L’autodétermination du hamster dans sa roue

Marche ou crève. Voilà le monde dans lequel nous vivons. Voilà le monde dont on a hérité et probablement celui que nous allons léguer à nos enfants. Pas de quoi pavoiser.


Marche ou crève. Un pas en avant, dix coups dans ta gueule, tu encaisses le recul et tu recommences. Il faut un moral de vainqueur pour survivre dans un monde de perdants. Marche ou crève. Tu y crois, tu te bats, tu te défonces, d’ailleurs, même si tu n’y crois pas, tu fais au moins semblant, au moins la chaleur du troupeau que l’extrême solitude du sage. Bêlons en chœur, peut-être que le loup bouffera le mouton d’à côté, peut-être même qu’en fermant très fort les yeux, tout cela cessera d’exister et la porte du placard se refermera sur sa parade monstrueuse qui a envahi toute la chambre et qui déferle maintenant dans le couloir.
Marche ou crève. Ou faire dans l’originalité, choisir son rythme. Je trottine, je cours, je brasse et je pédale. Je pensais avoir changé d’univers physique et mental, je n’ai fait que m’adapter à la donne en restant dans le mouvement. Ma seule marge de manœuvre, c’est la vitesse que j’imprime à la roue que mes efforts colossaux font tourner mollement sur place.
Marche ou crève. Courir pour oublier qu’on ne va nulle part. Pédaler pour démultiplier le pas perdu. Nager pour ne pas sombrer corps et âme. Ni médaille, ni trophée, ni podium, ou alors tous bien serrés sur la dernière marche. Ni fleurs, ni couronne. Non plus. Rien que l’instant et l’écho de ton souffle court pendant que tu t’échines à avancer. Avancer. Comme des pantins. Les figurants d’un mauvais film qui emmerde tout le monde et dont personne ne veut connaître la fin.
Marche ou crève. K.O. debout, tu t’es encore vautré. Est-il humainement possible de se bouffer autant de portes sans jamais s’enkyster dans le bois du panneau ? Encore une couleuvre à avaler, ton gosier est plus souple et serpentaire qu’un alambic, tu ne peux même plus déglutir ta propre honte, ton ultime négation de toi. Envie de laisser tomber, de baisser les bras.
Et puis quoi ?
Crève dans le fossé, la gueule ouverte. Mais fais-le en silence, pour ne pas troubler la foulée intime et recueillie des autres coureurs de fond. Crève, mais crève donc ! le surnuméraire, l’échappé du dernier rang, le boulet de service, toi, le putain de concurrent. Pas de voiture-balai dans ce tour de force-là, pour ce tas de forçats las. Ce n’est même pas la loi de la jungle, les animaux n’ont jamais été aussi cons. Demain attend pourtant l’ultime ressource du faible de ce soir. C’est la leçon que nous ignorons, que nous méprisons sans cesse et c’est bien là notre perte.

Pas de consolation pour les perdants, ni repos, ni soulagement. On les finira à coups de saton dans le caniveau, ces crevures!
Alors, tu ravales ta peine, tes espoirs et tes colères, tu bandes ces muscles dérisoires que la permanence de la lutte t’a sculptés et tu repars vers le mirage suivant, sans le voir, sans y croire, mais parce que tu n’as, finalement, pas le choix.

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80 réponses
  1. La Sardine Masquée du Port
    La Sardine Masquée du Port dit :

    câlin ? ça sert à rien, mais en bon hamster qui se respecte, tout ce que je peux te donner c’est ma tendresse, et ça, j’en ai plein, elle n’est qu’à moi et même crevant la gueule ouverte, mordant le talon qui m’écrase, j’en aurais toujours assez. Donc, je répète, câlin ?

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  2. des pas perdus
    des pas perdus dit :

    No future, chantaient certains… qui du coup se retrouvaient avec un future doré !

    Tu aurais pu terminer ton excellent billet sur une touche d’espoir, en rappelant que loser ou winner, la fin est la même pour tous : au fond du trou !

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  3. jardin
    jardin dit :

    Toi, t’as pas cultivé ton jardin ce printemps…

    Quand mon humeur devient aussi chagrine que la tienne (souvent), je descends au jardin, mes potirons et mes tomates me câlinent gentiment, je vais même jusqu’à prendre la pioche pour dégager quelques "mauvaises" herbes qui ne font pourtant guère de tort aux cultures à ce stade.

    Et je vais de ce pas planter des poireaux … perpétuels!

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  4. Didier
    Didier dit :

    Le clébard malade ou mourant va s’isoler dans un coin et attend son heure.
    Les animaux font ainsi.
    Des femmes et des hommes, parfois pire, des systèmes avec des femmes et des hommes qui ne pensent plus, font que d’autres femmes et d’autres hommes malades ou mourants doivent s’isoler et attendre leur heure. Quelle heure ?

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  5. cyclomal
    cyclomal dit :

    Dure réalité que vous décrivez là, qui explique le succès de la "résilience": Une hiérarchie se dessine selon la marque atteinte dans ce "die hard" permanent qui fait de chaque prolétaire un Bruce Willis qui s’ignore.

    Dure réalité, mais heureusement pas pour tout le monde.

    Certains héritent, d’autres se construisent un petit paradis à usage personnel, loin de la valeur travail ou de la civilisation. Loin de la prohibition des plaisirs simples qui agrémente un peu plus encore la vie du "sel de la terre", cet indispensable indigent.

    Enfin, belle description de l’illusion du mouvement, ce "marche ou crève", corollaire de l’indispensable progrès, avec le nez bien dans le guidon SVP. Comme si on ne pouvait pas au moins réduire l’allure, affaler la grand-voile trouée et réfléchir un chouia. Comme Neil Young quand la fougue se calme par exemple: "When i was faster i was always behind", à traduire (sans se bassiner avec du zèle) "moins je pédale plus fort et plus j’avance moins vite" ou un truc comme ça.

    Bref, il est d’accord, le troll…

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  6. jide
    jide dit :

    Marche ou crève, et rester bien sagement dans le petit coin que tu t’es trouvé, sans faire de vagues, surtout, baisser la tête, ne pas parler trop fort, espérer passer inaperçu et se contenter de peu.
    Et sourire, malgré les coups de latte dans les gencives.

    "Si vous désirez une image de l’avenir, imaginez une botte piétinant un visage humain, éternellement." G. Orwell, 1984

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  7. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Souffrance, colère, assurément! Résignation? C’est quoi, ça? Effectivement, tout nous pousse vers la voie de la résignation mais je sens plus souffler la petite brise légère et persistante qui annonce la révolte, crue, dure et imprévisible, jamais là ou quand on l’attend!

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  8. tektek
    tektek dit :

    Aïe je connais cette douleur.
    Elle devenait insupportable , j’ai arrêter de courir . J’ai quitté la cage , c’est une autre forme de douleur mais je pense que mon retour à l’humanité mérite ce sacrifice. Je recommence à lire , dans quelques temps je vérifierai si je peux me regarder dans la glace …

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  9. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Je ne suis pas triste, ma colère est même souvent sauvagement joyeuse!

    Oui, je peux m’offrir le luxe inouï d’un bon coup de gueule au cœur de la nuit avant de me remettre en selle au petit matin. La résignation n’est toujours pas au programme et la colère est mon carburant depuis bien longtemps! Nourrissez-moi, nourrissez-moi, il finira bien par en sortir quelque chose!

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  10. Margaret
    Margaret dit :

    Ça me refait penser au slogan «There is no alternative», T.I.N.A. … ou, en français, «il n’y a pas d’alternative». Il faut croire que ce slogan est rudement efficace, vu le nombre de personne qui finissent par y croire, et par faire en sorte que ça soit ainsi !

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  11. Viglo
    Viglo dit :

    Souffrance, colère ou résignation?

    Écoute ta souffrance, écoute ta colère, écoute ta résignation.

    Chacune t’apprendra une part de la vérité.

