Leur en donner pour leur argent!

Tout travail mérite salaire, disait ma grand-mère. Mais elle vivait carrément à une autre époque, pour ne pas dire sur une autre planète.

J’en avais déjà parlé ici : plus je fais de trucs, plus j’acquière de compétences, plus je fais mon shadok énervé et moins je pompe d’argent. Quoi qu’en disent certains, la valeur travail a particulièrement mal au portefeuille.

Parallèlement à cette dégringolade des ressources, il y a ce soudain emballement des prix. Et entre austérité salariale et inflation galopante, le sandwich de tous les pauvres cons comme nous, qui croient encore à la vertu du travail bien fait, de l’effort qui porte ses fruits et de l’honnêteté triomphante. Pris dans l’étau des injonctions contradictoires – bosser plus pour gagner moins et dépenser plus – la plupart d’entre nous va se retrouver en string sur un tas de fumier en maudissant ceux à qui nous avons tant donné… et qui nous ont tant pris!

Dans cette bonne grosse dynamique du presse-citron, j’ai appris hier par un mail des plus laconiques que la feuille de chou à laquelle je contribue depuis 3 ans pour une poignée de cacahouètes a décidé que des cacahouètes, c’est encore trop pour les babouins que nous sommes, nous autres soutiers de l’information et nous enjoint à poursuivre notre travail de correspondants locaux… gracieusement! Comprendre en fait, à nos frais, parce qu’en guise de salaire, nous avions jusqu’à présent royalement le droit à un remboursement de frais d’essence forfaitaire. Ben même ça, c’est encore trop. Surtout au prix du carburant, actuellement.
D’un autre côté, je ne pense pas que le directeur de cette publication ait l’intention de revendre son 4×4 ou de réduire son train de vie. J’en déduis donc la valeur réelle du travail et de l’information à ses yeux… et à ceux de beaucoup d’autres dans son genre. Car cette nouvelle péripétie dans le foutage de gueule généralisé qui nous sert de modèle socio-économique est, somme toute, logique.

Pourquoi continuer à payer des gens pour produire de l’information, alors qu’à l’autre bout de la chaîne, il y a des gens prêts à donner de l’argent pour des canards en papier glacé remplis à 60% de pub et pour le reste d’un habile mélange d’infomercials et de propagande de bas étage? C’est vrai, ça, pourquoi se faire chier alors qu’il existe des agences de presse où des marketeux produisent des infos pratiques bien proprettes et sans intérêt que les journaux peuvent acheter comme des barils de lessive? D’ailleurs, des feuilles de chou bien plus prestigieuses de la mienne sont déjà arrivées à la même conclusion et le bastion journalistique est à présent cerné de charrettes de licenciement en cascade.

Ré-étalonnage de la valeur travail

Ils ont commencé par nous dire qu’il allait falloir faire en 35 heures ce que nous faisions en 39 heures. Ce n’était pas l’idée de départ, qui était plutôt de permettre à plus de monde d’accéder à du travail. Mais comme notre productivité alimente leurs profits…
Ensuite, ils nous ont imposé de travailler 40 ans au lieu de 37 et demi, pour des retraites plus petites, parce que calculée sur une plage de travail plus large, qui aurait donc plus de chances de contenir des années à salaire moins fastueux. On aurait dû sentir le vent du boulet, à ce moment-là.
Puis, ils nous ont fait le chantage à la délocalisation vers plus exploités que nous pour nous demander de travailler 39 ou 40 heures pour le prix de 35. Ils nous ont bien fait comprendre aussi que la modération salariale seule pourrait nous sauver du retour de l’inflation.

Résultat des courses?

Les prix explosent et vu les salaires qu’on se paie actuellement, on sait bien que ce n’est pas notre faute. Il paraît que ce n’est pas la leur non plus. Sauf que l’argent ne s’est pas évaporé…, il a juste changé de poches. Les possédants ont récupéré 10 points de PIB sur le dos des suants ces 20 dernières années. Et comment un tel transfert a-t-il été possible, si ce n’est avec notre propre complicité?
Les salariés amoureux du travail bien fait se défoncent au boulot pour des clous, des coups de pied au cul et la reconnaissance éternelle de leurs patrons et/ou bailleurs, et quand ils ont du mal à finir leur mois, plutôt que de commencer à s’interroger sur la répartition des bénéfices dans leur entreprise, comme des couillons, ils s’en prennent aux RMIstes et aux chômeurs, parce que c’est là qu’on leur dit de faire!

Tuez-vous à la tâche! Quand on n’aura plus de jus à tirer de vous, on en trouvera d’autres pour croire aux mêmes mythes et continuer à se sacrifier sur l’autel de la valeur travail. La moindre des choses, ce serait un monument aux morts du travail, érigé par le capitalisme reconnaissant. Mais même la reconnaissance, ça leur coûte encore trop.

Alors, pourquoi continuons-nous à les enrichir pendant que les privations s’empilent dans nos budgets étriqués? Pourquoi gâchons-nous chaque jour le meilleur de nous-mêmes en l’offrant peau-de-balle à des profiteurs qui nous méprisent en retour? À cause de l’obole qu’ils veulent bien nous concéder? Pour combien de temps, encore? Parce presque plus rien, c’est encore mieux que plus rien du tout?

Il est temps de remettre la valeur du travail au centre des préoccupations de ceux qui l’exploitent sans vergogne pour leur profit exclusif. Si nous sommes motivés pour nous faire presser comme des citrons pour une aumône qui ne nous permet même plus de faire face à nos besoins les plus élémentaires (inflation galopante des loyers, de l’alimentation, de l’énergie), pourquoi ne le serions-nous plus du tout pour défendre notre droit de vivre au moins décemment? Pourquoi continuer à leur servir le meilleur de nos compétences, de nos forces, de notre vie, pour le prix d’un boulot de bras cassé? Pourquoi d’ailleurs aussi, continuer à leur acheter des articles de merde, produits dans des conditions de merde pour des salaires de merde au prix du caviar? Parce que vous avez peur que les riches disparaissent? Ou juste parce que nous avons peur tout court? Peur du pire, alors que nous y allons inexorablement à fond les ballons?

Jeudi, c’est la fête du Travail… Avec un putain de T majuscule. Pas la fête des travailleurs ou des salaires!

La fête de l’Exploitation, oui!

Il ne tient qu’à nous d’en faire de point de départ de notre propre mouvement, notre propre cause, notre année du refus de l’exploitation!

Vous avez un salaire de merde?

Donnez en leur pour leur argent!

Ni plus, ni moins!

À mauvais salaire, mauvais travail!

Bienvenue au XIXe siècle!

82 réponses
  1. lyDie
    lyDie dit :

    Jeudi c’est d’abord mon anniversaire !

    Oh putain, j’ai le moral dans les chaussettes….

    Avant de lire votre billet, j’ai parcouru le dernier de Thierry Pelletier : http://recits.blogs.liberation.fr/t

    C’est dur de croire que chacun dans son coin, on peut être un frein à tout ce merdier et changer la donne. Pourtant, soyez-en convaincus, nul ne sert d’aller brandir des banderoles sur les boulevards un seul après-midi, car la résistance exige de l’endurance, une implication quotidienne, des choix de vies et de comportements qui ont un poids réel, aussi insidieux ce dernier soit-il, aussi virtuel parait-il.

