La vie des lemmings

J’ai su que ça allait être une grande journée dès que je suis sortie de la douche en m’inversant le coude par la faute d’une culotte hargneuse planquée en embuscade devant le caillebotis qui me tient lieu de tapis de lavabo.


Dans le troupeauUne grande journée, donc, qui verra mon entrée fracassante dans le monde de la politique, la vraie, celle avec des professions de foi, des slogans, mais pas trop, des programmes qui tentent de résumer en un recto-verso A4 des années de construction de projet de société. Aujourd’hui, je vais au bled en chef poser sur la photo de groupe pour la campagne électorale. Et affiner la propagande. Et me réchauffer à l’humanité studieuse et débridée des autres candidats. Parce que, voilà, c’est fait, j’ai franchi le rubicond, je sors du sempiternel rôle de râleuse officielle, je me lance dans l’action, je suis une candidate.

Une heure de route, rendez-vous sous un arbre, parce que quand on est écolos de gauche rouge foncé, on fait collectif et naturel.
Bien sûr, rien ne se passe jamais exactement comme prévu. Un appel téléphonique impromptu et me voilà déjà assez juste selon ma montre. Et même si la matinée est déjà bien avancée, la voiture est encore entièrement gelée. Je tente le dégivrage à la bouteille de flotte, mais l’eau se resolidifie au fur et à mesure que je la verse. Je me dis qu’on va avoir l’air d’une sacrée brochette de pingouins, à sourire sous notre arbre écolo, en écharpes et Moon boots. Finalement, j’arrive à creuser des meurtrières de transparence embuée dans la masse translucide de la glace, à caser la gosse à l’arrière, dans son kit de survie triple épaisseur, même qu’elle ne peut plus plier les bras, à défourner/empanièrer mon fabuleux gâteau au yaourt tatin sans me brûler les pattes et à démarrer le tank vers de nouvelles aventures, délicieusement odorantes.

Je viens à peine de dépasser le bled que j’ai comme une sensation de mou sous la pédale. Cela fait quelque temps, depuis l’avant-dernier plein à prix d’or pour être précise, que la R25 a comme des épisodes tussifs à l’accélération. Rien de bien méchant. Même si l’autre jour, j’ai un peu calé au moment de passer le carrefour de la mort, celui avec une visibilité nulle et des bagnoles qui déboulent là à tombeau ouvert. Bref, j’entame la grande côte du Bouit, une saleté de montée qui m’éclate les mollets chaque fois que je me la tente en vélo, à m’en déchirer les poumons, tellement il faut jouer des jambes pour ne pas se retrouver à pédaler à reculons. J’écrase le champignon pour envoyer la sauce et le moteur a comme un blanc immense, comme s’il se demandait s’il faut vraiment lâcher la horde de chevaux que j’ai sous le capot. Je rétrograde un coup, pendant qu’une camionnette, en plein élan pour avaler la funeste grimpette, s’agrandit à vue d’œil dans mon rétro. La voiture renâcle, tousse, tressaute et le compte-tours s’effondre. J’ai à peine le temps de repasser en première et de lancer les feux de détresse que la camionnette emplit toute ma lunette arrière avec force d’appels de phares. Hop ! La caisse bondit, reprend du souffle, me colle à mon siège, retousse, cahote et rue, pendant que la camionnette me dépasse dans un grand coup d’accélérateur rageur.

À ce moment, il est manifeste que j’ai un problème mécanique. La voiture fait des bonds et se cabre, j’ai l’impression d’être dans un rodéo de bagnoles à suspension hispanique, comme dans les mauvaises séries américaines, mais j’arrive à atteindre le haut de la pente en tressautant. Ce qui n’est pas forcément une très bonne nouvelle. Parce que la visibilité est réduite et que des voitures, lancées comme des fusées sol-sol folles, me dépassent avec des hurlements de cylindres indignés.

Comment est-ce que je peux bien oser ramer sur leur trajectoire et les forcer à dévier un tant soit peu de leur route ?

À l’arrière, la gosse est secouée comme une frisée dans l’essoreuse et me regarde dans le rétro avec de grands yeux inquiets. Je ne suis pas encore en train de paniquer, mais j’ai conscience de la précarité de notre situation, et malgré le froid polaire de l’habitacle, j’ai les joues rouges et je sens la sueur qui commence à me baigner le dos.

Je m’échine sur les vitesses et l’accélérateur, pour nous sortir de là, et d’un seul coup, le compte-tours fait le tour du cadran et nous voilà propulsées de nouveau dans la course. J’éteins les warnings, restabilise la vitesse dans le flux et me promets de m’arrêter au prochain village, malgré le temps qui passe et le rendez-vous qui s’éloigne. La montée suivante achève la voiture et l’accélérateur me lâche juste quand j’aborde une petite cuvette, en haut de la grande cote suivante. Warning. Bonds de cabri sous excta. Petites et grandes accélérations, mais rien n’y fait. C’est comme si je visualisais mentalement la grosse saleté qui vient d’obstruer mon filtre de carburateur et qui coupe définitivement l’arrivée d’essence.

Nous sommes extrêmement mal placées, dans ce petit creux sans visibilité. J’ai réussi à me coller au bas-côté, mais je ne peux aller plus loin. Les voitures déboulent au dernier moment, déboîtent en hurlant et nous abandonnent dans la campagne glaciale. À tout moment, il peut arriver quelqu’un de plus distrait que les autres qui finira sa course folle encastré dans mon coffre. Je me retiens de gueuler comme un putois contre le flux qui nous menace et je tente de joindre mon garagiste. Mais il est tellement blindé de clients, en ce moment, qu’il ne répond plus au téléphone. Je dois organiser ce bordel.

J’ai revêtu le sublime gilet fluo à même le col roulé et je sors la gosse de la voiture pour l’envoyer se mettre à l’abri de la circulation de l’autre côté du fossé, dans le champ encore blanc de givre. Je suis à la fois gelée et bouillante. J’ai sorti le foutu triangle dont on ne sait jamais dans quel sens il se monte et je cherche une position d’où il sera visible de loin. Les voitures continuent à passer à fond la caisse et rien ne suspend leur course : ni le triangle, ni mon gilet de travaux publics, ni les feux de détresse, ni la petite silhouette de ma fille dans le champ, rien. À croire que Godzilla vient d’attaquer le bled et que toute la population le fuit, prise de panique.

Je ne sais pas pour vous, mais quand je vois une voiture manifestement en panne sur le bas-côté, avec des gens et tout, déjà, je ralentis pour éviter d’accrocher quelqu’un et pour évaluer la situation. Systématiquement, je lance mes propres feux de détresse pour signaler à mes suiveurs qu’il y a un problème devant et le plus souvent, je m’arrête à hauteur des personnes sur la chaussée, histoire de savoir si le problème est bien pris en charge et si elles ont besoin de quelque chose. C’est seulement si on me confirme que tout est OK que je reprends ma route, tout en collant des appels de phares à ceux que je croise sur un kilomètre pour avertir du problème.
Pour moi, c’est la procédure standard.

Donc, je m’attends un peu, quelque part, à ce que quelqu’un ralentisse et me propose son aide. Mais non. Il passe une à quatre voitures par minute et absolument personne ne fait seulement mine de ralentir. Il y a de tout. Les monospaces avec des mères de famille debout sur l’accélérateur, des camionnettes de chantiers avec des armoires à glaces serrées derrière le pare-brise, des berlines luxueuses avec des vieux seuls, des petites caisses de chômeurs en fin de droit, des brouettes d’agriculteurs, des 4×4 de chasseurs à la casquette assortie à mon gilet. De tout, et c’est comme si j’étais la femme invisible avec la voiture invisible et la gosse fantôme. Ou alors, je suis un martien. Ça doit être ça. D’ailleurs, plus le temps passe et plus ma carnation hésite entre le bleu de froid et le vert de colère.

Mais où courent-ils tous avec tant d’impatience ? Quelle urgence les talonne au point de leur ôter tout sens commun ? Nous sommes un samedi, un peu après 11 h. Même s’ils rentrent des courses, vu le temps qu’il fait, ils peuvent bien prendre une minute de leur temps précieux sans que leurs surgelés se fassent la malle.
Les gens de la maison d’en face sont sortis. Je suis en train de hurler contre un monospace conduit par une femme au regard haineux qui m’a frôlé à près de 100 km/h. Je les reconnais, je les croise au bled, pour le boulot, plein de choses. Je viens de joindre monsieur Monolecte qui part chez le garagiste pour qu’il m’envoie de l’aide. Ma vie est pourrie, mais pour une fois, j’ai le réseau qui accroche bien dans la campagne profonde. Les voisins me proposent de prendre la gosse à l’intérieur, qu’elle se réchauffe. C’est la première fois que quelqu’un propose quelque chose de décent depuis le début de ma panne, 20 minutes plus tôt.

En tout, je vais rester 35 minutes au bord de la route, avec tous les signes extérieurs de détresse déployés. Il va passer entre 50 et 60 véhicules. Et personne, je dis bien personne, ne va seulement ralentir pour ne serait-ce que demander si j’ai besoin de quelque chose.
À moment donné, une berline ralentit et se gare derrière ma voiture. Je me dis que même s’il n’y en a qu’un seul, il suffira pour me redonner fois en l’humanité. En fait, non, c’était juste pour vérifier que personne n’arrivait en face avant de me dépasser.

J’ai annulé mon rendez-vous électoral tout en me demandant si je ne viens pas d’avoir la carrière politique la plus courte de l’Histoire. D’un autre côté, je me demande si, comme le dirait Louis, tout ceci n’est pas un signe, énorme, évident. Signe des temps, d’un lien social en lambeau, de l’inutilité de continuer à se casser le cul pour une bande de connards égoïstes plus préoccupés par l’accumulation de merdouilles clinquantes que du sort de son voisin. Qu’est-ce que tu veux construire avec des gens comme ça ? Comment veux-tu être seulement entendu quand tu parles de solidarité, de justice, de coopération, de collectif ? Ça doit être comme si tu parlais tutu et petits chaussons avec un demi de mêlée : beaucoup de bruit pour rien. Tu vas te battre pour eux, tu vas lutter pour eux, tu vas rêver un monde meilleur pour eux et tu seras vachement content s’ils ne te clouent pas une croix en guise de remerciement.

Tu veux que je te dise ? Niveau sacerdoce, je ferais aussi bien de partir bonne sœur. Au moins, dans les conneries pieuses, tu as encore des supporters qui ont la foi. On a beau jeu de bramer que les politiques sont tous pourris. Mais là, plantée au bord de cette petite route froide de Gascogne, je me dis que finalement, on a les hommes politiques que l’on mérite.

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124 réponses
  1. smolski
    smolski dit :

    "Tu vas te battre pour eux, tu vas lutter pour eux, tu vas rêver un monde meilleur pour eux"

    Euh non Agnès, pas POUR… mais AVEC eux !
    Et il y a du chemin à faire entre tous, tu l’as dit fleurette.

    "À la fin, c’est nous qui vaincrons car c’est nous les plus forts." Fakir

    PS : Correction à faire avant dernier paragraphe :
    "J’ai annulé mon rendez-vous électoral tout en me demandant si je ne viens pas d’avoir la carrière politique la plus ROUTE ( / courte – plutôt, non ? Il est vrai que dans le feu de l’action que tu relates…) "

    Hop hop hop ! 😀

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  2. emmp
    emmp dit :

    Si ça peut te consoler, sache que j’ai moi-même dérapé et fini dans le fossé il y a un mois. Rien de cassé, mais la voiture était bloquée dans la boue. Et celle qui était juste devant moi s’est arrêtée illico, le conducteur en est sorti et m’a raccompagnée à la maison (sans draguer, en plus). C’était un samedi vers 18 h. Allez, les gentils, ça existe ! Courage !

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  3. Hady Ba
    Hady Ba dit :

    " Il passe une à quatre voitures par minute et absolument personne ne fait seulement mine de ralentir. Il y a de tout. Les monospaces avec des mères de famille debout sur l’accélérateur, des camionnettes de chantiers avec des armoires à glaces serrées derrière le pare-brise, des berlines luxueuses avec des vieux seuls, des petites caisses de chômeurs en fin de droit, des brouettes d’agriculteurs, des 4×4 de chasseurs à la casquette assortie à mon gilet. "

    En fait ce qui vous est arrivé est une illustration de quelque chose qui est connu en psychologie sociale comme l’effet du spectateur ou syndrome de Genovese. Apparemment, quand vous êtes dans une situation de détresse dans un endroit où il y a beaucoup de passage, les témoins n’interviennent généralement pas parce que chacun pense que si l’autre n’est pas intervenu, il n’a pas à le faire. Paradoxalement, sI vous aviez été sur une route déserte, il est probable que la première voiture se serait arrêtée. Dans de tels cas (agression dans le métro, problème dans une foule ou panne sur une route très fréquentée), la seule chose à faire est de responsabiliser quelqu’un au hasard en lui demandant spécifiquement de l’aide.
    C’est un peu comme dans l’expérience de Milgram, très peu de gens résistent à la pression sociale et il faut en être conscient pour éventuellement y pallier.
    A propos de l’effet du témoin: http://fr.wikipedia.org/wiki/Effet_

    PS: J’espère que tout s’est bien terminé et bonne chance pour les élections.

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  4. paul
    paul dit :

    ben y’a une autre solution

    vous pouvez le faire par vous même, simplement parce que c’est comme ça que vous sentez vous exprimer… et ensuite, ben souvent ça génère une dynamique qui fait que d’autres viennent avec vous et que vous faite le truc avec les autres etc…

    maintenant, effectivement, l’événement, en plein hiver, à de quoi refroidir et inspirer une certaine misanthropie, cruellement réaliste…

    mais bon, y’a quand même monsieur monolecte et puis y’a la voisine d’en face qui a réchauffé votre fille

    ça commence comme ça

    moi depuis trois mois, je redécouvre quelque chose à partir du groupe de la chorale locale à laquelle je participe… et je vois bien que ça me fait évoluer aussi.

    alors qu’effectivement, mon expérience dans un parti prétendument représentatif d’idées collectives m’a laissé un "pas très bon souviendir".

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  5. Alter-Oueb
    Alter-Oueb dit :

    "Qu’est-ce que tu veux construire avec des gens comme ça ?"
    C’est très précisemment la question qui m’a fait, moi aussi, arrêter mon engagement syndical. Un jour, j’ai tout envoyé en l’air, avec ce constat amer : "les français sont des veaux", ils n’ont finalement que ce qu’ils méritent.
    La réalité heuseusement, c’est qu’il existe encore des gens solidaires et à l’écoute des autres. Mais il n’y en a pas beaucoup. C’était visiblement pas ton jour de chance…

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  6. paul
    paul dit :

    ben je pense que l’explication psychosociale proposée par hadyba au commentaire 5 est probablement réaliste.

    c’est donc pas forcément le poids de l’endoctrinement, mais simplement un bête mécanisme psychologique qui fait ça

    et que la solution qu’il précaunise revient à celle que j’indique précédemment : on arrête la première voiture possible. et là on fait démarrer un autre processus psychologique.

    donc de simplement, malgré le lourd constat de l’indifférence générale apparente, tournant à une misanthropie désespérante, que je connais bien aussi, on se dit qu’on va faire le truc, par exemple cet engagement dans une campagne électorale, simplement PAR soi-même parce qu’on ressent le besoin de s’exprimer comme ça sur le moment. et après on verra ce que ça entraine.

    au départ on le fait pas pour mais par soi-même. ensuite il vient qu’on le fait AVEC des autres comme le propose Joël

    j’prétends pas que ça va marcher. mais j’vois pas trop comment sortir de l’ornière autrement que comme ça. autrement, on risque de regretter de n’avoir pas fait le truc ressenti comme un élan au départ etc…

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  7. Laurent
    Laurent dit :

    Monolecte écrit:
    "[…] je me dis que finalement, on a les hommes politiques que l’on mérite."

    Ben finalement ne serait-ce pas l’inverse? La politique et le capitalisme n’ont-ils pas conditionné notre société à devenir égoïstes? à manquer de la solidarité la plus élémentaires?

    Autre explication: La peur entretenue par les médias ne joue-t-elle pas dans ces moments le rôle d’inhibiteur à la solidarité? Peut-être que tous ces automobilistes ont pensé à s’arrêter et puis ont pris peur que tu ne sois une serial killer de campagne?

    Ou encore ils ont pensé qu’un autre couillon s’arrêterait à leur place?