    Contre la vérité on ne peut rien,… mais avec la vérité on est tout-puissant.

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  12. Nobo
    Nobo dit :

    "Le pouvoir nous veut triste !"

    Avec toi, il a gagné une bataille…

    Demande-toi, surtout, si ce coup de blues les palestiniens de Gaza peuvent se le permettre ?

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  13. paul
    paul dit :

    Ben ce texte exprime très exactement la prise de conscience que j’ai faite très tôt dans ma famille et dans la société lors de mon enfance…

    alors depuis…

    et la loi du plus fort est tellement bien encrée, avec l’individualisme, la foi en la liberté sacro-sainte et en le libre arbitre, l’esprit libertin du plaisir égoïste et cynique…

    que le plaignant a toujours tord

    donc ça continue

    avec la soupape de sécurité de la pseudo liberté démocratique démagogique de contestation…

    hurlez bonne gens : pendant ce temps ça ne change rien…

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  14. Ivo
    Ivo dit :

    Mais est-ce que ca n’a pas toujours ete comme ca ? Il y a des milliers d’annees, les hommes devaient, chaque jour, "marcher" pour trouver de la nourriture (cueillir, chasser), pour eviter de "crever". Et sans doute devaient-ils, de temps a autre, affronter d’autres hommes et "encaisser". Et plus tard, de meme, ils devaient travailler la terre pour avoir des recoltes et survivre. Et ils subissaient aussi des revers (catastrophes naturelles, pillages), qu’ils devaient encore "encaisser". Et comme nous, finalement, ils n’allaient "nulle part". Pourquoi notre epoque devrait-elle etre differente ?

    Oui, les hommes sont obliges de marcher, simplement pour ne pas crever. Mais ne pas crever, ce n’est pas donne, et y reussir, c’est deja beaucoup.

    Mais si quelqu’un est pret a me procurer regulierement mes trois repas quotidiens, pour que je n’aie plus besoin de marcher, je veux bien.

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  15. jardin
    jardin dit :

    @ Nobo, 15: "Demande-toi, surtout, si ce coup de blues les palestiniens de Gaza peuvent se le permettre ?"

    Voilà bien le genre d’argument que je ne supporte plus. Dans le genre culpabilisation morbide et incitation à l’hypocrisie, je crois que je préfère encore la campagne de Carouf sur le thème "Positivons". Ou la vieille injonction aux bobonnes déprimées "Mais voyons, reprends toi, tu as tout pour être heureuse, pense aux malheureux qui bla bla bla…"

    En plus, ça leur fait une belle jambe, aux mecs de Gaza, qu’on se force à faire semblant de pas avoir le blues!

    Répondre
  16. Margaret
    Margaret dit :

    Prendre conscience de ce qui se passe, se rendre compte de ce qui arrive, se mettre à réfléchir (alors qu’avant on faisait les choses sans y penser, comme des moutons)…

    Pour moi, c’est tout sauf de la tristesse, de la résignation ou du pessimisme !

    Et le dire, voire le dire haut et fort, c’est un bon signe !

    Répondre
  17. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Un bon mot, effectivement! Malheureusement pour nous et même pas tant mieux pour les autres : le compte en banque de l’Occidental moyen se vide inexorablement alors qu’il est bien loin d’avoir la sublime élégance du désespoir du héros dostoievskien… 😉 Ce qui en fait un geignard sans intérêt, nous sommes bien d’accord.

    Répondre
  18. NaOH
    NaOH dit :

    @ivo (18)

    "Mais si quelqu’un est pret a me procurer regulierement mes trois repas quotidiens, pour que je n’aie plus besoin de marcher, je veux bien."

    A qui comptes-tu faire croire que ton train (au sens TGV) de vie, et le nôtre par la force des choses, est seulement destiné à te procurer des moyens d’existence ?

    Répondre
  19. PetitPiteux
    PetitPiteux dit :

    … et l’autre qui disait que Sisyphe devait être imaginé heureux. Je me souviens avoir essayé de comprendre, mais non, vraiment. M’enfin le même a dit ailleurs que l’espoir était le pire truc qui soit arrivé à l’humanité, alors bon…

    Répondre
  20. Nobo
    Nobo dit :

    Ce n’est pas mon propos, raté !
    Ce que j’ai dit c’est qu’il faut pouvoir expliquer, en face-à-face, si tu en as le courage, ton blues à un Palestinien de Gaza…
    Tout le reste n’est que littérature d’évasion et solipsisme…
    Je me souviens d’un bon mot de Cioran : "Tout occidental moyen fait penser à un héros dostoievskien qui aurait un compte en banque…"

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  21. Cincinatus
    Cincinatus dit :

    Il y a le verre à moitié vide et le verre à moitié plein. ça c’est le choix du regard.
    Mias avant (car on n’a pas choisi de naître) il y a quelques éléments pour que la bonne fée se soit penchée sur ton berceau: une famille pour l’amour, la santé et quelques moyens de subsistance et un peu de compréhension du monde.
    Avec ça, tu fais ton chemin.
    Evidemment si tu n’as pas ce minimum…dur…dur…

    sinon, tu tentes d’analyser ce monde sans a priori.
    du genre: il y a des cons partout mais des gens bien partout ….aussi.
    Certes, c’est dur si tu as faim car tu penses surtout à bouffer avant que de penser.

    A partir de là tu te dis: Tout ceci a-t- il un sens: Réponse: non… et toi seul peux donner du sens à ton existence du fait que tu n’y es pour rien. Comptes donc surtout sur toi-même.- A priori tu ne le sais que trop.

    Mais si tu réalises que tu es à la fois "une merde" (matériellement parlant s’entend) et en même temps "Dieu le père"…. tout s’éclaire.

    Je résume…je résume…

    Comme on dit en Italien: Tra il dire e il fare c’è il mare.

    Traduis toi-même ça te fera un bon exercice.

    Amicalement
    Cincinatus.

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  22. Tal
    Tal dit :

    J’aurai parlé plutôt de L’autoindétermination du hamster dans sa roue ou son bocal, au choix.

    Le corollaire de la détermination est inévitablement celui de l’indétermination.
    Comme celui de la liberté est celui de l’aliénation.

    Le hamster suit donc la route circulaire qui tourne vers son cul en espérant rejoindre son âme. Parle à mon cul ma tête est malade…ce qui se dit au lendemain des beuveries.

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  23. Pierre Meur
    Pierre Meur dit :

    La vie ne s’arrête pas à nous, sinon elle s’arrêterait à notre mort. D’ailleurs elle n’est pas apparue à notre naissance, c’est nous qui lui somme apparu.

    Si on ne comprend pas que l’on est dans la boîte et non observateur extérieur de la boîte, on se croit maître du monde et fâché qu’il ne tourne pas comme nous le désirons. Ce n’est pas que notre fâcherie soit sans importance, disons qu’elle ne rend malade que nous.

    Mais être fâché, c’est réagir, et réagir, c’est vivre. Si il y a bien une finalité à exister c’est bien de de se sentir vivant, de s’inscrire dans ce qui n’est pas nous, de participer et de "danser avec l’autre".

    Quand à se croire immortel parce que l’on est jamais mort, c’est se donner une importance que l’on a pas non plus. On participe de la chaîne des générations. Vouloir s’en désolidariser parce que notre fesse gauche nous gratte et qu’elle n’est pas la fesse du voisin, c’est vouloir n’être qu’un feu de paille en dehors du brasier. Qui se souvient de celui qui est mort autrement que dans la perception que l’on n’avait de lui. Quand je parle de Gandhi, ce n’est pas Gandhi qui parle, c’est moi qui parle d’une approximation.

    On s’inscrit dans l’arborescence de la causalité, et chaque acte que nous posons, ou que nous ne posons pas, nous fait basculer d’une seconde dans l’autre et nous empêche d’être à nouveau ce que nous étions un instant auparavant. Suis-je ce que je crois être ou est-ce que j’essaye d’y ressembler ? Combien de réponses possibles, et combien réellement exprimées ? Je me suis fixé une cible qui est moi et j’ajuste sans cesse le tir pour tenter de coïncider parfaitement avec la cible.