    Comme le disait Coluche, et cela s’applique à bien des choses :
    "Quand on pense qu’il suffirait de pas l’acheter pour que ça ne se vende pas"

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  2. Croa
    Croa dit :

    «Ensuite, ils nous ont imposé de travailler 40 ans au lieu de 37 et demi, »

    NON ! On t’impose juste de travailler jusqu’à 60 ans. (Tu peux avoir la chance de pouvoir continuer un peu en fonction du métier que tu exerce mais ce n’est pas général !) Si entre temps tu as réussi à travailler 40 ans tu gagne une retraite complète ! (Autrefois il en suffisait 37,5.)

    Il est vrai qu’avec les mensonges de notre Président, des journalistes bien en cour et autres communicants autorisés, c’est difficile de s’y retrouver !

    à propos du Président la semaine dernière :
    http://croa33.blogspot.com/2008/04/

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  3. Neb
    Neb dit :

    Bonjour Agnès,

    Bravo, comme Guillaume Tell, toujours au centre de la cible.

    Une petite précision à propos des retraites :

    Il faut y ajouter que depuis de nombreuses années, il y a un grand décalage entre la hausse des prix réelle et celle affichée, année après année, par nos gouvernements successifs. Au bout de 40 années de cotisations, cela représente encore un gros manque à gagner dont personne ne parle.

    -3% par ci, suivit de – 2% par là au moment des réévaluations, cela représente une belle somme encore perdue pour les mêmes.

    Amicalement.

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  4. David.A
    David.A dit :

    Je ne voudrais pas détourner ce (une fois de plus) brillant billet de son objet, mais je me faisait une réflexion sur les retraites : avec l’inflation des prix de l’immobilier, il est fort probable que, contrairement aux générations qui ont précédées, le nombre d’accédant à la propriété sera particulièrement réduit…sans que ça change pendant encore un bout de temps. Se retrouver à l’âge de la pension (qui sera ce qu’elle sera. Si les salaires n’augmentent pas, il ne faut pas s’imaginer que les retraites suivront un autre chemin) avec un loyer qui en siphonne 80%, à mon avis ça va pas le faire…

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  5. Anta
    Anta dit :

    Hé oui, me voilà de retour pour votre plus grand bonheur!
    Il est intéressant cet article. Pas tant dans le fond, qui reprend uniquement des choses qui ont été ditent et reditent ici ou ailleurs. Non c’est plutôt la forme qui me fait sourire. Un vrai discours militant! Je connaissais tes talents d’écriture Agnès, mais je ne te savais pas capable d’écrire des tirades qui déchainent la foule!!
    Bref, juste un petit mot pour dire qu’encore une fois, tu ne vois que ce que tu veux bien voir, et mentionne uniquement ce qui va dans le sens de ton argumentation:

    -"Ils ont commencé par nous dire qu’il allait falloir faire en 35 heures ce que nous faisions en 39 heures" Tiens, tu ne mentionnes pas que les 35 heures étaient toujours payées 39 ?!? Peut être un simple oublis…"Puis, ils nous ont fait le chantage à la délocalisation vers plus exploités que nous pour nous demander de travailler 39 ou 40 heures pour le prix de 35." Ah ba nan, tu fais vraiment preuve de mauvaise fois en fait. Ce serait donc (dans ton exemple), 39 heures payées 39 heures. Je te l’accorde, pour soulever la foule on fait mieux….mieux vaut dire 40 heures payées 35…

    -"Ensuite, ils nous ont imposé de travailler 40 ans au lieu de 37 et demi, pour des retraites plus petites, parce que calculée sur une plage de travail plus large, qui aurait donc plus de chances de contenir des années à salaire moins fastueux." C’est surtout la dernière partie de la phrase qui m’intéresse. "Une plage de travail plus large, qui aurait donc plus de chances de contenir des années à salaire moins fastueux". Pourquoi plus de chance de contenir des années à salaire moins fastueux? Pourquoi pas plus de chance de contenir des années à salaire plus fastueux? Je pensais que l’utilisation de la peur était l’arme de l’extrème droite au sens large (je suis sûr que vous voyez qui je désigne……). Hé bien encore une fois, je me suis trompé 🙁

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  6. harmakhis
    harmakhis dit :

    Excusez-moi d’avance pour ceux qui vont répondre à ce billet, sur lequel je suis d’accord à 100% comme toujours avec les billets d’Agnes 🙂
    -cette situation que nous vivons là, c’est la faute à qui? certes ça fait un moment qu’elle a commencé mais là elle empire à vitesse exponentielle…excusez du peu mais je ne vote que depuis 10 ans…et pas pour des filous qu’on voit depuis 30 ans les mêmes !!!
    -Comment le Guide Suprème du Capitalisme est il arrivé au pouvoir?il y’a donc 53% de riches en France? ah ben zut je croyais que le pays était pauvre, en faillite, les caisses vides…que ceux qui ont oublié d’éteindre leur télé et de balancer le Figaro à la poubelle plutôt que de consulter le Monolecte ou CSP lèvent le doigt….
    -"égalité, liberté , fraternité", ouais , mon oeil, alors ça c’est surtout valable pour la France du bas parce qu’il lui reste tellement peu autre chose…manifestement le "pouvoir au peuple par le peuple" ça aussi c’est devenu une chimère…je sais pas pour vous mais de ce que je me souviens de mes cours d’histoire au college ça s’est finit y’a 200 ans à la Bastille à coup de fourches dans le cul et de guillotine pour certains pour rappeler aux "possédants" de l’époque que le peuple, ben oui, il en avait marre qu’on le sucre de partout, c’est curieux comme on revient aux fondamentaux même au 21e siècle…
    -ce que suppose Agnes serait peut être de coller à Nimbus 1er Sa Sérénissime Rolex Royale une grève générale dans sa tête ainsi qu’à tous ses petits copains? certes pour le coup on l’aurait notre décroissance, au risque de perdre notre job et la peur qu’il suscite,remarquez vu comme c’est parti ça va bientot etre un luxe de bosser…hélas l’Histoire nous apprend que les choses bougent seulement quand ça pete un gros coup, si on regarde où nous en sommes ça parait un peu inévitable à moins de faire de la magie…

    Bref, je ne félicite pas les supporters de mai 2007, mes condoléances à ceux qui se sont fait avoir fallait vous documenter un peu et vous renseigner avant, et à tous les autres qui sentaient le coup venir, courage….

    amicalement 🙂

    Répondre
  7. Cobab
    Cobab dit :

    Anta :
    « tu ne mentionnes pas que les 35 heures étaient toujours payées 39 »
    étaient, c’est le mot juste. parce que dans la grande majorité des boîtes ça s’es accompagné du blocage des salaires. DEpuis quelques années, déjà… sans compter les mesquineries type décomptage de la pause café, qui 5 mn par 5 mn finissent par faire une somme.

    Quant à la "plage e travail" (quelle expression !), là c’est réellement de la mauvaise foi pure : puisqu’il s’agit des meilleures années. Donc les 20 meilleures sont en moyenne forcément moins bonnes que les 10 meilleures (qui sont incluses dans les 20)…

    Répondre
  8. Fin De Partie
    Fin De Partie dit :

    @Anta:
    Bon retour parmi nous
    On a toujours besoin d’un anta..lgique quand on se fait mettre à sec 😎

    J’aimerai bien qu’Anta nous donne son avis sur:

    Le dernier fabricant français de scooters demande à ses salariés de ses deux usines de renoncer à 11 jours de congés, faute de quoi il fera fabriquer son nouveau 125 cm3 à Taïwan.