    Moralité: j’espère que ton RDV politique n’était pas pour un parti capitaliste de droite ou de gauche…

    Répondre
  8. wiwi
    wiwi dit :

    "Tu vas te battre pour eux, tu vas lutter pour eux, tu vas rêver un monde meilleur pour eux et tu seras vachement content s’ils ne te clouent pas une croix en guise de remerciement."

    Si tu le fais vraiment "pour eux", arrête tout de suite. En revanche, si c’est "pour toi", c’est une autre histoire 😉

    Répondre
  9. Rodion
    Rodion dit :

    @wiwi: Il y a une interdépendance sans laquelle les utopies s’étiolent et meurrent dans l’opportunisme et l’insincérité révolutionnaire… "en revanche, si c’est "pour toi", c’est une autre histoire, c’est justement l’histoire des contre révolutions…

    Répondre
  10. @desenfumage
    @desenfumage dit :

    Pourquoi il n’y aura pas de révolution avant longtemps, en France ? Un parfait exemple, dans ce billet. On a les politiques qu’on mérite, exactement.

    Répondre
  11. Rodion
    Rodion dit :

    @desenfumage: Je suis tout aussi pessimiste et même plus encore, peut-être. Je ne connais certes pas vos opinions sur le sujet. Mais il m’est arrivé d’écrire "quand on se réveille de l’indifférence c’est souvent pour la haine… " (en témoigne le visage de cette dans son 4×4 et qui y-t-il de plus représentatif d’une réussite, dans notre société, que ces gros modèles de voitures? Et qui y a-t-il de mieux servi dans cette société que ces gens? Et par conséquent qui prend le plus parti dans le jeu tronqué de l’élection et qui dirige l’existence sociale mieux que ces gens? Ce fait divers (http://bellaciao.org/fr/spip.php?ar…) je le trouve d’ailleurs explicite….) (Le poète Armand Gatti raconte qu’il avait beaucoup de mépris pour les larbins des plus riches. Un jour où il a été sauvé de la noyade par l’un de ces larbins, il a été obligé de revoir son jugement à leurs propos)

    Répondre
  12. Croa
    Croa dit :

    Franchement je suis scié ! :-/

    Ce qui t’es arrivé n’est pas normal, surtout vis à vis d’une femme.

    J’ai toutefois une explication qui se tient : C’était le matin et il y avait du monde.
    Le matin tout le monde est pressé : il ne faut pas faire attendre le patron, ou le client… « Et il y en aura forcément un autre qui s’arrêtera !» (Pensée secrète)

    Le soir, sûr qu’il y aurait eu plein de monde pour t’aider! Sur une route déserte il y a de fortes chances que la première voiture à se pointer se serait arrêté… Quoique je sois moins sûr de ça.

    Ceci dit, mécaniquement quel était le problème, finalement ?
    (Celui-ci a peut-être un rapport avec l’eau.) Laisser coucher une voiture dehors fait peut-être gagner 5 mn… d’habitude! La voiture s’abîme à force ! Le garage, c’est pas pour le chien et ça aide à moins se servir du truc pas toujours indispensable rangé dedans!

    Répondre
  13. smolski
    smolski dit :

    "Qu’est-ce que tu veux construire avec des gens comme ça ?"
    Attention ! D’étendre une généralité à tous, c’est se réduire à la sécheresse de son ego, comme ceux qui nous perdent en ce moment, rien de plus.

    Résister ! LOL

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  14. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Une à quatre voitures par minutes, c’est beaucoup pour une petite route de campagne, mais ça ne fait pas tant de monde que cela. Tu peux très bien circuler sur cette route sans voir le gars devant ou le gars derrière, c’est à dire en étant objectivement seul.

    Je connais l’effet du spectateur (ben oui, j’ai suivi de longues études en psychologie sociale), ça marche très bien pour expliquer pourquoi il vaut mieux être agressé sur un quai de métro où il n’y a que quelques témoins que dans une rame bondée, mais dans le cas qui nous intéresse, ça ne marche pas. Ça marche d’autant moins que je fais une distinction entre s’arrêter pour prendre des nouvelles et ralentir pour limiter les risques d’accident. Le truc, c’est que personne ne ralentissait, ce qui, pour le coup, était hallucinant, tant cette attitude est juste dangereuse. Je ne pensais pas que tomber en panne au bord d’une route de campagne pouvait être aussi dangereux que de l’être sur l’autoroute. Et encore, quand je vois une bagnole en rade sur la bande d’arrêt d’urgence, je chouffe pour vérifier que rien ni personne ne va malencontreusement se précipiter sur la chaussée.

    Non, ce que je voyais, c’était des gens énervés parce que j’étais sur leur chemin, parce que je les gênais. Et c’était un samedi, un jour où il n’y a pas tant de RDV urgent que cela.

    Bien sûr, il ne faut pas généraliser à partir du petit bout de la lorgnette, mais j’additionne. La solitude qui s’étend, la démobilisation, tous ces petits indices de rien qui dessinent de plus en plus le portrait d’une société sans corps, sans lien, sans ciment. L’état de crise dans lequel nous nous enfonçons est, bizarrement une crise du social, une crise de l’humain.

    Oui, je ne suis pas tendre avec mes concitoyens. Oui, pour une nana qui prétend faire de la politique, me voilà bien loin des discours bien lisses qui flattent l’électeur dans le sens du poil.

    Pour vous dire ce que vous voulez entendre, il y a déjà tous ceux pour qui vous votez depuis des années.

    Répondre
  15. L'Augure des pampas
    L'Augure des pampas dit :

    Je me souviens de cette phrase d’une chanson (laquelle ? et de qui ? …Thiéfaine, peut-être ?) qui disait à peu près "…Et ceux qui croiront à l’amour finiront cloués sur une croix…"
    Voilà Madame Monolecte, votre avenir est tout tracé….

    Répondre
  16. Riyik
    Riyik dit :

    Agnès, Si vous êtes disposée à définitivement reléguer la moindre illusion sur l’époque, je vous recommande ce livre, qui a valu à son auteur peu de louanges en comparaison de la violence qu’on lui a retourné (car la violence tient d’un traumatisme qui laisse plus durablement des traces que les louanges…) . Ce que vous racontez je n’en suis pas particulièrement étonné et notamment, vous suggerez que les interprétations sociologiques puissent être datées, je m’autorise à rajouter qu’on gagne plus sûrement à lire "psychologie de masse du fascisme" de Wilhelm Reich, pour mieux appréhender ce qui est en train de se jouer sous notre regard encore incrédule et totalement impuissant à l’endiguer. Dans ces voitures il y a "la carapace caractérielle" dont parlait Reich. Je suis personnellement très inquiet, depuis à peu près l’année 2002, c’est à dire après le 11 septembre, une date qui après Maastricht, avant le référendum européen, marque une attaque planétaire des Etats (le G20) contre la culture qui lui résistait le mieux (orientale) et contre ses propres peuples. Secousses qui se répercutent sur l’Algérie, la Tunisie et dont l’impact, de plus en plus visible, se manifeste sous la forme d’une surenchère fasciste dans toute l’Europe. Un fascisme intégré psychologiquement comme le nazisme a pu s’étendre à tous parce qu’il était précisément dans la langue (voir Victor Klemperer), dans l’excitation de bassesses (le petit homme de Reich), dans les prémices du spectacle (Goebbels) et dans la propagation technologique à tous les pans de la vie.

    Debord disait, ne songeant pas à des Berlusconi, Bush, Sarkozy, incultes, qu’il n’a pas eu le temps de connaître: "Il faut ajouter à cette liste des triomphes du pouvoir, un résultat pour lui négatif: un Etat, dans la gestion duquel s’installe durablement un grand déficit de connaissances historiques, ne peut plus être conduit stratégiquement"

    Et Mailer qui ne manquait pas de pertinacités, laquelle se vérifiera plus franchement bien plus tard après sa mort, c’est à dire aujourd’hui, Mailer disait "Bien sûr, ç’avait été un projet qui avait toute la naïveté profonde de supposer que les gens votaient pour exprimer leur désir alors qu’il lui fallait encore découvrir que les électeurs obtenaient satisfaction en déchargeant leur haine"

    Il y a deux opinions qu’on oppose régulièrement: que le politique est responsable du désastre ou que c’est au contraire le peuple qui appelle ces politiques. Ces opinions ne sont pas irréconciliables si l’on veut bien admettre qu’il y a une interdépendance dans un système donné, système dont on ne peut pas réformer le plus petit détail sans défaire l’ensemble.

    Le livre:
    La discipline de la haine
    http://www.pirefiction.fr/livres_ar

    Une haine sans premier rôle et sans figurants
    (ceci n’est pas un livre) un casting du feu: la société
    spectaculaire et marchande … Une discipline qui
    n’implique pas que l’adjudant, Pire fiction et
    Régis Duffour vous présentent leurs condoléances :
    va je ne te hais point….
    Dynamiques et volontaires, transversaux et horizontaux, flexibles et compétents, créatifs, et citoyens, les armées du gouvernement concèdent tant d’efforts … et à quelle fin… des siècles de famine de la vie au nord comme au sud. En tout et pour presque tout une planète dépouillée et ses occupants affamés et écrasés. Le destin du IVème Reich spectaculaire et marchand n’est certainement pas une fable de l’affranchissement contée par Esope.
    Les écrouelles : le Roi de France et la Reine Anne passaient pour avoir le pouvoir de guérir la scrofule en imposant les mains aux malades. Dans l’imposture de l’émancipation on prête au despotisme des vertus semblables: des écrouelles au pouvoir d’achat, c’est plus que des mains qui sont imposées aux sujets, une discipline. Anton Tchekhov disait «L’amour, l’amitié, l’estime ne forment pas des liens aussi solides que la haine commune ».

    Répondre
  17. JLG
    JLG dit :

    Agnès,
    La prochaine fois tu m’appelles ! Je n’habite pas très loin.
    Et même avec la fièvre, je viendrais à votre secours. Je ne laisserai jamais Camille geler de froid. Toi encore, t’es résistante…
    A bientôt,
    Jluc

    Répondre
  18. cultive ton jardin
    cultive ton jardin dit :

    Je me suis souvent posé la question de savoir si c’est pas encore plus déraisonnable de croire en l’Homme (qui englobe les femmes, bien sûr, la majuscule est limpide) que de croire en un dieu quelconque. Et, comme tous les croyants, je m’obstine.

    Ceci dit, je pense qu’on ne se bat jamais jamais pour les autres, mais seulement pour soi. Pas pour des avantages matériels, mais pour l’image qu’on se fait de soi et du monde, pour le monde dans lequel on voudrait vivre.

    Répondre
  19. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Je crois qu’on s’engage parce qu’on défend une certaine idée de ce que devrait être la société humaine, c’est avant tout une question de collectif. Effectivement, dans un premier temps, c’est toi, et seulement toi, qui n’es pas content de tes conditions de vie, de la manière dont les choses fonctionnent. Et le plus souvent, ça en reste là. Tu râles devant ta télé de merde, tu râles à table en famille, tu râles dans les soirées ente potes. Le monde est pourri et gouverné par des connards. Sauf qu’au bout d’un moment, tu te rends compte que ça ne suffit pas. Que de râler dans ta barbe ne fait rien avancer.

    Pour moi, le niveau au-dessus, ça a été de râler publiquement. Le Monolecte est ma forme élevée de râlage. Mais là aussi, ça ne suffit pas.

    Donc, on passe au collectif : les manifs, les assos, les collectifs, les actions communes, la recherche des innovactions, c’est à dire de toutes les petites et grandes initiatives, individuelles ou groupales, qui permettent de faire avancer le schmilblick. Des fois, ça marche. Mais le plus souvent, ça ne suffit pas.

    Donc, je tente encore autre chose. Je doute que ça marche. mais je dois essayer. Pas tant jusqu’à ce que ça marche. Mais jusqu’à ce que cela donne aux autres envie de se mettre à penser un peu plus collectif aussi.

    Répondre
  20. Simplicissimus
    Simplicissimus dit :

    Juste une remarque (bête) :

    parmi toutes les couleurs par lesquelles vous êtes passée (bleu, vert, rouge,…) , j’apprécie particulièrement le Rubicon(d).

    Merci pour ce coup de gueule !

    (et merci à Riyik pour, entre autres, la citation de Debord ; elle vient d’où ?)

    Répondre
  21. smolski
    smolski dit :

    Post 22
    https://blog.monolecte.fr/2011/
    Agnès écrit :
    "Je crois qu’on s’engage parce qu’on défend une certaine idée de ce que devrait être la société humaine, c’est avant tout une question de collectif."

    C’est un point de vue très arbitraire il me semble.
    C’est même le point de vue appliqué historiquement dans notre société et qui porte les fruits que nous recevons actuellement.
    🙁
    Les actions collectives disent : agissons ensemble.
    Et pourquoi pas proposer : agissons chacun, à son idée, égalitairement.
    Le capitalisme porte autant de valeurs et de contraintes que le communautarisme ou que les autres systèmes de vie sociale.
    Ce sont les application collectives, hors des circonstances individuelles, qui leur font perdre le sens commun.
    Il nous revient de valoriser l’identité sur la globalité.
    Le collectif ne possède comme fondement que des rêves idéologistiques qu’on s’efforcera au mieux d’appliquer sur nos idéaux individuels.
    Ce ne sera finalement que cautère sur une langue de bois !
    Une vie essentiellement chimèrique en fait, et peut-être aussi la cause profonde de nos errements collectifs répétés ?

    Yep ! 🙂

    Répondre
  22. paul
    paul dit :

    @joël
    "Et pourquoi pas proposer : agissons chacun, à son idée, égalitairement."
    ben tout simplement parce que c’est directement récupérable par la suite de toute dynamique de groupe, par l’individualisme, la loi du plus fort en gueule, l’égoïsme
    et que c’est précisément ce que prône le capitalisme.
    c’est la porte ouverte à la démagogie.

    ensuite on peut très bien fonder le collectif sur du réalisme matérialiste : le rapport directe à la réalité nécessitant coordination des besoins et des aptitudes de chacun.

    c’est aussi typique de l’idéologie bourgeoise que de prétendre que toute idée de réflexion et de coordination globale tenant compte de l’élémentarisme social est une construction idéaliste, idéologique etc… c’est du dénie de sens de ce qu’est la démarche scientifique matérialiste qui construit les théories à partir de l’expérimentation de l’observation du réel.

    Répondre
  23. paul
    paul dit :

    ben oui évidemment que c’est un foutage de gueule monumental
    adam smith lui-même fait des tas de remarques montrant qu’il doute fortement de la réalisabilité de ce principe.
    ensuite depuis
    scientifiquement on a bien vu que l’effet d’un système, d’une structure était largement dépassé par cette somme des élémentairismes
    maintenant on en est à des concepts comme l’émergence
    c’est pas pour rien
    mais c’est assez récent pour être totalement ignoré.

    Répondre
  24. Alexandria
    Alexandria dit :

    Cher Monolecte, tu es dans la posture de qui jette le bébé avec l’eau du bain. Et je comprends ta colère. Moi aussi je suis souvent en colère ; d’abord contre moi-même, parce que je ne fais pas toujours tout ce que j’estimerais devoir faire – fatigue, vieillissement, paresse… – ; et aussi contre le matraquage systémique des valeurs de m… véhiculées par les media : hystérie des pubs, débats où personne n’écoute personne, etc. Il y a une phrase, sans doute tenue pour un « bon mot » au départ, qu’on entend de plus en plus, réplique définitive de la beauf’ attitude, et qui m’insupporte : « Chacun sa merde ! » La répétition de cette phrase depuis quelques temps scande le succès de l’idéologie individualiste accouplée de façon obscène à l’idéologie du « diviser pour régner ».
    Quand je compare ma « merde » à celle du voisin, je constate presque toujours qu’elles ont des points communs ; et qu’on gagnerait collectivement à faire face ensemble à tout ce qui nous pourrit la vie. Il me semble discerner des frémissements de cette mise en commun des difficultés et des solutions…
    Évidemment, réchauffe-toi d’abord un peu, après cette galère, avant de récupérer un peu d’optimisme…
    Fidèlement, Alexandria.

    Répondre
  25. smolski
    smolski dit :

    "Le libéralisme économique actuel est le plus gros foutage de gueule de l’Histoire en ce qu’il prétend que de la somme des égoïsmes nait l’intérêt commun!"

