Valérie Trierweiler : les coulisses du pouvoir

Les scandales qui enflent comme des grenouilles folles dans la médiasphère ne m’intéressent généralement pas. Il s’agit le plus souvent de contrefeux médiatiques qui ont pour objectif inavoué de détourner l’attention des choses plus importantes qui se trament en coulisse contre les peuples. Ce sont des diversions, des mulétas, selon l’image que j’aime tant.

Les allées du pouvoirDu coup, quand la déflagration de la publication du livre de Valérie Trierwieler a secoué le landernau médiatique, je me suis surtout dit qu’il y avait là un bon timing pour passer sous le boisseau une rentrée politique des plus calamiteuses, entre les attaques purement thatchériennes contre les classes populaires et laborieuses, l’éternelle et immonde réouverture de la chasse aux chômeurs, le tout sur fond d’un gouvernement caricatural qui n’a aucune légitimité à gouverner en reniant absolument toutes les promesses de campagne du candidat Hollande. Parce que oui, nous sommes confrontés à des tas de choses plus importantes que le témoignage de l’ex du président.

Sauf que… très rapidement, la nature des attaques contre ce livre m’a interloquée.

L’archétype de la garce

Trierweiler n’a jamais été très populaire. Et il aurait fallu que la meute qui la caricature allègrement en hystérique vengeresse et jalouse ouvre le bouquin pour se voir confirmer que la principale intéressée en a toujours eu parfaitement conscience. Mais là n’est pas la question qui m’intéresse.

Exactement comme lors de la précédente affaire Trierweiler, ce qui m’a frappée, c’est l’animosité fondamentalement misogyne dont elle est l’objet. On ne critique pas tant son bouquin — l’objet du délit que tout le monde jure de ne jamais acheter ou ouvrir — que la figure éternelle de la garce, celle qui ne sait pas fermer sa gueule, qui ne sait pas s’effacer devant la raison d’État, qui ne sait surtout pas rester à sa place.

L’objet du délit

Beaucoup se sont gaussés de ce que ce livre est mal écrit.

J’ai lu des purges bien plus encensées, comme les abominables pensums boursoufflés des éditocrates officiels dont on afflige les rayonnages des libraires avec une insupportable régularité sans que toute la profession se mobilise contre cet attentat intellectuel sans cesse renouvelé.

Dans la mesure où l’auteure n’avait manifestement pas l’ambition de pondre une œuvre littéraire, je trouve le style factuel, le choix de la narration au présent, l’absence de recherche de style, particulièrement adaptés au propos. D’ailleurs, si elle avait travaillé un peu plus la forme, je pense qu’on lui aurait reproché sa prétention.

On la dit égocentrique.

C’est totalement vrai. C’est un livre à la première personne du singulier où tout est présenté du point de vue de l’auteure. D’un autre côté, pour un témoignage, c’est un peu normal. Pour le récit d’une certaine forme d’intimité, il est difficile de faire autrement que de parler de soi, à partir de ce que l’on a vécu et ressenti.
Après, c’est un reproche amusant quand il vient de gens qui appartiennent essentiellement à cette classe sociale qui se met en scène constamment et qui se complait sous les feux de la rampe.

Les fameux feux de la rampe qui ont si peu convenu à la First girlfiend, telle qu’elle a été baptisée outre-Atlantique.

Globalement, le bouquin se laisse lire et je le trouve assez peu complaisant pour son auteure. Je pense même que cette sévérité la sauve dans cet exercice un peu pénible de déballage intime.

J’étais raide dingue de lui. Avec le temps, je devenais dingue et raide.

Elle avoue effectivement être jalouse. C’est typiquement le genre de truc qu’on a du mal à dire de soi. Alors qu’elle voit Michèle Obama faire grise mine quand son mari est serré de trop près par une autre, elle se réjouit assez mochement de n’être pas la seule à souffrir de cette situation banale pour les femmes des hommes de pouvoir. Et elle l’assume :

Je me réjouis de ne pas être la seule jalouse. Oui, jalouse, je le suis. Comme je l’ai été avec chaque homme que j’ai aimé. Je ne sais pas ne pas l’être lorsque je suis amoureuse.

Constat abrupt qui n’a pas désamorcé les attaques personnelles et surtout misogynes.

On lit ici le journal intime d’une adolescente éconduite. Sauf que c’est celle d’une adulte qui a piqué le mec d’une candidate à la presidentielle et ensuite se retrouve à l’Elysée à faire – entre autre – ses crises de jalousie.. et reproche aux autres ce qu’elle fait elle même.
J’ai lu le Trierweiler, Politeeks

Infantilisation, essentialisme féminin, compétition entre femelles, coups bas, rancœurs… une femme qui témoigne, c’est forcément par esprit de vengeance (alors qu’un homme, jamais!), c’est forcément petit, mesquin, puéril, maladif.

En fait ce bouquin est intéressant sur plusieurs aspects. Il raconte les coulisses du pouvoir et sa dérive monarchique, la misogynie et le racisme social bien partagés sous les ors de la République et la lutte des classes, dans toute sa hideuse aridité.

House of cards, made in France

Le pouvoir a agi comme un acide, il a miné notre amour de l’intérieur.

Difficile de ne pas penser à la dernière saison de la cultissime série américaine en lisant le récit de Valérie Trierweiler. Sauf que le couple mythique des arrivistes obnubilés par la conquête du pouvoir, c’est François et Ségolène, pas François et elle. Elle, c’est un récit plus fondamental, plus ancien, plus archétypal, celui de la marâtre, celle qui vole le père, celle qui convoite le roi.

J’ai résisté le plus longtemps possible à cette attirance entre François et moi. C’est lui qui était pressant, lui qui a fait basculer notre amitié amoureuse en amour-passion. Mais in fine, c’est moi qui fais les frais de cette relation. J’ai dû quitter le journalisme politique. Et j’incarne désormais aux yeux de tous la tentatrice, la méchante, la briseuse de couple.

Grand classique de l’imagerie traditionnelle où seule la femme porte le poids du péché dont l’homme est absout par contumace.

De cette construction nait le principal ressort du vécu de Valérie Trierweiler : le sentiment profond de son illégitimité. Ce mot revient constamment dans son livre, il rythme les déconvenues qui s’accumulent dans les couloirs de l’Élysée.

Aux yeux de nombreux Français, depuis le premier jour, je suis illégitime, j’ai pris la place d’une autre, au nom prédestiné, à la figure de madone.

Mais son illégitimité nait surtout du décalage social, une facette de son personnage qui n’est pas lisible dans le portrait que les médias feront d’elle et que les courtisans, recrutés majoritairement dans la bourgeoisie, pardonnent peu.

J’aurai dû comprendre que ce nouveau monde n’était pas fait pour moi. Je suis entière et spontanée, je dis ce que je pense, j’ai grandi dans un milieu où l’on ne dissimule rien. Dans le sérail, on est habitué aux non-dits, on sourit à ceux que l’on méprise, on médit dans l’ombre. Je ne suis pas armée pour cela et je vais le payer cher.

C’est bien sûr cette confrontation qui risque d’être la plus désastreuse dans la manière dont les gens ordinaires, ces grands invisibles, vont percevoir les arcanes du pouvoir ainsi mis à nu.

Je veux qu’il connaisse la réalité quotidienne qu’affronte une partie des Français, ceux qui comptent chaque euro et ne savent jamais comment finir le mois. Lui qui préfère se passer d’un repas lorsque ce n’est pas du premier choix, ne mange pas mes fraises si elles ne sont pas des « garriguettes », ne goûte pas aux pommes de terre si elles ne proviennent pas de « Noirmoutier », et met directement à la poubelle la viande si elle est sous vide.

La dévastation vient de ce que le pouvoir corrompt tout corps plongé trop longtemps dedans :

Je peux juste témoigner que le pouvoir change. Je ne reconnais pas le François que j’ai aimé passionnément dans l’homme qui traite désormais ses collaborateurs avec mépris, après m’avoir réservée le même traitement. Je l’ai vu se déshumaniser, jour après jour, sous le poids des responsabilités, et être gagné par l’ivresse des puissants, incapable d’empathie. Se prendre pour un seigneur. Comme lors de ce dîner avec sa garde rapprochée de la promotion Voltaire, cela m’avait frappée : trente ans qu’ils attendaient le pouvoir. Ils l’avaient enfin et se considéraient comme des demi-dieux, pleins d’arrogance.

Une histoire de femmes

L’un des aspects les plus intéressants pour moi, finalement, dans le récit de Trierweiler, c’est la confirmation de la domination des femmes jusqu’aux plus hauts échelons de notre système social, le fait que l’on attend généralement d’elles, non seulement d’être décoratives et muettes, mais aussi, exactement comme à n’importe quelle prolétaire, de donner gratuitement de leur temps à la carrière de leur compagnon.

C’est une problématique transversale aussi à ce livre et dont je ne peux m’affranchir alors que je viens justement de finir l’excellente contribution de Christine Delphy sur le travail ménager.

Qu’est-ce que le mode de production patriarcal ? C’est justement l’extorsion, par le chef de famille, du travail gratuit des membres de sa famille. (…) Ce mode de production était il y a cinquante ans encore légalement codifié : la force de travail des femmes appartenait juridiquement à leur mari.