    Suis-je parfaitement moi ? Impossible dans cette dimension spatio-temporelle qui nie la perfection puisque la perfection appartient à ce qui est immuable, et que forcément je bouge tout le temps.

    Figer le temps, figer l’espace. Le rêve impossible du hamster-Dieu.

    Le hamster-Dieu se releva et négligea la crotte qu’il venait de poser. C’était une crotte qui ressemblait aux autres crottes qu’il avait déjà posé. Les germes de toutes sortes s’y était déjà posé et imaginaient ce nouvel univers. Ils remerciaient le hamster-Dieu qui ne les entendait pas et qui continuait déjà sa course inutile en vue de la prochaine crotte-création.

    J’ai bien aimé ton sujet, Agnès. J’y ai posé ma propre crotte. Qui de nous deux est déesse ou dieu ? Est-ce que ce que nous écrivons nous appartient ou participe de la causalité ?

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  24. jardin
    jardin dit :

    @ Nobo, 26: "il faut pouvoir expliquer, en face-à-face, SI TU EN AS LE COURAGE, ton blues à un Palestinien de Gaza…"

    J’aime bien, surtout, "si tu en as le courage", moraliste et méprisant à souhait. Je ne vois pas pourquoi on devrait parler de nos blues d’occidentaux aux mecs de Gaza, il me semble que si j’en rencontrais j’aurais des sujets de conversation très différents.

    Mais ce qui me fait surtout horreur dans cet argument, ce qui fait que je le trouve pourri, c’est que du coup, tout le monde doit être satisfait de son sort. Même le Palestinien de Gaza peut (encore) trouver quelqu’un de plus malheureux que lui. Seuls les morts auraient le droit de pas être contents. Et encore les morts jetés dans une fosse commune devraient taire leur blues car il y a des morts sans sépulture. Sans parler des morts découpés en morceaux.

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  25. moi
    moi dit :

    Allez, encore a geindre….

    Je sais qu’il y a plein de pauvres et de chomeurs, que la vie est pas facile pour les caissieres de supermarche et les hotesses telephoniques, mais bon, on peut aussi etre heureux dans la vie sans argent. Faut juste un peu de capital imagination…
    Pour le prix de 3 mois gaspilles en abonnement internet et telephonie mobile, on peut se faire 3 semaine de randos dans la montagne.
    Investissement de 300 euros pour le sac de couchage, la tente, le rechaud, les chaussures de marche et la creme solaire.
    Trajet pour aller a la montagne: 0 euros, on se sort un doigt du fondement et on fait du stop. Ensuite ah oui, il faut marcher arreter de se plaindre et s’emerveiller a la vue d’une fleur, d’un ruisseau, d’un nevee, d’un chamois, d’un immense pierrier, etc…

    Mais bon, on prefere se plaindre et dire que c’est degueu car certain sont riches donc mechants…

    Va a la bibliotheque, lis des livres et emerveille toi de ce que tu as lu…

    Allez courage.

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  26. paul
    paul dit :

    à toi (35)

    ben moi aussi je vais en montagne… depuis fort longtemps et avec pas grand chose : alors justement par grande expérience… je sais qu’il faut plus de 300 euros pour s’équiper actuellement et que ce n’est pas en faisant l’économie de l’abonnement internet que ça marche…

    Parce qu’il y a tout simplement le prix de la vie, du logement, de l’entretien élémentaire, de l’énergie et de l’eau, de sa bouffe… et que les minima sociaux sont à peine suffisant pour ça dans le pays où nous vivons.

    Et puis on est tous interdépendant : alors économiser la voiture en faisant du stop c’est encore profiter de la générosité des autres et de leur investissement dans une voiture qui coûte plus que l’essence : l’investissement initial rapporté à la durée d’utilisation plus l’entretien et les assurances obligatoires qui sont un impôts suplémentaire.

    très facile de critiquer comme ça en disant qu’il faut se suffir de l’espace bleu entre les nuage perçu entre les murs même d’une prison : c’est de l’é$goïsme pûr qui permet à ceux qui aiment nuire à autrui de poursuivre leurs méfaits.

    Se pleindre, c’est dénoncer un mal et une origine de ce mal : c’est une attitude d’assomption de choix de moralité, ça fait partie de la citoyenneté, toutes chose que l’individualisme nie au profit de ceux qui font du mal !

    Nier le témoignage de tout mal c’est totalement associal !

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  27. Tal
    Tal dit :

    Je reconnais que la vie est galère pour pas mal de monde.

    En ce qui me concerne, ça tourne bien après pas mal de galères françaises, il a fallut que je m’expatrie pour en arriver là.

    Alors, ça fait cliché mais je bosse dans une multinationale et tout ce que ça peut entrainer de péjoratif, mais de fait les gens y sont sympas, de différentes nationalités, le boulot intéressant et pas routinier, la paye très correcte, la région jolie, les femmes aussi, les patrons agréables, l’architecture aussi. Un bonne sécurité de l’emploi aussi.
    Jamais eu de problèmes avec les flics sur la route, la vitesse qu’on veut sur l’autoroute sans radars quasiment ou hélicoptères et autres jumelles LASER.

    Pas le paradis, mais nettement mieux finalement que ce que j’ai connu en France même si il faut parfois se creuser la tête parfois.

    Quand c’est comme ça on se dit que ça devrait aussi l’être pour les autres…

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  28. Pierre Meur
    Pierre Meur dit :

    Je vois beaucoup de monde, ici, qui semble atterré de constater que tout ne fonctionne pas pour le mieux, ou devrais-je dire que tout fonctionne pour le pire.

    Le nivellement par le bas est une chose. Il faut constater l’entropie d’un système, mais le constater ne suffit pas, il faut injecter de l’énergie positive dans la machine. Je ne pense pas qu’une seule personne puisse prendre le monde dans ses mains et le refaçonner.

    Quand on veut faire le ménage, il faut commencer par ce qui est autour de soi, et puis continuer en élargissant le cercle de son action, au fur et à mesure. Si on est désespéré par l’ampleur de la tâche, on ne fait rien.

    Le monde est peuplé de d’être humains paralysés par "l’état du monde". Lorsque l’on constate le problème israélo-palestinien est-ce que ce problème est le nôtre ? Il est certainement d’une importance capitale par sa nuisance dans les relations internationales, mais il regarde d’abord ceux qui sont concernés. Si ceux-ci ne font rien pour le réduire, ils sont les principaux responsables du problème.

    Faut-il soutenir les palestiniens contre les israéliens, ou faire l’inverse ? C’est précisément en soutenant les uns contre les autres que l’on alimente le problème. À quoi a-t-on affaire ? À des êtres humains qui affrontent d’autres êtres humains ? Un groupe est-il un être humain ? Non, c’est dans la différence que le groupe se définit par rapport à un autre groupe. Y a-t-il un groupe dominant et un groupe dominé ? Oui, mais comment le groupe dominé entend-il se faire justice ? En se donnant les moyens de renverser le rapport de force. On me dira tout ce que l’on veut, mais cela ne réglera pas le problème puisqu’il y aura toujours un groupe dominant et un groupe dominé. Seule la vengeance, "œil pour œil, dent pour dent" y trouvera son compte, mais ce faisant la sinistre vendetta continuera jusqu’à la fin des temps.

    Alors si on croit que la vendetta est la seule capable de résoudre le problème israélo-palestinien, et il faut les laisser se battre jusqu’à ce que le dernier combattant puisse crier victoire de sa bouche édentée et n’ait même plus ses yeux pour pleurer ceux qu’il a perdu.

