Je ne raserai pas gratis

Passage obligé de l’apprenti candidat et exercice de style avec de vrais copeaux de langue de bois dedans, voici l’heure de la profession de foi.


Public dans le BundestagLe principe est simple : convaincre le plus de gens possible que la meilleure chose qu’ils puissent faire le mois prochain, c’est de se lever sur leurs petites pattes pendant un bon dimanche de glandouille pour venir glisser dans une urne un bout de papier avec ton nom dessus, nom qu’ils ne connaissent ni d’Ève ni d’Adam et dont ils n’ont pas grand-chose à faire. C’est un peu comme une lettre de motivation pour un nouveau boulot, sauf que tu ne sais pas combien tu auras de patrons en face.

En théorie, tu devrais répondre à quatre questions fondamentales pour l’édification du plus grand nombre :

  1. Qui suis-je ? Jusqu’à présent, rien du tout pour la très très grande majorité de l’humanité, ce qui inclut les habitants du canton en question et ce qui n’est pas forcément le cas du gars en face, à savoir, dans mon cas, le médecin généraliste. Rien que ça, tu as envie de retourner à la niche en couinant. Qui de plus connu, sympa, proche des gens et indispensable qu’un médecin généraliste ? Alors, tu penses bien : se présenter contre le gars le plus sympa du canton, cela signifie qu’il n’est absolument pas nécessaire de survendre la camelote : quoi que je raconte sur moi, ce sera forcément moins bien.
  2. Pourquoi je me présente ? Surtout une fois que le petit 1 est posé, il faut nécessairement bien bien détailler le petit 2, parce que, vu d’ici, c’est un peu comme les éboueurs ou les entrepreneurs des pompes funèbres : c’est parce qu’il fallait bien que quelqu’un se cogne le sale boulot.
  3. Pourquoi cette étiquette politique ? À la limite, c’est la meilleure part du boulot. Parce que le parti, avec tous les gens qui réfléchissent ensemble depuis des années à ce qu’ils font sur l’échiquier politique, forcément, ils m’ont livré plein d’arguments béton pour expliquer pourquoi on est les meilleurs et qu’à la fin, c’est nous qu’on va gagner.
  4. Pourquoi voter pour moi ? Ça devrait couler de source après le petit 3. Pas pour moi, pas pour ma gueule, mais parce que je porte un projet de société. Oui, c’est ça que l’on devrait toujours faire en politique : expliquer que la personne ne compte pas, ce qui compte c’est le projet politique, la vision du monde, ce vers quoi on désire tendre.

Mais, bien sûr, ce n’est pas comme cela que ça marche.

Parce qu’en vrai, tout le monde fait du marketing politique.
C’est-à-dire que tout le personnel politique a très bien intégré la condition de base de la politique : pour être élu, il faut dire à tes électeurs ce qu’ils ont envie d’entendre.

Et voilà comment on passe du projet de société au programme, petite énumération de promesses qui n’engagent que ceux qui y croient. Sinon, si tu ne promets pas le cadeau Bonux dans le paquet de lessive qui lave vachement plus blanc que celui du voisin, tu n’es juste pas élu. Parce que ton citoyen, il consomme de la politique comme du yaourt. C’est normal. Cela fait des années que les markéteux l’ont convaincu que la politique, c’est l’affaire des pros et que son seul boulot à lui, c’est de choisir de temps en temps celui qui rasera gratis le reste du temps. L’homme providentiel ! Parce que c’est rarement une femme, déjà !

Donc, ce serait facile d’écrire à tous ces gens qui ignorent que j’existe, qui s’en foutent et qui ont bien raison, que s’ils votent pour moi, ils auront plus d’écoles, plus de médecins, plus de pognon, plus de routes, de travail, de solidarité (mais surtout celle qui leur profite à eux et pas au voisin), de meilleurs transports, de la bouffe saine, de la qualité de vie et surtout, moins d’impôts. Sauf que c’est n’importe quoi et que si c’est juste pour singer les vieux de la vieille, je suis aussi bien sur mon vélo ou à grimper sur la montagne, seule, tranquille.

Citoyennation de masse

En fait, je n’y vais pas pour gagner, ne serait-ce que parce que, déjà, ce n’est pas un jeu, ni un match, ni une compétition. C’est une démarche. Une démarche citoyenne, avec son lot d’improvisations, de tâtonnements, d’expérimentation. J’y vais juste pour tenter de donner l’occasion de penser la politique autrement, ne pas continuer avec la même machine à perdre. Non pas des sièges, des voix, des subsides, de l’influence, mais de la vie, du bien-être, du vivre-ensemble.
J’y vais parce que je crois qu’il est de notre responsabilité à tous et donc à chacun, d’œuvrer pour améliorer notre société, notre quotidien, nos existences de sorte que l’on puisse toujours léguer à nos enfants un monde meilleur que celui qui nous a vus naître.
J’y vais pour tenter de faire passer un message et un seul : si vous voulez que votre quotidien s’améliore, si vous voulez que votre vie soit meilleure, si vous voulez cultiver l’espoir et non ressasser l’échec, alors arrêtez de croire que d’autres ont LA solution, arrêtez de croire que d’autres vont se charger du sale boulot à votre place, arrêtez de croire que ceux qui y vont y vont juste pour votre gueule et vos beaux yeux, arrêtez de jouer perso et de ne penser qu’à votre nombril et à cultiver peinards votre jardin.