(…) Il s’agit dans cet article presque exclusivement du travail ménager. Mais il est impossible de comprendre sa logique si on ne garde pas en tête qu’il n’est qu’une partie, ou encore une modalité, du travail gratuit extorqué dans le mode de production patriarcal. De son appartenance à un mode plus général il découle qu’on ne doit pas définir le travail ménager comme une simple liste de tâches, car le mode de production domestique inclut n’importe quel travail, et n’importe quelle production effectués gratuitement, quand ils pourraient être rémunérés ailleurs.

 

Le « travail ménager », son « partage inégal » et comment le combattre, Christine Delphy

 

Bien sûr, je ne suis pas en train de dire que Valérie Trierweiler jouait Cendrillon dans les couloirs de l’Élysée (Même si François Hollande aimait l’appeler Cosette…), mais qu’il y a eu assujettissement de son temps et de ses compétences à travers l’étrange tradition de la Première dame.

J’étais la compagne du président de la République, j’avais un bureau à l’Élysée, comme les autres premières dames qui m’avaient précédée. C’est une fonction entièrement bénévole, à la tête d’une petite équipe de chargés de mission, dédiée aux tâches humanitaires et sociales. Au nom de quoi aurais-je dû renoncer à mon emploi ? Pourquoi aurais-je dû être la seule femme en France qui n’ait pas le droit de travailler ?

Pas le droit de travailler, pas le droit de s’exprimer, mais une fonction par ailleurs intégrée au protocole.

Le protocole prévoit que la représentation de la France se fasse à deux. Et cette fonction symbolique est importante dans notre pays, même si elle sera toujours sujette aux procès d’intention et aux rumeurs.

Que l’on comprenne bien : il faut une Première dame pour que le décorum fonctionne, elle a des taches assignées, un cabinet, des obligations protocolaire, un job à plein temps… mais forcément gratuit. Et assorti de restrictions sévères quant au droit de travailler.

Toute femme ayant un peu conscience de la domination patriarcale ne peut que rejeter ce modèle qui rend la compagne du président totalement dépendante du bon vouloir du prince.

Une fois élu Président, François a exigé que je renonce à la télévision. Avec la direction de la chaîne, nous avions pourtant évoqué le lancement d’une nouvelle émission à vocation humanitaire, compatible avec mon rôle de première dame. (…)
Si j’avais accepté de renoncer à mon émission sur Direct8 pour François, j’ai tenu à garder mon travail à Paris-Match. Il m’était inconcevable de ne plus avoir de travail du tout, ni de salaire.

Il ne s’agit pas de pleurer sur les pauvres femmes d’hommes puissants… ou plutôt si. Penser à monsieur Merkel auquel personne ne songe à faire peser le poids d’obligations grotesques qui ont plus à voir avec une mise en scène monarchique qu’une nécessité démocratique. Finalement, elle est bien intéressante, l’histoire de Valérie Trierweiler en ce qu’elle raconte de notre époque, de ses lâchetés et de ses faux-semblants. À travers elle, c’est aussi l’histoire de toutes les autres premières dames qui pleurent leur vie intime foulée au pied, leurs amours dévorées par l’ambition et les jeux de pouvoir, la ronde et les trahisons des courtisans, la féodalité du monde politique et l’absolue nécessité que nous avons, en tant que peuple libre, de nous en débarrasser.

C’est donc à la fois un livre sans aucune importance, une banale histoire d’amour qui finit à la une des journaux de référence, un règlement de compte dans le marigot, mais surtout, c’est une tragédie postmoderne où les sentiments et les personnes sont sacrifiés à la raison d’État, la postface d’un conte contemporain qui commence quand s’arrêtent toutes les autres histoires de pauvrette et de grand prince et se poursuit jusqu’à son inéluctable débâcle.

La banalité du mâle

Finalement, pourquoi en veut-on tellement à cette femme ?

Pas du landerneau ? Beaucoup d’autres prolos ont payé bien cher de s’être trop rapprochés des chasses gardées de l’élite.
Pas assez soumise au jeu médiatique ? Elle en connait les ficelles pour en avoir fait partie des années, mais passer de l’autre côté du miroir peut s’avérer autrement plus périlleux.Pas assez langue de bois, aussi. Pas à la hauteur de la duplicité nécessaire pour survivre au grand jeu de menteurs qu’est devenue l’action politique.

Pas assez digne, surement, comme une Anne Sinclair ou une Hillary Clinton… voire même une Ségolène Royal, celles qui connaissent le prix du pouvoir et préfèrent avaler des couleuvres en silence pour mieux préparer les coups suivants.

Après, c’est toujours un peu moche, un couple qui se sépare. Ça ne grandit personne. Ça nous rend tous un peu veules, totalement désespérés et follement méchants.

Et c’est peut-être ça, finalement, la grande force du livre de Valérie Trierweiler et ce qui va en faire le succès : l’histoire d’une femme ordinaire qui a enfin réussi à faire de François Hollande l’homme banal qu’il voulait être pour nous.

115 réponses
  1. smolski
    smolski dit :

    Utiliser ce livre pour souligner le combat féministe relève de la gageure car on se trouve ainsi à rendre acceptable sinon à dissimuler la conduite immorale et associale de quiconque relève du sérail du pouvoir comme l’est et le demeure cette auteure, comme tu le soulignes à la fin de ton écrit :
    « une femme ordinaire qui a enfin réussi à faire de François Hollande l’homme banal »

    Ça me fait penser aux marionnettes de la télé qui, contrairement aux véritables marionnettes du théâtre de guignol par exemple, contribuent à rendre sympathiques les plus ignobles oppresseurs de notre monde et leurs valets.

    Répondre
  2. Papypeinard
    Papypeinard dit :

    Depuis longtemps j’étais habitué à la qualité de vos commentaires, mais très sincèrement je pense que celui-ci dépasse de beaucoup les précédents. Olympe de Gouge aurait probablement trouvé votre analyse merveilleuse.L’age me le permet, je vous fait la bise en reconnaissance de votre esprit libre et profond.

    Répondre
  3. had
    had dit :

    Oui, mais enfin c’est pas tout à fait Cosette, elle a pas mal grenouillé dans le milieu parisien du gratin avant cette histoire, a eu de bons revenus pour ça, a appris le dress et le langage code.

    Elle n’était pas censée être née de la dernière pluie.

    L’attrait de Hollande vient aussi qu’il fricote dans les allées du pouvoir depuis des décennies, ça n’est pas indifférent à ce qui l’a faite tomber raide dingo, l’amour du maitre c’est pas rien. Le pouvoir et le pognon c’est un atout séducteur qu’elle connait et apprécie, raison pour laquelle elle a eu sa carrière de journaliste branchouille. Maintenant, eh ben elle crache dans la soupe. Encore une fois, ce procès obsessionnel de misogynie comme grille d’analyse de tout est gênant. Le fait est que personne, ex d’un dirigeant, mâle ou femelle, ne s’est livré à ce type de déballage public avec des pseudos révélations improuvables.

    Si le protocole la faisait chier, elle n’avait qu’à rentrer à l’Elysée par la petite porte comme Julie, et Hollande allait en célibataire à ses diners protocolaires. Et si Culbuto n’était pas d’accord, eh ben femme libre qu’elle est, alors elle le plaque.

    On peut pas décemment se revendiquer de la liberté complète tout en jouant le jeu des « puissants » au point d’en retirer de confortables revenus.

    Dire la connerie de cette pauvre Valoche, c’est pas lui en vouloir, c’est juste de montrer sa tartufferie. A moi, elle m’a rien fait Valoche et je lui en veux pas personnellement, mais j’ai le droit de décrire ses foutaises et celles de son milieu actuel auquel elle abonde généreusement car ce n’est pas du tout une Cosette ingénue. Elle manie les postures théâtrales habilement comme c’est la règle dans le milieu médiatico-politico-parisien.

    Julie, elle au moins est discrète, la ramène pas, fait sa route professionnelle sans avoir ce besoin d’envoyer du caca dans des ventilateurs et de figurer comme president’s ladie. La morale de l’histoire, c’est J Gayet, restons cachés pour vivre le moins malheureusement possible. C’est vrai pour les femmes et pour les hommes, sinon il faut assumer, ce que ne fait pas Valoche.

    Répondre
    • Agnès Maillard
      Agnès Maillard dit :

      Le truc, pour moi, c’est de lire avant de critiquer. Donc elle raconte l’origine de leur histoire et de la sienne, à elle. C’est bien de contextualiser, de comprendre les trajectoires. Comprendre qu’à l’époque où le couple se forme, c’est monsieur 3%, le mec en pleine traversée du désert sur lequel personne ne parierait un franc (même pas un euro)…

      Répondre
      • had
        had dit :

        Faut pas raconter d’histoires, Hollande était déjà un éléphant du PS avec un gros pedigree de relations historiques, c’est pas 3% de cote conjoncturelle qui en fait un loser définitif, et Valoche le sait très bien que son cheval est jouable à long terme.

        Allons, allons, un peu de jugeotte.

        Répondre
      • had
        had dit :

        Dans le même sens, DSK était noté au PS et à l’UMP pour son risque de péter en plein vol pour cause de bite aléatoire. Culbuto était à l’évidence le plan B de Cambadélis et Mosco, Ségo était totalement isolée dans l’appareil du parti PS qui l’a dézinguée sans trop d’atermoiements. Contextualiser, c’est comprendre que Normal n’était pas du tout isolé dans le PS en 2007. Faut vraiment ne lire que la collection Arlequin et les sondages carambar pour croire que Hollande n’avait plus de munitions en 2007. C’est franchement consternant qu’une nana ayant fait socio ne comprenne pas les tenants et aboutissants d’une classe politique, et tombe dans le panneau sondagier des mouches de circonstance.