    Source:
    http://www.liberation.fr/actualite/

    Moi j’appelle cela du chantage à l’emploi, vous trouvez cela normal?

    Quelqu’un l’a déja écrit ici mais je me permets de répéter:

    <<Les patrons font semblant de nous payer, faisons semblant de travailler>>

    Répondre
  9. jameswest
    jameswest dit :

    Une vieille maxime : à salaire de merde, boulot de merde.
    En attendant la révolte qui viendra ou pas, le plus intelligent à mon sens est de commencer à montrer à notre patronat que l’on peut plomber la productivité. Ne plus tenir les cadences quand on bosse en usine, ne plus faire 5 minutes de plus quand on bosse au bureau et que le téléphone sonne alors que la journée est terminée et s’en aller bien sûr, sans décrocher, on peut faire plein, plein de petites choses comme celles-ci : cela s’appelle de la résistance, on me rétorquera que l’on risque de se faire virer, moi je réponds les risques font partie de la vie et puis sincèrement, y’en a aujourd’hui qui sont sûrs de garder leur boulot même en la fermant, faudrait vraiment être naïf pour le croire, rappelons-nous cette phrase de Charles Pasqua : "les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent".

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  10. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Faut effectivement être très jeune (ou vraiment ne pas l’être du tout, du tout!) et au-delà pour ignorer le sens du mot geek et encore plus ne pas avoir l’idée de le taper dans google (au hasard…) pour obtenir la définition.

    Je pense que l’on peut raisonnablement dire de moi que je suis une geek, et je ne me sens pas du tout vexée par cette étiquette… qui n’est donc qu’une étiquette, parmi des tas d’autres qui se bousculent pour trouver un peu de place sur mon dos…

    Dans ton cas, je ne te connais pas et je pense qu’en réalité, tu n’es sûrement pas geek. C’était juste un petit jeu de mot homophonique sympatoche, mais c’est vrai qu’un jeu de mots de gauchiste, c’est forcément méchant… 🙂

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  11. David.A
    David.A dit :

    C’est aussi typique du patronat ça aussi : une vue à court terme, de profits immédiats, quelle que soit la méthode, le plus souvent dégradante pour l’employé. J’ai connu une boîte qui n’engageait plus qu’en CDD de deux ans, alors que toutes les précédentes embauches étaient en CDI. Résultat ? Vous l’imaginez comment l’enthousiasme et la loyauté de quelqu’un qui sait qu’il se fera lourder sans états d’âmes deux ans plus tard ? Proche de zéro ou du néant ? Eh bien c’est pire.

    Alors, c’est vrai que quand on sème le mépris, faut pas s’étonner de récolter le sabotage, mais je ne suis pas tout à fait certain que la maxime "à salaire de merde, boulot de merde" finissent par donner autre chose que deux perdants. C’est même plutôt triste finalement.

    Répondre
  12. Pierre
    Pierre dit :

    Chère Agnès,

    A lire de toute urgence sur le sujet : "L’entretien", de Philippe Malone aux Editions Espaces 34

    Merci pour votre blog et bonne lecture.

    Répondre
  13. Ruobé
    Ruobé dit :

    Nous expérimentons le lent effondrement du système capitaliste. Les patrons veulent augmenter leurs profits. Pour cela soit ils augmentent leurs prix soit ils baissent leurs charges et en premier lieu les salaires de leurs employés. Malheureusement, leurs salariés sont également leurs clients. Chercher à devenir plus riche en appauvrissant ses clients n’est pas l’attitude la plus viable à long terme. Or c’est la seule attitude possible dans le système capitaliste. Cela nous condamne à subir crise sur crise, dans un cycle de destruction-reconstruction. Jusqu’à ce que les moutons en aient marre de suivre leurs bergers, mais ça, ce n’est pas pour tout de suite à mon avis. Ils m’ont l’air très bien hypnotisés, les moutons. Et surtout, ils profitent du compartimentage de la misère. En cercles concentriques, les riches, les petits bourgeois des pays développés, les pauvres des pays développés (trop peu nombreux pour se rebeller), les pauvres des pays en développement (trop éloignés des riches pour se rebeller)… La prison sociale à l’échelle planétaire. Chacun dans sa cage.

    Répondre
  14. ID Al
    ID Al dit :

    Ah ! Je ne connaissais pas l’histoire de "Job". J’ai appris quelque chose, je serais un peu moins bête comme ça 🙂

    Naaan, des fois… je me dis que l’idée que "ce qui triomphe c’est l’honnêteté (le travail bien fait, l’effort, etc.)" : ce n’est en fait que de la pure "théorie". Et que la "pratique", c’est l’inverse. Celui qui "réussit", celui qui a le plus d’argent, qui a le plus de pouvoir (qui se fait élire aussi)… c’est celui qui trahit, qui fait des (petites ou des grosses) magouilles, etc. On voudrait nous faire croire que le "système" est vertueux… mais c’est en théorie, la pratique montre l’inverse…

    Je crois que la "réalité", c’est de reconnaître que ceux qui ont "réussi" dans le "système" actuel, c’est par la trahison, par des coups, des magouilles, de la corruption, etc. Et puis, ça me fait penser à la devise "comprendre le réel" de je ne sais plus quel parti politique…

    Mais bon… si jamais il fallait choisir 😉 … qu’est-ce qui est le plus important ? "Réussir" ou garder sa fierté, son l’honnêteté (etc.) ?

    Répondre
  15. Anta
    Anta dit :

    @Agnes

    Je ne sais pas exactement ce que "geek" signifie, malgré mon jeune âge, mais j’en ai une petite idée… Et c’est pas très très sympa!!!

    @Fin de Partie

    Jolie jeu de mot…
    Tu veux donc mon avis sur ce sujet? Et bien je ne vais pas te surprendre, loin de là. Les seules choses qui m’ont surpris/choqué dans cet article sont:
    -22 jours de RTT par an!!!!!! (tu as dis congés payés mais il s’agit en fait de RTT, ce n’est pas la même chose). 22 jours de RTT + 6 semaines de congés payés + 3000 jours fériés par an + 35 heures travaillées (les rares semaines qui sont travaillées…)ca doit pas être évident de poser tous ses congés! Je propose donc la création d’un calendrier typiquement français de 400 jours par an pour pouvoir aisemment poser tous les congés typiquement français…
    -A ce que je comprends, le principal soucis de la CGT c’est d’avoir suffisamment de guarantie en terme de pérennité de l’emploi… Hé bien si même la CGT accepte à demi mot, c’est qu’il y a vraiment quelquechose qui ne tourne pas rond là bas (22 jours de RTT par an!!!!!!)

    Répondre
  16. chris
    chris dit :

    """Le dernier fabricant français de scooters demande à ses salariés de ses deux usines de renoncer à 11 jours de congés, faute de quoi il fera fabriquer son nouveau 125 cm3 à Taïwan.

    """"

    Probleme de volonté politique sinon de protectionnisme ……meme si l’exemple vient d’un pays dit ultra liberal .

    Lorsque VAG a voulu menacer les ouvriers mexicains en greve a Puebla , de delocaliser en Corée .

    Le gouvernement mexicain a dit oK mais vous ne vendrez plus une seule VAG sur le sol mexicain ,dommage pour la Cox ……et ils ont passes un contrat avec Chevrolet sur la ""little Chevy ""

    Resultat ,VAG est revenu la tete basse et doit se battre dorenavant contre la Little Chevy .

