Démocratie par ci, démocratie par là

Depuis le temps qu’on attendait que la Chine s’éveille, c’est finalement le Maghreb qui est tombé du lit avec une méchante gueule de bois.


Piquet de grèveC’est marrant quand on y pense. Des années à bougonner dans la barbe pour obtenir des Chinois des trucs aussi fondamentaux que les Droits de l’Homme et autres broutilles du genre, des années à accueillir les dissidents et les célébrer et aussi peu d’empathie pour les populations arabes, qui subissent quelques régimes bien musclés, là, juste à notre porte, pratiquement à portée de jets de cailloux. En gros, notre appétence à voir d’autres peuples goûter aux délices de la démocratie est étonnement proportionnelle à leur éloignement. C’est un peu comme les pauvres et la charité bien ordonnée : on donne abondamment pour les Haïtiens et on détourne le regard pour ne pas avoir à affronter le dénuement brutal du clodo en bas de chez soi.

Donc, vive le Tibet libre !, parce que c’est humaniste et généreux et que ça ne mange pas de pain, mais que les Arabes restent chez eux, quand bien même ils seraient poussés dans nos bras par quelques régimes bien musclés dont nous nous accommodons (quand nous ne les finançons pas directement) au nom de la bonne marche de nos affaires. Parce que c’est ça notre problème, à nous autres les vieilles démocraties donneuses de leçon : c’est que notre humanisme est terriblement à géométrie variable et en fonction de paramètres monstrueusement égocentriques.

Je ne veux même pas parler du cache-sexe ridicule du bouclier antiislamique. On ferme les yeux sur de bonnes grosses dictatures bien moches sous prétexte que les Arabes, ils ne comprennent que deux choses : la matraque ou la Charia. Ben oui, cela a toujours été une évidence pour tout le monde : les riverains du sud de la Méditerranée, ils devraient plutôt nous être reconnaissant de les soustraire à leur penchant naturel pour des barbus surexcités en soutenant des régimes autoritaires et essentiellement corrompus par nos soins et à notre profit. J’apprécie particulièrement en ce moment l’inquiétude de ceux de mes concitoyens qui vont probablement devoir annuler leurs vacances bon marché au soleil. Parce que c’est ça, aussi le Maghreb : une destination touristique proche et ensoleillée où le bon maniement de la trique renforce le naturel serviable et convivial de l’autochtone à des prix défiant toute concurrence. Rien ne vaut une bonne dictature pour disposer d’une armée de larbins dévoués et peu regardants sur les salaires et les conditions de travail.
La plupart de ceux qui reviennent de villégiature de ces pays-là sont toujours extatiques sur la qualité du service et nettement moins diserts quant à la discrétion pesante des indigènes sur leurs conditions de vie.

Quelle surprise cela a-t-il dû être dans les rédactions des grandes démocraties, que de découvrir que les GO de leur parc exotique à ciel ouvert avaient, finalement, les mêmes aspirations que tous les autres habitants de la planète : la liberté de disposer d’eux-mêmes. C’est peut-être aussi parce que dans les grandes démocraties, nous aspirons plus facilement à sacrifier nos droits pour juste un peu plus de brioche et de jeux. Parce que nous avons perdu le goût de la lutte, parce que même si notre situation se dégrade lentement, nous avons encore tellement à perdre.

Dimanche dernier, j’ai été soufflée par le traitement accordé aux révolutions du Maghreb par France Inter. Au lieu de nous féliciter de ce grand élan de démocratie comme on aimerait en voir plus souvent, ce n’était que complaintes contre cette subite absence d’ordre, ce chaos, et si personne ne parlait de racailles qui tenteraient de prendre le pouvoir par la rue, l’intention y était. Ton catastrophiste pour commenter les pillages et se féliciter que l’armée parvienne à maintenir l’ordre. À ce moment-là, j’ai compris que je n’avais jamais été citoyenne de la patrie des droits de l’homme, que c’était un rêve, une belle histoire pour endormir les enfants. Que je vis aussi dans une dictature économique.
C’est juste que dans la mienne, le peuple est tellement considéré comme quantité négligeable qu’on a fini par lui concéder le droit de râler, du moment que cela ne perturbe pas la bonne marche des affaires.

Le million, le million !

On se serait cru chez Jean-Pierre Foucaud. Après un week-end passé à vanter les charmes de l’ordre musclé contre la rue chaotique et forcément manipulée par les voyous et les islamistes, virage à 180° dans les rédactions, dans l’attente de la déferlante démocratique du Caire : un million de personnes dans la rue pour réclamer une vie meilleure. Pensez donc ! Du chiffre, de l’ampleur, du spectacle ! On n’avait pas vu cela depuis… cet automne en France, bande de baltringues ! Quand plus de trois millions de vos compatriotes sont descendus dans la rue pour réclamer, eux aussi, une société plus juste. Étrangement, cette mobilisation massive n’a pas déclenché le même enthousiasme dans les rédactions qui ont décliné l’air de l’essoufflement dès le début du mouvement, jusqu’à ce que même les manifestants y croient, se lassent et finissent par rentrer chez eux.

J’espère juste pour ces populations malmenées par tant d’années de mauvais régimes, qu’elles auront plus de persévérance que nous.

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103 réponses
  1. vieil anar
    vieil anar dit :

    Toujours aussi brillant, le papier…!
    Quand la Chine ou l’Inde s’éveilleront..! Quand…? Sauf qu’un millliard 300 millions de Chinois ou un millard et 100 millions d’Indiens, c’est autrement plus difficile à faire bouger que 11 millions de Tunisiens..! :-/
    On le voit déjà avec les 85 millions d’Egyptiens…! Ca va pas être aussi facile qu’on l’a cru, il y a 10 jours….!!
    C’est d’ailleurs bien plus compliqué qu’une question de nombre..!

    Bien joué, qd même..!

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  2. Gavroche
    Gavroche dit :

    Ben oui.

    Ce sont les barbares barbus qui nous montrent l’exemple. Parce qu’eux n’ont plus rien à perdre.

    Quant au mot "journaliste", ça va finir par devenir carrément une insulte…

    Peoples of world, rise up !

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  3. Phildp
    Phildp dit :

    Désolant le nombre de ceux qui pensent que les gens du Maghreb "ne sont pas faits" pour la démocratie. Vivement qu’ils réussissent. Quant à nous, j’espère qu’il ne nous faudra pas attendre de posséder moins pour bouger plus.

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  4. chabian
    chabian dit :

    Bien tapé. Deux fois : et pour nos "amis" à la place de la Chine (notre valet noir…). Et pour ces manifs d’ici qu’on a vu qu’essouflées. Il est temps d’apprendre à couper les médias en coupant internet ! comme en Egypte !

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  5. Fabien Lorc'h
    Fabien Lorc'h dit :

    Bien d’accord avec ton papier sauf sur un point. Je pense qu’au contraire on porte plus d’attention à ce qui nous est près qu’à ce qui est loin. Qu’il y a donc une échelle de la misère et de la tristesse. Il est certain que le tsunami d’Asie a eu tant de mobilisations qu’il y avait des touristes français. De même il y avait un attachement avec Haïti car c’était un ancien territoire français et qu’ils parlaient français. C’est le seul point que je conteste.

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  6. clement
    clement dit :

    AH quel bonheur!

    Un langage moins chatié, tout de suite on vibre plus 🙂

    @C’est juste que dans la mienne, le peuple est tellement considéré comme quantité négligeable qu’on a fini par lui concéder le droit de râler, AFIN QUE cela ne perturbe pas la bonne marche des affaires.

    Moubarak aurait eu beaucoup moins de problemes si la CGT organisait les manifs.

    Je pense à votre post " A la louche". La louche égyptienne va creuser bien des tombes.

    Putain s’ils échouent…

    En attendant, cet automne, en France… On a rien fait.

    Quand sarkozy a dit " les manifs on ne s’en apercoit même plus" ce n’était pas un constat, mais un programme politique.

    On en revient à ce goût amer dans la bouche…. Est-il possible que la tunisie fasse "plop" toute seule, et que ca passe, tandis que l’Egypte fait BOUM, et que ça ne change rien?

    A qui profite le crime?

    Un grand merci pour ce billet

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  7. foo
    foo dit :

    C’est rigolo de dire qu’on parle (beaucoup) moins des droits de l’homme au Maghreb qu’en Chine parce qu’on passe nos vacances dans les premiers… Mais ça me semble vraiment très superficiel.

    Je peux me tromper, mais franchement j’ai l’impression qu’il s’agit nettement plus d’une conséquence de l’histoire des colonies.

    La Chine a expulsé ses colonisateurs (le Japon et les occidentaux des ports francs) pour mettre en place sa propre dictature 100% chinoise, laquelle a fini (après quelques décennies franchement horribles) par rouvrir le pays aux échanges internationaux, au point de devenir un formidable partenaire et surtout adversaire économique. Ouh qu’ils sont dangereux ces chinois. En plus, des ex-communistes, ça rappelle la guerre froide et son manichéisme fort commode.

    En comparaison, la Tunisie, l’Egypte et bien d’autres pays sont d’anciennes colonies ou protectorats de pays Européens, qui ont gardé des liens économiques et politiques significatifs avec les anciens maîtres. Tant qu’il y a moyen d’y délocaliser nos call centers, d’y vendre des armes et d’y acheter du pétrole entre gens qui se connaissent, on ne va pas trop critiquer, n’est-ce pas.

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  8. smolski
    smolski dit :

    De ce qu’il me paraît du mouvement social africain actuel, c’est surtout une demande populiste visant à échanger une dictature économique clanique par une dictature économique mondialisée, "à la mode, à la mode de cheu nous".
    🙂
    On peut croire que les chefs d’orchestres réels de ses mouvements sont en fait les habituels récipiendaires du pillage mondiale institutionnalisé contre ceux qui en versent le prix de la sueur, de la terreur et du sang.
    Que certains comptes bancaires opaques désirent aujourd’hui (à l’aide de l’outil économique de la mondialisation) faire l’économie d’intermédiaires redevables, par trop apparents, ainsi que de la part "goûteuse" du gâteau qu’ils s’attribuent (il n’y a pas de petits profits pour le barbarisme) et continuer entres eux bien unis à piller toujours davantage les richesses énergétiques de ces contrées, sur cette Terre que nous empruntons à tous les enfants.

    Car en fait, on n’y voit aucune demande particulière visant à modifier le statut économique et social des uns et des autres, non ?

    No pasaran !

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  9. Georglob
    Georglob dit :

    Entièrement d’accord avec toi sur le fait que nous vivions dans une dictature économique.
    Quand aux 3 millions de français qui sont descendu dans les rues, ça a tout de même moins de saveur qu’un million d’égyptien prêt à crever face à leur flics…
    Ce qui est "amusant", c’est de penser à tous ces égyptiens qui vivent en France sans papiers, parce qu’on ne va quand même pas accorder l’asile politique à des bougnoules. Bizarrement, personne n’en parle depuis qu’on a estampillé Moubarack dictateur.

    Répondre
  10. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Si, moi, justement, j’en parle. Parce qu’en plus de toutes les autres considérations de pur intérêt égoïste, derrière tous les discours et les actions dans nos rapports au Maghreb en général et à ces événements en particulier, nous suintons littéralement de racisme hautain!

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  11. cultive ton jardin
    cultive ton jardin dit :

    J’ai même entendu ce matin "On préfère avoir comme voisin une dictature que les Frères Musulmans". Pour faire plus convaincant, c’est apparemment une Palestinienne d’Israël qui disait ça. Ça a au moins le mérite d’être clair, et ça nous indique le degré de l’information qui leur arrive là bas par les médias.

    Et cette manière de renvoyer dos à dos, comme s’ils étaient de la même race de voyous, les manifestants pacifiques qui ont fait preuve de leur maturité depuis plusieurs jours et les nouveaux intervenants, manifestement des nervis envoyés par le pouvoir avec mission de foutre la merde! Et cette manière de ne nous montrer les manifestants que le dos courbé par la prière!