        Répondre
      • Fred Oberson
        Fred Oberson dit :

        Félicitations Agnès, c’est la meilleure des critiques que j’ai lue à ce jour.
        A 3% et même depuis 2005, Valérie ne pouvait effectivement imaginer que son amoureux devienne Président. Vous connaissez sans doute le principe Peter !

        Répondre
  4. Clocel
    Clocel dit :

    Le portrait de Hollande est assez conforme à l’idée que je me faisais du personnage.
    Un cynique arriviste invertébré et inconsistant, prêt à tout pour parvenir, quitte à compisser la fonction qu’il souhaiterait par ailleurs nous voir respecter…
    Faut vraiment être à la ramasse lorsqu’on est de « gauche » pour confier son destin à ce genre d’attardé, même après Sarkozy et sa Castafiore. M’enfin…
    A ce niveau de quête du pouvoir, on ne doit pas non plus s’attendre à avoir des individus très sains, avec des pulsions avouables lorsqu’ils décompensent, on a échappé de peu à DSK, j’ose même pas imaginer…
    En tous cas, chapeau l’artiste, arrivé à faire pire que le nain des Carpates…
    Parait que le pouvoir est aphrodisiaque, j’espère, parce que sinon, je ne vois aucune raison à ce qu’une nana s’inflige ce genre de poussah libidineux, à moins de partager son genre de perversité…
    A quoi bon s’envoyer en l’air si ça emmerde personne?
    Marrant, on sait tous qu’au bout de la quête du pouvoir se trouve l’aliénation et la frustration, que la course au fric mène à des comportements de junkies, mais les trois quarts des nôtres sont partant pour la course à l’échalote, qu’ils soient mâle ou femelle d’ailleurs…
    Faut vraiment qu’on passe au stade supérieur, on est au bout du truc là, ça devient ordurier, pathétique, et affligeant…

    Répondre
    • had
      had dit :

      J’ai connu un officier de la 2 ème DB de Leclerc, il s’est évadé des prisons nazies, a fait la campagne de Libye, le débarquement de Normandie, a pris Berteschgaden avec ses chars d’assaut, est devenu Général ensuite, il a connu les ministres principaux du gaullisme et de Pompidou. Lors d’un repas bien arrosé, il m’avait confié que le pouvoir rend souvent fou, et pas que les détenteurs directs du pouvoir.

      C’est pour ca que je me marre quand des guignols prétendent écrire une constitution révolutionnaire au nom du peuple, du père ou de Dieu, tous ces cons ne font que la même chose qu’avant, parler au nom des autres qui ne leur demandent pas tant.

      Répondre
      • Romane
        Romane dit :

        Audrey Pulvar avait dit la même chose concernant Montebourg, à savoir que l’exercice du pouvoir l’avait changé et visiblement pas en bien, selon elle.

        Répondre
        • jean-jacques clement
          jean-jacques clement dit :

          Elle a bien profité de l’ascenseur Montebourg pour se faire mousser car elle n’est qu’une quelconque journaliste assez bonne pour une émission ringarde du samedi soir.

          Répondre
          • Zap Pow
            Zap Pow dit :

            Affirmation totalement gratuite : elle avait déjà une belle carrière, et son histoire avec Montebourg lui a plus nui que profité (elle aussi a dû abandonner le journalisme politique, domaine dans lequel elle était loin d’être manchot. Ou manchote ?

  5. Costomiris
    Costomiris dit :

    Bof… Je comprends l’attrait qu’il peut y avoir à aller à contre-courant et défendre ce que tout le monde conspue, mais des fois il y a des raisons au dégoût unanime. Ce qui me désole personnellement, c’est qu’à l’heure actuelle, une femme qui souhaite arriver au sommet de l’Etat à toujours plus de chance d’y arriver en couchant avec le chef de l’Etat (cf Trierweiler, mais aussi Bruni et Cécilia Sarkozy) qu’en faisant des études et se présentant aux élections (cf Royal qui n’était pas non plus du sérail, loin de là et qui a eu une jeunesse et une vie étudiante autrement plus méritante que celle de Trierweiler).
    Le passage sur la pauvre Valérie obligée de lâcher son job est ridicule. Il n’y a rien dans la constitution ou dans les lois française qui oblige la femme ou la compagne du chef de l’Etat a arrêté de travailler. D’ailleurs le concept même de « première dame » est un anglicisme qui n’a aucun fondement en droit français. Mais Mme Trierweiler était journaliste POLITIQUE – contrairement à M.Merkel qui est prof de chimie, grosse nuance – Le terme de conflit d’intérêt n’évoque donc rien pour vous? Vous pensez sérieusement qu’elle aurait pu continuer à interviewer Juppé ou Valls sur la politique du gouvernement tout en retournant coucher à l’Élysée tous les soirs….?!
    Sans compter qu’entre la pension qu’elle a tirée de pépère (pour élever des enfants qui ne sont pas de lui et pour lesquels elle touche déjà une pension du père biologique) et les droits d’auteur de son torchon, cette histoire s’apparente à un jack-pot financier pour elle. Loin d’être une icône féministe, cette femme est le pire exemple qu’on puisse montrer à nos filles.

    Répondre
    • Agnès Maillard
      Agnès Maillard dit :

      Quand elle forme son couple avec Hollande en 2005, le moins qu’on puisse dire, c’est que si c’est pour accéder au pouvoir, elle fait vraiment un choix de merde. Faut se souvenir de ce qu’était Hollande en 2005.

      Répondre
      • Estelle92
        Estelle92 dit :

        Le problème c’est que le début de la liaison remonte à plus loin et un voyage SEULS à Berlin, en 2001 ou 2002. Il faut lire les légendes du bouquin de photos paru juste après la présidentielle.
        De 2002 à 2007 il y avait aussi son mari : on y pense ?
        Bigamie des deux côtés…
        Et elle a continué à suivre le PS pendant tout ce temps !!!

        Répondre
          • Estelle92
            Estelle92 dit :

            1992.
            C’est ça qui me choque, la bigamie cachée.
            Du coup j’ai tendance à penser qu’elle ment plus souvent qu’à son tour.
            Mais tu as raison pour la meute, c’est moche.

      • Costomiris
        Costomiris dit :

        Sachant qu’avant Pépère, elle avait une relation avec un proche de Sarkozy (lui aussi mariée), je pense qu’on peut dire que oui, elle couche utile ET elle fait des choix de merde.

        Répondre
        • Zap Pow
          Zap Pow dit :

          En quoi cela lui a-t-il été utile ? Elle était journaliste politique, pas étonnant qu’elle ait trouvé ses fréquentations dans le milieu politique. Ce n’est pas si rare que ça, les journalistes politiques qui se lient avec un politicien : Anne Sinclair, Audrey Pulvar, Caroline Roux, Béatrice Schönberg…

          Répondre
          • Costomiris
            Costomiris dit :

            Elle était parfaitement inconnue jusqu’à ce que Bolloré, grand pote de Sarko, l’embauche sur Direct 8. Mais vous avez raison, ça n’a probablement rien à voir avec le fait qu’à l’époque elle se tapait l’un des principaux lieutenant du petit excité.

          • Agnès Maillard
            Agnès Maillard dit :

            J’avais oublié : une femme qui réussit, ça passe forcément par le lit.
            Rien que la banalité de cette idée en dit long sur la nature de notre société.
            Et si ça s’avère exact, ça en dit encore plus long sur l’état de domination des femmes…
            CQFD.

          • Costomiris
            Costomiris dit :

            Je n’ai jamais dit, écrit ou pensé qu’une femme qui réussit, ça passe par le lit, donc vos guillemets sont parfaitement déplacés. Anne Sinclair et Audrey Pulvar pour ne nommer que deux d’entre elles sont d’excellentes journalistes qui ont réussi par leur propres moyens et dont la vie professionnelle a été bousillé par leur vie amoureuse. Contrairement à Trierweiller qui n’en serait jamais là où elle est (professionnellement et financièrement) sans Devedjian et Hollande.
            Il y a deux façons d’être sexiste: la première est de considérer que les femmes par définition sont inférieurs aux hommes, la seconde est de considérer qu’une femme par définition est toujours une victime. Vous êtes en plein dedans.

          • Clocel
            Clocel dit :

            Costomiris,

            Tes exemples sont le degré zéro du journalisme, ce que la TV a de plus détestable à proposer, c’est ce genre de marionnettes qui ont lobotomisé la population et l’ont livré au business…
            Il ne doit pas y avoir beaucoup d’authentiques cartes de presse en France, digne de ce nom j’entends…
            On en crève…

    • had
      had dit :

      A Maillard a une forte propension à se mettre dans la peau de femmes, forcément femmes, révolutionnaires. Elle n’est pas avare de clichés à l’emporte pièce, c’est sa marque de fabrique. Valoche ça la botte, dans la com complaisante, réussite financière avant même d’avoir connu Culbuto, et faisant sa rebelle à coups de brouettes de revenus conseillés stratégiquement par les mages de la com parigote.

      J’arrive toujours pas à comprendre A Maillard qui a fait socio et ne capte absolument pas les rouages de la médiocratie parisienne. Valoche, elle connait la musique, et c’est jackpot. Pas folle la guêpe…

      Répondre
      • Agnès Maillard
        Agnès Maillard dit :

        Bien sûr qu’elle connait la musique, le copinage et toutes ces choses qu’elle raconte. Cela dit, elle décrit très bien le fait que la domination des femmes est tacite jusqu’au plus haut niveau et partout. Ce n’est pas son propos, encore qu’elle y soit sensible, mais cela est important.
        Ce qui est intéressant aussi, c’est qu’elle ne prend pas de posture particulière. Elle tente pas de cacher à quel point elle gère toutes ces choses assez médiocrement.