    Simple l’economie sans Bruxelles et ses lobbys …

    Répondre
  17. Zorbec Le Gras
    Zorbec Le Gras dit :

    Bonjour.

    Deux réactions "à chaud" :
    – Les RTT : je suis informaticien, donc convention Syntec. Les congés, les jours fériés, les samedi et les dimanches ont étés pris en compte lors du calcul des 35 heures pour établir une moyenne. Ainsi, passage de 40 à 35 heures = 11 jours de RTT (et non 22). Ca, c’est du factuel.

    – Je viens de finir le visionnage de "Attention, travail" de Carles. Quelques extraits stupéfiants du monde du travail, ainsi que le témoignage de "déserteurs". Bien, le doc ne donne pas de recettes de survie matérielle hors salariat (bref, ce sont tous des assistés sociaux, c’est à dire chômeurs, RMIstes …). Il pose juste la question de la PLACE du travail dans nos vies et prône la décroissance consumériste.
    Dans notre monde, on exalte le travail et surtout le travail "bien fait". L’ouvrier doit se sentir fier d’avoir correctement boulonné pendant huit heures. Bref, travail de merde, renvoie une image négative : on n’a pas fait l’effort de bien faire. C’est mal. Punissez moi, Seigneur, car je ne suis pas digne. Mais n’est ce pas la seule arme qui nous reste pour amener le patronat à plus de considération ? Cette considération ne pouvant trouver sa source que dans le rapport de force …

    Répondre
  18. speedy
    speedy dit :

    Le constat est plus ou moins fait, mais on ne voit pas trop les solutions :

    Transfert de la richesse du travail vers la rente : c’est pas nouveau mais on note une accentuation. On attends toujours la taxation (forte et par tranche) des stock options par exemple et une imposition différenciée des entreprises selon le niveau de profit ou le secteur d’activité (ou des crédits d’impôts plus adaptés).

    Augmentation du coût de l’énergie : renationalisatons EDF et GDF tout en rationalisant leur gestion pour garder des coûts de fonctionnement raisonnables. Les profits sont redistribués sous forme de réduction. Si la commission européenne n’est pas contente, envoyons-là se faire foutre et demandons lui de balayer devant sa porte.

    Mettons en place des mécanismes permettant à chacun de bien se former tout au long de sa carrière.

    Dépensons l’argent des impôts à faciliter la vie des citoyens et non pas à créer des procédures kafkaiennes ou distribuer des privilèges à certains (cf. l’interview de JF Probst sur Bakchich).

    Etc.

    Répondre
  19. Fin De Partie
    Fin De Partie dit :

    @Anta:

    Les RTT sont surement attribuées pour compenser l’annualisation du temps de travail. Cela signifie que ces salariés ne font pas que des semaines de 35 heures (ou moins.)

    Le temps de travail n’est rien en soi, c’est la cadence de travail qui est importante et donc la productivité.

    Après avoir b… les salariés en leur faisant faire en 35 heures ce qu’ils faisent en 39, ils s’imaginent qu’ils vont faire faire la même cadence à leur employés sur 39 heures.

    Répondre
  20. Jean-Pierre Martin
    Jean-Pierre Martin dit :

    En faire le moins possible… c’est une question d’éthique.
    En plus, si on a l’occasion de saboter, alors pourquoi se priver ? Mais le pire c’est que parfois la qualité de ce qu’on produit n’a aucune importance, puisque derrière y aura des putains de commerciaux qui de toute façon vont refourguer le produit malfaçonné à des gogos qu’on appelle les consommateurs…

    Répondre
  21. dapoya
    dapoya dit :

    il faudrait déjà s’appliquer à bidonner efficacement le système ISO qualité qui "autocontrôle" tout ce qu’on fait, système après lequel court toute l’industrie

    l au fait, les anta on les diope et on en parle plus (private joke)

    de plus pour s’amuser à être technocratiquement destroille , on sabote le pourcentage de production que nous défalque l’inflation ou même notre mauvaise humeur ( quand la sécurité des personnes est en jeu, on met simplement au rebut tant de % de pièces correctes – quand la sécurité n’est pas en jeu, on introduit les % en malfaçon – sur le plan délai, on rajoute systématiquement le facteur cac 40 ou autre , au choix technocratiquement poétique)

    pour les retraites, on augmente notre lenteur de 41 – 40 / 40 % pour rester ISO 14000 (développement du rable)

    rapport de force, rapport de force….je sais pas…on n’a plus ce caractère…par contre on ramène un peu plus de semoule dans laquelle Ils pédalent

    sachant toujours, sans plus aucune moindre once de naïveté, que quand ils n’ont plus de jus dans ce qu’ils pressent, ils envoient sys-té-ma-ti-que-ment à la guerre.

    collatéralement, on ne dit plus que sarkozyzy et parisot-phile( mais ça, c’est pour la machine à café)

    Répondre
  22. Croa
    Croa dit :

    À Zorbec Le Gras :

    Questions :

       Le biglotron est-il en service ? à quoi sert-il au fait ? N'étant ni informaticien ni atomiste mon ignorance me fait souffrir  §:o( 

    Nous avons bien fait de trainer ici car grâce à ça je peux te dire que tu es un geek ! (Terme inconnu il y a un instant et magie de l’Internet !)

    BONS BAISERS DE… Peu importe (Nous sommes d’un autre temps où les effets d’ubiquité étaient réservés aux espions, pas au Président de la République.)

    Répondre
  23. jcd-bruxelles
    jcd-bruxelles dit :

    41 ans, ce n’est qu’un début : ailleurs dans l’UE c’est déjà bien plus.

    En Belgique il ya dix ans les femmes prenaient leur pension à 60 ans, les hommes à 65 (une carrière complète était de 40 ans pour les femmes et 45 ans pour les hommes);
    Aujourd’hui grâce à la politique européenne d’égalité des chances, c’est 45 ans de carrière pour les hommes et les femmes. Et l’âge de la retraite est à 65 pour tout le monde.
    C’est pas beau ça !
    Attendez-vous au pire. 41 ans ce n’est qu’un début !!

    Répondre
  24. Yonapot
    Yonapot dit :

    Au catalogue d’Agnès on pourrait ajouter tous ces dispositifs d’allègements de charges sociales patronales qui ont constitué de véritables trappes à salaires. Quand on vous dit que vous bénéficiez d’une exonération de charges sociales à hauteur de 1,6 Smic….ben , pourquoi engraisser le suant ! L’ironie de la chose c’est que l’on sait que l’embauche aurait eu lieu (je ne connais pas d’employeur qui embaucherait uniquement pour soulager les statistiques du chômage) ou les heures supplémentaires auraient été effectuées, de toutes façons.
    L’ascenseur n’est jamais renvoyé. Les allègements ne sont compensés qu’avec un gros retard par l’Etat à la Sécu, d’où un trou qu’on nous demande gentiment de combler moyennant franchises diverses et allongement de la durée de cotisations. Et je ne parle pas du produit de taxes diverses qui devraient être reversées au budget des organismes sociaux qui attendent.
    Je me souviens d’une article du Monde Diplo qui expliquait tout ça.
    "Tout est dans tout et vice versa " disait Pierre Dac. Dans tout ce système là je ne vois que le "vice" sans versa ni rien.