Parce que c’est ça, la grande leçon des révolutions du Maghreb : les peuples ont cessé d’attendre qu’on vienne les libérer. Ils ont cessé d’attendre que les choses s’arrangent d’elles-mêmes. Ils sont allés au tas, tous ensemble. Ils ont compris que pour construire un monde meilleur, il faut vraiment tous s’y coller, il faut tous y penser, tous proposer quelque chose, faire quelque chose, tout, plutôt que d’attendre sur son cul que les professionnels de la politique s’occupent d’eux, comme ça, pour le plaisir et dans un grand esprit de sacrifice.

Pendant longtemps, moi aussi, j’ai pensé que la politique ne me concernait pas. Que c’était un truc de politiciens ! Quelque chose d’un peu sale aussi. Qu’on laisse bien volontiers à ceux qui n’ont pas peur de plonger les mains dans la merde. Et que j’avais mieux à faire de ma peau. Comme travailler plus pour gagner plus. Comme m’occuper de mes oignons en général et de mes proches en particulier. Jusqu’au moment où la politique m’a rattrapée.
Parce que la politique finit toujours par nous rattraper. Le jour où on découvre que les règles du jeu ont tellement changé qu’on n’arrive plus à vivre heureux dans notre petite bulle bien protégée du monde. Parce que les salaires stagnent, la bouffe et le carburant flambent, parce qu’il n’y a pas de place à la crèche pour le petit dernier, parce qu’il n’y a plus d’école maternelle, plus de bureau de Poste, que la route est délabrée, l’hôpital trop loin, qu’on ne peut plus se soigner une dent pourrie, parce que la vie est trop chère, sauf la nôtre, parce que se chauffer est devenu un luxe alors que c’était banal quand j’étais gosse. Toutes ces choses qui affectent notre vie au quotidien, toutes ces contrariétés, tous ces obstacles, tous ces reculs, toutes ces régressions sociales ne doivent rien au hasard. Il s’agit là du résultat de décennies de délégation de notre citoyenneté à des professionnels de la chose publique, de décennies d’abdication au profit d’hommes providentiels qui, toujours, promettent de raser gratis. Il s’agit là de la somme des actions politiques de ces dernières années.

C’est pour cela que je ne vais rien promettre, rien offrir. Même pas de la sueur et des larmes.
Ne votez même plus : bougez-vous le cul !
Et reprenez votre destin en main, chaque jour, chaque heure, chaque seconde, soyez les acteurs de votre vie et non plus les spectateurs passifs de votre propre mise à mort.
Ma seule victoire sera d’être devenue totalement inutile, c’est que la politique sera devenue l’affaire de tous, tout le temps.

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42 réponses
  1. clement
    clement dit :

    Citoyemmation peut-être?

    Peut-être a-t-on encore trop à perdre pour "aller tous au tas" ?

    je ne sais pas ce qu’il en est du communautarisme est des "lobbying", mais à force d’appartenir à un groupe, on est un peu redevenu des gaulois… Chacun va se prendre sa petite branlée contre césar dans son coin, et reste après à gueuler au comptoir… ou à cultiver son jardin.
    Dernière question:

    "bougez vous le cul! Et reprenez votre destin en main, chaque jour, chaque heure, chaque seconde, soyez les acteurs de votre vie et non plus les spectateurs passifs de votre propre mise à mort."

    C’est beau !! Et sinon ça se mange comment?

    Satonner du CRS à l’égyptienne, je veux bien, mais pour avoir quoi à la place?

    Ne pas cultiver son jardin? on va pas vivre en ville non plus, dis, hé…

    voter alors?

    se regrouper pour cultiver son jardin ensemble en attendant que la moisissure gagne les recoins les plus paumés de notre beau pays?

    Partir vivre en Thaillande?

    en tout cas se billet à le mérite de mettre le problème à plat. e pose des question, mais je cherche encore les réponses hein.

    🙂

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  2. Bourguignon
    Bourguignon dit :

    "J’y vais juste pour tenter de donner l’occasion de penser la politique autrement"

    la politique autrement : comme les verts à leur entrée fracassante dans le monde de la politique….

    Bon j’ai rien dit. Pas sur la tête.

    P.S : Quand on se présente à une élection, c’est pour avoir des voix, voire gagner l’élection.

    Citoyennation : je sens le bulletin de vote qui frétille.

    "Ma seule victoire sera d’être devenue totalement inutile,"
    ça sent la gagne!!

    "c’est que la politique sera devenue l’affaire de tous,"
    à priori personne n’est exclus d’office

    "tout le temps."
    Heu là j’suis pris, j’ai peinture et tapisserie ce week end!!!