        Répondre
        • had
          had dit :

          Il n’y a pas de domination des femmes, il n’y a que des dominations par codes, ce que les femmes font tout aussi bien. Thatcher ou Merkel.

          Cette manie de sexualiser le pouvoir est nulle.

          Répondre
          • RastaPopoulos
            RastaPopoulos dit :

            Comme s’il n’y avait *qu’un* seul type de pouvoir… Les différentes dominations possibles s’imbriquent et s’accumulent. Le fait qu’il y ait une domination d’une classe sociale n’implique absolument pas qu’il n’y ait pas dans le même temps une domination globale de la classe des hommes sur la classe des femmes. Tout cela se superpose.

            Par ailleurs, au-delà de la complexité *des* dominations possibles, ce n’est pas parce qu’il y aurait tel ou tel contre-exemple que cela invalide un fait général.

  6. Jpm
    Jpm dit :

    Merci pour cette lecture … Madame Trierweiler !

    Depuis des jours, le « sérail » , qu’il soit politique ou médiatique, nous a concocté une admirable opération de désinformation en se fendant des termes les plus forts pour qualifier le témoignage de Valérie Trierweiler : Indécent, brulot, inacceptable et même tout récemment « caniveau » …

    Et j’ai failli tomber dans le panneau … Pourtant mon vécu personnel (plusieurs années dans le monde des cabinets d’élus, suivi proche du dossier vapote ces derniers mois) aurait dû me rendre suspicieux, ayant touché du doigt à quel point les politiques peuvent être fourbes et couards et les médias serviles …

    Je n’avais pas prévu d’acheter le livre … préférant, par, je le concède, une coupable flemmardise intellectuelle en cette fin d’été ensoleillée, m’en tenir à l’idée générale savamment entretenue : « Ce livre est un torchon indécent qui ne mérite d’ailleurs même pas d’être distribué dans certaines librairies »

    Et furetant sur le web, je découvre qu’en fait, en cherchant un peu, on peut le télécharger gratuitement au format pdf … Allez …2 clics … on y va …

    Damned, il est minuit … bon je le lirai demain … Mais « voyons voir » les premières lignes (oui oui vous avez déjà deviné et susurré « erreur fatale » …). Le jour se lève, il est 6h05 et me voilà rendu à la page 131 – le pdf tient sur 131 pages – (je sais déjà que je vais me faire engu … gentiment mais engu … quand même par ma chère et tendre qui va me rappeler que je n’ai plus 20 ans et que j’ai passé l’âge des nuits blanches … que je vais mettre 3 jours à récupérer …).

    Et plagiant le titre du livre « Merci pour cette lecture … » Mme Trierweiler.

    Non ce livre n’est pas le brulot indécent que les médias et le microcosme politique se plaisent à nous présenter ! C’est le témoignage sans fard d’une femme vraie, avec ses forces et ses faiblesses, … c’est aussi un éclairage sans concessions sur les aéropages divers qui côtoient le pouvoir… c’est aussi la confirmation, pour autant qu’il en eut été besoin, que « Le Costume » (celui du Président) est (était) bien trop grand pour son hôte …

    Ce témoignage de Mme Valérie Trierweiler est d’autant plus attaqué qu’il sonne tout simplement … vrai, de cette vérité populaire qui se moque des conventions et des bien-pensants ! Et contre cette vérité toute simple (non dénuée d’une habile plume journalistique dans le cas d’espèce), le politique est parfaitement désarmé n’ayant dans son carquois que le mensonge, la désinformation, l’intimidation, la duplicité, le doute … bref en un mot l’embrouille !

    Il y a encore quelques années, ces flèches auraient surement suffit à éteindre le feu … mais plus en 2014 avec un e-lectorat (hum je l’aime bien ce jeu de mots après une nuit blanche) peut-être un peu édenté par la difficulté à se faire soigner correctement mais plus aussi « bœuf » qu’à l’époque du Général !

    Si vous avez, comme c’était ma première intention, pris le parti de ne pas en lire, je ne saurais trop vous inviter à vous laisser surprendre … au risque certes d’avoir à en pleurer …

    Si je ne devais associer que deux mots à ce témoignage, ils seraient : Courage et Merci !

    Répondre
  7. Pensez BiBi
    Pensez BiBi dit :

    Que dire de plus ? C’est dit et bien dit. Oui c’est un impeccable tour de la question.

    Ce qui m’a frappé c’est la violence ahurissante des propos, commentaires, insultes, invectives qui ont fusé de toutes parts et surtout des gens de « gauche ». Même à gauche, on a peu disserté là-dessus (à part un billet politique de José Fort).

    Tu as relevé l’expression d' »adolescente éconduite » (que j’avais aussi relevé dans mon billet http://bit.ly/1rSammp ) mais il y a eu encore plus obscène. Pour exemple (Blog grosse Fatigue : « «François Hollande me plaît aujourd’hui. Le voilà attaqué par quelque pute bourgeoise aux traits tirées, rien pour inspirer l’amour et pour laquelle Eva Braun ressemble à la tendresse».

    On avait l’opprobre sur Nafissatou Diallo. Mais c’était une jeune femme américaine, plus « lointaine », plus muette. Avec Madame Trierweiler, le déchaînement et l’acharnement sont à nouveau sans retenue. Point commun ? Une femme.

    Répondre
    • nonjereve
      nonjereve dit :

      Point commun, une femme ? Rien n’est moins sûr. Quoi qu’il en soit, cette femme a fait un beau coup médiatique. Son livre est un bestseller… Elle n’est vraiment pas à plaindre… Il y a pire.

      Répondre
  8. HC
    HC dit :

    Juste pour préciser un peu : le mari de Angela Merkel ne s’appelle pas Merkel. Ce n’est pas son nom de naissance (il paraît qu’on ne doit plus dire « nom de jeune fille ». « Merkel » c’est le nom de son premier mari.

    On peut faire le parallèle avec « Aubry » qui est le nom du premier mari de Martine Delors.

    Et pour parler des conjoints de femmes célèbres, on peut citer Lord Mounbatten, mari d’Elizabeth de Windsor, qui se plaignait de ne pas pouvoir donner son patronyme à ses enfants. Ou bien le « pauvre » François Hollande qui a failli être ridiculisé en première dame de France, dans le cas où sa compagne de l’époque aurait été élue à la présidence de la République.

    Répondre
    • had
      had dit :

      Il faut quand même signaler que parmi les pires dirigeants au sein de l’UE ces dernières décennies, il y a quand même 2 femmes dans le peloton de tête, Thatcher qui a flingué du monde en GB et Merkel qui est en train d’enterrer les économies et sociétés européennes. Hollande à côté est un petit joueur de bac à sable.

      Répondre
  9. nonjereve
    nonjereve dit :

    Le fait qu’il y ait une domination d’une classe sociale n’implique absolument pas qu’il n’y ait pas dans le même temps une domination globale de la classe des hommes sur la classe des femmes. Tout cela se superpose.

    Cela n’implique pas le contraire non plus. Raisonnement sophistique. Ce qui est certain c’est que la classe des hommes n’existe pas. Ce qui est sûr aussi c’est qu’en tant qu’homme, je ne domine personne. Qu’on ne m’emmerde pas avec féminisme victimaire dépassé que je ne fait que subir. Les hommes qui ne dominent aucune femmes sont des millions. Par ailleurs, on ne s’est jamais demandé si la vérité n’est pas différente. L’usage de la force pour dominer n’est absolument pas nécessaire.

    Répondre
  10. Chander
    Chander dit :

    Faire passer ce livre abject et mal écrit pour une défense féministe, il fallait le faire… Avant tout, cette personne est victime d’elle même. Hollande a réagi en homme banal, tentant de parer les coups en ménageant la chèvre et le chou, comme le font bien des hommes. Je dois dire qu’en ce qui me concerne, je l’aurais lourdée avec perte et fracas dès le jour où elle a envoyé son célèbre tweet en soutien de l’obscur Falorni. De quel droit s’est-elle mêlée du choix politique de son compagnon ? Avec cela, elle a entièrement mérité ce qui lui arrive, elle l’a bien cherché. Aucune élégance, aucune classe, aucune dignité chez cette femme arriviste et venimeuse.

    Répondre
  11. had
    had dit :

    Bah, de toute façon, critiquer une femme c’est de la misogynie, un noir c’est du racisme, un juif c’est de l’antisémitisme, un musulman c’est de l’islamophobie, un martien c’est de la martiophobie…

    Répondre
    • Agnès Maillard
      Agnès Maillard dit :

      Je suis certaine que tu vois parfaitement la différence entre dire « cette femme est arriviste » et « cette femme est une mégère hystérique ». Dans le premier cas, tu critiques le comportement d’une personne, dans le second, tu réduit ta critique à une attaque essentialiste.
      Tu peux dire que VT a écrit de la merde. Ou agit par calcul. Ou a fait un gros coup médiatique. A violé la vie privé de Hollande. Tout ça, c’est recevable. Mais quand je vois la critique tourner autour de sa personne avec des arguments péjoratifs et condescendants, comme de la traiter d’adolescente éconduite ou de mégère hystérique, c’est à dire de cette manière qui permet d’inférioriser une personne autour du fait qu’elle est femme, de la réduire à la femelle… ça, c’est misogyne.