    Répondre
  25. Croa
    Croa dit :

    à JCD-Bruxelles

    Merci pour tes précisions dont on retiendra seulement que chez vous, pour le moment c’est pire. Toutefois le discourt reste obscur et ton « c’est 45 ans de carrière pour les hommes et les femmes» encore un mensonge par ignorance ! (Quelques-uns auront quant même compris qu’il s’agit du minimum requis pour un droit complet à la retraite.)
    Heureusement que les rhétoriques détachées du discourt officiel progressent. Ce matin un porte-parole de la CGT (le syndicat historique en France) s’est exprimer à France-Inter en disant qu’il faudrait revenir sur la BAISSE programmée des pensions de retraite. C’est tout de même plus clair!

    à Yanapot qui a écrit: «"Tout est dans tout et vice versa " disait Pierre Dac. Dans tout ce système là je ne vois que le "vice" sans versa ni rien.»

    Et donc en ce qui concerne le biglotron ? (Cette invention du domaine de la physique thermonucléaire et de la gynécologie spatiale est de Pierre DAC.)

    Répondre
  26. Didier
    Didier dit :

    A noter un truc bête comme chou : l’inflation est une fraction de prix, qui se répartit comme toute fraction de prix entre salaires et profits (y a pas que la croissance, et d’ailleurs la croissance et l’inflation c’est pareil). Donc si le prix augmente et pas ton salaire, où passe la différence ?

    Remarque aux blogueurs qui se plaignent, que je m’applique à moi-même : se plaindre sur un blog, manifester, pétitionner et perdre toutes les élections depuis toujours, est-ce agir ?

    Répondre
  27. David.A
    David.A dit :

    Petite précision supplémentaire affligeante à propos de la Belgique, qui illustre bien le foutage de gueule : Il y a eu également diminution du temps de travail hebdomadaire, depuis déjà un certain temps. Vers 37.5 ou même 35 heures parfois, notamment dans le secteur bancaire. Comment a-t-on fait ? Foin de RTT ou d’annualisation là-bas. L’heure du déjeuner, prestée ou pas, a tout simplement été supprimée du décompte. 40-5 (ou un peu moins) =35. Et hop, Ni vu ni connu.

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  28. christie
    christie dit :

    A quand la grande grève générale. ils veulent délocaliser? De toutes façon , c’est déjà fait ou bien dans las cartons. n’empêche que les ouvriers de Dacia Logan l’on fait..la grève.
    Ils ont obtenue plus de salaire alors.. Seulement chez eux, ils savant encore se serrer les coudes. la solidarité, ils connaissent. Chez nous, c’est ce qu’il manque sans doute: la solidarité !
    Et à chaque fois que le peuple a obtenue gain de cause, à la base, il a toujours la solidarité.
    la cause commune qui fait que le mouvement porte..

    Répondre
  29. jameswest
    jameswest dit :

    Encore un "tabou" de Madame Parisot citée sur Rance Inter ce matin, en gros il faudrait reculer l’âge de la retraite à 61 voire même 62 ans, elle en a de ces tabous celle-là, autant dire bosser jusqu’à la tombe, j’ose moi-même lever un autre "tabou" : pourquoi ne ferait-on pas travailler nos chères têtes blondes dès l’âge de 5 ans ?

    Répondre
  30. Fin De Partie
    Fin De Partie dit :

    Citation:
    pourquoi ne ferait-on pas travailler nos chères têtes blondes dès l’âge de 5 ans?

    A cinq ans, ils ne savent rien faire et ne sont pas assez éduqués pour obéir.

    Les faire travailler à dix ans ce serait mieux;

    En cinq ans, ils auront eu le temps d’apprendre à lire pour suivre les ordres écrits et d’apprendre à obéir (on veut leur réapprendre le respect , pour qu’ils respectent leur patron et apprennent à savoir qui dirige, qui décide et qui montre la voie à suivre)

    Ce n’est pas pour rien qu’il y’a une réforme de l’enseignement primaire qui se profile en ce moment.

    obéir au patronat, travailler jusqu’à la mort, ne pas trop se servir de son cerveau.

    Ce sont les nouvelles directives qui figureront bientôt au fronteau des bâtiments public

    Répondre
  31. Peuple patron
    Peuple patron dit :

    Bon, la fin de la période d’essai (6 mois renouvelable) de l’employé Sarkozy approche… 🙂

    Alors :
    Monsieur,
    Nous sommes arrivé à la conclusion que cet essai n’a pas du tout été concluant. Vous avez vous-même reconnu avoir fait de nombreuses erreurs professionnelles. Nous sommes donc au regret 🙂 de vous informer que nous avons choisi de mettre un terme à notre collaboration à dater du 1er mai 2008.
    Nous vous prions d’agréer, Monsieur, nos sincères salutations. 🙂

    … Naaan ?
    C’est pas possible de faire ça ?
    Bah, pourquoi ?

    Répondre
  32. Yonapot
    Yonapot dit :

    @ 43

    J’aime bien cette adaptation de la "séparabilité" chère à notre Lolo patronale au politique. Jusqu’à présent malheureusement on a pas prévu ce cas de figure ( encore que, dans le cas de Sarko, la teneur de l’"essai" était annoncée depuis longtemps) dans la Constitution.
    Dommage. En même temps encore quatre ans avec un incompétent …c ‘est long, très long.

    Répondre
  33. jardin
    jardin dit :

    T’as raison Christine, faut leur rappeler sans arrêt, parce qu’ils oublient tout le temps, que la moitié des travailleurs sont des travailleuses, que (plus de) la moitié des retraités sont des retraitées, que les pauvres (mais comment l’indiquer, on va quand même pas les appeler pauvresses?) sont très majoritairement des femmes seules avec leurs enfants.

    Que nous sommes LA MOITIE DE L’HUMANITE, tout simplement.

    Répondre
  34. chomon
    chomon dit :

    @Jameswest. Que disent les instits aux écolier-res?
    Si vous ne travaillez pas a l’école vous serez chômeurs . Les écolier-res sont des travailleur-ses en herbe, malheureusement.

    Autrefois les écolier-res s’instruisaient, de nos jours il-les travaillent.Les étudiant-es étudiaient, il-les travaillent.Les chanteur-ses chantaient, il-les travaillent.Les joueurs de foot ou de rugby s’entrainaient, ils travaillent…etc.
    Les joueur-ses qui travaillent , c’est le comble du monde a l’envers.

    Les travailleur-ses qui jouent, cela donne quoi? Rupture du contrat de travail. Rupture du CDI, du CDD, du CAE, du RSA…etc

    Et dire que certain-nes vont participer a la fête du travail!!!!!!!!!!!!
    A la limite que les travailleur-ses de la France d’en haut qui ont des hauts salaires participent a cette fête cela peut se comprendre, mais pour les autres c’est incompréhensible.

    Répondre
  35. Anta
    Anta dit :

    Je sais que ca n’a absolumment rien à voir avec le sujet (mais comme je suis un vilain troll, je ne me gène pas pour changer de sujet et exprimer haut et fort mon opinion, comme chacun le sait), mais je trouve que cette manie de mettre les 2 genres à certains noms rend la lecture vraiment difficile…En plus d’être complètement inutile (je ne doute pas un seul instant que tu respectes énormément la gente féminine chomon, même sans être obligé de le préciser tous les 3 mots), c’est vraiment pénible!

    Voilà, je ferme la parenthèse et vous laisse retourner à vos réflections…

    Répondre
  36. Christine
    Christine dit :

    J’peux pas résister. Il ne s’agit pas de respecter, il s’agit de nommer. Parce que sinon quand je lis "les travailleurs", je ne me sens pas concernée. C’est vrai que féminiser en répétant les mots entiers est plus facile à lire si on lit à autre voix.
    Mais quand la personne qui lit n’a pas besoin de se dire les mots, ce n’est pas une difficulté, autre que politique. Et j’ai tendance à penser que la plupart des gens ici savent parfaitement lire.