    Il me semble pourtant que la désinformation est un peu moins éhontée que d’ordinaire, qu’on peut plus facilement lire entre les lignes, écouter entre les mots et imaginer le hors cadre. Je suppose que c’est à force de se faire ridiculiser par internet que nos journaleux sont devenus plus prudents, ayant réalisé que leurs mensonges d’aujourd’hui seront leur honte de demain.

    Apparemment, les politiques sont moins vifs, ils continuent à nous conter des bobards plus gros qu’eux pour patauger lamentablement deux jours après dans leur mélasse. Ce matin, en écoutant MAM à la radio, j’ai failli avoir pitié d’elle.

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  12. paul
    paul dit :

    je sais pas hein
    j’ai pas la télé
    j’écoute pas la radio
    je lis pas les journaux : faus les acheter et rien que les gros titres me font fuir
    donc bon… en plus y’a les photos pire encore que les gros titres…

    donc reste ce que je glanne à partir des pistes données par rezo.net, le grand soir, vorltaire.net, lutte ouvrière, l’humanité et quelques blogueurs comme le présent site

    ben tout le monde ou presque y va de son espoir de réalisation d’un idéal

    moi je pense tout simplement que les gens, là, maintenant, sont de plus en plus nombreux à regretter de vivre, de plus en plus nombreux à se retrouver dans la démarche que discerte Camus dans le mythe de Sysiphe, bref qu’on est de plus en plus nombreux à être tenté par le suicide : et du coup, y’en a qui s’immolent par le feu et ça fait démarrer les autres.

    parce que les autres là du coup, ils se reconnaissent dans ce geste de plus supporter la vie qu’on nous impose et de le hurler quitte à se faire massacré plus rapidement que par la vie misérable que des salauds phallocrates en costard cravates nous font subir.

    ensuite je lis des articles aussi de gens de làbas

    et là

    ben y’a des gens qu’on un discours politique, d’analyse du désespoir autant que de l’espoir de construire quelque chose. et donc qui donnent les grandes lignes comme apr ailleurs les points de détails, de ce qu’ils veulent mettre en place.

    et ça s’organise

    avec le temps nécessaire aux discussions, aux enguelades, aux résistance à l’ordre établi qui tente d’écraser le hurlement de douleur qui cherche à se soigner et à construire la vie.

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  13. Rodion
    Rodion dit :

    S’il y a fort à parier que les événements insurrectionnels dans le Maghreb résultent d’une guerre planifiée par les Etats-Unis et l’Occident contre la culture qui leur résistait le mieux, s’il n’est pas exclue qu’en sous mains les services secrets US tirent les ficelles, s’ils n’ont pas même suscité ces insurrections, pour mettre en place des pouvoirs et un type de société qui leur convient, il n’en reste pas moins que la sincérité de ces peuples est évidente et que leurs raisons de se soulever leurs sont propres.
    Pendant, comme le dit Alter-Oueb , que les peuples de la vieille Europe se lient les mains…

    Quoiqu’il puisse advenir en Egypte, en Algérie, en Tunisie, les révolutions coulent dans le fleuve de l’Histoire…

    J’ai pour ma part le souvenir d’une lutte intense, trois mois durant, en Avignon, avec les intermittents. Mon appartement pourtant cambriolé et de manière fort étrange, pour la seconde fois en deux ans, la porte n’étant toujours pas réparée, je dormais avec une vue appréciable sur le couloir de l’immeuble… ce qui ne m’empêchait pas de me lever aux aurores pour rejoindre les manifestations. Nous discutions jusque tard dans la nuit, dans les cafés, dans des appartements, accaparés, dans une ambiance très notablement nouvelles car, pendant ces trois mois, je n’ai déploré aucune bassesse entre "manifestants". Je n’avais alors pas plus de 5h de sommeil par nuit et je n’ai rencontré de toute ma vie des gens aussi charmants et aussi bien disposés. Malgré les ripostes de nos ennemis, des coups de feu tirés sur un de nos copains qui montait la garde à l’entrée de l’université que nous occupions, malgré les virus sur nos ordinateurs, des vols dans de casiers, des vols de voitures, des accusations fausses de viols par une petite fasciste, les offensives des CRS, la traîtrise de quelques notables de la culture avignonnaise qui d’ailleurs occupaient l’antenne de France culture comme aucun d’entre nous, les allégéances ostensibles de la presse locale avec le pouvoir, malgré cela et quoique d’évidence les pouvoirs médiatiques, financiers, étatiques, culturels, marchaient évidemment de conserve, nous étions solidairement attachés et l’on ne vit jamais autant de sourires sur des visages qui exprimaient la liberté.

    Cette "aventure" m’a encore tenue pendant une année après mon départ d’Avignon. C’est la preuve malgré l’échec de nos revendications que le combat, proche du combat révolutionnaire, était extrêmement vivifiant.

    Debord rappellait que les experts ont dû convenir non sans dépit que le taux de suicide, en 68, était tombé à presque rien.

    Tout cela est important pour les peuples arabes quoiqu’en disent les réactionnaires.

    Il n’y a que les révolutions qui apportent des changements notables… pour un temps… nous pourrions compter sur les changements de mentalités. Des gens ont beaucoup parié dessus. mais on le voit bien quand on fait ce pari, ce qui arrive c’est au contraire une poussée réactionnaire telle que se produit dans la vieille Europe. Les mentalités ne peuvent pas changer significativement dans des régimes qui sont tenus par le spectacle. L’Italie et la France en sont certainement les plus effroyables exemples. La société du spectacle, qu’on appelle assez singulièrement la "démocratie", fait la preuve de sa redoutable efficacité du seul point de vue où tous les dictateurs l’ont adopté. C’est ce modèle de société qu’entendent importer les Etats Unis et l’occident. Souhaitons que la résistance arabe viscéralement attachée à une culture qui lui est propre y résiste du mieux.

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  14. smolski
    smolski dit :

    "La société du spectacle, qu’on appelle assez singulièrement la "démocratie", fait la preuve de sa redoutable efficacité du seul point de vue où tous les dictateurs l’ont adopté."
    Bien vu ! 🙂
    À noter pour appuyer cela que le taux d’investissement des sociétés privées dans la propagande (pub) dépasse souvent les investissements de ces mêmes sociétés en ce qui concerne ceux destinés à la progression de leur production.
    Il est ainsi d’évidence qu’une démocratie dans une société aussi capitalisée que la nôtre ne puisse fonctionner autrement qu’en bourrant le mou des peuple qui la composent.

    "Il n’y a que les révolutions qui apportent des changements notables"
    Quant au fait des révolutions de masse, je reste à croire qu’elles participent du même principe du bourrage du mou du crâne de la part de quelques-uns sur tous.
    Preuves historiques à l’appui, non ? 🙂

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  15. Rodion
    Rodion dit :

    @smolski: La Commune de Paris, Les communautés catalanes et d’Aragon en 1936, Mai 68 et plus récente la Commune de Oaxaca. Documentez-vous sur celles-ci et vous reverrez sûrement votre jugement sommaire et effectivement très convenu. Qui en a convenu? Sinon les intellectuels rattachés au régime…

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  16. Rodion
    Rodion dit :

    et j’ajouterai un livre:

    http://courtcircuit-diffusion.com/T

    Je n’ai pas encore lu ce livre mais l’auteur, Louis Janover, ne m’est pas inconnu. Ce sont des thèmes qui parcourent ses oeuvres.

    et

    Debord, Kotanyi et Vaneigem signaient « 14 thèses de l’I.S sur la Commune », « Il faut reprendre l’étude du mouvement ouvrier classique d’une manière désabusée, et d’abord désabusée quant à ses diverses sortes d’héritiers politiques ou pseudo-théoriques, car ils ne possèdent que l’héritage de son échec. Les succès apparents de ce mouvement sont ses échecs fondamentaux (le réformisme ou l’installation au pouvoir d’une bureaucratie étatique) et ses échecs (La Commune ou la révolte des Asturies) sont jusqu’ici ses succès ouverts, pour nous et pour l’avenir ».

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  17. smolski
    smolski dit :

    "La Commune de Paris, Les communautés catalanes et d’Aragon en 1936, Mai 68 et plus récente la Commune de Oaxaca."
    Oui comme exemples singuliers mais pas sur leur pérennité.
    C’est ce manque d’allongement dans le temps qui m’empêche de croire au bien fondé de la théorie de la révolution de masse sur celle de la conscience des individus, qui reste à être développé, je vous l’accorde, peut-être via cet outil d’internet ? Comme il l’est signalé dans ce fil post 16 :
    https://blog.monolecte.fr/2011/
    "Je suppose que c’est à force de se faire ridiculiser par internet que nos journaleux sont devenus plus prudents, ayant réalisé que leurs mensonges d’aujourd’hui seront leur honte de demain."
    Un contre-bourrage du mou des spectacles "sociabilisés" que vous dénoncez à juste titre ?
    Et je l’espère même. 🙂

    Sinon, je vis et partage tous les principes d’anarchie qui a animé vos exemples, pas de problème.

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  18. clement
    clement dit :

    ahh Rodion et smolski, ravi de vous lire de nouveau.

    Je suis inquiet de la violence qui s’intensifie vis à vis des reporters. Pour quel type d’action à-t-on besoin du moins de témoins possibles?

    Beaucoup de compassion pour les égyptiens, qui portent aujourd’hui, ce soir, demain, un espoir qui dépasse largement ce "choc des civilisations" dont on nous rabâche les oreilles, et qui pourrait même faire renaitre la lutte des classe sous la forme internationale dont beaucoup ont rêvé..

    Comme l’irak et l’Afghanistan datent un peu, le yemen ou la syrie pourrait rapporter quelques marchés de reconstruction supplémentaires…

    @rodion, quel pire spectacle que tweeter? Si demain ça pète en france, combien seront sur leur chaise, plutôt que das les rues? Société du spectacle, certes, mais bon dieu, des solutions SVP…

    @smolski la révolte des demoiselles a un certain charme aussi 🙂

    Répondre
  19. smolski
    smolski dit :

    Je reste d’autant plus sceptique sur la nature des mouvements déclenchés en afrique qu’ils sont en orchestration via face de bouc, organe prohéminent "c’est hi ah" !
    Quand je pense à tous ces étudiants en france qui se sont concertés pour organiser leurs manifs via le même "cafteur", je scepticisme beaucoup plus encore, car un serveur est un serveur, c’est à dire que tout ce qui y transite en clair peut être archivé et manipulé par qui en possède la clef, indépendamment de la volonté des utilisateurs.

    L’attaque contre la presse, pour ce que l’on en voit des reportages de la presse, hein !