    Il le dit, le fait aussi d’ailleurs, mais se garde bien de l’appliquer égalitairement !
    "Fait ce que je dis et pas ce que je montre."

    Il est paradoxal de se référencer (capitaliste ou collectiviste) sur la valeur d’un seul individu (souvent mis en marge de la collectivité, de lui-même ou par ses pairs), de ses actes et de ses pensées pour signifier le bien fondé d’un idéal collectif !
    Il est l’exemple même que c’est en se dégageant de la collectivité que naissent les idées les plus riches, les plus nécessaires à tous.

    Pourquoi se limiter à quelques-unes de ces idées seulement ?
    Comment ne pas manquer d’effacer ces consciences individuelles si nous les imprimons d’office HIÉRARCHIQUEMENT dans l’idéal commun ?
    Comment les extraire point par point de la pensée collective, sinon qu’en :
    "agissons chacun, à son idée, égalitairement"

    ~~~~~~~~~~~ É G A L I T A I R E M E N T ~~~~~~~~~~~~

    Tchap ! 😀

    Répondre
  26. paul
    paul dit :

    ben au lieu de nous répéter en grosse lettre le terme auquel du fait de sa connotation plus encore que de sa définition initiale… on ne croit plus ou dont on se méfie

    ça serait bien Joël que vous nous expliquiez le sens que recouvre ce terme dans votre esprit hein.

    idem pour les propositions que vous faites précédemment. parce que là c’est vague. y’a plein de possibilités d’interprétations et de récupérations contradictoires.

    Répondre
  27. pupuce
    pupuce dit :

    pour ce que ça vaut je connais souvent ce genre de moments de solitude et de rage mêlées.
    grosso modo je pense que ce qui se passe dans la tête du témoin pas secourable à ce moment là c’est au choix ou cumulé:
    tiens, elle a pas de bol, elle
    bah en même temps c’est une fille y’a bien un mec qui va s’arrêter
    attend elle a l’air seule si je m’arrête j’en ai pour des plombes, manquerait plus qu’elle soit déprimée et qu’elle cause
    oh et pis tout le monde a un téléphone mobile de nos jours
    imagine qu’elle ait pas la thune pour le dépannage je vais pas lui avancer, non plus?
    c’est ça, je ralentis, je me prends un des fous du volant dans l’arrière, et c’est moi qui paie au final
    c’est pour ces cas là qu’y’a des assureurs

    pour la gosse c’est bien simple, les enfants sont des bagages, de nos jours, rien d’autre. et pis ils aiment ça, le froid, la neige, eux. c’est connu. mais si. ça va l’amuser.

    je peux te le dire parce que dans ma situation actuelle (je rame avec deux mômes en cherchant un relogement) je pousse tout ce qui me parle (soit en réalité très peu de monde) et même ce qui ne me parle pas ou plus du moment que c’est au courant de la situation, à me dire pourquoi il ne me parle pas davantage, pourquoi il ne prend pas de nouvelles régulièrement alors que je suis dans une merde noire, et pourquoi il ne propose rien, ni ne demande ce dont j’ai besoin.
    tant qu’à avoir l’air déjà morte socialement j’exige de savoir pourquoi les témoins attendent mon faire part de décès sans rien branler. je sais je suis chiante mais c’est important pour moi de déterminer précisément qui sont les salauds. comme ça un jour je saurai les reconnaître avant qu’ils ouvrent la bouche, ce sera super pratique (si je fais breveter la méthode je serai riche, en plus).

    ce qu’on me répond est édifiant:
    on a tous nos petits problèmes (!), t’as bien des parents pour t’aider (bin nan), attends c’est bon tu vas pas mourir d’aller en hlm (faudrait-il qu’il y en ait de libres, ducon), t’as qu’à bosser moi je bosse (mon dernier n’a pas 3 ans, je suis en CP, c’est si simple), tu ferais pas une dépression toi (il est clair qu’avec un cachet ça repartira comme en 40) et en guise de retranchement "fallait pas divorcer" (fallait surtout pas se marier si tu veux mon avis).

    je peux donc te confirmer que quand t’as la moindre emmerde dans la société actuelle il y a de quoi perdre tous tes idéaux solidaires en deux minutes et devenir un connard égoïste comme les autres, en effet.

    ceci étant si tu fais ça, tu propages l’épidémie, et tu n’es pas de ce bois-là, toi. tu ne le seras jamais. rassure-moi, parce que si jamais même toi tu lâches je vais plus avoir grand monde à lire dans les contemporains.

    une note d’espoir: dans le marasme de ma solitude et de mes emmerdements il y a une petite voix d’une femme que j’ai sollicitée alors que je ne l’ai pas vue depuis 7 ans, c’est pas rien, des fois qu’elle aurait un conseil gratuit, juste ça, à me donner, voire un sourire, je suis en manque.
    et bin depuis deux jours cette femme a consacré un peu de son temps à chercher de son côté, sans que j’aie à lui demander, des solutions pour moi et mes gamins. je ne dis pas que c’est elle qui va trouver la sortie du tunnel, je ne dis pas que ce qu’elle va trouver va convenir, je ne dis pas non plus que parce qu’elle cherche je ne cherche plus moi même, rien de tout ça.
    je dis que juste le fait d’avoir quelqu’un qui semble un tout petit peu se préoccuper de savoir si tu vas vivre ou mourir, ça fait beaucoup de bien.
    et je te dis, à toi Agnès que ça existe. c’est rare mais il ça existe, il existe une résistance immunitaire au virus de la connerie crasse et égoïste, la pandémie ne tuera pas toutes les bonnes volontés.
    ( on n’a plus qu’à croître et multiplier comme dirait l’autre et on pourra coloniser la planète et ce sera gagné.hop. )

    Répondre
  28. paul
    paul dit :

    bon, aller
    là on est plusieurs
    donc on va pouvoir monter un comité de soutien vachement actif de la candidature électorale d’agnes monolecte dans sa commune

    ben si quoi.

    Répondre
  29. Rodion
    Rodion dit :

    On ne naît pas égaux. Mais la société accroît très considérablement ces inégalités au cours de l’existence. Cette société et beaucoup la société de Li Po (Chine, an 700)

    Répondre
  30. Rodion
    Rodion dit :

    Erratum: Cette société et beaucoup MOINS la société de Li Po (Chine, an 700)

    (Or c’est précisément le contraire de ce qu’on nous enseigne à l’école et que la propagande ressasse qui se passe pratiquement)

    Répondre
  31. smolski
    smolski dit :

    Difficile d’intervenir après ce que vient d’écrire pupuce.
    Non, il n’y a pas que des fuyards dans nos vies, comme tu le constates, des petites bonnes femmes aussi se solidarisent, et puis des petits mecs, quand cela leur est possible.

    Dans mon patelin sont arrivés des albanais réfugiés de leur pays.Un plein bateau éparpillé en france.
    Parce que nous avons pu prendre contact avec eux, qu’ils ne se sont pas cachés, certains d’entres nous avons pu leur offrir quelques assistances individuellement.

    Ne te dissimule pas pupuce, continue d’agrandir tes contacts.
    Nous sommes là, forcément, prêts à intervenir auprès de toi, garde le front et le regard levé, toujours.

    Yep ! 😀

    @ paul
    Je préconise de cesser d’utiliser les convictions collectives sur les individus.
    Ce fonctionnement à largement montrer son obsolescence.

    Je propose donc à chacun de mener son idéal de vie.
    D’appliquer à lui-même les valeurs sociales qu’il défend.
    Cesser de dire : faites ceci et pensez cela, le faire et le penser nous-mêmes.
    Ne pas établir des à priori sur le résultat de ce point de vue avec des considérations directement issues de la culture du collectivisme .
    Enfin, je ne crois pas plus à l’homme qu’à moi-même. Et pas moins !

    Hop !:-D

    Répondre
  32. paul
    paul dit :

    désolé Joël mais c’est pas beaucoup plus précis
    faudrait développer
    les libéraux utilisent exactement les mêmes discours et termes que ce que vous dites là.
    alors évidemment on peut aussi dire que les libéraux se caractérisent par un art consommé du mensonge et de la récupération des discours de leurs contradicteurs
    ben c’est pour ça que faut faire plus de dix lignes pour expliquer.

    Répondre
  33. Riyik
    Riyik dit :

    M.Smolski: vous décrivez exactement ce qui est l’oeuvre et pour les dommages qu’on sait. Vous exortez souvent au "jouir sans entraves" sans percevoir que cette jouissance, dépourvue de "morales" et sensibilité, a donné lieu à toutes sortes de triomphes hégémoniques et relégué d’innombrables sensibilités dans les décombres de la frigidité, de l’impuissance et de la peur.
    Un intellectuel américain disait, et c’est ce qui se passe, qu’en l’absence de cultures communes, la langue des hommes se réduisait à quelques signes. Or, de mon point de vue, je conçois mal l’amour (en général, amitié, entente, fratrie, amour) sans paroles.
    Le ciel a voulu qu’un soir où je confiais à des copains ce discernement de l’intellectuel américain, à une table voisine, se trouvait un jeune homme entouré de quatre jeunes filles. S’adressant à celle qui était sa copine il s’est mis à aboyer, il imitait le chien. J’y ai trouvé une résonance certaine avec le propos que je venais de tenir. Les filles parties il est venu à notre table. Passablement ivre et aggressif (voir la discipline de la haine) il m’a comparé à un personnage de série télévisée que je connais pas (je ne regarde pas la télé). Il a rajouté "c’est pas ta faute, mais t’as l’air d’un con et ça jouera toujours contre toi. Tu as la gueule d’un con c’est comme ça". Ce qui me distingue de mes semblables, physiquement, ce sont des lunettes et des cicatrices sur le visage. Ce qui me distingue de lui c’est ma langue.
    Sa copine était absolument ravissante et ses amies tout autant. Ce jeune homme avait sans nul doute ainsi, l’impression de me dominer, d’autant que j’ai 20 ans de plus que lui et que je ne peux pas prétendre à séduire pareille beauté, dont sans nul doute, comme chaque homme, je "rêve".
    Avec votre théorie, ce qui a dominé ce soir là, c’est l’absence de langues communes qui s’est traduite par l’avillissement (l’aboiement) la haine (ma gueule de con) et mon éternelle, si je peux dire, humiliation d’homme désormais mur, et jamais en état de séduire des beautés, alors qu’il me semble j’ai une langue, plus nuancées, plus sensible que ce jeune homme. Avec votre théorie c’est aussi le triomphe absolu du spectacle parce que ce jeune homme était avec ces jeunes filles, parce qu’ils ont été élevés aux conditions générales et aux lois du spectacle (c’est à dire du pouvoir): sa comparaison avec le personnage d’une série télé le prouve. J’ai tenté de prolonger Debord dans "la discipline de la haine" et j’ai taché de montrer en quoi nous étions passé dans la séparation achevée et la propagation de la haine (notamment par le détournement dans ce cas du spectacle à des fins de haines -sa comparaison – et à cause de l’absence de langues communes et tout bonnement parce que les mots manquent. Quand on se réveille de l’indifférence c’est pour la haine.). Je précise que nous avons offert à ce jeune homme, malgré son attitude, de le réconforter, que nous lui avons payé à boire. Qu’il a pu séduire d’autres filles à une table voisine. Qu’elles n’ont pas porté sur nous le moindre regard. Nous étions trois copains, toujours délaissé par les femmes. Nous aurions voulu "jouir sans entraves", aimer, partager, nous privilégions l’effort de la parole et le triomphe est allé à l’aboyeur, à sa haine, à ses références au spectacle, à sa langue issue du pouvoir.
    En un mot votre théorie est extrêmement suspecte d’occulter le triomphe du spectacle et les conséquences que j’en ai tiré dans "la discipline de la haine’"

    Répondre
  34. pupuce
    pupuce dit :

    @ smolski :
    "Je propose donc à chacun de mener son idéal de vie.
    D’appliquer à lui-même les valeurs sociales qu’il défend.
    Cesser de dire : faites ceci et pensez cela, le faire et le penser nous-mêmes.
    Ne pas établir des à priori sur le résultat de ce point de vue avec des considérations directement issues de la culture du collectivisme ."

    >>je me prosterne aux pieds de cette sage parole.

    vivre et laisser vivre, ne pas faire aux autres ce qu’on voudrait pas qu’on nous fasse, ou alors le moins possible et réparer quand on s’en rend compte, au moins, si personne n’est parfait on peut tendre à le devenir… pour moi que le monde tourne rond du point de vue humain c’est d’une simplicité déconcertante.
    qu’on me dise que l’astrophysique et les énergies non polluantes c’est chiadé, ok je peux l’intégrer (encore que d’après moi si un humain peut comprendre tout le monde peut, question de pédagogie), mais le simple respect d’autrui je vois pas du tout où c’est compliqué, ce qu’il faut c’est juste donner la même valeur à tout humain, connu ou inconnu.
    c’est dommage que ça ne passe pas comme idée…un paquet de gens se sont penchés dessus au fil des siècles, on a essayé de la faire passer par des croyances religieuses, par des politiques, et au final on a l’impression de rejouer la même scène historique tous les trente ou cinquante ans…c’est chiant, non? quand est-ce qu’on évolue?
    je me suis totalement gourée de siècle je crois.
    ou alors de planète.
    (mais dans ce dernier cas j’exige qu’on me rende mes super pouvoirs, au moins. ;D)

    Répondre
  35. smolski
    smolski dit :

    Je r’pique à pupuce (de circonstance, hein ! 😀 ) la formule :
    "donner la même valeur à tout humain, connu ou inconnu c’est dommage que ça ne passe pas comme idée"
    Merci pupuce !

    Il n’est pas donné de retourner une valeur égale pour tout et tous, car nous nous mettons ainsi en contradiction avec l’instinct de vie (inné lui) établi en nous.
    Pour nous en libérer sans folie et nous entreprendre différemment, de manière égalitaire, je pense que c’est une affaire en continue d’éducation individuelle, de convictions débattues et de partages solidaires.
    Peut-être que la Toile permet d’avancer certains points en ce sens maintenant ? (J’aime à le croire.)

    Finalement, attribuer des valeurs personnelles selon les circonstances vécues, c’est vivre immédiatement, sans règles sinon les siennes, sans entraves sinon sa volonté, c’est être et demeurer soi-même et non le fantôche de nos terreurs. C’est être libre et responsable de soi devant tous, et d’en répondre.

    @Riyik post 39
    https://blog.monolecte.fr/2011/
    "jouir sans entraves sans percevoir que cette jouissance, dépourvue de "morales" et sensibilité" "

    La morale et la sensibilité sont des entraves ?
    Bien au contraire, à condition que ce soit des entraves que l’on s’appproprient, que l’on expérimentent soi-même continuellement et pas le joug imposé par un idéologisme béatifiant, par un occulte-turisme" télé-régnant, par le "statuefèrement" législatif (le statut des lois comme une statue de fer arrogante et pourrie indéboulonnable).

    "Faire l’amour, en jouir, en pleurer, en rire et ne pas faire la guerre."
    Yep ! 😀

    Répondre
  36. pupuce
    pupuce dit :

    smolski ne me remercie pas c’est pas moi qui l’ai inventé le truc "aime ton prochain comme toi-même", hein. c’est vieux comme Erode. je crois que c’est sur le mot "prochain" que y’en a qu’ont pas compris, en fait.
    😉

    Répondre
  37. paul
    paul dit :

    ben quand même hein je sais pas si vous vous rendez compte mais bon

    le truc là "Je propose donc à chacun de mener son idéal de vie.
    D’appliquer à lui-même les valeurs sociales qu’il défend.
    Cesser de dire : faites ceci et pensez cela, le faire et le penser nous-mêmes.
    Ne pas établir des à priori sur le résultat de ce point de vue avec des considérations directement issues de la culture du collectivisme ."

    ben sarkozy et les libéraux disent la même chose et l’appliquent très bien !

    et comme ils ont le fric et le pouvoir de le faire : ils le font
    et c’est leur idéal de vie : le fric et le pouvoir

    Répondre
  38. Rodion
    Rodion dit :

    @ smolski…. Je suis désolé mais vous parlez pas différemment de la propagande et de la pratique libérale. Pascal disait "ceux qui disent les mêmes choses ne les possèdent pas de la même manière" et c’est pourquoi je me garde bien de vous comparer à un chantre du libéralisme.
    Mais ce que vous dites je l’ai rencontré quelquefois sous la forme de gens qui étaient littéralement fous, parce qu’ils chantaient comme vous les louanges de l’égalité et agissaient à l’opposé, parce qu’ils niaient la tyrannie capitaliste et qu’elle les brisait et comme je ne me conformais pas moralement et pratiquement à cette tyrannie, c’est à dire qu’à la fois je les défendais d’avoir été brisé mais dialectiquement je contredisais leurs négations de la tyrannie, j’ai essuyé avec les pires horions. Pourquoi? Simplement parce que mes idées les défendaient mais pas mes moyens (je suis pauvre). Alors ils m’ont tué. Maintenant vous mettez un homme dont les idées les accable, mais qui a les moyens de les aider, ils ne le tueront pas….