    Bon courage, quand même!

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  3. Swâmi Petaramesh
    Swâmi Petaramesh dit :

    Ça paraît pas totalement gagné d’avance, hein…

    Pis… La politique, c’est à VOUS de la faire alors prenez-vous en main, votez pour MOI, que JE VOUS représente…

    Le pouvoir appartient au peuple alors son premier et seul exercice dudit est de choisir au profit de qui il va volontairement s’en dessaisir et retourner à son Ricard et sa télé…

    La nécessité de la démocratie représentative a disparu quand ont disparu les deux jours de cheval nécessaires pour porter les opinions du bled à Paris. Le reste n’est que littérature et détournement de pouvoir.

    LOL, quoi.

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  4. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Justement, Swâmi, je ne suis pas d’accord avec cette idée de représentation, de délégation de pouvoir. Mais le paradoxe, c’est que pour faire circuler cette vision de la politique, il faut que j’arrive à toucher le plus de monde possible et pour ce faire, je n’ai rien trouvé de mieux que… de me présenter.

    En fait, l’idée, ce n’est pas l’élu-représentant, c’est l’élu chef de projet, pas pour commander, mais pour coordonner les actions-propositions des électeurs. La chose que je fais le mieux, c’est d’aller voir les gens et de les faire parler de leur quotidien, de leurs besoins. Ce devrait être ça, le job de l’élu : organisateur et courroie de transmission des actions-propositions des électeurs.

    Manière, tout seul – même avec une machine politique derrière – sur le terrain, qu’est-ce que tu peux faire, si ce n’est que des promesses creuses? Les choses ne pourront bouger qu’avec l’implication des gens. Je sais : les gens n’ont pas envie de se faire chier. Ils ne veulent pas savoir d’où vient leur bouffe et où va leur merde, mais je pense que même le plus collé au fond de son canapé d’entre eux aura bien remarqué qu’on ne va pas du tout vers une amélioration de nos conditions de vie. Parce que la délégation de pouvoir, ça ne marche pas. Parce qu’à moment donné, il faut bien comprendre qu’il va falloir participer au bordel, même juste un peu, même juste à la marge. Agir pour ne plus subir. C’est ma TINA à moi!

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  5. smolski
    smolski dit :

    Il faut quand même faire la part des choses entre :
    – ne plus rien faire et subir individuellement;
    ou bien :
    – faire avec ce que l’on peut déjà, sans s’illusionner sur l’immédiateté des résultats obtenus !
    🙂
    Bon courage Agnès !

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  6. Galstar
    Galstar dit :

    Ton discours me plaît mais sa chute n’est pas claire: se lancer en politique soi-même OU faire la révolution? Parce qu’il est encore trop tôt pour tirer des leçons des éjections des présidents en Tunisie et en Egypte, s’unir contre l’injustice est facile, construire ensemble un projet de société l’est beaucoup moins. En tout cas l’engagement massif des électeurs est le seul moyen d’assainir la vie politique d’un pays démocratique. (PS: les CRS ne sont pas un organe de répression, quand une manifestation prend fin, les cortèges doivent se disperser au signal des organisateurs, si des personnes ne le font pas c’est qu’elles sont là pour castagner)

    Répondre
  7. Swâmi Petaramesh
    Swâmi Petaramesh dit :

    « le paradoxe, c’est que pour faire circuler cette vision de la politique, il faut que j’arrive à toucher le plus de monde possible et pour ce faire, je n’ai rien trouvé de mieux que… de me présenter. »

    Beaucoup de ceux que l’on critique à très juste titre aujourd’hui ont commencé par ce paradoxe… Peut-être le problème est-il correctement perçu, et la solution incorrecte…

    « Ils ne veulent pas savoir d’où vient leur bouffe et où va leur merde »

    Voilà. Et en plus ils préfèrent que l’univers s’écroule plutôt que d’avoir à s’en préoccuper, ils préfèrent élire le premier Supermenteur Matador venu qui leur promettra de faire le taf à leur place pour peu qu’ils n’aient surtout pas à s’en occuper et la confortable certitude que quelqu’un d’autre s’en charge, pas forcément correctement, mais on moins sur qui on pourra rejeter la faute quand ça aura foiré.
    Quiconque a milité au moins 20 minutes dans n’importe quelle assoce ou parti sait ça… ou devrait.