    @ clement
    Demoiselles… ? Vous avez dit demoiselles… ?
    J’en suis !
    LOL

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  20. nataclan
    nataclan dit :

    Merci pour ce billet. J’ajouterai que ce qui me plait dans tous ces mouvements c’est que ça va peut-être aussi faire tomber l’image négative qui planer sur les musulmans. On essayait de les stigmatiser en barbu méchant, et là on voit la jeunesse pleine d’énergie s’exprimer. CA FAIT PLAISIR

    Répondre
  21. paul
    paul dit :

    bon…
    pour le moment on dirait qu’ils sont bien partis pour s’entre-massacrer…
    mais bon hein
    moi je sais pas hein
    je lis juste ce que je trouve sur rezo.net, l’humanité etc…
    donc bon…
    je sais pas hein…
    et puis j’habite pas en égypte
    ni dans une grande ville
    donc hein…

    Répondre
  22. Rodion
    Rodion dit :

    Ah? Vous croyez vraiment que les dictatures sont bien disposées? S’entre-massacrer est un mot fort curieux, probablement forgé dans une nouvelle langue… comme s’il y avait des raisons équivalentes d’entrer en conflit….
    A la télévision on vous rabache sans cesse qu’il n’y a pas eu de morts en 68 et c’est bien évidemment une fable… Entre autre ce qui a poussé Action directe à exister c’est le meurtre d’un jeune par un vigile. Il y a eu beaucoup d’accidents de la route qui ont frappé les éléments les plus radicaux de la révolution…

    Répondre
  23. paul
    paul dit :

    mais cette Egyptienne, y’en a qui vont encore la soupçonner d’être manipulée par la CIA parce que blogueuse sur internet qu’est surveillé par les flics hein donc bon je sais pas quoi penser hein…

    pis en plus c’est une femme : donc elle va pas vouloir baiser aussi hein donc forcément c’est chiant hein donc forcément on peut pas croire quoi qu’est-ce qu’elle raconte hein
    pis en plus elle doit croire en dieu hein donc forcément hein c’est pas crédible hein
    donc bon…

    Répondre
  24. paul
    paul dit :

    bon alors là je suis allé voir LE spécialiste de la théorie du complot américain de domination totale du monde
    faut pas croire hein, mais je suis souvent convaincu par ce qu’il dit
    donc là il donne les résultats de ses enquêtes au sujet de l’implication des USA dans les zévénements tunisiens en jeans et en basquette

    voilà
    http://www.voltairenet.org/article1

    Répondre
  25. Chris
    Chris dit :

    Enfin, ce ne sont jamais que des révolutions "sous contrôle militaire" dont les généraux – sans nul doute guère apôtres de la société du spectacle – préfèrent rester dans l’ombre, à moins qu’ils ne soient très occupés en conciliabules avec leurs interlocuteurs ( de l’ombre aussi) habituels.

    Répondre
  26. smolski
    smolski dit :

    Le lien de paul post 31 sur la tunisie se termine par :
    "Vers la Révolution ?

    Contrairement à ce qui a été dit par la presse occidentale, l’insurrection n’est pas encore terminée et la Révolution n’a pas encore commencé. Force est de constater que Washington n’a rien canalisé du tout, hormis les journalistes occidentaux. Plus encore aujourd’hui que fin décembre, la situation est hors de contrôle."

    Hors de contrôle… j’aime assez ! 🙂

    À l’écoute de "là-bas si j’y suis" sur france inter aujourd’hui, sur le thème des évènements africains sous la houlette d’un journaliste viré dernièrement de RFI (cela donne du poids !) j’ai enfin entendu une personne dire :
    "Non, nous ne voulons pas virer moubarak du pouvoir seulement, nous voulons changer le système mis en place tout entier et demander des comptes à tous ceux qui nous ont spollié jusqu’à aujourd’hui !"
    🙂
    Et puis, une analyse assez fine a suivi sur les "frères musulmans" mis en avant par les journaleux aux bottes.
    En fait, ce sont des groupuscules assez différents les uns des autres dont seules la religion musulmane qu’ils pratiquent chacun est mise en lien par l’occident.
    Il y a des frères musulmans corporatistes, des banquiers, des hommes d’affaires, des syndicalistes, …
    Enfin, je vous fais pas l’émission.

    In fine, je reste persuadé de l’inanité du changement entrepris, manque de revendication de type partage et fraternité. Manque de remaniement du statut de la femme, manque d’ambitions et d’uthopies quoi.
    Ça ne veut pas dire que je suis contre cette émotion collective, bien au contraire, cela gronde dans mes tripes et mes naseaux fument d’un nuage lacrymogène issu directement de mai 68 à paris.
    Hop ! ;-D

    Répondre
  27. Rodion
    Rodion dit :

    "Dès que cette part d’irrationnel et de poésie est bannie, tu n’as plus que de la démographie du numéraire, rigidité cadavérique et cadavre tout court. Il n’y a plus que l’homme économique (…) Toutes les notions de fraternité, de démocratie, de liberté, sont des valeurs de convention, on ne les reçoit pas de la nature, ce sont des décisions, des choix, des proclamations d’imaginaire auxquelles souvent on sacrifie sa vie pour leur donner vie. (…) L’homme sans mythologie de l’homme, c’est le néant, et le néant est toujours fasciste, parce qu’étant donné le néant, il n’y a plus aucune raison de se gêner. Les civilisations ont toujours été une tentative poétique."
    (Romain Gary)

    Il se peut, et je sens d’ailleurs confusément que c’est bien cela qui monte, il se peut que l’homme du XXIème siècle se voue entièrement à un pragmatisme qui le confine au fascisme. Avant d’y tomber à mon tour, ou plutôt tout bonnement de succomber, je veux dire qu’il y a derrière Rodion.com, derrière les pixels, derrière l’écran où nous sommes retranchés, un anonyme qui est comme tant d’autres ensevelli sous les décombres d’un triomphe sans précédents. Les conditions dans lesquelles le spectacle avait déjà imposé ses règles quand j’étais jeune ont largement dépassé tout ce que j’ai pu connaître. Comme beaucoup je ne me sens absolument plus de ce monde et de cette vie qui est réduite à peu de choses; avec cette conscience que ce peu peut fort bien et me sera vraisemblablement retiré. Nous sommes des déportés psychologiques, moraux et intellectuels, comme aucun siècle n’en a jamais tant fabriqué.

    Répondre
  28. smolski
    smolski dit :

    post 39 :
    https://blog.monolecte.fr/2011/
    "A propos des nervis de Moubarak"
    Le propre d’un service d’ordre policier est de se fondre dans le désordre afin d’en orchestrer le déroulement.
    C’est vrai envers la pègre avec qui les collusions d’intérêts de la police sont permanents, sous peine d’inéfficacités crasses, c’est vrai tout autant à l’encontre des mouvements anti-gouvernementaux.
    Mais, alors que ces mouvements les concernent individuellement, eux, leurs parentés et leurs enfants, ils y appliquent aveuglement et servilement les mêmes méthodes de dissimulation, de népotisme acharné et tout l’toutim que pour la pègre, ce sont alors des enc… manifeste !
    Voir là : https://blog.monolecte.fr/2010/
    🙂
    Ainsi, ce document joint au post 39 ne laisse apparaître rien d’autre de nouveau et sous couvert d’anonymat peut tout aussi bien viser à intimider les sympathisants de la liberté :
    – "Voyez comme nous sommes forts et malins, tellement plus que vous ! Restez bien sages et obéissez."
    J’aime conserver envers la Toile, la distance que j’applique sur les informations médiatiques habituelles. Voire davantage encore, en raison des anonymats.

    @Rodion, post 38
    "il se peut que l’homme du XXIème siècle se voue entièrement à un pragmatisme qui le confine au fascisme."
    La puissance de ce propos ramène à se considérer d’abord par et pour soi-même devant autrui et non l’inverse.
    Ainsi, il est des prisons où le cri du condamné est aussi le chant (la voix – la voie) de notre combat commun vers la liberté, et des instants partagés où le sourire est l’arme singulière la plus pénétrante pour y parvenir immédiatement.

    C’est nous qui vaincrons parce que c’est nous les plus forts !
    Hop ! 😀

    Répondre
  29. Laurent
    Laurent dit :

    Bon papier. Simplement cet appel à la démocratie est beau. Le problème c’est que ces peuples ont tellement été brimés qu’il n’y a pas d’alternative gouvernementale qui semble tenir la route. J’espère que cet élan va durer et que les maghrébins vont pouvoir profiter durablement d’une démocratie.
    L’Egypte et la Tunisie sont des pays emplis de jeunes et j’espère que leurs espoirs de liberté ne seront pas déçus et que nous n’allons pas les aider à être meilleurs pour brimer les manifestations, et que nous n’allons pas les aider en soutenant de futurs dictateurs qui nous arrange.
    Ce qui m’inquiète dans le discours des médias c’est qu’effectivement personne ne se réjouisse de ces révolutions pacifiques.
    Ce qui m’inquiète plus encore c’est qu’il faudrait avoir la bénédiction de l’Amérique pour que Moubarak foute le camps…

    Répondre
  30. paul
    paul dit :

    moi j’ai simplement l’immense espoir que nous entrions, grace aux peuples musulmans, dans une période inverse de l’histoire de l’humanité.

    jusque là, il fallait à Moïse descendre de la montagne pour briser l’adoration populaire du veaux d’or.

    et à Jésus, autre forme de leader d’exception, de chasser les marchands du temple, puis de se faire sacrifier pour faire prendre conscience au peuple de son fonctionnement malsain par bouc-émissaire interposé.

    cette fois

    il semble

    que ce soit les peuples qui hurlent et chantent et discuttent de l’adoration des élites pour le veau d’or et qui cherchent à leur faire prendre conscience de leur fonctionnement malsain par l’intermédiaire de pharmakon et de bouc-émissaire.

    Jésus serait-il réincarné dans les peuples ?

    Répondre
  31. djonny
    djonny dit :

    bonjour

    nous les kabyles, on a combattu pour la democratie juste apres(1 an apres) que nous a vons libere le pays. le resultat etait de 400morts et cetait en 1963. donc ca fait bien longtemps cher ms agnes, bien avant quelques de l’europe de l’ouest.

    Répondre
  32. Samir daoulette
    Samir daoulette dit :

    @ Paul
    <<moi j’ai simplement l’immense espoir que nous entrions, grace aux peuples musulmans, dans une période inverse de l’histoire de l’humanité.>>

    Oui Paul, j’ai le même espoir que vous – le réveil libérateur…

    Les gens qui se sont révoltés en Tunisie sont certes des musulmans; mais ce n’ai absolument pas en tant que tels qu’ils ont viré le dictateur.
    Quand à moi, j’invite à sortir de ce carcan, musulmans gentils – modérés et autres bienveillances – versus islamistes…
    Ce tropisme est tellement récurrent qu’à chaque fois il faut des camions d’arguments pour à peine chahuter cette grille de lecture rivée sur les casques, même de ceux qui restent et resteront de bonne foi…

    Tunisien légèrement athée et résolument incroyant – indécrottable – Je vis en Lorraine – pays de la quiche & de la mirabelle – j’y côtoie des gens qui ne demandent qu’à suivre l’exemple des tunisiens… Par ailleurs, je corresponds avec des tunisiens vivant en Tunisie qui lorgnent sur l’exemple de la transparence des pratiques privilégiée par les politiques suédois – servir et non se servir… Sacré monde, non?
    Tout comme pour la France, le chemin sera long en Tunisie pour accéder à la démocratie, sinon à une réelle éthique…

    Amicalement

    Samir Daoulette

    Répondre
  33. paul
    paul dit :

    @Samir Daloulette
    bonjour Samir

    oui, mais, je mettais l’accent sur une inversion de tendance tout en restant méfiant

    la tendance classique des changements de société : c’est celle illustrée par le prophête, l’homme d’exception, le messie, qui dit au peuple quoi faire.

    la nouvelle tendance, c’est celle des gens de l’EZLN par exemple au Chiapas : servir et non plus se servir, obïr en commandant et commander en obéïssant

    et là, ce sont des peuples qui rejettent "punissent" des leader qui sont des incarnation de l’adoration du veau d’or, le faste, la richesse, des utilisateurs manipulateurs de bouc-émissaire stigmatisants des opposants dans le jeu du spectacle du quarté Hérodiade, Hérode, Salomé jean-baptiste pour endormir la coure ou le peuple

    qui là se réveille

    mais de façon dramatique

    car ce qui m’inquiète

    c’est qu’une répétition d’un schéma radical aux sociétés humaines se reproduit

    la prise de conscience du peuple s’est faite à la suite d’un sacrifice

    l’auto-sacrifice d’un représentant de ce que subit le peuple

    l’immolation par le feu d’un jeune vendeur ambulant.

    je n’ai pas relevé à temps d’où sont parties les manifestations en Egypte

    tout ce que je relève, c’est que cette fois, ce sont les profils de gens conscients, les jean-baptistes du spectacle sacrificiel, c’est à dire les gens lettrés au quotidien et utilisateurs du net, qui semblent animer la prise de conscience et ne jouent plus le jeu du sacrificiel.

    certes on les arrête
    certes on en tue des centaines
    mais ce ne sont plus des exceptions (genre quelques opposants ou dissidents médiatisables)
    mais une immensité de voix conscientes qui s’animent, écrivent, parlent, chantent, hurlent, désignent le mal : la domination sous toutes ses formes incarnées par les gouvernements mondiaux.

    et là je trouve qu’il y a changement

    ce qui m’inquiète, c’est qu’il ne faudrait pas qu’il soit nécessaire d’un spectaculaire sacrifice d’un membre ordinaire mais représentatif de la souffrance sociale pour qu’en europe, nous exigions, toutes classes sociales réunies, l’éradication des gouvernements en place.

