Ce que l’avenir vous promet…

Pas de problème, La Poste est là

Parfois, j’ai du mal à vraiment comprendre la novlangue. Déjà, parce que je ne sais pas toujours que c’est de la novlangue, et ensuite, même quand j’arrive à le percevoir, je rate quand même ce qui se cache derrière.

« On a tous à y gagner »

Quand on est au cul des vaches, en zone de grande relégation de la modernité triomphante, quand il faut sortir la voiture pour à peu près tous les actes de la vie quotidienne en dehors d’aller pisser, la dématérialisation des démarches administratives apparait un peu comme une bénédiction, voire une franche simplification de la vie. Enfin, surtout quand on ne vit pas dans une zone blanche, auquel cas, c’est carrément le cumul des mandales.

Le maitre mot, c’est simplification.

Soyons clairs : il faut être un sacré gros dinosaure pour s’opposer à la simplification. Rendre les choses plus simples au pays des mammouths administratifs, n’est-ce pas là une noble tâche ?

Sauf qu’au bout du chemin, ce qu’il reste, c’est surtout une immense disparition. Parce que voilà, retirer, enlever, ne pas remplacer, au final, c’est surtout monsieur Moins qui remporte le morceau et c’est toujours au détriment des mêmes que se fait la grande disparition.

« Pas de problème, La Poste est là »

La Poste vous l'apporte

J’ai déjà écrit à plusieurs reprises sur la dégradation des conditions de travail de nos amis postiers. Sur la désertification rurale, la casse sociale, ce genre de choses. Mais bon, au final, je me suis surtout contentée de déserter les guichets sans trop me rendre compte qu’ils nous le rendaient bien.

Ce matin, mon père me demande donc de lui trouver sur Internet le prix d’un envoi vers la Belgique, parce que moi, j’ai Internet. Mais comme il habite dans un gros bourg touristique, il dispose, à mon sens, de tout le confort administratif nécessaire et je le convie à se rendre à La Poste pour y faire expédier son courrier.

— Non, mais ce n’est pas possible, tu comprends, au moins avec Internet, tu as toutes les réponses.
— Mais de chez toi, le plus près, c’est le bureau de Poste, de toute manière, non ?
— Oui, mais c’est devenu compliqué.
— Tu demandes au guichetier de le faire pour toi.
— Mais c’est fini tout ça! Il ne reste plus que deux guichets ouverts : un pour la banque et un pour les colis. Même que la première fois, je n’avais pas lu les panneaux et comme il n’y avait personne, je suis allé au premier guichet ouvert. Là, la dame m’a engueulé en me disant que c’était la banque et qu’elle ne s’occuperait pas de moi, il fallait aller au guichet à côté. À côté, il y avait déjà 7 ou 8 personnes qui attendaient. Alors je lui ai dit que c’était idiot, vu qu’elle ne faisait rien, mais rien à faire, elle est restée toute seule à son guichet vide.
Le pire, c’est que le guichet à côté, ce n’est que pour les colis, alors, elle m’a rembarré aussi.
— Ben alors, comment tu fais pour une lettre ?
— Il faut aller à l’automate.
— Ah ben, c’est mieux, non ?
— Non, pas du tout : c’est tellement compliqué que la machine s’éteint avant que j’ai eu le temps d’arriver au bout de toutes les questions.
— Bah, ce n’est pas si difficile que ça, quand même…
— Mais non, tu ne comprends pas : à 84 ans, je n’arrive toujours pas à bien utiliser le téléphone portable que tu m’as offert. Je n’y comprends rien à tous ces trucs, il me faut du temps, mais voilà, les machines ne supportent pas d’attendre les vieux et elles s’éteignent avant que j’ai fini.
— Merde, ça craint. Je ne voyais pas les choses comme ça. Ben écoute, tu demandes à ce que quelqu’un vienne t’aider depuis le guichet.
— Mais ce n’est plus possible. Au début, il y avait un jeune, debout à côté des automates qui aidait les vieux qui n’y arrivaient pas, mais au bout d’un moment, il a disparu et maintenant, il n’y a plus personne. Alors, on essaie, mais ça s’éteint trop vite et comme il y a toujours la queue aux automates, les gens râlent et donc, on laisse tomber.
— Mais ce n’est pas possible, ça! Il faut gueuler pour qu’on vienne vous aider, ce n’est pas normal!
— Tiens, l’autre jour, il y a une petite vieille qui a tenté d’affranchir une lettre. Elle avait deux cannes, elle avait du mal à tenir debout. Elle a demandé de l’aide au guichet, la femme l’a envoyé promener en disant que ce n’était pas à elle de le faire, qu’elle devait se débrouiller. La petite vieille est repartie en larmes…
— Merde, mais alors, comment vous faites, les petits vieux ?
— C’est très simple : on ne fait pas…