      La différence se fait entre critiquer quelqu’un pour ce qu’il fait ou déclare et le critiquer pour ce qu’il est et surtout pour son appartenance à un groupe que l’on infériorise.

      Mais je sais que tu sais 🙂

      Répondre
      • had
        had dit :

        Sarko a souvent été traité d’hystérique et personne a poussé des cris d’orfraie pour dénoncer une quelconque misandrie.

        De nombreuses critiques de l’attitude de Rottweiler émane de femmes également, misogynes elles aussi ?

        Duflot a pondu un bouquin très acide aussi, ça n’a pas du tout entrainé les mêmes critiques, il y a bien une raison…

        Répondre
        • smolski
          smolski dit :

          had : « Sarko a souvent été traité d’hystérique et personne a poussé des cris d’orfraie pour dénoncer une quelconque misandrie. »
          Sarko est une femme infériorisée en tant que femme ?

          Répondre
          • smolski
            smolski dit :

            De qui et de quoi tu parles had ?
            Moi c’est de sarko que tu dis avoir reçu des remarques à caractère sexiste infériorisantes.
            Je te réponds donc sur sarko et sur rien d’autre.

            Il n’est ni une femme, ni infériorisé socialement, contrairement à valérie qui fait le sujet de ce post et qui reçoit clairement ce type d’insultes.

            Pour Duflot, je crois qu’il n’en a pas manqué non plus, mais bon, c’est pas l’sujet de ta remarque ni de la mienne.

          • had
            had dit :

            Sarko a été infériorisé aussi socialement, a raté l’ENA, parle comme un plouc, vient pas d’une famille riche… et aussi infériorisé physiquement, petit, drôle de pif, oreilles…

            Hollande est bashé régulièrement aussi, embonpoint, élocution et sourire de demeuré mental…

      • had
        had dit :

        Ce qui est reproché essentiellement, t’aimes bien ce mot idiot alors je l’utilise, à Valoche c’est pas d’être une femme, c’est de rapporter des prétendus propos ignominieux de Hollande sur les pauvres, c’est de faire de la pure diffamation.

        C’est ça le gros blême de Valoche, pas son sexe qui n’a aucune importance ici.

        Chevènement et d’autres qui ont fréquenté Culbuto témoignent qu’il n’a jamais eu ce type de propos. Mais non, tu vas dire que tous sont des mecs, donc forcément menteurs parce que ce sont des mecs et donc aucune foi ne peut leur être accordée en vertu de leur appartenance au sexe masculin. C’est ça ton raisonnement qui déraisonne à plein tubes.

        Répondre
  12. Chris
    Chris dit :

    had, vous avez oublié le meilleur, soit oser critiquer F. Hollande, c’est forcément être de droite, voire un peu facho.

    Quant à Chander : mal écrit,certes, mais abject, laissez-moi rire…voila une définition qui convient mieux à l’apparatchik grassouillet actuellement sur le trône ( je rejoins Clocel, quel gout de chiottes pour une femme, et pour l’électeur, ces deux cocus).

    Répondre
  13. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Un crime politique, ai-je lu !
    Carrément !
    Alors qu’elle n’a jamais fait que coller un coup de pied dans le cadavre pour qu’il roule jusqu’au fleuve.
    Parce que le bougre est politiquement mort depuis longtemps. Depuis qu’il ne cesse de faire l’exact contraire de ce qu’il avait promis à ses électeurs. À mi-mandat, on est plutôt face à un suicide politique. Trierweiler est même arrivée trop tard pour le coup de grâce.

    Si, au lieu de s’acharner sur la mégère (le choix des mots est tellement important, vous ne trouvez pas?), on pouvait s’intéresser à ce qu’il raconte et qu’on exige la fin de la Ve République et de sa dérive totalement monarchique, ce serait tellement plus constructif.

    Je pense qu’une gouvernance modeste ne donnerait jamais prise à ce genre d’évènements.

    Répondre
    • had
      had dit :

      Pépère ne peut pas faire une autre politique avec l’Euro tel qu’il est. Seul un changement des statuts de l’Euro permettrait une autre politique, mais l’Allemagne et d’autres pays ne veulent pas. Donc, il ne reste plus qu’à sortir de l’Euro, mais la majorité des français ne veut pas… La boucle est bouclée.

      Par conséquent, à quoi ça sert de taper sur Hollande ? Qu’est ce qu’il peut faire de plus ?

      Répondre
  14. SAUVAGET
    SAUVAGET dit :

    Il est bien dommage que la plupart des commentaires, vaguement contre ou très contre, et les rares essayant d’analyser (comme ci-dessus Agnès Maillard, en prenant d’énormes risques de rester à la surface psychologique des choses) négligent deux problèmes :
    – la marchandisation de l’anecdote et l’hypocrisie de l’auteur faisant comme s’il s’agissait plus d’un témoignage réaliste (y compris intime) que d’une exploitation sans vergogne de thèmes rebattus sur les quels les médias font du spectacle (et pas seulement la presse dite « people »
    – le problème plus général de l’attraction sentimentale de journalistes de sexe féminin pour des hommes politiques, dont nous avons connu maints exemples ces dernières années (faut-il faire un recensement ? en restant sur les cas rendus publics, évidemment… Avec un appendice sur les actrices.
    – question annexe : comment, et où ces gens-là se rencontrent-ils ?

    Répondre
  15. Noblejoué
    Noblejoué dit :

     » Je pense qu’une gouvernance modeste ne donnerait jamais prise à ce genre d’évènements. »

    Exact. Pour cela il faudrait changer la Constitution c’est-à-dire plus de pouvoir au Parlement, un judiciaire qui ne soit pas une autorité mais un pouvoir et un Président beaucoup moins puissant.
    Mais on ne me fera pas croire que VT ait violé la vie privée de son ex pour changer la Constitution sans parler, peut-être, d’expliquer aux gens qu’il ne faut pas attendre d’hommes providentiel.

    Et vous avez raison et je n’y pensais pas, il faut abolir la tradition de première dame.
    Merci de m’y faire penser.

    Si je n’approuve pas les attaques sexistes contre VT, je déspprouve aussi de détruire la vie privée des autres.

    Répondre
  16. smolski
    smolski dit :

    « Je pense qu’une gouvernance modeste ne donnerait jamais prise à ce genre d’évènements. »

    deux gaules était loin d’une gouvernance modeste, ce n’est pas pour autant que sa vie privée s’étalait, sauf au « bal tragique de colombey », mais bon… 😀

    Il faut peut-être reconnaître que internet permet cette promiscuité du tout en haut au tout en bas de l’échelle sociale, c’est juste dommage que cela ne soit pas mieux employé pour l’édification des plus démunis et les conduire ainsi à la révolte.

    Répondre
    • Noblejoué
      Noblejoué dit :

      @ Smolski

       » deux gaules était loin d’une gouvernance modeste, ce n’est pas pour autant que sa vie privée s’étalait, sauf au « bal tragique de colombey », mais bon »
      Vrai mais à présent il y a :
      – Comme vous le dites, Internet
      – Et en plus, en France, contraste entre des présidents, Sarkosy puis Hollande, minables, et un rôle de souverain républicain.

      Nous n’allons pas détruire Internet, tant mieux.
      Mais on peut changer la Constitution.

      Répondre
      • smolski
        smolski dit :

        Noblejoué : « Mais on peut changer la Constitution. »

        Est-il seulement nécessaire de créer une constitution qui ne sera représentative que de ceux qui ont le pouvoir comme toujours ?
        Il y a des nations sans constitution qui ne s’effondrent pas pour autant.

        Si la proximité qu’engendre internet doit servir au plus grand nombre, c’est en révélant et en organisant les peuples à se défaire de tout pouvoir. Pour cela, il est nécessaire que les élites en bâtissent les raisonnements et proposent ce monde à tous justement via internet.

        Répondre
        • Noblejoué
          Noblejoué dit :

          @ smolski

          « Il y a des nations sans constitution qui ne s’effondrent pas pour autant »
          Il y a une grande différence entre la Grande-Bretagne et la France… Ce qu’ils peuvent se permettre nous est interdit.
          Car, par la Magna Carta, ils ont depuis plus longtemps que nous une déclaration des droits, un Parlement qui vote les impôts, la pratique, puis une théorie autrement subtile, de la séparation, en fait plutôt équilibre des pouvoirs.
          Ils ne perdent pas leur démocratie tous les quatre matins comme nous…

          Nous, récents et sans cesse menacés de rouler hors des routes démocratiques, il nous faut un chemin autrement balisé.
          Et bien balisé, notre Constitution doit être un tuteur pour un arbre tordu, afin de le soutenir et redresser.
          Et nous avons quoi ?
          Le Président a presque tout pouvoir. D’abord, le judiciaire n’est qu’une autorité, c’est écrit, et confirmé par le budget. Et d’un pouvoir ejecté. Le Parlement chambre d’enregistrement sauf en période de cohabitation, donc il n’y a, en général, qu’un pouvoir en France dans l’Etat.

          Heureusement, il y a le quatrième pouvoir, et maintenant, Internet.
          C’est peu.
          Et les gens veulent changer ça ?
          Jamais, ils sont accros à leur homme providentiel.

          Une Constitution les aiderait peut-être à se désintoxiquer.