    Répondre
  34. Rodion
    Rodion dit :

    Je me disais que si je le pouvais je partirai en Tunisie, en Egypte ou en Algérie pour soutenir la révolution et au besoin prendre les armes. Je n’exclue pas si un tel soutien devient nécessaire de lancer un appel écrit, je veux dire de rassembler des moyens et des gens, disposés comme moi à le faire. J’ai 42 ans. Ambrose Bierce, l’auteur du remarquable "Dictionnaire du diable" s’est engagé au côté des paysans mexicains, il avait 71 ans. Je pense aux Brigades Internationales , ce film de Jorge Amat, "L’espoir pour mémoire"…

    Répondre
  35. smolski
    smolski dit :

    Rodion post46 :
    https://blog.monolecte.fr/2011/
    "je partirai en Tunisie, en Egypte ou en Algérie pour soutenir la révolution et au besoin prendre les armes"

    Oui aider les révolutions à se faire là où elles se passent, rassembler la chair et le canon nourricier des capitaux pour les lyncher sous le même feu, avec les mêmes résultats qu’hier !

    Si cela était encore possible au temps de l’information romantiquement décalée des temps jadis, partir aux croisades pour délivrer jerusalem ne prend plus le même sens aujourd’hui.
    Aujourd’hui, la mécanique du profit est dévoilée, publiée, mise à l’index, débattue sur le moindre site internet wikileaksien.
    Nous savons que ces révolutions armées sont les sources de nos emplois ici mais surtout le moteur maximum des bénéfices pour quelques-uns réalisés à l’encontre de tous les pauvres.
    Nous savons que les coupables de cet enchaînement ne sont pas seulement ceux qui en tirent (les premiers messieurs les capitalistes) tout le bénéfice pour leur oligarchie, mais aussi pour les individus qui leurs ressemblent et leurs obéissent, les grands "timoniers" d’orchestre in fine.

    Alors, reprendre ce combat mille fois tenté ?

    Le refaire aujourd’hui, c’est manquer à la mémoire de tous les combattants pour la liberté et la justice.
    Manquer à leurs chairs déchirées et manquer au devoir qu’ils nous ont légué d’établir sur leur sang le monde qu’ils ont voulu pour leurs enfants, pour nous et pour les nôtres.
    Cessons le romantisme d’une escouade mondiale revendicatrice et fabuleuse, actons notre révolte sur des actes individuels, immédiats, concrets, immergés dans notre environnement social.

    Oui, c’est ici, maintenant, là où vivons, que notre action PEUT enfin modifier toute la structure du système oppressif mondial établi. Car ils sont là nos oppresseurs, non plus tapis mais exposés au grand jour, à leur grand dam’, et chacun peut enfin en décortiquer les machinations quotidiennes par lui-même et en partager l’information avec tous pour la combattre ensemble.

    Révolutionner le monde partout, sauf là où nous sommes, sauf ce que nous sommes ? Cela me paraît fuir, démissionner de nos responsabilités dans un romantisme délirant, commettre une lâcheté et coïncider… non pas "coïncider" mais "COLLABORER" aux desseins de nos oppresseurs.

    Ces oppresseurs qui nous manipulent, unis comme jamais dans leurs profits monstrueux , comme jamais nous, nous ne parvenons à le faire dans notre adversité commune.
    Nous devons en cela ressembler à leur constance et bannir de nos efforts et sacrifices tout ce qui ne porte pas un résultat immédiat pour notre détermination commune : la liberté, le partage et la justice pour tous.
    Agir, non plus seulement pour notre satisfaction individuelle, mais pour notre classe d’opprimés mondiale toute entière.
    Ne pas raccourcir notre vision et nos actes à l’évenementiel téléguidé par nos oppresseurs, ni à des voeux de lendemains enchantés sur de nouvelles décombres d’inhumanité pour nos enfants.

    Exister, c’est maintenant !

    "Résister ne se conjugue qu’au présent." L. Aubrac

    Répondre
  36. paul
    paul dit :

    ben… j’suis assez d’accord avec smolsky pour une fois hein là dessus… le romantisme, l’exotisme, les livres qui font rêver… et puis se dire qu’on peut quand même pas…

    bon, heureusement, rodion nous dit pas qu’il va s’immoler par le feu pour déclencher les manifestations en france… donc c’est pas trop grave… ça va juste lui passer…

    moi je vais passer des concours administratifs de catégorie C, genre assistant administratif dans la police nationale : je trouve vraiment pas de boulot, alors bon hein, y’a pas trop le choix.

    Répondre
  37. Rodion
    Rodion dit :

    Vous êtes un démagogue smolski. Votre lyrisme n’efface pas la vérité objective et vous êtes de plus dans une totale incohérence entre l’exposé de la société mondiale et les agissements que vous préconisez. Sans compter qu’il y a dans votre harangue ("cessons") un autoritarisme lyrique fort suspect…. Il manque non seulement à votre culture de grands pans d’histoires révolutionnaires car vous ne savez manifestement rien de la Commune de Paris, de la Commune de Oaxaca, des communautés Catalane et d’Aragon en 36, mais il vous semble, confortablement assis derrière votre PC, que vous pouvez ironiquement parler du "romantisme" des révolutions passées, et écraser toutes vélléités (en prétendant que vous êtes pourtant concernés) sans vous en référer à la parole d’authentiques révolutionnaires, comme vous n’en êtes pas un, qui n’ont pas regretté un seul instant d’engager leurs vies dans un combat dont le sens ne vous est manifestement pas accessible. Victor Serge a passé cinq années dans les prisons françaises, autant dans les goulags, mais toute sa vie, même au Mexique, alors qu’il pouvait craindre le Guepeou, témoigne qu’il n’a jamais renoncé. Ses romans ne disent pas autre chose. Tous les rescapés des Brigades internationales, malgré la répression dont ils ont été l’objet, pendant et après la guerre, de la part des staliniens, des nazis et des "démocraties", ne regrettent pas ce qu’ils ont fait en Espagne; c’est, disent-ils, le meilleur moment de leur vie.
    Il n’est de pire ignorant que celui qui ignore ces témoignages et vous l’êtes certainement par défaut de sincérité et peut-être parce que vous défendez des intérêts suspects. Les mexicains de Oaxaca vous auraient, pardonnez-moi l’expression, craché à la gueule. (Veuillez mme Monolecte ne pas m’expulser pour l’emploi de ce mot, c’est qu’avec force je dois faire comprendre que les péroraisons d’un occidental derrière son PC sont très éloignées des réalités d’un peuple lointain -mexicain- qui souffrait du manque, des humiliations, des sévices, du viol de leurs filles par les sicaires du gouvernement et qu’en fait de crachat, il se serait probablement fait rosser pour attenter au "moral" des révolutionnaires)

    Vous avez, en vérité, un sens révolutionnaire typiquement occidental, parce que vous ne manquez pas chez Leader Price, vous ne manquez pas sur internet, en un mot vous n’êtes pas Egyptien, pas Tunisien, pas Algérien, pas Mexicain et vous faites ou habilement ou par ignorance l’économie de dire que l’organisation sociale est en occident semblable à la bureaucratie stalinienne, de sorte que tous les sujets étant "tenus", ils sont parfaitement incapables d’agir individuellement comme vous le préconisez.

    Je concluerai avec ceci qui témoigne d’un sens révolutionnaire dont vous manquez:

    Debord, Kotanyi et Vaneigem signaient « 14 thèses de l’I.S sur la Commune », « Il faut reprendre l’étude du mouvement ouvrier classique d’une manière désabusée, et d’abord désabusée quant à ses diverses sortes d’héritiers politiques ou pseudo-théoriques, car ils ne possèdent que l’héritage de son échec. Les succès apparents de ce mouvement sont ses échecs fondamentaux (le réformisme ou l’installation au pouvoir d’une bureaucratie étatique) et ses échecs (La Commune ou la révolte des Asturies) sont jusqu’ici ses succès ouverts, pour nous et pour l’avenir ».

    Répondre
  38. Rodion
    Rodion dit :

    Quand à vous Paul votre ironie ne sauve pas sur le sujet votre ignorance. Il y a des hommes qui se sont engagés dans les combats en Ex-Yougoslavie, qui n’en sont pas restés à votre romantique sociologie de pacotille et à vos confortables certitudes d’occidental. Je n’ai pas dit que j’irai à coup sûr au Maghreb mais les circonstances peuvent m’y mener. Vous ne savez rien de ce que réserve l’avenir Mme Paul.
    Ce qui est plaisant c’est t’entendre toujours les mêmes "grandes bouches" sur internet, pérorer, faire de la critique sociale, et systématiquement ces zintellectuels de pacotilles, ironisent sur la sincérité et l’espoir de s’impliquer des autres. Orwell disait que la guerre à pour conséquences de révéler le vrai caractère des gens. On voit le votre.
    Je n’ai pas pour ma part prétendu que j’irai. J’ai dit que j’y pense. Mais vous ne m’avez pas bien lu volontairement. Volontairement pourquoi? Pour briller,pour ironiser, comme des salonnards virtuels typiquement englués dans leur culture occidentale. Vous êtes intellectuellement malhonnête.

    Répondre
  39. smolski
    smolski dit :

    Rodion post 49
    https://blog.monolecte.fr/2011/
    "vous faites ou habilement ou par ignorance l’économie de dire que l’organisation sociale est en occident semblable à la bureaucratie stalinienne, de sorte que tous les sujets étant "tenus", ils sont parfaitement incapables d’agir individuellement comme vous le préconisez."

    Relevons :
    "ils sont parfaitement incapables d’agir individuellement"
    🙂
    Pourquoi mettre en doute ce savoir, cette connaissance, cet héritage pour d’autres que soi-même ?

    Ceci n’est pas destiné à établir une polémique personnelle, je ne mets pas en doute votre sincérité et c’est dans cet esprit que je poursuis le fil ici.

    On peut appuyer cette remarque pour l’étendre à la raison d’être des révolutions dirigées historiquement et auxquels sont portés les références des révolutionnaires actuels tels que vous les défendez si âprement.
    Vous avez raison de dire du peuple des nations :
    "ils sont parfaitement incapables d’agir individuellement"
    Car vous avez raison de dire cette pensée avec sincérité, je ne mets pas de doute là-dessus.

    Je propose et mets seulement à l’étude de ce blog ceci :
    "Nous sommes tous capables d’agir en conscience individuellement pourvu que nous en fassions chacun le choix individuelle."
    On peut maquiller cela avec le contexte de la propagande, comme vous le proposez, toutefois, on peut croire que chacun possède des moyens égaux de se soustraire à cette propagande, juste en l’accompagnant de sa volonté personnelle, celle à qui rien ni personne ne peut faire accroire, si ce n’est avec notre intime acquiescement, notre complicité, notre cupidité.
    Ça s’appelle la conscience.
    Et cela procède de la nature humaine, génétiquement.