    Il n’y a qu’une seule solution et elle n’effacera rien, mais elle permettra que l’enchaînement des causes et des effets indésirables s’arrête et ouvrira une nouvelle arborescence sur le futur qui n’aura plus le sang et l’injustice pour aliments de la causalité. Cette solution est une paix négociée. Tant que les acteurs de ce drame n’en prendront pas conscience et qu’ils en refuseront l’évidence, ce qu’il leur arrive sera de leur ressort.

    Facile à dire ? Exact. On peut établir une liste exhaustive des exactions qui ont été commises, mais elles sont si nombreuses qu’il serait vain de chercher le vrai coupable et la vraie victime. Les allemands d’aujourd’hui sont-ils les nazis d’hier ? Non, mais ils héritent d’un passé ignominieux dont ils n’ont pas été acteurs. C’est pareils pour les juifs d’aujourd’hui, ils héritent d’un passé dont ils n’ont pas été les victimes. Le bilan est pour l’humanité tout entière, sinon ce serait reconnaître qu’être juif c’est effectivement faire partie d’une "race", que cette "race" soit perçue de manière positive ou négative. Dans le conflit israélo-palestinien, des êtres humains "déconnent". Pour moi, c’est clair, parce que je suis humaniste.

    La seule réalité à prendre en compte, c’est la situation qui ne fait qu’empirer pour chacun des groupes et particulièrement pour le groupe dominé. Si les israéliens imaginent un instant que le rapport de force leur sera toujours favorable, ils se mettent le doigt dans l’œil. Aucun rapport de force favorable dans l’histoire n’a jamais été définitif. Si les palestiniens croient qu’ils pourront chasser les israéliens de Palestine de manière définitive sans utiliser les "grands moyens" (libre cours à l’imagination) et sans un maximum de désagréments, ils se foutent également le doigt dans l’œil.

    Ce conflit dure depuis 60 ans (3 générations qui ne connaissent que la guerre). Il appartient à ceux qui le nourrissent de le continuer ou de l’arrêter. Il faudra plus de courage,d’héroïsme, et de détermination pour l’arrêter que pour le continuer. Que les vivants regardent leurs enfants et arrêtent de regarder leurs morts. Les morts n’ont pas d’avenir, les enfants, eux, sont sensés en avoir un. Ce n’est pas la justice pour les morts qu’il faut réclamer, c’est l’avenir radieux des enfants qui doit être assuré.

    "L’avenir radieux des enfants", c’est la promesse que font tous les parents à leurs enfants. Quand on est enfants, l’avenir dépend des adultes, mais quand on est adulte, on devient responsable de l’avenir des enfants. C’est le sens de la transmission intergénérationnelle.

    La cellule de base de l’humanité, c’est la famille, pas l’individu. Si l’enfant est élevé par ses parents, l’enfant devenu adulte se doit de soutenir ses parents devenu vieillards. Mais la société aussi élève les enfants, et l’enfant devenu adulte est également redevable à la société.

    Si le monde est dans l’état dans lequel il est, c’est parce qu’il existe des parents indignes et des enfants ingrats. Que chacun regarde la poutre qu’il a dans son œil avant de regarder la paille qu’il y a dans l’œil de ses parents ou de la société. Les parents et la société font ce qu’ils peuvent, très imparfaitement. L’état du monde est le reflet de l’énergie que l’on y investit. On est pas un être humain si on ne revendique que les progrès de l’humanité sans en assumer également toutes les erreurs et les dérives.

    Changer le monde, c’est commencer d’abord par soi-même sans attendre des autres qu’ils le fassent pour vous. Vous n’aimez pas la société dans laquelle vous vivez ? Qu’avez-vous fait pour la société ? Voulez-vous participer de l’entropie du système ou participer à tirer le système vers le haut ? Si c’est la deuxième option que vous choisissez, bouger vous le cul et ne vous plaignez pas de la charge. Ce n’est pour vous que vous le faites, c’est pour "l’avenir radieux des enfants". L’avenir radieux n’est qu’une addition de progrès. Mais qui dit progrès admet que la progression est un mouvement. Alors, on se bouge le cul.

    De belles paroles ? À vous de juger, à vous de VOUS juger. Je vis ma vie et "j’essaye" de ne pas être un "poids mort" pour les autres. J’inscris, mon chemin de ma naissance à ma mort, dans le chemin de l’humanité (la famille la plus étendue). Je ne vais pas me plaindre parce que c’est difficile, il y a plus à plaindre que moi. C’est bien pour ceux-là qu’il faut s’investir plus que pour la simple satisfaction de nos besoins. Il faut donner à la solidarité ce qui nous est superflu, parce que cela participe à la progression de "l’avenir radieux des enfants".

    Faite ce que vous pouvez. Ce à quoi vous ne pouvez rien, n’est pas de votre ressort. Mais ne pas envenimer ce à quoi vous ne pouvez rien est bel et bien de votre ressort.

    L’espèce humaine est une espèce grégaire*. Elle doit apprendre de ses erreurs et surtout éviter de les répéter.

    * Définition : grégaire (adjectif) – « Se dit d’un instinct qui pousse les individus à se grouper avec leurs semblables ».

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  29. cui cui fit l'oiseau
    cui cui fit l'oiseau dit :

    Le pire, vois tu Agnès, c’est que certains politiques nous vantent les bienfaits d’une illusoire liberté qui, avec un peu de lucidité, comme tu l’exprimes dans ton titre, se cantonnent à bien peu de choses.
    À la fin du compte, il ne te reste plus que la liberté de boire, et encore, s’il y a de l’eau, tout le reste étant payant…
    Et chacun sait que là où il faut payer, le libre-arbitre se restreint.
    Une seule solution, encaisser les épreuves, apprécier le moment de joie et repartir jusqu’à ce qu’on abdique définitivement…
    Restons optimistes !

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  30. M
    M dit :

    Laisse courrir les hamsters dans leur roue, on a plus de neurones qu’eux : zen….
    Lacher prise, quand tu as découvert celà, tu trouves les gens sacrément ancrés dans leur roue quotidienne, la vie est ailleurs, bien heureusement. C’est quand la roue cesse de tourner qu’ils se demandent ce qu’ils fichent là à tourner en rond sans arrêt pendant…XX années.
    Nous sommes tous nos propres maîtres, maîtres de nos vies, à nous de la prendre en main, d’aider les autres à prendre la leur en main, quand les gens auront pigé que nous sommes des moutons de panurge et des pigeons ils cesseront de dépendre des patrons.

    Il y a une autre vie qu’être salarié, on peut vivre libre, autrement.Au peuple de reprendre la main sur leurs vies au lieu de se la faire monopoliser et de se la faire guider par eux.C’est le moment où jamais de faire arrêter cette roue sans fin, sans faim..:-)

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  31. M
    M dit :

    Je soutiens 100% ce qu’a écrit Pierre, nous sommes d’abord responsable de nos vies, j’irai plus loin en parlant de libérer nos karmas individuels et familiaux avant de s’occuper des autres. C’est en réglant nos problèmes internes et familiaux que nous pouvons aider les autres.

    "Commencez par changer en vous ce que vous voulez changer autour de vous".J’en sais quelque chose j’ai beaucoup de colères à régler, lol

    "À l’instant où l’esclave décide qu’il ne sera plus esclave, ses chaînes tombent."

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  32. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Mon proprio s’est payé un nouveau scooter… il a bien raison, vu le mal de chien que je me donne chaque mois pour lui servir sa rente. Yep, le loyer, c’est le truc que je paie. Je ne fais que ça. Je bosse pour ce gars, le fric n’a parfois presque pas le temps de transiter sur mon compte. Ce qui m’inquiète, c’est quand il n’y aura plus rien à faire transiter…

    Des fois, moi aussi, j’aurais bien aimé avoir des parents proprios et prévoyants…

    Sinon, 3 mois, c’est long, mais de temps à autre, une journée ou deux à crapahuter juste un peu au-dessus des nuages, oui, rien que ça, c’est divin…

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  33. faribole
    faribole dit :

    eh, mr moi du 35, j’ai une question.
    Quand vous faites 3 mois de rando (heureux homme/ ou femme d’ailleurs), vous n’avez pas un appart qui vous attend et dont vous devez payer le loyer ?
    vous déménagez définitivement à chaque fois ?
    ou vous possédez une habitation/refuge ?

    parce que moi, par ex, et tous ceux que je connais aussi, on est obligés de payer un loyer pour trouver au retour une tanière pour l’hiver. Donc on est obligés de bosser, ou de galérer grave pour toucher quelques allocs. Et donc, partir 3 mois, c’est rêve absolu.
    Et puis, on a commis l’impensable : on a eu des enfants. Qui nous procurent d’ailleurs bonheur quasi insondable, éclats de rire et questions fondamentales. Donc, on ne peut pas faire de stop avec, non plus (c’est très compliqué).