    Répondre
  39. Rodion
    Rodion dit :

    La généreuse ambition de cette société se résume à ces mots qu’avec sa voix grave, Jim Harrison prononçait du fin fond du Montana "money, money, money"…

    Répondre
  40. kaos
    kaos dit :

    @ smolski & pupuce : A vous lire, toute parole est vaine, toute société, fasciste. "Chacun fait à son idée", c’est la séparation achevée, comme dirait l’autre. Ou quand la soi-disant liberté se fait cellule d’isolement.
    "Chacun fait à son idée", c’est pourtant ce qu’il se passe tous les jours. Mais qui produit ces idées ? Et qui détient les moyens de les réaliser ? Et même : qui produit ce ‘chacun’ en tant qu’ensemble de monades séparées (indice : ça n’est pas la nature) ?
    Sérieusement, comment mieux nier notre aliénation collective qu’en appelant chacun à "faire à son idée" ? Comment mieux effacer la conflictualité politique qu’en appelant à des réactions individuelles ? Comment mieux noyer l’essence même du fait social que par les appels à la morale ?
    Bref, qu’est-ce que c’est que ces conneries ?

    Répondre
  41. Rodion
    Rodion dit :

    @ Kaos: Votre intervention est bien tranchée et pertinente. La seule objection que j’aurai à formuler pour la "défense" de smolski et pupuce tient à la phrase de Pascal, mais aussi à l’idée d’une sensiblité et d’une intimité sensible propre à chacun qui doit effectivement pouvoir s’exprimer en rapport avec ce qu’Orwell et Dickens appellent la "Commun decency" (des dispositions naturelles à la bienveillance).
    Pour le reste je suis entièrement de votre avis.

    Répondre
  42. smolski
    smolski dit :

    "les (libéraux) barbares disent la même chose et l’appliquent très bien"
    Très bien ?

    "être libre et responsable de soi devant tous, et d’en répondre."
    🙂

    Pour illustration, je vous propose cet extrait de l’émission de arte d’hier soir : auswitch-Premiers témoignages" :

    "Chaque matin, par tous les temps, nous étions maintenues (là, des femmes) dehors en rang par 5 pendant 1 à 2 heures. Immobiles.
    Malgrès les coups qui pleuvaient jusqu’au crime lorsque les gardiens s’en apercevaient nous finissions subrepticement par nous resserrer afin que le vent glacial ne pénètre qu’un peu moins au sein de notre groupe.
    Chacune derrière l’autre, nous glissions aussi nos mains sous les bras de la précédente afin de les maintenir un peu abritées."

    Ces exemples de transgressions individuelles des lois imposées (oh combien!), c’est cela que je propose.
    Des lois propres à chaque individu, nécessaires en conscience et partagées entre tous.

    C’est vrai, le barbarisme est l’utilisation de ce principe, mais il le propose à l’inverse de ce qui est énoncé.
    Pour lui, c’est la transgression sans partage, sans l’égalitarisme ni des moyens, ni des résultats, seulement des con séquences..
    Le barbarisme, c’est le meneur de ces camps et le privateur de chacun.

    Je propose que sur un blog, nous ne formulions pas si aisément des exemples personnels pour étayer nos interventions contradictoires, c’est plus cool pour se répondre, non ? 😎

    PS : Cette émission d’arte est basée sur la diction des témoignages de quelques survivants immédiats, posée sur des images actuelles des camps (2010), sans interférences (comme à l’habitude) avec des personnages, ni avec des images d’archives souvent répulsives et détachées de tout propos.
    Cela m’a parût une vraie documentation télévisuelle, dont la teneur fut d’autant plus saisissante par le choix marqué de cadrages simples, enchaînés avec la diction quasi-neutre des textes témoins, le tout faisant ainsi directement appel (et en continue) à la réflexion personnelle du téléspectateur.
    Moment rare et libératoire en télé ! 😉

    Répondre
  43. smolski
    smolski dit :

    Post 46 : https://blog.monolecte.fr/2011/

    "Chacun fait à son idée,c’est pourtant ce qu’il se passe tous les jours."
    Oui, justement, et comment faire autrement sans folie ou mourir ?

    "Mais qui produit ces idées ?"
    Nous-mêmes, individuellement et à chaque instant.

    "Et qui détient les moyens de les réaliser ?"
    … Nous, c’est à dire : Je; Toi. Il.

    "qui produit ce ‘chacun’ "
    Notre existence en conscience.

    "comment mieux nier notre aliénation collective"
    Mieux la nier ? Tu me fous le bordel là ! 🙂
    Je dirai qu’on ne peut mieux s’en défendre qu’en l’identifiant en nous-même déjà.

    "Comment mieux noyer l’essence même du fait social que par les appels à la morale ?"
    Où l’appel à la morale dans mes propos ? Il me semble préconiser plutôt la destruction de la morale collective, non ?
    rappel : "attribuer des valeurs personnelles selon les circonstances vécues,"

    Et dans le même sentiment :
    "Ne pas établir des à priori sur le résultat de ce point de vue avec des considérations directement issues de la culture du collectivisme ."

    Resistez ! Soyons ce que nous sommes.

    Hop ! 🙂

    Répondre
  44. Swâmi Petaramesh
    Swâmi Petaramesh dit :

    Ouais, moi aussi j’ai eu une carrière politique courte. Mais courte !

    Mais l’autre soir, en rentrant de nuit avec ma môme, suis tombé sur la grande route sur un vieil Espace en panne avec un jeune couple dedans. Z’avaient crevé et pas de manigoince. Je leur ai prêté la mienne et poireauté les 20 minutes nécessaires à ce que le jeune homme change la roue de sa chiotte tout en l’éclairant de la lampe que j’avais et qu’eux n’avaient pas. Ce sont des choses qui arrivent.

    Bizarrement, j’en ai récupéré pas mal des naufragés de la route, y compris sur le toît ou dans le ravin après 5 ou 6 tonneaux…

    Répondre
  45. kaos
    kaos dit :

    "Soyons ce que nous sommes."
    Nan mais… C’est pas un slogan Nike ça ? Ou Coca-Cola ou je ne sais quoi ?

    Et l’exemple d’Auschwitz est assez mal choisi. La transgression est collective et pas individuelle.

    "
    "Mais qui produit ces idées ?"
    Nous-mêmes, individuellement et à chaque instant.

    "Et qui détient les moyens de les réaliser ?"
    … Nous, c’est à dire : Je; Toi. Il.

    "qui produit ce ‘chacun’ "
    Notre existence en conscience.
    "

    C’est exactement ce que je disais. Négation du fait social, de la production collective des idées, négation des déterminations du social, des rapports de force, disparition du contexte historique….
    L’individu dont tu parles est une abstraction, une pure construction idéologique, qui va de pair avec une ‘liberté’ parfaitement abstraite : celle de l’artiste-entrepreneur qui dompte vents et marées dans une époustoubiriffante ‘sculpture de soi’. Fume Joe, c’est du belge.
    Pour la réalité sociale, on repassera après la gueule de bois.

    "Ne pas établir des à priori sur le résultat de ce point de vue avec des considérations directement issues de la culture du collectivisme ."
    Ça a l’aspect du libéral, la texture du libéral, l’odeur du libéral, et curieusement, le goût du libéral. J’aimerais franchement m’en étonner, mais après tout ça, j’ai un peu de mal.

    Répondre
  46. Rodion
    Rodion dit :

    @Kaos: sincèrement j’admire votre obstination. je suis trop épuisé et retiré du monde des hommes pour faire un rhéteur aussi régulièrement vigilant que vous l’êtes.
    Smolski me fait l’effet d’être un psy… qui n’aurait pas lu l’Ecole de Francfort…. Un psy ordinaire, chargé de slogans, mais pas dénué d’une certaine sensibilité qui de par sa fonction, n’a pas été malmenée par la tyrannie.
    Victor Klemperer sorti des camps n’a sûrement pas dit "soyons ce que nous sommes"… Il a dit, tout au contraire, que le IIIème Reich était continué par un IVème où nous sommes, et où le langage publicitaire et les slogans sont la monnaie courante des dictatures qu’avait parfaitement saisi Orwell. Sur un site voisin "Les entrailles de mademoiselle", une internaute dit à une autre féministe qui est typiquement du genre de féminisme guerrier et fanatique à soutenir qu’un Quasimodo allocataire du RSA dominerait encore Sharon Stone, parce que c’est un homme… L’autre internaute (Christine bobo de la cause) dit: "ne lâche rien!" (suit un smilley). On a tout dans cette expression: le fanatisme d’une langue minimaliste, le point d’exclamation des hordes de combattants et le smilley typique de la langue du publicitaire qui recouvre la haine d’un inoffensif sourire artificiel….

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  47. smolski
    smolski dit :

    "Et l’exemple d’Auschwitz est assez mal choisi. La transgression est collective et pas individuelle."
    Si tu le dis.

    " "Soyons ce que nous sommes."
    Nan mais… C’est pas un slogan Nike ça ? Ou Coca-Cola ou je ne sais quoi ?"
    euh… "connais-toi toi-même" si tu préfères.
    Mais bon, prendre un argument pour un slogan ?

    "L’individu dont tu parles est une abstraction"
    Ah ? Je m’tâte alors, des fois que…

    "Smolski me fait l’effet d’être un…"
    Pas de grossièreté dans vos propos sur ce blog jone heume ! SVP. Hop (blagounette, calmos)

    "le langage publicitaire et les slogans sont la monnaie courante des dictatures"
    +1

    "le smilley typique de la langue du publicitaire qui recouvre la haine"
    Raté pour toi sur ce post, grand fou !

    Pourquoi s’acharner idéologiquement contre alors que rien dans mes propos n’est imposé à quiconque (dans les dire et les faits) et ne peut donc être idéologiquement retenu ?

    Une erreur, on peut en débattre; un point de vue, le commenter; mais qu’apportez-vous vous comme réponses aux questions soulevées par ce fil, et qui ne soit pas idéologiquement de bois (sans soif) ?

    Ah s’qu’on s’marre, hein !

    Répondre
  48. Rodion
    Rodion dit :

    @ Christine: Tout cela dit évidemment sans compter que nous n’en avez pas la moindre conscience. Cette société est pleine d’innocents tels que vous… Pour les ravages qu’on sait… Vous avez cette inestimable "chance" de compter sur l’autorisation expresse d’une tyrannie, qui vous a agrégé à son idéologie, et qui ne fait pas moins de morts que le nazisme.
    Allez prévenir vos petites copines… que je suis là

    Répondre
  49. Christine
    Christine dit :

    smolski développe un individulisme farouche, exempt de toute dimension collective (qu’il déprécie en parlant de façon nettement négative de collectivisme). Alors que pupuce essaie de bien se conduire aussi par égard pour les autres.

    Il manque l’idée que la lutte contre l’ordre établi actuel doit être aussi collective, "de classe" quoi

    Je suis d’accord : smolski est un libéral droitiste infiltré

    Répondre
  50. paul
    paul dit :

    des fois je me demande si smolsky ce n’est pas une taupe de l’ump déguisée en nanarchiste…

    pis non, depuis trente ans, j’ai vu énormément de nanarchistes tiendir ce discours là inspirateurs ou récupérés par les libéraux et les publicitaires de toutes marques

    leur truc est effectivement une destruction totale de toute conscience du fonctionnement global de tout système écosocial : donc du collectif.

    Répondre
  51. pupuce
    pupuce dit :

    je ne vois pas à quel moment, quand je dis que chacun peut faire à son idée en fonctionnant sur le principe de vivre et laisser vivre et en gardant en tête que la liberté de l’un s’arrête là où commence celle de l’autre, j’encourage ou plébiscite des comportements visant à aliéner, dominer, contrôler, et manquer de respect à autrui.

    il me semblait avoir choisi les expression les plus simples et les plus compréhensibles pourtant: ne pas faire à autrui ce qu’on ne voudrait pas qu’on nous fasse ça me paraît accessible comme pensée. c’est ce qu’on enseignait naguère dans les cours de morale à des enfants de 5 ans.

    si je suis prompte à critiquer l’ordre égoïste établi, je ne le suis pas moins à critiquer ceux qui se cachent derrière une aliénation de masse pour cacher leur pure et simple lâcheté mêlée d’une grosse fainéantise intellectuelle.

    qu’on me dise qu’il y a deux cents ans c’était dur de développer une pensée propre, vu les défauts qui régnaient en matière d’apprentissage de la langue et d’accès à la culture, je peux l’entendre.
    je ferai juste remarquer au passage qu’à cette époque les pensées agitatrices étaient cependant plus nombreuses qu’aujourd’hui et que les révolutionnaires étaient loin en 1789 de tous savoir lire. on en concluera ce qu’on voudra.

    mais alors venir me dire aujourd’hui, à l’heure où le moindre bled de pampa a une bibliothèque, où un paquet de gens ont accès à la plus grand bibliothèque du monde nommée internet depuis leur salon, où l’instruction est devenue obligatoire de 6 à 16 ans avec contrôle de niveau en prime, venir me dire à cette époque-là qu’on n’a pas les moyens de se faire sa propre idée du monde et de penser par soi-même, là, merde, non!
    je peux entendre plein de choses mais ça, non. il ne tient qu’à chacun de se remuer un peu le trouffion et les neurones, quand même.
    la malhonnêteté intellectuelle règne en maîtresse dans nos sociétés parce qu’on la laisse faire.
    dès lors qu’on déciderait de ne pas l’accepter, à commencer par soi-même, on ne pourrait plus laisser les choses se faire comme ça.
    un dirigeant qui enlève des acquis sociaux sait très bien ce qu’il fait. quand il dit "mais non c’est pas grave et puis il faut", il sait que c’est faux. archi faux. quand on a inventé la sécu on sortait de la guerre on n’avait pas les moyens du tout. c’était utopique. il le sait. c’est dans les livres d’histoire, y’a encore des vivants de l’époque, au pire, si on doute des livres. il se donne tout seul le droit de mentir. parce que lui il s’en tamponne, il a les moyens.il sait très bien ce qu’il fait à autrui, quand, comment et pourquoi il le fait.
    ce qui se passe dans sa tête c’est exactement la même chose que dans celle des mecs qui s’arrêtent pas en voyant une voiture en panne. de la pure malhonnêteté intellectuelle, de la pure irresponsabilité, de la recherche de fausses excuses pour se dédouaner tout seul et se mettre au clair avec sa conscience (ou juste lui dire de fermer sa gueule).
    je persiste il ne tient qu’à chacun de refuser ce fonctionnement. c’est tout à fait possible, d’autres l’ont fait avant nous et avec beaucoup moins de moyens intellectuels et d’informations. si tout un chacun s’y met au final ce sera tout le monde parce que tout bêtement la mode se sera inversée et on pointera du doigt non pas les pauvres cruches dans mon genre qui ramassent les conneries des autres, mais ceux qui les font.
    donc merci de vous poser les bonnes questions au quotidien et d’arrêter avec les théories déculpabilisantes certes mais stériles.
    au quotidien j’ai refusé des postes et des emplois plein de fois parce que je ne voulais pas accepter de faire partie de ceux qui acceptent de se faire traiter comme de la merde, parce que j’ai conscience que si j’accepte un salaire inférieur à ma convention par exemple, mes gosses quand ce sera leur tour la convention aura juste sauté. et oui j’ai eu le chômage en remerciement. je m’en fous.
    je ne suis que de passage. et je ne suis pas éthiopienne non plus, ça va, j’ai pas forcément besoin de beaucoup et ce que je laisse aura plus de valeur si c’est un monde qui tourne rond que si c’est un coffre fort.
    au quotidien j’ai donné ma démission parce que sinon le seul mode de garde possible pour mes gosses était dangereux. rien ne dit que malheur serait advenu mais j’ai agi en mon âme et conscience et je me suis assurée qu’il n’adviendrait pas, tout court, et que mon employeur aurait trace, une fois dans sa vie, d’un jour où une nana lui a dit la réalité de ce qu’est une vie de nana justement. j’ai respecté le préavis obligatoire, formé la fille qui a pris le relais sur mon poste, assumé la carence assedic qui allait avec ma décision, je n’ai porté préjudice à personne. si toutes les nanas dans ce cas là le faisaient y’a longtemps qu’on aurait compris le problème des modes de garde en france. au lieu de transiger, de négocier, d’accepter l’inacceptable, on ferait bien de montrer un peu clairement son désaccord et pas que dans les urnes, dans les actes.
    au quotidien j’ai un chien (deux, même) et quand je le sors c’est à chaque fois avec un sac poubelle pour ramasser sa crotte et une laisse pour l’attacher au besoin. et nan c’est clairement pas tout le monde, nan. pendant ce temps là à chaque con qui croit qu’une merde de son chien c’est pas grave (si c’est pas grave ayez l’honnêteté d’étendre le raisonnement, c’est pas grave pour vous non plus, donc ramassez la) les impôts locaux augmentent pour tous.
    au quotidien j’ai une bagnole et je respecte les limitations de vitesse et je fais gaffe aux autres. parce que dans dix minutes, l’autre, ce sera moi. je serai descendue de ma bagnole.
    au quotidien je refuse d’acheter douze tonnes de fringues parce que j’ai que deux bras et deux jambes et que si j’adhère à cette surconsommation demain y’aura encore trois fois plus d’ouvrières chinoises suicidaires. jusqu’au jour où ce sera plus des chinoises mais mes gosses. au quotidien il est très simple de ne pas ignorer la portée de ses actes.
    au quotidien je vis en fonction de mes convictions, tout en respectant les règles, sans emmerder les autres, en veillant à ne pas faire de nuisance par ma simple existence tout en la vivant de la manière que j’ai choisie, et honnêtement le message que j’ai envie de passer c’est que si tout le monde avait la bonté d’en faire autant , même juste aussi imparfaitement que moi je peux le faire, ça me ferait des vacances. limite ça nous en ferait à tous. c’est pas plus compliqué que ça.
    (et ça ne me paraît pas nécessiter douze mille argumentation ni cinquante documentations pour étayer l’argument, non)

