvent rapporter en pressant bien le citron vont aller au privé et ceux dont on ne peut se passer, mais qui ne rapportent rien, on va les assigner de force à l’armée des ombres des sous-citoyens en activité réduite, des impécunieux aux droits de papier.

Alors du coup, regretter les emplois aidés qui sont surtout des trappes à sous-salaire, personnellement, j’ai vraiment du mal…

40 réponses
  1. Gavroche
    Gavroche dit :

    Tout à fait d’accord avec ça.
    On continue à privatiser les profits, et à socialiser les pertes.
    Tout en maintenant la populace juste en dessous de la misère.
    Du pain de chez Lideul et la télé de Hanouna…

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  2. Sophie
    Sophie dit :

    Je suis d’accord avec tout ça. Ce qui me met terriblement en colère, c’est la situation de gens qui ont un cui-cae ou à qui on l’avait promis qui le voient passer à la trappe. Personnellement ça me ferait mal. Que l’on supprime les CUI-CAE sans rien mettre en place en échange, je ne l’accepte pas.

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    • Agnès Maillard
      Agnès Maillard dit :

      Mais tu sais très bien que les gens dans les emplois aidés sont toujours destinés à être virés pour être remplacés par d’autres emplois aidés. C’est juste sans fin, sans espoir et sans aucun avenir. Des gens qui se défoncent pour prouver qu’ils ont de la valeur et qui se font jeter quand même à la fin, parce qu’il suffit d’en prendre un neuf pour réamorcer la pompe à pognon, on en connait combien? Et est-ce que ça leur fait vraiment du bien d’être utilisés et jetés comme des merdes à la fin? Est-ce ça les aide vraiment? Qui ça aide, en fait, tout ça?

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  3. Un partageux
    Un partageux dit :

    Comme tu le soulignes, on est dans un système pervers. Je n’aime pas les emplois aidés. Mais, comme François Ruffin https://yetiblog.org/emplois-aides-francois-ruffin/ je pense qu’il faudrait d’abord poser un escalier correct avant de jeter l’échelle tordue qui n’a même pas assez de barreaux… Virer une partie des emplois aidés, ce sera d’abord augmenter le nombre des « clients » des Restos du cœur, des Secours pop et catho. On est dans un système pourri…

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    • Agnès Maillard
      Agnès Maillard dit :

      Ce sont justement les gens en contrats aidés qui forment le gros du troupeau des clients des services sociaux. Les emplois aidés, c’est le faux nez du workfare : tu restes pauvre, tu restes assisté, mais tu dois en plus te taper un patron, des horaires, des déplacements et des exigences de productivité comme n’importe quel salarié… le statut social, le fric, la stabilité et l’avenir en moins!
      Et le collègue du contrat aidé, ce n’est pas un pote, c’est un gars au SMIC qu’on met en concurrence avec un type qui coute souvent moins de 100€/ mois à l’employeur. Tu imagines l’ambiance quand les SMICards demandent un peu plus que les points d’ancienneté… Eh bien, ce n’est pas compliqué, avec des contrats aidés dans le colimateur, ils ne demandent plus…

      Le contrat aidé, c’est avoir les inconvénients de tous les statuts et aucun avantage!

      En fait, tant qu’il y a des échelles pourries, on n’aura aucune motivation à poser des escaliers… voilà la vérité!

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      • Jean louis DUCLOU
        Jean louis DUCLOU dit :

        tout ce que je lis dessus n’est pas faux mais il faut relativiser la majeure partie de ces dispositifs permet à la moitié de ses bénéficiaires de s’insérer. en tant que directeur d’ehpad j’ai pu pérenniser 20 emplois aidés lors de la canicule et en dehors de cette période exceptionnelle les tuc ces etc.. m’ont servis de vivier pour les recrutement pour les postes permanents qui se libèrent
        Actuellement dans l’association que je préside il a permis à une personne de préciser son projet professionnel de partir en formation à la rentrée pour le secteur de la comptabilité un métier en tension.

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  4. jerome
    jerome dit :

    Les emplois aidés ont commencé en 1984 et ont constamment échoué à revitaliser le marché de l’emploi
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Travaux_d%27utilit%C3%A9_collective_(aide_%C3%A0_l%27emploi)

    A ce sujet comme à propos des Zones Franches, les libéraux ont toujours dit : « si on pense que les charges sociales sont un problème à un endroit , elles le sont probablement partout ».

    Les mots du débat sont faussés à la base. Le marché de l’emploi devrait s’appeler le marché du travail, où on offre son travail (pas soi, je précise ) et où on demande de la main d’oeuvre. La perspective commence un peu à changer dés qu’on sort la tête de la France du Général de Gaulle, et du PCF qui aimait tant l’URSS.
    Ensuite travailler c’est effectivement avoir une « raison sociale » et ça c’est loin d’être sans importance, parce que l’employeur , actuellement, vous « donne » une identité sociale.

    La valeur « travail » « à la française » c’est juste le paternalisme moderne. Je ne dis pas ce que j’en ferais intégralement.