    "La politique est l’ombre projetée du monde des affaires sur le monde social." – John Dewey
    source : Liberté et raison. – Noam Chomsky

    Je suis désolé de paraître aussi intransigeant par l’usage entêté de la personnalisation de mes propos. C’est justement cette responsabilité individuelle que je préconise, il faut être cohérent., non ?
    😉
    Amitié, Joel

    Répondre
  40. Samir daoulette
    Samir daoulette dit :

    -Un petit Sitting sur toutes les Places de la République ?
    -C’est possible ?
    -Oui… Je vous suis…
    -Non, après vous…
    -Mais il nous faut un chef…
    -Ché pas j’me tate… Et toi ?
    -Et tu crois que… le vin de Chinon va bien avec un T bone ?
    -Super… Rabelais & Orwell… !!!
    -Bleu ou saignant ?
    – Quand c’est bien cuit , on ne risque pas le ténia…

    Répondre
  41. clement
    clement dit :

    @rodion

    Si vous voulez, il doit rester ma guitare et un peu d’herbe dans mon grenier. C’est comme les Grands Soirs, je n’en ai plus besoin. 🙂

    @smolski

    Les syncrétisme ont du bon quand ils sont bien fait et finis. Votre pensée est floue. Ne confondons pas droit au paradoxe et manque de sérieux.

    @samir

    Barbecue Facebook: autorisation préfectorale accordée. Soyez bien sage .

    Sinon, dans la révolution Egyptienne, wikipedia a mis moins d’une semaine à reprendre le dessus.

    Révolution loupée par manque de SEO, plus rien ne se passe en egypte. "La voirie commence à nettoyer la place tarhir."

    Répondre
  42. Rodion
    Rodion dit :

    @ clement: L’histoire assez déplorable du hyppisme (voir "les cheveux longs" de Pier Paolo Pasolini dans "Ecrits corsaires") semble avoir recouvert, pour vous, toute une histoire qui n’en est pas éloignée temporellement et qui concerne Victor Serge, Ambrose Bierce, les Brigades rouges, les volontaires français (hors armée) au côté des bosniaques, la commune de Oaxaca (et les chroniques de Lapierre), l’opposition aux flics à Vichy, la répression essuyée dans les champs d’OGM, les émeutes de 2005 etc… Vous n’avez pas compris que le terme "Grand soir" est un terme forgé dans la langue du pouvoir pour éteindre justement le sens véritables de toutes révoltes, de toutes insurrections et éventuellement de toutes révolutions?!? Les images qu’appelle "Grand soir" sont nourri d’un fatalisme qui tient lieu de propagande au pouvoir dans ses films, dans ses reportages, dans son éducation. Ne vous êtes-vous jamais étonné qu’on vous enseigne la révolution française mais jamais La Commune de Paris? Pourquoi à votre avis? Sinon qu’elle est porteuse des espérances dont parlaient Debord, Kottanyi et Vaneigem dans un mon précédent commentaire?
    Debord rappellait que les spécialistes ont dû admettre avec un certain dépit, qu’en 68, le taux de suicide était tombé pratiquement à zéro….

    Répondre
  43. clement
    clement dit :

    @rodion

    Dsl. J’utilisais le cynisme pour signifier qu’a mon avis votre ton est trop convaincu, vos arguments trop partisans. Vous tomberez vite d’accord avec vos congénères, et vous opposerez vite aux arguments que j’avançais avec les autres. la forme ne me parait pas des plus productives.
    Ceci dit, faites le pont avec hakim bey, ( pas que la TAZ, pitié…) y compris avec "zone interdite" pour utiliser un langage moins corporatiste permet de toucher un spectre plus large.

    La commune est morte par sa volonté d’institutionnalisation, par son prosélytisme, à mon avis.

    Faire, et se taire. Les gens seront convaincus par les actes. La fainéantise, le radinisme,(lol le correcteur me propose rabbinisme, encore un coup des frères musulmans c’est sur!!) le chauvinisme, la jalousie sont nos meilleurs atouts. Créer concrètement une autre voie, et montrer comme on y est bien. Laisser les gens copier, métisser. Surtout ne rien institutionnaliser. Juste vivre.

    Soyez le changement que vous voulez pour le monde.

    Cordialement

    PS: congénères pas péjoratif dans cette phrase 🙂

    Répondre
  44. PMB
    PMB dit :

    Ah ben moi c’est parce que ces peuples méritent la démocratie autant que nous (sinon plus, vu comment ils se lèvent le c.l) que je m’inquiète de penser que les islamistes sont au turbin et à donf. Que le risque pour ces peuples de se faire voler leur révolution, s’il n’est pas aussi fort que le disent Le Point et Yves Calvi (pour ne nommer que quelques ex-benaliphiles/moubarakophiles) n’est pas nul. Il va leur falloir bien de la vigilance pour ne pas se faire cocufier.

    Tout faire pour que se résorbe le fumier sur lequel prolifèrent ces fumiers : la misère.

    http://tinyurl.com/67j7vy

    Répondre
  45. Rodion
    Rodion dit :

    @ Samir dalouette: de la viande en effet….

    @ clément: ma langue n’est pas corporatisme. Ecoutez les militants, vous verrez ce qu’est une langue corporatiste. Je ne cherche pas être productif, dans ce sens où il est établi depuis le IIIème Reich, et selon l’avis autorisé de Victor Klemperer, que tous discours privé ou public est publicité. Je cherche plutôt du côté de la vérité objective et la langue d’Orwell, sa sobriété, sa simplicité quelquefois rustique, me semble appropriée. C’est un exemple, qu’il a porté, dans son cas, à une première faire de l’écrit politique un art. Je n’ai pas, contrairement à beaucoup de militants, effectivement partisans, de mépris. Etre "trop partisan" se juge assez difficilement dans une époque où ceux qui le sont à l’excès ont établi un système d’oppression planétaire sans équivalents auquel je réponds, en effet, de façon plus tranchée que la plupart, dans un souci d’équivalence d’opposition. Car enfin jamais nous n’eûmes autant de surveillances, jamais autant de disparités économiques, sociales et intellectuelles.

    La Commune de Paris a commis l’erreur de ne pas attaquer la Banque de France, erreur qu’on, juge encore saugrenue. Elle a été écrasée parce que les paysans de province ne sont pas ralliés à elle, ils ont rejoint les Versaillais qui les avaient affamé et qui leur promettait à manger. Elle est morte faute de moyens et de soutiens.

    Répondre
  46. clement
    clement dit :

    @rodion.

    Excusez mon langage, je ne cherche pas à être négatif. J’ai juste une forte aversion envers la rhétorique, qui augmente géométriquement fonction de la capacité de langage et de la culture. Mon ton est sans doute dû à mon jeune age, excusez m’en.

    et donc, quelles solutions, concrètement ?

    Au delà des grands mots et de tout ce que l’histoire aurait pût être, que proposez vous?

    L’oeil acéré sur le monde actuel, la critique éclairée du présent par l’analyse de l’expérience sont certes indispensable.

    Mais après?

    @agnes. et vous Mme Maillard, où en est votre réflexion sur l’engagement politique?

    Répondre
  47. smolski
    smolski dit :

    clement post 62 :
    https://blog.monolecte.fr/2011/
    "Soyez le changement que vous voulez pour le monde."

    Aaaaaah ce syncrétisme là me va comme un gant, en ai-je pris un autre quelque par ?

    PMB post 63
    https://blog.monolecte.fr/2011/
    "je m’inquiète de penser que les islamistes sont au turbin et à donf."
    Il ne faut pas confondre l’slamisme présenté dans les médias, avec la réalité d’une communauté beaucoup plus large.
    Ainsi, par exemple, les fameux "frères musulmans" qu’on nous met à gogo sous le pif sont en fait une multitude de corporatismes sociaux et républicains dans leurs actes et pensées pour une grande part et dont la religion et la langue commune est le lien culturel les assemblant, non la foi cultuelle aveugle et vindicative que l’on nous présente.
    source "Emission là-bas si j’y suis" post 37 :
    https://blog.monolecte.fr/2011/

    Je dis pas, dedans il y a les mêmes mordus tordus foutus du feu et des larmes, mais quelle communauté ne possède pas les siens, voire même certain blog ?

    Aie aie aie ! pas taper, pas insulter, c’est (un peu) de l’humour à la fin, M’enfin !

    Yep ! 😉

    Répondre
  48. clement
    clement dit :

    @smolski

    es tu sur de bien cliquer deux fois?

    Une fois sur prévisualiser, puis sur envoyer?

    Car le message prévisualisé ressemble bigrement au message final.

    Tu me diras, c’est le but, hein..

    Moi aussi je croyais être ignoblement censuré à mon arrivée ici.

    Mais franchement je crois que Mme Maillard a autre chose à foutre.

    sinon, tu manques au bordel ambiant 🙂

    Répondre
  49. smolski
    smolski dit :

    PMB post 63
    "je m’inquiète de penser que les islamistes sont au turbin et à donf."
    Il ne faut pas confondre l’slamisme présenté dans les médias, avec la réalité d’une communauté beaucoup plus large.

    Répondre
  50. smolski
    smolski dit :

    hi hi hi

    Ainsi, par exemple, les fameux "frères musulmans" qu’on nous met à gogo sous le pif sont en fait une multitude de corporatismes sociaux et républicains dans leurs actes et pensées pour une grande part et dont la religion et la langue commune est le lien culturel les assemblant, non la foi cultuelle aveugle et vindicative que l’on nous présente.

    Répondre
  51. smolski
    smolski dit :

    Je dis pas, dedans il y a les mêmes mordus tordus foutus du feu et des larmes, mais quelle communauté ne possède pas les siens, voire même certain blog ?

    Aie aie aie ! pas taper, pas insulter, c’est (un peu) de l’humour à la fin, M’enfin !

    Répondre
  52. Rodion
    Rodion dit :

    (d’avance je vous de m’excuser de faire si long mais ma réponse à Clément exigeait certains développements)

    .Il me semble que nous ne parlons simplement pas d’un même point de vue.
    Dans la biographie qu’il consacre à Orwell, l’hagiographe Bernard Crick, note que Richard Blair (le père d’Orwell) a pris sa retraite à 55 ans, en 1930.
    Il ajoute qu’alors, en Angleterre les salaires étaient : 100 livres pour les ouvriers et les employés, 280 pour les patrons, 300 livres pour les professions libérales les mieux payées.

    A quelle âge prendrons-nous la retraite dorénavant (si nous y arrivons vivants…)? Quelle est la fourchette des salaires?

    Alors quels progrès?

    Quand il avait 20 ans, le jeune Debord et ses acolytes lettristes puis situationnistes ne se battaient pas, comme l’immense majorité de la jeunesse aujourd’hui, pour travailler moins, ils avaient plutôt cette formule révolutionnaire "ne travaillez jamais!". Ils étaient également extraodinairement cultivés par comparaison aux jeunes de ma génération et plus encore de la génération qui a 20 ans aujourd’hui.

    Et encore quels progrès?
    Si vous considérez que mener des combats minimalistes, dans le sillage de syndicats cooptés à l’Etat, nous vaut une retraite à 67 ans et des disparités extraordinaires, que c’est une victoire, soit.
    Si vous considérez maintenant qu’un refus tranché et révolutionnaire a mené à une parenthèse enchantée, qu’elle a débordé sur plus de bienfaits tout au long des années 70, et qu’alors on vivait certainement mieux, vous serez obligé d’admettre que la posture révolutionnaire est plus efficace que le suivisme bétassou d’une jeunesse qui est aujourd’hui, comme nous le fûmes à leur âge, moindrement tout de même, ignorante, ce suivisme favorise les victoires des capitalistes. Au sortir de mes études au milieu des années 95 j’avais un RMI. Je ne vivais alors pas dans la privation et je n’étais pas aussi mesquinement surveillé. En conséquence: il y avait un certain bien être social que les jeunes qui n’ont pas connu cette époque ne peuvent pas imaginer. Que ce soit entendu je plains cette jeunesse. Mais je la trouve pour beaucoup arrogante et l’arrogance peut-être la marque de l’ignorance mais aussi d’une certaine souffrance.
    Debord disait à propos de cette société qu’on ne peut pas en réformer le plus petit détail sans défaire l’ensemble.

