Sélectionner une page

Transports : retour à la normale

Par Agnès Maillard
23 novembre 2007

Transports : retour à la normale 1

C’est qu’ils vont être contents, les usagers en colère pris en otage : ils vont enfin retrouver leur petite vie tranquille et redevenir de bons clients.

Petit tour du monde des usagers clients pas pris en otage… United colors of workers.

Transports : retour à la normale 2

Transports : retour à la normale 3

Transports : retour à la normale 4

Transports : retour à la normale 5

Transports : retour à la normale 6

Transports : retour à la normale 7

Transports : retour à la normale 8

Transports : retour à la normale 9

Transports : retour à la normale 10

Transports : retour à la normale 11

Toi aussi : raconte en image le retour à la vie normale!

53 Commentaires

  1. Bonjour,
    bref que du BONHEUR.
    Il ne manquerait que la chanson de l’ile aux enfants…
    Lala lala

    Réponse
  2. La preuve par l’image ;o)
    Bien vu, chère Monolecte, ce retour à la réalité du quotidien…

    Réponse
  3. La preuve par l’image ;o)
    Bien vu, chère Monolecte, ce retour à la réalité du quotidien…

    Réponse
  4. Ah, je dois dire: ça fait quand même plaisir à voir.
    Dans Paris (enfin) libéré(e), mille drapeaux bleus frappés du glorieux acronyme (UMP) de la Résistance fleurissent aux fenêtres – et pendant que le chef de l’Etat remonte sous les vivats les Champs-Elysées (et que Patrick Devedjian distribue des chewing-gums aux enfants harassés), partout le petit peuple chante et danse.
    Il est vrai que de menus dérapages sont ici et là signalés: rue de Lille, par exemple, deux épouses de cheminots ont ce matin été lynchées – puis tondues.
    Mais reconnaissons qu’on ne fait pas non plus d’omelette sans casser quelques oeufs – et savourons, ensemble, ce moment de grâce où les Françai(se)s, uni(e)s, proclament (fièrement) que la chienlit peut aller se faire enc****.

    Réponse
  5. C’est cette normalité-là qui m’a poussée à fuir la capitale, puis toute grande métropole.

    La compression césaresque deux fois par jour, les coudes du voisin dans tes gencives, la course après le bus qui démarre toujours au moment où tu passes le coin de la rue, les journées où tu ne vois que la nuit, les nuits toujours trop courtes, et toujours cette hyper-promiscuité qui rend claustro agoraphobe barjo ascendant schizo. Pour bosser, je me levais à 6h30 du mat. Faisait nuit. Bus. Métro. La course dans les couloirs. Toujours courir, vous avez remarqué? Le Parisien est un coureur de fond. Fatalement. Se glisser dans les interstices de la gelée humaine. Empoigner la barre poisseuse. Tenter de dégager la narine d’une énième aisselle douteuse. Nager vers la sortie à sa station, des fois remonter le courant du flux humain. Jouer des coudes. Encore. Courir. Retour à la surface, Au froid. Toujours nuit. Re-bus. Pas celui-là : on ne pourrait même pas y glisser un couteau à beurre. Le suivant. Bondé aussi. Tenir debout par miracle, car trop petite pour les poignées suspendues et bloquée au milieu du tas. Sauter à sa station. Toujours nuit. Marcher vite. S’engouffrer dans l’immeuble. Le jour se lève, mais je passe en régime néon. Jusqu’au soir et au retour. Même lutte. Même combat stérile pour aller du point A au point B. Toujours de nuit. S’engouffrer dans l’immeuble. Se cogner l’escalier, presque jamais d’ascenseur dans les immeubles bon marché. Éviter les voisins. Grogner gn’soir si on ne peut en éviter un. Saluer les blattes. Dépoter une boîte : pas la force de faire mieux après 12 heures de combat permanent. Avaler vite. Se vautrer devant une merde devant la télé. S’endormir presqu’aussitôt parce que vannée. Cri du réveil à 6h30. Nouvelle journée.