    Donc, votre bon conseil qui prend de haut ma copine monolecte qui ne me connait pas mais que j’aime bien quand même, et ben il est tout pourri, votre bon conseil. Ou alors il est mal formulé.

    j’en connais des gens qui pensent et conseillent comme vous. Pleins de bonnes idées, mais souvent en grattant un poil, plein de parents avec des chéquiers, aussi. Je ne dis pas que ce soit votre cas. Je constate autour de moi.

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  34. Par hasard et par humour
    Par hasard et par humour dit :

    Je suis propriétaire et sans scooter, sans doute parce que je vis dans ma propriété. Et puis cette année, parce que nous avons acheté une vieille maison à retaper, et ben, on a retapé, alors on a pas pris de vacances, mais on est contents car on a plus de loyer à payer.
    Par paresse, je n’ai lu que les derniers commentaires et je suis ok avec faribole. De toute façon, je n’ai jamais aimé le stop.
    Quant aux fils à papa petits bourgeois révolutionnaires, ils n’en finissent pas de m’agacer. On les croise à l’université, au boulot quand on a vingt ans, et quand on voit ce qu’ils sont devenus à 40 ans, on n’a pas besoin de nos enfants pour éclater de rire. Ils ont au moins ce mérite là.

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  35. Pierre Meur
    Pierre Meur dit :

    Faribole @43 : « j’en connais des gens qui pensent et conseillent comme vous. Pleins de bonnes idées, mais souvent en grattant un poil, plein de parents avec des chéquiers, aussi. Je ne dis pas que ce soit votre cas. Je constate autour de moi ».

    D’où l’intérêt d’une société solidaire qui ne laisse personne au bord de la route. Je suis entièrement d’accord avec votre post. J’ai une fille de 20 ans qui va emménager dans son premier appartement loué. J’ai été sidéré par les loyers demandés à Bruxelles. 750 euro (sans les charges) pour 65m2 dans un quartier "populaire". Les loyers ont atteint des sommets astronomiques. Je ne sais pas comment nos petits jeunes pourraient faire sans leurs parents.

    Quand on est propriétaire, effectivement, cela change tout. Pour celui qui doit payer un loyer, c’est une bonne partie de son salaire qu’il jette par la fenêtre, et je comprend le découragement qui étreint les locataires.

    Acheter ? Mais le prix des maisons à autant flambé que celui des loyers. On paye en loyer, aujourd’hui, par rapport au salaire, plus cher que ce qu’il nous a fallu à nous, génération précédente, pour payer les traites d’une maison qu’il ne nous a fallu que 15 ans pour en terminer. Aujourd’hui, si des jeunes veulent s’acheter une maison ou un appartement, ils doivent s’endetter pour au moins 30 ans avec des traites qui ne leurs permettent même plus de vivre.

    Mon épouse et moi, nous regardons pour acheter quelque chose pour notre fille, parce que notre vrai fortune, c’est elle, mais alors que nous travaillons tous les deux et que nous avons des salaires honorables, c’est quasiment impossible sans prendre des risques énormes.

    Il est clair qu’aujourd’hui l’écart se creuse entre ceux "qui ont" et ceux "qui n’ont pas".

    Il fut un temps, où même dans les familles ouvrières, le mari suffisait à subvenir aux besoins financiers du ménage. Comme c’est parti, aujourd’hui, non seulement les femmes sont réquisitionnées, mais, bientôt, les enfants devront arrêter leurs études à 16 ans pour aller également au turbin.

    Vous avez toute ma compassion, mon cher Faribole. Et dire que la gauche cherche désespérément des objectifs concrets pour s’attirer les bonnes grâces du peuple. La baisse obligatoire ou tout au moins la non-augmentation des loyers pour 10 ou 15 ans devrait plaire. Et cela ne serait pas du populisme.

    Se loger, c’est tout de même un besoin essentiel pour la population. Si ce n’est pas le cas, il faut encourager l’avortement chez les indigents et/ou l’euthanasie pour manque de ressources.

    Juste parce qu’il est difficile et délicat pour Agnès d’attirer l’attention, l’air de rien, sur le petit encart en haut à droite de son blog, je rappelle qu’Agnès a aussi un loyer à payer. C’est sans doute le rappel du début du mois qui a inspiré ce sujet à Agnès.

    Donc, si vous en avez de trop, pensez à "soutenir le monolecte, concrètement pour nourrir la bête" : https://blog.monolecte.fr/pages/Au-s

    Moi, je n’ai découvert l’encart qu’aujourd’hui, et le rouge de la honte m’est monté au front.

    Agnès envoie sa photo à tout ceux qui font un don. Mais ne vous tracassez-pas, si vous n’avez pas les moyens, on peut la trouver sans payer. Elle a de très jolis yeux "qui assument" 😉

    Répondre
  36. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Y en a deux, et c’est déjà pas mal 😉 Un peu myopes et astigmates, mais on fait avec et il paraît que ça donne de la profondeur au regard. L’avantage d’être bigleuse, c’est qu’en posant ses prothèses, on peut toujours estomper le monde quand il est trop moche.

    Sinon, c’est .

    Répondre
  37. jardin
    jardin dit :

    Et, Agnès, la myopie a un gros avantage quant on vieillit: on garde la vision de près, il suffit (aussi) d’ôter ses prothèses (les verres progressifs ne sont pas toujours efficaces pour la vision de près quand c’est très petit, mal éclairé ou quand on a trop tardé à les changer).

    Plus facile d’ôter ses lunettes que de les mettre si on les a oubliées ici ou là.

    Répondre
  38. ti_cyrano
    ti_cyrano dit :

    Pfiou … ça devient dur là.

    Sinon tout le monde te trouve ‘achement sympa. Et puis ce qui compte c’est la beauté intérieure & 😮

    Bon, pas sorti de l’auberge moi 🙂

    Répondre
  39. chris
    chris dit :

    AH le truc photogénique, ça me rappelle un gag avec mon éditrice.

    Autrefois, on associait pas un livre avec son auteur. Les mecs pouvaient bosser peinard sans étre emmerdé par des questions à la con des lecteurs. D’ailleurs, c’est P. Meur qui nous vantait la relation auteur -lecteur ; foutaises, je lui réponds.

    Bref, comme de nos jours, pour vendre sa prose, faut aussi se prostituer quelque part ….je m’aperçois que mon éditrice est allée chercher une photo sur Viadeo à la place de celle que je lui avais fourni. Je pousse une sérieuse gueulante dans le genre, mais c’est quoi cette impertinence.

    Mignonne, elle me rétorque, un "mais" je vous trouvais beaucoup plus bel homme sur celle-çi et c’est important commercialement…et j’explose en lui hurlant que je fais dans le roman noir et subversif ! Moi Mdame et que je revendique une photo sinistre et antipathique….Chuis surtout pas Levy, et encore moins Begbéder.

    Au bout d’une heure d’échange de mails rafraichissants, elle a fini par se rendre à mes théses…

    Société de l’apparence, tiens !!!!

    Répondre
  40. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Ouais, fastoche de faire la fine bouche, Chris, quand on est doté naturellement d’une belle gueule 😉 !