    Voyez-vous le fossé qui sépare les années 30 et les révolutionnaires d’avant 68 des réformistes ignorants ou compromis d’aujourd’hui, et combien nous en payons le prix fort?

    Quelles solutions voulez-vous que je vous apporte? Un kit Ikea? Un mode d’emploi Castorama? Je n’ai pas vocation de guide, ni de théoricien révolutionnaire. En revanche j’invite les gens à se doter d’une vraie culture révolutionnaire, pas avec "Che Guevara" et Benicio del Toro mais avec d’autres films (rares) d’autres livres (nombreux).

    La survenue du Grand soir ne dépend pas de nous. Il se fera ou ne se fera pas. Que restera-t-il quand le Capitalisme aura atteint sa phase ultime, de marchandisation de l’environnement et de terreur ? Nous nous bornons à constater que les soirs ne sont pas grands. Et qu’aucun régime même parmi les plus totalitaires n’est jamais parvenu à instaurer un couvre-feu aussi efficace que celui de nos sociétés modernes. Le chacun chez soi du virtuel et de la télévision surpasse tous les autres. Il se fonde sur un consentement servile et mou qui ne profite qu’au pouvoir et à ceux qui en tirent les dividendes. Ces soirs là rien ne se fomente de très probant pour donner à la Vie ses pleins droit car le temps n’attend véritablement personne.

    Pour terminer: il y a trois ans, nous n’étions pas plus de dix personnes résolues. Nous avons mené campagne contre la police locale coupable de vols sur la personne d’un de nos camarades pendant une garde à vue (injustifiée) (pratiques fréquentes). Nous avons obtenu, fait unique, la destitution d’un flic. Il a payé pour ses collègues, c’était une volonté hiérarchique de la police d’en sortir un du lot pour préserver l’ensemble. Mais nous avons remporté une victoire qui a calmé pour un temps les ardeurs policières.
    Evidemment dans les mois qui ont suivi nous ne pouvions plus faire un pas sans avoir la police à nos trousses. Personnellement j’ai eu, garde à vue, arrestation et enquête des RG.
    Sous la pression notre groupe s’est disloqué. Nous n’étions pas assez nombreux. Si nous avions été 600, 1000, 2000, croyez-vous que nous aurions autant souffert des répressions policières, croyez-vous qu’un seul flic aurait servi de bouc émissaire pour tout un commissariat?

    Répondre
  53. naradamuni/Sans ni+, ni-.
    naradamuni/Sans ni+, ni-. dit :

    " […] Il y a trois sortes de "Tyrans". Je parle des mauvais Princes. Les uns possèdent le Royaume – le droit de régner, et non la possession du territoire – par l’élection du peuple, les autres par la force des armes, et les autres par succession de race. Ceux qui l’ont acquis par le droit de la guerre, s’y comportent, on le sait trop bien et on le dit avec raison, comme en pays conquis. Ceux qui naissent rois, ne sont pas ordinairement meilleurs ; nés et nourris au sein de la tyrannie, ils sucent avec le lait naturel du tyran, ils regardent les peuples qui leur sont soumis comme leurs serfs héréditaires ; et, selon le penchant auquel ils sont le plus enclins, avares ou prodigues, ils usent du Royaume comme de leur propre héritage. Quant à celui qui tient son pouvoir du peuple, il semble qu’il devrait être plus supportable, et il serait, je crois, si dès qu’il se voit élevé en si haut lieu, au-dessus de tous les autres, flatté par je ne sais quoi, qu’on appelle grandeur, il ne prenait la ferme résolution de n’en plus descendre. Il considère presque toujours la puissance qui lui a été confiée par le peuple comme devant être transmise à ses enfants. Or, dès qu’eux et lui ont conçu cette funeste idée, il est vraiment étrange de voir de combien ils surpassent en toutes sortes de vices, et même en cruautés, tous les autres tyrans. Ils ne trouvent pas de meilleur moyen pour consolider leur nouvelle tyrannie que d’accroître la servitude et d’écarter tellement les idées de liberté de l’esprit de leurs sujets, que, pour si récent qu’en soit le souvenir, bientôt il s’efface entièrement de leur mémoire. Ainsi, pour dire vrai, je vois bien entre ces tyrans quelque différence, mais pas un choix à faire : car s’ils arrivent au trône par des routes diverses, leur manière de régner est toujours à peu près la même. Les élus du peuple, le traitent comme un taureau à dompter : les conquérants, comme une proie sur laquelle ils ont tous les droits : les successeurs, comme tout naturellement. […] "
    http://classiques.uqac.ca/classique

    Répondre
  54. clement
    clement dit :

    *
    .Il me semble que nous ne parlons simplement pas d’un même point de vue.
    Dans la biographie qu’il consacre à Orwell, l’hagiographe Bernard Crick, note que Richard Blair (le père d’Orwell) a pris sa retraite à 55 ans, en 1930.
    Il ajoute qu’alors, en Angleterre les salaires étaient : 100 livres pour les ouvriers et les employés, 280 pour les patrons, 300 livres pour les professions libérales les mieux payées.

    A quelle âge prendrons-nous la retraite dorénavant (si nous y arrivons vivants…)? Quelle est la fourchette des salaires?
    *

    Sur ce point nous parlons du même point de vue. Je refuse le salariat, et bientôt je pense que tel gandhi je refuserait les impôts. Je vais pas payer des autoroutes aux potes a sarko. Je ne cotise pas non plus, a 25 ans en 2011 en France faudrait être con.

    *
    Quand il avait 20 ans, le jeune Debord et ses acolytes lettristes puis situationnistes ne se battaient pas, comme l’immense majorité de la jeunesse aujourd’hui, pour travailler moins, ils avaient plutôt cette formule révolutionnaire "ne travaillez jamais!". Ils étaient également extraodinairement cultivés par comparaison aux jeunes de ma génération et plus encore de la génération qui a 20 ans aujourd’hui.
    *

    sur ce point je diverge. La merde actuelle nécessite à mon avis des formes de culture qui n’existaient ou n’étaient pas nécessaire à l’époque. Et les journées sont courte. Je vote donc pour l’inculture choisie.

    *
    Si vous considérez que mener des combats minimalistes, dans le sillage de syndicats cooptés à l’Etat, nous vaut une retraite à 67 ans et des disparités extraordinaires, que c’est une victoire, soit.
    *
    pas de débat à ce sujet, nous perdons notre temps. Sont ils corrompus par l’argent ou par la vanité, je ne sais, mais si moubarak avait créé la CGT il aurait eu moins de problèmes.

    *
    Si vous considérez maintenant qu’un refus tranché et révolutionnaire a mené à une parenthèse enchantée, qu’elle a débordé sur plus de bienfaits tout au long des années 70, et qu’alors on vivait certainement mieux
    *
    Je pense en effet que l’holocauste a donné aux humanistes un poids qu’il ne sont pas prêt de retrouver. Je pense en effet que c’était u parenthèse, et qu’a se cantonner dans cette vision passéiste de la société la moins pire on joue le jeu faussement démocratique de ceux qui ont modelé le monde depuis 1789. Les gros possédants. Oui la vie était sans doute plus douce. D’ailleurs ça a engendré le coocooning, l’inculture, et je crache à la gueule des 68ards repentis!

    *
    vous serez obligé d’admettre que la posture révolutionnaire est plus efficace que le suivisme bétassou d’une jeunesse qui est aujourd’hui, comme nous le fûmes à leur âge, moindrement tout de même, ignorante, ce suivisme favorise les victoires des capitalistes.
    *
    Pas d’accord avec le lien logique. Quelle forme de révolution? en egypte les flics sont équipés comme des rugbymans. Pas en France. Contre le suivisme, certes, mais quelle forme de lutte? Telle était l’objet de ma précedente question….

    *
    Debord disait à propos de cette société qu’on ne peut pas en réformer le plus petit détail sans défaire l’ensemble.
    *
    Quel inculte!! 🙂 il aurait du lire hakim bey. Son nouveau texte ouvre des pistes.

    http://www.editionsdelherne.com/ind

    *
    Voyez-vous le fossé qui sépare les années 30 et les révolutionnaires d’avant 68 des réformistes ignorants ou compromis d’aujourd’hui, et combien nous en payons le prix fort?
    *
    Je vous trouve idéaliste. Je pense que le fossé se situe justement entre les années 30 et 68. 68 n’a engendré à moyen terme que le coocooning, la démocratisation du mésusage des drogues, et un parasitage du terme de révolution. Il n’y a plus de révolution que 1968 ou 1789. Le soleil doit être vexé, et putain Gandhi aussi.
    *
    Quelles solutions voulez-vous que je vous apporte? Un kit Ikea? Un mode d’emploi Castorama? Je n’ai pas vocation de guide, ni de théoricien révolutionnaire. En revanche j’invite les gens à se doter d’une vraie culture révolutionnaire, pas avec "Che Guevara" et Benicio del Toro mais avec d’autres films (rares) d’autres livres (nombreux).
    *
    Marrant comme vous répondez à la question sans le vouloir. je ne veux plus de livres, de films, de grandes phrases. QUE FAISONS NOUS ? Faire. Fabriquer. Modifier le réel. En tant que grand théoricien de la bonne révolution vraie vous participez à ce mouvement de fuite en avant qui bénéficie à ceux qui passent les lois. Ni guide, Ni théorie. Des exemples concrets. Tu n’es pas le premier à qui je pose cette question de manière sérieuse. En général, après, je n’ai plus de nouvelles…

    *
    La survenue du Grand soir ne dépend pas de nous. Il se fera ou ne se fera pas. Que restera-t-il quand le Capitalisme aura atteint sa phase ultime, de marchandisation de l’environnement et de terreur ?
    *
    le grand soir a lieu tous les soirs. Et tous les soirs ceux qui agissent gagnent. Regardons le nombre de lois ignobles qui passent en ce moment…

    Quand l’air, l’eau et la terre seront dépendantes de l’industrie de par leur toxicité tout sera définitivement perdu. PERDU. La seule terreur durable devrait être celle-ci. Tout le reste n’est que temporaire.

    *
    Le chacun chez soi du virtuel et de la télévision surpasse tous les autres. Il se fonde sur un consentement servile et mou qui ne profite qu’au pouvoir et à ceux qui en tirent les dividendes. Ces soirs là rien ne se fomente de très probant pour donner à la Vie ses pleins droit car le temps n’attend véritablement personne.
    *
    Nous en somme la preuve 🙂

    Face au pouvoir, une seule solution. Le blé. Avec le risque de succomber à l’hypnose. 🙁

    Je suis ravi de cet échange, qui concrétise les chose, et je remercie Mme Maillard de nous préter son salon pour causer.

    cdlt

    Répondre
  55. smolski
    smolski dit :

    clement post 78:
    https://blog.monolecte.fr/2011/
    "68 n’a engendré à moyen terme que le coocooning, la démocratisation du mésusage des drogues, et un parasitage du terme de révolution."

    Euh, il faut peut-être avoir vécu l’autocratie Gaullienne pour réduire ainsi le mouvement social (et non la révolution) de 68 ?
    Oser soudain lever les yeux sur soi et sur l’individualité d’autrui (avec le débordement inévitable de toute nouvelle voie) n’a pas été une mince affaire, et, à y regarder de plus près, le mouvement social africain actuel est très exactement de cette trempe.

    Si nous prenons en compte cet aspect de la revendication des valeurs individuelles enfin prises en compte par la société qui les opprime, l’ensemble de ton intervention clement m’est toute agréée.