    Répondre
  52. paul
    paul dit :

    ben oui merci Christine
    bon
    je nuance
    en pensant gentiment que smolsky n’est probablement pas conscient de ce qu’il représente

    j’ai bien dit gentiment

    mais bon, dans la pratique… j’me suis tellement fait avoir par des patrons de gôche dans ce genre hein… que bon…

    j’pense souvent aux paroles de Jésus sur la croix
    grande fatigue…

    Répondre
  53. paul
    paul dit :

    pis y’a une grosse différence entre le discours de pupuce et l’autre

    l’un donne des idées qui ressemblent autant par la forme que par le fond à des messages publicitaires éculés

    l’autre crie ce qu’elle vit au quotidien et en réïfiant et en fait montre très bien que sa conscience est avant tout collective : elle fait un truc individuellement en pensant à se que ça induit pour autrui

    c’est centré et centrifuge.

    en plus au principe de pas faire à autrui ce qu’elle veut pas qu’on lui fasse
    elle montre qu’elle applique aussi celui de ne pas faire, y compris en participation, à autrui ce qu’on lui a fait.

    ensuite son principe individualiste c’est celui de prendre conscience par tous les moyens à disposition (elle parle de s’instruire en fait et rappelle qu’en d’autres temps on n’en avait pas autant les moyens techniques) des dimensions globales du monde et le conçoit comme en fait la base d’une construction du collectif.

    ben je lui ajouterais que ce que vise précisément les théories collectivistes honis par les individualistes libéraux, c’est la théorisation, c’est à dire la conceptualisation du comment organiser cette prise de conscience collective par la pratique : c’est à dire le partage de l’instruction, sa diffusion accessible à tous et entretenues par tous chacun selon ses aptitudes. parce que sans cette prise de conscience de la construction globale de la société par le collectif d’individus diversifiés en sensibilités et aptitudes, il ne règne que l’individualisme égocentriste et égoïste, le repli sur soi narcissique ou au contraire la volonté de puissance dominatrice sur le monde.

    Répondre
  54. kaos
    kaos dit :

    "Je ne vois pas à quel moment, quand je dis que chacun peut faire à son idée en fonctionnant sur le principe de vivre et laisser vivre et en gardant en tête que la liberté de l’un s’arrête là où commence celle de l’autre, j’encourage ou plébiscite des comportements visant à aliéner, dominer, contrôler, et manquer de respect à autrui."
    Personne n’a dit ça. "vivre et laisser vivre", c’est juste pas une idée politique. "la liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres" non plus, d’ailleurs. Ça n’a même pas de sens. Vivre quoi et laisser vivre qui ? La liberté de qui, par rapport à quels rapports de force ?

    "Au quotidien je vis en fonction de mes convictions, tout en respectant les règles, sans emmerder les autres, en veillant à ne pas faire de nuisance par ma simple existence tout en la vivant de la manière que j’ai choisie"
    Mais c’est jamais fini ‘Je’ ? Et ‘Nous’ ? C’est pour quand ? Et nos ennemis communs, on en fait quoi (oui, parce qu’on en a)? C’est vraiment ça le problème de la morale individuelle, toute courageuse et généreuse qu’elle soit : ça noie le collectif.

    " C’est que si tout le monde avait la bonté d’en faire autant , même juste aussi imparfaitement que moi je peux le faire, ça me ferait des vacances. limite ça nous en ferait à tous. c’est pas plus compliqué que ça."
    Alors si, c’est plus compliqué que ça. La vraie bonne question c’est <em>comment</em> on passe de trois pélos qui prennent le maquis à un vrai mouvement populaire ? Le genre "Si tout le monde le faisait", ça ne sert qu’à s’en dédouaner en reportant la faute sur les "passifs". Et ça oublie qu’on a des ennemis qui se battent pour cette passivité.

    Et à propos de 1789, il n’y a pas l’ombre d’une pensée propre dans cette histoire. Les ‘pensées propres’, ça n’existe pas. La pensée n’existe pas si elle n’est pas formulée, donc sans langage, donc sans communauté. Toutes les pensées sont nécessairement des actes sociaux donc politiques. Y compris l’illusion de l’individu auto-déterminé, qui a été ironiquement bâtie par une série de penseurs du XVIIIe en ne cessant de se répondre les uns aux autres.
    Et l’éducation n’est pour rien dans cette histoire. "On peut être parfaitement cultivé, et parfaitement fasciste", comme qui dirait.

    Très franchement, j’admire tes actes. Mais le vernis idéologique libertaire dont tu les recouvres fait partie des fers de lance de la dépolitisation générale. "Chacun fait ce qu’il estime juste" ? Et quand est-ce que NOUS parlons de ce que NOUS estimons juste, collectivement ? Quand est-ce que NOUS prenons une décision, collectivement ? Quand est-ce qu’on arrête avec le libéralisme existentiel ?

    Je pense que Smolski part également d’une sensibilité anar/libertaire, mais je crois ni l’un ni l’autre, vous ne mesurez la domination de l’interprétation libérale sur les vieilles idées libertaires, ni ses conséquences sur le langage. L’éloge naïf et généreux des décisions individuelles ne s’oppose plus en rien à l’ordre présent, c’est même le credo de Coca-Cola. Et cela même si certaines de ces décisions individuelles s’y opposent effectivement.

    "Vivre et laisser vivre", c’est surtout se retirer les moyens de parler du monde. De le critiquer et encore pire, de le combattre. Comment nommons-nous nos ennemis ? Comment décrivons-nous les processus qui nous asservissent ? Comment les brisons-nous, si notre langage même nous interdit de les penser ?
    Bref, comment faire de la politique avec des individus, mais pas de communauté ?

    Ps : y’a une série de réponse depuis que j’ai commencé mon message (oui, je prends du temps), je ne tiens donc pas compte des messages de Christine et Paul.

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  55. Rodion
    Rodion dit :

    Rien ne nous assure qu’il n’y a pas d’agents provocateurs sur internet. Okhrana en employait des milliers dans la Russie du début du XXème siècle. Ils étaient dans toutes les entreprises, dans toutes les administrations. Ces agents étaient habiles et ils n’avaient pas pour fonction de faire de la propagande mais de livrer à l’Etat des révolutionnaires qui étaient exécutés.
    Smoski, trop visible, ne peut pas être un agent provocateur. Dans un univers comme internet, s’il y a de tels agents, on peut imaginer que leur fonction est d’esseuler leurs ennemis. Leur exécution sociale en passe par les harcèlements de la bureaucraties, des capitalistes.

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  56. clement
    clement dit :

    ben moi je suis bien content de votre mésaventure, je commençais à trouver le temps long sans un petit billet de vous. Remerciez votre tacot pour moi….

    pourquoi les gens ne ralentissaient pas… Car je crois que c’est ce qui vous a le plus marqué…
    Je pense simplement que vous avez eu droit à une belle brochette de …. [ au choix ] . Rien de plus.Si tous les gens s’arrêtaient au bord de la route pour aider leur prochain, le monde serait bien différent.
    Comme disait einstein:
    " Il y a deux choses infinies: l’univers et la bêtise humaine. Pour l’univers je suis pas encore sur…"

    quel pourcentage de résistants en 39? Même pourcentage de gens qui s’arrête sur la route.
    En fait, c’est de votre faute. Si vous aviez attendu plus longtemps…. bon, ok…

    @smolki: entièrement d’accord avec votre idéal de vie. Une éthique forte, une volonté… Puissante…
    Svp citez l’auteur 😉

    Krishnamurti aussi avait un super méthode de vie. Mais pour les cons de base comme moi, auriez vous une recette?

    @ kaos. Vous avez l’air fatigué. Dommage, vos post sont plaisant 🙂

    @agnes. J’ai arrêté d’emmener de force les ânes/veaux/Français à l’abreuvoir. On sait ce que ça donne. En revanche il est possible, en utilisant les outils statistiques, géographiques, etc… De choisir rationnellement des situations ou la probabilité d’une demande d’autrui est possible. Si l’âne a soif….

    Vous n’avez sans doute pas croisé vos électeurs sur cette route, mais tous les votants n’y étaient pas… C’est en prenant du poids, au coté de vos semblables, doucement, que vous pourrez toucher les autres.

    "Soyez le changement que vous voulez pour le monde"

    Merci pour ce billet 🙂

    Répondre
  57. OuiOui
    OuiOui dit :

    Ceci dit, ils ne se sont peut-être pas arrêtés, mais ils n’ont pas non plus accéléré en vous fonçant dessus. Preuve, s’il en est, qu’on ne vit pas dans un monde de sauvages !! Il est vrai que peut-être, certains, l’ombre d’un millième de seconde, ont peut-être furtivement envisagé cette solution à votre problème matinal, mais, voyez les bienfaits de la civilisation, ils ne l’on pas fait ! Et vous, pour les remercier, vous les traitez de bande de connards égoïstes ??? Voilà qui n’est pas très fair-play, si vous voulez mon avis….Quoi ? vous n’en avez rien à cirer de mon avis ?? Ah! ben de mieux en mieux, Madame Monolecte !

    Répondre
  58. Rodion
    Rodion dit :

    @ swâmi: des noms s’il vous plaît. Personne ne peut se reconnaître. Tous les commentateurs sont intimement persuadés de la justesse de leurs opinions. Vous même emettez un jugement qui de toute évidence vous convient: l’indigestion. Vous n’en dites d’ailleurs pas plus pour ne pas vous compromettre.
    Pour ma part je n’ai jugé, depuis que je viens sur Monolecte, aucun commentateur aussi sévèrement que vous. J’ai même rappellé, plus haut, qu’on devait se garder, trop hâtivement, de méjuger smolski. Pour cela j’ai invoqué une citation de Pascal.
    Est-ce que je suis bien le seul à m’inquiéter de son absence, je veux dire qu’il ait pu véritablement être blessé par nos commentaires? Je n’ai jamais interdit quiconque de parler et d’écrire. Il m’est arrivé, souvent, de m’opposer. Mais l’idée qu’un homme (femme) puisse se sentir blessé par mes propos, ne m’est jamais agréable. Cependant, quelquefois, il n’y a pas d’autres possibilités que d’être ferme.

    Répondre
  59. smolski
    smolski dit :

    Permettez que je vous illustre à nouveau mes convictions en continuant sur l’exemple du documentaire d’arte avec les témoins d’auswitch déjà cité post 49 :
    https://blog.monolecte.fr/2011/

    "À savoir :
    Pour ceux qui étaient choisis de ne pas être exécutés immédiatement, dans les 3 premiers jours immédiats, la moitié mourrait. Dans la première semaine pareil, et pareil encore pour chaque semaine suivante."

    "Un ss me dit : ici, vous êtes seulement des morts en sursis.
    Puis il ajouta : ceux qui survivent plus de 6 mois sont des escrocs."

    Cette dernière phrase peut être entendue de deux manières :
    La manière de l’idéologie collectiviste :
    Des escrocs parce que ne partageant pas, voire en dérobant à leur seul profit les ressources de survie avec les autres détenus.
    Cette façon donne à entendre que ce sont là des individus qui se gavent sur la collectivité.

    Car le collectivisme prône que l’on mette les ressources en commun, que l’on fasse acte d’abnégation solidaire, justement ce que le système carcéral érige, prône et prévoit pour ses membres ss et détermine pour ses détenus condamnés.

    "Nota :
    Nombre de détenus adoptaient cette façon de pensée collective envers leurs co-détenus, établissant ainsi des castes d’où sortaient la plupart des aides-tortionnaires afficionados du fascisme régnant."

    Mais non, voilà que des escrocs individualistes se mettent à créer des actes de survie inattendues et particuliers. Des actes ingérables parce que imprévisibles. des actes indépendants. Des actes complètement répréhensibles sous la morale collectiviste, gangrènant l’espoir d’un résultat final global homogène, tel que souhaité par la collectivité des ss sur la collectivité des détenu(e)s.
    Des individus associaux qui n’en ont que pour leur gueule quoi !
    🙂

    Reprenons la phrase et appliquons-la au fait des individualités concernées. Cela devient :
    "ceux qui survivent ici plus de 6 mois sont des escrocs."
    Des escrocs seulement pour l’idéologie et la foi collectiviste des tortionnaires.

    Là où tout acte et pensée collectiviste entraîne la disparition inéluctable de chacun, la seule issue, est de trouver individuellement la vitalité qui s’opposera au déterminisme collectif des bourreaux.
    D’imaginer des moyens dont l’individualisme seul autorise la survie.
    En imaginant ces actes de survie individuelles, ils pouvaient se réchauffer les mains sous le bras des camarades, et en se rapprochant d’autrui dans les rangs, couper le vent dans les files pour tous. Et moins mourir chacune.
    Ce sont des décisions prises individuellement et répétées à chacun. Pas un dictat collectif, un choix individuel circonstanciel pour notre survie, simplement.
    Il faut penser que ceux des premiers rangs partageaient nécessairement cette vision individuelle, qu’il y avait aussi certainement des trocs individuels pour cela.
    En fait, toutes ces vitalités individuelles ont permis des survies collectives par des individu capables de les imaginer et de les pratiquer.
    De plus, la disparition d’une personne n’entamait pas la survie de celles qui restaient, personne n’étant la vitalité d’autrui.

    Voilà les escrocs dénoncés par le ss collectiviste : des résistants.

    "Nota :
    J’ajouterai que cette particularité individualiste des survivants fut jugée cruellement par la collectivité où ils retournèrent. Cette incompréhension collective en les gagnant provoqua une forte morbidité, cause de suicides (directs par la mort physique ou indirects par la mort sociale) chez la plupart des revenants."

    Voilà ce que je propose :
    Élever l’acte individuel nécessaire à chacun en amont (devant) ses actes collectifs, ruinant ainsi les intentions des classes âprement collectivistes qui nous oppriment sous leur déterminisme égémonique.
    Ne pas ressembler de près ou de loin à nos bourreaux ni partager leurs convictions de domination hiérarchique qui ne peut s’établir que sur l’idée des vertus du collectivisme.

    N’êtes-vous donc pas surpris de la démission sociale individuelle galopante d’autant plus exprimée dans l’entête de ce blog ?