    Plus prosaïquement, je dirais que le pendant féminin de la fameuse phrase d’Al Capone, c’est quelque chose du genre : On obtient beaucoup plus en demandant poliment, avec un beau minois et de beaux nichons, qu’en demandant juste poliment

    Répondre
  41. chris
    chris dit :

    Pas sûr, j’ai connu le cas d’une jeune femme qui répondait à la définition, commerciale fraichement embauchée ( on me l’avait collé sur mon secteur).

    J’ai bien tenté de la prévenir dans le genre, la mini jupe et le décolleté plongeant ,ça peut rapporter à court termes certes, mais gaffe à la suite.

    De prévenants, les acheteurs sont devenus pressants, puis oppressants. On se doute de la suite.

    Enfin , faut bien convenir qu’à court terme, ça fonctionne souvent …vu le paquet de peine-à-jouir et de frustrés qui rodent dans le monde du travail.

    Répondre
  42. ti_cyrano
    ti_cyrano dit :

    "On obtient beaucoup plus en demandant poliment, avec un beau minois et de beaux nichons, qu’en demandant juste poliment"

    Ça dépend, tu peux avoir les yeux révolver 😉
    Et tout le monde n’aime pas Barbie.

    C’est sûr que généralement ça aide, mais parfois ça devient carrément contre-productif. Et puis il est bien certain qu’une jolie fille n’a pu réussir que grâce à cela voyons … belle et capable ? Vous êtes vraiment trop naïf.

    Répondre
  43. tal
    tal dit :

    J’ai connu quelqu’un qui avait des jolis yeux, genre de chose qui me plait mais sans me faire sauter au plafond, d’autant plus qu’on m’a toujours dit que les miens sont chouettes, trop souvent, à tel point ça a finit par m’énerver ce genre de compliment, bizarre comme les compliments ça peut exaspérer. Toujours est il, que la personne en question outre des jolis yeux un peu slaves avait aussi un léger strabisme, une myopie aussi, et ça faisait un regard canon, avec ou sans lunettes.
    Là je dois dire que j’ai pété les plombs, à quoi ça tient les emportements…

    Bon elle avait pas que ça, je parle pas que des avantages physiques dont certains qu’elle voyait comme des défauts mais aussi l’attitude, tout le reste, mais ça pimentait sérieusement l’impression.

    Enfin, un cocktail en somme, parfois explosif, je n’ai donc jamais compris pourquoi on demande si les gens préfèrent les blondes, les brunes ou les rousses et toute la gamme entre, c’est plutôt le savant mélange et des nuances à peine perceptibles qui fait tilt.

    Répondre
  44. chris
    chris dit :

    C’est marrant comme les sujets gaudrioles font plus de buz que les trucs sinistres style "les chomeurs "ou ""la crise""…

    Un peu comme au cinéma quoi…entre Inglorious bastards, la derniére daube à Tarentino et le quasi chef d’oeuvre à Audiard ‘ un prophete""…on a nettement l’impression que les français ont choisi, y a des sujets de sociétés comme ça, qui font mieux question division que la gauche et la droite.

    Répondre
  45. François Granger
    François Granger dit :

    Bon, allez, je ne peut pas me retenir.

    Agnés, je te trouve pleine de charme sur cette photo. Et pour moi c’est plus important que la "beauté". Y’a plein de femmes déclarés belles qui me laissent de glace.

    Comme dit Tal : "c’est plutôt le savant mélange et des nuances à peine perceptibles qui fait tilt."

    PS: Ceci n’est pas une tentative de drague 😉

    Répondre
  46. tal
    tal dit :

    chris,

    c’est vite dit que les sujets sinistres comme chomdu, crise etc ne sont pas abordés, c’est même plutôt l’hémorragie partout, dans tous les styles ou genres, proche de l’intox paranoïaque.

    Répondre
  47. Pierre Meur
    Pierre Meur dit :

    Chris @54 : « et j’explose en lui hurlant que je fais dans le roman noir et subversif ! Moi Mdame et que je revendique une photo sinistre et antipathique….Chuis surtout pas Levy, et encore moins Begbéder.

    Société de l’apparence, tiens !!!! »

    Comme les auteurs n’ont jamais laissé photographier leur conscience, une photo sinistre et antipathique, n’est-ce pas aussi de l’apparence ?

    En se référençant par rapport à BHL et Begbéder (lapsus révélateur ?), Chris n’essaye-t-il pas d’exister, du moins … en apparence ?

    😉

    Agnès @52 : « Mouaich..; J’avais un vieux pote qui m’a sorti un jour : le coup des "beaux yeux", c’est quand il n’y a vraiment rien d’autre à sauver autour! »

    Moi qui ai des yeux brun-bovins (c’est faux les vaches ont des yeux noirs), quand j’ai découvert ta photo, j’ai été hypnotisé par leur éclat et leur profondeur. J’avais beau tenter de percevoir les contours du visage, d’avoir une perception globale, mon regard était attiré inexorablement vers ces deux points brillants, comme l’étoile résistant, sans espoir, à l’attraction du trou noir.

    En fait, je t’imaginais à la limite du rachitisme et souffreteuse, ravagée par le démon de l’écriture, toussant, de temps à autre, quelques glaires sanglantes dans un gros mouchoir en boule. Pauvre tuberculeuse que 35 degrés à l’ombre ne peuvent pas réchauffer. Et qu’est-ce que je découvre ? Une femme de caractère qui se permet même d’être jolie et qui pète la santé.

    Tu nous ferais pas une photo façon Chris pour nous apitoyer sur ton sort ? Tu sais avec le Rimmel qui coule et les yeux injectés de sang comme les ivrognes au dernier degré ? Oh oui, avec les cheveux filasses qui suintent bien le sébum, et puis le rouge à lèvres qui bave sur des dents biens jaunies, avec des vrais morceaux de fromage de chèvre dessus.

    Accompagner d’un article fleurant bon la déchéance ultime, je suis convaincu que beaucoup sont prêt à se cotiser pour ça. N’oublie pas le mouchoir sanglant, le verre et la bouteille vide. La cigarette et les doigts jaunis, à côté du cendrier qui déborde, ça serait pas mal non plus.

    Les gars et les garces, vous avez d’autres suggestions pour la photo ?

    Ne ris pas, Agnès. Tu veux parier que ta photo fera le tour des blogs ? Avec ça, ta réputation sera faite, et ta fortune aussi. Demande à Chris. Tout est dans l’apparence.

    😉

    Répondre
  48. parhasardetparhumour
    parhasardetparhumour dit :

    Vite Agnès Maillard, vos lecteurs sont devenus fous, vite un nouveau billet, histoire de passer à autre chose. Votre blog mérite mieux que ce genre d’échanges. Qu’ils soient matinaux ou pas.

    Répondre
  49. Pierre Meur
    Pierre Meur dit :

    La dérision est indispensable. Si on en est dépourvu, on se prend trop au sérieux.

    Que ceux qui pense que j’ai pu attaquer Agnès de quelque manière que ce soit se détrompent. C’était une invitation à rire et surtout à faire rire Agnès. Mais bon, chacun n’y verra que ce qu’il trouve en lui-même.

    Si c’est raté, Agnès me le dira bien.

    Répondre
  50. Pierre Meur
    Pierre Meur dit :

    Hors sujet : Ceci dit, ce soir, il y a Apocalypse sur France 2. Je l’ai déjà vu sur la RTBF. C’est à voir absolument.

    J’aimerais bien qu’Agnès ouvre un sujet sur ce document. Demain, la France s’éveillera groggy. C’est certain.

    Je suis souvent critique des médias officiels quand la finalité de l’information ne vise plus que le taux d’audience. Avec "Apocalypse", c’est le grand retour de la véritable information. Ce n’est plus le médias qui est mis en avant, c’est bel et bien l’information tel qu’elle doit être, objective et sans parti-pris, travaillée à charge et à décharge, analysée à posteriori dans l’enchaînement de ses causes et de ses effets, grâce aux images d’archives.

