un système à la Hartz 4 en France, histoire de mater ces salauds de chômeurs.
En témoigne un article du Point sur le bouquin d'un prétendu chômeur professionnel, où tout transpire l'intox, mais pour lequel le journaleux qui rapporte s'est contenté de pisser de la copie sans faire une seconde son supposé boulot de journaliste : vérifier les faits!

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Le Point sur la table

Les grandes manoeuvres ont commencé, il semblerait, pour convaincre tous les braves Français de la nécessité d’instaurer un système à la Hartz 4 en France, histoire de mater ces salauds de chômeurs.
En témoigne un article du Point sur le bouquin d’un prétendu chômeur professionnel, où tout transpire l’intox, mais pour lequel le journaleux qui rapporte s’est contenté de pisser de la copie sans faire une seconde son supposé boulot de journaliste : vérifier les faits!

Il y a des choses qui me mettent hors de moi, comme la stigmatisation de chômeurs, laquelle consiste à raconter n’importe quoi afin de convaincre le gentil salarié qui en chie chaque jour de sa vie pour une poignée de clous que son pire ennemi, c’est le chômeur.

Le Point, que je me retiens de qualifier d’immonde torche-cul, par la plume de Christophe Ono-Dit-Biot[1], nous apprend combien il est facile de vivre au crochet des dispositifs d’aide aux chômeurs.

C’est donc l’histoire de Thierry F., qui vivrait comme un prince des systèmes d’indemnisation du chômage depuis 24 ans.

Accrochez-vous bien, le récit vaut son pesant de cacahouètes :

Il peut être fier de lui, Thierry : trente et un mois de travail sur treize ans, pour vingt-quatre années de « farniente rémunéré ». Un hold-up pacifique, avec l’administration comme complice. (…) Son secret se nomme ASS. « Allocation spécifique de solidarité ». Ou comme il dit, lui, en remerciant la France, « Aide si sympathique ». 600 euros par mois, versés par les Assedic. A vie, et quasi sans contrôle.

Quiconque connaît un tant soit peu le système français sait que tout cela est faux, archi-faux. Pour pouvoir prétendre à l’ASS, il faut déjà avoir touché le chômage et surtout, justifier de 5 ans de travail dans les 10 dernières années précédent le dernier licenciement. Là, vous pouvez compter comme vous le voulez, 31 mois, cela ne fait pas du tout 60 mois, ce mec n’a donc jamais été éligible à l’ASS.

Et il le prouve, en additionnant les invraissemblances.

L’ASS, c’est donc la planque. Sans compter l’allocation logement, le Fonds solidarité énergie, la taxe d’habitation presque gratuite, la prime de Noël, et tout ce qu’il pourrait toucher de la commune, mais qu’il se refuse à demander.

Le seul truc vrai, c’est la prime de Noël : 150€ pour se goinfrer grave[2]. Pour ce qui est de l’allocation logement et de la taxe d’habitation, c’est au pro-rata des revenus et de la structure familiale, comme pour n’importe quel salarié. Ce qui fait que même fauché, faut quand même payer.

Parce que si ce type touchait vraiment l’ASS depuis tout ce temps, il serait vraiment fauché, car ce n’est pas 600€ par mois mais 14,25€/jour maximum[3], soit la somme mirifique de 441,75€… les mois de 31 jours. En février, ça tombe à 399€, alors que les charges, elles, tendent à rester les mêmes, mois après mois.
Sans compter que l’ASS ne dispense nullement de justifier de sa recherche d’emploi : convocations comme les potes, propositions récurrentes de stages bidons et des conseillers qui ont toujours le doigt sur le bouton à radier. Je ne vois donc pas où ce mec a vu jouer que l’ASS était une bonne planque.

De toute manière, tout pue le mensonge dans cette histoire :

Il a 44 ans et le sourire aux lèvres. Une Alfa Romeo anthracite et un appartement à lui, parce que « les locations, c’est de l’argent perdu ». Il porte un jean, un tee-shirt Levi’s, mais pas de baskets de marque, parce qu’« on ne peut pas tout avoir ».

J’ai connu des chômeurs, y compris en fin de droits, qui avaient effectivement un appart’ ou une bonne bagnole. Mais il s’agissait en fait des vestiges de la période plus faste où ils avaient un boulot, voire un bon boulot qui paie bien. En étant soigneux, on peut faire durer sa caisse et ses économies quelques temps. Quelques temps. Mais sûrement pas 24 ans.
Or, on veut nous faire avaler que ce gars, qui a bossé en tout et pour tout 31 mois en 24 ans et qui touche depuis tout ce temps la somme extravagante de 441,75€ les mois gras, que ce gars donc, peut se payer un appart et une bagnole de bon standing.

Si vous croyez un truc pareil, vous êtes des veaux!

Avec l’ASS, il vaut mieux avoir un bail d’avant[4], parce que vous ne pourrez plus trouver un proprio qui accepte de vous louer, même un placard à balai. Et si vous êtes proprio, suite à une période plus faste ou un heureux héritage, vous n’êtes pas mieux loti, parce que la taxe foncière, elle, tombe tous les ans et elle est sans aucun rapport avec vos revenus. J’ai des potes RMIstes qui ne savent plus quoi faire de la maison de famille qui nécessite 3 mois de RMI pour s’acquitter du foncier.
Quant à la bagnole, elle s’use. Surtout que vous n’avez pas de pognon pour l’entretien normal, à peine de quoi mettre un peu d’essence, et encore, il vaut mieux se déplacer à pied vu le prix du carburant. Vous la gardez pour les grandes occasions, comme un entretien à perpète les oies pour un job que vous n’aurez de toute manière pas. Et le jour où une pièce un peu chère lâche ou qu’un connard vous emplâtre par l’arrière, ben vous êtes piéton. Parce que vous n’avez pas de quoi réparer et que l’assurance[5] ne s’occupe pas des vieux clous.

Quant à en acheter une autre, même d’occasion, c’est totalement impossible. Vous disposez de 441,75€/mois. Quand vous trouvez un petit boulot[6], c’est généralement un contrat aidé, c’est à dire un CDD temps partiel qui ne vous permet même pas d’arriver au SMIC ou de planifier quoi que ce soit à plus de 6 mois. Alors vous financer un appart ou une voiture…

Enfin, pour la bonne bouche, je vous livre le très honteux encadré qui clôture cet édifiant exercice d’intoxication journalistique et surtout de manipulation d’opinion à des fins politiques (j’ai souligné les mots vraiment infâmants, pour ne pas dire diffamants) :

Impossible de savoir combien de Thierry F. ont dévoyé la générosité du modèle social français, car le système, qui a déjà du mal à débusquer les fraudeurs, est impuissant à repérer ceux qui, en toute légalité, se sont installés dans les minima sociaux. Mieux, l’idée que ces minima aient rendu accessible le « droit à la paresse » n’est pas même envisagée, car ni les politiques ni l’administration ne veulent croire que l’on peut délibérément se contenter des 430 euros mensuels d’un RMI, montant bien inférieur au seuil de pauvreté. Pour l’administration, Thierry F. n’est donc pas un fainéant, il est victime d’une « trappe à inactivité ». En clair, la reprise d’un emploi lui ferait perdre une série d’avantages dits droits connexes (voir encadré). Il n’y a donc aucun intérêt. Lutter contre ce phénomène est une priorité de l’administration, mais c’est une véritable gageure. Il existe une solution simple : limiter ces droits connexes ou supprimer l’allocation en cas de refus d’activité. Mais c’est politiquement et socialement dangereux : « Au moins, le RMI permet de maintenir le contact, affirme ce haut fonctionnaire. Sinon, c’est l’exclusion totale, et aucune société n’y a intérêt. » La France a donc préféré l’incitation à la coercition, au risque d’entretenir les parasites, comme Thierry F

Ceci est une démonstration de la manipulation d’opinion totalement honteuse qui se met en place pour que, comme en Allemagne, tout le monde applaudisse lorsque des lois clones de Hartz 4 vont tomber sur la gueule des victimes du chômage.

Que cette buse de Christophe Ono-Dit-Biot vienne tester par lui-même la très grande générosité du modèle social français et qu’il en reparle dans un an ou deux. Qu’il vienne se vautrer dans la paresse avec les factures à payer, les agents de la CAF qui vous traîtent d’office comme des criminels ou des menteurs et les convocations ANPE à répétition, voire les humiliation de la vie quotidienne d’un pauvre. Qu’il vienne goûter à la série des avantages que procure la rente du RMI[7] au lieu de faire son envieux tout au long de l’article.

Bref, ce tissu d’immondices cet article est une pure incitation à la haine sociale.
Au lieu de cautionner ce genre de manipulation fascisante[8], il serait temps que les journalistes de la presse officielle se remettent à faire leur boulot d’investigation ou pour le moins, de simple vérification des faits!

Notes

[1] Retenez bien ce nom, s’il existe un semblant d’éthique dans ce métier, il est amené à très prochainement tester par lui-même la prétendue générosité des services sociaux de l’État.

[2] En général, elle sert à payer un peu de chauffage et voilà tout!

[3] Parce qu’il y en a d’autres qui touchent moins

[4] Dans la chronologie du chômeur, il y a toujours un avant et un après, un peu comme pour les accidentés de la route

[5] Assurance au tiers qui vous coûte encore un oeil, mais même dans les grands centres urbains, vous savez qu’il vous faut une bagnole pour espérer trouver un boulot, alors vous raquez en espérant déccrocher la timbale : un job à plein temps!

[6] Car les gens en ASS ou au RMI bossent très régulièrement, ne serait-ce que pour avoir un peu d’oxygène.

[7] Soit dit en passant que le montant du RMI n’est jamais de 430€, sauf pour les SDF (lesquels ont bien du mal à le percevoir, vu leur statut, justement) car il est automatiquement rabaissé du forfait logement de 50€.

[8] L’étape qui suit la formulation du "parasite" est en général la déhumanisation du bouc émissaire avec la vermine. Il convient de bestialiser celui que l’on compte fouler aux pieds, afin que la masse gélatineuse n’éprouve pas une once de solidarité pour ceux qui, après tout, ne sont plus que des sous-citoyens, des infra-humains!

281 réponses
  1. Swâmi Petaramesh
    Swâmi Petaramesh dit :

    Heuuuarrrrrhhh… Tu aurais du fournir le sac en papier, avec ce billet, Agnès.

    Je me demande si les fumiers qui écrivent de pareilles choses ont la moindre idée du point auquel ils insultent douloureusement une partie non négligeable de la population de ce pays.

    Le jour où il y aura de graves troubles sociaux, on pourra en bonne partie en remercier les enfoirés qui auront passé des années à monter une partie de la population de ce pays contre l’autre avec le plus grand cynisme.

    Divido ut regnes, hélas, ne date pas d’hier.

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  2. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Oui, c’est vraiment gerbeux et tout cela mériterait d’être traîné en justice pour diffamation et incitation à la haine sociale, délit qui devrait être gravé dans le marbre, au lieu d’être une vue de l’esprit.

    Seb, tu penses que ça fera joli sur LMC?

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  3. les marques du plaisir
    les marques du plaisir dit :

    le système est tellement truandé par ces salauds de chomeurs escrocs que , malgrés le truandage patronal de type industriel ( cf mon recent post sur le deficit de la sécu, tout truandage de cotisations urssaf truande aussi coté unedic ) on baisse à nouveau les cotisations sur un systeme excedentaire ….
    Pour faire des économies, il restera à flinguer les chomeurs … puis les retraités …
    à moins qu’on pende un jour le dernier patron …

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  4. Remi_Lalouz
    Remi_Lalouz dit :

    J’ai aussi réagit sur mon blog…en partant du principe que l’histoire est vraie (même si tu prouves que non), ce Thierry F est pathétique de toute façon.
    Mais je suis entièrement de ton avis à propos du journaleux! L’orientation de son article est scandaleuse…

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  5. Le Chris
    Le Chris dit :

    L’article du Point constitue une escroquerie intellectuelle et infâmante. Oublier dans cet ordre des choses les patrons du cac40, qui se goinfrent de stocks options, en veux tu en voilà et faire une fixation élémentaire sur les moins lotis de la société, constitue du terrorisme (puisque le mot est à la mode), de l’écrit . Merci d’avoir soulevé ce gros lièvre.

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  6. hbgvfdxs
    hbgvfdxs dit :

    On dirait que tu découvres la vie…

    Ben oui, les gens sont cons et c"est comme ça…

    Ils ont des vies de merde en pensent qu"en devenant chef de rayon à Franprix, ils finiront comme Zaccharias avec 120 M€ de stock options. Donc ils crachent sur le chômeur car il ont l"impression que le chômeur est l "heureux bénéficiaire des 3000 € d"impots par an qu"ils payent.
    Tant pis si on oublie que 20% de ce qu"on dépense est aussi des impôts, si on oublie que l"éclairage publique et gratuit, comme l"école et les départementales bitumés (je ne parle pas des autoroutes car ça va m"ennerver), si on oublie aussi qu"il y a moyen d"apprendre à lire et à écrire et même à faire un doctorat en socio pour pas trop cher…

    Ben voui, c"est la vie, c"est comme ça.

    Et les gens voteront sarko et voilà.

    Et pour ton moral pense à d"autres choses.

    Va au cinéma, va faire des ballades, bois de l"alcool avec des amis, ne lis plus les journaux, fais l"amour avec ton mec…

    Car là depuis que ton blog est sur la page de rezo, je ne t"ai jamais vu faire autre chose que de jouer les vierges ébahies devant la médiocrité journalistique et la stupidité de la chasse aux chômeur, et l"injustice sociale.

    En gros tu te répètes.

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  7. Fred., de L.
    Fred., de L. dit :

    Hello,

    Des incitations à la haine, j’en vois partout ces temps. Le philosophe qu’il faut protéger des hordes musulmanes, il n’a pas du tout incité à la haine… Et quand on ose faire des commentaires pour dire que ce connard l’a bien cherché, on se fait reprocher d’être un angéliste de gauche qui en ne rappelant pas que le terrorisme "islamiste" c’est mal fait bien du tort à la gauche. En plus, ce philosophe de mes deux, ça aurait pu être moi qui l’aurait menacé de mort, en téléphonant au mec et en lui lançant : "allah akbar j’vais t’niquer ta race"… que ça aurait eu le même effet dans les journaux : "les musulmans menacent un philosophe de le tuer". C’est d’un chic. D’habitude, les flics ils disent : "Circulez y-a rien à voir…" Ben là, ils ne semblent pas pressés de faire retomber la pression… au contraire ?

    La haine est partout, et ça file les j’tons. Haine des autres qui sont loin, haine des pauvres, haine des juges…

    Une dernière remarque… en fait, c’était la seule remarque que je voulais faire. LMC, c’est une bonne idée, mais qu’est-ce que c’est moche. J’ai pourtant un grand écran, ben malgré tout, j’ai l’impression que c’est illisible. Les textes perdent complètement de leur lisibilité originale. Du coup, ça ne fait pas du tout envie d’y aller pour voir ce qui est nouveau. C’est perso comme commentaire, et j’y vais quand même pour lire B. Langlois par exemple… (quoique je peux le lire dans Politis, mais j’ai pas l’temps de le lire le journal… (oui, je sais, plutôt que d’écrire des commentaires à la con, je pourrais lire le journal…)). Bref, le haut de page tient trop de place, la colonne des textes ne l’est pas assez, la partie de droite est vraiment trop volumineuse (je m’en tape des vidéos…). (((je sais, je pourrais faire la remarque sur LMC… mais non)))

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  8. ouadou
    ouadou dit :

    Moi aussi j’en rajoute sur mon blog… je n’ai passé que 8 mois au chômage, il y a 20 ans, mais je trouve à vomir ce journalisme de mauvais aloi. Mais bon, faudrait rectifier le nom de l’oiseau qui n’est pas "dot" mais "dit" (au milieu)… l’est quand même pas un nom de domaine…

    Répondre
  9. herve
    herve dit :

    Oui, le site de LMC est tellement pourri que j’ai renoncé à le lire.

    Quant à cette intox c’est effectivement à gerber. Le pire c’est que les administrations concernées, qui sont sans doute habilitées à réagir, ne le feront jamais.

    Et même si on gobait tout ce qu’ils disent, va falloir m’expliquer comment le gars il a payé son appart et son alpha roméo anthracite (putain, le style journalistique, c’est terrible) avec 600 € par mois !

    Répondre
  10. georges
    georges dit :

    Dans ce torchon, on peut lire: "A part sa presbytie, compensée par de fines lunettes à 500 euros payées par la CMU, Thierry tient la forme".
    Ayant bénéficié (ouééé!) moi-même de la cmu, j’ai pu me payer de spendides lunettes de Rémiste mais pas à 500 euros, non non. Plutôt à 32 euros plus 25 de ma poche (c’est mon côté peuple) mais je suis bon prince, j’ai pris sur mon pactole ces quelques piècettes manquantes qui encombraient mes poches qui débordaient alors des subsides accordées par notre généreux état.
    C’est le même genre de discours qu’avait tenu Chirac sur les mecs qui se font soit-disant des "corones de oro" en touchant les allocs, il avait dit 50000 ou 60000 balles, tout en disant qu’il comprenait la colère du travailleur qui voit partir ses impôts chez ces profiteurs (immigrés bien sûr, je crois me souvenir que c’était à l’époque du "bruit et l’odeur©" ).
    A mon avis, ce texte doit plutôt se lire comme une fable ou un conte, à rapprocher du croque mitaine pour sa vertu dormitive, par rapport aux mesures que peuvent (doivent?) prendre nos gouvernants à ce sujet. C’est marrant la mythologie du chômiste/parasite mais je me demande si ce journaliste est assez bête pour croire aux âneries qui produit.

    Répondre
  11. Henry Kanaan
    Henry Kanaan dit :

    Ce Thierry F. pretend ecrire un livre. Si ce n’est pas un mensonge de plus, on risque de voir ce type faire la tournée des plateaux tv.

    Pour en revenir à l article du Point, il y’ a des incohérences. Le journaliste laisse entendre que Thierry F. est proprietaire de son appartement (le rêve de la plupart des français) et qu’il perçoit l’allocation logement..

    Si on lit plus attentivement l’article, la vie de ce Thierry F.
    n’a rien d’enviable sur le plan relationnel en particulier.

    Répondre
  12. Anièry
    Anièry dit :

    "J’assume des choix politiques comme celui, à mes yeux essentiel, que la France qui travaille puisse se reconnaître au travers des mesures à forte valeur symbolique comme la franchise sur les droits de succession"; "Il y a des Français qui n’ont jamais été au chômage, jamais perçu d’Assedic, jamais été au RMI et qui pourtant souffrent eux aussi parce qu’ils ont la pénible sensation d’être toujours assez riches pour payer des impôts et jamais assez pauvres pour bénéficier des mesures sociales." (Nicolas Sarkozy)

    Les sarkozyens aiment passionnément les riches. Cet amour de la richesse est psychologiquement bien connu depuis longtemps. Beaucoup de petits sarkozyens ont sans doute été élevés dans l’adulation de l’Oncle Picsou (heureux patronyme) et se sont projetés tout petits dans ce personnage typique du dur-à-jouir, mais si bien assis sur son gros tas. Libre aux sarkozyens de préférer la dimension anale aux plaisirs de la rencontre et du partage….

    Source: Paul Ariès, "Misère du sarkozysme. Cette droite qui n’aime pas la France", Ed. Parangon/Vs

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  13. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Je rappelle que ce billet, ainsi que l’ensemble du contenu de ce blog sont sous licence Creatives common.
    Autrement dit, vous avez ma bénédiction pour le reprendre et le balancer à bon escient, les seules conditions étant de ne pas tronquer ou déformer mes propos, de sourcer correctement (renvoi systématique à l’article d’origine) et ne pas en faire commerce!

    Répondre
  14. ragnvald
    ragnvald dit :

    "manipulation fascisante": tout expert en choses politiques te dira que "non, le fascisme c’est autre chose, le nazisme aussi" et il te sortira une grande théorie pour te mettre k.o.

    Mais le sens des termes évolue. Maintenant, ce qu’on appelle fascisme, cela semble être "tout mensonge destiné à tuer", c’est la voie politique de la "facilité": assassiner parce qu’on n’a que la gueule pour affronter les problèmes. Ce n’est plus seulement diviser pour régner, c’est tuer pour donner le change.

    On est sous le règne de la menace permanente. "Fermes-la, sinon ce sera ton tour." Or, si on la ferme, ce sera le tour de tout le monde, les uns après les autres.
    Bien au contraire, il faut l’ouvrir. Dès que quelqu’un l’ouvre un peu fort, ça tremblotte dans dans les sphères "autorisées", ils font donner leurs chiens (il suffit de voir comment ils avaient arrêté Bové pour le conduire en prison: ce n’était pas tant une démonstration de force disproportionnée qu’une démonstration de trouille).

    Il faudra sans doute peu de choses pour allumer la mèche, une toute petite erreur d’appréciation, et ça ne peut pas ne pas venir.

    Néanmoins, une question demeure, et je n’ai pour tenter de la résoudre que d’autres questions: pourquoi y a-t-il des gens (des foules de gens) pour vouloir croire (je ne dis pas seulement "croire", mais bien "vouloir croire") ce genre de mensonge criminel?
    Est-ce seulement de la trouille ?
    Ou bien est-ce que la haine accumulée à l’encontre des larbins de gangsters qui pourissent nos vies n’a pas de plus grand courage que de s’en prendre à des boucs-émissaires inoffensifs? Un bouc-émissaire, c’est bien fait pour détourner "la tension".

    Je repense à la méthode "Mocky" (dans un de tes précédents billets): rien que d’en avoir l’idée soulage, et par conséquent désamorce la colère et le dégoût, mais elle ne résoud rien puisqu’elle n’est qu’une réponse fantasmée. Et puis, si on s’y livrait, on ne serait plus de ce monde pour jouir des effets produits.

    Spectacle!

    Répondre
  15. Khamsine
    Khamsine dit :

    Bonjour,

    Mon premier message sur ce carnet de bord très intéressant.
    Cet « article-torchon » du Point suit la logique classique… de l’école néo-classique (sic !), à savoir que le chômage est toujours volontaire…

    Répondre
  16. Fred
    Fred dit :

    Agnès > Si vous croyez un truc pareil, vous êtes des veaux!

    Pour les Ricains, l’expression : "if you believe this, I have a bridge I’d like to sell you" 🙂

    hbgvfdxs > On dirait que tu découvres la vie…Ben oui, les gens sont cons et c"est comme ça…

    Pire que ça : s’ils se contentaient d’être cons, on pourrait tout simplement les ignorer, mais ces cons ont le pouvoir et le fric… et les moyens de leurs "ambitions".

    Répondre
  17. jean-marc
    jean-marc dit :

    Salut,

    Et si nous adressions un petit droit de réponse à ce journal ou à son auteur ? Il y a de bonnes plumes qui traînent autour du monolecte ? Si oui, je veux bien contribuer.

    Répondre
  18. YR
    YR dit :

    Même question que l’internaute du 17 : ce billet est-il allé faire un tour au Point ?

    Parce que c’est bien beau d’écrire des mises au point intelligentes, mais encore faut-il qu’elles voient la lumière.

    A+
    YR

    Répondre
  19. Yenayer
    Yenayer dit :

    Comme c’est dans "Le Point" , y’a pas de quoi être étonné. Et je dirais même si c’était dans l’Obs je serais pas étonné. C’est l’idéologie ambiante du "chômeur-fainénat-parasite".
    Tiens Télérama fait un portrait des cumulards dans les médias. F.O.G y figure en bonne place, mais il n’y est pas critiqué du tout. Télérama aussi tient à ses sous. Quand je pense que ce même FOG a une émission sur France5, chaine éducative soit disant.
    En anglais FOG = brouillard , et au Point, on est maitres en brouillage idéologique..

    Répondre
  20. enzo d'aviolo
    enzo d'aviolo dit :

    ton énervement salutaire dénonçant une pratique courante n’est qu’un exemple de plus de la manipulation libérale qui consiste à faire avaler des couleuvres à la majorité de la population en l’opposant à ces fameux soit disant profiteurs du système, afin finalement de permettre de faire passer les pires réformes réduisant les droits de tous.
    Quand ce ne sont pas les chomeurs, ce sont les salariés bénéficiant des régimes spéciaux, et quand ce ne sont pas ceux là, ce sont ces vilains fonctionnaires qui eux ont la sécurité de l’emploi!
    Bref, la méthode de la stigmatisation est une spécialisation libérale, qui touche même quelques uns au PS (et ça c’est dramatique à mon sens) et qui a pour unique objectif de réduire les droits des salariés et les fameuses barrières qui empêcheraient l’embauche! FOUTAISE bien sûr.
    Dénonçons et résistons. Merci.

    Répondre
  21. Hubert
    Hubert dit :

    Chère Agnès,

    C’est un plaisir toujours renouvellé que de vous lire. Vous avez le chic pour dégoter les pourritures les plus immondes et le talent pour y répondre en mêlant la saine révolte aux arguments les plus pertinents. Chaudes salutations amicales.

    Hubert

    Répondre
  22. nuer
    nuer dit :

    "Que cette buse de Christophe Ono-Dit-Biot vienne tester par lui-même la très grande générosité du modèle social français et qu’il en reparle dans un an ou deux"

    Une buse ? T’es encore trop gentille. Son grand truc au lycée c’était de faire de la lèche à tout va et de bien montrer qu’il avait un esprit "fin" et "spirituel". Mais je me souviens plutot de lui comme d’une éponge à idées dominantes. Bref un vrai mange-merde.

    Répondre
  23. ango
    ango dit :

    Etant fort occupé avec des activités non rémunérées en ce moment, je viens prendre acte de cette histoire. EN fait je me demande, le type son bouquin, il y a marqué fiction ? Ou alors il prétend que c’est vrai ce qu’il dit. Et qui est ce type au fait c’est son vrai nom ou un pseudo ? C’est un bouquin commandé ou quelque chose comme ça ? Merci d’éclairer ma lanterne.

    Répondre
  24. Cobab
    Cobab dit :

    Ou alors il a une bonne ou très bonne qualification, et y bosse au black. Ou alors y vend du zetla. Ou alors Papa résidait à Genève et a été retrouvé assassiné dans une combi en latex.

    Dans tous les cas c’est effectivement un gros bobard à gerber.

    Répondre
  25. Anièry
    Anièry dit :

    A la diffèrence du Point et autres sacs à pub, le cinéaste finlandais Aki Kaurismäki aborde avec beaucoup de finesse les problèmes du chômage et de la solitude. J’attends avec impatience la sortie en salles (le 25 octobre) de son dernier film "Les lumières du faubourg".
    Ce film clôt la trilogie des "perdants" commencée avec "Au loin s’en vont les nuages" et "L’homme sans passé". Le premier film aborde le théme du chômage, le second parle des sans-abris, "Les lumières du faubourg" traite de la solitude à travers le personnage principal qui arpente le pavé à la recherche d’une petite place au soleil dans l’indifférence générale.
    Cela rappelle les films de Ken Loach que j’apprécie beaucoup: "Riff raff", "Ladybird", "Raining stones", "Bread and Roses"..etc… Encore un cinéaste qui sait bien mieux que le Point, parler des "gens" d’en bas!

    Répondre
  26. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Éric, apprend à lire avant de dire des conneries : réglement des ASSEDIC à l’appui, je te dis que tout ce qu’il y a dans cet article est un tissu de mensonge, qu’il n’est pas possible de faire ce que ce mec prétend avoir fait, pas possible. Même Charpy le reconnaît, tu sais, le boss de l’ANPE : ce que raconte ce mec n’est pas possible!!!!

    Répondre
  27. Claudius
    Claudius dit :

    Je rencontre parfois des gens qui vous racontent de telles histoires qu’ils ont entendues d’untel parlant d’un cousin qui connaît un type qui etc. Ca faisait quasiment partie des légendes urbaines comme le crocodile dans les égouts. Maintenant grâce à ce "journaliste" ils pourront citer des sources. Et nous, si on ne s’en doutait pas déjà, on pourra considérer Le Point comme une source foireuse, une sorte de TF1 du news, en somme.

    Répondre
  28. Eric
    Eric dit :

    Eh bien moi, je ne vais pas me joindre au 32 premiers commentaires… Car cet article du Point est bien symptomatique de cette "economie de l’assistanat" qui s’est installée tout doucement en France. A savoir qu’en cumulant une multitude d’aides et autres non-impositions, on peut vivre correctement, sans se lever le matin, et en regardant le 2eme film du dimanche sans le souci d’etre HS le lendemain matin…. Oh bien sûr, pas de Porsche, pas de vacances aux Maldives, pas de grand restau pour son anniversaire, mais somme toute une petite vie bien tranquille, payée par son voisin smicard et imposable… Un grand Merci au Point qui ose enfin parler de ce sujet tabou !

    Répondre
  29. Grabuge
    Grabuge dit :

    @ Eric

    Dramatique !
    Tu es dramatique…
    Agnès te prouve (textes et règlement à l’appui) que cet article est un bidonnage complet digne des Protocoles de Sion et toi, trop content d’y trouver tes fantasmes, tu n’en démords pas…
    Pathétique…

    Au fait… un smicard n’est PAS imposable.

    Répondre
  30. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Franchement, Julien, je pense que Ono n’a pas eu besoin de ma prose pour se discréditer tout seul comme un grand!

    Et tous les journalistes ne se vautrent pas dans cette mauvaise soupe. Il y en a plein que je respecte profondément, pour leur rigueur, leur sérieux, leur probité, mais étrangement, ce ne sont pas eux qui tiennent salon dans les émissions de TV et ce n’est pas leur travail qui est le mieux rémunéré/valorisé.

    Répondre
  31. GilB
    GilB dit :

    Un truc qui pourrait être sympa serait que ces fameux chômeurs parasites du système publient leurs comptes sur internet, pour montrer à leurs concitoyens la réalité des choses.

    Répondre
  32. phil
    phil dit :

    Salut Agnès,
    J’ai mes rétroliens qui merdouillent; j’ai repris pour une large part ton papier et renvoyé vers ton blog pour l’ensemble des explications.

    http://www.universmedias.com/articl

    Je pense qu’il faut aller bien au-delà, est-ce que Actuchômage ne peut pas porter plainte en diffamation ? Ne faudrait-il pas alerter AC, ou un syndicat ??
    Tu le dis très bien, ce papier du Point est une incitation à la haine sociale. Lamentable. Faut pas venir me chatouiller avec la fin des idéologies…

    Répondre
  33. brica01
    brica01 dit :

    bonjour
    je trouve honteux ce qui a ete ecrit ce mec est t »il un menteur comment voulez vous touchez l’ass si vous n’avez jamais travaille
    il me faire vomis
    moi j’ai travaille 20 ans puis des cdd et puis ass et là j’en suis malade de voir comment ce mec ose raconte des gros conneries
    c’est impossible tout ce qu’il dit
    mais faut t’il est aussi bête pour le croire
    en tout les cas il merite bien de se faire punir et rembourse il comprendra le mal qu’il fait au gens honnêtes dese péres

    Répondre
  34. Bourguignon
    Bourguignon dit :

    @ Eric
    "economie de l’assistanat"
    Rappelle-moi le montant des exonérations de COTISATIONS SOCIALES par an, dont profitent ces pôv’ entreprises pas du tout "assistées".
    Tu parles d’un sujet tabou, tout les 3 mois, dans les médias appartenant aux exploiteurs, il y a un article qui dénonce ces salauds de pauvres profiteurs des smicards, jamais un article sur les riches profiteurs des travailleurs pauvres.
    Bourguignon

    Répondre
  35. ragnvald
    ragnvald dit :

    Ce bouquin, d’après ce que tu en dis, me fait penser au fameux commentaire laissé sur Actuchomage et qui a valu une comparution en justice.
    On dirait bien que nos impuissants dits publics se mettent à fabriquer des faux, car il se pourrait que de simples détournements de l’information ne suffisent plus pour que le schmilblic arrive à l’heure en 2007. On n’est amais si bien servi…
    Vont-ils bientôt incendier l’Assemblée nationale et en accuser LES chômeurs, LES smicards, LES sans logis, LES musulmans, LES émigrés, LES sans papiers…

    Répondre
  36. ragnvald
    ragnvald dit :

    Je sais bien que ce ne serait pas courtois, mais ce qui manque sur ces foutus blogs, c’est une poubelle à commentaires: ils seraient toujours accessibles, il suffirait de soulever le couvercle, et on serait prévenu.