    Répondre
  8. Merome
    Merome dit :

    Intéressant article. Quand les décroissants de par chez moi ont fait passer des mails pour trouver des candidats, j’avoue m’être tâté pour au moins participer aux réunions. Mais je bute sur des contradictions que tu sembles rencontrer aussi (et que tu sembles avoir résolues) : comment se présenter pour dire qu’il faut pas se présenter ? Ou plutôt comment représenter quand on pense que le représentatif a vécu ?
    Pour l’instant, je considère que je suis plus utile à faire du prosélytisme sauvage, plutôt que de m’embrigader dans un prosélytisme encadré qui au mieux sera récupéré par le "système" pour prouver qu’il est démocratique. Je considère aussi, je le dis souvent, que la carte bancaire a aujourd’hui bien plus de poids démocratique que la carte d’électeur. Et que je suis donc plus efficace en tant que consommateur "conscient", qu’en tant que candidat, ou même qu’élu.
    Je fréquente pas mal d’élus dans mon boulot. De tous les bords, et de tous les genres. Du petit élu de campagne sans prétention au futur ministrable si le vent tourne dans le bon sens. Certains sont plus détestables que d’autres. Mais tous participent à l’immense comédie de la démocratie actuelle sans avoir aucun moyen d’action. Des heures de réunion pour choisir la couleur d’un logo. Des discours de voeux insincères et inutiles. Des prises de position, même les plus courageuses, qui ne servent qu’à alimenter et cautionner un débat couru d’avance.

    Cela dit, j’espère qu’un Monolecte-like se présentera pas loin de chez moi et que je pourrai voter pour elle/lui.

    Répondre
  9. Merome
    Merome dit :

    @clement : je ne sais pas qui est ce "nous". J’ai la faiblesse de croire que, pour l’instant, la spontanéité des blogs et de leurs commentaires, l’imprévisibilité des choix des consommateurs ne sont pas "récupérés" pour renforcer le système. Cela prend trop de formes différentes pour que cela s’arrête sur un vote "pour ou contre", comme semble se résumer aujourd’hui notre démocratie.

    Répondre
  10. paul
    paul dit :

    @agnes
    ben en précisant au fur et à mesure des questions et remarques de vos lecteurs, ça va peut-être prendre forme.

    pour le moment, c’est pas vraiment clair il me semble
    les constats de base que vous présentez sont évidemment fort clairs et pour ma part je ne vois pas matière à les critiquer.
    en revanche, votre libellé de ce que vous proposez de démarche me semble mériter reformulation voire complément.

    là, tel que présenté, ça peut être récupérable par n’importe quoi d’anti-social capitaliste libéral tout en étant porteur d’une attitude d’implication tellement pas commune qu’elle passera innaperçu de ceux là même que vous pourriez toucher.

    ce dont j’ai peur, c’est que votre appel soit avant tout entendu dans le sens classique de l’abandon du réel sens du terme "politique", d’engagement de tous et de chacun dans l’organisation, la construction de la société, depuis les choses communes et ordinaire à chacun comme vers les choses transversales, globales, à grande échelle, de la société.

    ça, ce sens là il a été totalement erradiqué par des décénies de propagande libérale individualiste égoïste (qu’ils prétendent même égoïste positif !!!)

    l’idée de l’élu coordinateur de projet me semble très intéressante et il faudrait la mettre beaucoup plus en avant.

    Répondre
  11. clement
    clement dit :

    @ galstar

    "(PS: les CRS ne sont pas un organe de répression, quand une manifestation prend fin, les cortèges doivent se disperser au signal des organisateurs, si des personnes ne le font pas c’est qu’elles sont là pour castagner)"

    heureusement que les Egyptiens n’ont pas suivi votre conseil. Ils étaient pourtant manifestement pacifistes… La répression de la volonté populaire est aujourd’hui prise en charge par les syndicat. De qui les CRS sont ils alors le bras armé? Et les syndicats?

    @swami

    "La nécessité de la démocratie représentative a disparu quand ont disparu les deux jours de cheval nécessaires pour porter les opinions du bled à Paris"

    Pronez vous les elections par twitter? Sinon quoi?

    @agnes

    "Manière, tout seul – même avec une machine politique derrière – sur le terrain, qu’est-ce que tu peux faire, si ce n’est que des promesses creuses? Les choses ne pourront bouger qu’avec l’implication des gens"

    Est il nécessaire de se brider par le carcan d’un appareil politique institutionnel pour "faire-ensemble" ? Je pense que Rodion doit avoir quelques contre exemples sous le coude…

    "mais je pense que même le plus collé au fond de son canapé d’entre eux aura bien remarqué qu’on ne va pas du tout vers une amélioration de nos conditions de vie"

    La fameuse évaluation coût avantage… Télé+alloc+psychotrope > "peut-être mieux" .

    "Agir pour ne plus subir"

    Ça n’existe pas ne pas agir. Ne pas agir c’est déjà agir. Même si le choix est inconscient, le peu de confort que le système capitaliste nous accorde encore n’est qu’une transition dans l’équation entre manque, confort et peur. Plus ils nous enlève de confort, plus ils dressent de barbelés. Cercle vicieux. Plus le désir de changement s’intensifie, plus la peur est intensifiée. Ca compense.
    Le risque doit toujours être légèrement supérieur au gain.

    C’est l’inverse des jeux de hasard. La FDJ augmente les gains virtuels, baisse le prix des tickets.

    @ merome

    "Des prises de position, même les plus courageuses, qui ne servent qu’à alimenter et cautionner un débat couru d’avance."