 

42 réponses
  1. Olympe
    Olympe dit :

    Je n’ai pas 84 ans et je me débrouille mais je constate aussi que la poste ne fait plus bien ce qu’elle est censée faire c’est à dire distribuer le courrier . Et en perdant le relationnel et le contact humain elle perd sa seule légitimité. Pour le reste les robots et les drones le feront mieux.
    Les postiers le savent et tous ceux que je connais sont très malheureux .

    Répondre
  2. Cmalb(arré)
    Cmalb(arré) dit :

    ou bien : un supermarché pas bien « super », moyen, mais moderne : tout automatisé et sous vide. Juste 2 caissières, en attendant « l’automate de caisse ». Dans la boutique encore un être vivant : il approvisionne les frigos. Pas aimable. Et un autre qui essaye de lui parler. En vain. Et enfin, un petit monsieur, bien vieux, tout seul, qui prend ses oranges. Nos regards se croisent : sourire. Ah ! Pas morts
    pas encore.

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  3. Carole Ma (ertens)
    Carole Ma (ertens) dit :

    eh oui… j’ai pensé aux personnes âgées en lisant que les déclarations d’impôts vont être uniquement sur internet……… alors comment fait on sans internet ?? et plein d’autres choses de ce style, dans ma ville de 16 000 habitants quand même dans un département avec forte densité de population, ça parle régulièrement de fermeture de l’agence de retraite, de la sécu etc etc……… il devrait y avoir au moins un bureau restant ouvert pour fournir tous les services publics

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    • Agnès Maillard
      Agnès Maillard dit :

      Je ne pense pas que ce soit réellement possible :

      En 2015, 78 % des personnes résidant en France ont utilisé Internet au cours des trois derniers mois, contre seulement 56 % en 2007. Les plus âgés rattrapent leur retard : 47 % des 60 ans ou plus utilisent internet en 2015 contre 14 % en 2007. Les pratiques se développent et se diversifient et, parmi elles, les achats et ventes en ligne sont de plus en plus prisés.

      http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?reg_id=0&ref_id=irsocticmen15
      Cela reviendrait à dire qu’on abandonne près du quart de la population globale et plus de la moitié des vieux… les impôts ne sont pas du genre à oublier autant de gens

      Répondre
    • Agnès Maillard
      Agnès Maillard dit :

      Bon, j’ai trouvé la réponse pour les impôts :

      Jusqu’à présent facultative, la déclaration par internet devient obligatoire en 2016 si vous remplissez les 3 conditions suivantes :

      • Votre résidence principale est équipée d’un accès à internet
      • Le revenu fiscal de référence de votre foyer fiscal en 2014 est supérieur à 40 000 €
      • Vous êtes en mesure de faire votre déclaration en ligne

      De 2016 à 2018, le seuil du revenu fiscal de référence au-delà duquel la télédéclaration devient obligatoire baisse de la manière suivante. À partir de 2019, la télédéclaration sera obligatoire pour toutes les personnes en mesure de déclarer en ligne.

      Service public

      Donc, même quand ça sera obligatoire, on ne laissera pas tomber les vieux et les technophobes!

      Répondre
    • Baas An'Ey
      Baas An'Ey dit :

      Allez donc voir dans votre Mairie, ils vous expliqueront ce qui va se passer.

      Les gros cons qui nous gouvernent ne souhaitent pas renoncer aux 558.000 mandats d’élus locaux offerts par les communes, qui permettent de caser les militants UMPS. Alors, leur solution est de regrouper tous les services publics pour vieux, assistés sociaux et autres islamogauchistes inutiles dans les bâtiments communaux, ou leurs dépendances.

      Non seulement ça justifie l’impérieuse nécessité de 558.00 élus locaux bien imprégnés de l’idéologie dominante, mais en plus, le service est assuré par des employés communaux PAYES PAR LES CONTRIBUABLES LOCAUX (et souvent proches desdits usagers).

      La solution est donc très simple : faire payer les services publics locaux par ceux qui en profitent, le service public financé par la solidarité nationale se résumant aux utiles et efficaces téléprocédures.