    Par exemple: "A savoir qu’en cumulant une multitude d’aides et autres non-impositions, on peut vivre correctement…" Qui c’est "on"? C’est celui qui écrit ce commentaire? Si c’est lui, il parle de lui-même, et son cas n’est pas général.
    Si ce n’est pas lui, est-ce que ce n’est pas, comme le dit Claudius au n°33, un "j’en connais qui…"? (vous connaissez bien, la formule "imparable" des faschos).

    La pollution de la planète vient de celle des cerveaux (si on peut encore appeler cerveau ce qui en reste).

    Répondre
  37. Julien
    Julien dit :

    @ragnvald : Quel dommage de ne pas savoir lire entre les lignes des multiples commentaires de ce Blog. Tous ces commentaires que j’ai vu depuis l’édition de ce billet ( qui d’ailleurs n’a fait que relater des éléments factuels en les commentant de manière pertinante) n’ont fait que confirmer, non pas une vaste hallucination collective, mais plutôt des effets de "manches" assez grossiers.

    L’idée, me semble-t-il n’est pas de remettre en cause l’analyse assez posé de Mme Monolecte 🙂 mais plutôt de remettre en cause la mauvaise fois ( et ca m’ecorche les mendibules de peser autant mes mots …) evidente de ce genre de prose, qui discredite une fois de plus la profession de journaliste au lieu de l’Ennoblir pour tout le rôle de salubrité public qu’elle devrait tenir …

    Juste comme ca en passant … mais ce n’est qu’un humble avis …

    Répondre
  38. Julien
    Julien dit :

    @M’dame Monolecte

    Milles excuses : mon propos n’avait pas pour vocation de discréditer Toute la profession journalistique mais seulement ceux, qui par clientelisme, font les choux gras de la gent politique comme vous l’évoquiez sur votre billet…

    Encore une fois Milles excuses pour la tournure inadapté de ma pensée.

    Répondre
  39. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Franchement, Ono, je m’en tape comme de l’an 40 : je ne vois pas à quoi ça rime de tirer sur le lampiste.
    Ce gars va lapper dans le bol de lait qu’on lui tend, rien de plus.

    Plus sérieux, c’est comment faire contre-feu? Quelque part, ceux qui ont monté et propagé ce mensonge s’en foutent qu’on puisse aussi facilement le démonter, ce qui compte pour eux, c’est d’avoir frappé les esprits (faibles) et que la caricature de chômeur qu’ils ont agité devant le museau du troupeau va rester durablement dans les mémoires comme une chose vraie.
    Autrement dit, quel moyen avons-nous concrètement de chopper le lecteur du point ou l’auditeur de RTL et de leur démontrer directement que les mecs qu’ils nourrissent les prennent pour des grosses truffes?

    Je ne sais pas pour les autres, mais bien que n’étant plus officiellement chômeuse, je me suis sentie personnellement diffamée par ce torchon! Je me suis sentie niée dans mon expérience, mon vécu, je me suis sentie jetée en pâture à la meute hurlante. Et je reste terriblement en colère.
    Parce que je sais (et oui, bande de cons, je suis aussi psycho-sociologue) que ce genre de manipulation marche très bien et est très efficace, que les gens préfèrent le shoot du ressenti au labeur de la réflexion.
    Même si le mal est fait, quelles sont les possibilités concrètes d’obtenir un droit de réponse/rectificatif/truc à démonter les bobards?

    Répondre
  40. Swâmi Petaramesh
    Swâmi Petaramesh dit :

    Agnès : la caricature de chômeur qu’ils ont agité devant le museau du troupeau

    A propos de caricature de, j’ai failli sortir une comparaison avec l’Allemagne d’il y a 60 ans, puis je me suis souvenu au dernier instant du point Godwin que j’encourrais. Mais il y a des fois où le point Godwin est honorablement acquis.

    Il y a eu d’autres époques où l’on agitait devant un peuple de brutes la facile caricature du coupable de tous les maux, d’autant plus coupable qu’impuissant à se défendre.

    Ah, la lâcheté d’un système qui trouble bien plus confortable de s’en prendre aux faibles plutôt qu’aux puissants…

    Ah, tous ces Dupont-Lajoie !

    > …quelles sont les possibilités concrètes d’obtenir…

    A peu près les mêmes que celles de voir feu ma grand-mère remporter le prochain tour de France cycliste…

    Répondre
  41. Anabiose
    Anabiose dit :

    Plus sérieusement, faudrait vraiment voir s’il est possible de l’attaquer en justice ce journaliste. Il va trop loin. Une plainte collective, ce serait bien.

    Répondre
  42. Marie-France G-TOURRE
    Marie-France G-TOURRE dit :

    Bonsoir,

    Ca fait plaisir de vous lire parce que figurez-vous que de ce dont il est question ça a fait la UNE du 12h30 de RTL.
    En gros, ambiance Le Point en pire .
    Aprés, pendant PLUS D’UNE HEURE, ça n’a pas arreté au cours de "Les auditeurs ont la parole". Plus d’une heure d’appels à la délation, plus d’une heure de stigmatisation, d’appel au lynchage presque, par un public énervé, chauffé à blanc par un présentateur faisant chorus (un certain Jéro^me godefroy), poussant à la roue, caressant dans le sens du poil dur, donnant en pâture ces privilégiés chomeurs profiteurs du système…etc
    On a eu droit jusqu’à un maire même venu gueuler sa haine. Certes d’un petit patelin :…91 habitants, mais qui est venu pratiquement donner le nom d’un de ses administrés…
    On a eu droit aussi à ce brave chauffeur routier venu dénoncer son cousin…
    Bref, jamais écouté qq chose d’aussi répugnant (et pourtant ya l’embarras du choix)
    Et tout ça pour un truc qu’on ose appeler "livre" et dont on apprendra dans quelque temps que c’était bidonné, que c’était un roman elle est où la liberté de l’auteur et toute cette sorte de chose…

    Alors oui, vous lire m’a fait l’effet d’une désinfection, et je vous en remercie.

    Mais quand même, quand on en est là, eh bien … on se sent las.

    Répondre
  43. les marques du plaisir
    les marques du plaisir dit :

    gaffe swami, pasque vu les progres des génétichiens, pour ta mamie, y a peut être encore une chance …
    pour le reste , lancer une OPA hostile sur lagradere , ça devrait aider , sir petit nicolas décréte pas en riposte l’état d’urgence …
    Pïtan faut que j’arrète de picoler ( les prestations sociales que l’état m’accorde si gentiment) … avec les econocroques dans 35 872 ans je suis proprio de lagardere médias … :-))

    Répondre
  44. Alain
    Alain dit :

    Oui l’article du point est honteux et archi faux, de plus il dessert complètement la cause qu’il défend. Ceux qui vivent des aides de l’état savent parfaitement que cette technique est fausse, elle sert juste à détourner les regards des vraies techniques.
    Exemple concret :
    1 personne célibataire vivant dans un appart légué par sa famille dans une petite ville pas cher.
    Très peu de charges à payer pour l’appart, pas de taxes (redevance télé, foncier, etc…) ou autres impôts.
    Avec le RMI, son budget mensuel se décompose de la façon suivante :
    60 euros d’adsl et de téléphonie mobile
    250 euros de bouffe
    50 euros de loisirs (ciné à la séance de 11h pour 4 euros, resto etc…)
    50 euros d’imprévus.
    Sa journée est décomposée en ordinateur, télé, bibliothèque municipale, ballade sur la plage (tant qu’à faire, autant se trouver dans une ville ou il fait bon vivre) etc…
    Ensuite, en cas de grosse dépense de prévue, par exemple achat d’un nouvel ordinateur, boulot saisonnier de 1 mois.
    Si besoin de plus d’argent, 2 mois de boulot saisonnier pas plus.

    Bien évidemment c’est un mode de vie un peu limité, il n’y a pas de voyages, de voiture etc mais avoir ce niveau de vie convenable en travaillant 1 à 2 mois par an c’est une vie acceptable pour beaucoup de gens.
    Le plus gros inconvénient, c’est fonder une famille, car une fille malgré tout ce qu’elle dit sur son désintérêt par rapport à l’argent, cherche des hommes qui ont des moyens pour garantir la descendance.
    Par conséquent, il y a des rapports sexuels, mais pas de famille, ce qui pour certains est une situation idéale car aucune responsabilité n’est engagée.

    Tout ce que j’ai dit avant est légal.
    Mais il y d’autres moyens de vivre aux frais de la société, mais c’est moins légal.
    Par exemple au lieu de déclarer ses 1 à 2 mois de travail, on travaille au noir quand un boulot se présente, ça peut rapporter beaucoup.

    En résumé, si on ne veut pas avoir une vie de château, on peut se contenter de vivre aux frais de la société avec un niveau de vie relativement correct.
    Les gens qui en profitent ont complètement raison de le faire parce que la société le leur permet et ils ont aucune honte à avoir parce que c’est légal.

    Répondre
  45. Alain
    Alain dit :

    J’ai oublié le point le plus important.
    Tous ceux qui vivent aux fais de la société ne se vantent jamais de la source de leur revenu.
    Ils ne diront jamais comment ils procèdent pour vivre car ils savent parfaitement que si ils ont cette vie paisible c’est grâce à tous ceux qui se tuent au travail.
    Ils n’ont aucun intérêt à être contre ces gens, mais tout intérêt à les défendre pour qu’eux continuent à se la couler douce.
    Un parasite n’a jamais intérêt à ce que son hôte ait connaissance de sa présence mais tout intérêt à ce qu’il soit en meilleure forme possible pour qu’il profite au max de lui.
    Du win-win en quelque sorte.

    Mais si le hôte se rend compte qu’il est abusé, c’est le début de la merde pour tout le monde et c’est jamais bon.

    Répondre
  46. legrandmechantloupdelaforet
    legrandmechantloupdelaforet dit :

    Alain: Super ton exemple concret… Et pour tout les autres qui payent un loyer, c’est quoi leur budget de vie au rmi ? Ton exemple est un exemple de merde. Et je t’emmerde.
    Signé un rmiste locataire en IDF

    Répondre
  47. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Sauf que ce budget ne fonctionne pas du tout. Pas de place pour les assurances comme la multirisque habitation. Ni pour l’impôt foncier. Car si t’es proprio, tu raques, qu’importe tes revenus. Et pour le foncier, ce n’est pas 2 mois à mi-temps, qui seront assez probablement neutralisés par le recalcul des ressources RMI au trimestre suivant (et oui, je vois que l’on peine un peu sur les règles de cumul RMI + Petit job. C’est normal, c’est un vrai casse-tête qui fait qu’en dehors d’une reprise d’emploi pour un CDI plein temps, bosser avec le RMI s’avère régulièrement être une opération négative… si, si, dans la plupart des cas pour les RMIstes un CDD est une perte d’argent. Et bizarement, ils y vont quand même. Mais sur ce point, bien sûr, tu ne trouveras pas beaucoup de littérature!) qui vont suffir. Et à la moindre réparation, t’es juste mort!
    Et comme tu le soulignes si bien, c’est le budget d’un célibataire, qui compte donc finir vieux garçon, parce que dans cette situation, sa seule femme sera la veuve poignée. Parce que si jamais une femme n’est pas rebuttée par sa déchéance sociale, il lui faudra accepter d’assumer entièrement le gars sur ses propres deniers jusqu’à ce qu’il trouve un taff, car le RMI est un revenu différentiel qui se calcule par foyerTrue Romance!

    Répondre
  48. Swâmi Petaramesh
    Swâmi Petaramesh dit :

    Lire des types comme cet Alain fout la nausée. Ce n’est qu’un pur provocateur à qui l’on ne peut souhaiter autre chose que de se retrouver un jour dans la m… à son tour, pour goûter aux menus plaisir de la vie de joyeux parasite…

    Il se croit sans doute à l’abri de toute chute dans la dèche pour sa vie entière ? L’existence est facétieuse et pourrait le démentir.

    @Agnès : dans la plupart des cas pour les RMIstes un CDD est une perte d’argent.

    Et même quand ça n’est pas exactement le cas, on a des surprises amusantes, comme dans le cas de mon dernier CDD de 3 mois, ou notre famille a perdu 5 mois d’une des diverses allocs familiales (diverses par la diversité des sigles qui les composent, pas par la hauteur de la pile de sous…), une partie relativement conséquente de l’aide au logement, je crois, à laquelle nous avions droit parce que j’étais chômeur.

    Sauf que cette alloc, ils te la sucrent le jour même où tu reprends du boulot. Et qu’ils ne te la réactivent ensuite qu’après 2 mois de "re-chômage".

    Sans doute que le type qui a travaillé 3 mois est trop devenu un crésus pour qui payer son loyer est devenu vraiment trop facile…

    Dans notre cas, cette perte sèche de 2 mois supplémentaires d’allocs a vraiment grévé l’intérêt financier que j’avais à accepter ce contrat.

    Ca, c’est le genre de trucs qui n’incitent effectivement vraiment pas le chômeur à retourner bosser, vu la quantité de droits et d’allocs que tu perds instantanément le jour où tu retrouves un taf, aussi merdique, provisoire et mal payé soit-il, et qui bien souvent t’occasionne de nouveaux frais et complexités dès son début (habillement "pro" plutôt que "vacances troué", déplacements, repas à l’extérieur, garde des gosses, etc…)

    Et tous ces "droits" que le chômeur perd le jour où il rebosse, si c’est un CDD ou un boulot précaire, il sait par avance qu’il devra ensuite affronter un délai de carence bien nommé pendant lequel il serrera encore deux crans de ceinture de plus, mais aura le temps de remplir la pile d’un mètre de haut de paperasses indiscrètes qui seront nécessaires à retrouver ses "droits" de joyeux bénéficiaire auprès de divers organismes.

    Et il n’est pas si con le chômeur, il sait compter : il a eu de bonnes raisons d’apprendre…

    Le système d’aide sociale, nécessaire dans toute société civilisée, quoi qu’en pensent certains trous du cul, s’il veut être incitatif à la reprise d’un emploi, doit garantir que celle-ci ne résultera pas en une suppression brutale de tous les droits et aides, difficiles et longs à retrouver par la suite. Il n’y a pas besoin de sortir de l’ENA pour être en mesure de le comprendre, me semble-t-il…

    Mais ça, c’est le genre de choses qu’un trou du cul comme Alain ne veut surtout pas entendre, il préfère en rester à ses fantasmes simplistes de petit commerçant poujadiste.

    Et il a doublement tort quand il écrit : Tous ceux qui vivent aux fais de la société ne se vantent jamais de la source de leur revenu.

    J’ai connu au contraire plusieurs personnes qu vivaient dans la loose intégrale, sur le fil du rasoir de la misère, et qui préféraient clamer haut et fort qu’ils "grugeaient le système" plutôt que d’avouer qu’ils étaient dans la merde absolue. Leur orgueil voulait qu’il se fassent passer pour des petits malins avec un bon plan, plutôt que pour des misérables.

    Mais je ne pense pas que ce genre de réalité soit à la portée des deux neurones d’un Alain ci-dessus.

    Répondre
  49. céleste
    céleste dit :

    @ Alain
    "car une fille malgré tout ce qu’elle dit sur son désintérêt par rapport à l’argent, cherche des hommes qui ont des moyens pour garantir la descendance"
    what???
    parasites??

    sortez de votre bulle, regardez autour de vous,
    "1 personne célibataire vivant dans un appart légué par sa famille dans une petite ville pas cher."
    et une famille avec deux enfants payant un loyer de 800 euros par mois pour un deux pièces merdeux, ça vous dit quoi?

    Répondre
  50. bruno
    bruno dit :

    @ hbgvfdxs

    "Et les gens voteront sarko et voilà."

    Les mesures Hartz, comme le rappelait Agnès dans un autre article, ont été mises en place par un gouvernement social-démocrate/vert.

    Qu’un socialiste au pouvoir en France fasse la même chose est tout à fait concevable.

    Répondre
  51. Fred., de L.
    Fred., de L. dit :

    Je réfléchissais à une théorie un peu tirée par les cheveux. Mais tout de même. C’est tellement énorme ce genre d’articles, je me disais que ça ne pouvait pas être le hasard, que ça devait être réfléchi… et pire que ça devait avoir une utilité sociale.

    Je classe cela dans la même case que les déclinistes. Eux aussi, je m’interroge sur leur utilité. Je m’interrogeais jusqu’à ce que je me rende compte que j’étais tout content de pouvoir publier un lien vers un texte de l’économiste blogueur OugaBoulga (pas sûr de l’orthographe, j’avais d’ailleurs envie d’écrire gloubiboulga… peu importe). J’étais tout content en fait de pouvoir démontrer que contrairement à ce que racontent les déclinistes, la France, ce grand Pays, n’est pas en déliquescence accélérée, et que ce sont des organismes ricains qui le disent… par exemple. En fait, je me suis rendu compte que ma réaction naturelle face aux déclinistes, c’était un surcroit de nationalisme. Et je ressens la plupart des réactions des autres personnes sur le sujet dans cette veine là. Est-il utile d’alimenter le nationalisme des foules par cette sorte d’esprit de contradiction que nous avons tous ? J’imagine que oui.

    J’en viens donc maintenant aux "haineux sociaux". Est-ce que ces gens n’ont pas eux aussi leur utilité ? Est-ce que finalement, la "paresse" ne serait pas plus forte s’il n’y avait pas cette pression "sociale", qui dans ce cas là est la plus extrême ? Comme tu le dis Agnès, est-ce que les gens ne réfléchiraient pas plus devant l’idée de bosser pour un CDD qui ne rapporterait rien de plus s’il n’y avait pas cette pression sociale constante, alimentée, car il faut bien qu’elle soit alimentée à un moment ou à un autre, par des articles comme celui du Point ou des émissions comme celle de RTL ?

    C’est juste une réflexion en l’air. Mais finalement, est-ce que ce n’est pas un mal nécessaire ce genre d’articles merdiques ? Comme les déclinistes sont un mal nécessaire pour réactiver le nationalisme, qui ne peut plus l’être par les méthodes habituelles, jugées ringardes désormais.

    Répondre
  52. Fred
    Fred dit :

    Que voulez vous, avec le scandale des salaires des patrons du CAC 40 il faut bien ouvrir un contrefeu.

    Je fais le pari que ce genre d’article va se multiplier d’ici la présidentielle

    Répondre
  53. les marques du plaisir
    les marques du plaisir dit :

    vous avez entendu parler du rapport confidentiel de l’urssaf sur les détournements patronaux ? evoqué dans le canard enchainé il y a 3 semaines, …. en milliards d’euros, ils chiffrent … mais ça, c’esr normal, c’est preuve de bonne santé des entreprises … envie de degueuler oui …

    Répondre
  54. Claudius
    Claudius dit :

    Effectivement.
    D’ailleurs, c’est assez semblable au truc qui avait circulé sur le net sur les "énormes" avantages des agents SNCF (certains étaient faux, certains étaient outrés, d’autres étaient déformés) lors des grèves.

    Comme l’a dit un des participants, ce serait intéressant de lire un article semblable sur les grands capitaines d’industries qui profitent de la moindre aide de l’Etat sans fournir de contrepartie et qui, en tant qu’actionnaires stock-optionneurs rognent en plus au maximum la masse salariale pour pouvoir présenter aux actionnaires lambda ébahis par tant de talent une progression de CA à 2 chiffres. Je pense qu’il ne serait même pas nécessaire, comme dans l’article du Point de travestir la vérité.

    Répondre
  55. Le capitaliste triomphant
    Le capitaliste triomphant dit :

    Le Point, c’est écrit par des grosses feignasses ! Encore des qui savent pas faire leur boulot : vérifier (avant de publier) ! Et c’est pour quand les fautes d’orthographe ? Moi j’dis que pour chaques conneries publiées, il faudrait leur une retirer une certaine somme… Ils ont été mal éduqués au Point. Et puis, j’suis sûr que ces gens (au Point) bénéficie de plein d’avantages, de privilèges, de primes… Et puis être payé pour écrire, c’est pas un métier sérieux ! Le Point = Grosse feignasse !!!

    Répondre
  56. marithé
    marithé dit :

    je travaille dans le social, je connais un nombre important de familles qui survivent avec le rmi; elles survivent comme elles peuvent; les mieux organisées arrivent à payer les charges mais en rognant sur tout, l’alimentation, les loisirs des enfants, les fringues etc…dans mon travail nous retrouvons une situation économique d’avant le RMI, lorsque les gens ne vivaient qu’avec les allocations familiales. la pauvreté a vraiment augmenté, après tout tant mieux si certains se débrouillent et utilisent le système: tout les pousse à cela!

    Répondre
  57. Laurent GUERBY
    Laurent GUERBY dit :

    Je suis sur que ce servile journaleux n’aura jamais l’idée d’aller lire les élucubrations du SNUI sur les vrais fraudeurs
    qui coute 50 milliards d’euros par an, soit la totalité du déficit :

    http://guerby.org/blog/index.php/20

    Le taux de fraude des RMIstes est évalué a moins d’1%

    http://www.pag69.org/article.php3?i

    Deux poids, deux mesures.

    Je suis sidéré que la reprise d’un travail soit toujours potentiellement négative en reevnu pour un RMIstes, les économistes bien pensants a qui j’ai fait la remarque m’ont dit que j’étais idiot et que cela avait été corrigé (du temps ou un proche a passé 5 ans au RMI j’avais trouvé ça absolument terrible).

    Répondre
  58. J
    J dit :

    Sur le droit de réponse, seules les associations dont l’objet inclut la défense contres les discriminations interdites (la liste est limitative, évidemment) peuvent exercer un droit de réponse collectif (1), en même temps, ça ne coûte (presque) rien d’essayer en invoquant une mise en cause personnelle …

    Juste qu’il faut une lettre recommandée avec accusé de réception et pas oublier de faire un blabla au début expliquant où et en quoi on est nommé.e/désigné.e dans l’article.

    Accessoirement, vu le tombereau d’erreurs que contient l’article, la facilité avec laquelle la plupart de ces allégations peuvent être réfutées et la conclusion qui en est tirée, ça me semble relever plus de la calomnie que de la diffamation.

    (1) http://www.legifrance.gouv.fr/texte… articles 13 et 13-1

    Répondre
  59. Grabuge
    Grabuge dit :

    @ J

    A ce sujet, je me demandais si les ASSEDIC ou la CAF ne pouvaient pas elles aussi attaquer pour diffamation dans la mesure où elles sont mises en cause faussement, où les allégations du journaliste sont totalement farfelues et où leur fonctionnement est stigmatisé ?

    Répondre
  60. J
    J dit :

    @Grabuge

    Je ne vois pas vraiment qui, dans ces organismes, aurait envie de réagir à ce genre de propos. Le conseil d’administration d’une Assedic, composé à partité de "représentants" des salarié.e.s et des patron.ne.s (1) (2) ? Mais faudrait savoir qui ça fâche, finalement : les syndicats de patron.ne.s qui passent leur temps à dire qu’on contrôle pas assez, ou les syndicats de salarié.e.s qui aimeraient bien que leur combat pour le contrôle des chômeur/euse.s soit reconnu à sa juste valeur ? Peut-être que la CFDT pourrait faire ça, oui (3).

    Et j’ai l’impression que la plupart des salarié.e.s de ces structures (au moins dans les Assedic, peut-être moins dans les CAF), évitent au maximum la réflexion sur les conséquences de leur travail ou sont totalement d’accord avec ce genre de point de vue. Peut-être que la peur du chômage est finalement un truc beaucoup plus monstrueux quand on bosse toute la journée à fliquer du sans-emploi …

    Mais effectivement, avec "Son secret se nomme ASS. […] 600 euros par mois, versés par les Assedic. A vie, et quasi sans contrôle.", les Assedic peuvent exercer un droit de réponse (parce qu’elles sont nommées) et peut-être éventuellement attaquer pour diffamation en prouvant qu’elles exercent de vrais contrôles sérieux des allocataires de l’ASS, mais je suis vraiment pas juriste :-).

    (1) http://info.assedic.fr/unijuridis/i
    (2) http://info.assedic.fr/unijuridis/t
    (3) http://www.cfdt.fr/actualite/emploi

    Répondre
  61. Syntax Error
    Syntax Error dit :

    A table !

    Ah mais quel salaud ce Thierry F. ! De toute façon ça ne m’étonne pas, car on ne m’ôtera pas de l’idée que tous ces chômeurs sont hostiles au riche patronat. Mais qu’il ne face pas le fier, car le système va le rattraper quan……

    Répondre
  62. areuh
    areuh dit :

    Allez voir sur cette page, il y a au moins une possibilité de préciser à Ono-Dit-Biot, ce qu’est une vraie vie de R’miste. Il n’a pas l’air de connaître. En plus, d’après ce qu’on lit sur sa bio, c’est un cumulard, prof dans un lycée technique et "écrivain-journaliste". Merde, ne voilà pas que je balance moi.

    http://www.evene.fr/celebre/biograp

    Répondre
  63. herve
    herve dit :

    J’ai pourtant connu plusieurs personnes qui vivaient un peu comme Alain le décrit.

    Premier exemple qui me vient à l’esprit : c’était une femme, vaguement artiste (mais nulle), dépressive.

    Son appart’ appartenait à sa mère. Elle l’occupait gratuitement, et je suppose même que sa mère devait payer les charges. Pour le reste, le RMI, en vivant très chichement.

    Mais son sort ne m’a jamais paru d’enviable. Elle n’avait aucun avenir. Cette existence est insupportable, mène tout doucement à une désocialisation toujours plus grande. Son avenir est dans la rue ou dans une institution psychiatrique.

    Deuxième exemple, un homme. Il squattait un appart pas trop dégueulasse, dans un immeuble classé. Un voisin sympa lui avait tiré une rallonge pour qu’il puisse s’éclairer un peu (Bibliothèque de livres de poche, bien fournie). L’hiver, il faisait froid, je me souviens qu’en 2001 il faisait régulièrement dans les -10 voire -15… il fallait accumuler les couvertures.

    Passionné d’ésotérisme, y croyant à fond, un peu barge, mais pas assez pour entrer dans aucune secte. Pendant un moment faisait des boulots saisonniers dans les sud de la France, des cueillettes, pour mettre du beurre dans le RMI. Etc.

    N’a jamais eu beaucoup de problèmes à trouver des nanas canon, contrairement à ce que dit Alain. Une forte personnalité, du charisme.

    Pourtant, aucun avenir non plus, sinon devenir de plus en plus barge…

    Oui, il y a bien des gens qui décident, à un moment donné, de vivre des minima sociaux, et de s’en contenter, de ne plus lutter pour sortir de l’ornière mais de tâcher de s’y faire son trou. Non, ils ne sont pas enviables, et très vite le processus devient très largement irréversible, car ils se désocialisent, perdent les pédales.

    Un autre, qui fut même un moment un ami proche. Tapeur, RMIste, ayant fait des études artistiques, refusant catégoriquement de prendre les seuls boulots qu’on pouvait lui offrir avec son CV : intérims de manutention, inventaires… a disparu de la circulation plus ou moins abruptement, après avoir été expulsé d’un appart’ où le loyer en retard s’accumulait. Sans doute allé tenter sa chance ailleurs.

    J’ai eu un colloc qui, après avoir raté d’assez peu l’agreg de physique, a décidé de foutre le camp dans les squatts végétaliens des pentes de la croix-rousse. C’était il y a… 9 ans. Je n’ai pas de nouvelles depuis bien longtemps, mais quelques années après, j’ai su qu’il y était encore. Il y est peut-être toujours. J’ai, par son intermédiaire, côtoyé un peu la faune de ces squatts, mais pas d’aussi près que les cas que je citais ci-dessus, je ne me risquerais pas à des portraits qui serait probablement erronés.

    Un mien ami avait une voisine alcoolique, complétement barge (je subodore qu’elle turbinait aussi aux tranquilisants), qui tirait une grande fierté d’être propriétaire de son appartement, et le criait sur tous les toits. Les enfants de petits-bourgeois finissent parfois très mal…

    Répondre
  64. herve
    herve dit :

    Il y en a quand-même qui s’en sortent, heureusement, des gens solides ; les plus jeunes, peut-être, aussi.

    Une amie, la seule de ce petit monde de dingues et de paumés avec laquelle je suis encore en contact, après avoir longtemps vécu de divers minima sociaux (mère célibataire très jeune, elle n’a pas eu besoin d’attendre d’avoir 25 ans pour les toucher), a fini par reprendre ses études, et après quelques péripéties, elle a maintenant un boulot sympa et en CDI, svp. (mais pour reprendre des études et être crédible, il faut être très jeune…)

    Cinq ans que je suis parti. Tout ce petit monde était déjà dans les brumes du passé. L’évoquer pour vous, m’sieurs dames, était une sottise : je crois que je vais devoir céder à cette envie de pleurer qui monte depuis quelques minutes.

    En escrivant cette parole, à peu que le coeur ne me fend.

    Répondre
  65. ango
    ango dit :

    "Exemple concret :"

    Observons ce deuxième terme "concret".

    "1 personne célibataire vivant dans un appart légué par sa famille" et au RMI. Des gens au RMi avec un appartement légué, c’est déjà une norme incontournable. Tout comme le Jacques bonjour des classes moyennes qui n’existent pas, les rmi stes, dans leur grande majorité, ont un appartement légué par leurs parents.

    Où : "Dans une petite ville pas trop chère" ? C’est quoi et ça se trouve où une petite ville pas trop chère. Moi je ne connais pas de "petite ville pas trop chère ville".

    Dans cette petite ville ou aux alentours, il y a un cinéma et des restaurants, pas trop chers s’entend. Et il y a au cinéma des séances à 11 heures du matin qui en plus sont – on l’aura deviné – pas trop chère : 4 €. Mais c’est où cet endroit ?

    Dans une petite ville pas cher. Mais c’est intéressant comme lieu de vie. Ensuite il y a le budget. Il était une fois le budget d’un exemple concret. Concrètement concrète s’entent. 50€ de loisirs, c’est cher et pas cher en même temps. On compte un resto, pas un fast food, l’essence de la voiture ou la carte de bus en plus la séance de cinéma à plus de 4 €, et que reste-t-il : une petite ville pas chère.

    Ce niveau de vie imaginaire plaît a beaucoup de monde : les RMIstes se plaisent dans leur vie et en plus il y a beaucoup de gens qui veulent devenir RMI-ste. On devrait voir plus de RMI stes d’ici quelques années donc. Institut de prospective tenez vous bien. En plus parce que c’est l’essentiel, le RMI ste refuse catégoriquement tous les CDI qu’on lui propose, les CDD n’en parlons pas, rien à voir avec leur niveau de vie.