          Répondre
          • smolski
            smolski dit :

            Noblejoué : « sans cesse menacés de rouler hors des routes démocratiques, il nous faut un chemin autrement balisé. »
            C’est vrai pour la démocratie, mais je pensais à l’anarchie qui n’a pas besoin de constitution non plus.

            « ils sont accros à leur homme providentiel. »
            C’est justement ce à quoi nous devons nous attacher de modifier en nous d’abord et autours de nous ensuite.

  17. Noblejoué
    Noblejoué dit :

    @ Agnès Maillard

    Je vous ai répondu sans m’adresser à vous par distraction, pardon.

    Vous avez raison de dire qu’une femme, VT, est souvent attaqué avec sexisme.
    Mais quid de la vie privée ?

    Mais vous avez raison sur une chose à laquelle je n’avais pas pensé, il faut jeter la tradition de première dame – ce serait tant mieux pour les hommes d’ailleurs car avec une Présidente il pourrait y avoir un premier messieur.

    Répondre
  18. Noblejoué
    Noblejoué dit :

    @ Smolski

    Je pense que l’anarchie est possible hors territoire étatique.
    Ces territoires ont été autrement importants que ce qu’on a cru jusqu’il y a longtemps. Mais ils ont presque tous disparu :

    http://www.philomag.com/les-livres/lessai-du-mois/zomia-ou-lart-de-ne-pas-etre-gouverne-6995

    Les révoltes et révolutions ont, au mieux, donné des démocraties, qu’on peut critiquer tant qu’on veut mais qui sont un moindre mal.
    A préserver avec attention, entre autre par les institutions.

    @ Clocel

     » le quatrième pouvoir » ????
    C’est une blague là j’espère??? »

    Plus ou moins, c’est un peu comme le Parlement face au Président : pas grand-chose mais mieux que rien.
    Le Courrier International et Mariane ne sont pas mal, entre autre.
    Il est vrai que bien d’autres journaux me donnent l’impression de lire du vide, juste bon à « remplir » le vide en attendant le coiffeur ou autres choses semblables.

    Répondre
  19. smolski
    smolski dit :

    @Noblejoué : « Je pense que l’anarchie est possible hors territoire étatique. »

    On ne peut pas dire ni où ni quand l’anarchisme se situe sinon uniquement parmis le peuple, car justement l’anarchie c’est de se refuser à se situer dans un système.
    Pour ma part, l’anarchie se développe malgré quelque système que ce soit., comme dit Leo Ferré :

    « Y’en a pas un sur cent et pourtant ils existent
    La plupart fils de rien ou bien fils de si peu
    Qu’on ne les voit jamais que lorsqu’on a peur d’eux
    Les anarchistes »

    Côté constitution, ce n’est pas ce qui importe mais les contre-pouvoirs qui sont à créer avant tout, comme le signale cet extrait d’une interview de Majid BOUDEN membre de l’Association des avocats en droit international à paris à propos de la nouvelle constitution tunisienne.

    « On a des mots qui sont du verbiages, on a des déclarations d’intentions, et puis après on dit : « Mais c’est la loi qui va régler tout ça… ! » , et après la loi on fait s’qu’on veut avec.
    Et donc, on n’a pas tiré la leçon de cinquante ans de dictature et puis on recommence.

    Ce qui fait peur maintenant, c’est que cette constitution va habiller une sorte de coup d’état rampant, à savoir qu’on va maintenir le même type de fonctionnement, les mêmes mécanismes qui ont amené la dictature sous ben ali que tout le monde a décrié, et puis, tous les ingrédients sont là pour une nouvelle dictature !
    Aujourd’hui on voit que la classe politique, que ce soit le gouvernement ou l’opposition se battent pour mettre la main sur le pouvoir, parce que le pouvoir amène la richesse et c’est ce qui est exactement arrivé avec ben ali.

    Donc on a évité de parler du contre-pouvoir or le problème d’une constitution c’est le contre-pouvoir. »

    Ce qui peut nous amener à reconsidérer la situation que nous avons en france où pouvoir et contrepouvoir sont dans le même camp, sans le peuple malgré (à cause de …) l’état démocratique qui n’est, on le voit bien aujourd’hui, que le paravent du fascisme lorsque celui-ci n’est plus montrable, comme juste après la seconde guerre mondiale par exemple.

    Répondre
    • Noblejoué
      Noblejoué dit :

      @ Smolski

       » On ne peut pas dire ni où ni quand l’anarchisme se situe sinon uniquement parmis le peuple, car justement l’anarchie c’est de se refuser à se situer dans un système. »

      Pardon : j’aurais dû dire quand l’anarchie a été EFFECTIVE. Dire qu’on refuse l’Etat dans un pays avec Etat, si la majorité des gens sont avec l’Etat, n’abolit pas l’Etat pour si peu.
      Dans les montagnes difficiles d’accès, dans des déserts, des zones disputées entre Etats, là il y a eu anarchie effective.
      Le reste est discours et chansons.

       » Côté constitution, ce n’est pas ce qui importe mais les contre-pouvoirs qui sont à créer avant tout, comme le signale cet extrait d’une interview de Majid BOUDEN membre de l’Association des avocats en droit international à paris à propos de la nouvelle constitution tunisienne. »
      Mais justement, la séparation des pouvoirs (plutôt leur équilibre mais laissons ce détail ) crée un contre pouvoir DANS le pouvoir d’Etat.
      C’est le premier contre-pouvoir.
      Pas suffisant mais fondamental, comme la fondation pour la maison.

      Le problème de la Tunisie est celui de toute nouvelle démocratie : manque de tradition.
      Le problème de la France… de mauvaises traditions.
      Mais il n’est pas trop tard pour imiter le meilleur : pays anglo-saxons, Suisse, pays nordiques et quelques autres.

      Répondre
    • smolski
      smolski dit :

      @Noblejoué

      Ce n’est pas parce que l’anarchie se développe dans un état qu’elle ne possède pas ses bases, sa tradition. Même si celles-ci ne sont pas répertoriées elles s’appliquent à qui s’en saisi.

      Par exemple déjà dans le nouveau testament on peut lire :
      « Ne croyez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre : je ne suis pas venu apporter la paix, mais le glaive. Oui, je suis venu séparer l’homme de son père, la fille de sa mère, la belle-fille de sa belle-mère : on aura pour ennemis les gens de sa propre maison. »

      Ce qui, dans le contexte de l’époque, est un appel à se défaire de toutes les traditions, de toutes les tutelles et représente donc bien une tradition anarchiste développée sous la domination des empereurs, des rois et même des religions établies.

      Oui, l’anarchie est discours et chanson (Villon, Molière, Aristide Bruant…) car c’est par ce moyen traditionnel qu’elle perdure au cœur des peuples contre tout les abus des pouvoirs de l’état.

      Les exemples que tu proposes des pays anglo-saxons ou nordistes (impérialisme et racisme), ou encore de la suisse (fraudeurs et escrocs) ne paraissent pas si satisfaisants à suivre…

      Répondre
      • Noblejoué
        Noblejoué dit :

        @ Smolski

        Tout Etat, tout peuple, tout individu peut-être est « impérialiste » s’il peut se le permettre.
        D’où le rôle capital des contre-pouvoirs, des institutions démocatiques…

        Traditions et institutions anglo-saxonnes et suisses à imiter, je ne parle pas de la politique.
        Des institutions.

        Pour en revenir à l’anarchie.
        Il me semble qu’il ne faut pas confondre :
        – L’anarchie réalisée, en Zomia, et ailleurs.
        – L’anarchie révée, en France et ailleurs.
        Si l’anarchie révée peut être un ferment de liberté, c’est l’anarchie réalisée qui montre les conditions de réalisation concrète, effective, de l’anarchie.
        Pour résumer ces conditions : la mobilité, l’inaccessiblité, la taille réduite mais pas trop des groupes et des ressources demandant peu de travail agricole et difficlies à saisir.
        Aujourd’hui ? Il y a peu lieux inaccessibles, les tribus sont regroupées où elles sont sous la main de l’Etat et elles perdent leur tradition.
        D’où la fin de l’anarchie réele.

        Reste l’anarchie révée dans les pays occidentaux.
        La guerre d’Espagne montre que même dans le cas rare où les anarchistes sont nombreux, diverses raisons font qu’ils ne peuvent qu’être balayés.

        Répondre
      • smolski
        smolski dit :

        Noblejoué : « c’est l’anarchie réalisée qui montre les conditions de réalisation concrète, effective, de l’anarchie. »

        Je ne prétends pas que ce point de vue est faux, juste qu’il est distant avec le sujet.

        Si nous raisonnons l’anarchie comme on raisonne les autres formes sociales, alors oui, l’anarchie est révélée lorsqu’elle est appliquée comme vous l’indiquez.
        Par contre, si on raisonne l’anarchie pour ce qu’elle est, ni loi, ni dieu, ni maître, alors l’anarchie s’applique bien quelque soit la société où elle se développe puisque l’anarchie ne la reconnaît pas pour elle-même et qu’il en est ainsi pour chacun des anarchistes qui la compose.

        Avec l’anarchie, le langage change d’effet, les mots se déchaînent des habitudes, les pensées des principes, le comportement se délie du pré-jugement, le temps est l’instant, l’individu est lui-même et non plus un pantin pathétique en représentation.
        On voit là qu’il n’est pas nécessaire que l’anarchie soit instituée pour être révélée, il lui suffit d’un seul être qui la pense pour exister et se réaliser par elle-même auprès de tous.