      Voilà qui fera comprendre aux vieux, assistés sociaux et autres islamogauchistes que si par mal ils en venaient à mal voter, un gouvernement moins compréhensif, moins « social », pourrait être tenté de limiter les services communaux (payés par les habitants de la commune).

      T’as compris Mamy ? Si tu votes FN, on te ferme l’agence postale communale !

      Répondre
      • smolski
        smolski dit :

        Baas An’Ey : « La solution est donc très simple : faire payer les services publics locaux par ceux qui en profitent, le service public financé par la solidarité nationale se résumant aux utiles et efficaces téléprocédures. »

        Que les plus démunis se démmerdent seuls ou à peu, une solution propre à la barbarie des temps modernes quoi.

        Répondre
        • Agnès Maillard
          Agnès Maillard dit :

          Non, les démunis ne se démerdent pas seuls, ils sont exclus. C’est clairement ce que la dématérialisation fait à ceux qui sont trop vieux, trop handicapés, trop technophobes, trop fragiles.
          Marche ou crève.

          Répondre
          • Baas An'Ey
            Baas An'Ey dit :

            Abandonnés ?

            C’est même pire que ça.

            Après avoir tout fait pour détruire les réelles solidarités existantes entre citoyens dans le monde rural, les politiciens locaux s’attachent désormais à rendre la population vulnérable dépendante de leur bon vouloir (et des rémunérations associées).

            Comment croyez-vous qu’on dénégeait les chemins avant l’invention des services municipaux ? Comme croyez-vous qu’on téléphonait du temps du 22 à Asnières ? On demandait au voisin équipé (téléphonie ou tracteur) et compétent, à charge de revanche. Depuis, tout a été bureaucratisé, admistrativisé, pour le plus grand bonheur des ronds de cuir et des politiciens.

            Bilan : les enfants font internet pour leur mamies, et pour ceux qui n’ont personne à ennuyer, c’est déjà « l’espace numérique multimédia » municipal, et son inénarrable emploi-jeune, invariablement choisi sur critères sociaux (mais pour un maximum de six mois, pour maximiser l’effet sur la courbe du chômage)

            Avec l’agence municipale des services publics, ce merveilleux principe s’étendra à l’ensemble du service public : des services pour les pauvres, payés par les pauvres, rendus par des pauvres, au seul profit de l’oligarchie et ses larbins, sous le regard vigilant des contremaîtres élus locaux, dont les plus méritants palperont les généreuses indemnités de vice-président de la communaute de communes.

            Mais quelque part, c’est bien fait pour les vieux : ils n’avaient qu’à mieux voter, avant, quand c’était encore possible.

          • Christine debrou
            Christine debrou dit :

            Merci pour cette brillante démonstration.
            Pôle Emploi fait très fort aussi dans la dématérialisation de ses services. Il oriente même les demandeurs d’emploi vers des prestations de recherche d’emploi ou d’orientation professionnelle totalement intranisées!!!!!!
            Les échanges avec le conseiller, l’inscription se font par Internet.
            Et le pauvre bougre qui habite un coin perdu, ne sait ni lire ni écrire, il fait comment? Et bien il ne s’inscrit plus chez Popole! c’est aussi simple que ça ! Et François verra comme celà, les chiffres du chômage baisser!!!!!

  4. smolski
    smolski dit :

    Face à se cataclysme d’innuméritable y a une chose qui est encore possible, c’est que chacun se dévoue pour les problèmes des autres auprès des automates et des guichets trop plein. Que des rencontres se produisent dans la vraie vie et non plus seulement via des relations électronisées du bout du monde d’à côté.

    Sortez, bougez, vivez, riez ensemble et la Vie sera partout où vous vivrez vous-même !

    Répondre
    • Agnès Maillard
      Agnès Maillard dit :

      Oui, je sais, j’ai déjà aidé des gens perdus devant des automates… mais on ne peut pas compter sur la bonne volonté des gens croisés au hasard, on ne peut pas rendre les gens dépendants de l’humeur variable des autres. Pour un qui prend le temps d’aider, c’est 50 qui se défoulent de leur journée de merde et qui jouissent de pouvoir dominer autrui, même juste un petit peu, ce sont des déferlement de joie mauvaise, celle de trouver plus démuni, plus fragile, plus paumé que soi-même.

      Répondre
      • saxo
        saxo dit :

        Faut il à ce point renoncer à l’humanité pour laisser à l’administration seule le pouvoir de rendre service?