    On peut aussi écrire iles ou els, j’aime bien ;-))

    Évidemment, ça ne s’applique pas à "les patrons".

    Répondre
  37. Claudius
    Claudius dit :

    Sympatique Anta qui nous colle des RTT à ajouter aux semaines de 35 heures.

    Pour ma part, lorsque je faisais partie du prolétariat de base j’avais 25 jours de congés payés + 2 jours à cause de ma fidélité à l’entreprise + 6 jours parce que je m’arrangeais pour étaler mes congés dans l’année + 11 jours de RTT (ma semaine n’ayant été ramenée qu’à 37 heures et des brouettes) + les jours fériés, bref, j’avais du mal à bosser (pour un patron) plus de 200 jours par an. Il faut dire que je n’étais pas cher payé.
    Maintenant que j’ai acquis le statut envié de cadre (c’est à dire un prolétariat un peu au dessus de la populace), je pense que je ne dépasserai pas les 180 jours … parce que je suis d’un naturel gentil.

    Mon but : la semaine de 32 heures sur 4 jours, pour préparer celle de 28 heures.

    Et pour prouver que je suis de bonne volonté, et bien l’an prochain je ne ferai pas le pont.
    Quand je vous disais que j’étais gentil.

    Répondre
  38. bordilhas
    bordilhas dit :

    Moi qui passais par là, je me permets de dire qu’il est rigolo le dénommé Anta, qui parvient très sérieusement à donner des leçons de style tout en faisant douze fautes d’orthographe par ligne…
    Bon, voilà, c’est tout, je retourne à mon insignifiance mais chuis ben content d’avoir dit ce que j’ai dit !

    Répondre
  39. jardin
    jardin dit :

    Dans mon unique mais interminable et instructive période de chômage, j’avais attrapé une petite allergie au mot "travailleurs", même avec féminin associé, même avec féminin devant, genre "travailleuses, travailleurs", surtout prononcés avec un certain trémolo religieux dans la voix.

    Cette allergie perdure, trente ans après, alors que je ne risque vraiment plus rien. Je pense instantanément aux chômeurs. J’ai ajouté depuis les RMIstes et les retraités bien sûr. Les jeunes encore scolarisés aussi, dont la qualité de travailleurs n’est pas toujours reconnue. Mais surtout les "volem rien foutre" qui disent tout haut ce que beaucoup osent à peine penser.

    Par égard pour les difficultés de lecture de Anta, je me suis abstenu de féminiser. J’ose même pas écrire "abstenuE" et pourtant j’y ai droit, moi.

    Répondre
  40. Fin De Partie
    Fin De Partie dit :

    Anta:

    Réflections? Est ce donc ce que tu recherches sur ce blog? La satisfaction d’être prise en compte et reconnue même négativement? La vie est duraille…

    Ne pas confondre réflexion et réflection 😎

    Répondre
  41. Fin De Partie
    Fin De Partie dit :

    Renseignements pris le mot reflection n’existe pas en français (traduction anglaise du mot réflexion français avec le double sens: réfléchir la lumière et reflexion au sens figuré)

    Mais ma question demeure…

    Répondre
  42. Anta
    Anta dit :

    @ Christine

    Est ce que tu pourrais m’expliquer en quoi l’ajout d’une lettre à la fin d’un mot (en l’occurence un "e") t’aide à te sentir plus "concernée" ?!? J’ai probablement l’esprit trop étriqué pour ce genre de considération, mais là vraiment ca me dépasse…

    @ Jardin

    Je n’ai jamais dit le contraire, loin de moi l’idée de négliger la place de "la moitié de l’humanité" (pas tout à fait en fait…mais on n’est pas à un détail près)

    @bordillas

    Effectivement, le respect de l’orthographe n’est pas ma qualitié première…Mais n’est ce pas la science des imbéciles?

    @Fin de partie

    Merci pour ces précisions sémantique

    Répondre
  43. ti_cyrano
    ti_cyrano dit :

    "Mais n’est ce pas la science des imbéciles?"

    Presque autant que celle de placer mécaniquement des citations idiotes et anonymes.

    Répondre
  44. céleste
    céleste dit :

    Je reviens au texte d’Agnès, j’aime beaucoup cette idée de sabotage
    faire imploser, sournoisement, de l’intérieur

    et bien sûr, nous sommes la moitié de l’humanité!

    Répondre
  45. Fin De Partie
    Fin De Partie dit :

    @Anta:
    Moi je veux bien être un imbécile car tout le monde sait que les imbéciles sont heureux et être heureux dans cette société c’est un bien inestimable que l’argent ne permet pas d’acheter.

    Répondre
  46. gilda en provenace d'un commentaire de François Granger chez Samantdi
    gilda en provenace d'un commentaire de François Granger chez Samantdi dit :

    Bien vu pour l’historique en tout cas, entre l’arnaque des 35 heures qui auront avant tout servi à nous ôter des congés (si, si), rabioter du salaire (plus du tout d’augmentations collectives depuis, fors quelques primettes ponctuelles de rattrapage, or les 1% par an qu’on avait avant (je bosse en grosse entreprise) nous permettaient de suivoter le coût de la vie)) et qu’on nous demande peu à peu de remettre en 39 mais sans plus être payés et celle des retraites – pendant ce temps-là tout ce qui est revenus du patrimoine et surtout des revenus spéculatifs et financiers est de plus en plus détaxé en particulier à la transmission -.
    Cela dit les arnaques, ce n’est pas parce qu’on n’en a pas eu conscience on voyait bien qu’on se faisait plumer, mais on ne pouvait pas vraiment lutter, c’est un peu comme pour le journal qui dit "On ne vous paie plus" ; les gens sont éparpillés, pour beaucoup dans des situations déjà précaires, comment faire pour s’organiser et résister ?

    Répondre
  47. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Je ne parle pas de sabotage, ici, juste d’appliquer au système ce que le système nous applique : pas de bras, pas de chocolat.

    La vraie connerie, c’est de continuer à se casser le cul au boulot pour des clous, en pensant comme un rescapé des 30 glorieuses que le bon bouot est récompensé au bout.

    Répondre
  48. Sy
    Sy dit :

    @Agnes:
    Le problème c’est que pour certains boulots, tu as 10 personnes pour un poste donc tu es obligé de faire tout ce que le patron te dit ou tu es remplacé par une autre personne.

    Répondre
  49. chris
    chris dit :

    Chris:

    Et personne n’a pensé à
    <<Mieux vaut être mort que patron>>?""""""

    La resistance passive n’a pas fonctionné devant les camps de concentrations ,alors je sais pas si valait mieux etre mort ….

    Toute la question etant de savoir si pour quelques millions de chomeurs et precaires …ils se sentent morts ou vivants en tant que passifs devant un systeme ….

    Sont ils broyes ou en tirent ils quelques benefices , (avec les reserves qu’il convient sur l’orientation du mot benéfice bien sur )…..

    SI je me refere aux analyses faites par les mouvements chomeurs eux memes , Agnes me corrigera si mes chiffres sont quelques peu erronés …..

    C’est 5 millions de lecteurs , et 10 personnes pour distribuer des tracts au 1er Mai …

    Doit on en deduire que les chomeurs sont des salauds de pauvres comme les autres ….