    C’est ce type de documents que le téléspectateur attend. Comment avoir une idée d’Adolf Hitler et de son régime qui ne soit pas un cliché sans un regard qui soit celui d’un observateur neutre. Apocalypse est certainement "l’arme ultime" contre le révisionisme au moment où les derniers témoins directs disparaissent. Je n’ai pas vécu la dernière guerre, mais je la ressentais comme un traumatisme dans mon être. Apocalypse m’a permis d’intégrer cette réalité et de me rendre ma sérénité. Encore un farfadet de mon enfance qui disparaît à jamais.

    Je vais acheter les DVD, et je les glisserai dans ce que j’aurai de plus précieux à transmettre à mon enfant, le jour de ma mort. Ce sera, pour elle, un talisman contre la tentation de puissance, et de domination sur l’autre, qui dort en chacun de nous.

    Enfin du vrai journalisme, digne de ce nom.

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  51. dominique
    dominique dit :

    La résistance en a pris un coup…et se ramolli dirait on….Entre Yves Cochet qui en remet une couche sur la décroissance et pose clairement qu’il n’y aura pas de sortie de crise…les francais qui avalent couleuvres sur couleuvres…et puis s’ils avalent pas tout, ils en vomissent pas pour autant….hausse du chomage et usines qui ferment…, je viens de trouver une video , des salariés de chaffoteaux et maury qui apres les photos et le journaliste dans l’usine cet été pour des cartes postales pas comme les autres passent à la chanson , la création pour dire leur révolte, seulement voilà, le gospel a la francaise ca l’fait pas trop….souffrir en chantant ca me dit pas non plus…

    http://www.youtube.com/watch?v=a-D6

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  52. chris
    chris dit :

    Apocalypse sur FR2, c’est certainement trés bien en effet …sauf que dans les tranches d’age où cela pourait étre utile, la guerre : on l’apprécie plutôt façon Tarentino, vous voyez !

    Pour fourguer ma prose aux générations futures, je dois me taper du facebook et autre rezotage révélateur des classes trentenaire et pire étudiante ( ceux qui croient à un avenir sous forme de la petite maison dans la prairie avec les deux ou trois chiots qui vont avec)…

    Et bien croyez moi ceusses-là …leur coeur oscille entre Dany Boon et Tarentino.

    Quand je vous dis qu’on a strictement aucune raison de se tracasser, que le monde tourne toujours aussi rond…reprendrez bien un peu de champagne en attendant que le bateau coule lentement.

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  53. Pierre Meur
    Pierre Meur dit :

    Chris @71,

    Tarentino a tout de même une faiblesse, ce n’est que du cinéma. Tout comme la petite maison dans la prairie. L’un et l’autre ne sont que de la caricature. "Ceci n’est pas une pipe" aurait dit René Magritte, et il n’était pas vraiment un peintre pornographe.

    Apocalypse repose sur une réalité. Ce sont des images d’archives. C’est aussi puissant que le regard d’Agnès, aussi tangible. Lorsque l’on voit Hitler se racrapoter parce que son rêve de la grande Allemagne part en c…, c’est bien plus fort qu’un pseudo massacre à la tronçonneuse.

    Lorsque l’on voit ces visages de véritables personnes en véritable situation, en perte de vitesse, dans leur moment d’humanité digne, ou parfois même accidentellement "héroïque", c’est l’image de nos parents ou de nos grands-parents que l’on voit. Ce que l’on voit, ce sont les acteurs du réel.

    Les cadavres déchiquetés, les chairs mêlées à la boue, comme ce bras qui dépasse entre les roues du char, c’est un vrai bras avec ce qu’il représentait à l’homme qui le portait et ce qu’il ne représente plus désormais. C’est autre chose qu’un jet de "jus de tomate" sur un mur de studio.

    Alors, on commence à appréhender le réel de la mort, le réel de sa propre mort. Cette mort qui est la seule expérience que nous n’avons jamais fait, même si la mort d’un proche nous l’a fait approcher.

    Il y a un romantisme de la violence, comme il y a un romantisme de la paix, de la solidarité, ou de l’humanisme. Ce n’est qu’un sentiment, une abstraction, qui n’est que superficialité sans profondeur, sans substance. Un rictus, comme lorsque je proposais à Agnès de s’enlaidir par jeu, pour faire une blague "inattendue".

    Non, décidément, non. Tarentino ou la belle maison dans la prairie, c’est une perception très faible de la réalité. La réalité, c’est l’enchaînement des causes et des effets. Dans leur part désirable, mais aussi indésirable. Une réalité à laquelle il ne nous est donné que de réagir de manière adaptée ou non-adaptée, mais plus par accident que par volonté.

    Quand je désespère de l’homme, je plonge dans l’espace pour voir la disproportion de notre si petite terre avec l’immensité de l’univers et des objets qui s’y trouve. Alors, la connerie humaine, et la mienne avec, me paraissent dérisoires. Ensuite, je me précipite aux confins de la matière, là ou ne vibre plus que des fibres d’énergie. Là où se trouve l’essentiel et l’universel. Alors ma conscience prend l’aspect d’une tartine de confiture confuse. Elle n’est plus qu’une conséquence, un épiphénomène, sans intérêt.

    Vous parliez de l’apparence des choses, et c’est clair, ce n’est qu’une perception, une autre manière de manichéisme, qui déclare beau ou laid, sympathique ou antipathique, etc, suivant les règles de la "pensée correcte" du moment, dont chacun croit devoir s’écarter pour être "dans le coup" sans se douter qu’il rentre dans une nouvelle "pensée correcte".

    Le laid rebelle plutôt que le beau fade et consensuel. Quelle plaisanterie. Il suffit de regarder Apocalypse pour comprendre comment la "pensée correcte" peut muter de valeurs positives en valeurs négatives. On ne fait que réagir de manière pitoyable ou grandiose au réel, mais on ne contrôle rien.

    Dites ça à vos "gosses". Peut-être qu’ils riront à un nouveau Danny Boon, mais ils réagiront. Réagir, c’est apprendre. L’information fait toujours son chemin. Elle transforme les jeunes prétentieux, plein d’audace, en vieux cons dérisoires qui savent. C’est la loi humaine. Personne n’y échappe, pas plus qu’à la mort.

    Si Apocalypse a une vertu, c’est celle de nous faire revivre une expérience qui n’est pas la nôtre. Ce n’est pas du cinéma qui invente la réalité, cela a été une réalité. On peut haïr le régime nazi sur des clichés, mais confronté aux images d’archives, on comprend la fausseté de nos clichés, et la haine s’estompe pour faire place à la compréhension de l’histoire dont nous sommes issu dans l’enchaînement des générations. Les allemands d’aujourd’hui ne sont pas les nazis d’hier, et nous serons peut-être les prochains "nazis", dont les générations qui nous suivrons auront honte et qu’ils rejetteront.

    Je ne sais pas si je suis caricatural, mais le fait d’avoir un enfant me rend "responsable". Et cette responsabilité m’effraie. Je fais ce que je peux, pas ce que je veux. Je ne m’allierai jamais aux adeptes des "buveurs de champagne qui attendent que le bateau coule". Ce n’est pas une attaque personnelle, mon cher Chris. Mais on peut en rire … pathétiquement.

    Puis-je suggérer à Agnès, un article intitulé : "Ce qu’il faudrait à ces jeunes, c’est une bonne guerre". J’entendais souvent cette phrase quand j’étais jeune, et j’y répondais par un rire cynique. La vision d’Apocalypse fait bien comprendre la réalité de la guerre, et l’importance du choix de nos actions.

    Encore un post qui sera traité par la dérision, "pensée correcte" du moment.

    Répondre
  54. Margaret
    Margaret dit :

    Je n’ai pas regarder Apocalypse… et j’ai encore moins vécu la 2e Guerre Mondiale.