        Ainsi, lorsque vous dites qu’il lui faut un territoire, une frontière de quiétude pour se concrétiser, vous ne parlez pas de l’anarchie mais de la représentation de l’anarchie pour un système hiérarchisé.
        Moi, je vois l’anarchie auprès de chaque personne assez humble pour se préoccuper d’autrui comme d’elle-même.
        Et il y en a de celle-là !
        Il y en a même bien plus parmi les défavorisés qu’on dédaigne que parmi les nantis qui nous éclaboussent.

        Répondre
        • Noblejoué
          Noblejoué dit :

          @ Smolski

           » Par contre, si on raisonne l’anarchie pour ce qu’elle est, ni loi, ni dieu, ni maître »
          L’anarchie réalisée n’est pas antireligieuse… Ce qui est vrai, c’est que la ou les divinités sont différentes de celles adorées par les voisins sous domination étatique et que la pratique religieuse est plus égalitaire qu’ailleurs.
          Sans maître, oui.

           » Je ne prétends pas que ce point de vue est faux, juste qu’il est distant avec le sujet. »
          A l’origine, le sujet est une dame dont son « amoureux » ne voulait plus et qui l’a humilié par une rupture publique, et qui a donc pourri la rentrée politique et littéraire, et pire que tout a encore dévalué l’idée que la vie privée doit être préservée.
          Alors au lieu de dire ça… Trop de gens l’attaquent parce qu’elle est une femme.

          Nous nous sommes donc évadés de ce sujet plutôt répugnant.
          Donc l’anarchie…

           » On voit là qu’il n’est pas nécessaire que l’anarchie soit instituée pour être révélée, il lui suffit d’un seul être qui la pense pour exister et se réaliser par elle-même auprès de tous. »
          J’ai l’impression que pour vous l’anarchie est langage, religion, idéé platonicienne et expérience évangélique.

          Est-ce que je me trompe ?
          Qu’est-ce qui peut bien vous faire penser ainsi dans ce cas ?

          Répondre
        • smolski
          smolski dit :

          « pour vous l’anarchie est langage, religion, idéé platonicienne et expérience évangélique. »

          Le langage n’est pas neutre pour distinguer ce dont quoi nous parlons, pensons et agissons.
          Ainsi, penser l’anarchie avec le langage et dans un système hiérarchique ne permet pas de traduire le contexte de l’anarchie et ses conséquences car un ajustement hiérarchisé s’impose au raisonnement.
          C’est pourquoi je préfère utiliser un langage imagé où un sens peut se dessiner en chacun de manière propre à lui-même et non à un caractère social pré-défini par le langage.
          Effectivement, les religions usent et abusent de cette façon de faire pour leur propre définition.
          Utiliser la méthode ne veut pas dire qu’on en partage les convictions.

          Lorsque je dis qu’un seul être défini l’anarchie, je ne pense pas à un être suprême mais simplement à un individu qui se révolte, car « il n’y a de pouvoir que si on ne se révolte pas ».
          N’est-ce pas là une image de l’anarchie compréhensible par tous, en tout lieu et en tout temps ?

          Répondre
          • Noblejoué
            Noblejoué dit :

            @ Smolski

             » car « il n’y a de pouvoir que si on ne se révolte pas ».
            N’est-ce pas là une image de l’anarchie compréhensible par tous, en tout lieu et en tout temps ? »
            Vous avez raison.

  20. Marie-Aude
    Marie-Aude dit :

    Bonjour Agnès,
    cela fait longtemps que je n’ai pas commenté ici, et, si je trouve ton analyse très intéressante, je suis en désaccord sur un certain nombre de points.

    La problématique fondamentale de Valérie Trierweiler, c’est qu’elle s’est trouvée, effectivement dans un rôle de potiche, mais pas parce qu’elle est femme. Parce qu’elle est compagne de dirigeant, et qu’elle a donc à faire le grand écart entre une visibilité maximum et une injonction de se taire, parce qu’elle n’a aucune légitimité politique à parler.

    Que ce soient des femmes qui sont majoritairement dans cette position est un fait, lié effectivement à un machisme qui porte au pouvoir en majorité des hommes, mais si tu regardes les consorts des dames qui sont arrivées au pouvoir, ils se trouvent exactement dans la même position.. « Monsieur Merkel », le Prince Philip c’est « tais toi et marche derrière », le mari de Benazir Buttho a été utilisé contre elle exactement de la même façon que Trierweiler a été utilisée contre François Hollande.

    Justement, à l’époque de l’élection d’Angela Merkel, la question du rôle du conjoint s’est posée avec acuité. Leur choix commun de l’absence totale des medias n’était qu’une option, qui a posé quelques problèmes… il aurait très bien pu finir en potiche en pantalons, il s’agit plus de circonstances liées à leurs deux personnalités.

    De la même façon, le sentiment d’illégitimité qu’elle décrit est accentué par son rôle de compagne non épousée, mais il vient de beaucoup plus loin, et elle le sait, elle l’explique. Cette difficulté que ressentent ceux qui sortent de leur classe n’est pas réservée aux femmes. Elle est liée à une société française profondément hiérarchisée, pour laquelle l’ascenseur social est en panne. Que tu sois fils d’ouvrier ou fille d’ouvrier ne change pas grand chose : oui, tu dois te plier à certains codes. Et oui, le pouvoir est un monde particulier, avec ses codes, ses modes de fonctionnement, il est lourd, étouffant, il corrompt…

    J’ai été particulièrement frappée par une remarque de ce livre, parce que je l’ai souvent entendue : à un moment, Valérie Trierweiler explique qu’elle ne se sentait pas à sa place chez les journalistes, elle n’avait pas fait Sciences Po comme eux. Moi j’ai vécu de l’intérieur ce que c’est que « faire Sciences Po », et surtout, j’y ai vu pas mal d’étudiants universitaires qui venaient en deuxième année, ou même en master, et qui avaient beaucoup plus de connaissances que nous. Surtout, quand j’entends encore « oui mais toi tu as fait Sciences Po » plus de vingt ans après en être sortie… comme si toutes les années suivantes ne comptaient pas ? Là encore, c’est un travers de la société française, qui a certainement aggravé les choses pour Valérie Trierweiler, mais ce n’est pas un problème patriarcal.

    Enfin, comme tu le dis, c’est une histoire de couple. Il me semble que, pour une journaliste politique, Valérie Trierweiler avait très largement sous-estimé les contraintes de la charge et de la position. J’ai connu en Allemagne des couples – rares – où c’était elle qui faisait carrière et lui qui faisait le support… c’était paradoxalement encore plus difficile pour lui, mais un jour on en avait discuté et il m’avait dit « on s’est donné six ans pour qu’elle arrive à tel objectif, pendant six ans je ferme ma gu… et on discutera après ».

    Il semble, d’après ce qu’elle raconte, que ce pacte n’ait pas réellement été passé entre eux en toute connaissance de cause.

    A-t-on le « droit » d’être une femme amoureuse blessée et ordinaire quand ce qu’on raconte a un tel impact ? Si tu relis ce qu’elle raconte du Tweet, en gros c’est « si on m’avait expliqué, j’aurais râlé, mais finalement je n’aurais rien dit, je ne me suis pas rendu compte de ce que je faisais, j’ai appris la leçon ». Je crois qu’avec ce livre, elle a refait un méga « tweet », qu’elle va encore plus regretter, et j’en suis désolée pour elle.

    (PS : moi je fais partie des femmes qui ne parlent pas, même si un de mes ex et moi étions un couple parfaitement anonyme, je n’aurais pas pu imaginer l’exposer ainsi auprès de nos amis communs. ça explique sans doute aussi que, vraiment, je n’aime pas ce livre).

    La chose la plus essentielle qui ressort de tout ça, finalement, la première dame, qu’elle soit « civilement épouse » ou pas, pose de plus en plus de difficultés, justement parce que les réflexes patriarcaux n’arrivent plus à la reléguer totalement au placard. Et aussi parce que les politiques jouent de plus en plus sur une médiatisation people… ça leur retombe dessus

    Répondre
    • had
      had dit :

      Le fait est que les femmes sont tout autant goulues de pouvoir, quand elles l’ont elles en abusent autant que les hommes. Ça commence à faire sérieusement chier de présenter les femmes comme des saintes. Elles ne sont saintes que quand elles sont soumises, comme tout le monde. Seuls les saints potiches sont saints et canonisés

      La Valoche est une goulue de pouvoir et de pognon tout comme Culbuto qui se la joue social. Tout le monde franco parisien un peu friqué est une machine à fric, à frime et à pouvoir. C’est du monde brillant et diplômé, raison pour laquelle ils se bouffent pour garder une place digne.

      Répondre
    • Noblejoué
      Noblejoué dit :

      @ Marie-Aude

      Votre commentaire est réconfortant, vous voyez le problème qui est celui d’être une potiche.

      Et vous donnez un exemple de compassion en allant jusqu’à plaindre VT à mes yeux coupable de pourrir la rentrée politique, littéraire, et de contribuer à légitimer la destruction de la vie privée par son exemple soit le pire effet d’une vengeance que je comprends mais terriblement négative pour notre pays.