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  5. labellebleue
    labellebleue dit :

    J’ai demandé l’avis d’une ex-drh :
    sa réponse :
    je suis contre CERTAINS emplois aidés, et je suis pour d’autres ! le pb est qu’une fois de plus on est sans nuance. certaines personnes devraient être en emploi aidé toute leur vie sans que ça pèse sur l’employeur associatif : les ex ou encore (toxicos, alcoolos, psychos, analphabètes, handicapés) parce qu’ils n’auront JAMAIS de boulot « normal » dans une entreprise « normale »… mais on devrait les stabiliser et stabiliser donc le financement de leurs postes (attachés à leurs personnes), ce qu’on fait en partie pour les handicapés dans les ESAT.
    j’étais POUR les emplois jeunes tant qu’ils n’étaient pas détournés de leur mission première : former en alternance ou finir de former des jeunes éloignés de l’emploi.
    je suis CONTRE : les services publics qui sont les premiers à embaucher au rabais et de façon précaire des bac + 5, en les faisant bosser comme des dingues et en les jetant au bout de 3 ans car selon les statuts de la fonction publique, au bout de 3 ans, on devient « CDIsable ». la justice, le CNRS, fonctionnent entièrement grâce à ce type de contrats pas toujours aidés mais toujours précaires
    les contrats aidés ne servent JAMAIS à l’insertion, mais ils servent TOUJOURS à empêcher quelqu’un de basculer dans la misère et dans la rue.

    Répondre
      • Joseph
        Joseph dit :

        Je connais beaucoup, mais vraiment beaucoup de gens qui ont un boulot de merde, voire inutile et quelquefois payé très correctement. Si vous avez eu la chance de trouver un emploi ou un mode de revenu qui vous satisfait, je suis très content pour vous. Je suis globalement d’accord avec votre discours à charge sur le principe de l’emploi aidé, je regrette juste ce qui pourrait ressembler à une certaine condescendance vis à vis des personnes qui les occupent. Pour certains, par leurs parcours, plein de plaies et de bosses, cela représente une solution, une étape, une pause dans la misère même à peine juste au dessus. Tout le monde n’a pas votre éducation, votre sens politique, et votre courage pour préférer l’absence totale de droits à un contrat pourri. L’école, l’entreprise et les médias en général forment à la soumission, à la fatalité sans reflexion critique, etc… Ce n’est pas aux esclaves ou aux exploités qu’il faut s’en prendre mais bien à ceux qui en profitent tout en essayant de tendre la main y compris politiquement mais humainement à ses perdants.

        Répondre
        • Agnès Maillard
          Agnès Maillard dit :

          Je parle du point de vue des bénéficiaires : toutes nos qualités cumulées ne nous mettent pas du tout à l’abri de nous retrouver pieds et poings liés à Pôle Emploi, obligé de nous brader dans ce genre de sous-contrat et réalisant par ailleurs un travail qualifié et qui devrait nous rapporter de quoi vivre loin du spectre de la charité publique. C’est parce que j’ai donné que je me permet aussi de critiquer.

          La dernière fois qu’on m’a forcé à faire un boulot en sous-contrat, quand on s’est pointé la mine enfarinée pour me demander d’ajouter mes compétences en langues étrangères et informatique, j’ai répondu que ça serait possible dès que je serai réellement payée pour des compétences qui m’ont pris des années de formation et de travail à acquérir et que je ne filerai plus jamais pour le prix d’un taff débutant non qualifié.
          Parce que cela participe à la dévalorisation globale de toutes nos compétences, de tout le salariat.

          La réalité du terrain, c’est que beaucoup d’emplois aidés sont surtout occupés par des gens qualifiés et sous-payés, ce qui relègue encore plus loin les publics qui seraient censé en profiter.

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        • smolski
          smolski dit :

          « Ce n’est pas aux esclaves ou aux exploités qu’il faut s’en prendre »

          Exactement, le fait d’accepter ou non ce type d’emploi ne concerne que celui qui s’y trouve contraint.

          C’est bien le sens de toutes les interventions que nous avons eu ici, non ?

          Répondre
    • smolski
      smolski dit :

      Une rente n’est qu’une redistribution qui ne peut être équitable tant qu’elle sera située sur le principe de l’échange et non du partage des ressources vitales.

      En notre ère numérique, comme le montrent les principes des logiciels libres (et non les logiciels seulement open), une société de partage fonctionne au mieux que tout ce qui prétend à l’échange, échange qui ne crée lui que de la fracture par l’extention de la dette au lieu des liens naturels d’entraides nécessaires à la survie de notre espèce sur cette planète.

      Répondre
    • smolski
      smolski dit :

      « les contrats aidés ne servent JAMAIS à l’insertion, mais ils servent TOUJOURS à empêcher quelqu’un de basculer dans la misère et dans la rue. »

      C’est justement dans la misère et dans la rue que se situe le changement social à opérer parce que c’est là que se développent de nouvelles sociétés face à la précarité par des système sociaux de partage innovants sans cesse, systèmes qui s’étiolent par le combat que lui mène le système social d’échange subi par tous.

      Plutôt que d’en combattre le principe par des méthodes d’échange, les sociétés se doivent d’y acquérir la vision de l’obsolescence de leur propre système et donc d’y puiser et d’accompagner le sens réel de la solidarité qui s’y développent sans s’acharner à en effacer les leçons devant leurs yeux terrifiés !

      « Chez elle c’est du lino y faut mettre des patins
      Dehors c’t’assez crado faut qu’dedans ça soit bien
      Ça pue la pisse de chat mais ça on n’y peut rien
      Quand t’aimes les animaux tu t’arrêtes pas à ça
      Elle elle dit en tout cas qu’elle aime pas les humains
      Pourtant elle a mis l’Bon Dieu au-dessus d’son paddock
      Elle y croit si tu veux mais c’est pas réciproque

      Elle habite quelque part dans une banlieue rouge
      Mais elle vit nulle part y a jamais rien qui bouge
      Pour elle la banlieue c’est toujours gris
      Comme un mur d’école comme un graffiti. »

      Renaud – Banlieue rouge.

      Répondre
  6. Samson
    Samson dit :

    Hé oui !!! « … , et une gare c’est un lieu où on croise les gens qui réussissent et les gens qui ne sont rien »

    Si entre les deux psychopathes narcissiques qui se proposaient à leur suffrage, les électeurs US ont – quitte à se retrouver au bord de la guerre civile et précipiter encore le déclin de l’Empire – opté pour le plus « vulgaire » des deux, le fort pavlovien « réflexe républicain » – on est « progressiste » ou on ne l’est pas, que diable ! – a encore fonctionné, qui a précipité la France droit dans les bras du Giton de Rothschild !

    Tandis donc que le candidat de la finance s’aiguisait tranquillement les crocs en prêchant pour « Révolution » d’approfondir encore l’impasse, il était pourtant déjà fort limpide que les Français allaient très sévèrement morfler ! … Et si ce n’est pas pure « fake niouze » (mais le portrait colle plutôt bien), le profil psychologique du Président (et avec lui de sa première dame) s’avère infiniment plus inquiétant encore pour le destin des citoyen(-ne)s que je ne l’imaginais!
    https://www.youtube.com/watch?v=3TbT513rPa0

    Bref, vous n’êtes pas sortis de l’auberge – nous non plus d’ailleurs! Plus que d’une précarisation du travail, il s’agit du démantèlement progressif de la République et des états européens avec toutes leurs institutions, droits, acquis et services, bradés à l’encan à l’oligarchie mondialiste : pour sauver ce qui peut encore l’être, il convient maintenant de combattre et défendre pied à pied chacun de ces droits et institutions, conquis de haute lutte par nos pères et mères!

    En fait, le Moloch financier est déjà cliniquement mort, et les incantations et toujours plus sanglants holocaustes préconisés par les « experts » pour le ranimer s’avèrent de toute manière aussi vains et inopérants que péter dans un tuyau.
    https://www.youtube.com/watch?v=zP6RkcglNvs&feature=youtu.be

    Hors brûler quelques cierges, croiser les doigts ou toucher du bois pour que – les fauves acculés étant les plus dangereux! – tout çà ne dégénère pas tout bêtement en une apocalypse nucléaire plus ou moins généralisée, il convient maintenant de s’atteler à préparer la suite et changer nos grilles et logiciels d’analyses, matérialisme historique compris, qui n’offre jamais qu’une simple variante de la logique capitaliste : sauf à nous indiquer les erreurs à ne pas répéter, ils ne sont désormais plus d’aucune utilité pour envisager un futur. Et maintenant que la tempête est imminente, il va réellement falloir penser neuf, inouï, inédit (et sutout plus « Printemps »)!

    PS : Même si je n’échappe pas plus que vous aux vagues de blues, je trouve personnellement l’époque plutôt enthousiasmante tandis même que nous vivons la fin de l’ère patriarcale initiée au néolithique et sa logique de transmission à laquelle le test ADN de paternité biologique met définitivement terme, la mort des institutions qui la pérennisaient, soit les religions du Livre – il semble assumé tant par la tradition catholique que par le pape lui-même que le destin de l’Église touche maintenant à son terme (tous les éléments symboliques convergent en ce sens : prophétie des papes et, lors de la démission de Benoît XVI, son étonnante « synchronicité » avec le changement de grand cycle du calendrier maya, conservation de l’anneau d’or du dernier pape (traditionnellement voué à la casse et la fonte pour forger le suivant), tandis que François, non numéroté, arbore un anneau d’argent, …, quant à la terreur islamiste, je l’assimile aux spasmes violents de l’agonie – et son ultime avatar que constitue le Baal-Moloch capitaliste.
    L’aube est proche! 🙂

    En vous présentant mes cordiales salutations ! 🙂

    Répondre
  7. Samson
    Samson dit :

     » … tous les éléments symboliques convergent en ce sens »
    Côté Islam aussi apparemment, si même je connais beaucoup moins : mais quand plusieurs centaines de pèlerins sont broyés dans une bousculade, quand, frappée par la foudre, une grue verse le sang des pèlerins à quelques mètres seulement de la Ka’aba, soit du centre le plus sacré de tout l’Islam, l’autorité des gardiens du culte et des lieux saints est à tout le moins « questionnée »!
    https://www.youtube.com/watch?v=r7IBmWQgRdM

    Répondre
    • Samson
      Samson dit :

      Sorry! Je croyais que ce qui précédait (ci-dessous) était passé ou en tampon!

      Voici donc le début du texte, dont ce qui précède n’était que la suite!

      ——————
      Hé oui !!! « … , et une gare c’est un lieu où on croise les gens qui réussissent et les gens qui ne sont rien »

      Si entre les deux psychopathes narcissiques qui se proposaient à leur suffrage, les électeurs US ont – quitte à se retrouver au bord de la guerre civile et précipiter encore le déclin de l’Empire – opté pour le plus « vulgaire » des deux, le fort pavlovien « réflexe républicain » – on est « progressiste » ou on ne l’est pas, que diable ! – a encore fonctionné, qui a précipité la France droit dans les bras du Giton de Rothschild !

      Tandis donc que le candidat de la finance s’aiguisait tranquillement les crocs en prêchant pour « Révolution » d’approfondir encore l’impasse, il était pourtant déjà fort limpide que les Français allaient très sévèrement morfler ! … Et si ce n’est pas pure « fake niouze » (mais le portrait colle plutôt bien), le profil psychologique du Président (et avec lui de sa première dame) s’avère infiniment plus inquiétant encore pour le destin des citoyen(-ne)s que je ne l’imaginais!
      https://www.youtube.com/watch?v=3TbT513rPa0

      Bref, vous n’êtes pas sortis de l’auberge – nous non plus d’ailleurs! Plus que d’une précarisation du travail, il s’agit du démantèlement progressif de la République et des états européens avec toutes leurs institutions, droits, acquis et services, bradés à l’encan à l’oligarchie mondialiste : pour sauver ce qui peut encore l’être, il convient maintenant de combattre et défendre pied à pied chacun de ces droits et institutions, conquis de haute lutte par nos pères et mères!

      En fait, le Moloch financier est déjà cliniquement mort, et les incantations et toujours plus sanglants holocaustes préconisés par les « experts » pour le ranimer s’avèrent de toute manière aussi vains et inopérants que péter dans un tuyau.
      https://www.youtube.com/watch?v=zP6RkcglNvs&feature=youtu.be

      Hors brûler quelques cierges, croiser les doigts ou toucher du bois pour que – les fauves acculés étant les plus dangereux! – tout çà ne dégénère pas tout bêtement en une apocalypse nucléaire plus ou moins généralisée, il convient maintenant de s’atteler à préparer la suite et changer nos grilles et logiciels d’analyses, matérialisme historique compris, qui n’offre jamais qu’une simple variante de la logique capitaliste : sauf à nous indiquer les erreurs à ne pas répéter, ils ne sont désormais plus d’aucune utilité pour envisager un futur. Et maintenant que la tempête est imminente, il va réellement falloir penser neuf, inouï, inédit (et sutout plus « Printemps »)!

      PS : Même si je n’échappe pas plus que vous aux vagues de blues, je trouve personnellement l’époque plutôt enthousiasmante tandis même que nous vivons la fin de l’ère patriarcale initiée au néolithique et sa logique de transmission à laquelle le test ADN de paternité biologique met définitivement terme, la mort des institutions qui la pérennisaient, soit les religions du Livre – il semble assumé tant par la tradition catholique que par le pape lui-même que le destin de l’Église touche maintenant à son terme (tous les éléments symboliques convergent en ce sens : prophétie des papes et, lors de la démission de Benoît XVI, son étonnante « synchronicité » avec le changement de grand cycle du calendrier maya, conservation de l’anneau d’or du dernier pape (traditionnellement voué à la casse et la fonte pour forger le suivant), tandis que François, non numéroté, arbore un anneau d’argent, …, quant à la terreur islamiste, je l’assimile aux spasmes violents de l’agonie – et son ultime avatar que constitue le Baal-Moloch capitaliste.
      L’aube est proche! 🙂

      En vous présentant mes cordiales salutations ! 🙂

      Répondre
  8. smolski
    smolski dit :

    Y a pas à tiger, le problème c’est la monnaie qui empêche la redistribution équitable des ressources vitales en créant la possibilité des dumping sociaux sans considération pour la réalité des individus qui les subissent ni de freins pour ceux qui les pratiquent.

    Répondre
  9. lik
    lik dit :

    Ca reste tout de même un dispositif apprécié :

    « ces personnes sont plutôt satisfaites de leur passage dans ces dispositifs tant décriés. Six mois après leur sortie de contrat unique d’insertion, 74 % des anciens bénéficiaires trouvaient que le contrat aidé leur avait permis de se sentir utile et de reprendre confiance. Ce qui n’est pas le moindre de leur mérite. »

    https://www.alternatives-economiques.fr/mauvais-proces-aux-contrats-aides/00080033

    http://blogs.alternatives-economiques.fr/abherve/2017/08/21/contrats-aides-le-choix-malheureux-d'une-reduction-brutale-au-lieu-de-la-concertation-pour-une-necessaire-reforme

    Répondre
    • smolski
      smolski dit :

      « Ca reste tout de même un dispositif apprécié »

      Et le témoignage des personnes qui y ont été bernées, il est où ?
      Un tel cas peut-il témoigner seulement alors qu’il a été d’autant plus dévalorisé en le perdant à son terme ?
      Comme si on lui avait donné une chance et qu’il a été incapable de la saisir alors que les dés étaient jouées contre lui avant même qu’il se présente.

      Répondre
  10. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Les emplois aidés, ce sont tout de même leurs bénéficiaires qui en parlent le mieux!

    Bonjour Monolecte,

    Tout à fait d’accord avec vous !

    Les « emplois aidés » existent depuis de nombreuses années et ont été baptisés et rebaptisés plusieurs fois : TUC, CIE, etc…

    J’y ai eu droit, moi aussi, juste avant l’âge de ma retraite. C’était un CIE (Contrat initiative emploi), et je sais fort bien que le ou les gagnants de cette sorte d’emploi sont les employeurs.

    On ne peut pas mettre en doute ce que j’affirme car je faisais (entre autre, car il n’y a guère que la cuisine que je faisais pas…) la comptabilité. C’était une entreprise d’ambulances et de pompes funèbres.

    J’étais taillable et corvéable à merci, tous les jours de la semaine sauf le dimanche, pour un SMIC qui coûtait à mes patrons le tiers des débours car mon emploi était exonéré des charges sociales…

    Mauvais souvenir qui n’a duré qu’un an (ces contrats étaient de un an non renouvelable)

    J’ai bien conscience que les chômeurs de longue durée, trouvant une opportunité pareille, soient satisfaits de trouver un job… Mais l’Etat et les employeurs auraient dû avoir honte de les berner ainsi.

    Bien à vous.

    C’était un commentaire en reprise de cet article sur Agoravox.

    Répondre
  11. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Les emplois aidés : une arnaque que l’on découvre longtemps après!

    Témoignage de Sophie à la suite de mon article sur Facebook :

    Moi je veux faire mon commentaire
    À part quelques périodes d’entreprenariat (et des périodes sans activité) j’ai toujours été en contrat aidé

    Maintenant, en faisant les simulations pour la retraite je vois que j’aurais droit à… 270 euros par mois de retraite car les contrats aidés ne sont pas du travail au sens du BIT (ce sont des contrats de droit commun n’ouvrant pas droit au chômage ni à la retraite – ni à La Défense par les syndicats d’ailleurs)

    Donc voilà, j’ai bcp travaillé maintenant on me dit que ce n’était pas du travail (et pourtant dieu sait comme certains sont difficiles et demandent des capacités de cadre sup – pour une misère – sans compter le bénévolat qu’on vous oblige à faire avec la carotte du fameux CDI et les formations (quasi) jamais effectuées (quoique de droit)

    Si on gratte un peu, on découvre l’ampleur de l’arnaque dont j’avais déjà parlé en 2003.

    Dans ces fichiers c’est marqué partout « contrat de travail » mais ce n’en sont pas, ce sont des contrats de subordination sous droit privé (je radote comme une vieille que je suis) d’ailleurs quand tu signes, tu ne signes pas un contrat de travail mais (si je me souviens bien) un certificat d’embauche

    Voir aussi le bordel que sont réellement les emplois aidés du point de vue des retraites

    Répondre
    • hourral
      hourral dit :

      Attention quand même à ne pas reproduire n’importe quoi. Il y a visiblement (en tout cas, au mieux) confusion avec des dispositifs qui n’ont plus cours depuis longtemps, parce que les contrats aidés dont il est question (les CUI) sont bien de véritables contrats de travail ouvrant droit à l’allocation chômage et générant des droits en matière de retraite…

      Répondre
  12. lik
    lik dit :

    « c’est marqué partout « contrat de travail » mais ce n’en sont pas, ce sont des contrats de subordination sous droit privé »

    Euh… tout contrat de travail salarié, CDI, CDD… entraîne ipso facto le principe de subordination et c’est pour cette raison qu’il y a un code du travail régulant cette asymétrie juridique initiale.

    La multiplicité des contrats semble être le moyen de priver certains des garanties dont d’autres bénéficient, méthode de l’enfumage.

    Il y a cette initiative qui permet de mieux répondre au problème :
    https://www.atd-quartmonde.fr/unemploiundroit/

    Répondre
  13. Laure
    Laure dit :

    Bonjour ! En CUI AAD depuis 2014 j ai appris sur un simple coup de fil a la veille des vacances scolaires que mon contrat ne sera pas renouvelé. Si ce système profite à beaucoup (employeurs, greta et bien d autres…) il m a permis de me rendre utile, de reprendre confiance et accessoirement de rapporter un « salaire » mon conjoint de 58 ans étant en ARS à 300 € par mois. A nos âges il est bien utopique de penser qu un employeur voudra bénéficier de « l expérience des séniors »…séniors nous sommes séniors nous restons…sur le carreau !!!
    Avec cette suppression des contrats aidés je perds 3 ans d emploi… il se dit que nous recherchons apparement moins de travail que les autres mais contrairement « aux autres » on se lève tous les jours pour aller travailler et personnellement malgré une recherche d emplois active je n ai toujours pas encore été recrutée malgré plus de 20 ans d expérience dans.le juridique mais à 55 ans ceci explique peut être cela…
    Mon CUI je l ai signé en toute connaissance même si ça fait un poil grincer des dents…

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  14. jeamarcus
    jeamarcus dit :

    Bonjour,
    il y a, au moins, deux choses qui n’ont pas été dites clairement.