    Attention tout cela est légal et concret, c’est du solide. Après évidement, un ou deux mois de black dans l’année et le cinéma c’est tous les jours ! En effet, c’est ce qu’on appelle la saison pognon. Le parasite sort ses griffes et il va créer les conditions de développement du black. En deux mois on peut gagner de quoi vivre pendant 12 mois en plus du RMI. Imaginons, c’est pas concret je sais, pour avoir 400€ par mois, notre RMI ste travaillant au black (qui sera à cette période nourrie blanchie ou ni l’un ni l’autre puisque dans les petites villes pas trop chere on fait du black concret) va engranger 4800€ ou en deux mois 2400€. Ca peut rapporter beaucoup l’Alain le sait, c’est concret c’est légal, ou pas légal je sais plus. Mais le budget est comparitmenté alain le sait c’est un exemple concret, il est expert comptable en bugjetisation RMIstienne, sinon comment comprendre sa fine connaissance de la distribution budgétaire des parasites RMIS-tiens.

    Je me sens de plus en plus bête, j’ai jamais pu tirer autant de pognon en étant RMI ste. Mais le RMI ste est irresponsable : il n’aime pas la famille, il préfère créer une économie informelle, aller au cinéma, il préfère le sexe le serpent vicieux. Un pêché capital.

    Mais il y a pire, c’est du concret du concret, sérieux sérieux. Les RMI ste qui vivent dans des petites villes pas trop chères en faisant du black, du sexe, de l’internet, du cinéma, des resto, savent que "s’ils ont cette vie paisible c’est grâce à tous ceux qui se tuent au travail."’ Coupable, coupable, coupable"0 monsieur le juge. Les perfides ils le savent pendant qu’ils vont au cinéma et font du sexe avec on sait pas trop qui puisque leur hôte se tuent au travail, des gens travaillent pour eux. Parce que comprennez-vous c’est les gens qui se tuent vraiment au travail qui ont créé le RMI pour leur parasite (au sens grec du terme) c’est-à-dire pour une ostentation de leur richesse, et les RMI stes quand ils ne sont pas au cinéma ou dans leurs ébats sexuelles viennent ponctionner le pognon des gens biens.

    "Ils n’ont aucun intérêt à être contre ces gens, mais tout intérêt à les défendre pour qu’eux continuent à se la couler douce."

    L’Alain le sait il a une thèse en RMIstologie option stratégie de marketing et politique.

    Et vous savez pourquoi ? C’est concret, c’est sérieux, attention attention, c’est une révélation exclusive :
    "Un parasite n’a jamais intérêt à ce que son hôte ait connaissance de sa présence mais tout intérêt à ce qu’il soit en meilleure forme possible pour qu’il profite au max de lui.
    Du win-win en quelque sorte."

    Je traduit pour les RMI stes qui faisaient du sexe pendant les cours d’anglais et allaient au cinéma : du gagnant-gagnant.

    Mais si le hôte sic se rend compte qu’il est abusé, c’est le début de la merde, pour tout le monde et c’est jamais bon.

    Car c’est ce que fait le RMI ste il abuse (sexuellement?) de son hôte. Et c’est le début de la scatophilie, c’est la merde concrètement , c’est sérieux, ça ne rigole pas. Je résume c’est les frelons et les abeilles chez St simon, enfin je croyasi depuis spencer et Levi -Strauss l’analogie biologique et le fonctionnalisme était passé à la trappe.

    Je m’excuse de m’être fait un peu plaisir en me soulageant de la sorte auprès des ex, nouveaux ou futur RMI stes mais bon de toutes façons comme vous êtes tous au ciné à 4€ depuis 11 heures ce matin, au resto ou en train décomprésser votre libido, ou encore occupé à monter un nouveau plan machiavelique pour sous tirer du pognon aux gens qui se tuent au travail, je suppose que mes excuses n’auraont pas d’importance.

    RMI stes de tous les pays unissez-vous !

    Répondre
  66. Marie-France G-TOURRE
    Marie-France G-TOURRE dit :

    – L’ASS ça fait 434€ les mois à 31 jours et 420 pour ceux à 30 (et l’ASS ça concerne les gens qui ont travaillé, au moins 5 ans sur les 10 derniéres années, ça correspond aux anciens "fins de droits"… De plus elle n’est accordée que pour 6 mois maxi au bout desquels elle est reconsidérée sur dossier)

    – Logement : la CAF plafonne les aides. Dans ce cas -ci elle verse 220€ maxi. Si ton loyer est de 350€ plus les charges compter une centaine d’€

    – EDF, Gaz c’est environ 50€/mois, au bas mot. Exceptonnellement le conseil general peut accorder une aide en cas de difficultés et aprés enquete et commission. Si ton dossier est pris en compte on t’accordera 150€, peut-être, et au maximum

    -Télephone : au moins 30€

    -Assurances diverses : pareil

    – Mieux vaut pas de voiture mais si t’en as une :essence, réparations, entretien etc, au bas mot 50€

    – T’as pas interet à fumer mais si t’es accroc : 150€

    – Bouffe : 300€

    Je m’arrete et compte pas les autres frais inhérents à une (sur)vie à peu prés "normale".

    Rentrée d’argent : 430
    Sortie : 700

    Mais chacun peut se mettre en situation lui-même…

    La journaille du Point et autres RTL, pour commencer. Et tous ceux qui bavent sur ces révoltants privilégiés, assistés etc etc

    Chiche ?

    (Mais ce truc finalement c’est contre-productif , si on se place du point de vue des charognards : on achète la paix sociale à coups de RMI, d’ASS et autres clopinettes.Pratiquement tous ceux qui touchent l’ASS c’est des variables d’ajustement qu’on a foutu dehors aprés usage, après 20, 30 ans de boîte, en guise de remerciement. Quand ils ont épuisé leur chomage ils passent à l’ASS. On leur fait l’aumône uns fois jetés, les kleenex…
    C’est encore trop, apparemment, pour les Le Point RTL et cie ? Ils veulent quoi ? Qu’on supprime tout ça ? Ils veulent la guerre civile ? D’accord, allons-y…

    A moins qu’ils soient en service commandé : comme par hasard cette campagne de dénigrement tombe juste aprés les mauvais chiffres du chômage (chiffres d’ailleurs truqués et qui évacuent plus de la moitié des diverses catégories de chômeurs)

    Ou alors… En décembre 2004 le gvnmt Raffarin avait pondu une loi qui , justement, démolissait l’ ASS. Devant la bronca Chirac l’a suspendue (le 1er avril…). Mais une bonne petite campagne médiatique, rien de tel pour suspendre la suspension, et le tour est joué : exit l’ASS.

    Mais il faut savoir, vous qui bossez, en attendant qu’on vous jette, que quand ce beau jour arrivera (et il arrivera) vous aurez droit à des allocations chômage (de plus en plus rognées) pendant un an, 2 maxi ? et ensuite…Ensuite vous ferez comme tous les chômeurs, vous chercherez un boulot qui n’existe pas et comme vous n’aurez rapidement plus de blé (la recherche d’emploi ça coûte cher, demandez aux requins qui s’en nourrissent) et pas de filet de sécurité derrière, vous rejoindrez trés vite vos petits camarades dans la rue… C’est pas grave : les SDF ça fait des bons sujets dans les JT, dans Le Point RTL et ailleurs.)

    Répondre
  67. Croa
    Croa dit :

    En écrivant : "il serait temps que les journalistes de la presse officielle se remettent à faire leur boulot d’investigation ou pour le moins, de simple vérification des faits!"
    Te rends-tu compte que tu te prends pour le patron?
    Dis-toi bien que ces journalistes là sont sûrement très bien notés AU CONTRAIRE! D’autres, moins collabos, se contenteront de commenter la météo, histoire de ne pas risquer pointer au chômage et de bien dormir quant même.

    Moralité : Il ne faut pas faire confiances à la presse. Ce qu’on savait déjà dès lors qu’on en connait les -vrais- patrons.

    Répondre
  68. Alain
    Alain dit :

    Petite précision.
    Je parle de ceux qui ont récupéré un appart par la famille, qui ont le RMI et qui bossent moins de 2 mois par an. Ce sont eux qui peuvent travailler mais qui ne veulent pas travailler parce qu’ils préfèrent prendre du bon temps.
    C’est de ces gens la que je parle.
    Ce sont eux les parasites du système.
    Je ne parle absolument pas de ceux qui ont aucun soutien familiale ou des relations pour bosser au moins quelques mois par an, qui n’ont pas d’appart et qui doivent survivrent avec que le RMI.
    Le RMI est fait pour ces gens la, qui n’ont rien.

    Maintenant la grande question.
    Ceux qui peuvent travailler, mais qui choisissent délibérément de ne pas travailler en profitant de leur famille, des aides sociales etc.. Doit-on continuer à payer pour eux ?
    Moi je pense que non.
    Quand je parle de fraudeurs, je parle de ces faux pauvres.

    Répondre
  69. Dumas & Miller
    Dumas & Miller dit :

    De grosses précisions Alain,
    On dirait que vous connaissait particulierement bien le cas dont vous nous parlez. Soit, vous l’espionnez, soit, il fait carrément partie de votre famille. Enfin, vous semblez être très bien informé: il a hérité, il a le RMI, il travaille deux mois tous les ans. Vous avez pris des notes? Des jumelles?
    Dans les deux cas, vous avez envie de le balancer, car ça vous énerve. Mais pas à la CAF, non d’abord sur le net pour s’entraîner — avant de se lancer à fond dans la délation; ça doit représenter 0,001% des R’mistes votre cas. C’est méchant et mesquin.

    Répondre
  70. Tristram Shandy
    Tristram Shandy dit :

    Bienvenue dans un monde ultralibéral (II)

    Décidément le blog d’Agnès Maillard est salvateur de par sa vigilance envers les manoeuvres visant à appauvrir toujours plus ceux qui sont déjà dans le besoin. Il y a peu de temps je vous signalais…

    Répondre
  71. zorg
    zorg dit :

    Ce journaliste mériterait de perdre son boulot, pas parce qu’il est de droite mais parce qu’il est paresseux et négligent. Un détail parmi d’autres : "A part sa presbytie, compensée par de fines lunettes à 500 euros payées par la CMU, Thierry tient la forme" – Il m’a fallu 25 secondes, par Google, pour trouver le plafond CMU pour le remboursement de montures : 22.87 euros. http://www.orleans.ameli.fr/85/DOC/
    A croire que ce qui l’enrage, dans l’article, c’est sa propre paresse et son incapacité à lutter contre…

      : 7 euros. 

    http://www.lepoint.fr/societe/docum

    Répondre
  72. J Gonsolin
    J Gonsolin dit :

    Il est effectivement plus facile en France de gagner 600 Euros sans rien faire qu’en travaillant. Un long contre-article ne suffit pas à faire croire que l’histoire de ce chômeur est fausse. Mme Maillard, il faudrait vous interroger sur cette facilité que vous avez à trouver des circonstances atténuantes fumantes à des gens qui profitent du système.

    Répondre
  73. ango
    ango dit :

    Ce n’est pas un contre article c’est un article argumenté, preuves à l’appuie, qui montre bien la virtualité de ce chomeur imaginaire. C’est une réponse à ce qui n’est pas un article digne de ce nom.
    Il s’agit d’un saint retour à certains principes de réalité (je deviens biblique) et il est assez malséant de ramener les diverses démonstrations avec leurs références (qui permettent de vérifier) à une propension individuelle à trouver des "circonstances atténuantes fumantes à des gens qui profitent du système". Noyer le poisson dans les querelles de l’âme est une technique qui vise à répéter une idée contrafactuelle sans prendre en compte ce principe simple : ce cas n’est pas réalisable en France.

    Maintenant s’il est effectivement possible en France de gagner 600€ par mois sans rien faire plutôt qu’en travaillant, j’en attends la démonstration. Si ce n’est pas la cas alors c’est une assertion péremtoire idéologique masquant mal une tendance à l’ostracisme.

    Répondre
  74. Swâmi Petaramesh
    Swâmi Petaramesh dit :

    @J Gonsolin : il faudrait vous interroger sur cette facilité que vous avez à trouver des circonstances atténuantes fumantes à des gens qui profitent du système.

    Quelques notes rapides, tant la crétinerie de certains m’afflige et démontre s’il en était besoin que nombre de triples buses ne croient que ce qu’ils veulent bien croire pour des raisons idéologiques (affectives ?) quand bien même on leur démontrerait le contraire…

    Tout d’abord, je m’étonne de ce soutien emphatique à la très protestante "valeur travail", de ceux qui taxent de "profiteurs du système" de pauvres bougres qui (ne) survivent (pas) avec les 441,75€/mois qui correspondent au RMI ou à l’ASS, et donc en aucun cas 600€, quoique cette dernière somme soit celle qui ressorte encore dans le fil après plus de 80 commentaires, quand bien même le billet commenté démontre qu’elle est largement exagérée (d’un bon 35%).

    Je suis certain que tous les RMIstes et ASSistes de France seraient très heureux d’apprendre qu’ils viennent d’être augmentés de 35%…

    Alors donc, quand on n’a même pas de quoi survivre avec 440€/mois, on est un profiteur du système, car cet argent ne provient pas du sacro-saint travail, mais quand on vit de confortables rentes financières sans lever le petit doigt, simplement en faisant "travailler son argent", on est un honnête homme ?
    Et quand certains "grands patrons" et capitaines d’industrie gagnent parfois un salaire équivalent à celui de plusieurs milliers des moins qualifiés de leurs employés (lesquels sont notoirement payés trop chers), ces "grands patrons" sont d’honnêtes gens ?

    Rappelons que sous l’ancien régime, la noblesse (vous savez, ces gens que l’on envie au point de raconter à nos enfant des contes de rois, princes et princesses), la noblesse, donc, trouvait que le travail était une occupation avilissante tout-à-fait indigne d’elle et bonne seulement pour la roture et le bas peuple… Furent-ils taxés de parasitisme ? A un moment de l’histoire, on a eu la bonne idée d’en guillotiner un certain nombre, mais ils ne détenaient déjà plus la réalité du pouvoir, seulement son apparence…

    Les uns nous disent que ceux qui vivent avec 440€ / mois le font dans un relatif confort, et disent dans le même commentaire qu’ils ne peuvent vivre ainsi que s’ils sont hébergés gratuitement par leur famille, ou ont "hérité" d’un appartement. Ce disant, ils démontrent seulement qu’on ne peut pas survivre dans des conditions décentes avec cette somme si l’on n’est pas hébergé par sa famille, ou n’a pas "hérité" d’un appartement. Mais leur propre contradiction ne les dérange pas…

    L’ennemi du plus pauvre est l’à-peine-un-peu-moins-pauvre-que-lui, voilà la triste réalité. Chacun occupé à accuser l’autre d’être responsable de ses tourments, de s’engraisser à ses dépends, ou de menacer son statut. Pendant ce temps-là, les véritables profiteurs du système rigolent bien et leur statut est confortablement à l’abri de toute menace.

    Ils ont bien suffisamment de petits roquets à leur botte, à l’esprit étroit et à la vue courte, pour veiller à ce que rien ne change et à ce que nul ne sorte de la misère sans autorisation.

    Répondre
  75. Swâmi Petaramesh
    Swâmi Petaramesh dit :

    @J Gonsolin : il faudrait vous interroger sur cette facilité que vous avez à trouver des circonstances atténuantes fumantes à des gens qui profitent du système.

    Quelques notes rapides, tant la crétinerie de certains m’afflige et démontre s’il en était besoin que nombre de triples buses ne croient que ce qu’ils veulent bien croire pour des raisons idéologiques (affectives ?) quand bien même on leur démontrerait le contraire…

    Tout d’abord, je m’étonne de ce soutien emphatique à la très protestante "valeur travail", de ceux qui taxent de "profiteurs du système" de pauvres bougres qui (ne) survivent (pas) avec les 441,75€/mois qui correspondent au RMI ou à l’ASS, et donc en aucun cas 600€, quoique cette dernière somme soit celle qui ressorte encore dans le fil après plus de 80 commentaires, quand bien même le billet commenté démontre qu’elle est largement exagérée (d’un bon 35%).

    Je suis certain que tous les RMIstes et ASSistes de France seraient très heureux d’apprendre qu’ils viennent d’être augmentés de 35%…

    Alors donc, quand on n’a même pas de quoi survivre avec 440€/mois, on est un profiteur du système, car cet argent ne provient pas du sacro-saint travail, mais quand on vit de confortables rentes financières sans lever le petit doigt, simplement en faisant "travailler son argent", on est un honnête homme ?
    Et quand certains "grands patrons" et capitaines d’industrie gagnent parfois un salaire équivalent à celui de plusieurs milliers des moins qualifiés de leurs employés (lesquels sont notoirement payés trop chers), ces "grands patrons" sont d’honnêtes gens ?

    Rappelons que sous l’ancien régime, la noblesse (vous savez, ces gens que l’on envie au point de raconter à nos enfant des contes de rois, princes et princesses), la noblesse, donc, trouvait que le travail était une occupation avilissante tout-à-fait indigne d’elle et bonne seulement pour la roture et le bas peuple… Furent-ils taxés de parasitisme ? A un moment de l’histoire, on a eu la bonne idée d’en guillotiner un certain nombre, mais ils ne détenaient déjà plus la réalité du pouvoir, seulement son apparence…

    Les uns nous disent que ceux qui vivent avec 440€ / mois le font dans un relatif confort, et disent dans le même commentaire qu’ils ne peuvent vivre ainsi que s’ils sont hébergés gratuitement par leur famille, ou ont "hérité" d’un appartement. Ce disant, ils démontrent seulement qu’on ne peut pas survivre dans des conditions décentes avec cette somme si l’on n’est pas hébergé par sa famille, ou n’a pas "hérité" d’un appartement. Mais leur propre contradiction ne les dérange pas…

    L’ennemi du plus pauvre est l’à-peine-un-peu-moins-pauvre-que-lui, voilà la triste réalité. Chacun occupé à accuser l’autre d’être responsable de ses tourments, de s’engraisser à ses dépends, ou de menacer son statut. Pendant ce temps-là, les véritables profiteurs du système rigolent bien et leur statut est confortablement à l’abri de toute menace.

    Ils ont bien suffisamment de petits roquets à leur botte, à l’esprit étroit et à la vue courte, pour veiller à ce que rien ne change et à ce que nul ne sorte de la misère sans autorisation.

    Répondre
  76. Ouadou
    Ouadou dit :

    Combien vous avez raison ! Qui profite le plus du système ? L’actionnaire qui gagne 440 000 euros par mois, ou le RMiste ?
    Celui qui finance l’UMP, ou celui qui souffre de son incompétence à gouverner ce pays si ce n’est à réduire les prestations des victimes du chômage ?

    Répondre
  77. Remi_Lalouz
    Remi_Lalouz dit :

    Dites, ce Thierry F. , on met bien F. pour masquer son nom complet et préserver son anonymat, non? Et on suppose que son vrai nom de famille commence bien par F. sinon on l’aurait appelé juste Thierry, ou bien Jean Pierre ou bien…etc…
    Alors pourquoi chez Albin Michel, (http://www.albin-michel.fr/ puis rubrique "à paraitre"), il s’appelerait Thierry D. en fait? ça pue quand même le coup monté cette histoire…

    Répondre
  78. Ann
    Ann dit :

    Une bouteille à la mer?
    Entre la lecture de ton billet, Agnès et la lecture des commentaires, j’ai pris le temps d’envoyer un petit mot au point.fr après avoir lu l’intégralité de l’article. Pour leur faire part 1. de mes doutes au sujet des faits avancés (origine de l’argent, statut de Thierry…)2. de ma surprise de voir un tel article et tous les amalgames et sous-entendus publié dans leur journal.( je reconnais avoir mis un peu de mauvais foi dans cette seconde remarque;-))

    Je fais ça des fois quand des choses m’énervent ou me choquent. Peut-être que cette fois, si plusieurs personnes font de même…

    Répondre
  79. Anièry
    Anièry dit :

    "La distinction d’Hannah Arendt entre travail et oeuvre n’a jamais été aussi actuelle. Le métier est du coté de l’oeuvre, de la vocation, de la profession, lesquelles, au sens étymologique du terme, renvoient à la passion de vie: on "professe" parce que l’on est habité par un projet fort et que l’on a envie de le faire partager. C’est tout autre chose que l’univers du travail, au sens originel du terme, caractérisé par la dépendance, la pénibilité et la nécessité. Les créatifs culturels veulent un droit à l’oeuvre et au métier et se méfient de l’idéologie du travail. D’autant que celle-ci camoufle souvent le désir des catégories dominantes de se décharger des tâches les plus difficiles sur une cohorte de nouveaux "domestiques".

    Ces projets de qualité de vie s’expriment bien sûr par le choix de modes d’existence et de consommation qui rompent avec le cycle destructeur de la croissance insoutenable. S’esquissent des vies basées sur la "simplicité volontaire" ou la "sobriété heureuse"…

    Des attitudes que l’on réduit le plus souvent à des phénomènes dits "néoruraux", que l’on folklorise au lieu d’en déceler la vraie portée. Ce mouvement inclut bien sûr, sans s’y limiter, l’approche des "objecteurs de croissance", mais il y associe également les partisans d’un authentique développement humain soutenable. Son originalité est de proposer aussi bien de nouveaux modes de consommation qu’un nouveau rapport au temps, à la richesse, au pouvoir."
    Patrick Viveret, "Pour un nouvel imaginaire politique", Ed. Fayard
    Avec Mireille Delmas-Marty, Edgar Morin, René Passet et Ricardo Petrella.

    Répondre
  80. Anièry
    Anièry dit :

    "La distinction d’Hannah Arendt entre travail et oeuvre n’a jamais été aussi actuelle. Le métier est du coté de l’oeuvre, de la vocation, de la profession, lesquelles, au sens étymologique du terme, renvoient à la passion de vie: on "professe" parce que l’on est habité par un projet fort et que l’on a envie de le faire partager. C’est tout autre chose que l’univers du travail, au sens originel du terme, caractérisé par la dépendance, la pénibilité et la nécessité. Les créatifs culturels veulent un droit à l’oeuvre et au métier et se méfient de l’idéologie du travail. D’autant que celle-ci camoufle souvent le désir des catégories dominantes de se décharger des tâches les plus difficiles sur une cohorte de nouveaux "domestiques".

    Ces projets de qualité de vie s’expriment bien sûr par le choix de modes d’existence et de consommation qui rompent avec le cycle destructeur de la croissance insoutenable. S’esquissent des vies basées sur la "simplicité volontaire" ou la "sobriété heureuse"…

    Des attitudes que l’on réduit le plus souvent à des phénomènes dits "néoruraux", que l’on folklorise au lieu d’en déceler la vraie portée. Ce mouvement inclut bien sûr, sans s’y limiter, l’approche des "objecteurs de croissance", mais il y associe également les partisans d’un authentique développement humain soutenable. Son originalité est de proposer aussi bien de nouveaux modes de consommation qu’un nouveau rapport au temps, à la richesse, au pouvoir."
    Patrick Viveret, "Pour un nouvel imaginaire politique", Ed. Fayard
    Avec Mireille Delmas-Marty, Edgar Morin, René Passet et Ricardo Petrella.

    Répondre
  81. legrand az
    legrand az dit :

    C’est bien, tout ces gaucho-humanistes au grand coeur se congratulant entre eux dans une vision tout aussi manichéene et démago que l’article qu’il critique.
    Après avoir lu un article, certes ridicule du point, on lit des commentaires tout aussi pitoyable…

    La "gauche" ne sera toujours qu’un pitre tant qu’elle sera portée par des militants irresponsables.

    Répondre
  82. Anièry
    Anièry dit :

    SOMBRES ORIGINES DU MOT TRAVAIL

    "Laborare" signifie en latin "chanceler sous le poids d’un fardeau", ou désigne le labeur harassant des esclaves.

    "Travail" ou "trabajo" viennent aussi du latin tripalium, un joug utilisé pour punir les esclaves.
    Source: "l’âge de faire", n°3, Mai 2006
    http://www.lagedefaire.org

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  83. Julien
    Julien dit :

    @legrand az "C’est bien, tout ces gaucho-humanistes au grand coeur se congratulant entre eux dans une vision tout aussi manichéene et démago que l’article qu’il critique."

    -> Je ne vois pas, même en cherchant bien, ou se trouve la dimension "politiquement partisanne" dans l’analyse qu’a faite M’dame Monolecte de cet article …

    Quoique, peut être une dimension partisanne du "moins de parties pries au profit des uns et au mépris des autres" ? certainement.

    Toujours est-il que je ne vois toujours pas ce que vient foutre ici "l’etiquetage" de ce billet … mais je dois être un grand naïf … très probablement …

    PS @ Swâmi Petaramesh : CQFD

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  84. Illusion
    Illusion dit :

    Super Legrand….

    "gaucho-humanistes au grand coeur se congratulant entre eux dans une vision tout aussi manichéene et démago"

    Ainsi donc donner des faits, des chiffres et mettre en avant les réglements c’est manichééen et démago…. alors là chapeau…. la force du commentaire est confondante.

    "près avoir lu un article, certes ridicule du point, on lit des commentaires tout aussi pitoyable…"

    Certes ridicule… n’est-ce pas un peu excessif ? Ou alors c’est une compromission envers les "militants irresponsables" ? Et quels sont les commentaires pitoyables ? A moins qu’il le soit tous… par principe… mais sans aucun manichéisme bien sur ….

    Le "libéralisme" ne sera toujours qu’un pitre tant qu’il sera porté par des militants irresponsables.

    Ouah… c’est vrai que c’est puissant des raisonements comme ça… je vais vite me reposer car là je frise le surégime…. Merci mon grand…..

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  85. Swâmi Petaramesh
    Swâmi Petaramesh dit :

    @J Gonsolin : J’ignore ce qu’est au juste un "monteur" (de quoi ?) tout comme j’ignore si c’est un métier attractif ou non. Je ne connais pas la région dans laquelle vous recrutez, et je ne peux donc avoir aucune idée des raisons pour lesquelles vous n’arrivez pas à en embaucher un. Il est vrai que selon les époques, certains métiers paraissent plus attractifs que d’autres, ou physiquement moins durs ou moins dangereux ou moins contraignants ou mieux payés… Allez savoir. Ceci en soi ne permet pas de tirer une conclusion générale de type "les chômeurs sont des fainéants, des assistés".

    De même que le fait que vous ayez rencontré un (ou quelques) fainéants ne signifie pas que tous les chômeurs en sont, ni qu’une quantité importante en sont. Ceci n’a pas de signification statistique à soi tout seul.

    Pour autant, chacun sait que la fainéantise a toujours existé et perdurera aussi longtemps que l’espèce humaine. Mais c’est un argument un peu facile que d’accuser tous les chômeurs d’en être (ou une majorité d’entre-eux).

    Je suis de ceux qui pensent qu’il n’y a pas de sot métier. Pour autant, j’ai une formation et une expérience d’informaticien spécialiste, pas de "monteur" ni de "régleur", et l’informatique est ma passion. C’est mon métier. Aussi ne me trouverez-vous pas en réponse à votre annonce, sauf si je venais à crever véritablement de faim, car vos annonces ne correspondraient ni à mon métier, ni à mes qualifications, ni à mes désirs. Pouvez-vous donc déduire que le manque de réponse à vos annonces est le signe que les chômeurs sont des feignasses, ou plutôt que votre région manque de monteurs ou de régleurs ?

    Personnellement, je n’en sais rien, mais je trouve vos déductions un peu rapides, et généralisées abusivement à partir d’un exemple unique – bien que je ne mette pas votre bonne foi en doute.

    Répondre
  86. Swâmi Petaramesh
    Swâmi Petaramesh dit :

    @J Gonsolin : J’ignore ce qu’est au juste un "monteur" (de quoi ?) tout comme j’ignore si c’est un métier attractif ou non. Je ne connais pas la région dans laquelle vous recrutez, et je ne peux donc avoir aucune idée des raisons pour lesquelles vous n’arrivez pas à en embaucher un. Il est vrai que selon les époques, certains métiers paraissent plus attractifs que d’autres, ou physiquement moins durs ou moins dangereux ou moins contraignants ou mieux payés… Allez savoir. Ceci en soi ne permet pas de tirer une conclusion générale de type "les chômeurs sont des fainéants, des assistés".

    De même que le fait que vous ayez rencontré un (ou quelques) fainéants ne signifie pas que tous les chômeurs en sont, ni qu’une quantité importante en sont. Ceci n’a pas de signification statistique à soi tout seul.

    Pour autant, chacun sait que la fainéantise a toujours existé et perdurera aussi longtemps que l’espèce humaine. Mais c’est un argument un peu facile que d’accuser tous les chômeurs d’en être (ou une majorité d’entre-eux).

    Je suis de ceux qui pensent qu’il n’y a pas de sot métier. Pour autant, j’ai une formation et une expérience d’informaticien spécialiste, pas de "monteur" ni de "régleur", et l’informatique est ma passion. C’est mon métier. Aussi ne me trouverez-vous pas en réponse à votre annonce, sauf si je venais à crever véritablement de faim, car vos annonces ne correspondraient ni à mon métier, ni à mes qualifications, ni à mes désirs. Pouvez-vous donc déduire que le manque de réponse à vos annonces est le signe que les chômeurs sont des feignasses, ou plutôt que votre région manque de monteurs ou de régleurs ?

    Personnellement, je n’en sais rien, mais je trouve vos déductions un peu rapides, et généralisées abusivement à partir d’un exemple unique – bien que je ne mette pas votre bonne foi en doute.

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  87. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Je pense que d’un côté comme de l’autre, il ne faut pas sombrer dans la caricature.
    J Gonsolin cherche des gens pour bosser chez lui, ce qui n’en fait pas un vampire exploiteur du peuple. Je comprend son point de vue : oui, quand tu bosses avec quelqu’un, tu as besoin qu’il soit qualifié et fiable. Je pense qu’il y a des tas de patrons sincères et honnêtes sur le marché et le tous pourris est aussi con dans ce sens que le tous faignants de l’autre. Mon problème, c’est que je n’ai pas eu l’opportunité de tomber dernièrement sur une personne de ce type, qui m’embauche parce qu’elle a juste envie de quelqu’un de compétent et de fiable… et qui est capable de le payer en conséquence (ce qui est loin d’être une exigence indécente).
    L’autre problème, c’est que le bruit de fond produit par un article comme celui du Point ou même les discours officiels sur la compression des salaires vers le bas, les charges trucmuches, fausse complètement la donne. Maintenant, un chômeur est a priori suspect de se complaire dans sa situation, coupable d’office. Ce qui fait qu’il devient difficile de construire une relation de travail durable basée sur la confiance, d’autant qu’en face, la logique industrielle a laissé la place à la logique financière : nous ne sommes plus que des variables d’ajustement. Bref, on a des patrons que l’on soupçonne par défaut de vouloir nous exploiter pour des queues de cerise avant de nous jeter comme des merdes et eux nous considère d’entrée de jeu comme des couleuvres et des bras cassés, prêts à chausser les pantoufles au premier relâchement de la vigilance. Je rappelle aussi le patron qui m’avait jeté à la face : passé 3 mois de chômage, un salarié ne vaut plus rien!

    On n’est pas sortis de l’auberge!