        Autant je comprends ton point de vue, Agnès, autant je partage celui de Joël. Plutôt que de laisser à chacun le droit d’être asocial, redonnons sa place à la courtoisie et en la confiance en autrui… Quitte à y laisser des plumes.

        Répondre
      • Baas An'Ey
        Baas An'Ey dit :

        Pour ma part, très consciemment, je n’aiderai plus ces personnes qui persistent à voter pour leurs bourreaux.

        D’abord, parce que personne n’a réellement et vitalement besoin des services rendus par ses automates. Le client a préféré abandonner son épicier pour la supérette ? Qu’il se démerde. Il a mis son fric dans une grosse banque plutôt qu’à la Poste qui du coup est partie ? Qu’il se démerde. Il vote pour des cons ? Qu’il assume.

        Pas la peine de venir pleurer en victime quand on respecte son bourreau.

        Répondre
    • smolski
      smolski dit :

      « Pour un qui prend le temps d’aider »

      C’est par l’exemple que le monde change, d’où tirons-nous nos convictions les plus intimes, les plus affirmées sinon d’autrui qui, un jour, dans une circonstance, nous les rappelle d’un coup, toutes en vrac !

      Joe Hill

      I dreamed I saw Joe Hill last night,
      Alive as you and me.
      Says I « But Joe, you’re ten years dead »
      « I never died » said he,
      « I never died » said he.

      Répondre
  5. Rémi Begouen
    Rémi Begouen dit :

    Je n’ai pas encore 84 ans mais j’en approche (marche difficile, canne)… et j’ai eu récemment une expérience assez proche :
    J’ai à poster une (lourde) lettre pour la Belgique.
    Il y a dans ma poste principale de ville moyenne (75 000 habitants) UN SEUL GUICHET pour affranchissements lettres ou colis, et retraits de colis… et une demie-douzaine de guichets pour la banque et c°.
    Il y a 12 à 15 personnes devant moi. Ouf, quelqu’un qui me connaît un peu m’aperçoit et m’invite à prendre sa place, merci. L’employée, elle, me renvoie à l’automate. Mais NON ! : Si j’ai bien des rhumatismes, j’ai toujours « grande gueule »… Le ton s’envenime et je suis soutenu dans mes arguments par les gens derrière moi…
    Finalement une dame, toute souriante, quitte son guichet bancaire vide pour l’affranchissement… et, depuis, en ville où l’on s’est croisé, elle est devenue une amie!

    Répondre
  6. Marie
    Marie dit :

    Bonsoir Agnés ,

    Ce témoignage , me rappelle ma mésaventure à la SNCF – Gare de ma ville , refaite à neuf ou tu découvre que les robots ont remplacé les guichets … et plus de personnels ( gare / quais ) … si un bureau d’accueil avec une longue liste d’attente…

    Ce qui est désolant , pour ne pas dire révoltant , c’est la non réaction des gens…

    Fraternellement

    Marie

    Répondre
      • saxo
        saxo dit :

        « le pouvoir n’existe que tant qu’on ne se révolte pas »…
        Un peu dogmatique… (ça dépend ce que tu mets derrière le mot révolte).
        Si tu considères le mépris comme une forme de révolte, mon point de vue se rapproche du tien.
        Par contre, si tu considères la révolte sous sa forme violence/opposition, alors je ne souscris pas. C’est l’affirmation de ton propre pouvoir (aussi légitime soit-il) contre celui d’autrui.

        Répondre
      • smolski
        smolski dit :

        saxo « ça dépend ce que tu mets derrière le mot révolte »

        Eh bien ça dépend de ce que tu mets derrière le mot pouvoir alors !
        De mon point de vue le pouvoir c’est l’exercice de la corruption.

        Répondre
    • Agnès Maillard
      Agnès Maillard dit :

      Même combat à la RATP. La dernière fois que je suis allée à Paris, je débarque gare Montparnasse et là, tout ceux qui arrivent de province via le TGV ont besoin de tickets pour le métro. Mais voilà, la plupart des bornes sont Navigo, les autres sont prises d’assaut et on ne peut pas y prendre de plan des transports. Reste un seul guichet pour répondre aux besoins d’un TGV de provinciaux avec une file d’attente qui déborde dans la gare. Et là, pendant qu’on se rend tous compte qu’on ne va pas arriver à nos RDV respectifs à temps, des gars remontent la file en nous proposant des tickets de métro au noir…
      Purement hallucinant!
      Et au bout de 10 minutes d’attente, le dernier guichet ferme, parce que l’agent a fini son service et n’est pas remplacé.
      J’ai marché jusqu’à la station suivante en espérant y trouver moins de monde et plus d’accueil.
      À côté de ça, station Bir-Hakeim, il y avait des escadrons d’hôtesses multilingues pour piloter les touristes descendant de l’hôtel Nikko.
      Service public… mais ça dépend du public…

      Répondre
      • lik
        lik dit :

        Les contrôleurs vendent parfois des tickets de métro dans le TGV, faut leur demander. Pour le coup, le plus simple serait d’avoir un automate à tickets dans le train comme ca existe dans d’autres pays.