    N’en sommes nous pas nous aussi un peu réduit à ça?

    Répondre
  12. Patrick
    Patrick dit :

    "Je ne raserai pas gratis" : tu ne veux pas y aller, en fait… 😉

    Un peu dans la même lignée de ce que j’ai pu lire ici où là, à propos du retour en scène des favorables à la peine de mort, une furieuse envie d’écrire : "faites-le vous-même !".

    Répondre
  13. clement
    clement dit :

    @ merome

    la démocratie actuelle se résume à ceci: "there is no alternative"

    en ce sens, je pense que toutes les interrogations qui aboutissent à des déclaration de principe sans projet concret conforte ce système.

    On en reviens à deux post de mme Maillard: la nécessité vitale de fédérer les citoyens autours de projets concrets, qui modifie l’évaluation coût avantages…. ou en bouffer " à la louche".

    Répondre
  14. Le Barbier de Séville
    Le Barbier de Séville dit :

    Le problème c’est le dégoût, l’écœurement…la gerbe quoi, que nous inspirent ceux qui prétendent nous représenter et qui jouent uniquement pour leur gueule et roulent pour d’autres intérêts que les nôtres. Alors oui, je pense aussi que notre démocratie représentative est finie parce qu’elle n’est plus (l’a-t-elle jamais été ?) ni démocratique ni représentative. Il faut donc inventer autre chose. Mais comment fait-on pour inventer ET mettre en place autre chose quand cet autre chose doit précisément être mis en forme et validé par ceux-là même qui ne nous représentent pas mais qui ont le pouvoir – enfin, selon la longueur de la laisse qui les relient à la poigne des maîtres du monde capitaliste ! – et n’ont objectivement aucun intérêt à ce que ce bel édifice dont ils profitent grassement, s’effondre ? Rien ne viendra de ces gens-là, la soupe est trop bonne !

    Allez, je vois venir "gros comme un camion" l’accusation de populiste que prennent dans la poire tous ceux qui osent critiquer ce système. Eh bien tant pis, j’assume. Selon cette définition ( http://fr.wikipedia.org/wiki/Populi… ) je suis populiste. Si c’est exactement comme ça que je perçois notre société, qu’y puis-je ?

    Mais, entre une "élite" pourrie et un peuple amorphe, que fait-on ?
    Comment réveiller un peuple shooté aux antidépresseurs et à TF1 ? Cocktail zombifiant, s’il en est.

    J’admire votre courage et votre énergie, Dame Monolecte, mais à vous lire me vient immanquablement à l’esprit l’image de Sisyphe arc-bouté à son rocher.

    Répondre
  15. paul
    paul dit :

    bon, là il me vient une question : en pratique, dans votre localité, vous faites comment Agnes pour votre campagne ?

    là on vient lire vos tribulations. c’est intéressant de voir comment vous cheminez intellectuellement en suivant vos articles.

    mais comment faites vous avec les gens, les institutions, les nécessités administratives ?

    Répondre
  16. Dédé la sardine
    Dédé la sardine dit :

    1.Qui suis-je ?

    On s’en fout, en fait, je suis quelqu’un de bien (ben sinon je ne me présente pas, hé ducon(ne)

    2. Pourquoi je me présente ?

    Pour en croquer pardi !! t’en n’as pas marre d’avoir les miettes ?

    3. Pourquoi cette étiquette politique ?

    ben c’est celle qui marche le mieux en ce moment, t’es vraiment con(ne) où tu le fais exprès
    ?

    4. Pourquoi voter pour moi ?

    Moi ou un autre, tu le vois le changement ? ben non ! t’as toujours les miettes (et de moins en moins d’ailleurs), vote c’est tout, et pour moi évidemment !

    :-))

    Répondre
  17. Rodion
    Rodion dit :

    Votre texte est parfaitement clair d’un point de vue théorique. Il me semble que certains feignent de ne pas le comprendre…
    Effectivement il demeure bien la question pratique. Car l’on sait que ces ordures criminelles qui occupent la scène politique ont tout verrouillé. Népotisme, ploutocratie, verrouillage bureaucratique tout y est. Au besoin si ça ne suffit pas ils usent d’intimidations, de harcèlements et de meurtres (affaire Boulin).
    La difficulté est toujours la même: Brecht disait "nos défaites ne prouvent rien sinon que nous n’étions pas assez nombreux. Honte à ceux qui ne sont pas venus".
    La contribution de Mme Monolecte est une tentative méritoire.

    Répondre
  18. Ythier LE SAPIANT
    Ythier LE SAPIANT dit :

    Question :

    Quelle différence y a t-il entre …

    – la Tunisie mise en coupe réglée par le clan Ben Ali et le RDC,

    – et la France où fleurissent les "conflits d’intérêt" et l’instrumentalisation de l’appareil d’État au profit du clan Sarkozy et du RDF (Rassemblement du Fouquet’s) ?