    Entre démissionner de toutes convictions et se déterminer individuellement, il y a la volonté d’exister par soi AVEC les autres !

    Vivre, c’est résister !

    Répondre
  60. Rodion
    Rodion dit :

    Spam, dysfonctionnement technique, autre? Sur un site voisin le dénommé Isa a été l’objet d’une "censure" de deux heures. Il était également l’objet de toutes sortes d’offensives de vagins enragés et fanatiques. Curieuse similitude avec les mésaventures de smolski.
    A ce sujet smoski, puisque vous évoquez le nazisme, avez-vous jamais imaginé que des petits enfants aryens invectivaient et riaient des convois de déportés? C’est un des très grands tabous du spectacle…
    Dans vos outrances, à l’emploi du mot "collectivisme", vous confondez allégrement révolution et contre révolution, extermination socialement programmée et "instincts" de survies. En un mot vous êtes intellectuellement plutôt toqué. Lisez "s’il est minuit dans le siècle" de Victor Serge. Le roman de cet homme qui fut déporté dans la Russie stalinienne vous sera plus profitable que la propagande d’Arte. Rappellez-vous du poème de Primo Levi "se questo e un uomo" et du regard que jetait l’officier nazi sur Levi: il n’était plus un homme à ses yeux, moins qu’un animal. A partir de quoi vous pourrez revoir vos théories assez foireuses.

    Répondre
  61. paul
    paul dit :

    ben Kaos… voyons… est-il nécessaire de préciser jusque là…
    le simple fait de manipuler un truc déjà éminemment manipulé par une source de propagande lamentable (arte)…
    ayons plus confiance que ça…

    curieusement je m’apprêtais à mettre cet extrait intéressant d’un texte millénaire…
    c’est pas de la provoc
    c’est juste que j’y vois un parallèle entre ce qui est décrit, comment nous cherchons à réagir

    et parce que je vois dans le discours de ce monsieur individualiste arnachiste une figuration de ce qui est désignée comme tentation au mal dans les évangiles : la domination par l’individualisme

    Ésaïe 59

    * 1. Non, la main de l’Éternel n’est pas trop courte pour sauver, Ni son oreille trop dure pour entendre.
    * 2. Mais ce sont vos crimes qui mettent une séparation Entre vous et votre Dieu ; Ce sont vos péchés qui vous cachent sa face Et l’empêchent de vous écouter.
    * 3. Car vos mains sont souillées de sang, Et vos doigts de crimes ; Vos lèvres profèrent le mensonge, Votre langue fait entendre l’iniquité.
    * 4. Nul ne se plaint avec justice, Nul ne plaide avec droiture ; Ils s’appuient sur des choses vaines et disent des faussetés, Ils conçoivent le mal et enfantent le crime.
    * 5. Il couvent des oeufs de basilic, Et ils tissent des toiles d’araignée. Celui qui mange de leurs oeufs meurt ; Et, si l’on en brise un, il sort une vipère.
    * 6. Leurs toiles ne servent point à faire un vêtement, Et ils ne peuvent se couvrir de leur ouvrage ; Leurs oeuvres sont des oeuvres d’iniquité, Et les actes de violence sont dans leurs mains.
    * 7. Leurs pieds courent au mal, Et ils ont hâte de répandre le sang innocent ; Leurs pensées sont des pensées d’iniquité, Le ravage et la ruine sont sur leur route.
    * 8. Ils ne connaissent pas le chemin de la paix, Et il n’y a point de justice dans leurs voies ; Ils prennent des sentiers détournés : Quiconque y marche ne connaît point la paix. –
    * 9. C’est pourquoi l’arrêt de délivrance est loin de nous, Et le salut ne nous atteint pas ; Nous attendons la lumière, et voici les ténèbres, La clarté, et nous marchons dans l’obscurité.
    * 10. Nous tâtonnons comme des aveugles le long d’un mur, Nous tâtonnons comme ceux qui n’ont point d’yeux ; Nous chancelons à midi comme de nuit, Au milieu de l’abondance nous ressemblons à des morts.
    * 11. Nous grondons tous comme des ours, Nous gémissons comme des colombes ; Nous attendons la délivrance, et elle n’est pas là, Le salut, et il est loin de nous.
    * 12. Car nos transgressions sont nombreuses devant toi, Et nos péchés témoignent contre nous ; Nos transgressions sont avec nous, Et nous connaissons nos crimes.
    * 13. Nous avons été coupables et infidèles envers l’Éternel, Nous avons abandonné notre Dieu ; Nous avons proféré la violence et la révolte, Conçu et médité dans le coeur des paroles de mensonge ;
    * 14. Et la délivrance s’est retirée, Et le salut se tient éloigné ; Car la vérité trébuche sur la place publique, Et la droiture ne peut approcher.
    * 15. La vérité a disparu, Et celui qui s’éloigne du mal est dépouillé. -L’Éternel voit, d’un regard indigné, Qu’il n’y a plus de droiture.
    * 16. Il voit qu’il n’y a pas un homme, Il s’étonne de ce que personne n’intercède ; Alors son bras lui vient en aide, Et sa justice lui sert d’appui.

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  62. kaos
    kaos dit :

    Autant pour moi, smolski est [NDLR : ni attaques personnelles, ni injures]
    "le ss collectiviste"
    Je crois qu’à ce point de ravage cérébral, c’est pas la peine de se fatiguer.

    Répondre
  63. Rodion
    Rodion dit :

    @kaos: Nous ne savons pas comment vit smolski. Gardons-nous des injures. Est-il volontairement confusionniste? Est-il victime du confusionnisme? Je ne saurai y répondre… Je comprends votre colère… A la veille du passage à l’euro (cette immense supercherie qui aura brisé des vies) j’ai pris en stop une homme d’une cinquantaine d’années, barbe blanche bien taillée, coupe soignée et vêtements gentleman farmer. Il m’a dit "vous allez voir le passage à l’euro formidable! Tout le monde va y gagner même ceux qui vivent dans la rue, comment les appelle-t-on déjà?". Ma première rencontre avec un bobo. Une ordure? Un fou? Sans doute un peu des deux. Je ne l’ai pas flanqué dehors. Mais maintenant je ne prendrai plus en stop ces sortes de vieilles baudruches. Henry Fielding qu’il avait pour sa part constaté que les hommes de 50 ans avaient des passions contraires à la vertu…

    Répondre
  64. smolski
    smolski dit :

    "Joyeux, et c’est pour ça qu’ils sont toujours debout
    Les anarchistes "
    Je ne parviens pas à me conforter dans la morbidité, désolé.
    🙂

    Au post 79 :
    https://blog.monolecte.fr/2011/

    "Spam, dysfonctionnement technique, autre?"
    Si j’imaginais seulement que ce blog était censuré, je n"y participerai tout simplement plus. Libre à chacun.

    "puisque vous évoquez le nazisme, avez-vous jamais imaginé que"
    L’histoire du nazisme est inscrit dans l’histoire de mon père qui me l’a légué directement.

    "vous êtes intellectuellement plutôt toqué. "
    Oui, je le revendique au regard de la norme collectiviste qui anime cette société.

    Je note (avec satisfaction) qu il n’est plus question d’idéologisme à mon égard, mais de théories personnelles, tout arrive.
    Ne devrions-nous pas toujours bâtir nos propres théories et les exprimer telles, sous notre totale responsabilité ?

    "du regard que jetait l’officier nazi sur Levi: il n’était plus un homme à ses yeux, moins qu’un animal."
    Je ne prétends rien de contradictoire à cela, du point de vue d’un collectiviste comme le ss national démocrate.
    Car le collectivisme ne peut fonctionner que sur l’a priori et donc la hiérarchisation établie des valeurs, c’est très exactement ce qui m’insupporte.

    Voici très schématiquement ma vision sur la façon de vivre sans hiérarchie et donc sans valeur pré-établie :
    Nous ne naissons pas tous semblables, bien qu’égaux.
    Cela fait que, à un moment T, le particularisme de l’un le rend plus approprié que la particularité d’un autre.
    À l’instant T’ suivant ou précédent, cette particularité individuelle ne peut plus prétendre à être la plus adaptée d’entres toutes présentes.
    Les valeurs personnelles de morales, techniques, théoriques… ne dépendent donc pas de l’individu qui les prétend mais d’abord des circonstances où elles sont vécues.
    Face à la réalité, il revient alors à chacun de réajuster en soi et hors de soi l’attribution des valeurs en place.
    Pour y parvenir, il faut admettre que, hors de l’indication des circonstances, soi et tout par ailleurs a une valeur constante égale à rien.

    Ce constat est effrayant. Justement effrayant pour notre instinct de survie individuel inné qui le repousse immédiatement.

    Mais pourquoi ne pas en faire une capacité personnelle, vaincre notre terreur d’exister individuellement, ne plus attribuer de valeurs par a priori mais pratiquer le jugement personnel sur la réalité immédiate ? Devenir et assumer ainsi d’être nos premiers juges de raison.

    Prendre exemple sur ces rescapés des camps d’extermination qui, sous la nécessité, ont su résister contre la théorie collectiviste bourreaucratique mortelle des camps (issue de la société partagée) en adoptant à l’inverse la théorie individualiste et anti-hiérarchique propre à l’anarchie (une "escroquerie" ou du "fumeux" vue par un collectiviste) que je vous présente à ma façon ici.

    Je ne souhaite pas tant ressembler à un ardent bourreaucrate en fait. Et vous ?

    No pasaran !.

    Répondre
  65. smolski
    smolski dit :

    "Nous ne savons pas comment vit smolski."
    Pour faire simple et votre gouverne, je m’attelle quotidiennement à ne pas faire chier mes voisins ! 🙂

    Répondre
  66. paul
    paul dit :

    l’idée qui me vient à la lecture de ce type de textes ancestraux, c’est que leur conception du dieu correspond à une sorte d’idée de l’inconscient ou de l’esprit émergeant du collectif humain.

    que ce collectif perd à certains moments de son histoire, de ses difficultés, le sens de sa propre bienveillance et de la justice ou de la justesse de tout éla, individuel comme collectif.

    et qu’il faille donc le retrouver.

    le texte cité parle en disant Nous : moi ça me marque quand même hein.

    ce texte est antérieur aux Evangiles et à la résolution de ce genre de problème que personnifie Jésus, la bienveillance collective, le pardon, mais le refus de la tentation de la domination.

    Jésus n’emploie plus le vocabulaire guerrier des autres prophêtes antérieurs à lui et ça c’est un signe.

    pourtant il chasse à coup de fouet les marchands du temple : la colère est juste mais sa violence n’est pas destructrice. il replace les gens, les pêcheurs, les marchands où est leur pertinence.

    donc il ne nie pas du tout l’esprit de lutte contre le mal. mais il lui donne une toute autre forme que celle de la rivalité et de l’affronttement guerrier.

    il propose la transformation des coeurs, autant de ceux qui jugent la femme adultère, que ceux des marchands.

    il propose systématiquement que toute transformation soit individuelle dans le collectif, en interdépendance. et il l’incarne. individuellement.

    il incarne l’espoir de la créature criant sa misère et en cherchant la libération. il proprose de construire avec vigilance…

    bon, je sais pas hein, c’est pas un truc de philosophe moderne, mais je trouve que ce n’est pas cette idéologie là qui a failli dans l’histoire : ce sont les humains qui ont failli et qui l’ont récupéré en succombant à la tentation de domination.

    Répondre
  67. Rodion
    Rodion dit :

    @ En ce cas le plus sûr c’est de vous transformer, chaque fois que vous les croisez, en ce qu’ils veulent voir. Si vous en croisez plusieurs à la fois il vous faudra vous changer en autant d’idéal de voisins. S’ils sont télépathes il vous faudra penser ce qu’ils veulent entendre. Si l’un veut votre peau et qu’un autre ne la veut pas, je suis embarrassé de vous conseiller.

    En somme vous n’êtes pas très différent, de ce vieil homme, juif, philosophe qui vivait discrètement dans un village allemand avant la guerre. C’est un roman de Geert Hofmann "Notre philosophe". La montée du nazisme vu par le regard des enfants. Cet homme intégré est peu à peu isolé et un beau matin on ne le vit plus. Il avait sans doute atteint à l’idéal individuel du collectivisme allemand, puisque son individuum était juif et philosophe, au milieux d’individualités acquises à la contre révolution. Une révolution anti nazie, seule aurait pu le sauver, je veux dire un collectivisme moralement attaché à combattre la haine. Ces belles individualités qui passaient devant nous, affairées à la consommation débridée du samedi, étaient sourdes à la voix d’une enfant, menacée d’expulsion….

    Répondre
  68. Tankonalasanté
    Tankonalasanté dit :

    Voyons, voyons…
    Nettoyer le carburateur ,changer le filtre essence si plein de m… . Vérifier la tête d’allumeur .Huile silicone par dessus si rupteurs et plastique en bon état ..
    Bougies neuves et si pas de sous pour changer le faisceau , huile silicone sur les parties électriques pour protéger de l’humidité..
    Huile 3 en 1 pour les contacts électriques…(bobine) allumeur
    Ah oui éventuellement débrancher l’arrivée d’essence carbu pour voir si la pompe donne…
    Je sais c’est pas le sujet ,mais une heure de boulot pour un bricolo et t’es à l’abri !
    Démarrage 1/4 de tour .
    Cordialement . Tk.

    Répondre
  69. clement
    clement dit :

    enfin un commentaire qui replace l’auteur au centre 🙂
    A tout ça je rajouterai une boite de clous. Comme ça, mme Maillard, vous êtes sur qu’on s’arrêtera quand vous le souhaitez 😉

    @Tankonalasanté: vous avez bien raison, le concret, ya que ça de vrai!

    Répondre
  70. Rodion et les bavards (les zintellectuels ces salauds!)
    Rodion et les bavards (les zintellectuels ces salauds!) dit :

    @Clément: Contrairement à vous nous n’avons aucune vue sur l’auteure. Nous ne la flattons donc pas excessivement en éliminant une concurrence qui n’existe pas. Nous avons fait savoir à l’auteure que nous apprécions sa manière. Mais nous ne pratiquons pas le culte, excessif, de la personnalité.
    Nous ne sommes pas compétents en mécanique. On suppose que vous auriez préféré que n’interviennent sur ce forum que garagistes, assureurs et une cour.
    Il se peut que nous gênions d’autres que vous. En ce cas vous devriez officiellement réclamer un référendum pour pointer les personnes qui doivent dégager. Je m’en remettrai solennelement à la loi du nombre.

    Répondre
  71. smolski
    smolski dit :

    Dès que Agnès pourra me déspammer la dernière réponse, je poursuivrai volontier cet entretien.
    En attendant, j’m’en va quérir mes picaillons.

    Hop ! 🙂

    Répondre
  72. Chris
    Chris dit :

    Et bé, je passais par là, histoire de jeter un coup d’œil, et c’est franchement illisible niveau commentaires, outre d’être pesant pour pas dire chiant, entre ceux qui tricotent des extraits de bible, d’autres, des thèses obscures dont notre époque se contrefout – entre autre…

    Donc, l’histoire, enfin le début de tout, les prémices des logorrhées à suivre : ce fut si j’ai bien tout compris, l’histoire de dame Agnés tombant en panne sur une route pourtant fort fréquentée, se retrouvant bien seule une fois les warnings allumés et le fougueux véhicule abandonné – le tout suscitant des interrogations métaphysiques sur l’altruisme et j’en passe et des meilleures ?

    Faut dire – mais le sait-on ? –, que de nos jours, toute assurance, même aux minimas, comporte une assistance ! Savez, ce coup de fil que l’on passe à un centre service client, d’où un gentil opérateur s’informe de votre infortune à fin de vous envoyer au plus vite une dépanneuse, et ce, même à cinq minutes à pieds de chez vous d’ailleurs…

    Répondre
  73. Chris
    Chris dit :

    Vous avez presque raison, cher(e) Pitou – au féminin ou au masculin le genre ? –, je ne lis plus que très peu eu égard au déclin littéraire contemporain, mais j’écris un tout petit peu dans un domaine réservé aux illettrés d’ailleurs, ce qui pour un autodidacte, ma foi…

    Enfin quelqu’un de charitable – puisque ce blog en est empli –, vous lancera bien une bouée de nature à vous empêcher de vous noyer dans cette goutte d’eau de l’ignorance de votre prochain.