    Mais je crois que c’est toujours le même problème : c’est progressif. L’apocalypse n’arrive pas comme ça, du jour au lendemain. Ça commence par la compétition, ça continue par "marche ou crève", ça fini un jour par arriver aux" camps de travail"… et après, il n’y a plus de limites ! C’est progressif. Et une fois que c’est l’apocalypse, c’est "à la guerre comme à la guerre". Comme "l’histoire de la grenouille" aussi, où la température monte tout doucement et fini par faire bouillir la grenouille… alors que si la température avait augmenté brusquement, la grenouille aurait eu le réflexe de s’échapper !

    C’est jouer sur la "tolérance", sur l’acceptation de petites choses… Mais il faut bien qu’un jour "la goutte d’eau finisse par faire déborder le vase" !

    C’est pour cela que c’est toujours bon de se rendre compte que, là, les choses vont un petit peu trop loin… avant d’y être arriver !

    Répondre
  55. Pierre Meur
    Pierre Meur dit :

    Margaret @73

    C’est ça le principe de causalité. C’est l’enchaînement des causes et des effets. Apocalypse démontre bien ce processus.

    Si la causalité est une réalité, l’inconvénient, c’est que l’on ne peut l’analyser qu’à posteriori.

    Le meilleur acte est celui qui donne le meilleur résultat avec la plus petite dépense d’énergie. Parce que plus on met d’énergie dans une cause, plus les effets indésirables de cette cause sont également important. Dans les activités humaines et particulièrement dans la relation humaine, l’énergie n’est pas canalisée comme dans les fils du réseau électrique. C’est ce qui donne les effets indésirables.

    Si l’on pouvait instaurer la paix universelle d’un seul coup, il est probable qu’elle serait perçue comme un poison. Pour digérer, il faut bien mâcher. C’est pareil pour l’information. Il y a une mise en progression de l’intégration de l’information, quelle qu’elle soit.

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  56. Pierre Meur
    Pierre Meur dit :

    Mon cher Tal, ce n’est pas de la naïveté, c’est de la physique. Que l’on en fasse le calcul ou pas, une réaction est dépendante d’une dépense d’énergie, et le meilleur rapport est fonction de l’énergie dépensée.

    Si l’être humain croit pouvoir s’extraire de la cohérence de l’univers, il se trompe. « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme », disait Antoine Lavoisier à l’instar de Démocrite.

    Les économistes sont les économistes, les scientifiques des scientifiques, et la cohérence de l’univers impose à l’humanité, entre autre, de n’apprendre que par essais et erreurs.

    Si vous pensiez pouvoir par deux phrases faire mon procès en naïveté, en me mettant sur le dos tous les travers de l’humanité, c’est vous qui êtes naïf. Le point de vue reste le point de vue, et le mien vaut bien le vôtre. C’est justement parce que les économistes, comme tous les autres, ont un point de vue étriqué qui ne relève que les indices qui les intéressent en délaissant tous les autres, qu’ils ne pouvaient qu’échouer. La faute incombe au système et comme nous appartenons au système, la faute nous incombe aussi. Si vous aviez gagné au Loto, auriez-vous distribué vos gains ? Les économistes pensent pareil : « Tant qu’on gagne, on continue ».

    Lorsque l’on est un être humain digne de ce nom, on ne montre pas d’autres êtres humains du doigt, on comprend qu’ils sont humains, donc faillibles, par définition. Comme disait l’autre, « que celui qui n’a jamais fauté, jette la première pierre », mais il est vrai que c’est plus facile de désigner l’autre que soi-même, parce que, nous, nous avons des justifications pour nos fautes, alors qu’il est certain que les autres n’en ont pas.

    Tout est affaire d’éducation, mais l’éducation est un formatage avant tout. Après l’éducation, il faut mettre l’outil en pratique, et c’est quand l’outil merde, que l’on réajuste les réglages. Malheureusement, il n’existe pas de réglage absolu, et la seule vérité qui soit, c’est que la vérité est soumise, au point de vue, au contexte, ou à la relativité. Choisissez l’option que vous préférez.

    Savez-vous ce qu’est la décohérence ? "La décohérence est la perte de cohérence d’un objet possédant plusieurs états superposés dans un système à x dimensions, par une observation à partir d’un système comportant moins de dimensions que le premier".

    Par exemple : le sculpteur décohère la superposition d’états de toutes les statues potentielles dans le bloc de marbre.

    Autre exemple : Tal décohère la superposition d’états de ce que je dis, et le redéfinit en simple naïveté. Il y a là une perte de substance non négligeable. Et moi-même, je contribue à une perte supplémentaire en réagissant à ce à quoi je ne devrais pas réagir.

    Souvent je me dis que je ne devrais pas écrire, et encore moins répondre, mais l’écriture est un vice au même titre que la consommation excessive d’alcool. L’écriture ne me tuera pas, mais les cigarettes qui vont de paire avec l’écriture (dans mon cas), le feront peut-être, alors qu’elles n’ont jamais écris une ligne. Vous fumez, Tal ? Si ce n’est pas le cas, vous êtes un heureux homme, mais chacun à ses vices.

    La causalité, mon cher Tal, la causalité. On ne contrôle rien, mais c’est ce qui nous donne du mérite à vivre malgré tout. Il faut y croire pour vivre. Sinon, cela n’en vaut pas la peine. Chacun doit remplir sa grille de Sudoku, mais dans ce Sudoku-là, les erreurs ne s’effacent pas d’un coup de gomme.

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  57. tal
    tal dit :

    P meur,

    C’est un peu naïf de penser et surtout de compter ce que l’on mettra comme énergie à faire quelque chose et en calculer le rendement, c’est même toute la problématique actuelle et passée, bref c’est à côté de ses pompes .

    On peut seulement faire quelque chose sans ce type de calculs aussi illusoires que ceux des économistes qui ont proclamé les promesses de réussites actuelles, on voit maintenant de quoi il en retourne.

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  58. tal
    tal dit :

    Vous bilez pas P Meur, moi aussi je suis naïf bien souvent, je ne m’exclue pas de la donc aussi de ma critique, je fais aussi des conneries et je parviens parfois à m’en rendre compte. Donner un point de vue autre n’est pas montrer du doigt l’autre. Maintenant dire qu’un point de vue en vaut un autre, je suis pas d’accord du tout.

    Ceci dit depuis Lavoisier et Démocrite qu’il faut connaitre, la physique a évolué. Je pointais seulement le fait que l’information s’est détachée progressivement d’un mode unique de matérialisation. D’ailleurs la création d’une quantité énorme d’énergie par la fission puis fusion nucléaire contredit les estimations de Lavoisier qui en était à l’atome et aux réactions chimiques. Mais il n’avait pas tord si l’on considère que la masse est en tant que telle une énergie potentielle. L’énergie dépend de sa forme dite matérielle, c’est en soit l’information
    la caractérisant qui permettra son rendement, disons économique.

    Malheureusement, il n’existe pas de réglage absolu, et la seule vérité qui soit, c’est que la vérité est soumise, au point de vue, au contexte, ou à la relativité. Choisissez l’option que vous préférez.

    Je pense au contraire que ce sont le contexte, le point de vue et la relativité qui sont soumis à la vérité, car c’est elle qui s’impose dans les faits, in fine après moult échecs. Einstein disait d’ailleurs aussi qu’il ne fallait pas abuser du principe de relativité. De fait, dire qu’un point de vue en vaut un autre, je ne suis pas d’accord du tout, c’est bien là le piège du relativisme posé en absolu. Tout est égal, tout se vaut…

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  1. […] a des créneaux horaires et un calendrier. On pense rentabiliser notre temps en courant comme des hamsters dans leur roue et du coup, la réplique culte de ce monde chronométré est devenue : vraiment désolé, […]

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  3. […] j’aurais le droit à ma tasse de café. Que je me jette à la gueule en galopant comme le hamster dans sa roue, ou que je prends le temps de savourer, posément, consciemment, avec l’infinie volupté que […]

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