    Réponse :

    Après les manifestations de janvier 2011 contestant son régime, Ben Ali "dégage"…

    Après les manifestations de 2010 contestant le relèvement de l’âge de la retraite de 60 à 62 ans, le chef de l’état français persiste … et signe, le 4 février dernier, un nouveau pacte avec la chancelière allemande.
    Ce pacte dit de "compétitivité", prévoit, en toute discrétion médiatique, le recul de l’âge de la retraite à 67 ans.

    Du haut de notre "arrogance colonialiste" (cf Passage Benbassa sur Rue 89) aurions nous quelques leçons à prendre chez nos voisins magrhébins et orientaux ?

    Répondre
  19. clement
    clement dit :

    "nos défaites ne prouvent rien sinon que nous n’étions pas assez nombreux. Honte à ceux qui ne sont pas venus".

    elle a pas finit de servir celle là je crains… du moins chez nous.

    Répondre
  20. H
    H dit :

    Bonjour Agnes, oui il est temps de réveiller "le troupeau " dont je fais bien évidemment partie bien que je sois devenu militant d’un parti politique ( Gauche of course ! )

    Mais j’aimerais dire au delà de mon appartenance à un champ politique que l’heure est plus grave qu’on ne croit même si on appartient imaginairement ou réellement au champ politique adverse.

    Demain, il n’ y aura " qu’une poignée d’élus " à pouvoir décemment exister, une nouvelle aristocratie en quelque sorte, si on continue sur la même voie économique débilitante qui nous accable déjà dans le présent. J’alerte tout le monde quel que soit son appartenance politique avérée, subie ou fantasmée et quel que soit son je-m’en-foutisme-hémiplégique coriace ou latent à lire cet article sur un ouvrage récemment paru de Martin Ford : « The Lights in the Tunnel »

    Un article de Médiapart nous en donne un certain éclairage :

    " La « vision du monde » qu’il nous propose est simple à résumer. Il montre que dans le cadre des lois du marché qui se sont imposées au monde entier depuis quelques années, le « libre » développement capitalistique des sciences et des technologies produira des sociétés invivables, dominées par une étroite minorité d’individus et d’entreprises ayant monopolisé les ressources de la nature et de la technique. Les technologies auront en effet partout remplacé le travail humain. Ces sociétés seront invivables parce que les 70 à 80 % d’humains ayant perdu leur place dans les cycles de production et transformés au mieux en assistés, ne pourront que se révolter contre les accapareurs du pouvoir technologique et économique. Ceci d’autant plus que la raréfaction prévisible des ressources naturelles et l’aggravation des crises climatiques réduiront encore leurs capacités de survie " –

    Site Médiapart : http://blogs.mediapart.fr/blog/jean

    Répondre
  21. Le Barbier de Séville
    Le Barbier de Séville dit :

    C’est nouveau – pour moi tout au moins ! – Le tittytainment
    (Copié-collé du site de Jorion commentaire de Blandine Keller) http://www.pauljorion.com/blog/?p=2

    Le concept de tittytainment a été utilisé pour la première fois lors d’une conférence de la fondation Gorbatchev sur la gouvernabilité des populations frustrées par les conséquences de l’ultralibéralisme : Cf. Hans Peter Martin et Harald Schumann, Le Piège de la mondialisation, Solin-Actes Sud, 1997. C’est le processus d’abrutissement préconisé par Brzejinsky, membre de la Trilatérale, ex-conseiller de Jimmy Carter, comme solution aux problèmes d’emploi et de pouvoir d’achat endurés par 80% des populations du globe, seule une élite de 20% ayant accès aux emplois et rémunérations permettant un mode de vie et de consommation satisfaisant.

    Répondre
  22. terreAterre
    terreAterre dit :

    Comme c’est mignon. Allez, vous m’avez convaincu, je vais m’occuper moi-même de ma vie.

    -j’envoie qu’un demi-loyer à mon proprio, il en a moins besoin que moi.
    – je pique dans la caisse de mon entreprise pour m’augmenter mon salaire, comme mon patron quoi. Mais je suis pas un salaud comme lui, j’en laisse aux copains.
    – chez Auchan, je regarde bien les étiquettes et je prends le meilleur qu’est pas produit à l’autre bout du monde par des crèves plus la misère que moi et bourré de saloperie qui me feront crever plus vite, moi et ma famille; et je passe à fond la caisse en écrasant le vigile(il est costaud, il s’en remettra). Mais je suis pas un ingrat, je lance une ‘tite enveloppe à la caissière qui partagera si elle veut avec le magasinier, et à la maison j’enverrais une autre ‘tite enveloppe aux producteurs des beaux manger que j’aurais mis dans mon frigo.
    – à la pompe, je part en marche arrière (et tant pis pour les gros cons qui klaxonnent), z’ont qu’à me filer une voiture sans pétrole à mettre dedans.