    "Ni guide, Ni théorie. Des exemples concrets."
    Je reste à prétendre que nous sommes d’abord nos propres guides, que nous suivons dans notre vécu quotidien nos propres théories avec des valeurs érigées dans l’immédiat que nous attribuons par nous-mêmes.
    Le refus de s’y confronter individuellement (par la terreur de s’y trouver nu ? "Le roi nu" : http://www.arcadi.fr/artistesetoeuv…) c’est une contrainte sociale, car de fait, il n’existe pas de valeur uniforme "PRÉALABLEMENT" applicable à chacun, c’est antinomique et hypocrite de le nier.
    Ce n’est qu’ensuite, de ces interprétations individuelles concrètes, que se dessinent les voies communes et s’en produit toute la richesse (personne n’existe par lui-même seul).
    C’est ce que pratique à l’envie les opprimeurs du monde entier pour et entre eux-mêmes, pourquoi en dénier le fruit aux oppressés ?

    Ah oui, le syncrétisme… Zut au syncrétisme alors !

    Yeaaaaaaaaah !

    Répondre
  56. paul
    paul dit :

    Ben Clément demande quoi faire de concret
    ben

    porter ses téléviseurs aux préfectures avec une lettre de motivation d’abandon de cet outil dépersonnalisant et abrutissant
    idem pour les radios.
    si

    ne plus aller au cinéma : c’est aussi de la propagande et une industrie fallacieuse lucrative

    utiliser le moins possible sa voiture, ne pas avoir plus d’une 5 chevaux
    utiliser ses jambes le plus possible, à pied et en vélo

    ne plus acheter de plats cuisinés : tout faire soi-même à partir de denrées de base

    ne pas avoir de congélateur : économie d’électricité, ne plus acheter de produits surgelés
    apprendre à se passer progressivement de réfrigérateurs : si ! c’est possible et ça marche très bien.

    dans les villes, ne plus faire sa lessive chez soi : aller rencontrer d’autres gens en le faisant dans une laverie publique. des fois c’est même étonnant.

    lire le plus possible des documents des presses alternatives sur internet, sans images, sans vidéo : ça ré-oblige le cerveaux à travailler dans la recherche de sens, la patience, la tenacité.

    ne plus faire de voyages en utilisant les trucs organisés dans des pays touristiquement détruits
    donc ne plus utiliser l’avion aussi pendant qu’on y est

    avoir une parole et le sens de la responsabilité interactive à l’égard d’autrui : ne plus avoir de portable, et convenir de se parler en se rencontrant et ne plus avoir aucune raison de ne pas aller aux rendez-vous ou rencontre

    être actif dans un réseau associatif, culturel, politique, social : échanger le plus possible en faisant des choses nécessitant la présence d’autrui, le partage des tâches, l’apprentissage de toute tâche par l’intermédiaire d’autrui

    se déprolétariser : se réapproprier tous les savoir faire de base ayant disparus avec le développement des services et machines utilitaires : donc ne plus avoir de robots ménagers, faire son racommodage à la main, éliminer tous produits d’entretien industriels et les remplacer par de l’huile de coude, et des produits de base
    y’a des tas de bouquins et de sites montrant comment retourner à des pratiques manuelles non polluantes et très économes et redonnant à l’utilisateur la fierté de savoir faire quelque chose par lui-même

    se vêtir en allant dans les fripperies, les secours populaires et catholiques, tous les organismes associatifs de recyclage de produits.

    ne prendre et exiger du médecin que des médicaments génériques le plus possible.
    aller dans les fac dentaires pour se faire soigner le ratelier
    se brosser les dents manuellement et avec du savon de marseille

    ne plus utiliser de produits annexes de l’industrie pharmaceutiques, produits de beauté etc… les remplasser par des trucs et astuces naturels, genre, se discipliner dans son quotidien et ne pas se laisser aller à la bouffe et au reste si bien vu par les tenants de la "bonne chair"

    aller à la piscine au lieu de chez le kinésithérapeute
    faire du jogging et de la marche à pieds le plus possible ainsi que des assouplissement
    voire, pratiquer un truc genre danse contemporaine (et pas ces trucs immonde de connerie corporelle comme gym sur fond de bruits électroniques saccadés et militarisés, strettching etc) escalade, art martiaux chinois

    ne jamais aller au restaurant : redécouvrir la convivialité du picnic sur un banc publique avec les passants du hasard

    ne jamais aller boire dans un bar : avoir sa bouteille d’eau du robinet dans son sac.

    ne plus rien boire d’alcoolisé : plus de bière, plus de vin, plus d’appéro etc… ça aussi, c’est de la connerie traditionnelle virile donc malsaine.

    ne plus manger de pain blanc, voire abandonner le pain complètement : on digère beaucoup mieux, on perd du poids, on se sent beaucoup mieux physiquement…

    idem pour les produits laitiers venant des bovidés : contrairement à ce qui vous ai martelé, la quasi totalité des produits que vous utilisez en cuisine dites traditionnelles nationalistes sont en fait des obligations alimentaires fabriquées par la domination du marcher agroalimentaire.
    la viande et le lait de bovidés n’est pas du tout indispensable à la nutrition voire nocives. (sauf pour les couillus, mais eux c’est normal, les couilles ça rend con)

    évidemment, abandonner TOTALEMENT tous les produits venant du porc

    ne plus utiliser de même les produits issus des industries de la volaille : c’est bourré d’hormones douteuses encore pire que pour les autres espèces animales industrialisées.

    réduire au maximum les produits financiers : donc ne payer d’impôts aux administrations financières que quand c’est obligatoire. juste les assurances obligatoires voiture logement santé, et un compte d’épargne à la gomme. pas de placement financier autrement.

    bref, j’en oublie sûrement encore d’autres que je pratique depuis longtemps, mais avec ça, ben vous sortez déjà pas mal des circuits de certitudes d’endoctrinement au système économique qui fait de tout un chacun un esclave bourreau pour tout le monde.

    sauf que voilà hein, dès la première ligne : aucune d’entre vous n’est prêt à abandonner la télévision. et encore moins le cinéma.
    donc
    les jeux du cirques ont de beaux jours devant eux
    et l’oligarchie qui les fabrique encore plus.

    et puis y’a le pire pour vous tous : NE PLUS FAIRE D’ENFANT

    Répondre
  57. Rodion
    Rodion dit :

    @ Clément: vous dites "En tant que grand théoricien de la bonne révolution vraie vous participez à ce mouvement de fuite en avant qui bénéficie à ceux qui passent les lois".
    Après quoi je renonce à vous répondre. Je ne sais pas d’où vous vient cette ironie dans l’enflure (grand théoricien, bonne révolution vraie) et essentiellement me prêtez de participer à un mouvement de fuite en avant qui bénéficie au pouvoir, je renonce à vous répondre. Je me contenterai de dire que c’est sans doute une nouvelle méthode de gratification et de récompense du pouvoir d’infliger à ceux qui l’aident, des arrestations, des garde à vue, des enquêtes des RG et ces méthodes traditionnelles issues du stalinisme et régulièrement appliquées à mon cas, de harcèlements de la bureaucratie, avec des prétextes de plus en plus effarants. C’est nouveau…. Si j’avais écouté des gens tels que vous, après avoir mené des combats de plus de dix ans, et essuyé des repressions comme aucun de mes proches, je serai probablement devenu fou, je me serai suicidé plutôt que je n’aurai rejoint le camp adverse. Quand je dis "vous", je pense notamment à beaucoup de jeunes, fraîchement sortis de l’enfance, et assurés pourtant de beaucoup. Heureusement je ne vous écoute pas. Je prends seulement acte d’une séparation qui ne se comblera pas. Si je n’avais pas eu "Toute une vie" de Jan Zabrana, et d’autres livres, pour comprendre ce qui est à l’oeuvre, si je m’en étais tenu à la sécheresse de coeur de mes semblables et à leurs vacances perceptives et intellectuelles, je n’aurais pas eu aujourd’hui, par votre voix, la confirmation, qu’effectivement, j’ai plutôt bien fait de lire et d’écrire pour tacher de demeurer vivant.
    A l’instant j’entends heureusement la voix lointaine et sensible d’Agnès Maillard me rappeller que quoique tous séparés, nous puisons à des sources qui ne sont pas différentes (sa citation de Durckheim). Nous sommes semblables parce que nous sommes tous différents.

    Répondre
  58. smolski
    smolski dit :

    clement post 81 :
    "@smolski mais pourquoi zut au syncrétisme?"

    Parce que :
    clement post 59:
    https://blog.monolecte.fr/2011/
    "Les syncrétisme ont du bon quand ils sont bien fait et finis."

    Et là encore, post 79, je considère l’infini de l’homme et non ses lignes de marge ("bien fait et finis") seules. Hop !

    Répondre
  59. Christine
    Christine dit :

    ‘tain, c’est trop passionnant.

    smolski, Rodion, Rodion, smolski, ah un nouveau, clement, et hop on recommence et on rerererererecommence. Comme IRL, les mecs s’écoutent parler et se répéter.

    Un petit concours de qui a la plus grosse anarchie.

    Chris doit être occupé ailleurs…

    Répondre
  60. clement
    clement dit :

    @ paul

    c’est bon ça.

    je vois que nous sommes d’accord.

    Je vous trouve un peu hautain cependant:

    *
    aucune d’entre vous n’est prêt à abandonner la télévision. et encore moins le cinéma.
    *

    Les autres je ne sais pas, personnellement je n’ai JAMAIS eu de télé. Si Si.

    bon: "se brosser les dents manuellement et avec du savon de Marseille" . On trouve des recettes de dentifrices à l’argile/gros sel sans doute moins dégueulasse.

    ne plus faire d’enfants: pas d’accord. C’est chiant, mais c’est la lutte la plus durable qui soit. Transmettre.

    Pas D’alcool, ok. Personnellement j’ai aussi supprimé toutes les viandes mais je ne fais pas de prosélytisme à ce sujet.

    Bonne base de décroissance, et d’hygiène. Mais dis comme ça, ça ne fera pas tache d’huile….

    @ rodion. la révolution porte bien son nom. la lutte sociale s’assimile à un flux/reflux. en cela je pense que se maintenir dans cette "révolution" au sens solaire du terme participe au maintien du système contre lequel vous souhaitez lutter. Comment sortir de ces cycles. telle est à mon sens l’interrogation.
    Quand à mon ironie, je suis un fan de bravepatrie. Point de méchanceté. Ne vous blessez pas. 🙂
    Quand au harcèlement policier… Bien évidement que je rejette cet usage de la force comme condamnation, sanction. Et je suis sincèrement à vos coté dans le défi émotionnel qui suit les grosses injustices de ce genre. A posteriori, ne pensez vous pas que toute l’énergie brulée dans ce combat perdu d’avance contre les gens d’arme du roi aurait pût avoir plus de portée?

    Chaleureusement, Mr Rodion. 🙂

    Pas de nouvelles de notre hôte?

    Répondre
  61. clement
    clement dit :

    @christelle.

    C’est vrai qu’on avance pas beaucoup parfois. Heureusement que vous êtes venu nous aider 😉

    *
    Un petit concours de qui a la plus grosse anarchie.
    *
    là, désolé, mais ne connaissant rien à l’anarchie, je ne vois pas le rapport.

    je ne vois pas trop le but de votre message. Qu’on ferme tous notre gueule?