    Enfin, vous par contre, devriez penser à améliorer vos performances en lecture rapide au lieu de vous contenter de la diagonale, car j’avais bien précisé, parler même, d’assurances à minima, qui certes sur notre hexagone n’ont point encore atteint le degré de technologie de celles d’outre Atlantique où le naufragé est retrouvé grâce à la géolocalisation de son simple téléphone, ou du système de navigation du véhicule…, n’est-ce pas.

    Et à moins de subodorer sournoisement que madame Agnès circulerait sans l’obligatoire assurance et n’aurait pu de ce fait, lire le salvateur numéro inscrit obligatoirement sur le petit carré vert – elle, ce parangon de vertu citoyenne ? Non, ce n’est pas possible !

    Répondre
  74. Pas chien
    Pas chien dit :

    Moi, j’ai fait ça dimanche soir… pour un chien !

    En le voyant couché sur le bas-côté, j’ai pensé "chien accidenté".Demi-tour, pour m’arrêter, m’approcher, essayer de le toucher sans aller plus loin. Il ne réagit pas, sauf son regard perdu. Je suis incapable de voir ce qu’il a.

    Pour aller à la maison la plus proche à 500m, tomber sur une jeune fille qui l’avait vu elle aussi, mais le matin, dans un village à 10 km, grognant dès qu’on l’approchait. On a cherché un refuge dans l’annuaire : sur répondeur, un dimanche. Elle contacte le chenil privé du pays : la dame arrive dans dix minutes. Je retourne au chien : il est planté au milieu de la route, hurlant à la mort. J’arrive à l’appeler sur le bas côté, car les voitures ne ralentissent pas plus que pour vous. Les gens du chenil arrivent. Légalement elle n’a pas le droit de faire ça, dans son métier avoir un chien « sans papiers » dans sa voiture est un délit. On arrive à le faire entrer dans une cage sans qu’il grogne, tout simplement parce qu’il est épuisé.

    J’ai pris des nouvelles le lendemain : il a bouffé tout ce qu’il a pu et s’est remis à grogner si on l’approche. Chien battu, de toute évidence.

    Bon, je pense qu’on en aurait fait autant pour vous 😉

    [NDRL : bordel de merde : pas d’agression contre les personnes ici!!! Après une très longue journée pourrie, j’ai mieux à foutre que de venir nettoyer les merdasses des autres!] : mon fils a eu un jour une panne dans un village paumé où il n’était jamais venu, village de ceux dont on dit que les indigènes tirent à vue sur les "étrangers". Le temps que Chose Assistance arrive, soit un bon trois quart d’heure, les dignes indigènes lui ont offert à boire. Devez pas vivre là, vous !

    Répondre
  75. Rodion
    Rodion dit :

    @ Par pas chien: Je suis très attaché à mes deux chattes. Aussi je loue votre sauvetage. Un mien camarade qui avait déjà enduré toutes sortes de calamiteuses choses dans sa vie qui se réduit aujourd’hui à boire, avait pour compagnie un jeune chien. Il a vu, sur cette étroite route de campagne (ce qui confirme Agnès) une voiture rouler très vite, écraser le chien et poursuivre son chemin… Il y avait un salaud à l’intérieur, avec sa carapace caractérielle… Une grosse cylindrée, un chauffeur selon toute vraisemblance parfaitement adapté à la société et comme il se doit, dûment référencé chez Groupama….

    Répondre
  76. smolski
    smolski dit :

    "il a bouffé tout ce qu’il a pu et s’est remis à grogner si on l’approche."

    On peut essayer de s’approcher d’un chien craintif en se mettant à son niveau.
    Souvent, nous nous penchons au-dessus des animaux, essayez de vous présenter à quatre patte devant, vous y verrez toute la différence !

    PS : pareil pour les tout jeunes enfants !

    Bien que je ne partage pas le commentaire de Chris, je pense que son intention n’est injurieuse envers personne, pas les réponses qui lui sont faites, dommage, non ?

    Répondre
  77. Pitou
    Pitou dit :

    @ smolski: vous êtes un grand naïf. A l’heure d’aujourd’hui il n’est de pire injure que de mépriser les témoignages de vies, un(e) auteur(e), la littérature, les citations de grands hommes, les efforts de pensées et de conversations de tous, pour imposer encore, avec cette assurance et cette arrogance qui se cache sous un faux pragmatisme, la solution du petit homme: Groupama. En l’occurence ce qui nous tue…

    Répondre
  78. Chris
    Chris dit :

    Que voulez vous, msieur Smolski, c’est l’affaire de l’anti-spam qui ne sait la différence entre l’insulte polie et la grossièreté.

    Enfin, c’est point jour de carême, mais soyons magnanime avec l’insulte virtuelle car elle est aisée, et sied si bien au révolutionnaire de pacotille à qui je dédie cette réflexion lue sur un blog :

    """Dans les années 1930, la frontière entre la lutte sociale et la violence délinquante devient de plus en plus difficile à tracer : car à force d’accuser les pauvres d’être des bandits certains d’entre eux finissent par le devenir. Les syndicats cessent alors peu à peu d’être des contre-pouvoirs qui comptent : le système libéral se consolide et plus rien ne semble être en mesure de le faire vaciller car même ceux qui veulent s’y opposer sont obligés d’adopter ses méthodes.
    (Stéphane Beau. Blog critique littéraire Grognardises).

    Et de se méfier des gens qui roulent dans de grosses cylindrées, car ils ne sont peut-être pas ce que vous imaginez ; les apparences étant avant tout faites pour tromper l’idiot utile ( de Lénine).

    Répondre
  79. H.
    H. dit :

    Agnès,

    Renversez la proposition, vous voulez bien ?

    Imaginez ce que coûte une bagnole aujourd’hui et constatez le fait que ce qui était banal hier devient désormais un luxe. Un luxe encore ordinaire mais un luxe tout de même. Maintenant pensez à toutes celles et à tous ceux qui n’ont pas de bagnoles car c’est trop cher d’en avoir une : essence, assurance, entretien, contrôle technique, PV, fourrière, parc-mètres .

    A bordeaux, la mairie d’ A.juppé est allée jusqu’ à mettre des parc-mètres jusque dans des quartiers dits " populaires " et a ainsi annexé l’espace public pour le rentabiliser au maximum en pompant l’argent des contribuables au delà de toutes mesures. Un véritable scandale dans une ville étouffée par les bagnoles. Maintenant rajoutez à tout cela les frais d’un garage privé. houlala !!! Il en faut de l’argent maintenant à la fin du mois pour simplement survivre en France, le beau pays de mon enfance.

    Bien, maintenant, pensez au 1 million de chômeurs en plus des 4 autres millions , créé par " la Sarkozie en actes " , pensez au fait que dans 30 ans comme je l’ai entendu hier au forum partagé du Front de Gauche à Bordeaux, il n’ y aura plus de pétrole…

    Le peu qu’il restera dans quelques citernes de supermarchés vaudra sans doute un prix d’or et les riches en 4X4 avec tourelles et mitraillettes automatiques – si les hostilités n’auront pas été déclenchées à l’échelle internationale – s’arracheront le carburant en s’entretuant entre eux. Bien. Voilà le tableau nouvellement peint , Agnès. Je vous passe les détails sur mille autres raisons pour ne pas baisser les bras puisque je sais bien que vous les connaissez déjà en longs et en larges dans les détails.

    Sachez donc que vous ne vous battez pas pour ceux qui sont en bagnoles, Agnes ! Même si vous comme moi en avons encore une et pas de toute jeunesse. Vous vous battez pour celles et ceux qui sont à pieds parcequ’ils ont été " mis à pieds " précisément. Vous ne vous battez pas pour les ectoplasmes dans leur muraille d’acier qui passent en s’imaginant être immortels, vous vous battez pour les mortels qui vous ont proposé d’abriter votre enfant en attendant des secours plus envahissants que le désert du bitume.

    Je ne vous apprends rien Agnes. L’âge de la bagnole c’est fini. Certaines auront beau être
    électriques en fantasme ou en réalité , ça ne change rien aux autres catastrophes sociales & écologiques qui arriveront sans autres formes de procès que la belle indifférence de la plupart de nos congénères qui pensent avec leur sensibilité d’hier le nez dans le volant.

    Une civilisation se meurt et une nouvelle est à naître qu’on le veuille ou non. C’est toute une civilisation nouvelle qui est à mettre en place. Il vaut mieux que ce soit vous avec d’autres qui commenciez à la former cette civilisation plutôt que ceux qui n’arrivent plus rien à formuler sinon leur nullité à 160 Kms à l’heure, en appuyant de plus bel sur le champignon dès qu’un peu d’humanité en détresse soudain leur apparait sur le bas de côté de la route, de peur de trop lui ressembler.

    Vous m’aurez compris. Le combat était de proximité. Là où votre enfant se reposait en sécurité sans vous lancer inquiet des S.O.S à satiété. La démocratie citoyenne n’est pas un vain mot. Des citoyens ce jour là, il y en avait et vous les avez rencontré. De visu, à échelle " d’ homme " – Certes, ils n’étaient pas nombreux et beaucoup se cachaient. Prenez cet évènement comme le cœur de votre futur combat politique. Cette sale panne de bagnole vous aura décillé et montré la justesse de vue de pas mal de monde. Haut les cœurs !

    PS : rassurez-moi – Vous l’avez réparé votre véhicule post – Peack Oil ? ça fait peur votre article hein !

    [ Peack Oil : " l’expression pic pétrolier (ou Peak Oil en anglais) désigne le pic pétrolier mondial, le moment où la production mondiale de pétrole plafonne avant de commencer à décliner du fait de l’épuisement des réserves de pétrole exploitables. Le peak Oil a été atteint en 2006 ]

    Répondre
  80. smolski
    smolski dit :

    "Avec le temps,
    avec le temps va tout s’en vient…"

    Et l’apparition de mon post 83 qui était bloqué là :
    https://blog.monolecte.fr/2011/

    Cela m’apprendra à ne pas tant monolectiser un post. Ici, c’est à Agnès de conter quand même, pardon.

    Yooooooooh 😀

    post 98 :
    https://blog.monolecte.fr/2011/
    "Les syndicats cessent alors peu à peu d’être des contre-pouvoirs qui comptent : le système libéral se consolide"

    Je pense que pour le combat des Contis, ce fut la constatation inverse, les syndicats complices mafieux du vol des emplois , ce sont les individualités qui ont continuées la lutte juste et sociale, non ?
    C’est pourquoi je prône tant à chacun de se découvrir lui-même, cela me paraît même participer directement de la survie de l’espèce humaine toute entière.

    Répondre
  81. smolski
    smolski dit :

    Post Rodion 44 :
    "Je suis désolé mais vous parlez pas différemment de la propagande et de la pratique libérale."
    Ce n’est pas dit dans le même contexte, et les même mots dans le contexte libertaire que je prône n’en donne pas du tout la même signification. Faut être franc et sincère dans une remarque de ce genre.

    paul post 58 aide bien en ce sens en précisant :
    "pis non, depuis trente ans, j’ai vu énormément de nanarchistes tiendir ce discours là inspirateurs ou récupérés par les libéraux et les publicitaires de toutes marques"

    kaos post 63 :
    "C’est vraiment ça le problème de la morale individuelle, toute courageuse et généreuse qu’elle soit : ça noie le collectif."
    Post paul et Christine 58 et 60 (semblable sur mon manque (présumé) d’une empathie au collectif :
    "smolski développe un individulisme farouche, exempt de toute dimension collective (qu’il déprécie en parlant de façon nettement négative de collectivisme)."
    Peut-être aussi que je ne confonds pas le collectif avec le collectivisme ?
    Que peut offrir un individu au collectif s’il ne s’appartient pas lui-même d’abord en propre ? Nous n’existons pas sans autrui, ni l’inverse.

    Rodion post 69 :
    "l’idée qu’un homme (femme) puisse se sentir blessé par mes propos, ne m’est jamais agréable."
    Perso, je ne suis répulsif à aucun avis négatifs concernant ma personne, ils sont toujours bien en deçà de ce que je connais de moi-même dans ce sens. Pour l’autre sens, le positif, je cherche encore !.

    Dont acte aussi pour le post 80 modéré :
    "Autant pour moi, smolski est "le ss collectiviste" "
    je l’entends bien ainsi, venant d’une idéologie collectiviste, pas de problème.
    En réponse, peut-être qu’un retour au procès d’eichmann où le collectivisme fasciste nazi s’entretient avec le collectivisme séculier juif dramatiquement au même niveau.
    eichmann y fut jugé uniquement en tant que représentant du parti nazi par des juges et débatteurs eux-mêmes membres et représentants de la religion juive et non en tant qu’individu laïc, jusquà la pendaison de sa personne représentant la revanche victorieuse du collectivisme séculier juif, sans aucune reconnaissance pour l’individu du droit à la vie.
    À noter qu’il n’y eut aussi qu’un seul individu contestant la légitimité des autorités séculaires juives actuelles et de l’époque qui s’exprima et fut d’ailleurs rondement expulsé pendant le procès (dans la diffusion que j’ai regardée).
    No pasaran en hébreux, cela se dit comment ?

    Répondre
  82. Chris
    Chris dit :

    @Smolski,

    Oui, tout à fait, et si vous relisez bien ( plus personne ne lit mais tous veulent écrire, et on ose encore parler de littérature), ce blogueur ne dit pas autre chose, d’autant si vous vous donnez la peine d’aller consulter ce blog, y dénicher cette chronique au sujet d’un ouvrage titré Dynamite de Louis Adamic et qui évoque – je cite – Un siècle de Violence de Classe en Amérique, et donc de reprendre le texte en entier et non extrait d’un contexte comme je l’ai fait.

    Pour reprendre le débat plus bas, on pourrait ergoter à foison sur les dramaturges aux voix de Castra nous clamant la fin du pétrole, quand il suffit de vous rendre en Amérique Latine pour constater le sourire affligé des gens à l’écoute de ces drôleries européennes – le vieux continent comme ils disent –, quand eux ne cessent d’en découvrir de nouvelles nappes, et sont beaucoup plus réalistes quant à ce qu’ils considèrent pour une spéculation comme une autre ( la spéculation sur les matières premières ne faisant que commencer). Enfin, ils semblent point être inquiets de ce luxe pour ce que j’en ai vu pas plus tard que cet été : avec tous ces Hummers et autres Ford Lobo stationnés moteur allumé pour ne pas couper la climatisation sur des parkings de pharmacies. Enfin, je dois déjà être en train de dépasser les normes du blasphème ordinaire et un certain Pitou doit déjà brandir son goupillon excommunatoire…

    Répondre
  83. Pitou
    Pitou dit :

    Je suis très officiellement averti par le propriétaire de ces lieux.
    On doit saluer la performance de Chris, son intrusion chargée de mépris et de provocations, contre la plupart des commentateurs, c’est à dire la pratique de l’insulte lache, masquée en l’occurence, me vaut, pour y avoir répondu directement, d’être solennellement averti. Motif: ne tolérons pas l’insulte.
    La provocation et le mépris sont opportunément alliés avec le règne sans partages du lisse. A cela rien de surprenant. Tout fonctionne ainsi. Et rien ne différenciera plus les blogs de l’obscénité de la télévision. C’est le règne de la ruse, du malin, tout cela lissé.
    Chris à présent qu’il entendait régner en maître s’expose plus volontiers. On ne se ménage pas autrement une place dominatrice qu’en rusant, qu’en dispensant son mépris, qu’en provocant, on s’assure ainsi de la disparition de ses contradicteurs. Il obtient place nette et peut à présent dérouler.
    Mme Monolecte se trouve en excellente compagnie. Chris est un homme qui lit et qui saura dispenser ses précieux avis sur la littérature de madame et qui d’ailleurs provoque encore le dénnomé Pitou. Il aime le conflit, persuadé d’y exceller. Mais la rhétorique et la dévotion au spectacle ne sont pas des pratiques aussi méritoires que la dialectique.
    Je m’en vais rejoindre de plus précieuses compagnies, les poètes chinois Li Po et Men Jan Hao, l’ermite qui s’était retiré sur la montagne parce qu’il refusait de se compromettre avec le suzerain. C’était une époque (le 8ème siècle) où les poètes rendaient couramment hommages à leurs amis. Moravia et Pasolini sont peut-être les derniers notables exemples de la pratique de l’hommage et de l’amitié littéraire. Place à la haine… Au mépris, aux opinions condescandantes.C’est typiquement la culture occidentale. Anton Tchekhov disait «L’amour, l’amitié, l’estime ne forment pas des liens aussi solides que la haine commune ».
    http://www.pirefiction.fr/livres_ar

    Répondre
  84. smolski
    smolski dit :

    "si vous vous donnez la peine d’aller consulter ce blog, y dénicher cette chronique au sujet d’un ouvrage titré Dynamite de Louis Adamic"
    Pardon Chris, s’il faut le tout, la reférence serait mieux avec un lien alors.
    (Stéphane Beau. Blog critique littéraire Grognardises).
    arrivé là :
    http://legrognard.hautetfort.com/
    On fait comment ?