    Au bout d’un moment, j’ai choisi de ne plus prendre ni métro, ni RER. 30mn de trajet en plus. Réveil 6h00. Mais voir les lumières de la ville, les gens qui marchent dans la rue plutôt que ceux qui courent dans le métro, et quand les jours ont recommencé à rallonger, voir l’aurore embraser l’Île de la Cité. Marcher et ne pas courir aux changements. Moins dormir, mais moins trépigner.

    Apprécier les grèves. Comme ce matin où j’ai attendu plus d’une heure avenue de l’Opéra ce bus qui n’est jamais venu. Du coup, j’ai discuté avec ma voisine de banc. Et nous sommes restées là à papoter, à rire. Puis aller aux Petits Champs s’acheter une boîte de nattō et un sachet de nori. Tranquille.

    Réponse
  6. Qui a payé en échange de la libération des otages ?

    Réponse
  7. Retour à la normale… que la majorité des non-parisiens n’a jamais quitté.

    Réponse
  8. Retour à la normale pour les salariés mais les étudiants continuent le blocage et les lycéens leur emboîtent le pas… C’est pas fini et tant mieux !

    Réponse
  9. Retour à la normale pour les salariés mais les étudiants continuent le blocage et les lycéens leur emboîtent le pas… C’est pas fini et tant mieux !

    Réponse
  10. Haha, très très bon! Le métro de Santiago me rappelle des souvenirs: j’avais halluciné de voir que les gens subissaient cela tous les jours. Avec, je dois le reconnaître, beaucoup moins de mauvaise humeur et d’énervement que le parisien de base, qui ne connaît pas son bonheur.
    Mais quand j’y étais, ils venaient de mettre en place une "réforme" des lignes de bus (à ce que j’ai cru comprendre, ils ont sous-traité à une société privée qui devait mettre en place un système de GPS permettant d’optimiser les trajets des bus). Résultat: beaucoup moins de bus et tout marchait très mal. J’ai donc vu des gens faire la queue sur le trottoir, plusieurs rues de long (genre, je marchais 5 bonnes minutes sans voir le bout de la file), une image qui m’a frappée car elle rappelait les photos de gens faisant la queue à l’épicerie en Union Soviétique… Et quand j’ai demandé ce qui se passait, on m’a répondu: "ça? c’est les gens qui attendent le bus. Et encore, là, ça va…"

    Mais bon, les usagers sont contents: en France, il y aurait eu une grève contre une telle réforme, et on aurait encore été pris en otages…

    Réponse
  11. comme je comprends ton choix Agnés.

    ces photos sont terribles, comment l’on consent , ou comment on est contraint, à courber l’échine. frappant sur les photos 7 et 8.

    mon rejet des villes "modernes" va grandissant.

    actuellement nous sommes embourbés dans un truc infernal: produire consommer produire consommer mourir à petit feu.

    et pire encore, ce modèle que nous vomissons et qui nous vomit, hagards, exténués quand nous devenons improductifs, tend à s’étendre à l’est du monde.

    Réponse
  12. Céleste : pire encore, ce modèle que nous vomissons et qui nous vomit, hagards, exténués quand nous devenons improductifs, tend à s’étendre à l’est du monde.

    Oui, on ne peut vraiment pas dire que de notre "civilisation" on leur aura refilé le meilleur 🙁

    Ce qui m’étonnent le plus dans ce "modèle" de société, c’est que ceux qui ne l’avaient pas et à qui ce mode de vie était totalement étranger s’empressent de l’adopter (en tant que sociétés)…

    Réponse
  13. C’est étonnant comme tout le monde emploie le mot vomir ces temps. Même Eolas.

    Il me semble que nous sommes petit à petit en train d’oublier ce qui nous différencie de la fourmi. Vraiment. Même les spectacles sont organisés comme des trucs faisant partie du grand tout, où il faut être propre sur soit, discipliné pour rentrer dans la salle, discipliné pour acheter son billet, discipliné pour applaudir.

    C’est quoi, dans un discours d’un mec de droite, ce qui nous différencie d’une fourmi ? Et dans le discours d’un mec de "gauche" ? (je pense à Valls ou Hollande par exemple).

    Réponse
  14. C’est étonnant comme tout le monde emploie le mot vomir ces temps. Même Eolas.

    Il me semble que nous sommes petit à petit en train d’oublier ce qui nous différencie de la fourmi. Vraiment. Même les spectacles sont organisés comme des trucs faisant partie du grand tout, où il faut être propre sur soit, discipliné pour rentrer dans la salle, discipliné pour acheter son billet, discipliné pour applaudir.

    C’est quoi, dans un discours d’un mec de droite, ce qui nous différencie d’une fourmi ? Et dans le discours d’un mec de "gauche" ? (je pense à Valls ou Hollande par exemple).

    Réponse
  15. On parle de bétail à propos du remplissage extrême des wagons (en période "normale", hein). Je suis pas du tout, mais pas du tout d’accord.

    D’abord, un paysan refuserait catégoriquement d’utiliser un truc pareil comme bétaillère, c’est que ça coûte cher, une vache. Ensuite, à supposer que le paysan soit assez con, la vache, tu la ferais pas rentrer facile. C’est trouillard, une vache, ça peut avoir des sursauts inattendus et efficaces.

    Les moutons, peut-être, mais j’suis même pas sûre.

    Ce qu’on nous fait faire, tu vois, aucune bête ne l’aurait fait!

    Réponse
  16. On parle de bétail à propos du remplissage extrême des wagons (en période "normale", hein). Je suis pas du tout, mais pas du tout d’accord.

    D’abord, un paysan refuserait catégoriquement d’utiliser un truc pareil comme bétaillère, c’est que ça coûte cher, une vache. Ensuite, à supposer que le paysan soit assez con, la vache, tu la ferais pas rentrer facile. C’est trouillard, une vache, ça peut avoir des sursauts inattendus et efficaces.

    Les moutons, peut-être, mais j’suis même pas sûre.

    Ce qu’on nous fait faire, tu vois, aucune bête ne l’aurait fait!

    Réponse
  17. Paris ….cette ville ou y a ceux qui vivent sous terre et ceusses qui vivent en haut ….

    Les uns se levent parfois quand les autres se couchent ….

    Réponse
  18. Encore une Victoire pour le Président Sarkozy !!!

    Un petit bonjour express à Sébastien Fontenelle et son blog de désinformation .

    Hep Sebounet ils sont ou tes salariés de la SNCF à 1200€ brut

    -Nos journaleux, naturellement, ferment pendant ce temps leur(s) gueule(s) – préférant fustiger, plutôt que les porcs qui s’engraissent, les "privilégié(e)s" qui se gobergent avec leurs 1.200 euros bruts mensuels.->http://vivelefeu.blog.20minutes.fr/

    Réponse
  19. – "dis-moi ce qu’il faut faire, alors ?"

    – "Ah oui ! mais non, ça marche pas comme ça, en fait. Moi, c’est pas pareil, je n’ai pas vraiment le choix, tu vois…en fait."

    Voui… je vois.

    Réponse
  20. – "dis-moi ce qu’il faut faire, alors ?"

    – "Ah oui ! mais non, ça marche pas comme ça, en fait. Moi, c’est pas pareil, je n’ai pas vraiment le choix, tu vois…en fait."

    Voui… je vois.

    Réponse
  21. Je me rappelle bien des photos. Elles étaient en noir et blanc, mais y’avait les mêmes poignées pour se tenir dans les cages qui descendaient à la mine.

    Réponse
  22. Je me rappelle bien des photos. Elles étaient en noir et blanc, mais y’avait les mêmes poignées pour se tenir dans les cages qui descendaient à la mine.

    Réponse
  23. Tu verras bien qu’un beau matin fatigué
    J’irai m’asseoir sur le trottoir d’à côté

    Tu verras bien qu’il n’y aura pas que moi
    Assis par terre comme ça

    Le temps d’un canapé et d’un film à la télé

    On s’retrouve à la fin de nos 40 annuités
    Avec dans le cœur plus rien pour s’émouvoir
    Alors pourquoi pas s’asseoir

    Depuis l’temps qu’on est sur pilote automatique
    Qu’on fait pas nos paroles et pas not’musique
    On a l’vertige sur nos grandes jambes de bazar
    Alors pourquoi pas s’asseoir

    J’appuie sur la gachette accélerateur
    Y a que des ennemis dans mon rétroviseur
    Au-dessus de cent quatre-vingts je perds la mémoire
    Alors pourquoi pas s’asseoir

    La soir je dors debout dans un R.E.R.
    Dans mon téléphone tu sais j’entends plus rien
    Y a pas l’soleil dans ma télé en couleur
    Alors pourquoi pas s’asseoir…

    Ils vont voir qu’un beau matin fatigués
    Nous irons nous assoir sur les trottoirs de chez eux
    Ils vont voir qu’y aura pas que nous
    Assis par terre comme ça

    Réponse
  24. Tu verras bien qu’un beau matin fatigué
    J’irai m’asseoir sur le trottoir d’à côté

    Tu verras bien qu’il n’y aura pas que moi
    Assis par terre comme ça

    Le temps d’un canapé et d’un film à la télé

    On s’retrouve à la fin de nos 40 annuités
    Avec dans le cœur plus rien pour s’émouvoir
    Alors pourquoi pas s’asseoir

    Depuis l’temps qu’on est sur pilote automatique
    Qu’on fait pas nos paroles et pas not’musique
    On a l’vertige sur nos grandes jambes de bazar
    Alors pourquoi pas s’asseoir

    J’appuie sur la gachette accélerateur
    Y a que des ennemis dans mon rétroviseur
    Au-dessus de cent quatre-vingts je perds la mémoire
    Alors pourquoi pas s’asseoir

    La soir je dors debout dans un R.E.R.
    Dans mon téléphone tu sais j’entends plus rien
    Y a pas l’soleil dans ma télé en couleur
    Alors pourquoi pas s’asseoir…

    Ils vont voir qu’un beau matin fatigués
    Nous irons nous assoir sur les trottoirs de chez eux
    Ils vont voir qu’y aura pas que nous
    Assis par terre comme ça

    Réponse
  25. Désolé…. Mais à Palavas (les Flots), nous s’embouteillons qu’à la belle saison, lorsque celles et ceux qui usagent des RER et des TER s’agglutinent sur nos rivages maritimes….
    Rien. Pas le moindre témoignage. Sauf celui d’une vieille daurade engluée dans un filet inamical, parmi une vingtaine de ses congénères. "Sarkozy? Connais pas!"

    Réponse
  26. Désolé…. Mais à Palavas (les Flots), nous s’embouteillons qu’à la belle saison, lorsque celles et ceux qui usagent des RER et des TER s’agglutinent sur nos rivages maritimes….
    Rien. Pas le moindre témoignage. Sauf celui d’une vieille daurade engluée dans un filet inamical, parmi une vingtaine de ses congénères. "Sarkozy? Connais pas!"

    Réponse
  27. …où l’on se prend à regretter de n’être pas une vieille daurade.

    Réponse
  28. A propos de désinformation, De passage, 16:

    Le meilleur c’est quand même Santini, parlant négligemment de 4000 euros de façon assez floue pour qu’on imagine un salaire mensuel, et qu’on ne comprenne pas qu’il s’agit de 4000 euros annuels d’heures sup et que c’est purement fictif!

    Réponse
  29. A propos de désinformation, De passage, 16:

    Le meilleur c’est quand même Santini, parlant négligemment de 4000 euros de façon assez floue pour qu’on imagine un salaire mensuel, et qu’on ne comprenne pas qu’il s’agit de 4000 euros annuels d’heures sup et que c’est purement fictif!

    Réponse
  30. un truc à noter : c’est que cet empilement les uns sur les autres de centaines ed gens doit, en outre, s’effectuer aussi silencieusement que possible.(hors les bruits mécaniques), au moins à Paris. Seuls les fous parlent, ainsi que les Africains et les Marseillais au début ; ensuite ils cessent : on les prend pour des fous.

    Autre chose : un panorama des métros aux différente heures de la journée fournit un bon aperçu de la ségrégation sociale et raciale régnante.

    Réponse
  31. Les mineurs en couleur ! Merci Agnés :o)

    Réponse
  32. @Cobab : sur la ségrégation sociale, je me faisait la même réflexion, il y a deux jours, dans un café du quartier d’affaires de la Défense.

    Schématiquement, ça donne :

    – de 7h à 8h : les ouvriers des services de maintenance.
    – de 8h à 9h : les employés des tours.

    Pendant un petit moment, le quart d’heure de mixité, les ouvriers sont au comptoir, les cols blancs en salle. Le prix du café fait office de rempart de classe.

    A la pause de 10h30 : les ouvriers au comptoir. Peu de col blancs dans la salle.
    Au repas de midi : les cols blancs dans la salle. Les ouvriers arrivent au comptoir pour le café, quand les cols blancs quittent la salle.

    Réponse
  33. Au sujet de la "ville verticale" : à noter aussi que les services de maintenance sont situés sous la dalle du parvis de la Défense. Hors de vue des costards-cravates qui fourmillent en surface et en altitude.

    Et dans les tours, le manège de la pyramide sociale continu. Les ascenseurs ne desservent pas tous les mêmes étages, les étages "supérieurs" ne sont pas agencés ni décorés de la même manière, etc.

    D’ailleurs, si on prenait des photos des ascenseurs qui desservent les étages de "bureaux", on obtiendrai sans doute quelque chose d’approchant la cage de la mine.

    Et quand un ascenseur tombe en panne, l’employé des services de maintenance qui n’intervient pas assez vite devient rapidement un "preneur d’otage" (scène entendue, au détour d’une visite).

    La vie normale, quoi.

    Réponse
  34. Au sujet de la "ville verticale" : à noter aussi que les services de maintenance sont situés sous la dalle du parvis de la Défense. Hors de vue des costards-cravates qui fourmillent en surface et en altitude.

    Et dans les tours, le manège de la pyramide sociale continu. Les ascenseurs ne desservent pas tous les mêmes étages, les étages "supérieurs" ne sont pas agencés ni décorés de la même manière, etc.

    D’ailleurs, si on prenait des photos des ascenseurs qui desservent les étages de "bureaux", on obtiendrai sans doute quelque chose d’approchant la cage de la mine.

    Et quand un ascenseur tombe en panne, l’employé des services de maintenance qui n’intervient pas assez vite devient rapidement un "preneur d’otage" (scène entendue, au détour d’une visite).

    La vie normale, quoi.

    Réponse
  35. Lors du mouvement des cheminots, les Français ont subi un véritable conditionnement de la part des médias aux ordres, comme le démontre à juste titre Acrimed, dans son article intitulé "TF1 contre les grévistes dès le début du mouvement ", disponible ci-dessous :

    http://www.acrimed.org/spip.php?pag

    Bonne lutte à ceux qui résistent !

    Réponse
  36. certes…oui hélas
    .bon ceci dit , pour fédérer des prises de conscience, des mécontentements, des réactions, des rebellions il faut des meneurs, une opposition forte et charismatique
    heu…elle est lù cette opposition ? vous l’avez entendue où s’élever, vue où se dresser sur ses ergots ?
    un peu molle du genou l’opposition et ça n’est pas fait pour galvaniser les foules et les mouvements de masse
    en fait je suis très en colère contre la gauche, (les gauches) la grande muette
    aurait-on imaginer il y a seulement qq années qu’un petit arrogant viendrait nous soumettre, nous mettre à sa botte en allant jusqu’à prétendre supprimer la durée légale du travail sans que la france soit à feu et à sang ?
    alors oui hélas, les ouailles reprennent les rames qui conduisent le troupeau à la tonte dans une parfaite léthargie docile
    vous savez quoi , à nous voir, çà me faire penser au peuple russe qui vit dans la peur et la résignation
    ils vont revoter Poutine dans la résignation et la crainte
    bel avenir

    Réponse
  37. certes…oui hélas
    .bon ceci dit , pour fédérer des prises de conscience, des mécontentements, des réactions, des rebellions il faut des meneurs, une opposition forte et charismatique
    heu…elle est lù cette opposition ? vous l’avez entendue où s’élever, vue où se dresser sur ses ergots ?
    un peu molle du genou l’opposition et ça n’est pas fait pour galvaniser les foules et les mouvements de masse
    en fait je suis très en colère contre la gauche, (les gauches) la grande muette
    aurait-on imaginer il y a seulement qq années qu’un petit arrogant viendrait nous soumettre, nous mettre à sa botte en allant jusqu’à prétendre supprimer la durée légale du travail sans que la france soit à feu et à sang ?
    alors oui hélas, les ouailles reprennent les rames qui conduisent le troupeau à la tonte dans une parfaite léthargie docile
    vous savez quoi , à nous voir, çà me faire penser au peuple russe qui vit dans la peur et la résignation
    ils vont revoter Poutine dans la résignation et la crainte
    bel avenir

    Réponse
  38. Le monde appartient à ceux dont les ouvriers se lèvent tôt…

    Réponse
  39. "Seuls les fous parlent, ainsi que les Africains et les Marseillais au début ; ensuite ils cessent: on les prend pour des fous" (cobab, 24).

    Les marseillais, et les provinciaux en général. Deux autres choses qu’on doit aussi se retenir de faire: regarder les gens, et surtout leur sourire: on éveille aussitôt le soupçon, le mécontentement, une agressivité discrète mais palpable.

    Sur les trottoirs, je passais mon temps à ramener devant moi mon fils âgé de cinq ans, les passants ne le voyaient pas, le regard fixé à hauteur des épaules adultes, ils lui auraient marché dessus.

    Retour en province, sur le parking d’un super marché: une cliente avec son caddie, on va droit l’une sur l’autre, elle s’écarte, me sourit, moi pas: quelque chose d’agressif monte en moi, qu’est-ce qu’elle me veut, cette conne?

    Aussitôt, j’ai honte et je lui rends son sourire, consciente d’être désormais parisianisée

    Réponse
  40. "Seuls les fous parlent, ainsi que les Africains et les Marseillais au début ; ensuite ils cessent: on les prend pour des fous" (cobab, 24).

    Les marseillais, et les provinciaux en général. Deux autres choses qu’on doit aussi se retenir de faire: regarder les gens, et surtout leur sourire: on éveille aussitôt le soupçon, le mécontentement, une agressivité discrète mais palpable.

    Sur les trottoirs, je passais mon temps à ramener devant moi mon fils âgé de cinq ans, les passants ne le voyaient pas, le regard fixé à hauteur des épaules adultes, ils lui auraient marché dessus.

    Retour en province, sur le parking d’un super marché: une cliente avec son caddie, on va droit l’une sur l’autre, elle s’écarte, me sourit, moi pas: quelque chose d’agressif monte en moi, qu’est-ce qu’elle me veut, cette conne?

    Aussitôt, j’ai honte et je lui rends son sourire, consciente d’être désormais parisianisée

    Réponse
  41. "sur la ségrégation sociale" (Patrick, 26):

    Sociale et raciale, dans le métro la couleur de peau s’éclaircit à mesure que la matinée s’avance. Il me semble avoir vu une sorte de court métrage expérimental, par succession/superposition de visages, où on voit nettement cette transformation. Si j’ l’ai seulement imaginé, il est à faire!

    Le monde n’appartient PAS à ceux qui se lèvent tôt.

    Réponse
  42. A y bien réfléchir, ce terme d’otage, employé à toutes les sauces, nous dit aussi quelque chose de très important sur le sentiment croissant que nos zélites ont de leur fragilité, non?

    A rapprocher de la multiplication des ghettos pour riches, avec clôture, portails automatiques et surveillance vidéo. Là aussi, ya un documentaire assez parlant, mais je suis nulle pour les références précises, hélas.

    Réponse
  43. A y bien réfléchir, ce terme d’otage, employé à toutes les sauces, nous dit aussi quelque chose de très important sur le sentiment croissant que nos zélites ont de leur fragilité, non?

    A rapprocher de la multiplication des ghettos pour riches, avec clôture, portails automatiques et surveillance vidéo. Là aussi, ya un documentaire assez parlant, mais je suis nulle pour les références précises, hélas.

    Réponse
  44. Ce qui est dramatique c’est que le reste du temps, hors période de grêve, bon nombre de transport en commun sont perturbés. Notament le RER. Non pas à cause du personnel mais de l’entretien inexistant des trains et des voies.
    Par exemple, la ligne A entre Fontenay s/s Bois et Gare de Lyon, le train est bondé en permanence. Il est obligé de rouler à très faible allure pour éviter de dérailler. Je pourrais prendre d’autres exemples, qui montrent l’abandon du service public par l’état !

    un peu d’humour pour se détendre :
    http://technofil.over-blog.com/arti

    Réponse
  45. Ce qui est dramatique c’est que le reste du temps, hors période de grêve, bon nombre de transport en commun sont perturbés. Notament le RER. Non pas à cause du personnel mais de l’entretien inexistant des trains et des voies.
    Par exemple, la ligne A entre Fontenay s/s Bois et Gare de Lyon, le train est bondé en permanence. Il est obligé de rouler à très faible allure pour éviter de dérailler. Je pourrais prendre d’autres exemples, qui montrent l’abandon du service public par l’état !

    un peu d’humour pour se détendre :
    http://technofil.over-blog.com/arti

    Réponse
  46. Bonjour,
    Je ne sais pas si c’est rassurant de découvrir des commentaires et humeurs similaires aux miens ou bien plutôt déprimant. En tout cas, je vis quotidiennement un enfer dans les transports en commun qui offrent des conditions de voyage de plus en plus dégradées voire tellement délirantes qu’on hésite à pleurer ou à chercher la caméra cachée! Pour survivre j’ai choisi d’écrire … et de porter un regard différent que je vous invite à découvrir sur le blog de Lili dans le métro
    http://lilidanslemetro.over-blog.co

    Réponse

Soumettre un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Merci de votre soutien

Soutenir Le Monolecte, concrètement!

Mon dernier livre

Comprendre l'antisémitisme
Version papier : 13€HT

Crédit photo couverture : ©Beth Jusino

Version numérique

Livre numérique Comprendre l'antisémitisme
Agnès Maillard
Le Monolecte
6,49 €

Commentaires récents

Mes réseaux sociaux

  • Mastodon
  • Seenthis
  • Sens Critique
  • Framasphère
  • Flickr
  • Instagram
  • LinkedIn
  • Page Facebook
  • Profil Facebook
  • Twitter
  • Viadéo

Catégories

Archives

novembre 2007
L M M J V S D
 1234
567891011
12131415161718
19202122232425
2627282930