    Répondre
  88. J Gonsolin
    J Gonsolin dit :

    @swami: j’ai passé il y a 4 semaines une offre d’emploi à l’ANPE pour le recrutement d’un "monteur". L’annonce spécifiait qu’il fallait être dégourdi, volontaire et rigoureux et n’imposait pas de pré-requis particulier en terme de formation. Le salaire proposé était de 1400 Euros brut par mois + prime en fonction de l’implication du bonhomme + le portable payé. Cette annonce était disponible sur le site de l’ANPE pendant 4 semaines, consultable de la France entière (j’ai vérifié) et malgré mes relances à l’ANPE je n’ai eu que 2 candidatures en 4 semaines. La première personne avait 35 ans, était au RMI, vivait "chez sa tante" et travaillait au noir dans une crèperie. Il trouvait sa situation assez confortable, notamment grace à la CMU, mais pensait "quand même" trouver une situation plus stable. La seconde était un jeune de 20 ans mal habillé qui m’a donné comme CV un papier avec quelques lignes mal structurées et peu valorisantes et bourrées de fautes d’iorthographe. A chaque explication il me disait "ouais, c’est vachement simple". Dans les deux cas, je me suis dit que je devrait commencer par leur apprendre la ponctualité, l’ordre, le travail bien fait, la responsabilité. Est-ce à moi de faire tout ça ?

    Il y a deux j’avais embauché une personne en réinsertion. Il tenait relativement bien son poste les premiers jours sur des tâches simples. En parallèle, j’avais pris l’initiative de régler ses problèmes: depuis deux ans il ne faisait pas de déclaration de revenu ni de demande de RMI et se trouvait à deux doigts d’être explusé. Après quelques démarches, il se trouvait avec 25 mois d’APL versées en un coup, 12 mois de RMI et sa situation se normalisait. Dès ce moment, nous ne l’avons plus revu.

    Attention: je ne suis pas en train de dire que tous les gens en difficulté sont comme ça. Mais il s’avère qu’entre se lever tous les matins pour gagner sa croute et rester chez soi, certaines personnes n’hésitent pas. ET probablement, plus on a été assisté et plus on peut être dans ce cas. Vu de loin, le vrai problème de ces gens-là, c’est leur structuration personnelle: se tenir propre, croire en soi…

    Alors, quand on me dit qu’on peut penser 24 ans comme ça, je ne suis pas surpris.

    Et la vrai réponse à cette nouvelle si elle s’avère exacte c’est : comment les armées de travailleurs sociaux qui s’occupent de toutes les procédures ont-elles pu laisser passer tout ça ?

    Répondre
  89. J Gonsolin
    J Gonsolin dit :

    @swami: j’ai passé il y a 4 semaines une offre d’emploi à l’ANPE pour le recrutement d’un "monteur". L’annonce spécifiait qu’il fallait être dégourdi, volontaire et rigoureux et n’imposait pas de pré-requis particulier en terme de formation. Le salaire proposé était de 1400 Euros brut par mois + prime en fonction de l’implication du bonhomme + le portable payé. Cette annonce était disponible sur le site de l’ANPE pendant 4 semaines, consultable de la France entière (j’ai vérifié) et malgré mes relances à l’ANPE je n’ai eu que 2 candidatures en 4 semaines. La première personne avait 35 ans, était au RMI, vivait "chez sa tante" et travaillait au noir dans une crèperie. Il trouvait sa situation assez confortable, notamment grace à la CMU, mais pensait "quand même" trouver une situation plus stable. La seconde était un jeune de 20 ans mal habillé qui m’a donné comme CV un papier avec quelques lignes mal structurées et peu valorisantes et bourrées de fautes d’iorthographe. A chaque explication il me disait "ouais, c’est vachement simple". Dans les deux cas, je me suis dit que je devrait commencer par leur apprendre la ponctualité, l’ordre, le travail bien fait, la responsabilité. Est-ce à moi de faire tout ça ?

    Il y a deux j’avais embauché une personne en réinsertion. Il tenait relativement bien son poste les premiers jours sur des tâches simples. En parallèle, j’avais pris l’initiative de régler ses problèmes: depuis deux ans il ne faisait pas de déclaration de revenu ni de demande de RMI et se trouvait à deux doigts d’être explusé. Après quelques démarches, il se trouvait avec 25 mois d’APL versées en un coup, 12 mois de RMI et sa situation se normalisait. Dès ce moment, nous ne l’avons plus revu.

    Attention: je ne suis pas en train de dire que tous les gens en difficulté sont comme ça. Mais il s’avère qu’entre se lever tous les matins pour gagner sa croute et rester chez soi, certaines personnes n’hésitent pas. ET probablement, plus on a été assisté et plus on peut être dans ce cas. Vu de loin, le vrai problème de ces gens-là, c’est leur structuration personnelle: se tenir propre, croire en soi…

    Alors, quand on me dit qu’on peut penser 24 ans comme ça, je ne suis pas surpris.

    Et la vrai réponse à cette nouvelle si elle s’avère exacte c’est : comment les armées de travailleurs sociaux qui s’occupent de toutes les procédures ont-elles pu laisser passer tout ça ?

    Répondre
  90. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    On est d’accord. Mais ça ne change rien au fait que j’ai passé 3 ans à me bouffer des portes. Pourtant, tous ceux qui ont bossé avec moi te le diront : bosse bien, efficace, fiable. D’ailleurs, c’est ce que je fais maintenant à mon compte. Mais tu peux avoir toutes les qualités de monde, quand il n’y a pas de boulot pour tout le monde, tu finis quand même le cul dans l’eau.

    Répondre
  91. Julien
    Julien dit :

    @J Gonsolin

    De 2 cas, dont d’ailleurs ne nous connaissons ni les tenants ni les aboutissants, cela devient un cas d’école, un cas générique … Donc si je me plantes une fois, je me planterais toujours.. Un Soupçon réducteur et un rien décalé ….

    Quid de l’investigation humaine en dehors des compétences technique (et qui d’ailleurs me semble imtimement liées à ces fameuses compétences techniques …) ???

    Qu’un chef d’entreprise se base essentiellement sur des compétence professionnelles ne me semble pas du tout un mal … mais est- ce la les seules valeurs qui font le "partenaire professionnel " ??? …

    Bref … Pourquoi ne pas envisager les choses sous un angle Plus Humain et moins restrictif ?

    QUID ( encore une fois ) de l’analyse de ce texte et tout l’impacte qu’il revet ?

    Répondre
  92. J Gonsolin
    J Gonsolin dit :

    @Julien

    Quand on recrute quelqu’un, c’est pour réaliser un ensemble de tâches précises. La semaine dernière, un "régleur" de notre société s’est coincé un doigt dans un mandrin. C’est un type en qui j’ai une confiance totale. Il en prend pour 2 semaines d’arrêt. Dans une entreprise qui compte 4 personnes, quand il en manque un, il faut quand même satisfaire les commandes. Quand je recrute quelqu’un je fait une analyse exclusivement "humaine" : pourrai-je compter sur lui, est-ce un gars sérieux, pourra-t-il apprendre et progresser, être autonome. Qu’y a-t-il de plus humain que de pouvoir compter sur quelqu’un ? Si tu entends par humain, "subventionner" quelqu’un, ce n’est pas possible.

    Répondre
  93. Julien
    Julien dit :

    @J Gonsolin

    Je ne parles pas de subvention pécuniaire mais bel et bien de Subvention de confiance vis a vis de ceux qui tendent la main et ceci en evitant de systématiquement se baser sur de potentielles efficacités liés à une rentabilité entreprenariale assez aléatoire (Cf. délit de trombine ou meme de moeurses ou meme encore de présentation … ) .

    Répondre
  94. François Toulouse
    François Toulouse dit :

    Bonjour, j’ouvre un fil de discussion sur le forum de l’émission arrêt sur images (Daniel Schneiderman) en mentionnant votre billet, j’espère ne pas le trahir dans mes commentaires vites rédigés. Je propose à cette émission de télé de faire une émission sur ce sujet. Vous pouvez intervenir aussi. Votre blog est très intéressant.

    Répondre
  95. J Gonsolin
    J Gonsolin dit :

    @Julien

    Il est possible de tendre la main. J’ai une expérience édifiante sur le sujet. J’avais signé un contrat avec une entreprise de réinsertion pour du nettoyage. Le gars est venu 2 fois. La deuxième fois, un salarié vient me voir est me dit: "votre gars,il est bourré". C’était le cas. Je suis allé le voir et lui ai demandé de rentrer chez lui. Il ne voulait pas, je réitérais. Il a fini par parti mais en partant il enfonce la voiture d’un collaborateur. J’appelle les gendarmes, qui le poursuivent, finissent par l’arrêter et lui font souffler dans le ballon: le gars était bien ivre. Le soir, sans arrêt le gars m’appelle à l’entreprise:"tu es un salaud, je vais te faire la peau". 2 jours après, l’association m’appelle pour me réclamer le paiement des heures de nettoyage. Je fais valoir que ce monsieur n’a pas fait grand chose et que tout s’est terminé en eau de boudin et que je ne veux pas payer. Le lendemain, je vois débarquer deux armoires à glace qui me disent:: "on vient chercher le chèque"’. Comme je redis qu’il n’est pas question que je paye, le plus grand des deux me dit alors: on repasse demain, pour l’instant on est gentils, mais on espère qu’il y aura le chèque. Que ferais-tu dans ce cas là ? Tu as essayé d’aider quelqu’un, tu te retrouves rançonné. Le soir, à la nuit tombée, quand tu sors de l’entreprise, tu penses à ta femme, à tres enfants qui t’attendent. Ca c’est pas du blog, un dimanche soir.

    Quand j’étais salarié et que je cherchais des postes à responsabilité, les chasseurs de tête me demandaient, comme ils le font avec tous les candidats "citez-moi quelques réalisations dont vous êtes fiers". Et je leur disais:"je suis fier d’avoir donné leur chance à des gens et de ne pas l’avoir regretté". Et c’était le cas, j’avais plusieurs exemples à l’appui. Et un jour un chasseur de tête m’a dit: :"bon, vous me dites ça, mais vous avez dirigé des services, vous avez conduit des projets quand même ?". Et je lui ai répondu:"mais oui, bien sûr, mais ça beaucoup de gens savent le faire aussi".

    Il n’est pas possible de tendre la main à tout le monde, il faut qu’il y ait la demande en face, exprimée ou non. Un gars qui cherche un boulot, s’il veut vraiment travailler, il n’y va pas mal habillé. La motivation, c’est assez facile à voir.

    Répondre
  96. J Gonsolin
    J Gonsolin dit :

    @ Agnès Maillard

    Il faut bien se dire qu’un chef d’entreprise se trouve à la conjonction de nombreux problèmes.

    Il doit avant tout servir se clients. Un salarié peut être absent, une machine en panne, il faut qu’il livre son produit ou son service. Je citais plus haut le cas d’un salarié absent, mais ce jour là, je me suis redit : "moi, si ça m’arrivait, je ne pourrais pas ‘être absent".

    Dans une entreprise de 5 salariés, le "patron" fait les payes, les factures, répond au téléphone, fait les achats, recrute, suit sa trésorerie, développe des produits, va voir ses clients… J’ai coutume de dire : "mon métier, c’est de faire chaque jour des choses que je n’ai jamais faites". Et tous les jours cela se vérifie.

    Le "patron" a besoin de gens avec qui il s’entend, qui vont dans son sens. Et c’est un régal d’avoir une structure qui répond.

    Mais, à l’opposé, il ne peut pas s’encombrer de gens qui tirent dans l’autre sens. Même les autres salariés vont dans le sens du patron dans ces cas là.

    L’entreprise, c’est un lieu pour créer ensemble et c’est déjà beaucoup. Et chacun doit y trouver son compte.

    Répondre
  97. J Gonsolin
    J Gonsolin dit :

    @ Agnès Maillard

    Il faut bien se dire qu’un chef d’entreprise se trouve à la conjonction de nombreux problèmes.

    Il doit avant tout servir se clients. Un salarié peut être absent, une machine en panne, il faut qu’il livre son produit ou son service. Je citais plus haut le cas d’un salarié absent, mais ce jour là, je me suis redit : "moi, si ça m’arrivait, je ne pourrais pas ‘être absent".

    Dans une entreprise de 5 salariés, le "patron" fait les payes, les factures, répond au téléphone, fait les achats, recrute, suit sa trésorerie, développe des produits, va voir ses clients… J’ai coutume de dire : "mon métier, c’est de faire chaque jour des choses que je n’ai jamais faites". Et tous les jours cela se vérifie.

    Le "patron" a besoin de gens avec qui il s’entend, qui vont dans son sens. Et c’est un régal d’avoir une structure qui répond.

    Mais, à l’opposé, il ne peut pas s’encombrer de gens qui tirent dans l’autre sens. Même les autres salariés vont dans le sens du patron dans ces cas là.

    L’entreprise, c’est un lieu pour créer ensemble et c’est déjà beaucoup. Et chacun doit y trouver son compte.

    Répondre
  98. Julien
    Julien dit :

    @J Gonsolin

    Experience Ô Combien délicates j’en conviens et ne me permettrais en aucun cas de juger cela dans la mesure ou je ne maitrise rien et ‘qu’il s’agit de fait certainement pas simples a gérer!

    Mais comme le dit l’adage : "une fois n’est pas coutume" . Tous les postulant à un job ne sont pas nécessairement des "salopards" et peuvent aussi faire preuve de conscience professionnelle.

    Enfin, Je me permets humblement de rebondir sur le dernier commentaire de M’dame Monolecte en appuyant le fait Concret que la Stygmatisation des chomeurs est une chose inacceptable … et je suis moi meme chomeur, expatrié en plus (mais ca c’est un choix perso…)

    PS:J’insistes lourdement certes… que je comprends les problématiques des chefs d’entreprises (enfin certaines … MAIS vraiment pas toutes ….) mais que je ne cautionnes et ne cautionnerais en aucun cas les manipulations Evidentes qui tendent à faire croire à la "populasse" que chomeur=glandeur…

    Cordialement

    Répondre
  99. Julien
    Julien dit :

    @J Gonsolin

    Experience Ô Combien délicates j’en conviens et ne me permettrais en aucun cas de juger cela dans la mesure ou je ne maitrise rien et ‘qu’il s’agit de fait certainement pas simples a gérer!

    Mais comme le dit l’adage : "une fois n’est pas coutume" . Tous les postulant à un job ne sont pas nécessairement des "salopards" et peuvent aussi faire preuve de conscience professionnelle.

    Enfin, Je me permets humblement de rebondir sur le dernier commentaire de M’dame Monolecte en appuyant le fait Concret que la Stygmatisation des chomeurs est une chose inacceptable … et je suis moi meme chomeur, expatrié en plus (mais ca c’est un choix perso…)

    PS:J’insistes lourdement certes… que je comprends les problématiques des chefs d’entreprises (enfin certaines … MAIS vraiment pas toutes ….) mais que je ne cautionnes et ne cautionnerais en aucun cas les manipulations Evidentes qui tendent à faire croire à la "populasse" que chomeur=glandeur…

    Cordialement

    Répondre
  100. Alain
    Alain dit :

    C’est amusant de constater que dès qu’on parle concret et pratique, tous les gauchistes se mettent à parler idéologie, politique et que forcément tous les exemples donnés ne sont pas représentatifs.

    Bref, de la mauvaise foi habituelle et ce refus constant de voir du concret en bottant constamment en touche idéologique me surprendra toujours.

    Sinon, M Gonsolin, tu es sans aucun doute un homme bien, mais avant de penser à réinsérer des gens qui se sont exclus par eux même du système et qui couleront ta boite, pense plutôt à recruter « les meilleurs » pour faire tourner ta boite.
    Le social c’est amusent pendant un moment, mais tu as une boutique à faire tourner et c’est pas avec des assistés que tu y arriveras.

    Répondre
  101. Grabuge
    Grabuge dit :

    Suite aux interventions récurrentes d’Alain, le madeliniste fou, et en attendant que quelqu’un lui offre The Yes Men, docu le concernant au plus haut point, je propose qu’on mette en service un clone du point godwin… le point WinGod !

    Tout benêt qui utilise le vocable "gauchiste" comme fer rouge à marquer tout ce qui se situerait vaguement à gauche d’un giscardien, se le verrait attribué pour sa contribution à tuer un débat dans l’oeuf et sa propension à voir dans chaque RMIste un tankiste soviétique sur les Champs-Élysées…

    Bien évidemment, ce pauvre Alain en étant l’exemple le plus bigardesque, il se voit décerner illico un WinGod d’Or pour ses prestations comiques…

    Répondre
  102. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Des gens qui se sont exclus par eux-même du système

    C’est juste par provoc’ que tu dis ça, pour qu’on te réponde et qu’on s’intéresse à toi ou est-ce que tu as l’intention de remporter un concours de tête à claques?
    Comme si c’était un choix!

    Je rappelle pour ceux qui sont soit des ignorants, soit des gens de très mauvaise foi que le chômage ne peut être volontaire. Donc, au début de toute histoire de chômage, il y a un patron qui licencie.
    Là, les gens de mauvaise foi vont me dire que c’est bien là la preuve que le gars est nul, et que cela ne change rien au problème.
    Ben non, le plus souvent, ce sont des licenciements économiques résultant d’après ce que j’ai pu voir la plupart du temps des mauvais choix stratégiques des dirigeants, ou pire, résultant d’une démarche délibérée : genre, on vide des gens pour plaire à l’actionnaire ou pour rendre la mariée plus belle pour une opération financière. Beaucoup de gens se retrouvent sur le carreau suite à la suprémacie de la logique financière sur la logique industrielle. Ce qui revient à dire que personne n’est à l’abri. Même les mecs avec une carte UMP sur le coeur.

    Ensuite, 23 mois pour décrocher un job alors qu’il y a des millions de gens dans la file d’attente, c’est un peu court. Surtout quand il y a des blaireaux qui martèlent que passé 3 mois de chômage, un salarié ne vaut plus rien. Comme si nos compétences avaient une DLC ou que notre mémoire vive était limitée. En plus, c’est nier l’aspect profondément traumatique du chômage sur ceux qui le subissent. La plupart du temps, les nouveaux chômeurs sont juste KO debout. Ils pensaient justement que le chômage, c’est pour les faignants, ils ont passé plusieurs années dans la même boîte, voire y ont fait toute leur carrière, ils y avaient toute leur vie, tous leurs amis et en l’espace de 2 mois, ils ont tout perdu.
    En plus, la plupart du temps, ils ignorent tout de la recherche d’emploi et surtout, faute de formation continue au sein de l’entreprise, ils n’ont pas de compétence monnayable sur le marché du travail. Imaginez la reconversion des ouvrières de Moulinex! Et même s’ils ont les bonnes compétences avec le bon CV, au départ, ils ne voient pas pourquoi ils doivent oublier 30% de leur salaire (au moins) pour un nouveau job à 500 bornes de leur famille.

    Bref, tout ça pour dire que quand je lis des conneries de ce niveau, ça a tendance à me foutre en rogne. Tous les chômeurs que j’ai pu croiser se battaient comme des lions contre un système qui n’a pas besoin d’eux. Parce que la première chose à bien comprendre, c’est qu’il n’y a pas de boulot pour tout le monde. J’ai vu des gens volontaires, des gars qui alignent les CV comme des cartouches dans une mitraillette et qui arrivent, tant bien que mal, à résister au découragement. Des gens qui, souvent, finissent par accepter un peu n’importe quoi,  quitte à travailler à perte.
    Bien sûr qu’il y a des chômeurs qui finissent par se contenter de ce qu’on leur donne plutôt que de continuer à lutter contre des moulins à vent. Bien sûr qu’avec le temps, la résistance et l’acharnement de certains s’émoussent et ils finissent par ne plus pouvoir intégrer une structure de travail. Il y en a même qui préfèrent faire croire que c’est un choix éclairé pour ne pas devoir avouer qu’ils ont perdu la partie, perdu pied, surtout. Même que dans le tas, il y a très probablement des mecs qui ont de véritables stratégies d’évitement du boulot. Tout comme dans les entreprises, j’ai croisé des gens dont la spécialité était de réussir à se faire payer à nen rien foutre. Et que les très bons à ce petit jeu-là parviennent à creuser leur nid de serpent dans les sommets hiérarchiques. Des tricheurs, il y en a partout. Même chez les pauvres patrons qui essaient toujours de gratter du travail gratos sur le dos de leurs employés, où qui oublient nombres de leurs obligations réglementaires. Mais c’est comme partout : je ne vois pas pourquoi on lance l’hallali sur toute une catégorie de la population pour juste une poignée de brebis galeuses.

    Si l’on décide de durcir encore les conditions de vie des privés d’emploi sous prétexte qu’il y a des fraudeurs parmi eux, alors que l’on sert la vis des patrons sur les subventions, car il y a des baltringues dans leurs rangs aussi, que l’on sabre les rémunérations des grands patrons, parce qu’il y a des escrocs parmi eux, que l’on taxe les dividendes des actionnaires, parce qu’il y a des rois de l’évasion fiscale chez eux!

    Répondre
  103. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Des gens qui se sont exclus par eux-même du système

    C’est juste par provoc’ que tu dis ça, pour qu’on te réponde et qu’on s’intéresse à toi ou est-ce que tu as l’intention de remporter un concours de tête à claques?
    Comme si c’était un choix!

    Je rappelle pour ceux qui sont soit des ignorants, soit des gens de très mauvaise foi que le chômage ne peut être volontaire. Donc, au début de toute histoire de chômage, il y a un patron qui licencie.
    Là, les gens de mauvaise foi vont me dire que c’est bien là la preuve que le gars est nul, et que cela ne change rien au problème.
    Ben non, le plus souvent, ce sont des licenciements économiques résultant d’après ce que j’ai pu voir la plupart du temps des mauvais choix stratégiques des dirigeants, ou pire, résultant d’une démarche délibérée : genre, on vide des gens pour plaire à l’actionnaire ou pour rendre la mariée plus belle pour une opération financière. Beaucoup de gens se retrouvent sur le carreau suite à la suprémacie de la logique financière sur la logique industrielle. Ce qui revient à dire que personne n’est à l’abri. Même les mecs avec une carte UMP sur le coeur.

    Ensuite, 23 mois pour décrocher un job alors qu’il y a des millions de gens dans la file d’attente, c’est un peu court. Surtout quand il y a des blaireaux qui martèlent que passé 3 mois de chômage, un salarié ne vaut plus rien. Comme si nos compétences avaient une DLC ou que notre mémoire vive était limitée. En plus, c’est nier l’aspect profondément traumatique du chômage sur ceux qui le subissent. La plupart du temps, les nouveaux chômeurs sont juste KO debout. Ils pensaient justement que le chômage, c’est pour les faignants, ils ont passé plusieurs années dans la même boîte, voire y ont fait toute leur carrière, ils y avaient toute leur vie, tous leurs amis et en l’espace de 2 mois, ils ont tout perdu.
    En plus, la plupart du temps, ils ignorent tout de la recherche d’emploi et surtout, faute de formation continue au sein de l’entreprise, ils n’ont pas de compétence monnayable sur le marché du travail. Imaginez la reconversion des ouvrières de Moulinex! Et même s’ils ont les bonnes compétences avec le bon CV, au départ, ils ne voient pas pourquoi ils doivent oublier 30% de leur salaire (au moins) pour un nouveau job à 500 bornes de leur famille.

    Bref, tout ça pour dire que quand je lis des conneries de ce niveau, ça a tendance à me foutre en rogne. Tous les chômeurs que j’ai pu croiser se battaient comme des lions contre un système qui n’a pas besoin d’eux. Parce que la première chose à bien comprendre, c’est qu’il n’y a pas de boulot pour tout le monde. J’ai vu des gens volontaires, des gars qui alignent les CV comme des cartouches dans une mitraillette et qui arrivent, tant bien que mal, à résister au découragement. Des gens qui, souvent, finissent par accepter un peu n’importe quoi,  quitte à travailler à perte.
    Bien sûr qu’il y a des chômeurs qui finissent par se contenter de ce qu’on leur donne plutôt que de continuer à lutter contre des moulins à vent. Bien sûr qu’avec le temps, la résistance et l’acharnement de certains s’émoussent et ils finissent par ne plus pouvoir intégrer une structure de travail. Il y en a même qui préfèrent faire croire que c’est un choix éclairé pour ne pas devoir avouer qu’ils ont perdu la partie, perdu pied, surtout. Même que dans le tas, il y a très probablement des mecs qui ont de véritables stratégies d’évitement du boulot. Tout comme dans les entreprises, j’ai croisé des gens dont la spécialité était de réussir à se faire payer à nen rien foutre. Et que les très bons à ce petit jeu-là parviennent à creuser leur nid de serpent dans les sommets hiérarchiques. Des tricheurs, il y en a partout. Même chez les pauvres patrons qui essaient toujours de gratter du travail gratos sur le dos de leurs employés, où qui oublient nombres de leurs obligations réglementaires. Mais c’est comme partout : je ne vois pas pourquoi on lance l’hallali sur toute une catégorie de la population pour juste une poignée de brebis galeuses.

    Si l’on décide de durcir encore les conditions de vie des privés d’emploi sous prétexte qu’il y a des fraudeurs parmi eux, alors que l’on sert la vis des patrons sur les subventions, car il y a des baltringues dans leurs rangs aussi, que l’on sabre les rémunérations des grands patrons, parce qu’il y a des escrocs parmi eux, que l’on taxe les dividendes des actionnaires, parce qu’il y a des rois de l’évasion fiscale chez eux!

    Répondre
  104. Swâmi Petaramesh
    Swâmi Petaramesh dit :

    @Grabuge : Point WinGod, ce n’est pas assez parlant. C’est obscur, même. Je propose à l’unanimité de ma voix de l’appeler un point Grabuge en l’honneur de son inventeresse, et puis ça sonne bien.

    Je propose d’associer systématiquement au point Grabuge un rail, du goudron et des plumes, et d’attribuer le point Grabuge aussi bien pour l’emploi contempteur du terme "assistés" que pour celui du terme "gôôôchistes".

    Répondre
  105. ango
    ango dit :

    Ben je crois tout est dit sur le post d’Alain, une chose mise à part. ce qu’il dit ne correspond à rien de concret. Chaque terme n’a aucun intérêt, il n’est là que pour créer un groupe imaginaire, un cadre dans lequel on peut coller tout ceux qui ne sont pas d’accord.

    Il est incapable de répondre à une question simple : illustrez vos propos ? Il ne répondra pas car il n’est pas en mesure de répondre, c’est un baratin pour dire : vous êtes méchant.

    L’histoire de J gossolon me rappelle quelques autres, en interim j’avais du demander à travailler seul, l’un de mes camarades volait tout ce qu’il voyait, par connerie plus que par intérêt. Dans un autre cas j’ai vu un alcoolique et moins il buvait et plus il devenait suicidaire. D’ailleurs j’ai eu une expérience étrange avec lui. ce sont des isolés fréquents. Tant qu’il y aura des alcooliques en france on en trouvera dans le travail, c’est ainsi. Je n’y peux rien. A l’inverse j’ai bossé avec les pires de pochtrons qui eux travaillaient d’arrache-pieds, ça arrive aussi.

    J’aimerai rajouter une chose, l’entreprise et un lieu de socialisation, mais c’est aussi un lieu de conflits. D’un côté on s’aime ; de l’autre on est pas d’accord. Il y a une dimension micropolitique forte dans ces champs sociaux, il ne faut pas l’oublier

    Mais tout cela n’a pas grand chose avoir avec l’article du point. Des gens ont plus de facilité que d’autres pour bien présenter, des gens ont plus de chance que d’autre, des gens ont tout de suite un feeling avec le recruteur et le directeur. Moi ca m’est arrivé, quand tu parles avec quelqu’un et que tu te rends compte que vous êtes sur la même longueur d’onde. Mais cela ne m’empêche pas de ne pas avoir été d’accord sur tout avec lui.

    Mais vu les taux de chômage en france réel, les 7 catégories de l’anpe plus tout les stagaires non payés, il n’y a pas de place pour tout le monde. Il y a choix que lorsque plusieurs options existent. Or, pour la majorité des gens ce choix n’existe pas. Voilà pouruqoi ce type d’article n’est qu’une stigmatisation en règle des chômeurs

    Répondre
  106. ango
    ango dit :

    Ben je crois tout est dit sur le post d’Alain, une chose mise à part. ce qu’il dit ne correspond à rien de concret. Chaque terme n’a aucun intérêt, il n’est là que pour créer un groupe imaginaire, un cadre dans lequel on peut coller tout ceux qui ne sont pas d’accord.

    Il est incapable de répondre à une question simple : illustrez vos propos ? Il ne répondra pas car il n’est pas en mesure de répondre, c’est un baratin pour dire : vous êtes méchant.

    L’histoire de J gossolon me rappelle quelques autres, en interim j’avais du demander à travailler seul, l’un de mes camarades volait tout ce qu’il voyait, par connerie plus que par intérêt. Dans un autre cas j’ai vu un alcoolique et moins il buvait et plus il devenait suicidaire. D’ailleurs j’ai eu une expérience étrange avec lui. ce sont des isolés fréquents. Tant qu’il y aura des alcooliques en france on en trouvera dans le travail, c’est ainsi. Je n’y peux rien. A l’inverse j’ai bossé avec les pires de pochtrons qui eux travaillaient d’arrache-pieds, ça arrive aussi.

    J’aimerai rajouter une chose, l’entreprise et un lieu de socialisation, mais c’est aussi un lieu de conflits. D’un côté on s’aime ; de l’autre on est pas d’accord. Il y a une dimension micropolitique forte dans ces champs sociaux, il ne faut pas l’oublier

    Mais tout cela n’a pas grand chose avoir avec l’article du point. Des gens ont plus de facilité que d’autres pour bien présenter, des gens ont plus de chance que d’autre, des gens ont tout de suite un feeling avec le recruteur et le directeur. Moi ca m’est arrivé, quand tu parles avec quelqu’un et que tu te rends compte que vous êtes sur la même longueur d’onde. Mais cela ne m’empêche pas de ne pas avoir été d’accord sur tout avec lui.

    Mais vu les taux de chômage en france réel, les 7 catégories de l’anpe plus tout les stagaires non payés, il n’y a pas de place pour tout le monde. Il y a choix que lorsque plusieurs options existent. Or, pour la majorité des gens ce choix n’existe pas. Voilà pouruqoi ce type d’article n’est qu’une stigmatisation en règle des chômeurs

    Répondre
  107. gavroche
    gavroche dit :

    heureusement que le type qu’a écrit le livre s’appelle pas Mohamed parceque là, sarko aurait envoyé l’armée! 26 lettres dans l’alphabet et on peut faire gober n’importe quoi aux gens. coluche me manque davantage dans ces moments!!
    paix amour et connaissance, telle est mon unique défense!
    gavroche

    Répondre
  108. Swâmi Petaramesh
    Swâmi Petaramesh dit :

    @Alain : j’utilise le terme « gauchiste » comme vous vous utilisez le terme « ultra libéral ».

    Et, comme vous l’avez certainement remarqué, aussi bien l’auteur de ce blog que la grosse majorité de son lectorat sont proches de cette sensibilité que vous qualifiez de "gauchiste". Non que ceci interdise toute contradiction, mais cela devrait vous indiquer que vous aurez peu de succès avec vos pauvres arguments mille fois rebattus par les média acquis aux thèses qui sont les vôtres.

    Vous écrivez par ailleurs quelqu’un qui cherche un travail et qui veut s’insérer, réalise un minimum d’effort de présentation et ne vient pas au boulot ivre mort..

    A vous lire, on croirait que quelqu’un qui est "mal habillé" l’est par choix (et qu’être "bien habillé" ne coûte rien), et que quelqu’un qui est alcoolique l’est également par choix. Dans votre esprit, il en va certainement également ainsi d’une personne dépressive, j’imagine.

