Cassos!

Ce billet va probablement survivre à mon retour, programmé pour la fin de la semaine prochaine. Mais il marque le début de mon absence et donc le verrouillage du Monolecte (passage en mode modéré : vos commentaires éventuels attendront mon retour pour être validés). Ceci dit, il y a plus de 2 ans d’archives succulentes à se taper pour patienter!!!

Je vais donc fermer le nid à trolls pendant ce temps, vu que monsieur Monolecte, qui est assigné à résidence, préfère faire le ménage chez nous que sur mon blog en mon absence.

Je pars en Septimanie dans les heures qui viennent, avec ma naine sous le bras, et je vais me déconnecter du concours de bites qui nous sert d’élections avec une joie sauvage que je ne saurais dissimuler plus longtemps. Quelque part, un petit break fait toujours du bien à tous.

Hier soir, j’ai vu le film de Georges Clooney sur la soumission de la presse pendant le Maccarthysme, un film très intelligent réalisé avec talent par un homme dont l’engagement politique n’a rien à envier au physique plus qu’avantageux. Clooney avait sorti ce film fort à propos avant les présidentielles de son bled, mais malheureusement, un truc en noir et blanc parlant d’une époque soit-disant révolue, c’est passé très largement au-dessus de la tête des Américains. Ce film éclaire pourtant fort bien la situation médiatique actuelle et c’est pour cela que je vous conseille de le voir.

Good night, and good luck

13 réponses
  1. Lory
    Lory dit :

    Je n’ai pas la télé française actuellement, mais ça doit plus intéressant que ce que regarde Lechieur
    ( http://brols.net/chronique/index.
    php/2007/03/30/63-de-l-usage-de-
    la-trepanation-chez-les-
    scenaristes-de-telefilms ),
    chez lequel j’ai été bien étonnée de lire tes commentaires sirupeux faisant chorus avec le choeur des ouailles au cours d’une récente diatribe chez ce dernier, qu’on pourrait définir petit marquis du web plus que baron. Il est vrai que le chomage, meme pour un guru fut-il sultan, ne contribue pas à l’aisance, et ne donne pas particulièrement envie de lisser les barons, et pas davantage les petits marquis et autres petits-maitres, dans le sens du poil.

    Je ne me fais pas trop d’illusion sur la publication de mon commentaire; je suppose qu’il subira la méthode Le chieur, qui n’est pas sans rappeler la méthode Karcher.

    Répondre
  2. Lory
    Lory dit :

    Je n’ai pas la télé française actuellement, mais ça doit plus intéressant que ce que regarde Lechieur
    ( http://brols.net/chronique/index.
    php/2007/03/30/63-de-l-usage-de-
    la-trepanation-chez-les-
    scenaristes-de-telefilms ),
    chez lequel j’ai été bien étonnée de lire tes commentaires sirupeux faisant chorus avec le choeur des ouailles au cours d’une récente diatribe chez ce dernier, qu’on pourrait définir petit marquis du web plus que baron. Il est vrai que le chomage, meme pour un guru fut-il sultan, ne contribue pas à l’aisance, et ne donne pas particulièrement envie de lisser les barons, et pas davantage les petits marquis et autres petits-maitres, dans le sens du poil.

    Je ne me fais pas trop d’illusion sur la publication de mon commentaire; je suppose qu’il subira la méthode Le chieur, qui n’est pas sans rappeler la méthode Karcher.

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  3. engel
    engel dit :

    @ Agnes: bonnes vacances, il semble, à lire ce qui précède, que tu choisis bien le bon moment.
    J’aime tes "commentaires sirupeux", ils font passer le fiel déversé par d’autre(merde y’a pas de féminin )

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  4. Grabuge
    Grabuge dit :

    Amuse-toi bien, Agnès !

    Pour ton retour, en guise de sucrerie (ce qui ne sera pas du luxe), je te fais le copier/coller d’un commentaire que j’avais posté chez Guy Birenbaum… il y a presqu’un an de ça !
    Je venais à peine de voir la VO de "Good night and goog luck" et j’en étais encore toute ébahie de plaisir…

    Cadeau :

    "Mais pour en revenir au fond du billet de Guy et aussi sur la réflexion de je ne sais plus quel(le) commentateur(trice) qui disait en gros que la télé rendait con dans les deux sens, qu’on la fasse ou qu’on la regarde, j’ai enfin trouvé le transcript complet de "Good night and good luck" de et avec Georges Clooney ( il est ici : http://www.script-o-rama.com/movie_… ) et je vous livre une traduction sommaire du fameux discours (1) de Edward R. Murrow, incarné somptueusement par un David Strathairn électrisant, qui ouvre et clôture le film.

    "A la fin de ce discours, quelques uns m’accuseront de cracher dans la soupe et votre organisation de cautionner des idées dangereuses et même hérétiques. Mais la structure complexe des diffuseurs publicitaires, des annonceurs n’en sera pas ébranlée.