        Répondre
      • lik
        lik dit :

        Autre solution qui existe dans d’autres pays, les tickets grandes lignes comprennent un trajet gratuit en métro, tram ou bus dans la ville de destination.

        Le site de la SNCF est un peu naze, impossible de prendre un ticket électronique pour toutes les gares, il faut souvent aller à une borne en gare, sauf qu’à l’étranger il n’y a pas de borne SNCF dans les gares.

        Si la gare TGV est hors de la ville, la navette qui mène au centre ville est gratuite pour ceux qui ont un ticket grande ligne, sauf que le conseiller SNCF au téléphone ne le savait pas. C’est en cherchant sur le web que j’ai trouvé…

        Là encore, il faut indiquer la gare TGV de la ville pour avoir un ebillet, si on indique la gare du centre ville, pas de ebillet possible.

        Quant aux autres administrations publiques, c’est souvent que leurs conseillers au téléphone vous racontent comment faire des démarches de façon contraire. Allez savoir laquelle est la bonne…

        Franchement, avec l’intelligence artificielle et la reconnaissance vocale on aura probablement des bornes de renseignement plus performantes qu’actuellement et que les employés eux mêmes qui se mélangent les pinceaux presque autant que les usagers.

        Répondre
        • Agnès Maillard
          Agnès Maillard dit :

          Oui, en 2010, j’avais été soufflée par la facilité de déplacement en Allemagne. Avec mon billet d’avion, qui était déjà un QR code sur mon téléphone, j’avais inclu le transfert en ICE (train intercité un peu moins rapide que le TGV mais vachement plus confortable) et un trajet bus|métro à destination : je ne m’occupais de rien d’autre que d’arriver à l’hôtel!
          Après, oui, on a fini par nous faire préférer une machine à un employé souvent sous-formé et surmené qui répond en faisant la gueule, mais exclure tous ceux qui n’ont aucune affinité avec les machines, c’est juste antirépublicain.

          Répondre
    • herve_
      herve_ dit :

      Ne pas voter est pire ? Pire que quoi ? Donnes un exemple de ce qui pourrait être pire ? Parce qu’à force de l’entendre, moi je veux voir. C’est super simple de dire ne pas voter est pire, maintenant faut montrer le jeux.

      Ce serait FN ? et alors tu crois que c’est mieux que si c’était fn ? Je ne le pense pas. Pour la bonne et simple raison que les militants gauche et droite bougent relativement peu lorsque leur ‘parti’ est au pouvoir. Si sarko avait fait le Millième de ce que flamby a fait, la france serait à feu et a sang, il y aurait des millions de personne dans la rue, poussée par les saucialos, les syndicats. Là, sans la mobilisation citoyenne des #loiconneries, nous aurions une paix sociale royale, les radiations se font à la pelle (et à la pioche) et tout le monde s’en branle royal (zonkatravayé, moa je conné un plombié ki trouv pa, ke dé fénian), les gens sont exclus du rsa pour des raisons de chefaillon à la mode Kapo), la misère s’installe durablement et tout le monde continu à stalker sur son facebook et à loler des lolcats, à partager des citations de merde et à s’abrutir. Nous sommes un pleine idiocratie du peuple et avec une médiocatie gouvernante. Rien ne peut être pire.

      La seule manière que cela bouge c’est qu’un partie représentant peu de monde soit élu. là les gens se bougeraient, peut être. D’ailleurs, je pense même que si la peur s’installait à bruxelle d’une sortie de la france de l’europe, on changerait peut être la donne. Ou alors une catastrophe naturelle majeure, genre 75% de morts on pourrait reconstruire, peut être.

      Donc il y aurait quoi de pire si on ne votait pas, d’après toi ?

      Répondre
      • lik
        lik dit :

        La ligne politique approuvée par une bonne partie de la population française, c’est cogner sur les chômeurs et les « bougnoules ». Puis cogner sur les gus qui ont encore un CDI, après avoir tapé sur les fonctionnaires.