    Comme si "ces gens-là" n’avaient qu’à choisir, un matin au réveil, d’être soudain non-alcooliques, non-dépressifs, et bien habillés.

    Vous montrez seulement que vous ignorez tout de ces problèmes et de leurs causes, et des possibles voies pour en sortir.

    Vous montrez également que vous ignorez les violences psychologiques et économiques que le système social actuel fait subir à bien des individus, et les ravages que cela leur occasionne.

    Nombreux n’y résistent pas.

    Certains sont extrêmement difficiles à "récupérer", en effet. D’autres ne seront jamais "récupérés". De plus en plus nombreux. Je ne me hasarderai pas à formuler une opinion quant à savoir s’ils sont ou non "récupérables".

    Mais diriez-vous "mort aux plus faibles ou aux moins chanceux ?"

    Beaucoup de ceux qui jugent avec sévérité (voire cruauté) leur prochain qui est dans le caniveau oublient commodément qu’ils ont peut-être – et jusqu’ici – eu seulement un peu plus de chance que ceux qu’ils méprisent, mais qu’ils ne sont pas forcément intrinsèquement ni meilleurs, ni plus forts.

    J’en ai vu, de ces vainqueurs méprisants, changer du tout au tout et s’effondrer tels des colosses aux pieds d’argile, le jour où leur chance a tourné. J’ai à l’esprit quelques exemples de cadres supérieurs à longue voiture noire que j’ai personnellement connus. L’un d’entre-eux dort sans doute aujourd’hui entre des piles de cartons dans un réduit sentant l’urine, s’il est toujours de ce monde. Mais il était encore plus intransigeant que vous, de son vivant

    Répondre
  109. Swâmi Petaramesh
    Swâmi Petaramesh dit :

    @Alain : j’utilise le terme « gauchiste » comme vous vous utilisez le terme « ultra libéral ».

    Et, comme vous l’avez certainement remarqué, aussi bien l’auteur de ce blog que la grosse majorité de son lectorat sont proches de cette sensibilité que vous qualifiez de "gauchiste". Non que ceci interdise toute contradiction, mais cela devrait vous indiquer que vous aurez peu de succès avec vos pauvres arguments mille fois rebattus par les média acquis aux thèses qui sont les vôtres.

    Vous écrivez par ailleurs quelqu’un qui cherche un travail et qui veut s’insérer, réalise un minimum d’effort de présentation et ne vient pas au boulot ivre mort..

    A vous lire, on croirait que quelqu’un qui est "mal habillé" l’est par choix (et qu’être "bien habillé" ne coûte rien), et que quelqu’un qui est alcoolique l’est également par choix. Dans votre esprit, il en va certainement également ainsi d’une personne dépressive, j’imagine.

    Comme si "ces gens-là" n’avaient qu’à choisir, un matin au réveil, d’être soudain non-alcooliques, non-dépressifs, et bien habillés.

    Vous montrez seulement que vous ignorez tout de ces problèmes et de leurs causes, et des possibles voies pour en sortir.

    Vous montrez également que vous ignorez les violences psychologiques et économiques que le système social actuel fait subir à bien des individus, et les ravages que cela leur occasionne.

    Nombreux n’y résistent pas.

    Certains sont extrêmement difficiles à "récupérer", en effet. D’autres ne seront jamais "récupérés". De plus en plus nombreux. Je ne me hasarderai pas à formuler une opinion quant à savoir s’ils sont ou non "récupérables".

    Mais diriez-vous "mort aux plus faibles ou aux moins chanceux ?"

    Beaucoup de ceux qui jugent avec sévérité (voire cruauté) leur prochain qui est dans le caniveau oublient commodément qu’ils ont peut-être – et jusqu’ici – eu seulement un peu plus de chance que ceux qu’ils méprisent, mais qu’ils ne sont pas forcément intrinsèquement ni meilleurs, ni plus forts.

    J’en ai vu, de ces vainqueurs méprisants, changer du tout au tout et s’effondrer tels des colosses aux pieds d’argile, le jour où leur chance a tourné. J’ai à l’esprit quelques exemples de cadres supérieurs à longue voiture noire que j’ai personnellement connus. L’un d’entre-eux dort sans doute aujourd’hui entre des piles de cartons dans un réduit sentant l’urine, s’il est toujours de ce monde. Mais il était encore plus intransigeant que vous, de son vivant

    Répondre
  110. Swâmi Petaramesh
    Swâmi Petaramesh dit :

    Agnès, me pardonneras-tu de recopier dans ton fil de commentaires la savoureuse fin de l’article d’AC !, qui plaira j’en suis sûr beaucoup aux plus madelinistes de tes lecteurs ?

    (L’article d’AC ! fournit un lien vers ici-même, mais tu le sais certainement déjà.)

    = = = Début de citation = = =

    Le Point est l’hebdomadaire de François Pinault, spéculateur multimilliardaire (4ème fortune française), ami intime de Chirac.

    Curieux : Le Point n’a pas hurlé au parasitisme quand les contribuables français, sur ordre de son ami le président, ont dû régler les 475 millions d’euros de la condamnation de François Pinault qui s’était joué de la loi étasunienne sur les affaires …

    Encore curieux, Le Point n’a pas réclamé la suppression des « droits connexes » quand Pinault a versé une petite indemnité de licenciement de 9 millions de francs à Pierre Blayau (alors en plein boulot de liquidation de Moulinex) pour neuf mois d’incompétences passés à la direction du groupe Pinault (Printemps-La Redoute).

    Toujours extrêmement curieux, Le Point n’a jamais demandé si l’activité de Jean-Marie Messier (en 2001) justifiait un salaire équivalent à un RMI toutes les 34 secondes (36,26 millions d’euros), ni si celle de Michael Eisner, le PDG de Disney, justifie qu’une de ses ouvrières bangladaises devrait travailler 210 ans pour gagner l’équivalent d’UNE HEURE de salaire de son patron.

    Mais l’important n’est-il pas que les SMICards de l’usine du coin viennent hurler « Parasites ! » sous les fenêtres de leurs voisins RMIstes plutôt que dans les salons des châteaux de leurs maîtres …

    = = = Fin de citation = = =

    Répondre
  111. herve
    herve dit :

    @Ango : as-tu lu mes messages ? Je t’assure que ce sont des gens bien réels dont je parle, et je suis certain que vus à travers les yeux de pas mal de gens ça peut donner une description très à la Alain.

    Répondre
  112. Alain
    Alain dit :

    C’est marrant de constater comment certaines interventions passent à la trappe, amnésie volontaire ?

    Donc comme je l’ai déjà dit et comme d’autres l’ont dit ici même, si la famille a légué un appart, ou bien si on est logé à titre gratuit, on peut vivre convenablement avec le RMI et en travaillant au maxi 2 mois par an. Relisez plus haut la composition mensuelle du budget.

    Ensuite j’utilise le terme « gauchiste » comme vous vous utilisez le terme « ultra libéral ».
    Je vois pas pourquoi vous avez droit d’utiliser des raccourcis et pas moi.

    Pour terminer, quelqu’un qui cherche un travail et qui veut s’insérer, réalise un minimum d’effort de présentation et ne vient pas au boulot ivre mort. Donc oui il s’exclue de lui-même du système et c’est pas la faute du système si il se bourre la gueule tous les jours.

    Répondre
  113. Alain
    Alain dit :

    C’est marrant de constater comment certaines interventions passent à la trappe, amnésie volontaire ?

    Donc comme je l’ai déjà dit et comme d’autres l’ont dit ici même, si la famille a légué un appart, ou bien si on est logé à titre gratuit, on peut vivre convenablement avec le RMI et en travaillant au maxi 2 mois par an. Relisez plus haut la composition mensuelle du budget.

    Ensuite j’utilise le terme « gauchiste » comme vous vous utilisez le terme « ultra libéral ».
    Je vois pas pourquoi vous avez droit d’utiliser des raccourcis et pas moi.

    Pour terminer, quelqu’un qui cherche un travail et qui veut s’insérer, réalise un minimum d’effort de présentation et ne vient pas au boulot ivre mort. Donc oui il s’exclue de lui-même du système et c’est pas la faute du système si il se bourre la gueule tous les jours.

    Répondre
  114. Alain
    Alain dit :

    Puis Agnès, tu as un sacré culot de montrer du doigt l’article du point qui stigmatise les profiteurs de l’aide sociale, alors que toi tu passes ton temps à longueur de blog de traiter les patrons de voyous, les entrepreneurs d’exploiteurs et tous ceux qui ont un peu d’argent de voleurs.

    Il y a que les gauchistes qui ont le droit de fustiger les autres ?

    Répondre
  115. Grabuge
    Grabuge dit :

    @ Alain

    Cher Winnie l’ourson,

    Vous prenez le truc à l’envers (normal… vous partez de vos certitudes et tentez d’y faire coller un raisonnement… sauf que ça marche pas dans ce sens-là…).
    Boire est la conséquence de l’exclusion et pas sa cause.
    J’ai connu des cadres moyens tout ce qu’il y a d’intégrés dans le système qui, du jour où il y a licenciement, puis divorce, étaient tombés "à la rue" et devenus "poivrots" en 6 mois, montre en main…
    Le problème, c’est que si la descente se fait à la vitesse d’un exocet, la remontée met des années… quand et si elle est possible.
    On boit pour oublier qu’on est rien et pour moins se dégoûter.

    On boit aussi pour oublier le regard des "Alain"..
    Comme ça se comprend !

    Répondre
  116. loran
    loran dit :

    merci pour votre billet…
    l’article du point me paraissait non factuel… ce qui semble la tendance des medias traditionnels… et ils se demandent pourquoi les lecteurs fuient !!!

    Répondre
  117. loran
    loran dit :

    merci pour votre billet…
    l’article du point me paraissait non factuel… ce qui semble la tendance des medias traditionnels… et ils se demandent pourquoi les lecteurs fuient !!!

    Répondre
  118. herve
    herve dit :

    Oui, refuser de l’aide à quelqu’un sous prétexte qu’il est alcoolique, est un raisonnement très curieux. Il est alcoolo, bien fait pour lui, fallait pas commencer à boire, qu’il se démerde maintenant…

    Encore faut-il admettre que l’alcoolisme est une addiction lourde, presque inguérissable — les gens désintoxiqués se sentent souvent « en sursis ». Il ne suffit pas de se dire « tiens, je vais arrêter de boire pour pouvoir bosser »…

    Il faudrait avoir un tant soit peu conscience, aussi, du poids que peu avoir la désocialisation, et de la difficulté qu’on peut avoir à renverser la vapeur, passé un certain point.

    Notre société fabrique de l’exclusion à tours de bras. J’en viens à me demander si cette exclusion ne remplit pas en fait un besoin… Sans ces exclus repoussoirs, cette machine idiote pourrait-elle encore vraiment tourner ?

    PS: « quand on veut vraiment travailler et s’insérer, on marche, on ne vient pas au travail en fauteuil roulant ! »

    Répondre
  119. Jana
    Jana dit :

    Ppffff
    En ce moment même précis à la minute même où j’ecris ce commentaire, oui là maintenant tout de suite, sur RMC on parle de ce fameux Thierry…
    … ce que j’entends me file la gerbe (qqn à un sac pour moi ??)

    Répondre
  120. Jana
    Jana dit :

    Ppffff
    En ce moment même précis à la minute même où j’ecris ce commentaire, oui là maintenant tout de suite, sur RMC on parle de ce fameux Thierry…
    … ce que j’entends me file la gerbe (qqn à un sac pour moi ??)

    Répondre
  121. Swâmi Petaramesh
    Swâmi Petaramesh dit :

    @J Gonsolin : le système économlique se passerait bien des exclus.

    C’est pour cela que comme le souligne Hervé, la société humaine ne se résume pas à un seul système économique, et c’est heureux.
    Pour autant, notre société humaine sécrète de plus en plus d’exclusion, et cela lui pose tout de même un réel et sérieux problème : Dans la société de pénurie dans laquelle le capitalisme est né, on avait toujours besoin de plus de bras pour produire des richesses que peu pouvaient s’offrir.

    Mais dans la société de consommation dans laquelle nous vivons aujourd’hui, il faut surtout, comme son nom l’indique, consommer pour faire tourner une machine qui n’a plus guère besoin de bras pour produire, mais qui a absolument besoin que les biens qu’elle produit soient consommés, aussi artificiels que soient les besoins qu’ils comblent, pour alimenter la fameuse croissance, cette folie sans laquelle cette société s’écroule.

    Dans une telle société (folle), le héros n’est plus le stakhanoviste de la production, mais bien le stakhanoviste de la consommation. Le consommateur est le héros.

    Vous même, chef d’entreprise, de qui avez-vous le plus besoin ? De votre ajusteur-monteur ou que sais-je, ou du client qui vous signe le bon de commande ?

    Or l’exclu ne peut plus consommer (pas produire, ça, on s’en fout, sauf fictivement), et s’il ne peut plus consommer, il devient socialement inutile.

    C’est la raison essentielle, cynique, pour laquelle la société doit maintenir l’exclu en état de consommer. Donc lui filer du pognon. Ça troue, non ?

    Ce sont dans les "cités de l’exclusion", aux abords de nos villes, que l’on achète le plus de Nike, de survètements de marque et de téléphones mobiles de toute dernière génération. Ca fait tourner toute un industrie qui ne se demande pas trop si le pognon vient surtout des allocs, des ASSEDIC, du travail au noir, du trafic de stups ou de la pauvre dame qui se tue à faire des ménages à des horaies de chiottes dans des immeubles de bureaux à 1 heure et demie de transports en commun de chez elle.

    Répondre
  122. jean-marc
    jean-marc dit :

    @swami petaramesh

    "> …quelles sont les possibilités concrètes d’obtenir…

    A peu près les mêmes que celles de voir feu ma grand-mère remporter le prochain tour de France cycliste…"

    Je prépare une réponse à la fois, à titre personnel, et au nom de mon asso de chômeurs, et vu la quantité de commentaires et de réactions, cela me réconforte de le faire et me donne d’autant plus de plaisir.

    Quant à l’impact, je m’en fous. C’est un truc perso. Je l’ai déjà dit sur ce blog. Je crois qu’il ne faut pas hésiter à être guerrier soi-même, à se défendre et à rétorquer. Bref, ce n’est pas de la vengeance, c’est juste utiliser les mêmes moyens avec d’autres chemins.

    J’aime bien cette explication de Mel Brooks qui affirme à propos de son film les producteurs. Je cite de mémoire : "On ne peut pas utiliser des arguments philosophiques ou psychologiques contre un dictateur parce que c’est leur terrain de jeu et ils sont préparés à cela. La meilleure chose que l’on puisse faire, c’est de les tourner en ridicule…" D’où la création de la pire comédie musicale "springtime for hitler" par les producteurs… Si vous voulez connaître l’histoire complète, regardez le film 🙂 .

    Répondre
  123. Joak
    Joak dit :

    Merci Agnès Maillard, pour ce décryptage. Article du Point d’autant plus scandaleux qu’il paraît bien creux, non étayé d’une enquête sur plusieurs cas représentatifs de ce que le journal cherche à démontrer. Aucune estimation du nombre de fraudeurs supposés («Impossible de savoir combien de Thierry F.»), pas d’étude de ce côté. Même du point de vue de la forme, c’est pauvre: du mauvais journalisme.

    Répondre
  124. ango
    ango dit :

    Hervé : je ne comprends pas bien de qui te parles en écrivant les gens. Mon message n’était pas ironique. J’ai vraiment eu ces expériences.

    Quant à Alain, beaucoup d’internaute lui ont donné toutes les indications qui infirment son exemple dit concret qui ne l’est pas, mais il élude, ça n’existe pas c’est pas vrai… Et en plus il revient en disant "amnésie violontaire", c’est le voleur qui crie "au voleur !" dans sa fuite, si vous me permettez d’évoquer Guillemin. Encore un discours de politicen : accusez les autres de ce que vous faites et tout est confus. Car maintenant et malgré toutes les preuves innombrables sur ce fil de discussion, mais c’est vous qui occultez ! Pourtant c’est lui qui ne sait pas comment fonctionne la CMU et notamment dans le rapport à la propriété immobilière, mais rien n’y fait. Bande de gauchiste ! J’ai mon exemple imaginaire sans contexte ni temporalité et puis c’est tout.

    Aucun intérêt.

    Enfin, il est très clair que la filiation avec le libéralisme ou plutôt néolibéralisme peut être retracée c’est fastidieux mais c’est faisable. Mais le terme de gauchiste ne peut être défini a contrario à partir de l’usage d’une catégorie par d’autres, je répète donc dans le message d’Alain : Chaque terme n’a aucun intérêt, il n’est là que pour créer un groupe imaginaire, un cadre dans lequel on peut coller tout ceux qui ne sont pas d’accord.

    le "Je fais comme vous comme ça nous sommes pareils" n’est pas une explication, c’est même tout son contraire. Que veut dire ce terme de gauchiste ?

    Répondre
  125. J Gonsolin
    J Gonsolin dit :

    @herve

    1/ Est-ce aux entreprises d’aider les "alcolos"; il est permis d’en douter. Une entreprise embauche quelqu’un pour réaliser des tâches. Il suffit qu’il se fasse mal même en état d’ivresse pour que l’employeur soit poursuivi personnellement pour des raisons de sécurité. Pour ma part, j’estime ne pas pouvoir en embaucher car le risque est trop important (enfin il est quasiment impossible d’identifier un alcoolique au cours d’un entretien d’embauche). Encore une fois, l’entreprise a un role social et peut aider à remettre des gens debout mais ce n’est pas sa vocation première.

    2/ "sans ces exclus cette machine pourrait-elle vraiment tourner?". A mon avis cela ne fait pas de doute: le système économlique se passerait bien des exclus.

    Cependant, cela ne règlerai pas grand chose car ils seraient vite remplacés. Et puis que dire si demain l’exclu c’est mon fils ou moi ? La vrai question c’est de trouver une place à chacun. Il y avait autrefois des pompistes, il en existe d’ailleurs toujours en Angleterre. Le poids des charges sociales a été tel en France sur les emplois que maintenant nous avons affaire maintenant à des robots. Et je vois fleurir chez Carrefour des caisses automatiques où le client scanne ses articles lui-même (sans ristourne) donc demain il n’y aura plus de caissière et on fera même probablement payer le passage en caisse à ceux qui ne savent pas payer aux caisses automatiques.

    Répondre
  126. J Gonsolin
    J Gonsolin dit :

    @herve

    1/ Est-ce aux entreprises d’aider les "alcolos"; il est permis d’en douter. Une entreprise embauche quelqu’un pour réaliser des tâches. Il suffit qu’il se fasse mal même en état d’ivresse pour que l’employeur soit poursuivi personnellement pour des raisons de sécurité. Pour ma part, j’estime ne pas pouvoir en embaucher car le risque est trop important (enfin il est quasiment impossible d’identifier un alcoolique au cours d’un entretien d’embauche). Encore une fois, l’entreprise a un role social et peut aider à remettre des gens debout mais ce n’est pas sa vocation première.

    2/ "sans ces exclus cette machine pourrait-elle vraiment tourner?". A mon avis cela ne fait pas de doute: le système économlique se passerait bien des exclus.

    Cependant, cela ne règlerai pas grand chose car ils seraient vite remplacés. Et puis que dire si demain l’exclu c’est mon fils ou moi ? La vrai question c’est de trouver une place à chacun. Il y avait autrefois des pompistes, il en existe d’ailleurs toujours en Angleterre. Le poids des charges sociales a été tel en France sur les emplois que maintenant nous avons affaire maintenant à des robots. Et je vois fleurir chez Carrefour des caisses automatiques où le client scanne ses articles lui-même (sans ristourne) donc demain il n’y aura plus de caissière et on fera même probablement payer le passage en caisse à ceux qui ne savent pas payer aux caisses automatiques.

    Répondre
  127. herve
    herve dit :

    @Ango : je parle des gens que j’ai évoqués dans les messages dont je te demande si tu les a lus…

    @Gonsolin : les entreprises ne peuvent pas se substituer à la société, en effet, je suis bien d’accord. La société ne se résumant pas aux entreprises, il faut bien faire quelque chose. On ne peut pas considérer des êtres humains comme des déchets de production de la machine sociale. C’est de la dignité de nous tous qu’il est question.

    Quant aux exclus… je n’ai aucune certitude, que des doutes. L’existence d’un autre, crasseux, feignant, parasite, à la fois menace et épouvantail, une image de l’anti-norme, est pourtant un puissant outil de normalisation. As-tu connaissance des rapports de l’OCDE sur le chômage structurel ? Selon certains économistes, en-dessous d’un certain taux de chômage, et selon la puissance des syndicats, on risque l’inflation galopante, avec pour point de départ des revendications salariales qu’on ne pourra pas refuser… un seul moyen donc, selon ces économistes, pour diminuer le taux de chômage : casser les syndicats.

    Attribuer au poids des charges sociales la robotisation de certains emplois est une première approximation, mais c’est un peu simpliste. Il est certain que tant que l’homme coûte moins cher que la machine, on ne le remplace pas, de ce point de vue là c’est imparable. Mais c’est, pour moi, cette logique mécaniste du profit à court terme qu’il faut combattre.

    Baisser les charges ne sera une solution que tant que la machine n’est pas devenue moins chère… ce qui ne durera pas.

    Combattre la robotisation en diminuant le coût de l’emploi, c’est aussi vain que combattre l’automobile en nourrissant moins les chevaux de fiacre.

    Je crois que si tu prends la peine d’y regarder à deux fois tu seras d’accord. Et là encore, l’entreprise privée ne peut se substituer à la société. Il faut des mesures globales pour accompagner la robotisation.

    Répondre
  128. Alain
    Alain dit :

    Vous ne savez pas lire ou vous faites exprès d’être idiot, donc je reprends :
    Un appart légué par la famille ou logé à titre gratuit + RMI + max de 2 mois de travail au smic ça fait un budget annuel minimal de dépense de 6500 euros soit 541 euros minimum par mois à dépenser.
    Si on est propriétaire, il y a une taxe foncière à payer et c’est tout, si on est logé à titre gratuit, il y a aucune taxe à payer.
    Ça laisse au minimum 500 euros par mois :
    250 euros de bouffe
    50 euros d’internet et mobile
    100 euros de loisirs
    100 euros d’imprévus.

    Pour la santé, il y a la CMU.
    Pas de redevance télé à payer.
    Pas d’impôts en tout genre.

    Alors, vous dites toujours que c’est impossible de vivre avec le RMI + appart légué / hébergement gratuit + max de 2 mois de travail au smic ?

    Répondre
  129. Grabuge
    Grabuge dit :

    @ Alain

    C’est toi qui est bouché avec ton exemple à la noix !
    La grande masse des RMIstes n’est pas propriétaire de quoique ce soit ! Généralement, on hérite autant de la misère que de la richesse…

    Qui plus est, tu as tort.
    La redevance TV n’est exonérée que pour les vieux en-dessous d’un seuil de minimum vieillesse… le RMiste la paye.
    La taxe d’habitation, idem.
    Pas d’impôts ? Ben sur le revenu, ça me ferait mal ! Et les smicards non plus n’en payent pas.
    Pour la TVA et les taxes sur l’essence, c’est un autre problème…

    Tu voudrais bien aller faire un petit tour là :
    http://www.inegalites.fr/
    … avant d’énoncer des inepties qui pour être comunément admises n’en sont pas moins totalement fausses.

    Répondre
  130. Grabuge
    Grabuge dit :

    @ Alain

    C’est toi qui est bouché avec ton exemple à la noix !
    La grande masse des RMIstes n’est pas propriétaire de quoique ce soit ! Généralement, on hérite autant de la misère que de la richesse…

    Qui plus est, tu as tort.
    La redevance TV n’est exonérée que pour les vieux en-dessous d’un seuil de minimum vieillesse… le RMiste la paye.
    La taxe d’habitation, idem.
    Pas d’impôts ? Ben sur le revenu, ça me ferait mal ! Et les smicards non plus n’en payent pas.
    Pour la TVA et les taxes sur l’essence, c’est un autre problème…

    Tu voudrais bien aller faire un petit tour là :
    http://www.inegalites.fr/
    … avant d’énoncer des inepties qui pour être comunément admises n’en sont pas moins totalement fausses.

    Répondre
  131. Alain
    Alain dit :

    La grande masse des RMIstes font comment pour se loger alors ?
    Selon toi ils seraient tous à la rue à dormir sous les ponts parce qu’ils peuvent pas payer un loyer.
    Or je ne vois pas des millions de personnes dormir dehors.

    Ils sont donc dans le pire des cas forcément hébergés à titre gratuit, ou bien la famille leur a légué un appart.
    Par conséquent le RMI suffit largement à leur procurer un niveau de vie acceptable.

    Répondre
  132. Alain
    Alain dit :

    La grande masse des RMIstes font comment pour se loger alors ?
    Selon toi ils seraient tous à la rue à dormir sous les ponts parce qu’ils peuvent pas payer un loyer.
    Or je ne vois pas des millions de personnes dormir dehors.

    Ils sont donc dans le pire des cas forcément hébergés à titre gratuit, ou bien la famille leur a légué un appart.
    Par conséquent le RMI suffit largement à leur procurer un niveau de vie acceptable.

    Répondre
  133. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Tu apprendras, Alain, qu’en moyenne, les gens à faibles revenus habitent des logements pas très reluisants, souvent pas bien isolés et mal équipés en chauffage (convecteurs gourmands en énergie mais bon marché à l’achat pour le proprio). Les gens d’EDF pourront te confirmer ce fait. Mais je commence à comprendre que les faits ne t’intéressent pas, seules tes convictions importent et c’est à la réalité de se démerder pour s’y conformer.

    Répondre
  134. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Tu apprendras, Alain, qu’en moyenne, les gens à faibles revenus habitent des logements pas très reluisants, souvent pas bien isolés et mal équipés en chauffage (convecteurs gourmands en énergie mais bon marché à l’achat pour le proprio). Les gens d’EDF pourront te confirmer ce fait. Mais je commence à comprendre que les faits ne t’intéressent pas, seules tes convictions importent et c’est à la réalité de se démerder pour s’y conformer.

    Répondre
  135. Swâmi Petaramesh
    Swâmi Petaramesh dit :

    @Alain : Mais tout le monde n’a pas un but dans la vie, tout le monde n’a pas de projet, tout le monde ne veut pas briller, certains se contentent de vivre en attendant l’heure fatidique.

    Mais qui donc croyez-vous être pour prétendre ainsi juger de la valeur ou du contenu d’une vie ?

    Quelle est à votre avis la valeur de votre propre existence ? Vous pensez-vous supérieur au clochard alcoolique qui dort sur ce banc ? Etes-vous différent de lui ?

    Et briller dites-vous ? Quelle chimère…

    Quelle ignorance…

    Répondre
  136. Lost
    Lost dit :

    @ Grabuge

    Juste pour relever ces 2 points :

    "La redevance TV n’est exonérée que pour les vieux en-dessous d’un seuil de minimum vieillesse… le RMiste la paye.
    La taxe d’habitation, idem."

    – Les bénéficiaires du RMI sont dispensés du paiement de la redevance TV depuis de loi de finances 2005.

    – Les bénéficiaires du RMI sont exonérés de la taxe d’habitation à condition de vivre avec des personnes dont le revenu ne dépasse pas le plafond fixé par l’administration fiscale
    En cas de fin de droit au RMI, les allocataires bénéficient encore l’année suivant cette fin de droit, du dégrèvement total.

    Répondre
  137. poussin006
    poussin006 dit :

    Salut la maison,

    Alain, je te donne le budget réel et actuel d’une amie (seule avec un gamin de 3 ans passés (en dessous il y a l’API)
    locataire de son appart
    Donc : ressources
    – rmi = 650 – forfait logement – pension de son ex = 395
    – apl : 310
    total entrées : 705 + pension = 855

    Sorties :
    Loyer : 530 (et pas moyen de partir, faut un cautionnaire etc.)
    Assurance habitation : 12 (mensuel)
    Assurance auto : 109 (mensuel) (pourrait gratter 30 euros là)
    EDF (mensualisée) : 89
    Sous-total : 740
    Téléphone : 20

    Soit un budget dépense de 760 pratiquement incompressibles.

    Reste à vivre (alimentaire, vêtements, gasoil) : 95
    je sais pas si tu pense sérieusement qu’on peut bouffer avec ca avec une petite et comme ca grandit vite, bin les fringues faut en changer plus souvent qu’adulte.

    l’an dernier elle a eu la taxe d’habitation + redevance. 176 euros (soit en gros 2 mois de reste à vivre)
    là elle a la régularisation de charges : 124 euros

    et c’est tout.
    Donc tu vois le budget faramineux…

    A côté j’en connais qui ont 30 ans, célibataires, qui vivent chez papa/maman retraités aisés donc pas de frais, qui prend la voiture à maman quand il doit aller quelque part, c’est sûr qu’avec 380 euros il vit bien d’autant qu’il fume pas, ne boit pas… passe sa vie sur le net à jouer en réseau, alors les dépenses….

    Pour info, l’amie que je t’ai cité, je lui paie ses courses régulièrement ou elle vient manger chez moi et repart avec les restes et quelques conserves. Des voisins lui donnent quelques fringues trop petites pour les leurs d’enfants.
    et quand faut changer les pneus ou réparer la voiture, bin c’est galère maxi. inutile de te préciser que le banquier n’accorde rien, tout juste une carte de retrait…

    Répondre
  138. poussin006
    poussin006 dit :

    précision : la taxe d’habitation + redevance, j’ai une connaissance aux impots qui m’avait renseigné, mais ils l’envoient quand même. peut être que des fois qu’un rmiste riche ou ignorant la paierait

    Répondre
  139. Grabuge
    Grabuge dit :

    @ Lost

    Merci !
    Ben tu vois… bêtement, je continuais de la payer la redevance TV, avec mes 548 euros de RMI de femme seule avec un gamin scolarisé à charge !

    @ Les autres

    J’espère que vous avez tous prévu le container de Vogalène et les sacs en papier avant de lire la dernière saloperie d’Alain le winner dont la fatuité ignorantissime n’a d’égale que son mépris intrinsèque :
    "Ils sont donc dans le pire des cas forcément hébergés à titre gratuit, ou bien la famille leur a légué un appart.
    Par conséquent le RMI suffit largement à leur procurer un niveau de vie acceptable."

    Y’a vraiment des coups de pied au cul qui se perdent dans les limbes de l’ignominie coutumière….
    Et visiblement, il n’a pas jugé bon de lire http://www.inegalites.fr/

    Répondre
  140. Grabuge
    Grabuge dit :

    @ Lost

    Merci !
    Ben tu vois… bêtement, je continuais de la payer la redevance TV, avec mes 548 euros de RMI de femme seule avec un gamin scolarisé à charge !

    @ Les autres

    J’espère que vous avez tous prévu le container de Vogalène et les sacs en papier avant de lire la dernière saloperie d’Alain le winner dont la fatuité ignorantissime n’a d’égale que son mépris intrinsèque :
    "Ils sont donc dans le pire des cas forcément hébergés à titre gratuit, ou bien la famille leur a légué un appart.
    Par conséquent le RMI suffit largement à leur procurer un niveau de vie acceptable."

    Y’a vraiment des coups de pied au cul qui se perdent dans les limbes de l’ignominie coutumière….
    Et visiblement, il n’a pas jugé bon de lire http://www.inegalites.fr/

    Répondre
  141. herve
    herve dit :

    @Alain : si tu vois pas, c’est peut-être parce que tu regardes pas au bon endroit.