    Chers Collègues, tel est mon désir, si ce n’est mon devoir, de vous parler franchement de ce qu’il arrive à la radio comme à la télévision.
    Et si ce que je dis est responsabilisant je suis seul responsable de mes dires.

    Notre Histoire sera ce que nous en ferons.
    Et si dans 50 ou 100 ans, des historiens, et elles n’auront pas disparu, retrouvent une semaine d’archives de nos trois chaînes(1), ils y verront en noir et blanc, et en couleur, les preuves de notre décadence, de notre déni et de notre éloignement des réalités du monde dans lequel nous vivons.

    Nous sommes opulents, gras, embourgeoisés, et suffisants.
    Nous faisons une allergie viscérale à l’information dérangeante ou inquiétante.
    Nos mass media le reflètent.
    Mais à moins que nous ne délaissions notre surabondance, que nous ne reconnaissions, que la télévison est principalement utilisée pour distraire, tromper, amuser et isoler, alors la télévision, et ceux qui la financent, ceux qui la regardent et ceux qui la font ne serons que l’ombre d’eux-mêmes et il sera trop tard."

    … /…

    "J’ai commencé en disant que notre histoire sera ce que nous en faisons.
    Si nous continuons comme nous le faisons alors l’histoire prendra sa revanche, et le châtiment ne tardera pas à nous rattraper.

    Exaltons, juste de temps à autre, l’importance des idées et de l’information.
    Rêvons à l’idée de dire qu’un certain dimanche soir, un moment normalement occupé par Ed Sullivan(2), soit dédié à une observation rigoureuse sur l’état de l’éducation américaine.
    Et une ou deux semaines plus tard, à l’heure d’habitude de Steve Allen(3), soit consacrée à l’étude en profondeur de la politique américaine au moyen-orient.
    L’image de leur sponsors respectifs en serait-elle endommagée ?
    Les actionnaires se dresseraient-ils dans leur courroux et leurs plaintes ?

    Qu’arriverait-il d’autre qu’un petit éclairage reçu par quelques millions de gens sur des sujets qui pourraient bien déterminer le futur de ce pays et donc le futur des corporations(4) ?

    A ceux qui disent, "Les gens ne regarderaient pas, ils ne seraient pas intéressés, ils sont trop complaisants, indifférents et isolés", je ne peux que répondre : il y a, dans l’opinion d’un journaliste, une preuve considérable contre cette affirmation.

    Mais même s’ils ont raison, qu’ont-ils à perdre ?
    Parce que s’ils ont raison et que cet instrument ne sert à rien d’autre que divertir, amuser et isoler, alors le tube clignote déjà et nous constaterons bientôt que toute cette lutte est vaine.

    Cet instrument peut être pédagogique.
    Il peut éclairer et il peut même inspirer.
    Mais il peut l’être seulement dans la limite où les hommes sont déterminés à l’utiliser à ces fins.
    Autrement, ce sont juste des câbles et des lumières dans une boîte.

    Bonne nuit, et bonne chance…"

    (1) La scène se passe lors d’un hommage rendu par la Radio-Television News Directors’Association and Foundation en 1958, soit 7 ans après que Murrow et son accolyte Friendly aient fait "tomber" McCarthy sur CBS…
    (2) http://fr.wikipedia.org/wiki/Ed_Sul
    (3) http://en.wikipedia.org/wiki/Steve_… (en anglais, plus complète que la française http://fr.wikipedia.org/wiki/Steve_… )
    (4)"Corporation" est à comprendre dans le sens nord-américain du terme, "Entreprise", "Firme"…

    Voilà…
    Après ça, on peut aller hurler un bon coup sur le balcon devant la désespérante étanchéité de l’humain à tirer les leçons du passé…

    Et, à mon tour,… "Bonne nuit et bonne chance"."

    …/… fin de mon commentaire de l’époque où je n’étais pas encore Grabuge ;)))

    Et comme toi, j’ai toujours imprimée dans la rétine la somptuosité du grain et de la lumière de ce film au noir et blanc incomparable.
    Pour avoir été largement nominé aux Oscars de l’époque, il avait effecitivement échappé au podium… tu m’étonnes !
    Clooney rulezzzzzzzzzzzzzzz !

    Répondre
  5. Poison
    Poison dit :

    Eh… J’ croyais qu’ c’était un poisson d’avril, moi ! C’est malin d’annoncer des choses sérieuses un 1er avril…
    Tiens en disant ça, ça me fait penser à Georges Pompidou qui serait (parait-il) décédé le 1er avril, et pas le 2 en fait … Vous savez si c’est vrai, vous ?

    Répondre
  6. Poison
    Poison dit :

    Eh… J’ croyais qu’ c’était un poisson d’avril, moi ! C’est malin d’annoncer des choses sérieuses un 1er avril…
    Tiens en disant ça, ça me fait penser à Georges Pompidou qui serait (parait-il) décédé le 1er avril, et pas le 2 en fait … Vous savez si c’est vrai, vous ?

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