    La première est un comportement humain avec lequel il n’y a pas grand chose à faire : si une personne peut détourner, contourner un système à son profit ou pour celui de l’organisation dans laquelle elle est alors elle le fera sans aucun regret ni remords. C’est le cas des contrats aidés ; aujourd’hui, on peut y ajouter l’aubaine des contrats aidés avs-evs, véritable filon de sous-emplois sans filet de sécurité pour le scolaire. l’aubaine se trouve bien ici : « Heureusement, les subventions étant liées aux personnes, pas au poste, il suffit de lourder le mec qui devient cher pour en reprendre un subventionné plein pot à la place. » (voir l’article plus haut)

    Toute la différence entre un contrat aidé et un poste normal est dans ces mots : le financement n’est pas lié au poste, il est lié à une personne et ce quelle qu’elle soit (un cassos comme un bac+5). Il faut bien garder en tête le sens d’indéfini « une » non pas « la ». Si on s’intéressait à la personne, cela reviendrait à lui créer un poste en fonction de ses compétences. La différence est énorme. L’aubaine aussi. Et malgré ce qui est dit dans l’article, un contrat aidé, ce n’est pas du fonctionnariat. C’est tout sauf cela comme ce n’est pas un emploi, c’est tout sauf cela.

    La seconde, le marché de l’emploi, de l’offre, comme vous voulez, est tout simplement verrouillé. Le contrat aidé n’a jamais été un accès, une première marche vers un emploi pérenne. Bien entendu, il y aura toujours l’exception qui vient confirmer la règle ; histoire de dire que les contes de fée ça existe encore.

    En tout cas, cela est vrai pour le secteur que je connais un peu : l’associatif institutionnel (celui avec un gros budget, pas la petite association, j’en reparlerai plus tard), le centre socio-culturel.

    Ces deux types d’organisations sont, le plus souvent, financées par d’autres institutions tel qu’un Conseil Général, Départemental, l’Europe. En conséquence toutes les ouvertures de postes, d’offres d’emplois, sont définies par ces institutions qui les financent. Ce qui a pour conséquence, l’association, le centre socio-culturel se doivent de répondre à l’ouverture d’un poste tel que défini clairement et précisément par le financeur. Toute personne n’ayant pas le bon profil ne sera pas prise parce que le financement risque de ne pas être fourni voire renouvelé.

    Autrement dit, une personne avec un profil un peu bancal se verra refuser cet emploi tout simplement même si elle a de meilleures compétences. C’est aussi absurde que cela. Toutefois, il y a parfois des réactions humaines lesquelles permettent de faire passerelle, mais c’est plutôt rare et pas la norme. L’inverse est aussi possible : tout le monde sait que la personne est incompétente mais la structure prise dans cet engrenage ou pour d’autres raisons (genre copinage politique, nature du contrat écrit voire moral, autre) oblige à garder la même personne.

    Pour ces deux types d’organisations, l’offre de poste est verrouillée et comme mentionné dans l’article de Rufin, « on n’a pas les budgets quand on rencontre une super personne. » Et pour cause…

    Le contrat aidé est donc bien autre chose, un poste fourre-tout pour le tout venant (le bac+5 comme le cassos). Le poste est généralement dévalorisant voire dévalorisé parce que ce n’est pas un poste qui est financé en fonction d’un objectif précis. Il y a une croyance parce qu’il y a un contrat. Tout le monde ferme les yeux sur la nature réelle de la tromperie : faire passer « une » personne pour « la » personne mais, attention, si pas de budget, dehors ; si trop chère, dehors. Combien de désillusions ai-je entendu, vu dans les visages : « je me suis mis investi-e complètement dedans pendant deux ans, croyant, espérant que… puis lorsque le renouvellement n’est plus possible, jeté-e comme un simple mouchoir en papier. »

    En ce qui concerne les associations avec un petit budget. C’est encore autre chose. Pour elles, c’est le seul moyen qu’elles ont de financer un poste qui leur est impossible de financer autrement. Tout le monde sait que ce n’est pas la panacée mais entre un boulot d’aide à la personne, épuisant physiquement, psychiquement, mal payé où il n’y a que l’arrêt maladie pour se sentir un peu mieux, et, le contrat aidé de l’association de potes où les conditions de travail seront totalement différentes, le choix est vite fait. Du coup malgré la précarité du statut, ce dernier devient une sorte de petit paradis du travail. Au minimum, la personne fait un boulot pour lequel elle se sent, enfin, valorisée non plus exploitée. Même si sur un cv, ce type de contrat a très peu de poids et même si, au final, cela n’aide pas la personne à sortir de cette spirale descendante.

    Il y aurait bien d’autres chose à exprimer, mais j’ai presque fait un article dans un commentaire d’article alors je m’arrête ici.

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    • Agnès Maillard
      Agnès Maillard dit :

      On dit la même chose : l’emploi aidé est tout sauf du fonctionnariat alors que précisément, ça devrait en être! Mais qu’en fait, ça revient à virer des fonctionnaires avec un bon statut pour externaliser leurs tâches vers des gens sans protection aucune.

      Sinon, pour tout le reste, merci d’avoir alimenté le débat. C’est le sens de ce blog : susciter des commentaires, des débats, et tant mieux s’ils sont de meilleure qualité que le billet initial!