    J’en vois quotidiennement une dizaine, des gens qui dorment dehors. Sans chercher…

    Mais bon. Parmi eux, beaucoup ne touchent sans doute même pas le RMI…

    Y a aussi tous ceux qui se font prêter une cave… un grenier… une vieille caravane… qui dorment dans leur bagnole depuis leur expulsion… ou ont trouvé un appart inoccupé… une ancienne usine… un hangar SNCF…

    Au fait, tu sais, loger dans sa famille ou chez ses amis, c’est pas très confortable pour personne.

    Non, Alain, j’ai connu naguère un certain nombre d’erremistes, et crois-moi, la majorité payaient leur loyer, grâce au RMI et à l’ALS (versée directement sur le compte du proprio, ce qui facilite les contacts proprio/locataire… il reste à compléter, ce qui bouffe un gros bout du RMI). Je n’envie vraiment pas leur vie. Sans compter que maintenant ça doit être encore plus difficile qu’à l’époque… (je dois ajouter ici, même si c’est évident, que j’ai forcément une vision biaisée des choses, puisque j’ai connu des RMIstes qui n’étaient encore pas trop désocialisés. Personne qui dormait dehors, par exemple. Non pas qu’il n’y en ait pas, mais qu’on ne les rencontre vraiment que quand on vit soi-même dehors…)

    Un niveau de vie acceptable… franchement, vraiment… soit honnête, essaie de te projeter. On peut y croire, vu de l’extérieur, pendant un instant; on peut s’imaginer vivre comme ça… un mois, deux mois… c’est plaisant,; on a le temps de marcher, d’aller à la salle de lecture de la médiathèque… on dragouille, on tape une clope par ci par là… mais n’avoir que ça comme perspective d’avenir ? Pour personne, ça n’est acceptable. Et cette existence est un vortex : on n’en sort que très difficilement… on perd progressivement les repères, les codes de la société. C’est très difficile de rester d’aplomb quand on vit ça, même si, comme je l’ai déjà dit, il y a des gens qui finissent par s’en sortir.

    Répondre
  142. chris
    chris dit :

    salut agnes ,

    ici ,c’est agnes ou mono …..juste une triste info …le Point vient d’exploser ses ventes …pas moyen de s’en procurer un exemplaire survivant ..me suis renseigné , y a plus !!!!!!!

    en tout cas ,ici ca bouge au niveau reaction en effet …!!!!!!!

    Répondre
  143. Alain
    Alain dit :

    C’est dingue comment les gens ne savent pas lire, je vais répéter pour la nième fois.

    Je parle d’une personne célibataire (donc sans enfants, je le précise en toutes lettres parce que certains vont dire qu’il y a des célibataires avec enfants) qui ne fume pas, qui n’a pas de voiture, qui n’a pas de traitements médicaux lourds, qui est logée à titre gratuit ou appart légué par la famille.

    Alors me sortez pas l’exemple de la femme avec enfant qui fume, qui a une voiture, qui paie un loyer, qui rembourse un crédit auto etc…
    JE PARLE PAS DE CES GENS LA.

    Ensuite pour ce qui est des charges et EDF, je paie mensuellement 150 euros + 22 euros pour un 100m².
    89 euros / mois de EDF c’est énorme.

    Si elle gère mal son budget et qu’elle vit au dessus de ses moyens, faut pas demander à l’état/l’entreprise de payer la différence.

    Répondre
  144. Alain
    Alain dit :

    C’est dingue comment les gens ne savent pas lire, je vais répéter pour la nième fois.

    Je parle d’une personne célibataire (donc sans enfants, je le précise en toutes lettres parce que certains vont dire qu’il y a des célibataires avec enfants) qui ne fume pas, qui n’a pas de voiture, qui n’a pas de traitements médicaux lourds, qui est logée à titre gratuit ou appart légué par la famille.

    Alors me sortez pas l’exemple de la femme avec enfant qui fume, qui a une voiture, qui paie un loyer, qui rembourse un crédit auto etc…
    JE PARLE PAS DE CES GENS LA.

    Ensuite pour ce qui est des charges et EDF, je paie mensuellement 150 euros + 22 euros pour un 100m².
    89 euros / mois de EDF c’est énorme.

    Si elle gère mal son budget et qu’elle vit au dessus de ses moyens, faut pas demander à l’état/l’entreprise de payer la différence.

    Répondre
  145. jean-marc
    jean-marc dit :

    @ alain

    " La grande masse des RMIstes font comment pour se loger alors ?

        Selon toi ils seraient tous à la rue à dormir sous les ponts parce qu’ils peuvent pas payer un loyer.    Or je ne vois pas des millions de personnes dormir dehors. 
        Ils sont donc dans le pire des cas forcément hébergés à titre gratuit, ou bien la famille leur a légué un appart.    Par conséquent le RMI suffit largement à leur procurer un niveau de vie acceptable." 

    He, he, j’aime bien ce genre de propos. Effectivement il peut y avoir une partie des titulaires du RMI qui ont un hébergement gratuit ou qui en ont hérité d’un. En ce qui concerne les autres, parce que ces cas ne font pas la majorité, il y a soit la rue soit la location mais si vous voulez parlez franc alors parlons des appartements que le titulaire du RMI trouvera.

    Un certain nombre sont logés dans des chambres (cela crée même une sorte de marché de la misère avec les marchands de sommeil au bout). J’en connais pas mal des ces chambres où les titulaires s’échouent avec des conditions à la limite de l’acceptable… (et pourtant je vis dans une ville de 30000 habitants alors qu’est-ce ça doit être ailleurs dans les grandes villes).

    Il y a les appartements hlm. Et puis il y a les locations privées avec des appartements, le plus souvent, à la limite de l’insalubrité quand ils ne le sont pas, insalubres.

    La question n’est pas de savoir s’il est possible ou nom de vivre avec le RMI. Le RMI est justement une allocation qui permet la survie mais il ne faut pas être dupe pour autant.

    De quoi une personne maléficiant du RMI vit ? De rien. Le montant étant tellement ridicule qu’il ne permet rien, n’autorise rien.

    Certes il touche l’allocation logement mais il y aura toujours un bout à payer pour le loyer. Le RMI c’est 384 euros pas plus. Il y a l’eau, l’électricité, les ordures ménagères à payer, la nourriture, les vétements, etc. Ce qu’il ne paye pas : la taxe d’habitation et la redevance télé (mais il faut demander explicitement une exonération sinon vous la payez et beaucoup le font parce qu’ils ne le savent pas…)

    Parlons du système de chauffage, au hasard, dans les petits appartements plus ou moins bien foutus (studio, t1, t2, t3). La plupart des propriétaires refusent de mettre au chose qu’un radiateur électrique parce que cela revient moins cher à installer. Donc vous êtes au rmi, dans un appartement à peu près isolé bien souvent mal ; en hiver il y fait froid pourquoi ? Parce que le chauffage éléectrique, c’est cher donc moins de chauffage.

    Maintenant je ne fais pas de souci quand on en arrive à critiquer cette forme d’entraide sociale (instituée par l’état) on parle vite de charges au lieu de cotisations sociales. Les charges représentent un poids alors tant qu’à faire glisser le sens où bon il nous semble, on y va.

    Les cotisations sociales existent justement parce qu’elles prennent en compte une globalité : la collectivité. Chacun, à titre individuel, assume cette partie collective via les cotisations sociales afin d’assurer au maximum de personnes, c’est-à-dire à celles qui ne le peuvent pas, une assurance minimum. C’est la garantie de la société civile qui se doit de venir en aide à tout le monde y compris aux plus démunis. C’est même marqué dans le préambule de la constitution de 46.

    Maintenant je ne suis pas naïf aussi, une fois j’ai rappelé cela à une présidente de Comission Locale d’Insertion. Elle m’a renvoyé balader en me disant que cette référence historique était obsolète. C’est dire, aujourd’hui, que le discours libéral, ultra libéral a bien imprégné toutes les couches sociales. Et c’est pour cela qu’on parle de charges au lieu de cotisations et qu’on en arrive à se poser la question de l’utilité d’un revenu de solidarité comme le RMI.

    Que ce minimum garanti soit suffisant ou pas est un autre débat. Aujourd’hui, nous avons oublier ce que veulent réellement dire les termes de cotisations sociale, de RMI et quelles implications à la fois collectives et individuelles ils impliquent. C’est pour cela que l’article du point est inacceptable parce qu’il vise à mettre en place la haine de ces mécanismes d’entraide collectives.

    On peut aller jusqu’au bout du système individuel sans aucune garantie collective uniquement payée par ses propres moyens comme le veut la tendance libérale. Imaginons que vous ayaez une maladie de type cancer qui implique une traitement récurrent : chimiothérapie + piqures pour les remonter les globules du sang. Au bas, cette thérapie est facturée à 1500 euros. Sans les aides sociales et collectives. Qui peut payer 1500 euros toutes les 3 semaines. A part les plus riches, personne. C’est-à-dire qu’en cautionnant un tel système ; vous cautionnez aussi qu’une majeure partie de la population ne puisse se soigner.

    C’est cela qu’il faut bien avoir en tête pour comprendre l’ignominie cachée dans les propos de cet article.

    Répondre
  146. herve
    herve dit :

    Ok, Alain, parlons de cette personne. Je te l’ai déjà dit, j’en ai connu une qui était à peu près dans ce cas là, puisqu’elle vivait dans un appart qui appartenait à sa mère.

    J’ai dit, et je te répète, que c’est une vie sans perspective. Et je t’ai demandé honnêtement de te projeter, de t’imaginer à sa place. Ah oui, c’est cool, tu as du temps. Enfin, du temps.

    Mais bientôt, tu n’as que ça. Du temps, et c’est tout. Aucune perspective. Rien. Juste un présent où tu t’enlises, tu t’embourbes, dont sortir devient chaque jour moins possible…

    Répondre
  147. Alain
    Alain dit :

    Il y a plus d’un million de RMIistes, alors si ils n’ont pas un toit, ils sont forcément quelque part et ils sont forcément visibles. Ce ne sont pas des SDF qui n’ont même pas de compte en banque pour récupérer le RMI. Ils ont forcément en grosse majorité un logement.
    Puis le coup du « je vois ce que tu ne vois pas » ça me fait bien rire, c’est vrai que tu as des capacités extra sensorielles.

    Ensuite, je ne dis pas que c’est la vie de château de percevoir le RMI et être hébergé chez quelqu’un, mais si on veut pas bosser, on peut pas exiger le beurre et l’argent du beurre.

    Pour terminer, puisqu’on a un Grabuge parmi les contributeurs de qualité de ce blog, tu pourrais nous raconter ta journée de RMIste ?
    Tu gères comment ton budget ?
    Quels sont tes loisirs ?
    Tes projets d’avenir ?
    Tes relations sociales ?
    Pourquoi dépenser au moins 30 euros / mois en adsl alors que tu peux « mieux » manger avec ?
    Tu bosses au noir de temps en temps ?
    Tu as un soutien familial ?
    En bref, tu fais comment pour vivre avec le RMI ?

    Tes réponses m’intéressent énormément.

    Répondre
  148. poussin006
    poussin006 dit :

    @Alain

    89 euros c’est peut-être énorme pour toi, mais quand t’es à la maison toute la journée… la tv tourne ou la radio.
    Puis tu sais qu’avec un enfant, les machines tournent souvent, plus que chez ton célibataire qui file son linge à maman…
    et quand t’as une voiture, et que tu te retrouves dans cette galère, tu essaies de la garder le plus longtemps possible parce que pour prendre un job qui nécessite un moyen de transport et quand forcément y a pas de bus dans ton coin, t’en as besoin, tu pourras pas en racheter une…
    donc arrêtes de me faire rire avec ton fils à papa hébergé chez papa ou dans un studio que lui prête sa vieille grand-mère, qui lave son linge chez maman, qui roule avec la voiture que lui a payé papa quand il a eu son permis (papa lui file la carte de sa boîte pour faire le plein…)
    oui le célibataire sans enfant qui vit chez maman, qui n’a pas de "besoins consumméristes", il peut vivre et même chercher un boulot dans ces conditions.

    Tu crois sérieusement qu’il y a 1 million de célibataires sans enfant hébergés gratos en france, non fumeurs, non buveurs, sans voiture?
    J’en connais un célibataire, un qui fume plus, qui bois plus, a une voiture et vit du rmi. Mais il est chez lui car AVANT il a bossé pour se payer une ruine et y a consacré toutes ses économies et ses week ends.
    Et pourtant, ce n’est pas facile pour lui non plus, la fin du mois débute souvent …le 10 ou 15 quand ca va.
    Tu le trouves plus souvent invité à manger chez ses parents…

    Je te souhaite amicalement de te trouver avec femme, enfants, voiture, appart… au rmi, tu vas vite voir que c’est pas le pied comme tu le prétends.
    Et là tu viendras me parler de mauvaise gestion, de budget et me donner des leçons, parce que moi, j’y suis passé par la case cabane au fond du jardin chez maman, rmi, milieu rural.
    Faut supporter : ses parents, les voisins, les autres, le moindre rendez-vous te prends la journée à cause des 30 km en bus mals désservis (bin oui, pas de voiture). La recherche d’emploi et tout ca. mais je m’en suis sorti.
    Toit tu gobes les médias sans broncher. Tu ne sais pas de quoi tu parles…

    Répondre
  149. Alain
    Alain dit :

    Hervé, je lis très attentivement tous les commentaires, alors j’attends la même attitude des commentateurs.

    Au commentaire #51, je dis bien que l’article du point est une honte et qu’il est archi faux.
    Je dis aussi que ce mode de vie n’offre aucune perspective.
    Mais tout le monde n’a pas un but dans la vie, tout le monde n’a pas de projet, tout le monde ne veut pas briller, certains se contentent de vivre en attendant l’heure fatidique.
    Le RMI permet ce mode de vie.

    Répondre
  150. poussin006
    poussin006 dit :

    Alain,

    quand j’étais moi aussi au rmi,
    loisirs : quand quelqu’un veut bien te sortir quelque part, tu sors. Heureusement que dans la misère la solidarité existe, et peut même te permettre d’aller boire un coup de temps en temps avec tes amis (les vrais)
    Projets : les mêmes qu’avant, juste un accident de pacours qui m’avait fichu tout en bas (même passé 6 mois avec 0euros de revenu…)
    Relations sociales : plus du tout les même, mais seuls sont restés mes VRAIS amis, ceux qui essaient de comprendre, et qui n’hésitent pas à t’emmener manger au fast food de temps en temps
    L’adsl mon cher est moins cher que le rtc. donc quand tu cherches du taf, vaut mieux ca. puis sur internet tu restes pas coupé du monde. Tu rencontres d’autres gens… une fois ton forfait payé, tout est gratos contrairement à "dehors"
    Et sache que le soutien familial (hébergement, argent), souvent ils te le fait remarquer à chaque instant que t’es pas chez toi (et accessoirement de gonfle à savoir quand est-ce que tu pars, ce que tu ne peux pas faire faute d’un emploi) et que s’il était pas là, tu serais sous les ponts…

    Répondre
  151. poussin006
    poussin006 dit :

    Alain,

    quand j’étais moi aussi au rmi,
    loisirs : quand quelqu’un veut bien te sortir quelque part, tu sors. Heureusement que dans la misère la solidarité existe, et peut même te permettre d’aller boire un coup de temps en temps avec tes amis (les vrais)
    Projets : les mêmes qu’avant, juste un accident de pacours qui m’avait fichu tout en bas (même passé 6 mois avec 0euros de revenu…)
    Relations sociales : plus du tout les même, mais seuls sont restés mes VRAIS amis, ceux qui essaient de comprendre, et qui n’hésitent pas à t’emmener manger au fast food de temps en temps
    L’adsl mon cher est moins cher que le rtc. donc quand tu cherches du taf, vaut mieux ca. puis sur internet tu restes pas coupé du monde. Tu rencontres d’autres gens… une fois ton forfait payé, tout est gratos contrairement à "dehors"
    Et sache que le soutien familial (hébergement, argent), souvent ils te le fait remarquer à chaque instant que t’es pas chez toi (et accessoirement de gonfle à savoir quand est-ce que tu pars, ce que tu ne peux pas faire faute d’un emploi) et que s’il était pas là, tu serais sous les ponts…

    Répondre
  152. Sancho Pansa (Julien)
    Sancho Pansa (Julien) dit :

    Des propos aussi reducteurs et "mortifiant" pour ceux qui subissent et les affres du chomage et les affres des racourcis idéologiques, ca finit par devenir usant et finalement générateur d’une certaine lassitude …

    Répondre
  153. Grabuge
    Grabuge dit :

    >Pour terminer, puisqu’on a un Grabuge parmi les contributeurs de qualité de ce blog, tu pourrais nous raconter ta journée de RMIste ?

    Se réveiller le matin en maudissant les cieux de ne pas être morte tout bêtement dans la nuit.
    S’avaler sa dose d’anti-dépresseurs et d’anxiolitiques pour avoir le courage de faire le ménage à fond comme si ça pouvait me tuer.
    Veiller sur mon fils de 16 ans, ses études, son moral, faire de lui quelqu’un de bien.
    Veiller sur mes parents de 84 ans, leurs cancers, leurs handicaps.
    Oublier le reste.
    M’endormir en priant pour ne pas me réveiller le lendemain.

    >Tu gères comment ton budget ?
    Y’a rien à gérer, ducon !
    Tout au minimum.

    > Quels sont tes loisirs ?
    Tu veux dire à part écrire mes colères et mes souffrances sur le net ?
    Aucun.
    Ah si ! Rentrer dans le lard d’abrutis "hors-la-vraie-vie-comme-elle-est-absurde" comme toi…

    > Tes projets d’avenir ?
    Tenir assez longtemps.
    C’est-à-dire jusqu’à la mort de mes parents sans qu’ils se doutent une seconde que leur fille n’a pas d’avenir et qu’elle n’attend que ça pour tirer sa révérence.

    > Tes relations sociales ?
    Aucune en dehors du net où la situation sociale n’est pas un stigmate ni une léproserie.

    > Pourquoi dépenser au moins 30 euros / mois en adsl alors que tu peux « mieux » manger avec ?
    Pauvre nouille ! L’abonnement Télécom de 15 euros a sauté avec la venue de la Freebox.
    Ce qui veut dire que l’ADSL me coûte le même prix que le fait d’avoir un téléphone fixe tout bête.
    Faut sortir, mon bon !
    Toi, tu n’as visiblement pas les capacités de calculer…

    > Tu bosses au noir de temps en temps ?
    Non.

    > Tu as un soutien familial ?
    Oui.
    L’amour inconditionnel de mes parents.
    Mais je doute que tu connaisses un tel délice…

    > En bref, tu fais comment pour vivre avec le RMI ?
    Je ne vis pas. Je ne survis même pas.
    Je "fonctionne".
    Comme une bête.
    Sauf que j’ai l’ADSL pour pouvoir rentrer dans le lard d’ahuris dans ton genre.

    > Tes réponses m’intéressent énormément.
    Tes questions sont à ton image : immondes.
    Tes réponses : je m’en balance.

    Répondre
  154. Grabuge
    Grabuge dit :

    >Pour terminer, puisqu’on a un Grabuge parmi les contributeurs de qualité de ce blog, tu pourrais nous raconter ta journée de RMIste ?

    Se réveiller le matin en maudissant les cieux de ne pas être morte tout bêtement dans la nuit.
    S’avaler sa dose d’anti-dépresseurs et d’anxiolitiques pour avoir le courage de faire le ménage à fond comme si ça pouvait me tuer.
    Veiller sur mon fils de 16 ans, ses études, son moral, faire de lui quelqu’un de bien.
    Veiller sur mes parents de 84 ans, leurs cancers, leurs handicaps.
    Oublier le reste.
    M’endormir en priant pour ne pas me réveiller le lendemain.

    >Tu gères comment ton budget ?
    Y’a rien à gérer, ducon !
    Tout au minimum.

    > Quels sont tes loisirs ?
    Tu veux dire à part écrire mes colères et mes souffrances sur le net ?
    Aucun.
    Ah si ! Rentrer dans le lard d’abrutis "hors-la-vraie-vie-comme-elle-est-absurde" comme toi…

    > Tes projets d’avenir ?
    Tenir assez longtemps.
    C’est-à-dire jusqu’à la mort de mes parents sans qu’ils se doutent une seconde que leur fille n’a pas d’avenir et qu’elle n’attend que ça pour tirer sa révérence.

    > Tes relations sociales ?
    Aucune en dehors du net où la situation sociale n’est pas un stigmate ni une léproserie.

    > Pourquoi dépenser au moins 30 euros / mois en adsl alors que tu peux « mieux » manger avec ?
    Pauvre nouille ! L’abonnement Télécom de 15 euros a sauté avec la venue de la Freebox.
    Ce qui veut dire que l’ADSL me coûte le même prix que le fait d’avoir un téléphone fixe tout bête.
    Faut sortir, mon bon !
    Toi, tu n’as visiblement pas les capacités de calculer…

    > Tu bosses au noir de temps en temps ?
    Non.

    > Tu as un soutien familial ?
    Oui.
    L’amour inconditionnel de mes parents.
    Mais je doute que tu connaisses un tel délice…

    > En bref, tu fais comment pour vivre avec le RMI ?
    Je ne vis pas. Je ne survis même pas.
    Je "fonctionne".
    Comme une bête.
    Sauf que j’ai l’ADSL pour pouvoir rentrer dans le lard d’ahuris dans ton genre.

    > Tes réponses m’intéressent énormément.
    Tes questions sont à ton image : immondes.
    Tes réponses : je m’en balance.

    Répondre
  155. herve
    herve dit :

    @Alain

    Ne t’inquiètes pas, je te lis avec attention.

    Ce qui me permets de constater que tu viens de passer de « le RMI permet d’avoir un niveau de vie acceptable, sous réserve de bénéficier d’un hébergement gratuit » à « le RMI permet d’attendre la mort tranquillement, sous réserve de bénificier d’un hébergement gratuit ».

    C’est exactement ce que je cherchais à obtenir de ta part. Il n’y a peut-être là pour toi qu’une nuance, mais elle me satisfait.

    Je me passerai de discuter de la quantité d’erremistes ainsi heureux de leur sort, non plus que du nombre d’anges qui tiennent debout sur une tête d’épingle. Je n’en sais rien, pas plus que toi (il faudrait une ambitieuse enquête socilogique pour commencer à répondre à la question), je crois juste qu’ils ne sont pas nombreux à l’être de façon durable… mais bref, brisons là.

    Je sais à quel point il est difficile (et nous le savons tous), quand on est face à tout un groupe de contradicteur unanimes, d’infléchir un tant soit peu sa position, de mettre une goutte d’eau dans son vin. Tu viens de le faire, je m’en contente, et je te tire mon chapeau, malgré tout ce qui nous oppose.

    Je n’aurai pas toujours cette patience, et si une prochaine fois je te traite de crétin des Alpes et d’ostrogoth incurable, ça sera de bonne guerre.

    Répondre
  156. Grabuge
    Grabuge dit :

    @ Alain

    En réfléchissant à froid, je retire les noms d’oiseaux dont j’ai pu t’affubler au fil de mes réponses à ton questionnaire inquisiteur…
    Après tout, il me suffisait de ne pas répondre à la provocation.
    Sauf qu’aujourd’hui, pour un tas de raisons, c’était pas le jour à me chercher (comprenne qui pourra…).

    Non pas que tu ne les mérites pas haut la main, mais parce que ça ne fait pas avancer le smilblick et que c’est finalement assez contre-productif pour que tu réalises à quel point tes positions sont intenables autant qu’indécentes.

    Répondre
  157. jean-marc
    jean-marc dit :

    @ alain

    "Ensuite, je ne dis pas que c’est la vie de château de percevoir le RMI et être hébergé chez quelqu’un, mais si on veut pas bosser, on peut pas exiger le beurre et l’argent du beurre."

    Deux affirmations contradictoires. Je ne suis pas certain qu’un titulaire du RMi ne veuille pas bosser. Là encore il y en a qui l’affirment et on ne peut pas le nier. Mais, encore une fois, un revenu de solidarité comme le RMI, dans son essence, n’implique pas une obligation de recherche d’emploi. C’est marqué, là aussi, noir sur blanc dans le textes officiels. Pourquoi ? Parce que les instances officielles de la misère savent très bien que les personnes qui se retrouvent au RMI sont des personnes avec plusieurs difficultés.

    Il y a plus ou moins une prise en charge globale en ce qui concerne le mot insertion et pas uniquement s’insérer par le travail : l’insertion peut se décliner en plusieurs catégories : santé, logement, retour vers l’emploi ou remise à niveau scolaire. En soi le système fonctionne a peu près correctement et prend en compte un certain nombre de points concernant le titulaire.

    Cependant quand on aborde l’insertion par le travail. Il ne faut pas tomber dans la caricature. Jusqu’à présent les emplois aidés n’ont vraiment aidé que les employeurs rarement les maléficiaires de telles mesures. C’est cela que je reproche le plus à ce système. Il ne fournit pas les moyens nécessaires à une sortie réelle et le plus amusant ceux qui pondent les textes officiels le savent très bien et tentent de prendre en compte cette problématique en essayant de faire en sorte que le système des contrats aidés ne se retournent pas trop contre le titulaire du fait que le RMI est un revenu différentiel. Ce qui est la pire des choses.

    Passons sur cela. Maintenant examinons un contrat aidé classique comme le CES. Un contrat sur 3 mois. Tout le monde vous dira, super vous cumulez RMI à taux plein + salaire ! Quel pied. ce qui n’est pas dit. 3 mois après, recalcul du RMI par la caf (c’est un revenu différentiel) et là. Ben vous ne touchez plus rien puisque pendant trois mois vous avez osé cumuler.

    Autrement dit, un contrat de 3 mois pour un titulaire ne lui rapporte strictement rien. Il perd du pouvoir d’achat sur ses propres revenus en ayant travaillé sans parler d’une véritable expérience professionnelle difficile à mettre sur un cv.

    -Vous a fait quoi ? accueil, posté le courrier et balayé. Un sous travail qui ne rapporte rien et qui est à la portée de tout le monde et le pire c’est qu’on ose prétendre que cela donne une expérience probante dans le domaine de l’insertion. Je ris bien fort de ce mensonge.

    Le CES n’existe plus. Le contrat d’avenir aujourd’hui. Même ramdam, cumul, intéressement pendant 6 mois + dégressivité partielle (pas encore mis en place, voir le suivi des textes officiels publiés depuis février 2006 pourtant). Le pied. Mais ce qui n’est
    pas dit, c’est que le montant du RMI est versé… à l’employeur. Donc il ne peut y avoir de cumul réellement pour le titulaire puisque son RMI est entièrement reversé à l’employeur. Pour rappel, avec le CI-RMA, dans sa première mouture, la personne employée se retrouvait au RMI et ne percevait pas d’allocations chômages. Pourquoi ? Parce que le calcul s’effectuait sur la différence versée par l’employeur moins le RMI reversé à ce dernier. Le calcul était simple pas d’assedic même pour un contrat d’un an… Aujourd’hui le ci-rma n’est pas pris en compte dans les effectifs du personnel. Et hop, on s’amuse bien en se foutant de la gueule du monde ou est ouvert à l’intérim…. (ça par contre c’est passé, la circulaire a été plus rapide…)

    Ce ne sont que deux exemples parmi tant d’autres.

    En ce qui concerne la journée du titulaire. Là aussi, il faut faire attention. Parce que la plupart des titulaires ont d’autres problèmes à régler avant de pouvoir rechercher ne serait-ce qu’un projet professionnel. Dans mon asso de chômeurs, une grande majorité des titulaires ont d’autres problèmes à régler avant d’imaginer quoi que ce soit d’autre. Ce qui va à l’encontre du but d’une asso de chômeurs puisqu’on se retrouve à faire du social… à remplir des rôles qui ne sont pas les nôtres tellement les personnes sont laminées, abîmées, broyées.

    Donc attention. Oui il y a des persifleurs comme partout mais il y aussi de vraies souffrances et c’est le plus souvent le cas. Une personne avec le malheur figé sur son visage, trouve enfin un contrat de travail après des années de galère. La première fois en 5 ans que cette personne se remet à sourire. L’employeur profite de la situation, la fait travailler 3 semaines et la jette après lui avoir fait miroiter un cdi qui n’est jamais venu. Retour à la case départ, retour au visage figé.

    Beaucoup espèrent s’en sortir. Certains y arrivent. D’autres, plus malins, en profitent plus ou moins. Et alors, il y a bien des patrons qui en profitent aussi. D’autres qui n’en profitent pas. Les même profils se retrouvent partout : du plus honnête au plus malhonnête.

    Finalement et je reviens à mon poste précédent. Il faut bien faire attention à la manière dont nous utilisons ce genre d’arguments sur les titulaires car, derrière, ce qu’il se cache c’est la remise en cause de ce système collectif d’entraide et dans le monde actuel je ne suis pas certain que ce soit pour un meilleur système mais bien l’inverse. ce que l’on nomme libéralisme ou ultra-libéralisme.

    Répondre
  158. jean-marc
    jean-marc dit :

    @ alain

    "Ensuite, je ne dis pas que c’est la vie de château de percevoir le RMI et être hébergé chez quelqu’un, mais si on veut pas bosser, on peut pas exiger le beurre et l’argent du beurre."

    Deux affirmations contradictoires. Je ne suis pas certain qu’un titulaire du RMi ne veuille pas bosser. Là encore il y en a qui l’affirment et on ne peut pas le nier. Mais, encore une fois, un revenu de solidarité comme le RMI, dans son essence, n’implique pas une obligation de recherche d’emploi. C’est marqué, là aussi, noir sur blanc dans le textes officiels. Pourquoi ? Parce que les instances officielles de la misère savent très bien que les personnes qui se retrouvent au RMI sont des personnes avec plusieurs difficultés.

    Il y a plus ou moins une prise en charge globale en ce qui concerne le mot insertion et pas uniquement s’insérer par le travail : l’insertion peut se décliner en plusieurs catégories : santé, logement, retour vers l’emploi ou remise à niveau scolaire. En soi le système fonctionne a peu près correctement et prend en compte un certain nombre de points concernant le titulaire.

    Cependant quand on aborde l’insertion par le travail. Il ne faut pas tomber dans la caricature. Jusqu’à présent les emplois aidés n’ont vraiment aidé que les employeurs rarement les maléficiaires de telles mesures. C’est cela que je reproche le plus à ce système. Il ne fournit pas les moyens nécessaires à une sortie réelle et le plus amusant ceux qui pondent les textes officiels le savent très bien et tentent de prendre en compte cette problématique en essayant de faire en sorte que le système des contrats aidés ne se retournent pas trop contre le titulaire du fait que le RMI est un revenu différentiel. Ce qui est la pire des choses.

    Passons sur cela. Maintenant examinons un contrat aidé classique comme le CES. Un contrat sur 3 mois. Tout le monde vous dira, super vous cumulez RMI à taux plein + salaire ! Quel pied. ce qui n’est pas dit. 3 mois après, recalcul du RMI par la caf (c’est un revenu différentiel) et là. Ben vous ne touchez plus rien puisque pendant trois mois vous avez osé cumuler.

    Autrement dit, un contrat de 3 mois pour un titulaire ne lui rapporte strictement rien. Il perd du pouvoir d’achat sur ses propres revenus en ayant travaillé sans parler d’une véritable expérience professionnelle difficile à mettre sur un cv.