        Allez voir aussi dans les boites du privé en France, c’est politique de l’autruche, patate chaude que personne n’assume, décervelage, désorganisation, incompétence, couardise, politique du mort…

        Répondre
    • smolski
      smolski dit :

      herve_ : « tu crois que c’est mieux que si c’était fn ? Je ne le pense pas. […] Donnes un exemple de ce qui pourrait être pire ? »

      Le fascisme n’est pas un parti politique, c’est le pire en soit parce que c’est une doctrine qu’on ne peut comparer avec rien d’autre que lui-même. C’est en ce sens que je propose au peuple de continuer à voter anti fascisme et tant pis.
      À noter aussi que tu ne le fais pas pour toi, selon un point de vue et des convictions persos que je partage grandement, tu le fais pour les prochaines générations et pour tous les exclus du système actuel qui eux ne peuvent rien choisir du tout.

      Sinon, je suis d’acc avec toi, ça fait très mal au trou, mais bon, il n’y pas d’autre potion disponible sinon une équivalente au pire, alors…

      Répondre
      • herve_02
        herve_02 dit :

        Est-ce que pour répondre à une question, tu peux arrêter d’enfiler des lieux communs, au moins une fois, juste une fois.

        Voter antifa ? c’est quoi cette connerie. ? Tu agites le spectre des heures les plus noires pour que continue cette mascarade. TU es un acteur de la déliquescence. En agitant ce balai tu es comme les autres.

        Tu crois que le pouvoir n’est pas fasciste ?

        tu veux dire qu’avec ?? les nazis ? les communistes ? le FN ? le GUD ? les punks à chien ? j’arrive pas à mettre un nom sur la menace. Nous aurions un état d’urgence permanent ? les lois se voteraient même si les gens n’en veulent pas ? on assignerait à résidence ceux qui ne sont pas pour la politique gouvernemental ? On aurait des prisonniers politiques ? On ferait amis amis avec des pays qui décapitent des gens ? on voterait des lois qui sanctuariseraient les bénéfices des riches contre le peuple, quitte à leur donner directement l’argent des impôts ? On aurait une justice qui protégerait les puissants et écraseraient les pauvres et les opposants ?

        bigre ça fait peur…. mais c’est ce qui se passe maintenant. Et je ne parle pas des rafles, de la fermeture des frontières, du soutiens aux dictateurs, du partage de nos connaissances pour asservir un peuple….
        donc, quel ennemi fasciste, quelle bête immonde…. autre que celle que l’on a déjà ?

        Répondre
        • herve_02
          herve_02 dit :

          J’allais oublier, le pire de tous, on aurait une force de répression qui matraquerait des étudiants qui manifestent… comme en chine en fait… en fait… on aurait un gouvernement de … gauche.

          Répondre
      • smolski
        smolski dit :

        herve_02 : « tu peux arrêter d’enfiler des lieux communs, au moins une fois, juste une fois. »

        La démocratie c’est le masque du fascisme.
        C’est sa fille directe qui lui sert à se dissimuler lorsque son apparence réelle est, encore, trop effrayante pour les populations.

        C’est donc un masque, mais ce masque rend les choses bien différentes pour nous tous.
        Ainsi :

        Il n’y a pas de fusillade d’étudiants à l’aube au fond des bois, encore.
        Il n’y a pas des camps d’extermination de masse, encore.
        Il n’y a pas des stades remplis d’opposants torturés et jetés vifs au large des océans, encore.
        Il n’y a pas le trafic de bébés, encore.
        etc…

        Je partage à donf tes opinions mais pas tes conclusions qui me semblent à bien trop courte vue face au problème.
        Comme s’il n’y avait que Blanc ou Noir dans la Vie.

        Répondre
  7. Auxi
    Auxi dit :

    Autre truc : avec les automates, il faut avoir la monnaie… Si on n’a que des billets, ou pas assez de monnaie, il faut consommer, très cher, pour en faire. Il n’y a jamais de monnayeurs près des automates.

    Répondre
  8. Brigite
    Brigite dit :

    c’est du sérieux un coup de fil du Pater
    c’est pas un coup de fil de la belle-mère.
    Néanmoins, ça tourne au bal musette
    c’est dommage qu’il soit encore nécessaire de
    rappeler que la privatisation de la Poste a commencé sous Giscard
    et que ce mec là aurait dû être kalachniqué depuis belle lurette.
    Pourquoi tirer dans le tas quand on peut faire autrement ?

    Répondre

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