    Aaaah ça fait du bien de prendre sa vie en main et de se passer des élus et des représentants politiques qui font et votent des lois injustes qui m’exploitent et me spolient.
    Bon, vous savez comme moi ce qui m’attend, les 4 murs et les barreaux, mais au moins je serai un vrai homme, pas un beauf molasson…

    Ou alors je continue la télé et le ricard (cf swami) et je continue à voter pour des drôles et drôlesses dans votre genre en espérant que vous vous battiez pour ma peau?
    Ouais, à tout prendre, je préfère vivre dans ma bulle avec un peu d’espoir qu’en taule avec beaucoup d’autosatisfaction.

    ps: évidemment, je suis là, grosse caricature et excès, mais faut arrêter un peu de prendre les gens pour des cons des beaufs des couilles molles ou autres veaux, on peut pas dire "je me présente en politique pour que vous vous chargiez vous-même de vos destins, votez pour moi". Soit on dit non à la démocratie représentative et on propose autre chose, soit on propose de changer les représentants, mais les deux en même temps c’est un peu du foutage de gueule.
    Et pardonnez le langage un peu fleuri, prenez le comme un "dites le avec des fleurs" 😉

    pps: les grandes leçons du maghreb, vaudrait mieux attendre quelques mois avant de s’en gargariser, ils ont troqué la dictature contre on ne sait pas quoi encore… alors je veux bien aller dormir dans la rue moi mais pour réclamer quoi? des kilos d’Agnès Maillard à l’assemblée? moi ça m’irait mais je trouve pas ça très démocratique :-p

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  23. Patrick
    Patrick dit :

    "alors je veux bien aller dormir dans la rue moi mais pour réclamer quoi ?" Tu as vraiment besoin que quelqu’un te le dise ? les revendications des gens ne peuvent pas être portées par ceux qui les émettent ? ça ferait trop de monde dans la rue si on se mettait à l’occuper sans qu’on nous ait dit de le faire ? alors qu’est-ce qu’un système où il faut une autorisation pour occuper l’espace public ?

    D’autre part, Agnès ne dit nulle part "non à la démocratie représentative". Où alors j’ai mal lu son texte et je veux bien qu’on me mette les points sur les "i". D’ailleurs pourquoi rejeter une forme de démocratie avant d’en avoir exploré les ressources. Il existe d’autres façons d’être "représenté", dont tout un tas sont nettement plus "directes". Certaines fonctionnent quelque part dans le monde, il n’y a qu’à aller y voir un peu, d’autres sont à inventer. Pourquoi ne pas imaginer en changer, pour commencer ?

    Ah, bien sûr, il faudrait commencer par voter pour la candidate dont le programme serait quelque chose comme : "ne votez pas pour moi, votez pour changer notre façon d’être représentés, Votez pour pouvoir me foutre dehors dès que ce programme de changement est en place".

    On sent bien qu’il va y avoir foule à se présenter avec ça sous le bras. Et pas davantage de monde pour voter ce programme.

    Nous avons le droit de vote. Youpi ! On pourrait presque croire que nous avons le choix. Mais au fond c’est assez effrayant de penser qu’on est condamné à une forme particulièrement pernicieuse "d’immobilisme démocratique", non ?

    Répondre
  24. smolski
    smolski dit :

    terreAterre post 33
    https://blog.monolecte.fr/2011/
    "on peut pas dire "je me présente en politique pour que vous vous chargiez vous-même de vos destins, votez pour moi"."

    Ah on peut pas dire ça ?
    Mais pour arriver à remettre un nouveau paquet sur l’ancien, il faut bien passer par les fourches caudines des élections en l’état, non ?
    Ah bien sûr, "on" est pressé, "on" veut que tout arrive immédiatement, "on" n’a pas à se tracasser plus loin que la générosité du bout de son nez !
    Les mouvements sociaux sans envergures, ON en soupe tous les jours.
    Au moins, lorsqu’une personne entreprend sa prise en main devant tous et en rend compte sincèrement, je ne vois pas pourquoi l’en dissuader ?
    Pourquoi ne pas l’accompagner de manière personnelle et constructive ?
    Le "on n’y peut rien, on est foutu" c’est peut-être ça qui reproduit les systèmes hiérarchisés les uns après les autres ?
    Au contraire; que ceux qui ont une foi sociale égalitariste s’avancent, se proposent, agissent. Plus les personnes de cet acabit sont présentent dans l’échelle sociale, plus le mouvement égalitariste prendra sens et avancera vers l’irrréversibilité.

    Sans ceux qui s’impliquent aussi dans l’échelle politique actuelle, rien ne peut advenir sur le long terme.
    "On" ne peut leur demander d’assurer dès aujourd’hui un résultat immédiat pour tous, comme nous ne l’exigeons pas pour nous-mêmes ?
    Il revient à chacun d’assurer l’effort commun, car c’est par chacun que la liberté naît et c’est par tous qu’elle revient à chacun.

    Yes we can !

    Répondre
  25. Gautier
    Gautier dit :

    Bonjour,

    N’ayant pas d’autre moyen pour vous faire parvenir ce texte, je l’insère à cet endroit. Je vous remercie de l’intérêt que vous lui porterez et reste à votre disposition.