    -Vous a fait quoi ? accueil, posté le courrier et balayé. Un sous travail qui ne rapporte rien et qui est à la portée de tout le monde et le pire c’est qu’on ose prétendre que cela donne une expérience probante dans le domaine de l’insertion. Je ris bien fort de ce mensonge.

    Le CES n’existe plus. Le contrat d’avenir aujourd’hui. Même ramdam, cumul, intéressement pendant 6 mois + dégressivité partielle (pas encore mis en place, voir le suivi des textes officiels publiés depuis février 2006 pourtant). Le pied. Mais ce qui n’est
    pas dit, c’est que le montant du RMI est versé… à l’employeur. Donc il ne peut y avoir de cumul réellement pour le titulaire puisque son RMI est entièrement reversé à l’employeur. Pour rappel, avec le CI-RMA, dans sa première mouture, la personne employée se retrouvait au RMI et ne percevait pas d’allocations chômages. Pourquoi ? Parce que le calcul s’effectuait sur la différence versée par l’employeur moins le RMI reversé à ce dernier. Le calcul était simple pas d’assedic même pour un contrat d’un an… Aujourd’hui le ci-rma n’est pas pris en compte dans les effectifs du personnel. Et hop, on s’amuse bien en se foutant de la gueule du monde ou est ouvert à l’intérim…. (ça par contre c’est passé, la circulaire a été plus rapide…)

    Ce ne sont que deux exemples parmi tant d’autres.

    En ce qui concerne la journée du titulaire. Là aussi, il faut faire attention. Parce que la plupart des titulaires ont d’autres problèmes à régler avant de pouvoir rechercher ne serait-ce qu’un projet professionnel. Dans mon asso de chômeurs, une grande majorité des titulaires ont d’autres problèmes à régler avant d’imaginer quoi que ce soit d’autre. Ce qui va à l’encontre du but d’une asso de chômeurs puisqu’on se retrouve à faire du social… à remplir des rôles qui ne sont pas les nôtres tellement les personnes sont laminées, abîmées, broyées.

    Donc attention. Oui il y a des persifleurs comme partout mais il y aussi de vraies souffrances et c’est le plus souvent le cas. Une personne avec le malheur figé sur son visage, trouve enfin un contrat de travail après des années de galère. La première fois en 5 ans que cette personne se remet à sourire. L’employeur profite de la situation, la fait travailler 3 semaines et la jette après lui avoir fait miroiter un cdi qui n’est jamais venu. Retour à la case départ, retour au visage figé.

    Beaucoup espèrent s’en sortir. Certains y arrivent. D’autres, plus malins, en profitent plus ou moins. Et alors, il y a bien des patrons qui en profitent aussi. D’autres qui n’en profitent pas. Les même profils se retrouvent partout : du plus honnête au plus malhonnête.

    Finalement et je reviens à mon poste précédent. Il faut bien faire attention à la manière dont nous utilisons ce genre d’arguments sur les titulaires car, derrière, ce qu’il se cache c’est la remise en cause de ce système collectif d’entraide et dans le monde actuel je ne suis pas certain que ce soit pour un meilleur système mais bien l’inverse. ce que l’on nomme libéralisme ou ultra-libéralisme.

    Répondre
  159. Remi_Lalouz
    Remi_Lalouz dit :

    @Alain (j’fais comme tout le monde, désolé)

    Si tu cherches les RMIstes, il y en a plein le net, via certains blogs…va voir leur témoignage et tu verras que ce n’est pas si rose que tu ne le penses.
    Y’en a ras le cul que pour un Thierry F., il y ait 1000 mecs derriere qui galèrent et qui se prennent sur la tronche des "c’est de ta faute sale feignasse, en plus je bosse pour te payer la vie de chateau", par sa faute. Et des personnes comme toi sont visiblement plus sensibles aux "exceptions" (qui est en plus un mythomane au vue de l’excellente note d’Agnès) qu’à la majorité, qu’à la vraie réalité du terrain.

    J’viens d’écouter le podcast de l’émission de RMCInfo ce matin, je suis dépité…

    Répondre
  160. Dumas & Miller
    Dumas & Miller dit :

    Des Alain, il y en a des millions. Par contre, l’auteur de l’article du Point est unique et il est romancier. Vu le niveau de son article, je n’achéterai jamais l’un de ses livres. De toutes façons, étant R’miste je n’achète jamais de bouquin, ja vais dans une biblio municipale ou on me les prête. Cet auteur va sans doute se pointer dans divers salons du livre, ou librairies, pour vendre ses livres. Il y a assez de R’mistes en France pour lui expliquer qu’il est dans l’erreur.

    Répondre
  161. yenayer
    yenayer dit :

    De toute façon, il y a une règle d’or qu’il ne faut pas oublier : " Un travailleur qui donne satisfaction ne sera jamais licencié".
    Et oui .. c dur. Mais cest la réalité !!

    Répondre
  162. Swâmi Petaramesh
    Swâmi Petaramesh dit :

    @Yenayer : Un travailleur qui donne satisfaction ne sera jamais licencié.

    Tiens, encore un Winnie l’Ourson. Un gars qui en 2006 n’a encore jamais entendu parler de rachats / fusions / acquisitions ni de délocalisations qui résultent en la fermeture de services ou d’usines entières, et en licenciements collectifs, pardon, plan sociaux, pardon, plans de sauvegarde de l’emploi où l’on sabre les uns et les autres indépendamment de toute considération individuelle.

    Je connais une entreprise qui vient de transférer toute sa comptabilité France en… Espagne. Après tout c’est l’Europe, et c’est moins cher. Il faut dire que les comptables français ne donnaient pas satisfaction : Ils étaient trop chers.

    Maintenant, c’est emmerdant pour les membres de l’entreprise qui ne parlent pas anglais correctement, puisque c’est en anglais qu’on communique avec les comptables espagnols. On mumure qu’ils ne donneraient plus satisfaction…

    Un travailleur qui donne satisfaction ne sera jamais licencié, encore un gars qui vit encore au XIXe s., dans l’entreprise de papa d’avant les trois dernières guerres…

    Rendors-toi mon petit.

    Répondre
  163. Swâmi Petaramesh
    Swâmi Petaramesh dit :

    @Yenayer : Un travailleur qui donne satisfaction ne sera jamais licencié.

    Tiens, encore un Winnie l’Ourson. Un gars qui en 2006 n’a encore jamais entendu parler de rachats / fusions / acquisitions ni de délocalisations qui résultent en la fermeture de services ou d’usines entières, et en licenciements collectifs, pardon, plan sociaux, pardon, plans de sauvegarde de l’emploi où l’on sabre les uns et les autres indépendamment de toute considération individuelle.

    Je connais une entreprise qui vient de transférer toute sa comptabilité France en… Espagne. Après tout c’est l’Europe, et c’est moins cher. Il faut dire que les comptables français ne donnaient pas satisfaction : Ils étaient trop chers.

    Maintenant, c’est emmerdant pour les membres de l’entreprise qui ne parlent pas anglais correctement, puisque c’est en anglais qu’on communique avec les comptables espagnols. On mumure qu’ils ne donneraient plus satisfaction…

    Un travailleur qui donne satisfaction ne sera jamais licencié, encore un gars qui vit encore au XIXe s., dans l’entreprise de papa d’avant les trois dernières guerres…

    Rendors-toi mon petit.

    Répondre
  164. Schtroumpf manouche
    Schtroumpf manouche dit :

    On a qu’a faire la même chose avec un patron qui souhaiterais "garder l’anonymat". Un patron qui fait faire des heures sup non payées, qui traite ses employés comme du bétail, qui blanchit la moitié de ce qu’il gagne et même (ne nous gênons pas avec la caricature) qui abuse sexuellement de sa secrétaire chinoise mineure non déclarée. Ce qui est bien avec le fameux "souhaite garder l’anonymat" c’est que l’information est invérifiable. Mais attention, c’est pas du mensonge, non non.

    Répondre
  165. ango
    ango dit :

    Alain super star !
    Il y en a que pour lui.

    Hervé,
    je ne mets pas en doute ce que tu dis. Je ne suis pas d’accord avec toi sur la manière dont tu vois les choses mais ces types existent. Quand je te dis qu’en travail par équipe, j’ai du me faire passer pour un solitaire pour me séparer de mon coéquipier qui n’avait qu’une idée c’est de voler des pièces à 3 € pour une douche, je ne plaisante pas. Quand je te parle d’un acolo suicidaire je ne plaisante pas. Quand je te dis que j’ai bossé avec des pochtrons qui travaillaient d’arrache-pieds je ne rigole pas non plus. Je vais même te dire au bout de quelques jours j’ai du leur dire que le grand café – calva à 7 heure du mat moi je pouvais pas tenir, il a fallu y aller très doucement, parce que les types vivaient dans un ambiance alcoolique très conviviale. Je m’excluais un peu. Et pourtant c’était des monstres au boulot. Et tout ça, le patron de l’époque le savait très bien, et franchement il aurait préféré payer une bière à ces messieurs que de les perdre parce que tout pochtron qu’ils étaient, ils étaient sûrement les plus efficaces dans leur boulot.

    Ce que je voulais dire c’est que un dépréssif peut l’être pour un tas de choses, qu’il y a des joyeux alcoolo super compétent et qui bossent très bien. Et tout ça je ne sais pas si ça entretient un rapport étroit avec le RMI. Il est clair que les gens qui accumulent les situations à déviance leur dernier filet qui n’est pas épais, c’est sûrement le RMI…

    Répondre
  166. Lost
    Lost dit :

    (Re) bonjour,

    Quelqu’un a-t-il contacté (Actuchômage, des associations de chômeurs…) la rédaction du Point afin de demander un droit de réponse ? Avec tout ce qui a été dit sur différents blogs ou forums il y’aurait matière à remuer le caca dans l’autre sens.

    Répondre
  167. Lost
    Lost dit :

    (Re) bonjour,

    Quelqu’un a-t-il contacté (Actuchômage, des associations de chômeurs…) la rédaction du Point afin de demander un droit de réponse ? Avec tout ce qui a été dit sur différents blogs ou forums il y’aurait matière à remuer le caca dans l’autre sens.

    Répondre
  168. petit chroniqueur
    petit chroniqueur dit :

    @ yenayer qui écrit : "De toute façon, il y a une règle d’or qu’il ne faut pas oublier : " Un travailleur qui donne satisfaction ne sera jamais licencié".
    Et oui .. c dur. Mais cest la réalité !!"

    C’est la réalité que vous voulez bien voir.
    Je peux vous donner un contre-exemple, le mien, mais beaucoup d’autres pourraient abonder dans le même sens.
    Tu diras que je suis peut-être un peu prétentieux de me permettre de penser que je donne satisfaction mais :
    – Je travaille depuis 18 ans dans une boîte de 25 personnes.
    – Mon salaire a été multiplié par trois au cours de cette période.
    – Mon statut est passé d’employé à cadre.
    – La boîte réalise selon les bonnes/mauvaises années entre 12 et 25 millions d’euros de profit.
    – L’ensemble des employés sera licencié prochainement car les actionnaires ont décidé de délocaliser.
    La réalité n’est pas uniquement la réalité que l’on connaît.

    Répondre
  169. jojo
    jojo dit :

    Ecrivez par mail au point et surtout aux éditions qui publient le torchon. Généralement ces gens là n’aiment pas trop les mauvais retours sur leur maison…

    Par ailleurs je tiens à réagir à un des premiers commentaires, le 7 pour être précis. Ce brave internôte affirme :

    "On dirait que tu découvres la vie…
    Ben oui, les gens sont cons et c"est comme ça…
    Tant pis si on oublie aussi qu"il y a moyen d"apprendre à lire et à écrire et même à faire un doctorat en socio pour pas trop cher…
    Ben voui, c"est la vie, c"est comme ça.
    Et les gens voteront sarko et voilà.
    Et pour ton moral pense à d"autres choses.
    Car là depuis que ton blog est sur la page de rezo, je ne t"ai jamais vu faire autre chose que de jouer les vierges ébahies devant la médiocrité journalistique et la stupidité de la chasse aux chômeur, et l"injustice sociale."

    Je ne sais pas si le quidam a fait un doctorat de socio, mais si c’est le cas, c’est du gachi. Ce commentaire a un peu trop des relents de donneur de leçon, de "moi je connais tout sur la vie", bien désabusé et cynique a point. Bref, autant ne rien écrire si c’est pour dire de prédantes zé désagréables inutilités pareilles.

    PS : si le même ou un autre quidam quelconque a la délicieuse idée de m’indiquer à quel point ma démarche est stupide et vaine, à quel point les maisons d’édition se foutent des critiques… INUTILE PAR PITIE NE PERDEZ PAS VOTRE TEMPS

    Répondre
  170. Natacha
    Natacha dit :

    Bonjour,

    Info relayé sur mon blog. En effet en prennant un peu de temps, il est très facile de démontrer par A+B que ce livre est un tissu de mensonges, pas besoin d’être diplômé en journalisme pour le démontrer.

    Idée de Jojo pas mauvaise, si tous les internautes écrivent au Point et à l’éditeur Albin Michel en poitant lignes par lignes les aberrations de ces 185 pages de propagagande anti-chômeur, pas certain qu’ils aient envie de refaire la promotion et patraître un livre qui leur servira à se faire lyncher, en démontrant que :
    – 1 – les rélecteurs de l’éditeur sont passé à côté de bourdes éléphantesques
    – 2 – on peut être un écrivain et journaliste connu et faire du très mauvais travail, voir des commentaires abjectes

    Qui veut jouer à l’arroseur arrosé ?
    😉

    Répondre
  171. ango
    ango dit :

    Swami,

    j’ai utilisé le terme déviance au lieu de celui d’anomie, mea culpea donc. De toute façon c’est par rapport à l’intégration (travail, famille, réseau d’amitité etc.), à des normes, normes que produit une société. On peut parler aussi de déclassement, de relégation. Je n’ai pas généralisé dans mon post, qu’on soit bien d’accord, aucune généralisation. Je parlais des gens en situation d’anomie par déclassement et non pas des RMI stes en général.

    Répondre
  172. ango
    ango dit :

    OUuuuuuu il est temps que je change mes lunettes.

    Hervé,
    j’ai confondu ton post avec celui de quelqu’un d’autres. Bref, on dit à peu près les mêmes choses les exceptions forment pas les règles, mais des cas concret doiven être réalisable en regard des lois et règlements ce qu’a clairement indiqué Agnès.

    Répondre
  173. chris
    chris dit :

    autant j’entend ou je lis plutot des commentaires qui font plus que tenir la route sur la provocation du point .
    autant je regrette un manque d’analyse sur les tenants et aboutissants de cette "commande" journalistique !
    c’est peut etre du a l’aspect passionnel du a l’intense provocation du truc .

    parce qu’avant de savoir que ca allait exploser la parution , y a bien eu "commande" !!!

    je fais le faux naif ..mais c’est le but recherché qui est plutot inquietant !!

    Répondre
  174. chris
    chris dit :

    autant j’entend ou je lis plutot des commentaires qui font plus que tenir la route sur la provocation du point .
    autant je regrette un manque d’analyse sur les tenants et aboutissants de cette "commande" journalistique !
    c’est peut etre du a l’aspect passionnel du a l’intense provocation du truc .

    parce qu’avant de savoir que ca allait exploser la parution , y a bien eu "commande" !!!

    je fais le faux naif ..mais c’est le but recherché qui est plutot inquietant !!

    Répondre
  175. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Ce n’est pas d’après moi : il suffit d’aller vérifier les montants et les conditions des différentes allocations citées sur les sites officiels pour voir qu’il y a un loup (voire une meute) dans le récit de super-chômeur! Et niveau vérification, c’est à la portée du premier venu, pas besoin de viser un Pullitzer pour cela!

    Répondre
  176. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Ce n’est pas d’après moi : il suffit d’aller vérifier les montants et les conditions des différentes allocations citées sur les sites officiels pour voir qu’il y a un loup (voire une meute) dans le récit de super-chômeur! Et niveau vérification, c’est à la portée du premier venu, pas besoin de viser un Pullitzer pour cela!

    Répondre
  177. poussin006
    poussin006 dit :

    @chris

    Tu les cnnais les tenants et aboutissants :
    – diviser…
    – pendant qu’on s’englue à convaincre des provocateurs, le temps passe, le livre est lu, les articles avec, il est acheté (au moins thierry F ne touchera plus l’ass ou j’espère qu’il la filera à une asso de précires)…
    et le lit d’un vote est fait (lequel? faux naif aussi)

    Répondre
  178. jean-marc
    jean-marc dit :

    @ chris,

    Le but et l’intention recherchés dont le résultat serait d’obtenir un résultat. He, he, he, he But et intention un peu comme cause et effet ? 😉 C’est donner trop d’importance et de pouvoir à des constructions imaginaires comme journalistes et journaux ou politique et loi. Il faut leur laisser cette idée qu’ils possèdent un quelconque pouvoir et une quelconque influence mais, au final, ils ne détiennent rien. Absolument rien. Ils le savent très bien.

    C’est pour cette raison qu’ils tentent de faire croire qu’ils ont une quelconque influence, un pouvoir dont ils ne maîtrisent, dans l’absolu, rien. Ils en sont tellement aux abois de ce vouloir qu’est le pouvoir qu’ils sont prêts à s’approcher des pires provocations et des pires lois politiques afin de faire croire qu’ils maîtrisent encore quelque chose ou qu’ils possèdent un peu de ce tant désiré pouvoir.

    Malheureusement posséder le pouvoir, si jamais certains, certaines auraient cette lubie, ce n’est pas agir comme ils le font en limitant les libertés ou en tentant de les réduire tout en essayant de mélanger toute sorte de connivences (journalisme, industries, médias, etc).

    Regardez à quoi ils en sont vraiment réduits pour affirmer leur suprématie. Le pouvoir, s’il existe, n’est pas celui de la coercition mais de la liberté, de donner la liberté à chacun, chacune mais c’est aussi la chose la plus difficile car si vous donnez le pouvoir à l’autre cela exige que vous disparaissiez. Or comme vous l’avez remarqué, ces gens-là qui veulent le pouvoir ou prétendent l’avoir en manipulant ne veulent pas disparaître mais veulent apparaître….

    C’est cela qui est le plus amusant et c’est en cela qu’ils sont le plus ridicule.

    Répondre
  179. jean-marc
    jean-marc dit :

    @ chris,

    Le but et l’intention recherchés dont le résultat serait d’obtenir un résultat. He, he, he, he But et intention un peu comme cause et effet ? 😉 C’est donner trop d’importance et de pouvoir à des constructions imaginaires comme journalistes et journaux ou politique et loi. Il faut leur laisser cette idée qu’ils possèdent un quelconque pouvoir et une quelconque influence mais, au final, ils ne détiennent rien. Absolument rien. Ils le savent très bien.

    C’est pour cette raison qu’ils tentent de faire croire qu’ils ont une quelconque influence, un pouvoir dont ils ne maîtrisent, dans l’absolu, rien. Ils en sont tellement aux abois de ce vouloir qu’est le pouvoir qu’ils sont prêts à s’approcher des pires provocations et des pires lois politiques afin de faire croire qu’ils maîtrisent encore quelque chose ou qu’ils possèdent un peu de ce tant désiré pouvoir.

    Malheureusement posséder le pouvoir, si jamais certains, certaines auraient cette lubie, ce n’est pas agir comme ils le font en limitant les libertés ou en tentant de les réduire tout en essayant de mélanger toute sorte de connivences (journalisme, industries, médias, etc).

    Regardez à quoi ils en sont vraiment réduits pour affirmer leur suprématie. Le pouvoir, s’il existe, n’est pas celui de la coercition mais de la liberté, de donner la liberté à chacun, chacune mais c’est aussi la chose la plus difficile car si vous donnez le pouvoir à l’autre cela exige que vous disparaissiez. Or comme vous l’avez remarqué, ces gens-là qui veulent le pouvoir ou prétendent l’avoir en manipulant ne veulent pas disparaître mais veulent apparaître….

    C’est cela qui est le plus amusant et c’est en cela qu’ils sont le plus ridicule.

    Répondre
  180. chris
    chris dit :

    salut poussin !

    je te suis sur le resultat "vote" ..mais n’etait ce pas le but escompté de la commande journalistique avant tout !

    j’ai plus que des doutes sur la reelle existence de thierry machin en tant qu’allocataire ASS ….en tant qu’ecrivain ,enfin commercialement parlant !! en plus d’un premier metier , plus certainement …la hyene quoi !

    mais au lieu de "diviser" , je dirais plutot federer un maximum de gens qui ne demandent que ca …derriere l’idée ultra liberaliste ….enfin leur idée a eux ,c’est a dire celle du hold up electoral .

    pour jean marc , construction imaginaire certes mais ils passent toutes les nuits des lois pas imaginaires elles ..en se basant sur ce genre d’imaginaire collectif !!!!!

    par contre ,sur la conception et la definition du pouvoir , je suis assez d’accord mais vaste debat !!!!

    Répondre
  181. Jeff
    Jeff dit :

    Juste pour dire qu’une Alfa Roméo, ce n’est pas forcément une voiture de "bon standing". À la fin de l’article, l’auteur dit qu’il s’agit d’une Alfa 33, le bas de gamme d’il y a 15 ans, qui doit être assez pourrie malgré le soin que lui apporte Thierry F.

    Je ne serais pas étonné que ce chômeur existe vraiment mais il a très probablement baratiné le journaliste. Ce qui est gravissime c’est que les informations chiffrées semblent fausses (d’après vous) et que le journal ne les a pas vérifiées.

    Répondre
  182. brownp
    brownp dit :

    Je suis dans cette situation de l’ASS, je suis scandalisé de voir qui a des menteur comme ce mec, un alfa + un appartement ? a par si il fait du trafic de stupéfiant entre deux rendez-vous anpe, il peu pas avoir ces moyens là, ou alors quelque ares sur le livre peu être lui ont donné les moyen d’avoir cà.

    je doit ajouter ici que pour ceux qui pencent mieu vivre en suprimant des droit sociaux au plus défavorsé, faut areter de rêver, comme des milliers de pauvre, le RMI et l ASS sont le dernier rempart qui nous sépare de la mendicité ou le vol, pke faut aps rêver, comme beaucoup si la nécésité s’en fait sentir, je mettrait de coté mon honeteté pour me mettre au vol afin de survivre, donc baisse de la protection sociale = hausse de la criminalité, a vous de choisir comment vous préférez que ca se passe, regardez comment ca se passe en amérique, pas de droit sociaux et une violance et incécurité au maximum. vous allez me dire que ici aussi y a de l incécurité, ben multipliez ca par dix et que si vous avez 3 sous et une voiture vous quiterez plus votre maison sans un garde du corps et votre liberté s’arêtera à vous promener dans votre jardin entouré de barbelés electrifiés …

    le prob du chomage est toujours le même, vous postulez à des series d’emplois, si vous êtes classé premier dans les bon pour un des l’emploi, y a majorité de chance que vous ne le serez pas plus pour les autres (tete de l’emplois), et plus vous restez chomeur, moins y aura d’issue pour vous, pke vous serez petit a petit décalifié et discalifié systematiquement.

    moi aussi a un moment m’a fallu choisir entre rester honete et vivre avec rien ou presque ou passer dans l illégalité, mais si un gouvernement vien à le décider pour moi, je n en aurait pas le choix !

    maintenant, je croi que on devrais pousuivre en diffamation ce menteur et prendre les droits de son livre et les donner a l’aasedic.

    Répondre
  183. J-J Reboux
    J-J Reboux dit :

    En réponse au livre apparemment abracadrant de ce Thierry F., et aux commentaires du "journaliste" Christophe Ono-dit-Bio (en fait de journaliste, un écrivain bobo-branchouille sans grand talent mais qui réussit apparemment très bien à faire son trou dans la presse… A nous Paris!, etc…) je vous joins un petit "tract" concernant l’ouvrage collectif qui se prépare, à paraître aux éditions Après la Lune en mars prochain… (et auquel il est encore possible d’apporter sa contribution).

    CHÔMEURS, QU’ATTENDEZ-VOUS POUR DISPARAÎTRE ? (collectif)
    (sortie le 15 mars 2007)
    LE CONTEXTE. La France du chômage endémique, huit mois avant les présidentielles.
    LES RAISONS DE LA COLÈRE. Des statistiques du chômage truquées, pour gagner à tout prix les élections. La collusion médias-politiques. La pression sur les chômeurs. La casse du Code du travail.
    LE DÉTONATEUR. 13 décembre 2005, ANPE St-Georges, Paris 9e. 57 chômeurs touchant l’ASS (allocation spéci-fique de solidarité) apprennent qu’ils commencent… le lendemain matin un stage de “remotivation” de 200 h, s’étalant sur 10 semaines… Parmi eux, un chômeur s’apprêtant à créer sa propre entreprise (Après la Lune) et par conséquent plus libre de sa parole. Un tract rédigé dans l’urgence, Chômeurs, qu’attendez-vous pour disparaître ? fait le tour du Web, relayé par le réseau des amis, blogs, sites militants, forums, jusqu’aux agences locales pour l’emploi, que des gouvernocrates n’ayant aucune idée de ce que peuvent signifier des mots tels que pauvreté, sans ressources ou fin de mois ont transformé en lieux de “traitement” du chômage. Le 7 janvier 2006, Libération prend le relais. Puis Le Canard Enchaîné, Politis, L’Emancipation, Canal + (90 minutes), France Inter (EclecticK, Rebecca Manzoni, 30 mars). En quelques semaines, de nombreux témoignages, riches, intelligents, désespérés, révoltés, arrivent sur la boîte à lettres électronique des éditions Après la Lune, donnant tout son sens à la nécessité de ce livre, qui s’annonce riche et surprenant à plus d’un titre.
    LE PROPOS DU LIVRE. Au départ, un constat : depuis la fin des Trente Glorieuses et du plein emploi, les gou-vernements de tout bord ont fait de la lutte contre le chômage une de leurs priorités. Avec le gouvernement Villepin, la pression a monté d’un cran. La baisse des statistiques du chômage est devenue un enjeu primor-dial, induisant une intoxication médiatique sans précédent. A défaut de trouver du travail à des chômeurs de plus en plus démunis, le gouvernement les stigmatise. Stages bidon (dont le fameux stage de “remotivation”), radiations abusives, tous les moyens sont bons pour dégraisser la catégorie 1 (la seule des 8 catégories de chômeurs comptant dans les statistiques).
    La campagne de 2007 s’annonce périlleuse. Il n’est pas interdit de rêver : et si la parole des chômeurs, acteurs isolés, écartés de la vie sociale, mais force politique non négligeable, représentant de nombreux électeurs, faisait son poids dans le débat ?
    LES ACTEURS DU LIVRE. Parole de chômeurs révoltés, d’agents de l’ANPE écœurés par le rôle répressif qu’on leur fait jouer, et dont la grève du 24 janvier 2006, occultée par les médias, a annoncé d’autres actions. Jusqu’à la publication du formidable Chômage, des secrets bien gardés de Fabienne Brutus, premier agent de l’ANPE à rompre le devoir de réserve et dénoncer les tripatouillages des chiffres du chômage, qui apportera sa contri-bution. Ce livre sera aussi l’occasion de porter la parole de citoyens ne se résignant pas face à la violence – la vraie, beaucoup moins spectaculaire que celle qui embrasa les banlieues, mais plus insidieuse : celle de l’État, de ses gouvernants, de leurs donneurs d’ordre du Medef, dont la propagande est relayée par des médias aux mains de ces mêmes groupes industriels.
    Un livre-manifeste sur une société en panne d’humanité, comprenant des analyses croisées sur la classe sociale dont on parle le plus et à qui on parle le moins : les chômeurs, à travers cette question cruciale, à double sens : Chômeurs, qu’attendez-vous pour disparaître ? Des textes écrits par des chômeurs (la solitude du chômeur de fond, les galères, la révolte, les associations de chômeurs), des employés de l’ANPE (la perversité du Suivi mensuel personnalisé, le rôle répressif du contrôle social, le jargon de l’ANPE, ses métiers, ses relations avec le secteur privé, comment elle pourrait évoluer, à quoi servent ses syndicats ?), des inspecteurs du travail (la casse du Code du travail), des sociologues (l’évolution du travail, le néomanagement et la répression des chômeurs), sans oublier le regard de personnes pourvues d’emploi… Enfin, il laissera une large place à des espaces de liberté, réflexions sur les moyens de lutte, utopies, actions alternatives, à commencer par ce livre-grain de sable…

    Répondre
  184. Rémini
    Rémini dit :

    J’ai écouté le podcast (presque entierement) de l’émission de RMC dans laquelle ce Thierry F. est interviewé au téléphone:

    Curieusement les informations données au téléphone par ce type diffèrent de ce que le Point relate.

    Ce type parle de ses revenus, et il évoque un revenu autour de 460 euros obtenu grace à l’ASS.
    + 160 euros d’APL alors qu il pretend être proprietaire de son appartement
    Alors que le point evoque si on lit attentivement
    600 euros de revenus liés à l’ASS + l apl.

    J ai aussi compris qu il ne paye que la moitie de la taxe fonciere.

    D’autre part:
    Le RMI à taux plein est de 433 euros pour un célibataire.
    Mais la plupart des gens célibataires qui sont hebergés ou payent un loyer recoivent exactement 381,09 euros

    Contrairement, à ce que semblent croire certains,
    un bon nombre de érémistes ont un emploi.
    Comme beaucoup de gens qui vivent dehors ont un emploi.

    Le probleme c’est que les emplois qu’ils parviennent à obtenir ne leur permettent pas de sortir du RMI, trop peu d heures et tres souvent payées au SMIC.

    Des employeurs ont l indecence et n’ont meme pas honte de proposer des contrats de travail de 18 heures hebdomadaires. (meme moins)

    La règle de cumul salaire +RMI a ete changée au 1 er octobre mais les changements ne concernent sauf erreur que ceux qui arrivent à obtenir un emploi de plus de 78 heures par mois.

    Cette regle de cumul etait (est?) une vraie saloperie car elle s’exerce retroactivement (parfois trois mois apres avoir percu un salaire) ce qui oblige à etre extremement rigoureux dans la gestion de son budget sinon c’est la catastrophe assurée.

    Je suis moi meme érémiste depuis 5 ans.
    Et je ne me considere pas comme un profiteur.

    Comme deja dit par d autres et le Point le rappelle si on veut bien lire dans le detail cet article, etre eremiste c est la meilleure facon pour se retrouver à vivre seul, ne jamais avoir de conjoint, ni vie sexuelle adulte, ni enfants, ni vie de famille.
    L’abstinence sexuelle forcée des érémistes celibataire etait evoque à travers un temoignage d un ancien eremiste dans le journal de 20h de france2 du lundi 2 octobre

    Même avoir un animal de compagnie est problematique.
    Les soins veterinaires sont extremement onereux et
    avant qu’Alain nous rappelle que les eremistes ont la CMU
    ca ne marche pas pour faire soigner son chat ou son chien.

    Je ne reçois aucune aide en dehors de l apl et du rmi (la prime de noel et les 5 euros en moins à payer sur l’abonnement FT) je ne vais pas au restos du coeur , je ne demande rien à mes parents , je n ai hérité de rien.

    Je n ai pas de voiture, ni de moto, je n ai meme pas le permis de conduire.

    J’ai horreur de tendre la main mais comme je n ai pas envie de me suicider je suis contraint pour le moment (mais je ne vois pas le bout du tunnel) de faire valoir mes droits.