      Répondre
      • jeamarcus
        jeamarcus dit :

        oui, c’est un souci que j’ai connu à mes dépens. Me retrouver en contrat aidé avec des salariés très en colère parce que je dévalorisais leur travail : je faisais la même chose qu’eux mais en moins bien payé. Coincés par leurs contrats (et le service de l’état auquel ils dépendaient), ils ne savaient pas vraiment quoi faire à part de l’éducation. Autrement dit, sous l’apparence d’un contrat aidé, ce contrat était un vrai piège psychologique pour les salariés et une forte pression de la part de leur patron : un beau coup tordu ! J’ai connu les engagements militants des chômeurs et précaires bien après. Je ne suis pas prêt d’oublier cette énorme frustration qu’ils et elles ont ressenti lors de mon passage et la manière dont ils et elles me l’ont expliqué.

        Cela dit, je ne cherche pas à être meilleur que quiconque ; néanmoins merci pour cette appréciation. J’en suis tout troublé.

        Répondre
  15. Frèd
    Frèd dit :

    « En fait, tant qu’il y a des échelles pourries, on n’aura aucune motivation à poser des escaliers… voilà la vérité! »

    Ouaip, mais bon, si tu vas sur ce terrain là, c’est même pas la question du contrat aidé qui pose problème, c’est l’ensemble qu’il faut revoir. Il n’y a que des échelles pourries puisque toutes soumises à un lien de subordination ! « Le CDI est la forme la plus élaborée de l’exploitation. » disait je sais plus qui.
    C’est pas le Contrat aidé qui fait la maltraitance dans le boulot, avec n’importe quel contrat, on peut être maltraité.

    Le contrat aidé, c’est juste un degré supérieur d’exploitation, d’une certaine manière, mais ça donne aussi un peu plus de thune à ceux-lles qui n’en ont pas ou peu. Pour un moment précaire et parfois merdique mais pour un moment quand même.
    Devons-nous nous contenter d’aussi peu, non certes, mais est-ce beaucoup mieux avec un CDD non aidé, voire un CDI ? Devons-nous nous en contenter aussi ? Devons-nous accepter qu’un patron nous traite comme de la merde en CUI-CAE ou en CDI, du simple fait qu’il a le pouvoir sur nous ?

    Et tu crois franchement que Macron en annulant le Contrat Aidé va proposer du boulot qui mettra un peu moins dans la merde ceux qui le sont déjà ???
    https://www.arte.tv/fr/videos/077847-000-A/la-fronde-des-livreurs-deliveroo

    J’ai (on a – dans notre asso) proposé des contrats aidé à un certain nombre de personnes parce qu’on avait pas l’argent pour leur proposer des contrats normaux. J’en suis pas fier, mais bon, on aurait dû rien faire ? Attendre LA Subvention pour pas jouer avec la précarité, peut-être ? Mais bon, je suis pas convaincu. A présent, on en a plus, on a deux CDD et deux CDI, mais toujours une situation associative très précaire.

    Pour ma part, c’est pas en supprimant le Contrat Aidé qu’on va gagner grand chose, surtout avec la politique à la Macron. On risque surtout de foutre un peu plus dans la merde ceux qui le sont déjà !
    Je défends pas ce contrat, mais ce que dit justement Ruffin, c’est que si y’a rien à la place, ça règle quoi, ça arrange qui ?
    Désolé mais des vrais escaliers dans cette société pourrie, j’en vois pas trop.

    Répondre
    • smolski
      smolski dit :

      Frèd : « Le contrat aidé, c’est juste un degré supérieur d’exploitation »

      Ben voilà pourquoi il est nécessaire de le supprimer car ensuite c’est qui qui va produire ce que le contrat aidé ne produira plus à ce moment-là ?
      Parce que le contrat aidé il fourni là où avant il y avait des contrats moins exploitant qui fournissaient le produit de manière moins précaire. Le contrat aidé ne produit pas davantage, il vide seulement d’une même quantité de produit un peu plus de la personne qui l’exécute, c’est tout.

      Et, à ce rythme de perte de soi, tu vas finir par vendre reins et poumon, te vider de ton sang, fournir tes enfants à la pédophilie… Car alors, pourquoi cesser de descendre dans l’ignominie qu’on nous impose ?
      Les prostitués sont des personnes qu’on vide de leurs sens commun, pas des rassasiées du sexe !

      Répondre
    • herve_02
      herve_02 dit :

      Le soucis de ces contrats est une branche de la théorie des jeux :
      – soit tu créés un vrai emploi et tu créés une vraie valeur ajoutée dans la société,
      – soit tu créés un ersatz d’emploi au rabais qui ne mène à rien (sauf à la désespérance : tu t’investis pour être lourdé à la fin (le pire de tout))

      Le soucis est que les ersatz d’emploi font la part de l’état (en maintenant un semblant de statut quo évitant la révolte des pouilleux) ET évite de créer un vrai emploi qui ferait le taf.

      Effectivement d’un point de vue individuel, la(le) cadre de 55 balais qui a taffé toute sa vie et retrouve un semblant de dignité dans un contrat payé au smic pour un poste niveau bac+5, 10 ans d’expérience – ce n’est pas si mal -, mais est-ce que cette personne ne serait pas mieux dans un poste payé 2500+ euros/mois ?