    Répondre
  85. Chris
    Chris dit :

    @Pitou

    Lâchez ce goupillon inutile…

    Je suis de ceux qui se battraient pour que vous puissiez vous exprimer, selon cette formule faussement attribuée à un certain Voltaire ( ce pauvre Voltaire, auteur cynique s’il en fut).

    Nota bene : (la fameuse citation "Je défendrai mes opinions jusqu’à ma mort, mais je donnerai ma vie pour que vous puissiez défendre les vôtres" est attribuée par erreur à Voltaire. En fait, cette "citation" ne figure même pas dans le dictionnaire des citations de Dupré… C’est un faux pondu, je crois, par une étudiante anglaise, et qui fut repris ensuite… Thierry Ardisson a activement partcipé à la propagation de cette ânerie, avant de s’en excuser il y a 18 mois. Il lui arrive pourtant encore de l’utiliser, alors qu’il sait que c’est un faux manifeste. Clio64 6 août 2005 à 12:26 (CEST) – Cette phrase célèbre, souvent attribuée à Voltaire, a été écrite par Beatrice Hall, sous le pseudonyme de S. G. Tallentyre, dans un livre publié en 1907 (ou 1906) et ayant pour titre "The Friends of Voltaire". Je n’ai pas pu consulter cet ouvrage, mais certaines sources mentionnent que Beatrice Hall y écrit que cet énoncé rejoint la pensée de Voltaire et aurait pu être dit par lui.)

    Répondre
  86. smolski
    smolski dit :

    Hop !
    Post 102
    (En espérant que ce post passera, le précédent restant en attente) :
    "si vous vous donnez la peine d’aller consulter ce blog,"
    Si vous demandez à lire la totalité d’un texte en ne fournissant qu’un bout, mettez le lien en entier ou taisez-vous à jamais ! (blague)
    le lien donc ?

    Répondre
  87. Chris
    Chris dit :

    @smolski

    http://grognardises.blospot.com

    Et l’ouvrage concerné est Dynamite de Louis Adamic : Un siècle de Violence de Classe en Amérique. ( 4éme bouquin chroniqué vers le bas).

    Une chronique qui m’a interpellé – je dois dire – tant elle pointe du doigt la confusion actuelle d’une révolte incapable de s’assumer parce que trop prisonnière d’idéologies nourricières.

    Répondre
  88. smolski
    smolski dit :

    Merci Chris.
    post 107
    "une révolte incapable de s’assumer parce que trop prisonnière d’idéologies nourricières."

    Mais pour la tenue de votre remarque, j’aurai alors souligné cela :
    " les « casseurs », ces « délinquants » qui ne croient même plus aux lendemains qui chantent ! … ces « sauvageons », cette « racaille », ces « voyous » ne doivent pas être tenus pour des inconscients qui mettent en péril la république : ils constituent bien plutôt le dernier rempart de l’idéal démocratique de 1789."

    Et je répondrai qu’un idéal n’a rien à voir avec l’absence d’idéal de ces profiteurs là. Non ?

    Ne te fais pas violemment piquer ton portable à la prochaine manif camarade !

    Répondre
  89. smolski
    smolski dit :

    Pitou post 103 :
    https://blog.monolecte.fr/2011/

    "La provocation et le mépris sont opportunément alliés avec le règne sans partages du lisse. A cela rien de surprenant. Tout fonctionne ainsi. Et rien ne différenciera plus les blogs de l’obscénité de la télévision. C’est le règne de la ruse, du malin, tout cela lissé."
    +1 🙂

    Mais bon, on fait chez Agnès comme Agnès demande :
    Modération post 94 :
    https://blog.monolecte.fr/2011/
    "[NDRL : bordel de merde : pas d’agression contre les personnes ici!!! Après une très longue journée pourrie, j’ai mieux à foutre que de venir nettoyer les merdasses des autres!]"
    😀

    Ce qui est un point de vue indubitablement raisonnable, à partager (pour ma part toutafé) ou à se taire !

    Répondre
  90. Chris
    Chris dit :

    @smolski mon ami ( parce que ça rime).

    ""Et je répondrai qu’un idéal n’a rien à voir avec l’absence d’idéal de ces profiteurs là. Non ?
    Ne te fais pas violemment piquer ton portable à la prochaine manif camarade ! »’

    Ne plus avoir d’idéal n’empêche nullement une conscience de classe…

    Et ce n’est pas nouveau malgré ce que l’on voudrait nous faire croire avec ces histoires de sauvageons quand il me souvient qu’autrefois aussi, les méchants des mauvais quartiers faisant l’ordinaire de ces lycées techniques dont les métiers ne valent plus rien ( mécanique auto rapportant un salaire à l’enseignant et un ticket d’entrée à Polemploi pour l’élève), avaient "déjà"une très nette tendance à vouloir boxer ceux de la haute comme y disaient : c’est à dire les futurs bacheliers…

    Répondre
  91. smolski
    smolski dit :

    post 111 Chris :
    https://blog.monolecte.fr/2011/
    "une très nette tendance à vouloir boxer ceux de la haute comme y disaient : c’est à dire les futurs bacheliers…"

    Naif et gentil. Mais non, ce qui les conduit en l’espèce est le profit immédiat au moindre effort. Non contre la personne en tant que classe.
    Je comparerai ces bandes aux prostituées volontaires qui disent (vécu perso) :
    "mais là, sur le trottoir, à moindre fatigue je gagne tellement plus d’argent qu’en travaillant péniblement dans un bureau !"
    Dans ce cas, ce n’est pas une conscience, c’est un choix individuel, et je le respecte.

    Ces bandes auront une conscience ou à un idéal, lorsque le partage du butin se fera du plus démuni au plus nanti dans les caves et les sous-sols (que j’ai eu à les connaître en mon temps), et plus non plus entre deux viols collectifs.

    L’arrachage du sac des vieux ou les tortures qui leurs sont administrées pour obtenir leur n° de leur carte bancaire pour un gain dérisoire en sont le prolongement.
    Tout ça est à l’identique des démolitions d’emplois et de vies sociales par le capital pour un profit encore plus rapace.

    PS : Je suis un (93) de naissance et profondément attaché à cela. Historiquement et dans mes convictions actuelles (mais je l’ai déjà dit, pas la peine de m’injurier, faire un copier/coller de la réponse déjà faites. Que l’auteur s’y reconnaisse. Il faut toujours veiller à soulager les petites mains sociales d’ici bas (quoi une allusion à Sartre ?).

    Répondre
  92. michel x.
    michel x. dit :

    Les trolls sont de sortie, on dirait… Alors ne nous gênons pas.

    Les c… qui ne s’arrêtent pas quand ils voient une femme en détresse automobile, et bien cela m’inspire.

    D’abord, vos automobilistes c’était tous des militants UMP se rendant à une réunion préélectorale (j’ai pas écrit "préfectorale", hein !). En fait, l’un d’entre eux a saboté votre voiture. Vous avez cru voir des dizaines d’automobilistes alors que c’était toujours les mêmes qui passaient et repassaient devant vous. Mais qu’est-ce qu’ils ont ri de vous !

    En fait non, c’est votre homme qui a saboté votre voiture pour vous empêcher d’aller à cette réunion. Il en a marre que vous lui parliez politique mais n’ose pas vous le dire.

    En fait non, votre R25 (je savais pas que les assurances acceptaient encore ce genre de risque), votre R25, donc, a été réparée la dernière fois avec des pièces de contrefaçon fabriquées EN CHINE. On voit bien là les dégâts causés par la mondialisation (bien fait pour vous, ça vous apprendra, mauvaise française).

    En fait non. Les automobilistes ont eu peur de vous… on ne sait jamais… on s’arrête pour donner un coup de main et puis hop, un coup de cric par derrière et envolée la grosse Mercedes ! Le car-jacking, c’est quand même une spécialité du Gers (vous êtes par là-bas, non ? ou pas loin).

    En fait non, vous avez monté un cinéma pour vous faire embarquer par un "vieux chasseur seul à casquette assortie à votre gilet, roulant en 4×4 luxueux, debout sur l’accélérateur". Et ça n’a pas marché !

    En fait non, il faisait très froid. Les gens sortaient du lit pour aller chez le dentiste ou le percepteur. Ils avaient mal dormi et venaient de s’engueuler avec leur conjoint-ado-voisin. En plus, à la radio, une ministre proposait d’envoyer des CRS aux Tunisiens ! Alors vous pensez, se faire ch… à aider son prochain un jour pareil.

    N’allez pas mourir (en bord de route) pour des idées, quand même.

    Répondre
  93. smolski
    smolski dit :

    "Les trolls sont de sortie, on dirait… Alors ne nous gênons pas."
    🙂
    Pourtant, il ne paraît pas étonnant que le conte de la solitude d’une panne au bord d’une route assez fréquentée suscite un rappel à celle qui autorise le massacre d’un vieillard même pas fortuné impunément.
    Mais bon, hein, roulons manège !

    Répondre
  94. clement
    clement dit :

    Messieurs dame, nos commentaires forment un joyeux foutrac ( à mes yeux du moins).
    Certes on a bien trollé, bien ri, mais il manque peut être un peu de relecture…
    Essayons de ne pas gâcher le travail de Mme Maillard par des commentaires déplacés et de petites querelles….
    Ceci dit, mon commentaire inclut mes participations; comme il n’est qu’une opinion.
    Cdlt,

    Répondre
  95. Ikari
    Ikari dit :

    Bonjour,

    Je veux témoigner du fait que, dans la même situation, je ne me serais probablement pas arrêté si vous n’aviez pas fait de gestes d’appel à l’aide ou ne vous étiez pas trouvée dans une situation d’urgence manifeste (véhicule accidenté, signes de détresse corporelle).

    Si je vois un triangle, une personne portant un gilet attendant tranquillement à côté du véhicule, je me dis : c’est bon, la situation est sous contrôle.

    D’ailleurs, dans la même situation que vous, je préférerais qu’on me laisse tranquille.

    Je ne sais pas comment vous me jugerez, en tout cas je ne me reproche pas d’avoir ce genre de comportements.

    Bonne continuation.

    Répondre
  96. clement
    clement dit :

    Personnellement je comprends votre attitude, même si je me serais arrêté pour obtenir confirmation.
    S’arrêter, c’est sortir de la transe urbaine pour signifier à l’autre qu’il n’est pas qu’une "situation", même sous contrôle.
    cdlt

    Répondre
  97. smolski
    smolski dit :

    Au fond, le fait même de rassembler dans ce fil : ceux qui s’arrêtent et ceux qui s’arrêtent pas rejoind tout à fait le principe du collectivisme débattu.

    Noam Chomsky dans : Raison et Liberté (voir : http://lazone.sinehebdo.eu/zone-32…. pour se le procurer), rappelle que dans le temps la dénomination des intellectuels étaient : "prophètes" (ceux qui étaient pour les dirigeants en place) et de "faux-prophètes" (les contre).
    Le terme, "prêtre séculier", pouvant recouvrir la dénomination de ces intellectuels.
    À l’identique des temps anciens, les "prêtres séculiers" d’aujourd’hui sont des "commissaires" lorsqu’ils sont pour les dirigeants en place et des "dissidents" lorsqu’ils sont contre.

    Noam souligne que, de fait, lors des renversements de dirigeants par le peuple, les "prêtres séculiers" ne font que s’inverser, le dissident devient le commissaire, le commissaire devient le dissident. mais restent bien en place, tous deux absolument nécessaires au pouvoir établi pour la formation de la conscience imprévisible de l’individu vers la chappe d’une conscience collectiviste et sage, ou tout du moins bien cadrée.
    Pour la bonne cause, évidemment.
    🙂
    Pour sortir de ce principe que l’on peut constater à répétition tout au long de l’histoire commune, il se pourrait, pardon : IL SE POURRAIT que la libération par la valorisation de la conscience individuelle donne un peuple beaucoup plus cohérent.
    Chacun portant sa part individuelle de responsabilité devant tous, les moyens de dissimulation et de cohercition habituels sur les consciences (du spectacle et des jeux) ne seraient même plus envisageables tellement inopérant.

    Bon, j’ai pas fini le livre, toutefois, le ton qui y est poursuivi me paraît dans ce sens. 🙂

    JE ME permet de souligner que tout ce que J’écris ici M’appartient en propre et n’engage que MOI en conscience. Pas Chomsky qui reste une source universelle de réflexion pour chacun.

    Répondre
  98. smolski
    smolski dit :

    (suite du post 118) :
    Arf ! Pardon, je n’avais pas fini correctement cette proposition :

    Il me reste à préciser que ce manque de "conviction individuelle" peut expliquer le fait que les automobilistes ne se sentent pas directement concernés :

    "À chacun son problème,
    aux services concernés d’intervenir. Les assurances, la police, la dde… de se dépatouiller avec la détresse d’autrui sur la route, ils sont là pour ça, payés pour ça. Et pas moi !"

    Et aussi :
    "Pas vu pas pris, je passe et j’t’embrouille !"

    À rapprocher de cet automobiliste happé sur le bord d’une autoroute et dont les véhicules suivants déchiquetaient le cadavre sous les yeux de ses enfants.

    Répondre
  99. Chris
    Chris dit :

    Smolski,

    Entre autre, il ne vous est jamais venu à l’idée qu’une grande majorité d’automobilistes de ce pays n’est pas très à l’aise derrière un volant, quand ils ne savent tout simplement pas conduire : incapables du moindre créneau correct, du moindre freinage d’urgence, et ce, sans compter les problèmes de vue, de réflexes, et j’en passe et des meilleures du style psychotropes et anxiolytiques, que cela fait parti d’une hypocrisie sociétale majeure voulant que tout le monde doit pouvoir conduire ( même les incapables notoires) au nom de l’égalité, et qu’à ce prix, les nervis de la sécurité routière préfèrent lobotomiser l’automobiliste moyen , plutôt que, comme dans des tas d’autres domaines, privilégier la formation et la compétence.

    Dans ces conditions, comment s’étonner que la plupart soient bien incapables de s’arrêter sur un bas côté qu’ils situent mal ( n’étant même pas foutus en temps ordinaire de situer le bout d’un trottoir), sachant rarement où sont les warnings, et bref étant terrorisés par avance du moindre écart sur leur chemin ( le nombre de gens ayant peur d’être simplement doublé dans une courbe est considérable ; incapables qu’ils sont de seulement tenir une trajectoire correcte).

    Alors dépanner son prochain ! Encore eût-il fallu savoir poser l’avion, n’est-ce pas…

    Répondre
  100. smolski
    smolski dit :

    post 120 :
    "Encore eût-il fallu savoir poser l’avion, n’est-ce pas…"

    Ben justement, c’est bien pour ça que la pensée collectiviste formatée avec l’accord des "prêtres séculaires" est un drame pour la collectivité des individus.

    J’avoue ne pas connaître l’application réelle sur un peuple d’une société sans hiérarchisation.
    Mais, du fonctionnement des communautés libres que j’ai pratiquées, j’ai retiré l’expérience que la bêtise d’un comportement particulier à un individu ne se répandait pas comme dans une collectivité hiérarchisée.

    On peut donc croire…

    Répondre
  101. rodj
    rodj dit :

    Indifférence:
    http://www.jp-petit.org/nouv_f/indi

    l’humanoïde est bien moins "évolué" que son son orgueil le lui fait prétendre.
    pas de collaboration, pas de respect.
    tant que les pays de la planète ne se donneront pas à la Paix, il n’y aura pas de changement.
    c’est utopique?
    Alors….
    en tout cas merci d’essayer 😉

    Répondre
  102. salvadorali
    salvadorali dit :

    délicieux reportage de l’héroïsme ordinaire face à la mesquinerie du commun de l’humanité 😉 sans compter l’effort généreux de l’exercice de style, merci pour la récréation autant que pour les enseignements !

    Répondre

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