    Cordialement.

    Gérard GAUTIER
    INFORMATION

    LANCEMENT PETITION
    Pour en finir avec « l’illusion démocratique »
    Réforme de la loi de 1995 de Financement public des partis politiques

    « Sachant que la Démocratie peut se polluer comme l’air du temps, on ne peut éviter de se poser la question de savoir, lorsqu’un Peuple reconquiert, dans l’allégresse, ses libertés nées du respect de ses principes, pourquoi et comment il les avait perdues ? »

    Un constat alarmant est que les Français, qu’ils soient de droite ou de gauche, n’ont plus confiance dans leurs représentants!

    La loi de 1995 de financement public des partis politique, créée pour supprimer la corruption (?) est le principal moteur de la déliquescence actuelle de la vie politique en France. Sa réforme est essentielle et urgente pour redonner une nouvelle chance à l’expression de la démocratie, en ramenant les citoyens vers les urnes, et assainir la vie politique dont chacun peut regretter le dévoiement qui va en s’amplifiant.

    Cette réforme doit faciliter l’émergence de nouvelles compétences, permettre d’accélérer le processus de la parité hommes femmes mais également d’élargir la diversité de la représentation socio professionnelle des élus en y associant une dose de proportionnelle.

    Elle doit permettre de recréer entre les citoyens et leurs représentants le climat de confiance qui est indispensable pour entreprendre toute action.

    A la veille d’ une échéance grave pour l’avenir de notre Pays, l’association Blanc C’est exprimé lance une
    Pétition pour en finir avec « l’Illusion de la Démocratie. » Cette dernière a été en effet confisquée au Peuple par les deux partis majoritaires. Il faut redonner vie à l’expression de la démocratie en donnant la possibilité aux citoyens d’avoir un véritable choix. La loi de 1995 de financement public des partis, permet en effet aux partis politiques de se moquer du taux des abstentions aux élections!
    Ce sont en effet les impôts de tous les contribuables y compris ceux des… abstentionnistes qui les financent

    La réforme souhaitée ne sera jamais le fait du volontarisme des politiques.

    Aussi, malgré eux et les partis, Blanc C’est exprimé appelle les citoyens à stopper la spirale de l’érosion de l’expression de la Démocratie en France, qui est porteuse de la Liberté, en exigeant la réforme de la loi de 1995 de Financement public des partis politiques

    Attendre est prendre le risque d’être contraints d’avoir à la reconquérir, un jour, dans la rue !

    Cette information peut être relayée si affinités

    Voir étude complète sur le site:
    http://www.blanccestexprime.asso.fr… Rubrique Finances publiques Cliquez ici

    Pétition en ligne :
    http://www.mesopinions.com/Reforme-

    Saint-Brieuc le 7 février 2011 2

    Gérard GAUTIER
    Ancien Conseiller Régional de Bretagne Président Mouvement « BLANC C’EST EXPRIME »
    B.P. 330 22003 Saint – Brieuc cedex 1 Téléphone ! 02.96.33.50.34
    SITE : http://www.blanccestexprime.asso.fr COURRIEL : blanccestexprime@wanadoo.fr

    Répondre
  26. smolski
    smolski dit :

    @Gautier post 37
    https://blog.monolecte.fr/2011/
    "La loi de 1995 de financement public des partis, permet en effet aux partis politiques de se moquer du taux des abstentions aux élections!"

    Ben oui, car une abstention consiste à s’exprimer envers le choix que l’on n’aurait pas choisi, justement ! Donc, autant ne pas les décompter pour leur rendre justice !
    Idem pour le vote blanc.
    Reste à se demander si ce que vous proposez vous-mêmes en élargissant les choix de ne pas dilapider ce qui reste au possible pour éviter pire que la démocratie, c’est à dire l’autocratie même !

    Je propose un choix de vie anarchiste, quitte à avoir des irresponsables aux commandes sociales, autant que nous prenions tous et chacun en main ce levier qui nous revient de droit et de fait afin que nous en assumions individuellement l’application la plus étendue et la plus juste pour chacun, quelques soient le régime établi.

    Amitié, Joel

    Répondre
  27. smolski
    smolski dit :

    Reste à se demander si ce que vous proposez vous-mêmes en élargissant le choix des candidatures et des programmes par un financement plus étendue des différentes campagnes de ne pas permettre l’avènement d’autocraties, bien pire que la démocratie actuelle !

    "Je sais pas si c’est plus clair, mais bon… on peut toujours essayer, Yep !"

    Répondre
  28. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Bon, en tout cas, rester sur son cul en râlant ne marche pas, aller aux manifs ne marche pas, écrire sur Internet ne marche pas, remplir des pétitions au kilomètre ne marche pas, donc je tente d’infiltrer le système en attendant que mes concitoyens comprennent que le seul truc qui marche, c’est un peuple entier qui se lève sur ses petites pattes et hurlent aux profiteurs de dégager!

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