      Répondre
  21. Sombre hermano
    Sombre hermano dit :

    Je n’ai pu résister à lire le bouquin de Valérie Trierweiler pour « voir » comme un joueur de poker si la surenchère des merdias était justifiée. Je me suis surpris à trouver son témoignage touchant, même si on peut penser de prime abord que c’est une gourde arriviste.
    Il y a plusieurs passages qui m’ont interrogé. Tout d’abord, lorsque VT est hospitalisée, on lui fait prendre des doses de neuroleptiques à assommer un cheval pour la réduire au silence, à l’inaction. Le Pouvoir a donc encore la capacité d’exercer sa subordination sur les médecins qui sont censé soigner ou aider une personne en détresse. Sous d’autres cieux, on aurait pu lui administrer du cyanure pour éliminer la menace qu’elle représentait. Car pendant cette première période, l’hospitalisation, VT devenait une menace potentielle car on la savait capable de provoquer un beau scandale qui aurait éclabousser tout le microcosme politique.
    Ensuite, cette insistance de Hollande pour tenter de renouer avec elle en la harcelant par SMS, lui avouant sa détresse, son sentiment de culpabilité et sa volonté de reprendre le cour de leur relation comme si ne s’était passé. Détresse de Hollande provoqué par des résultats calamiteux de sa politique et une cote de popularité au ras du gazon. Alors petit François essaie de revenir dans les bras de « maman » pour se faire consoler.
    Enfin une première dame qui n’a d’autres choix de se surinvestir dans des actions humanitaires en France et à l’étranger pour se sentir exister aux yeux des merdias. Donc les rôles sont bien distribués. Acta est fabula. Et pour dénouement, la vengeance de la « marâtre » qui poignarde le roi dans le dos.
    De toute cette histoire, nous retiendrons que  » Ben elle était pas jojo, la famille Massonneau », que Valérie Trierweiler était une victime consentante et que François Hollande était un beau salaud.

    Répondre
  22. had
    had dit :

    C’est tout de même curieux d’être 10 ans avec un gars et se rendre compte juste après être larguée qu’en fait c’est un saligaud. Quelque chose m’échappe là…

    Répondre
    • Noblejoué
      Noblejoué dit :

      @ Had

       » C’est tout de même curieux d’être 10 ans avec un gars et se rendre compte juste après être larguée qu’en fait c’est un saligaud. »

      Il parait que l’amour rend aveugle alors un amour de dix ans aveugle dix ans.
      Il se peut aussi que le ressentiment d’avoir été laissé amène à diaboliser après coup la personne qui ne veut plus de vous.
      Ces deux explications peuvent se cumuler et il peut y en avoir encore d’autres.

      L’être humain, mortel, bête, mimétique et lyncheur, n’est pas à ça près.

      Répondre
  23. smolski
    smolski dit :

    valerie : « c’était un type bien avant que l’exercice du pouvoir ne le change profondément »

    Je n’y crois pas un instant, par contre que valérie se dédouane ainsi de sa propre course au pouvoir c’est probable.
    Nous sommes entre gents du même monde, partageant les mêmes aspirations qui reflètent leur classe sociale.

    Répondre
      • had
        had dit :

        J’en ai connus qui ne faisaient pas partie du sérail et vivaient dans des HLM, mais dès qu’ils ont réussi à y entrer, ils se montraient bien plus féroces avec les pauvres que ceux qui venaient du sérail par naissance. C’est le syndrome du parvenu nouveaux riche.

        Répondre
      • smolski
        smolski dit :

        +1 avec had.

        Il n’est pas incompatible de venir d’une classe sociale différente et d’ambitionner de parvenir à une autre classe en en épousant les principes, tout au plus on peut lui reconnaître des circonstances puisque c’est le sens imposé que prône une société hiérarchisée telle que la nôtre.

        Ce qui est répugnant c’est de le nier, et là, comme had encore, je suppose qu’elle est bien plus maligne qu’elle ne le prétend en s’en défendant.

        Fricoter avec le pouvoir est une bonne école pour user de la duplicité sans vergogne, nous le savons tous ici.

        Répondre
        • Sombre hermano
          Sombre hermano dit :

          Que Hollande fut un type bien (avant l’exercice du pouvoir), je n’y crois pas un seul instant non plus. Pas plus que V. Trierweiler ait été plus maligne qu’elle ne le laisse à penser. C’est juste une petite fille de Monplaisir (quartier populaire d’Angers) qui a cru pouvoir échapper à son destin. Mais elle n’a pas voulu jouer le jeu du pouvoir, c’est à dire se la jouer discrète comme une bonne fille de sa condition, se contentant de jouer les potiches dans ce grand panier de crabes qu’est le « palais » de l’Élysée. Elle a trop ramené sa gueule. Le Maître ne le lui a pas pardonné. Le conte de fée a tourné court, c’est tout.

          Répondre
          • had
            had dit :

            Elle a fait une belle ascension sociale avant Hollande, faut pas être potiche pour ça, il faut bien étudier les mœurs, les codes de langages, le dress code. Le seul problème, c’est qu’ensuite la colère est parfois mauvaise conseillère.

            « Heaven has no rage like love to hatred turned, Nor hell a fury like a woman scorned, »

          • smolski
            smolski dit :

            had : « Le seul problème, c’est qu’ensuite la colère est parfois mauvaise conseillère. »

            Qui croit qu’elle a sombré dans la colère ?
            Elle s’est présentée sous les feux, en a tiré des avantages et maintenant n’a de compte à rendre à personne et s’en délecte.

            Je trouve qu’en fait de chute, elle réalise parfaitement son ascension sociale la potiche, non ?
            Quel homme se contenterait de faire potiche alors que d’autres perspectives lui sont accessibles autrement ? Surtout que les perspectives d’avenir avec françois, hein !

        • smolski
          smolski dit :

          Sombre hermano : « se contentant de jouer les potiches »

          Pourquoi « potiche » et pas « la soif du pouvoir », comme on aurait dit pour un homme dans une occasion similaire, un compagnon proche ou un conseiller par exemple ?

          Et pourquoi refuser à valérie de l’entendement alors que sa valeur sociale ne fait que grimper ?
          La qualité de son écriture saluée par tous et son opportunisme professionnel démontrent davantage d’intelligences que de bêtises il me semble.

          Répondre
          • Sombre hermano
            Sombre hermano dit :

            On s’est mal compris. Dans ma phrase, je dis qu’elle n’a justement pas voulu être ravalée au rang de potiche comme l’aurait souhaité les hommes (= mâles) de pouvoir qui, eux, auraient préférés la voir tenir son rôle de première « dame » comme il sied à cette fonction. Il s’agit bien d’un conflit lié au sexisme de la gens politique masculine.

          • smolski
            smolski dit :

            Oui Sombre hermano, j’ai poussé le bouchon par rapport à ton texte, je te présente mes excuses.

            En fait, je voulais souligner que dans les interventions sur valerie (en tant que personne), tout se liguait selon qu’elle est une femme avec les termes ciblés et négatifs assignés aux « bonnes » femmes.
            La colère au lieu de la révolte, la potiche, la gourde, etc…

            Et c’est rien dans ce blog comparé à la médiatisation de masse.

  24. Aqua
    Aqua dit :

    Très bon article attirant de très bons commentaires, et j’avoue que si le statut de Première Dame questionne sur les représentations sexuées du pouvoir (parlerait-on par exemple de Premier Monsieur ?) j’ai beaucoup de mal à considérer Mme Trierwieller comme victime d’un système de domination des femmes. Etait-elle obligée à ce « travail bénévole » protocolaire de Première Dame ? Effectivement, elle n’a pas su trouver sa place, et c’est aussi un signe des temps : qu’est-ce qu’une « first girlfriend ? » Mais les extraits du livre lus ici ou ailleurs, les témoignages de lecteurs, parlent de l’histoire d’une amoureuse blessée. Je raconte mon histoire d’amour avec le Président. Et effectivement, c’est de l’atteinte à la vie privée, et de la diffamation puisqu’elle lui prête des propos invérifiables. Alors Trierweiller victime parce que femme…. bof bof bof Par contre à Hollande, toute la presse People lui aura bien fait mal.

    Répondre
  25. eric
    eric dit :

    bonjour,
    Juste vite dit, je ne peut m’empêcher de penser à la méthode « diversion ».
    En effet vous remarquerez que à chaque moments où ce gouvernement tombe le masque,c’est à dire qu’il ne peut plus vraiment cacher son orientation libérale,un « événement » se produit: exemple: le mariage pour tous au moment où ce gouvernement fait passer la loi ANI…et d’autres…
    Ainsi,l’esprit critique purement politique est détourné par ce que l’appelle « l’enfumage » sociétale.
    De ce point de vue et compte tenu du moment de la parution de ce truc,n’y aurait-il pas une cause à effet.

    Répondre
  26. Alain Huc de Vaubert
    Alain Huc de Vaubert dit :

    Jamais eu aucun intérêt pour la dame en question et pour les picoles en général, pas plus avant, que pendant ou après. Et si son bouquin m’indiffère profondément, son succès me dérange quant aux préoccupations de nos concitoyens, qui se comportent comme des midinettes face aux puissants ou supposés tels. Pour autant, je trouve votre analyse particulièrement fine, pertinente et percutante. Chapeau !

    Répondre

Trackbacks (rétroliens) & Pingbacks

  1. […] ce modeste avis par la lecture de l’avis d’Agnès Maillard sur son blog du Monolecte : https://blog.monolecte.fr/2014/09/09/valerie-trierweiler-les-coulisses-du-pouvoir . Un avis que je partage totalement, cela va sans […]

  2. […] Monolecte (ici: LesCoulissesDuPouvoir), je trouve qu’il y a des choses beaucoup plus importantes pour ma vie que les tribulations […]

Répondre

Se joindre à la discussion ?
Vous êtes libre de contribuer !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *