Quelques jours avec toi

Entre le chômage, la création de ma petite entreprise, puis son fonctionnement par la suite, mon activité sur ce blog, mes papiers de correspondante de presse du bled et tout le reste de la vie quotidienne, cela faisait en fait plus de deux ans que j’étais sur le pont sept jours sur sept.

Bien sûr, les vacances sont plutôt l’affaire des gens bien payés, avec un boulot régulier, des conventions collectives, et un comité d’entreprise qui permet d’avoir des tarifs défiants toute concurrence sur des tas de prestations de loisir. Il s’agit bien d’un luxe pour les crevards qui courent toujours après 11 euros pour en faire 10, et pourtant, comme l’a rappelé fort justement Le Secours Populaire, faire un break, s’extirper de la quotidienneté, du labeur et des soucis est autant une nécessité qu’un toit sur la tête ou de la nourriture dans l’assiette.

C’est ainsi que j’ai fini par tout laisser tomber, le temps d’une escapade de 6 jours en Septimanie, là où mon père a décidé de finir ses vieux jours.
Une riche idée! Vu que son bled est inaccessible 7 mois par an au bas mot, pour cause d’inflation touristique galopante et que le reste du temps, ce n’est jamais qu’un vieux banc de sable assez peu intéressant, mais qui ne pue plus la malaïgue depuis que des canadiens ont implanté dans les étangs environnants des hélices à brasser l’air au fond des eaux stagnantes.

Pendant 6 jours, me voici littéralement déconnectée du quotidien : plus d’Internet, plus de bécane d’ailleurs[1], plus de journaux, de radio ou de télévision. Enfin, si, les 5 chaînes hertziennes par défaut sur une télé-timbre-poste, ce qui me permet de découvrir le soir toute la richesse de la création française[2]! Autant dire que le brouhaha de la campagne électorale ne me parvient plus que par intermittence, au hasard de conversations saisies au vol. Quelque chose qui a moins de substance que le ressac de la mer, laquelle a broyé de gros rouleaux bruyants sur les digues les premiers jours, se donnant un faux air d’océan.

Pendant 6 jours, me voilà de nouveau avec mon père, à parler un peu de nos divergences politiques, beaucoup de sa stomie et du temps qui passe, tout en gobant avidement tous ces coquillages dont les Gascons ne sont décidément pas assez friands.

Mais la vraie découverte de ces 6 jours hors du temps et des gesticulations des agitateurs du vide, ce fut ma fille.

Même si mon boulot me permet une grande souplesse horaire, en fait, au fil du temps, ma fille n’est devenue qu’une case de mon emploi du temps parmi toutes les autres. C’est le branle bas de combat le matin au saut du lit, pour que tout le monde soit nourri|habillé à temps pour courir au travail|école. C’est l’horloge dans la tête pour aller la prendre à 18h00 à la garderie, quoi qu’il arrive, pour qu’à 19h00, le repas du soir soit prêt, qu’à 20h00, la naine soit sous la douche. Histoire autour de 20h30. Cérémonie du coucher. On remet ça dès le lendemain matin. Avec l’angoisse du week-end qui arrive, le boulot qui n’attend pas et le manque d’inspiration quant à la manière dont je vais bien pouvoir gérer le petit monstre pendant 2 jours tout en me rendant à l’inauguration de ceci, en écrivant le compte-rendu de cela et sachant que son père a aussi un film a aller chercher le dimanche.
Et finalement, c’est la gosse qui s’ennuie, qui ne supporte pas qu’on n’ait jamais de temps à lui consacrer et qui invente chaque jour de nouvelles conneries, parce qu’il n’y a plus que quand elle en fait qu’on s’intéresse à elle, le temps de l’engueuler.

C’est en cela que les vacances sont aussi vitales que l’air ou l’eau.
Rupture.
Remettre les compteurs à zéro.
Cesser de pédaler dans la semoule.
Reprendre contact avec la réalité.
Celle des choses vraiment essentielles.

C’est comme cela que dès que nous avons quitté le bled en voiture, j’ai commencé mon long voyage vers ma fille. J’ai (re)découvert quelle créature exquise elle sait être quand on lui consacre un peu de temps. A mon étonnement général, elle a parfaitement supporté les cinq heures de route, sans râler, sans hurler. Nous avons eu de longues conversations passionnantes, nous avons partagé des tas de découvertes, des tas de moments, de tous petits moments qui s’étirent encore dans la lumière du printemps.
Bien sûr, sans montre, sans contrainte, tout est plus facile. Une glace en terrasse avec un dôme de chantilly à chaque goûter, une ballade en bateau, sa première ballade en bateau, avec des creux de près de 2 mètres près du port, pour sa plus grande joie, le manège au parc municipal, et de longues heures de ballade, tous les trois, avec son grand-père qui traîne un peu la patte, mais décide de jouer le stoïque.
Il y a aussi les petits déjeuners toutes les deux, où l’on apprécie simplement d’être ensemble et de préparer la journée qui s’annonce belle et claire. Elle va chercher le lait dans le frigo toute seule et débarrasse la table ensuite, toute fière.
Et il y a ces longues heures que je passe à la surveiller d’un œil à l’air de jeux, à l’observer dans sa petite socialité d’enfant pas sauvage pour un sou, à découvrir comment elle va au-devant des autres enfants, comment elle investit des groupes d’enfants déjà formés, s’y incruste et finit, au bout d’un moment, par y imprimer sa marque, par y établir sa place.
Il y a enfin le soir, où l’on se retrouve toutes les deux sur les lits jumeaux et où on commente à deux voix les étranges images de la boîte à cons. C’est ainsi que je me suis retrouvée à expliquer pourquoi le jury de la Nouvelle Star collait un peu lestement des ronds rouges à des chanteurs plus vraiment en herbe qu’elle applaudissait avec enthousiasme ou à ramer comme une bête à expliquer la guerre à ma fille de 4 ans au sujet d’un téléfilm sur un fils de fusillé pour l’exemple de la guerre de 14-18. Ce qu’elle expliquera ainsi à son père à notre retour : C’est un garçon qui veut aller à la guerre parce que son père est mort. Il voit que c’est moche et à son retour, il a compris!

Moi aussi, j’espère que j’ai compris. Compris qu’il ne faut pas se laisser envahir par l’anecdotique, comme la guerre des petites phrases et des chiffres qui tient lieux de campagne présidentielle, mais se concentrer sur l’essentiel… comme ne pas passer à côté de ma fille.

Notes

[1] Mon Vosonic me permet de décharger mon appareil photo au fur et à mesure que je remplis la carte mémoire sans avoir besoin de me trainer mon portable pour autant! Pour une fois que la technologie a vraiment du bon.

[2] Mention spéciale à M. LeChieur, le bien-nommé, qui a décidé de rendre son blog privé. Donc, j’ai décidé de rendre ce papier fort intéressant public, par désir de partage… et de rétorsion amicale! Non, mais… des fois, je vous jure!

27 réponses
  1. chris
    chris dit :

    Ben alors Agnes ;

    Tu ne vas tout de meme pas tomber dans le nouveau syndrome du transfert d’angoisses existencielles en direction des huitiemes merveilles du monde que sont devenus les nains dans ce nouveau monde dépravé des salariés ……..je suis lache dans mon boulot ,j’ai la trouille d’etre viré mais je compense enormement …..tout ce que je supporte ,en verité ,c’est pour les nains parce qu’autrement ….hein !

    Genération de parents poules a qui ont fait avaler toutes les mesures securitaires qu’on veut …du moment que ca commence par la bonne cause ,la pedophilie par exemple .

    Pas tres naturel tout ces transferts affectifs !!!

    Moi ,qui ait vecu dans une communauté ou on laissait le nain vivre sa vie de nain …en laissant de coté les besoins des adultes .

    Prenez des vacances ,bien sur , mais avant tout laissez le nain vivre sa vie ,le nain n’est pas une merveille …mais juste un adulte en devenir !

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  2. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Non, Chris, je ne surcompense pas avec ma fille. je remarque juste que notre mode de vie, même très amendé comme le mien, nous sépare inévitablement les uns des autres et rogne sans cesse sur les liens que la vie en société devrait nous permettre de tisser en permanence. On n’a plus le temps de l’essentiel : prendre le temps. Le temps d’écouter nos proches, de faire des choses avec eux.
    Tout comme j’ai fini par venir m’installer en Gascogne quand j’ai compris qu’il n’était pas normal que j’en chie 11 mois par an à Paris pour 1 mois de vacances au bled, il va falloir que je fasse en sorte d’être là pour ma fille tout le temps et pas seulement 6 jours tous les 2 ans.

    Répondre
  3. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Non, Chris, je ne surcompense pas avec ma fille. je remarque juste que notre mode de vie, même très amendé comme le mien, nous sépare inévitablement les uns des autres et rogne sans cesse sur les liens que la vie en société devrait nous permettre de tisser en permanence. On n’a plus le temps de l’essentiel : prendre le temps. Le temps d’écouter nos proches, de faire des choses avec eux.
    Tout comme j’ai fini par venir m’installer en Gascogne quand j’ai compris qu’il n’était pas normal que j’en chie 11 mois par an à Paris pour 1 mois de vacances au bled, il va falloir que je fasse en sorte d’être là pour ma fille tout le temps et pas seulement 6 jours tous les 2 ans.

    Répondre
  4. blop
    blop dit :

    "un adulte en devenir" ?
    C’est marrant, quand je veux porter un regard tendre sur mes contemporains, c’est le contraire que je fais : je les imagine en enfants qui ont grandi trop vite…

    Répondre
  5. Swâmi Petaramesh
    Swâmi Petaramesh dit :

    @mc : Ségolène était une petite fille trop sage, Nicolas piaffait de colère, "gartagueulalarécré" et se faisait régulièrement rétamer. Le Pen restait recroquevillé sous la table de peur de prendre sa rouste, jusqu’au jour où il a été assez grand pour rendre baffe pour baffe (au centuple).

    Tu donnes quand même des exemples qui incitent à faire voter une loi autorisant l’avortement rétroactif…

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  6. mc
    mc dit :

    @ Chris:

    Désolée, tu vois la vie à l’envers. C’est les parents qui sacrifient tout à leur boulot, qui renoncent à toute vie personnelle pour cette raison (ou pour d’autres) c’est ceux là qui sont tentés de s’approprier la vie de leurs mômes, jusque bien tard parfois, genre Tanguy (encore un film qui voit la vie à l’envers).

    C’est pour ça que faire une pause, découvrir ce qu’on avait sous les yeux, c’est vital, c’est un sacré contre-poison.

    Nos enfants sont de "petites personnes", c’est de plus en plus clair maintenant qu’on les laisse parler, qu’on les laisse vivre, et qu’on se donne la peine de les regarder et de les écouter.

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  7. mc
    mc dit :

    @ Blop et à Chris

    Les deux mon capitaine. Les enfants sont des adultes en devenir, et TOUS les adultes sont d’anciens enfants.

    Si tu regardes avec les yeux qu’il faut, tu vois très clairement le petit enfant qui reste tapi en chacun de nous. Certains lui laissent parfois quelques minutes de liberté, d’autres lui foutent sur la gueule ou se foutent de sa gueule dès qu’il pointe son nez. Chez certains, on peut l’entendre rire gaiement, ou faire des fantaisies (un vrai gamin!).

    Ségolène était une petite fille trop sage, Nicolas piaffait de colère, "gartagueulalarécré" et se faisait régulièrement rétamer. Le Pen restait recroquevillé sous la table de peur de prendre sa rouste, jusqu’au jour où il a été assez grand pour rendre baffe pour baffe (au centuple).

    Mais je crois que c’est plus dur dans l’autre sens. Quel adulte deviendra l’enfant d’aujourd’hui? C’est aussi merveilleux, que tout ou presque soit possible.

    Répondre
  8. Le Professeur Carbure
    Le Professeur Carbure dit :

    En lisant certains commentaires ici, je comprends mieux pourquoi les jeunes que j’ai en face de moi en sont là. Il y a un temps pour tout, un temps pour l’enfance, pour l’adolescence, un temps pour l’age adulte.

    Je crois qu’il faut lâcher un peu les enfants, mais aussi leurs montrer les jalons de la vie, les repères qui permettent d’évoluer en société, sans pour autant qu’ils renient leur propre personnalité.

    Je trouve étrange de parler de nains plutôt que d’enfants, comme si le mot faisait peur. Allez, peut être que j’analyse trop moi aussi.

    Enfin, on ne va pas nous faire culpabiliser d’avoir pris plaisir à retrouver la vie avec les enfants, le temps des vacances. Face au tiraillement entre le travail et la vie de famille, chacun fait ce qu’il peut, comme il peut. Il est facile à 18ans de reprocher à un père son absence permanente pour cause de travail et en même temps jouir pleinement du confort que ce même travail procure. C’est pourtant ce que j’ai fait, 20 ans après j’ai suivi le chemin de mon père et c’est à mes filles de m’en faire le reproche.

    J’espère que dans quelques années , elles retrouveront la vue. Oui on fait au mieux pour sa famille, on s’accroche et en plus on a les reproches des enfants. Les adultes devraient avoir plus de bon sens dans leurs commentaires au lieu de nous faire culpabiliser de tout et n’importe quoi.

    Il y a des plaisirs simples qui ne demandent pas à mettre les neurones en ébullition. Une semaine de vacances avec les enfants en fait partie.

    Agnès > Je suis content que tu ais pu profiter de ce break, de plus dans une ville que je connais pour y avoir joué le touriste plusieurs fois (à charge de revanche quand le touriste à l’accent méridional envahi mes montagnes à la quête de poudreuse fraîche).

    Répondre
  9. chris
    chris dit :

    @mc

    Dans le cas d’Agnes ,pas sur effectivement ,je taquinais un peu .
    Mais sur l’arrivée des enfants dans le monde du travail , ya un vrai probleme de societé derriere .
    Que ce soit sur le bureau d’un gendarme ou d’un cadre , on retrouve inlassablement les photos des nains ,melange curieux et dangereux en plus du privé et du social , on affiche ….j’ai vu des entreprises ou c’est presque devenu des codes de reconnaissances et d’integration ,a quand les nains sur le CV pour montrer efficacement patte blanche du bon mec ,bien sous tout rapport familiaux !

    C’est tres dans les moeurses manageriales Danoises par exemple ..ce sont des cinglés de la norme "socialement "correcte .

    Le celibataire etant sans doute a surveiller de plus pres …un azozial possible !

    En France ,nous y sommes venus tout seuls ,comme des grands …..on ne peut generaliser ,ni exagerer et trier ce qui ressort du retour de l’adulte au bisounounours ….jusqu’au veritable probleme anxiogene .

    Mais ,je plains cette future generation d’infantilisation des parents , deja que la societé est deja de plus en plus infantilisante ..suffit de jeter un oeil au traitement du "deviant "salarié lorsqu’il debarque a l’ANPE …….avec un conseiller qui a bien sur devant lui les photos de la chti famille pour l’aider a radier plus efficacement .

    le mec qui torture en Irack ,a probablement les memes photos sur son bureau .

    A mon epoque ,l’adulte etait moins anxiogene et moins oppressant du coup , on vivaient au rythme de la bande et des immenses parties de foot , l’adulte n’interferait que tres peu dans ce monde la .
    Aujourd’hui ,la peur a vidé les cours des immeubles ,j’ai revu il y a peu une barre d’immeuble de mon enfance , vide , des barrieres partout ,l’adulte etait passé tout securisé .

    La ou tout les soirs et les mercredis de ces années la ,vivait et s’epanouissait a l’ombre des angoisses des adultes ……un petit monde bruyant et sauvage en culottes courtes .

    Les africains n’aiment pas les photos car ils pensent que cela enferme l’ame de celui qui a ete pris ,ma foi ya des cas !

    Répondre
  10. chris
    chris dit :

    @mc

    Dans le cas d’Agnes ,pas sur effectivement ,je taquinais un peu .
    Mais sur l’arrivée des enfants dans le monde du travail , ya un vrai probleme de societé derriere .
    Que ce soit sur le bureau d’un gendarme ou d’un cadre , on retrouve inlassablement les photos des nains ,melange curieux et dangereux en plus du privé et du social , on affiche ….j’ai vu des entreprises ou c’est presque devenu des codes de reconnaissances et d’integration ,a quand les nains sur le CV pour montrer efficacement patte blanche du bon mec ,bien sous tout rapport familiaux !

    C’est tres dans les moeurses manageriales Danoises par exemple ..ce sont des cinglés de la norme "socialement "correcte .

    Le celibataire etant sans doute a surveiller de plus pres …un azozial possible !

    En France ,nous y sommes venus tout seuls ,comme des grands …..on ne peut generaliser ,ni exagerer et trier ce qui ressort du retour de l’adulte au bisounounours ….jusqu’au veritable probleme anxiogene .

    Mais ,je plains cette future generation d’infantilisation des parents , deja que la societé est deja de plus en plus infantilisante ..suffit de jeter un oeil au traitement du "deviant "salarié lorsqu’il debarque a l’ANPE …….avec un conseiller qui a bien sur devant lui les photos de la chti famille pour l’aider a radier plus efficacement .

    le mec qui torture en Irack ,a probablement les memes photos sur son bureau .

    A mon epoque ,l’adulte etait moins anxiogene et moins oppressant du coup , on vivaient au rythme de la bande et des immenses parties de foot , l’adulte n’interferait que tres peu dans ce monde la .
    Aujourd’hui ,la peur a vidé les cours des immeubles ,j’ai revu il y a peu une barre d’immeuble de mon enfance , vide , des barrieres partout ,l’adulte etait passé tout securisé .

    La ou tout les soirs et les mercredis de ces années la ,vivait et s’epanouissait a l’ombre des angoisses des adultes ……un petit monde bruyant et sauvage en culottes courtes .

    Les africains n’aiment pas les photos car ils pensent que cela enferme l’ame de celui qui a ete pris ,ma foi ya des cas !

    Répondre
  11. Saendman
    Saendman dit :

    @Swâmi: aurait on ici d’autres lecteurs de Charlie Hebdo?

    Pour rappel , dans la 4eme de couv du figaro , il y a toujours "les couvertures auquel vous avez echappé" , agrémenté de fausses rumeurs assez drôles.

    Hors , il y a un mois environ (faudrat que je verifie ca , mais etant moi aussi un de ces adolescent dont l’etat de demi sommeil provoque une feignantise hors limite , j’irais plus tard) l’une des rumeurs disaient en gros que Simone Veil regretter que l’avortement n’existait pas a la naissance de Bayrou.

    Coincidence ou pas? (désolé mais en ce moment j’adore finir mes petits textes par des phrases dans ce genre 🙂 )

    Répondre
  12. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Non, le vrai problème, celui que connaît de plus en plus de nos contemporains, c’est de trimer comme un fou pour ne même pas arriver à payer le loyer et la bouffe en fin de mois, genre des choix de merde : se loger ou bouffer ou se chauffer ou se soigner, mais pas tout en même temps.

    Répondre
  13. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Non, le vrai problème, celui que connaît de plus en plus de nos contemporains, c’est de trimer comme un fou pour ne même pas arriver à payer le loyer et la bouffe en fin de mois, genre des choix de merde : se loger ou bouffer ou se chauffer ou se soigner, mais pas tout en même temps.

    Répondre
  14. mc
    mc dit :

    @ Saendman

    Dans la série "Je vous parle d’un temps que les moins de 20 ans…"

    Avant la loi Weil, l’avortement existait, il existait beaucoup, il faisait même un certain nombre de mortes "de l’appendicite", on oublie toujours ce "détail" de l’histoire.

    Il était interdit et clandestin, c’est pas tout à fait pareil.

    Répondre
  15. mc
    mc dit :

    @ Saendman

    Dans la série "Je vous parle d’un temps que les moins de 20 ans…"

    Avant la loi Weil, l’avortement existait, il existait beaucoup, il faisait même un certain nombre de mortes "de l’appendicite", on oublie toujours ce "détail" de l’histoire.

    Il était interdit et clandestin, c’est pas tout à fait pareil.

    Répondre
  16. fred
    fred dit :

    Le Professeur Carbure > Il est facile à 18ans de reprocher à un père son absence permanente pour cause de travail et en même temps jouir pleinement du confort que ce même travail procure.

    Le problème, c’est que beaucoup oublient que le travail n’est pas une fin en soi, mais un moyen pour une fin : en l’occurence, mettre de la nourriture sur la table. Crouler sous le boulot pour acheter un écran plat ou changer de bagnole tous les 3 ans… tout en négligeant ses gosses, c’est ça le problème.

    La névrose du boulot…

    Répondre
  17. Le Professeur Carbure
    Le Professeur Carbure dit :

    J’ose croire que le travail peut aussi être une fin en soi, du moins quand on l’a vraiment choisi.

    Je ne sais pas qui a les moyens de changer de bagnole tous les 3 ans, en tout cas pas moi et pourtant je suis classé "nanti".

    J’ai assez longtemps habité en HLM pour savoir que, dans le besoin, les enfants passent avant un écran plat. Les parents font tout pour que le gamin ait la console et la télé dans sa chambre.

    Pour ce qui est des ménages où personne n’a de travail, là je ne sais pas, sauf qu’on ose certainement pas rêver d’écran plat.

    Répondre
  18. mc
    mc dit :

    Si tes gosses ont tout ce qu’il leur faut et même un peu plus grâce au fait que tu passes tout ton temps et même un peu plus au boulot…. le problème, c’est que tu n’as plus le temps de te demander… s’ils ont VRAIMENT "tout ce qu’il leur faut".

    Et alors, quand tu t’aperçois que non, c’est généralement un peu tard.

    Bien sûr, je parle ici pour ceux qui ont le choix de travailler moins pour gagner moins, mais quand même assez pour vivre décemment. Pas pour les femmes de ménage qui doivent travailler avant 9 heures et après 18 pour gagner des clopinettes.

    Répondre
  19. mc
    mc dit :

    Si tes gosses ont tout ce qu’il leur faut et même un peu plus grâce au fait que tu passes tout ton temps et même un peu plus au boulot…. le problème, c’est que tu n’as plus le temps de te demander… s’ils ont VRAIMENT "tout ce qu’il leur faut".

    Et alors, quand tu t’aperçois que non, c’est généralement un peu tard.

    Bien sûr, je parle ici pour ceux qui ont le choix de travailler moins pour gagner moins, mais quand même assez pour vivre décemment. Pas pour les femmes de ménage qui doivent travailler avant 9 heures et après 18 pour gagner des clopinettes.

    Répondre
  20. jojo
    jojo dit :

    Y a surement pas de meilleure raison de lever le pied…mais j’espère qu’on aura quand même encore droit à quelques analyses bien décapantes ! Amicalement.

    Répondre
  21. Fanette
    Fanette dit :

    Le temps passe si vite, et nos filles ont tant à nous apprendre !
    J’ai zappé ma fille tous les soirs pendant 3 ans, de ses 4 ans à ses 7ans, cours du soir au CNAM, je regrette car il y a tant à partager à ces moments là, et puis finalement l’essentiel est de leur faire comprendre que malgré tout on est là pour elles, et il faut vraiment consacrer ces moments, j’ai retrouvé la complicité avec ma fille le jour où j’ai cessé les cours du soir, retrouvés l’histoire du soir, et les petites confidences avant de se coucher, plus important que tout, finalement, 😉

    Répondre
  22. Erin
    Erin dit :

    mc> Il y a des personnes qui travaillent plus pour donner du confort à leur famille, comme la chance d’avoir une maison, habiter "à la campagne", pouvoir leur donner plus que le minimum… Qui s’oublient dans cette démarche aussi et qui finalement n’ont pas le retour qu’ils en attendaient. Parce qu’à force, le surplus devient le normal.

    Fanette> Parfois, on a pas vraiment le choix que de reprendre ses études (en cours du soir ou autre) afin d’avoir la possibilité d’avoir des fins de mois qui ne soient pas le 5 du mois.

    Je crois que la plupart des parents font au mieux, avec leurs possibilités aussi bien financière que de présence. Et je crois aussi que les enfants, surtout à l’adolescence, ne comprennent pas cela. C’est le conflit de générations, non ?
    Il n’en demeure pas moins qu’à mes yeux, la plupart d’entre nous, n’arrivent plus à être disponibles aussi souvent qu’ils aimeraient… La vie de nos jours est une course permanente…

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