    ET que finalement chomeur ou patron est une verité qui angoisse trop ……que l’on veut toujours croire a un salariat possible .

    Perso , etant entrepreneur aujourd’hui donc ayant ete logique avec mes propres theses …….je me sens toujours chomeur dans l’ame .

    C’est dire si je considere avoir tiré un benefice de cette periode traversée ,ma colere contre l’ANPE et le systeme est toujours intacte mais j’appelerai ça de la rage constructive , de la lucidité ….

    Ce qui semble faire defaut partout de nos jours …

    Répondre
  50. Fred., de L.
    Fred., de L. dit :

    La grève du zèle, qq’un en a déjà parlé ? C’est ce qui a permis un certain nombre de victoires sociales par le passé.

    Il faut un papier spécial, prévu dans le manuel d’assurance qualité ? Et bien on fait ce qu’il faut pour l’obtenir. Quitte à perdre du temps. Et tout le monde fait pareil. C’est là que le collectif joue. Si tout le monde respecte strictement les procédures… C’est certain… la productivité va en pâtir.

    Mais ça ne se décrète pas. Ce n’est pas simple à mettre en oeuvre. Etc. 🙂

    Répondre
  51. jardin
    jardin dit :

    "Tu as 10 personnes pour un poste donc tu es obligé de faire tout ce que le patron te dit ou tu es remplacé par une autre personne." (Sy, 64):

    Tu peux aussi être discret, et malin.

    En 1971/72, j’avais une copine qui travaillait sur une micro-perceuse: forêts de 0,3 mm, pour percer des trous à la pointe d’un injecteur. Pour un salaire d’OS, elle savait régler sa machine mieux que le chef d’équipe.

    Quand elle en avait marre de bosser pour la prime, elle savait aussi la dérégler subtilement. "M’sieur, chépaskya, tous mes forêts ils cassent" Elle laissait le chef d’équipe suer sang et eau et casser plus de forêts qu’elle, puis profitait qu’il était allé boire une bière pour se consoler. La machine se remettait mystérieusement à fonctionner.

    Nous, on rigolait, le chef n’était pas dupe, mais ne pouvait guère se vanter de son incompétence.

    Cette fille prétendait ne pas être "intelligente" parce qu’elle n’avait pas réussi à l’école!

    Répondre
  52. auxi
    auxi dit :

    @ anta
    Ce n’est pas parce qu’on est en délicatesse avec l’orthographe qu’on est plus con qu’un autre. Mais de là à qualifier le savoir du langage de " science des imbéciles " démontre bien tout le mépris du libéral-fasciste pour tout ce qui vole un chouïa plus haut que le pétomane Bigard. L’imbécile te salue bien, par pure forme et sans respect aucun.

    Répondre
  53. Lecteur
    Lecteur dit :

    On dirait que le serveur qui héberge ce blog c’est essayé à la grève du zèle 🙂
    Qu’est-ce qui c’est passé ? Pendant une période, il n’était plus possible de joindre le serveur…
    Mise à jour ? Redémarrage ? …

    Répondre
  54. jardin
    jardin dit :

    Dans la même usine, un de nos collègues travaillait comme un fou, et c’était même pas pour la prime. Quand on lui reprochait son zèle, il était confus et perplexe. Il m’a expliqué un jour qu’il avait toujours peur de ne pas en donner au patron pour son argent. Je l’avais rassuré, mais il était très étonné, et hésitait à me croire.

    Un mec sympa, attendrissant, pas très futé, mais surtout il avait été élevé très durement dans un orphelinat. Comme quoi, nos chers saigneurs ont raison de miser sur l’éducation et de chercher à y faire disparaître le laxisme et l’esprit de mai.

    Le fouet, et le plus tôt possible!

    Répondre
  55. Pierre-Joseph Proudhon
    Pierre-Joseph Proudhon dit :

    Le patron n’en donne jamais assez ou la théorie de la plus-value, développé par Proudhon au 19éme
    ===
    "La propriété, c’est la vol !" Si cet apophthegme de Proudhon a fait le tour du monde, il est aussi le résultat d’une profonde réflexion. Le paiement de la journée du travailleur par son employeur libère ce dernier de son obligation contractuelle, mais il ne le rend pas propriétaire de tous le travail accompli. En effet, la parcellisation des tâches ne donne un sens au travail que s’il est considéré dans sa totalité, c’est-à-dire que si l’ouvrage est regardé après l’intervention de tous les travailleurs et la réunion de toutes les parcelles. Alors apparaît le résultat collectif du travail, et cet ouvrage terminé a beaucoup plus de valeur que la somme des tâches accomplies par chacun des travailleurs. L’entrepreneur a payé le travail de chacun de ses ouvriers, mais en plus, il a bénéficié d’une plus-value générée par la sommation finale des travaux parcellaires. L’appropriation de cette plus-value par le capitaliste est un vol. Pour illustrer son propos, Proudhon se sert d’un exemple devenu très célèbre.

    L’obélisque de Louxor a été dressé sur la place de la Concorde par deux cents grenadiers. Quelques heures ont suffit pour venir à bout de cette opération. Proudhon constate qu’un seul grenadier, même en travaillant pendant deux cents jours, n’aurait pu déplacer l’obélisque. C’est le travail collectif des deux cents grenadiers, accompli de concert, qui a permis l’érection du monument. Il en va de même pour la construction des maisons, des chemins de fer, des ponts, des bateaux, pour la confection des vêtements, des chaussures. Toutes ces réalisations, et toutes les autres, nécessitent l’intervention de savoir-faire divers et d’une multitude de talents différents. Toutes les entreprises, de la plus petite des manufactures à la plus grande des usines, n’existent que par le concours des travaux d’un grand nombre d’ouvriers.

    La différence non payée entre les valeurs respectives du travail individuel et du travail collectif fait la fortune du capitaliste et la misère de l’ouvrier. C’est une spoliation. C’est l’exploitation de l’homme par l’homme.
    ===

    Répondre
  56. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    @ Lecteur : Le Monolecte est un Gandiblog, c’est à dire qu’il est hébergé par Gandi.net, le célèbre registrar français. Il arrive de temps en temps qu’un ou plusieurs blogs de ce service subissent des attaques par deni de service. Je sais par les gens de gandiblog que c’est déjà arrivé au moins une fois à mon propre blog (humpf, le début de la gloire, sans doute!!! 😀 ), ce qui a fait tomber le serveur où je suis et donc les quelques milliers de blogs qui y sont aussi hébergés comme celui de l’excellente emcee. Comme faire tomber un serveur, même si on est est pour rien, c’est plutôt mal vu chez les hébergeurs commerciaux, assez rapidement, tu es invité à prendre ton blog sous le bras et à aller te faire attaquer ailleurs, ce qui, au final, donne raison aux attaquants.

    Chez Gandiblog, quand ça arrive, et bien ils épongent les dégats, bétonnent les serveurs et se préparent à l’attaque suivante. Certes, cela fait qu’on n’a pas 100% de disponibilité, mais un hébergeur qui ne te jette pas comme un ratasse au premier déni d’expression venu, je trouve cela plutôt rare et précieux.