    Déjà que j’ai maladroitement blessé rodion…

    Répondre
  62. Rodion
    Rodion dit :

    "Les mecs s’écoutent parler" c’est ce que disait, dans mon dos, un jeune homme qui parlait pourtant beaucoup. Je suppose que Christine est aussi prolixe et c’est pourquoi elle emploie ce lieu commun, qui entend effectivement nous la faire fermer, pour qu’elle puisse prendre la parole. On aura noté l’emploi du mot "les mecs". Nous avons, c’est juste, le souvenir ineffaçable, de conversations de gonzesses…. game ovaire

    Répondre
  63. Ariane
    Ariane dit :

    Je vous précise dés l’abord que ce message est ma première participation à une conversation en ligne et que je ne connais guère les usages à respecter ici. Si je devais "sortir du cadre", merci de me le signaler. Veuillez excuser la longueur aussi, souci d’être claire en recopiant les passages des messages auxquels je fais référence car je constate que lorsque cela n’est pas fait, à la lecture, je perds le fil.
    J’ai lu attentivement les échanges depuis hier.Jje retiens, en guise de synthèse ceux de Paul, Smolski, Rodion, et Clément.
    Car je me sens étrangement oscillante à vous lire et j’envie votre belle assurance.
    post 17 de Paul: "moi je pense tout simplement que les gens, là, maintenant, sont de plus en plus nombreux à regretter de vivre, de plus en plus nombreux à se retrouver dans la démarche que discerte Camus dans le mythe de Sysiphe, bref qu’on est de plus en plus nombreux à être tenté par le suicide : et du coup, y’en a qui s’immolent par le feu et ça fait démarrer les autres.

    parce que les autres là du coup, ils se reconnaissent dans ce geste de plus supporter la vie qu’on nous impose et de le hurler quitte à se faire massacré plus rapidement que par la vie misérable que des salauds phallocrates en costard cravates nous font subir."

    voilà, en fond, en moi et autour de moi, je ressens un peu ce désespoir insidieux, bien caché parfois, mais présent. Le grand r^ve humaniste porté au pinacle par le Conseil national de la Résistance est en train d’être versé aux archives, et le retour au réel est difficile. Et pourtant, pour faire face à ce desespoir, ne pas plonger dans la deprime, j’ai besoin d’un idéal, d’y croire, et aussi d’agir, "vite, une bonne révolution" j’en rêve des fois. Et alors, j’apprécie les propos de Robion : je cite post 38:
    ""Dès que cette part d’irrationnel et de poésie est bannie, tu n’as plus que de la démographie du numéraire, rigidité cadavérique et cadavre tout court. Il n’y a plus que l’homme économique (…) Toutes les notions de fraternité, de démocratie, de liberté, sont des valeurs de convention, on ne les reçoit pas de la nature, ce sont des décisions, des choix, des proclamations d’imaginaire auxquelles souvent on sacrifie sa vie pour leur donner vie. (…) L’homme sans mythologie de l’homme, c’est le néant, et le néant est toujours fasciste, parce qu’étant donné le néant, il n’y a plus aucune raison de se gêner. Les civilisations ont toujours été une tentative poétique."
    (Romain Gary)

    Il se peut, et je sens d’ailleurs confusément que c’est bien cela qui monte, il se peut que l’homme du XXIème siècle se voue entièrement à un pragmatisme qui le confine au fascisme. Avant d’y tomber à mon tour, ou plutôt tout bonnement de succomber, je veux dire qu’il y a derrière Rodion.com, derrière les pixels, derrière l’écran où nous sommes retranchés, un anonyme qui est comme tant d’autres ensevelli sous les décombres d’un triomphe sans précédents. Les conditions dans lesquelles le spectacle avait déjà imposé ses règles quand j’étais jeune ont largement dépassé tout ce que j’ai pu connaître. Comme beaucoup je ne me sens absolument plus de ce monde et de cette vie qui est réduite à peu de choses; avec cette conscience que ce peu peut fort bien et me sera vraisemblablement retiré. Nous sommes des déportés psychologiques, moraux et intellectuels, comme aucun siècle n’en a jamais tant fabriqué."

    C’est simple, je me prescris systématiquement une bonne perfusion de Robion après toute attaque de Paul.
    Et puis, il y a mon cerveau analytique, le sérieux, le tranquille, le raisonnable, qui lui m’incline vers Smolski post 47:
    Ces oppresseurs qui nous manipulent, unis comme jamais dans leurs profits monstrueux , comme jamais nous, nous ne parvenons à le faire dans notre adversité commune.
    Nous devons en cela ressembler à leur constance et bannir de nos efforts et sacrifices tout ce qui ne porte pas un résultat immédiat pour notre détermination commune : la liberté, le partage et la justice pour tous.
    Agir, non plus seulement pour notre satisfaction individuelle, mais pour notre classe d’opprimés mondiale toute entière.
    Ne pas raccourcir notre vision et nos actes à l’évenementiel téléguidé par nos oppresseurs, ni à des voeux de lendemains enchantés sur de nouvelles décombres d’inhumanité pour nos enfants."
    là c’est le traitement homéopathique, au jour le jour, pour tenir dans une action simple, humble et ent^petée, développer des lieux d’échanges citoyens en ce moments ou alors créer un système d’échange solidaire (SEL) pour faire de la politique CONCRETEMENT. Et cela m’amène pour finir à Clément: post 78:
    "QUE FAISONS NOUS ? Faire. Fabriquer. Modifier le réel. En tant que grand théoricien de la bonne révolution vraie vous participez à ce mouvement de fuite en avant qui bénéficie à ceux qui passent les lois. Ni guide, Ni théorie. Des exemples concrets. Tu n’es pas le premier à qui je pose cette question de manière sérieuse. En général, après, je n’ai plus de nouvelles…
    le grand soir a lieu tous les soirs. Et tous les soirs ceux qui agissent gagnent. Regardons le nombre de lois ignobles qui passent en ce moment…

    Quand l’air, l’eau et la terre seront dépendantes de l’industrie de par leur toxicité tout sera définitivement perdu. PERDU. La seule terreur durable devrait être celle-ci. Tout le reste n’est que temporaire."
    Alors voilà, j’en prends un peu des trois, chaque jour, du paul du roboion, du smoski et du clément. parfaois, j’ai un peu le coeur chaviré, l’estolmac surmené, alors je coupe la ligne. Et j’essaye de chercher du concret. je vais aller voir hakim Bey, Clément dit qu’il y a des idées, pour ne pas mourir gâteuse et le dos en vrac, derrière mon clavier, à rêver le monde et à renoncer chaque jour un peu plus à y vivre.
    Je me dépêche, je suis pressée, désolée pour les fautes s’il y en a. Ariane
    "

    Répondre
  64. Rodion
    Rodion dit :

    Chère Ariane, soyez sincèrement remerciée. J’en suis personnellement très touché. Je me permets seulement de vous dire que l’espérance ne date pas du CNR, qu’on peut estimer, qu’en tous temps, l’homme était, pour partie, habité d’une foi idéaliste. Notre époque de cynisme moque l’idéalisme et l’utopie après avoir mené Benjamin Fondane à Birkenau…. C’est pour cela, en ce qui me concerne, que j’ai tenu, autant que possible, à me tenir éloigné du cynisme et du pragmatisme contemporain, au prix de la solitude, mais avec quelques belles consolations (dont votre intervention)

    Répondre
  65. clement
    clement dit :

    @ rodion

    j’avais eu l’impression de vous vexer, blesser… Si j’ai juste eu l’air d’un jeune con c’est beaucoup moins grave.

    je ne voulais pas que le sarcasme ne devienne un mur. c’est tout.

    Cdlt,

    Répondre
  66. Christine
    Christine dit :

    "je ne vois pas trop le but de votre message. Qu’on ferme tous notre gueule?"

    "qui entend effectivement nous la faire fermer, pour qu’elle puisse prendre la parole."

    Non, pas du tout, je n’imagine pas une seconde que vous allez la fermer. C’était une sorte de test… à usage strictement personnel… Par contre, je ne sais pas si je dois considérer le résultat comme positif ou négatif…

    Répondre
  67. smolski
    smolski dit :

    Comme le souligne Ariane post 89 :
    https://blog.monolecte.fr/2011/
    "je me sens étrangement oscillante à vous lire"

    Oui, osciller, car c’est de l’ensemble de chacun, de sa personne, de ses convictions et de ses circonstances propres que naît la volonté commune, non l’inverse.
    Et comme la volonté propre de chacun, cette volonté commune ne peut ni s’assagir (se stabiliser), ni se drapper de certitudes, seulement progresser et faire progresser communautairement en retour contre la même oppression.

    Christine post 85 :
    "Un petit concours de qui a la plus grosse anarchie."
    Mais Christine, ne vous en faites pas, aussi librement que pour tous, le raccourcis ici de vos interventions prend un sens que chacun peut étendre à lui-même, comme pour toute les interventions sur ce blog, ‘acrée gamine va !

    Et pourquoi pas ne considérer l’outil internet, où chaque personne exprime en partage ses convictions librement ("encore" librement..?) comme l’arme la plus anti-propagandiste possible, par-delà les nations, cultures et générations ?

    Hugh le machin sage de la montagne a parlé.
    Bienvenue Ariane ! 🙂

    Répondre
  68. paul
    paul dit :

    @ clement
    ben non hein
    contrairement à une idée courante, le savon de marseille pour se brosser les dent, c’est pas du tout désagréable. c’est très neutre. ça laisse pas de goût très longtemps dans la bouche, ça s’efface très très vite.

    après pour le reste, sans dec, je crois pas un seul instant que de toute façon les gens abandonneront leur attachement à tout ce qui fait le succès du système : par ce que la grande habileté du système c’est de s’être construit sur une manipulation après observation très rigoureuse des meors, atavisme, idéologies de base, tripales communes à toutes les ethnies classes sociales etc…

    tiens par exemple, vous concevez pas un seul instant de pouvoir transmettre autrement qu’en faisant des enfants vous-même. réfléchissez aux fondements psychologiques inconscients qu’il y a derrière ça et qui fait que les autres solutions pour transmettre quelque chose à autrui ou au monde sont ignorées alors que plus nombreuses diversifiées et riches…

    bref
    j’attends plus rien quoi hein

    Répondre
  69. clement
    clement dit :

    @ paul

    tiens par exemple, vous concevez pas un seul instant de pouvoir transmettre autrement qu’en faisant des enfants vous-même.

    je n’ai pas dit ça. Concrètement, je pense que si le plus grand acte d’intelligence est de ne pas faire d’enfants, la situation ne peut que s’aggraver. On file droit sur un terrain glissant, malthusianisme, voire eugénisme, prenons garde.

    Il y a plein de moyen de transmettre, une grande partie de ce que je transmettrai à mes enfants ne viendra pas de mes parents, et ainsi de suite. Mais je pense que l’être humain est le meilleur "moyen de communication".

    cordialement

    Répondre
  70. miha
    miha dit :

    Vive le peuple tunisien !
    Tant pis pour les "pisse-froid" qui s’inquiètent des changements dans les pays du maghreb… moi, ça me donne la pêche et l’espoir.
    Et je préfère largement les musulmans courageux au musulmans modérés comme nous voudrions tous qu’ils soient.

    Le jasmin est devenue ma fleur préférée… allez savoir pourquoi…

    Répondre
  71. Rodion
    Rodion dit :

    Le Jasmin est le nom donné à cette révolution par les médias occidentaux. C’est une référence au jour où Ben Ali a pris le pouvoir. De sorte que le nom de révolution Jasmin agace les tunisiens.
    L’émotion révolutionnaire est belle Miha mais le fanatisme émotionnel est incompatible avec la victoire parce que le pouvoir sème justement une confusion émotionelle qui sépare les gens sincères. Garder relativement la tête froide n’est pas inutile….
    C’est une guerre pas un match de foot…

    Répondre
  72. Manola
    Manola dit :

    Merci de tout coeur pour ce billet lucide!
    Le dernier paragraphe en particulier… nous rappelle à quel point nous étions si proches du possible et si loin de la maturité et du courage des peuples arabes!!!
    L’idéalisme des Lumières a inspiré des hommes à l’autre bout du monde et nous, que faisons-nous?

    Répondre
  73. DanielRELL
    DanielRELL dit :

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