      Bien entendu, il n’y a pas de crédit pour ce poste à 2500+ euros/mois, mais la question à se poser est : est-ce qu’il n’y a pas de crédit pour ce poste parce qu’il y a des contrats de merde au smic ? Et il est là la théorie des jeu : les postes vrais ne se créés pas parce que des postes de merde remplissent la niche écologique. Pour faire limpide : la personne trouve un semblant de dignité dans ce poste de merde MAIS en supprimant la potentialité du même poste en mode normal.

      Répondre
  16. paspier
    paspier dit :

    Chacun son vécu , chacun ses expériences , chacun ses ( ersatz de ) choix de vie . Perso je pense qu’il faut aussi aider les petits indépendants et les TPE (s) … en gardant comme principe ,  » le client est roi , je suis l’empereur !  » .

    Répondre
  17. ZeroSpleen
    ZeroSpleen dit :

    Enfin un billet, un article, qui exprime simplement et clairement ce que je pense du dispositif d’emplois aidés depuis des années. Alors, oui, pourquoi pleurer ?

    L’État capitaliste néolibéral sous-traite un certain nombre de tâches dites d’utilité sociale au monde associatif dans sa très grande diversité, toujours à la limite de la précarité (une manière de tenir toute velléité de contestation sérieuse) : dans l’emploi, dans la réalisation de projets ou dans la sous-traitance de prérogative régalienne. Les associations sont les PME de l’État !

    Ce qu’il faut bien se dire est que l’aide et le financement public aux entreprises du secteur privé est infiniment plus important que les pauvres écus que mendient les associations. Ce n’est donc pas sans surprise non plus que le social business, avec ses méthodes, viennent faire fructifier aujourd’hui ses actions du côté du « tiers secteur ».

    Et ce qui ne sera absolument pas rentable sera radicalement exclu ou tombera dans l’escarcelle du bon vouloir charitable qu’il soit populaire, du cœur, catholique ou islamique.

    Alors, pourquoi ne pas être plus offensif, par exemple ?

    Répondre
  18. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Leurs contrats aidés supprimés, des employées de vie scolaire loupent la rentrée

    Source
    http://rue89bordeaux.com/wp-content/plugins/rue89-social-network-cover/public/get-image.php?image=%2Fwp-content%2Fuploads%2F2017%2F08%2F2017_08_30_evs01.jpg
    Ce que cachent les contrats aidés : de vrais emplois à long terme, mais dans des conditions dégueulasses! Il devrait ne s’agir que de CDI, dans les cas rapportés, sinon, c’est juste de l’exploitation!

    ❝A Landiras, Line s’occupe de gérer les absences d’élèves, les retards de parents, les maladies. Nassera, à l’école Montesquieu s’enquiert d’éditer les certificats de scolarité, les radiations, d’organiser les élections de parents d’élèves. A l’école Jacques-Cartier de Pessac, Danièle gère les commandes de fournitures depuis 4 ans. Florence, en poste depuis l’année dernière à l’école Henri IV de Bordeaux, raconte les tâches administratives, le traitement des courriels, des appels téléphoniques.

    Depuis 2006, Cécile a connu 5 directeurs différents à l’école de Cadaujac. Après deux ans d’absence, elle raconte que l’inspecteur académique était venu la chercher pour lui demander de reprendre ce poste.

    EVS pourrait alors vouloir dire secrétaire ou bouche-trou. Toutes ces femmes, autour de la cinquantaine, vivent depuis plusieurs années en grande partie de ce temps partiel subi : 20h payées 680 euros. En travaillant du lundi au vendredi, sauf le mercredi, de 8h30 à 11h30 puis de 13h30 à 15h30, difficile de trouver un autre employeur.❞

    Répondre
    • smolski
      smolski dit :

      « Cette suppression des contrats aidés sans aucune autre solution de remplacement est tout simplement lamentable »

      Ce qui est lamentable c’est qu’on établisse légalement ce type de contrats aidés alors qu’ils sont illégitimes à tout égard !
      Bien sûr, en les affectant on les pérénise mais cela n’empêche qu’ils reviennent à du travail forcé.

      « Arbeit macht frei »

      Répondre
  19. Eve P.
    Eve P. dit :

    Ravie de retrouver le Monolecte après avoir boudé le web pendant des années. Bon, pour l’emploi aidé, chômeuse de longue durée et très bientôt cinquantenaire, avec un budget qui devient plus que tendu, l’orthodontie des enfants, leurs cours de musique (pas su^r cette année…), plus de Dia pour faire les courses en ville… j’y songeais car les 4 années de trou dans mon CV me font du tors (en fait absolument aucune réponse à mes nombreuses postulations correspondant à mon expérience pro). C’était juste pour dire un jour que j’ai réintégré le « marché ». Je pense qu’il y a beaucoup d’histoires personnelles qui peuvent justifier d’espérer un emploi aidé pour le temps que cela dure au moins. Je range ce projet désormais obsolète au placard, donc. Certes, pas le rêve, mais mieux que RIEN.

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  1. […] efficaces à 57%. Et près de 80% de ces dispositifs sont dans le secteur non marchand. Affaiblir davantage le secteur non marchand, puis supprimer 120 000 postes de fonctionnaires, le projet macroniste est d’abord une politique de classe mal […]

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