    Donc merci encore à Gandiblog et allez-y nombreux : 14€/an pour le nom de domaine, ce qui t’ouvre la possibilité d’avoir ton gandiblog compris dedans, sans limitation d’espace ou de bande passante, ce qui est fort bien pour les gens comme moi, qui n’ont absolument pas les moyens de leur fréquentation. D’ailleurs, en parlant de fréquentation, j’approche du million de visiteurs uniques…

    Répondre
  57. Lecteur
    Lecteur dit :

    Merci pour la réponse, c’est extrêmement gentil d’avoir répondu 😉 !
    Je posais aussi la question parce que j’avais aussi un peu peur que ça vienne de mon fournisseur d’accès… des fois qu’il se mette à filtrer ou je ne sais quoi…
    Encore merci pour la réponse !

    Répondre
  58. Olivier B.
    Olivier B. dit :

    Nous sommes comme toujours en phase, chère Agnès.
    Extrait de "Sarkozy, la grande manipulation" :
    "la défense de la valeur travail, si omniprésente dans le discours sarkoziste, n’est en réalité qu’un paravent pour masquer la réalité de la politique économique de la droite décomplexée : favoriser les rentiers, la spéculation et l’enrichissement sans cause, pérenniser la position dominante de quelques-uns et s’assurer qu’ils soient toujours plus privilégiés, tandis que le troupeau des Français est invité à souffrir sans cesse davantage pour parvenir à survivre (le fameux « travailler plus pour gagner plus »). « Le travail, c’est la liberté », ose ainsi déclarer le Président dans son discours d’investiture. Tiens, c’était justement la devise inscrite au fronton des camps de concentration : « Arbeit macht frei ». Mais dans le monde réel, la liberté est plutôt en l’occurrence, pour la majorité, celle d’être obligé d’aller chaque jour accomplir une tâche ingrate payée un salaire de misère, la liberté d’être contraint de subir le harcèlement des petits chefs, le flicage, de jouer le rôle de l’agrume dans un presse-citron. La liberté de sacrifier aussi bientôt ses dimanches, au lieu de les passer en famille, d’en profiter pour emmener les enfants au sport, dès lors que la pasionaria ultralibérale en poste à Bercy, Christine Lagarde, aura apporté des « aménagements » à cet insupportable carcan (sic) que représente l’interdiction du travail dominical. Sur la base du volontariat bien sûr ! Quand on vous fera gentiment comprendre qu’il serait vraiment fâcheux pour votre évolution dans l’entreprise de ne pas accepter d’être volontaire, quand ce n’est pas la nécessité économique (on revient aux salaires de misère) qui pousse l’employé à l’accepter. Dans le monde réel, donc, le travail est évidemment bien plus une aliénation qu’une liberté. Où l’on repense au slogan inventé par George Orwell dans son chef d’oeuvre 1984 : « la liberté, c’est l’esclavage », en en renversant les termes."

    Répondre
  59. emcee
    emcee dit :

    Merci Agnès pour ton appréciation. Cela me touche vraiment.

    J’ai lu ce billet encore très intéressant avec beaucoup d’attention, j’ai suivi les liens, en particulier le dernier – fascinant (et pas bête du tout, quand on voit que la grève aujourd’hui mène droit dans le mur). Et , à la fin, tout ce qu’il y avait à dire avait déjà été dit, à commencer par toi.
    Alors, j’ai rangé le clavier.
    J’interviens pour Gandi, en fait. Tu donnes une explication claire sur ce qui se passe, mais hélas, cela me passe nettement au-dessus de la tête (et je ne trouve pas de stage de mise à niveau pour cela – soit c’est du B-A-BA, soit c’est trop avancé).
    Et, en effet, il y a des ralentissements pénibles parfois.
    Je me suis demandé (et je voulais te le demander, justement), pourquoi tu ne fais pas ton propre site, toi qui maîtrises parfaitement les outils. En clair, quelle différence entre un site indépendant et un blog.

    Répondre
  60. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Si, si, j’aime beaucoup ce que tu fais.

    À l’origine, Le Monolecte été auto-hébergé sur le serveur d’un pote, avec un dotclear effectivement déployé et customisé par mes soins. J’ai aujourd’hui quelques sites sous SPIP ou WORDPRESS, mais pour Le Monolecte, ce n’était plus possible : trop de problèmes de sécurité et beaucoup trop de bande passante. Comme je n’ai pas les moyens de me payer l’hébergement à la dimension de ma fréquentation, j’ai opté pour la plateforme de blog : quand ça chie, c’est aux petits gars de gandiblog de mettre les mains dans le cambouis, pareil pour les mises à jour. Même s’il y a des gros ralentissements de temps à autre, j’ai tendance à leur faire confiance et à penser qu’ils ne me laisseront pas tomber en cas de problèmes. Écrire des trucs un peu polémique ou te faire attaquer trop souvent peut te valoir de te faire jeter sans autre forme de procès sur la plupart des platesformes de blogs, essentiellement commerciales. Ici, je suis au chaud, l’entreprise Gandi soutient le libre, et on ne vient pas me demander du brouzouffe en plus parce que je bouffe de l’espace ou de la bande passante.

    Donc, les ralentissements, même si c’est chiant, ce n’est pas trop cher payé à mon sens par rapport aux autres avantages.

    Répondre
  61. emcee
    emcee dit :

    Merci. J’ai bien compris, en plus. 😉
    De toute façon, il n’y a plus beaucoup de possibilités de blogs à l’heure actuelle, en dehors des commerciaux et de blogger de gogol (et je ne leur fais pas bien confiance). J’ai cherché et rien trouvé de satisfaisant.
    Donc, je resterai aussi chez gandi., malgré les petits inconvénients.
    Et ce n’est pas cher du tout, c’est vrai. Ce qui est un avantage certain.
    Bonne suite. 🙂
    Ca marche fort, en ce moment, le Monolecte. De sacrés articles de fond.

    Répondre
  62. Anta
    Anta dit :

    @auxi

    Je pensais que cette très (très) célèbre citation de ce bon vieux Albert (Einstein pour ceux qui ne suivent pas) étaient suffisamment connue pour n’avoir besoin ni de guillemet, ni que l’on en rappelle la pérénité. Etant donné la remarque de très haute volée de ti_cyrano, et la tienne auxi, je m’incline et précise "L’orthographe est la science des imbéciles" (Albert Einstein; 1879-1955)…..

    Répondre
  63. emcee
    emcee dit :

    Ah! Einstein! évidemment, belle caution!
    Cependant, cela n’exonère pas tous les imbéciles de la terre de se passer, en plus, d’apprendre l’orthographe.
    Une précision: on ne dit pas la "gente" féminine, mais la GENT, nom déjà féminin, qui signifie "race, espèce, nation, peuple" et qui donne au pluriel "gens" (sans le t"").
    Etonnant, non?

    Répondre
  64. ti_cyrano
    ti_cyrano dit :

    Toujours aussi pédant ce cher Anta 🙂 Puisqu’il s’intéresse à l’édification des masses, la citation exacte de ce bon vieux Albert (qu’est-ce que ça fait chic, quoique vieil serait préférable) était :
    "L’écriture est la science des imbéciles" en parlant de la calligraphie.

    Lesdits imbéciles ont naturellement reformulé en la maxime que notre cher contributeur a placé mécaniquement., et ont d’ailleurs pour la plupart oublié l’auteur. Combien de temps ce cher Anta a-t-il sué sur google pour le retrouver, mais ne soyons pas cruel 😉

    Il est toujours amusant de voir que ce sont les plus libéraux (ou tariens ça le fait mieux et c’est plus chicos) les partisans les plus acharnés de la novlangue. L’exploitation c’est la liberté pas vrai ?

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