    J ai le malheur d etre agé de plus de 40 ans.

    Avec mon age, je n’ai probablement pas une chance sur 1000 de pouvoir retrouver un emploi à plein temps qui me permette de faire des projets au dela d un an.

    Je ne travaille pas au noir (je n ai aucune aptitude pour peindre des murs ou poser du papier peint) et le principe me deplait: faire économiser de l argent le plus souvent à des gens qui auraient les moyens de payer le prix normal me repugne. (mais je comprends tres bien que d autres le fassent pour survivre et ameliorer le confort de leur gosses)

    Quand je vais acheter du pain, mon boulanger même s il se plaint comme Alain des "érémiste fainéants", il ne refuse jamais mon argent.
    Quand je vais chez ED,LIDL,LEADER PRICE, NETTO
    (les autres supermarchés me sont presque inaccessibles à cause du prix des produits de marque) magasins qui ont ete crees pour capter meme l’argent des tres pauvres, la/le caissier(e) ne refuse pas mon argent .

    Les combines tout le monde en a, mais celles ci sont souvent fonction du poste de travail et la situation favorisée que l on occupe.

    Les plus profiteurs ne peuvent donc pas etre les gens privés d emploi et exclus durablement de celui-ci.

    Par contre, on a bien vu que lorsqu on occupe un poste important on arrive à se faire loger facilement indument et pas dans un studio pourri.

    Répondre
  185. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Je ne critique pas le bouquin, mais l’article, lequel reprend justement des passages du bouquin sans avoir cherché cherché une seconde à vérifier les faits. ce qui n’est que moyennement grave, dans le cadre d’une critique de livre. Par contre, à partir de ces extraits non vérifiés, l’auteur de l’article se permet d’en rajouter et d’exposer clairement son point de vue, un point de vue haineux car c’est lui et non le gars du livre qui traite les chômeurs de parasites!

    Quant à mon heure de gloire, j’en ai déjà eu une bien plus grande avec cet autre article et quelques autres encore, toujours sur des sujets très… consensuels!

    Répondre
  186. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Je ne critique pas le bouquin, mais l’article, lequel reprend justement des passages du bouquin sans avoir cherché cherché une seconde à vérifier les faits. ce qui n’est que moyennement grave, dans le cadre d’une critique de livre. Par contre, à partir de ces extraits non vérifiés, l’auteur de l’article se permet d’en rajouter et d’exposer clairement son point de vue, un point de vue haineux car c’est lui et non le gars du livre qui traite les chômeurs de parasites!

    Quant à mon heure de gloire, j’en ai déjà eu une bien plus grande avec cet autre article et quelques autres encore, toujours sur des sujets très… consensuels!

    Répondre
  187. Marc
    Marc dit :

    Cela dit, si j’ai bien tout compris votre billet, vous n’avez même pas lu le bouquin du chomeur frodeur en question.
    Donc en gros, vous vous énervez pour une info que vous n’avez pas creusée à fond.
    Ca doit convenir au lectora habituel de votre Blog mais ça ‘nest pas très pro.
    Pour une personne qui se prétend bosser dans la presse, fut-t’elle locale à ses heures, ….
    Fin bon. , vous avez eu grâce à ce billet, votre quart d’heure de gloire, vous avez été en tête d’affiche du rezo.net de la gauche la plus réac. ça doit vous suffire finalement.

    Répondre
  188. chris
    chris dit :

    je pense que la communauté visée par cet article ,qui a servi entre autre a la promo d’un livre …..ressent bien intuitivement le but recherché qui est en veille de 2007 , d’obtenir l’approbation majoritaire quant a ce qui est de forcer ceux qui ne produisent "pas" dans un systeme concentrationnaire ou ils "re-produiront " a moindre prix !!!

    je crois qu’ils appellent deja ca ,la "relocalisation " !!!!!

    j’y vois moins un probleme d’ideologie droite -gauche qu’une simple strategie economique ….apres tout castro en a fait autant lors du depart sovietique !!!

    faire bosser des gens gratos pour que d’autres s’enrichissent merite bien un minimum de manipulation et de preparation dans une democratie .

    alors un judas des chomeurs fera bien l’affaire , un ponce pilate de gauche s’en lavera les mains et sarko-cesar l’appliquera sous les ovations populaires , travailleuses pardon !!

    Répondre
  189. fanette316
    fanette316 dit :

    Ce livre est une imposture totale, 3% seulement des Rmistes trichent, ok..mais cet étalement faux d’informations, pour moi ce n’est l’oeuvre que d’un jeune partisan Bobo du Parti Sarkozyste, appuyé par son gourou pour soulever une révolution au niveau des salariés..des classes moyennes.

    En 2002, quelques mois avant les Présidentielles, on a eu droit à l’insécurité sous toutes ses formes, les médias ont fonçé tête baissée
    et provoqué la montée du FN.

    Ce qui se passe aujourd’hui est identique :
    Descente de flics du RAID dans les CItés des Mureaux et des Tartarets, livre dénonçant les chômeurs tricheurs, si vous arrivez à porter un tel crédit sur ce livre, abonnez vous à Voici et restez chez vous, au lieu de noircir les forums de votre indignation : ayez un regard critique sur tout ce que vous lisez et entendez que diable !

    Vous allez reproduire 2002 avec Le Pen et Sarkozy en tête d’affiche !

    Répondre
  190. Grabuge
    Grabuge dit :

    Il est rigolo le Marc…

    D’abord, s’il était allé faire un tour chez Albin Michel, il saurait, comme tous ceux qui ont eu cette curiosité que le bouquin du Thierry (d’ailleurs pas .F mais .D, c’est dire le sérieux du plumitif décomplexé Ono-Dit-Biot) était encore A PARAÎTRE deux jours après la sortie de la bouse du Point… et non paru…
    Alors Agnès est douée, certes, mais de là à braquer les Éditions machin pour lire les épreuves manuscrites d’un bouquin pas encore imprimé, ce serait plus un Monolecte mais SuperWoman…

    Ensuite, si, suintant d’envie mal camouflée, il ne se décrédibilisait pas en ne comptant qu’UN quart d’heure de gloire à Agnès qui fait au moins 1 fois par semaine la Une du Rezo… ça m’aurait privée de pouffer de rire (et par les temps qui courent, j’en ai bien besoin…donc… merci, Marc !)
    Faut sortir !
    Agnès, elle est bien souvent en tête de gondole du rezo comme d’autres portails tout aussi intelligents parce que généralement, ce qu’elle écrit en vaut le coup tant par le sérieux que par l’angle d’analyse…
    Faut t’y faire… désolée…

    Nota pour Agnès et quelques autres : Yeahhhh… Grabuge is back bicoz son daddy est comme le canard de Robert Lamoureux… TOUJOURS VIVANT ! Youpee !

    Répondre
  191. Grabuge
    Grabuge dit :

    Il est rigolo le Marc…

    D’abord, s’il était allé faire un tour chez Albin Michel, il saurait, comme tous ceux qui ont eu cette curiosité que le bouquin du Thierry (d’ailleurs pas .F mais .D, c’est dire le sérieux du plumitif décomplexé Ono-Dit-Biot) était encore A PARAÎTRE deux jours après la sortie de la bouse du Point… et non paru…
    Alors Agnès est douée, certes, mais de là à braquer les Éditions machin pour lire les épreuves manuscrites d’un bouquin pas encore imprimé, ce serait plus un Monolecte mais SuperWoman…

    Ensuite, si, suintant d’envie mal camouflée, il ne se décrédibilisait pas en ne comptant qu’UN quart d’heure de gloire à Agnès qui fait au moins 1 fois par semaine la Une du Rezo… ça m’aurait privée de pouffer de rire (et par les temps qui courent, j’en ai bien besoin…donc… merci, Marc !)
    Faut sortir !
    Agnès, elle est bien souvent en tête de gondole du rezo comme d’autres portails tout aussi intelligents parce que généralement, ce qu’elle écrit en vaut le coup tant par le sérieux que par l’angle d’analyse…
    Faut t’y faire… désolée…

    Nota pour Agnès et quelques autres : Yeahhhh… Grabuge is back bicoz son daddy est comme le canard de Robert Lamoureux… TOUJOURS VIVANT ! Youpee !

    Répondre
  192. Statler
    Statler dit :

    je me permettrais une réserve sur le côté fascisant que vous dénoncez à la fin. Il s’agirait plutôt et très précisément de démocratie, d’un retour à ce quelle fut il y a bien longtemps, mais où les esclaves feraient quand même partie de la cité. Les esclaves oui, mais pas les autres. J’aurais voulu faire un rétrolien vers le balcon où j’ai fait un rapide post pour effleurer cette question. Mais handicapé de longue date en matière binaire, j’ai échoué. Donc : http://balp.over-blog.com/article-4

    Répondre
  193. Swâmi Petaramesh
    Swâmi Petaramesh dit :

    Ce fumier de "Thierry F." vient de bénéficier d’un reportage de 3 minutes au JT de 20 heures de France 2, pendant lequel il a pu défendre ses affirmations nauséeuses, avec seulement une quinzaine de secondes d’un syndicaliste de l’ANPE (je crois) qui a simplement dit que "tout système avait des trous" et qu’il ne fallait pas faire une généralité d’un cas isolé.

    Donc toute cette désinformation passe comme lettre à la poste (les propos de Thierry F. ont évidemment plus de poids sur "l’opinion" que le mou bémol du syndicaliste) : le missile désinformateur atteint son but :-(((

    Tout cela mériterait une véritable contre-enquète d’un véritable journaliste, pour démonter tous les rouages qui sont sous le capot de cette ténébreuse affaire…

    Répondre
  194. VincentD
    VincentD dit :

    Enorme, publication d’un droit de réponse certes, mais droit de réponse de Thierry F. à la réponse d’AC… Je pense qu’on va devoir recycler les vieux numéros du Point : soigneusement pliée, une page doit pouvoir servir à confectionner le genre de sacs jetables à l’usage de ceux que ça fait gerber.

    Répondre
  195. chris
    chris dit :

    @natacha ,

    je viens de prendre connaissance , il persiste et signe !!!

    ben ,ca va pas aider les milliers d’autres qui miserent dans leur coin et n’ont pas eu les honneurs du Point .

    c’est ce qui s’appelle faire son beurre sur le malheur commun ,quoi !

    finalement ,plus le battage mediatique fera le plein , plus son bouquin est promis a un bel avenir commercial , plus la strategie electorale va fonctionner …..plus des tas de petits blogs qui prendront leur part de gloire .

    et j’en passe et des meilleures …et le rmiste au fond de son trou ,lui il va gagner quoi …a votre avis ou votre bon coeur plutot .

    Répondre
  196. chris
    chris dit :

    @natacha ,

    je viens de prendre connaissance , il persiste et signe !!!

    ben ,ca va pas aider les milliers d’autres qui miserent dans leur coin et n’ont pas eu les honneurs du Point .

    c’est ce qui s’appelle faire son beurre sur le malheur commun ,quoi !

    finalement ,plus le battage mediatique fera le plein , plus son bouquin est promis a un bel avenir commercial , plus la strategie electorale va fonctionner …..plus des tas de petits blogs qui prendront leur part de gloire .

    et j’en passe et des meilleures …et le rmiste au fond de son trou ,lui il va gagner quoi …a votre avis ou votre bon coeur plutot .

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  197. sphax
    sphax dit :

    Pour info, France 2 vient de diffuser un sujet dans le 20h de ce soir. Avec un interview de Thierry F. et description de son niveau de vie (propriétaire d’un studio de 30 m², propriétaire de sa voiture). Selon ce reportage, Thierry F. serait bénéficaire de l’ancien système des ASS (avis aux initiés !) On apprend aussi que Thierry F. déplore le manque de contrôle fait par l’ANPE et espère créer la polémique… Petite caution journalistique, les propos d’un syndicaliste de l’ANPE affirmant que ce cas était isolé.

    Le problème c’est pas la situation du gars mais l’objectif de la démarche des journalistes. Ce reportage de France 2 n’apporte rien si ce n’est chercher à énerver le péquin qui cravache pour une misère dans un boulot de merde.

    Mais Thierry F. est un bon client puisqu’il fait la tournée des troquets journalistiques de la Grande Presse.

    Boucs-émissaires de tout bord, les temps sont durs !

    Répondre
  198. chris
    chris dit :

    cher swami ,

    je crains fort qu’une contre enquete ne soit possible ..Marianne ou le canard peut etre …mais ces deux survivants de la presse libre ne pouvant accepter l’hypothese d’un interrogatoire musclé de thierry la crapule pour des raisons d’ethiques evidentes !!!!

    et puis ,je crains fort que cette contre enquete ne nous conduisent a des adresse trop connues de nos concitoyens un peu trop rapidement !!

    Répondre
  199. Ségolène
    Ségolène dit :

    Ce qui est drôle, c’est le droit de réponse au mail d’AC! Après 200 commentaires glorifiant Agnès pour sa démonstration "chiffres à l’appui" que c’était pas possible, notre cher Thierry explique gentiment point par point pourquoi ce billet tombe à plat. Bref, le pataugeage dans la marre aux chiffres, c’est bien ici qu’il a lieu, et pas à la rédaction du Point.

    Répondre
  200. Ségolène
    Ségolène dit :

    Ce qui est drôle, c’est le droit de réponse au mail d’AC! Après 200 commentaires glorifiant Agnès pour sa démonstration "chiffres à l’appui" que c’était pas possible, notre cher Thierry explique gentiment point par point pourquoi ce billet tombe à plat. Bref, le pataugeage dans la marre aux chiffres, c’est bien ici qu’il a lieu, et pas à la rédaction du Point.

    Répondre
  201. yenayer
    yenayer dit :

    @ Swâmi Petaramesh

    C’est mignon un ourson. non ? L’ourson est au courant de plein de choses dont tu parles : plans sociaux, fusions, délocalisations, fonds de pension, et tout le toutim.
    Mais il faut dire qu’il faut un motif raisonnable à un employeur pour licencier un travailleur. Un employeur qui n’a aucun motif pour licencier un travailleur ne le licencie pas. S’il le fait c’est qu’il a une raison pour ça.

    Répondre
  202. Swâmi Petaramesh
    Swâmi Petaramesh dit :

    @Yenayer (#205) : Ah, ben s’il a une raison, alors on est sauvés ! Et la morale aussi…

    Au moyen-âge, il fallait aussi toujours une bonne raison à un seigneur pour pendre ou rouer un serf. Et même une double bonne raison, puisque le serf lui appartenait, et qu’il faut quand même une sacrée bonne raison pour bouziller exprès ses affaires…

    Enfin, je suis quand même content d’apprendre que nous vivons dans un monde plein d’oursons et de bonnes raisons.

    Répondre
  203. Sy
    Sy dit :

    Non Ségolène, la démonstration d’Agnès ne tombe pas à plat. Le reportage montre ainsi que cet individu ne touche pas 600 € d’ASS comme le prétend "le point" puisque ce Thierry dont il est question prétend percevoir 440 € au titre de cette aide. Le "journaliste" du "point" donne des informations fausses et volontairement faussées dans le but de faire croire que tous les chômeurs sont des profiteurs, qu’ils ressemblent tous à ce thierry .

    Répondre
  204. chris
    chris dit :

    le probleme chomeur est simple ,il est ouvert a toutes les attaques meme les plus vulgaires pour cause de non-representation forte .
    a cet effet ,il suffit de seulement comparer avec un syndicat forain par exemple , le paysan , pas riche pourtant un paysan ..et meme un certain syndicalisme des petits commerçants plutot douteux certes mais qui obtint de furieux resultats en son temps .
    Aujourd’hui malgré des chiffres plutot fort ,le mouvement chomeur est concentré sur du web militantisme qui a la moindre tentative serieuse d’elaboration ne demande qu’a etre noyauté par le syndicalisme ANPE et les ideologies .

    quel parti politique institutionnel peut s’interesser et prendre en compte ce qui ressemble actuellement a des boites de nuits gerés par des tauliers ideologues ou des epiciers tout courts , sans recenser ceux qui se contentent de la delirance tout court .

    thierry la hyene fait peut etre partie de ces chomeurs qui ne se reconnaissant pas dans cette mouvance , ce qui expliquerait le coté suicidaire au premier abord de son action .

    dans l’etat actuel des choses , ce genre de trahison de son statut social et de ralliement au liberalisme promis risque de ne point etre rare .

    lorsqu’on complait des gens dans la victimisation afin de leur vendre de l’ideologie , comment s’etonner que certains ,nombreux d’ailleurs preferent la solution individuelle du style thierry F .

    Répondre
  205. Francois Toulouse
    Francois Toulouse dit :

    Bonjour,
    sauf changement de dernière minute, le chroniqueur David Abiker devrait revenir sur le traitement médiatique de cette histoire dans l’émission arrêt sur images qui passe sur France 5 dimanche à midi 30
    En tout cas, il l’annonce ici :
    http://forums.france5.fr/arretsurim

    Suite au fil que j’ai ouvert sur le forum d’arret sur images ici : http://forums.france5.fr/arretsurim

    http://forums.france5.fr/arretsurim

    http://forums.france5.fr/arretsurim

    Répondre
  206. jean-marc
    jean-marc dit :

    Bonjour,

    Je viens de recevoir un spam (si, si) d’un soit-disant "diffuseur masqué". Voici le contenu :

    Bonjour,

    Je vous propose un lot du dernier Best seller "Chômeur Professionnel" au prix exceptionnel et préférentiel de 9 € 95.

    J’attends votre commande par retour.

    Le diffuseur masqué.

    Après une courte vérfication de l’ip, cela ressemble à du spam. Ouahhh ! Que ça va loin tout cela.

    Au fait, si thierry f répond à AC ! C’est stratégique… Parce que s’il connaît la réponse d’AC ! Il connaît aussi la réponse d’agnès puisque le lien est mentionné dans le texte d’AC ! ainsi qu’un lien vers acrimed.

    Donc comme ségolène l’a un peu trop vite dit, ce n’est pas exactement du "pataugeage" (sic ?) mais bien une guerre psychologique. Je reviens sur un post précédent publié ici. Il faut bien faire attention à qui l’on a affaire. C’est pour cela que je reprenais une citation de Mel Brooks à propos de son film "les producteurs" où il explique qu’il est extrêmement difficile de battre un dictateur sur le terrain de la philosophie ou de la psychologie puisqu’il y est parfaitement entraîné (sa réponse le montre), la seule chose à faire est de le tourner au ridicule."

    @ chris (posts 179-180)

    tu as dit : "pour jean marc , construction imaginaire certes mais ils passent toutes les nuits des lois pas imaginaires elles ..en se basant sur ce genre d’imaginaire collectif !!!!!"

    C’est justement là le fondement de la croyance. Demande à n’importe quelle personne de quelque confession que ce soit.

    Répondre
  207. jean-marc
    jean-marc dit :

    Bonjour,

    Je viens de recevoir un spam (si, si) d’un soit-disant "diffuseur masqué". Voici le contenu :

    Bonjour,

    Je vous propose un lot du dernier Best seller "Chômeur Professionnel" au prix exceptionnel et préférentiel de 9 € 95.

    J’attends votre commande par retour.

    Le diffuseur masqué.

    Après une courte vérfication de l’ip, cela ressemble à du spam. Ouahhh ! Que ça va loin tout cela.

    Au fait, si thierry f répond à AC ! C’est stratégique… Parce que s’il connaît la réponse d’AC ! Il connaît aussi la réponse d’agnès puisque le lien est mentionné dans le texte d’AC ! ainsi qu’un lien vers acrimed.

    Donc comme ségolène l’a un peu trop vite dit, ce n’est pas exactement du "pataugeage" (sic ?) mais bien une guerre psychologique. Je reviens sur un post précédent publié ici. Il faut bien faire attention à qui l’on a affaire. C’est pour cela que je reprenais une citation de Mel Brooks à propos de son film "les producteurs" où il explique qu’il est extrêmement difficile de battre un dictateur sur le terrain de la philosophie ou de la psychologie puisqu’il y est parfaitement entraîné (sa réponse le montre), la seule chose à faire est de le tourner au ridicule."

    @ chris (posts 179-180)

    tu as dit : "pour jean marc , construction imaginaire certes mais ils passent toutes les nuits des lois pas imaginaires elles ..en se basant sur ce genre d’imaginaire collectif !!!!!"

    C’est justement là le fondement de la croyance. Demande à n’importe quelle personne de quelque confession que ce soit.

    Répondre
  208. chris
    chris dit :

    @ jean -marc ,

    comme je suis parfaitement athée ,je le conçois sans problemes pour la croyance fondée sur l’imaginaire !

    sur la guerre psychologique aussi d’ailleurs , ne fait elle pas partie de la guerre enseignée comme doctrine a st Cyr entre autres , avec pour fond les concepts ideologiques tirés de l’ecole des ameriques ,elle meme basée sur des concepts sociaux -economiques ultra liberaux qui cachent si bien des concepts fondamentaux religieux ,les fameuses valeurs de l’occident …travail ,famille ,patrie !!!

    je pense qu’on parle donc du meme "a qui on a affaire ""

    Répondre
  209. Natacha
    Natacha dit :

    best of extrait de sa non-oeuvre littéraire :
    « Mais aussi, est-ce ma faute si je n’aime pas travailler ? Est-ce ma faute si le système français m’a laissé le choix de ne pas travailler ? ».

    Pauvre homme, à l’entendre il serait presque non fautif d’avoir faire volontairement un choix immorale, parce qu’on lui en laisse le choix. Et demain si on lui laisse un couteau sur la table et qu’il a la choix de s’en servir pour couper ses légumes ou tuer son voisin, viendra t’il se plaindre aux fabricants de couteaux d’avoir fait des instruments qui laissent aux utilisateurs le choix de faire la cuisine ou de tuer avec ? Notre homme essaie de faire passer la responsabilité de sa vie d’oisif de lui-même à l’état manipulateur jusqu’au bout le bougre.

    « On dit les chômeurs malheureux. Leur taux de mortalité serait, à âge égal, le double de celui des personnes actives. J’ai conscience que tous n’ont pas choisi comme je l’ai fait de vivre cette vie de marginal que je qualifie, moi, de vie sans attaches, de vie d’homme libre. » Il avoue tout de même quelques lignes plus loin, être une exception du genre et que la vie de « vrais chômeurs » est usante. Sans rire, il a fallut attendre ce chef d’œuvre littéraire pour apprendre cette information au combien capitale que la vie de vrai chômeur s’est pas une partie de plaisir (sauf pour ceux qui se sont donnés pour objectif de manipuler le système et qui y consacrent toute leur énergie, plutôt que de l’investir dans un vrai travail).

    Un illusionniste, notre chômeur professionnel en est un vrai. Tellement qu’il s’illusionne lui-même et les autres sur sa propre vie : « J’ai l’air du type qui s’est construit une belle vie. Jamais de costume, jamais de cravate. Je suis plutôt jeans, baskets et tee-shirts. Un look sportif. On pourrait imaginer que je suis dans l’informatique. Ces gens-là n’ont pas d’horaires. »

    « Un jeune cadre insouciant : oui, c’est sans doute ainsi que me voient ceux que je côtoie chaque jour. Je ne fais rien pour les détromper. Je ne fais rien non plus pour les encourager dans cette voie. Je ne suis pas bavard de nature. Ça m’amuse pourtant qu’ils s’imaginent une réalité qui n’est pas. » Le problème est que ce n’est qu’une image et qu’en dehors de cette image, qui est ce chômeur professionnel si ce n’est un oisif paumée, qui n’a fait de sa vie qu’une grande entreprise de manipulation des autres, de l’état ? Il a une voiture qui donne l’air d’être de standing, mais qui est en faite une occasion qu’il bichonne. Il s’habille en jean et basket, pour se donner l’air cool et sportif, mais a-t-il les moyens de faire autrement ?

    On pourrait croire que ce livre est la preuve flagrante du disfonctionnement de l’état français, en fait ce serait plutôt celui du disfonctionnements morale d’un homme, qui tente de faire reconnaitre publiquement ses dons de manipulateurs à défauts d’avoir pu faire reconnaitre au travail, dans la vie, auprès d’une femme ses compétence de salarié ou de citoyen ou de mari. Est-ce donc le système social français qui est réellement la cause des choix d’un individu à refuser de prendre ses responsabilités ? Non ! Notre démocratie respecte une valeur chère au libéralisme, les libertés individuelles. Cet homme a pris cette liberté et ce qu’il en a fait, il en est seule responsable.

    Et ce n’est pas aux autres vrais chômeurs de trainquer pour lui de la mauvaise image que donne sa vie de raté.

    Répondre
  210. George Ping
    George Ping dit :

    J’ai connu des fin de droit comme le monsieur. Complètement largués, et en fait, très pauvres. La fraude qui existe, ce sont les gens qui touchent toutes les aides possibles tout en ayant une activité lucrative au noir. Un, copain du collège, plombier surbooké au noir, me disait : "tu comprends, si je ne fais pas des pieds et des mains pour recevoir des aides, on va se demander de quoi je vis et je finirais par me faire gauler". Tout système d’état providence engendre des fraudes, il faut les traquer et éviscerrer ceux qui s’en rendent coupables au mépris du système.

    Répondre
  211. agitkom
    agitkom dit :

    Radiation : ce que l’ANPE doit absolument respecter

    le/la DALE (directeur de l’agence locale) doit indiquer par écrit les motifs de la décision de radiation qu’il/elle envisage de prendre. Ce courrier doit indiquer la date limite (pas moins de 15 jours)……

    Répondre
  212. mediacideur
    mediacideur dit :

    -qué problem?

    -le point ? vs vs attendiez à aut’ chose de la part de cette gazette patronale ? vous le lisez, vous ?

    -le chom pro ? grace a lui on sait à combien il faut situer le revenu minimum d’existence, 600€. Du m^m cou on résou le prob. du logement : qud tt le monde sera proprio plu de prob. locatif, plu person à la rue, accessoiremt plu d’agences immo suceuses de sang prolétaire

    -le smicard ? il fau donc l’augmenter, et bcp, afin que le fameu "travaïe" soit vraimt incitatif. Et, ma foi, si l’augmentation n’a pa lieu, qu’il devienne chom pro lui aussi : qud yaura plu person ds les boites les "forces vives" viendront démarcher la force de travail et va falloir qu’elles y mettent le prix, ce qui changera du rapport usuel

    -Mais hein, et le financemt ? fastoche : pour ce rme institutionnalisé que je propose de rendre plus vivable en le portant à 700€ (pensons à ceux qu’on a accoutumés à la clope depuis l’armée…) supprimons le Sénat (inutile, antidémocratique) et les aides à la presse (idem)
    pour faire bonne mesure prenons dans la poche de MM.Bouygues Martin et Olivier la somme de 56 millions d’euros (montant de leurs dividendes, en sus de leur modeste salaire), dans celle de M.Pinault François 140 millions de ces mêmes gentils euros de dividendes, 70 millions dans celle de Dassault Serge, 11 dans celle de cet autre philanthrope Lagardere Arnaud …etc etc

    pour augmenter le SMIC dirigeons nous maintenant résolumt à la corbeille et servons nous : ya de quoi faire, des dizaines de milliards d’euros chaque année. Enfin instaurons un 2nd SMIG mais maximum : le salaire ne devra pas excéder disons 5000€

    Ainsi en sus du logemt ns aurons résolu le problème "récurrent" du chômage. Nous aurons supprimé la presse qui ment (pléonasme) et ravalé la morgue de ces grands patrons véritable cancer de notre société pourrie, eux et ceux qui les encensent pour se gaver de ce qu’ils laissent tomber de leur trop plein

    Répondre
  213. surcouf
    surcouf dit :

    Je suis mort de rire par la naïveté de certains commentaires.
    Comment gruger l’Etat c’est hyper facile voyons.

    Je suis officier de police, et j’ai vu des tas d’escroquerie à la sécu, au rmi, etc, jamais poursuivies. D’ailleurs j’ai parfois des réponses intéressantes de ces administrations.
    A la question dans une mairie : VOus êtes au courant que le rmi que vous donnez à monsieur X sert en fait à son frère en situation irrégulière pour justifier de revenus. Ce monsieur n’en a pas besoin car il fait un commerce trés lucratif de ventes de voitures d’occasion vers l’étranger.
    Réponse du service concerné : Ben, ce monsieur fait ce qu’il veut de son rmi.

    Une autre : Dans le bureau d’un des grands chefs de la CAF en bretagne, Je viens lui signaler qu’une enquête a établie qu’une femme avait percu induement en se déclarant mère célibataire, environ 1000 euros par mois depuis six ans. Elle même nous le déclare et signe sa déposition . Toues les preuves sont rassemblées et avérées.
    Réponse de cet incapable : Je ne peux rien vous dire "secret professionnel", et je ne déposerai pas plainte pour la CAF; d’ailleurs avez vous une commission rogatoire (Encore un qui a trop regardé les séries télé)

    etc, etc,

    et moi, enfin cadre de la fonction publique, payé à ne rien faire depuis deux ans, car mon administration est incapable de me fournir un poste. (deux ans de vacances, malgrè mes multiples courriers, et de demande d’affectation) rien nada, et c’est pas fini, malgrè l’assignation de mon ministère au Tribunal Administratif.

    Eh, oui, les administrations marchent sur la tête, car elles ne contrôlent pas ou pas bien, qu’elles préfèrent fermer les yeux, plutôt que d’agir.

    Répondre
  214. Cyrille6
    Cyrille6 dit :

    Alors Agnès, on critique les autres car on est sûr qu’ils ont torts ?

    C’est très français ça, et moi je sais de quoi je parle, des français j’en croise tous les jours, je bosse à l’Assédic. Le cas de ce Thierry F. est réglementairement possible : les règles de perception de l’ASS (allocation d’Etat versée par l’Assédic) ont changé depuis sa mise en place en 1984…A partir ce là, plus rien ne m’étonne : ni les pseudos chercheurs d’emploi qui sont incapables de me prouver leur recherches-quand ils ne me l’avouent pas directement-, ni les vrais chômeurs qui sont réellement aux abois .

    Répondre
  215. chris
    chris dit :

    @surcouf

    je suis etonné , le travail de la police ne consiste t’il pas a enqueter ,investiguer , faire signer ou pas un proces verbal …et a deferer s’il y a lieu devant un juge ou un parquet ?

    mais en aucun cas a prevenir ,ou demander a faire radier des gens sur le simple fait qu’il soit suspect dans une affaire ..car c’est bien de cela qu’il s’agit sauf erreur …de suspect beneficiant de la presomption d’innocence jusqu’a qu’un tribunal de la republique decide de la culpabilité ou pas !!!!!!

    la reaction de ces administrations est logique , en l’absence de decisions judiciaires ,on imagine mal radier quelqu’un d’un quelconque droit sur un simple appel telephonique …..en plus , bonjour le devoir de reserve vis a vis de l’enquete !!!!!!

    si chaque lieutenant de police de l’hexagone se mettait a appeler des employeurs pour les informer des mefaits privés de a leurs salariés , autant privatiser la police tout de suite !!!!

    votre conception de la mission me semble adopter une divergence dangereuse par rapport a la doctrine enseignée en ecole de police ,je connais des formateurs que ce genre de raccourcis de mode de pensée ..agacerait !!!!

    peut etre un rapport avec cette mise a pied de deux ans meme si elle n’est pas officielle ?

    Répondre
  216. Mariella
    Mariella dit :

    Des éconocroques, j’en fais tous les jours … Au point que ma notion de l’argent a évolué. C’est quoi, au fond, être pauvre, être riche, aujourd’hui ? …

    A l’ère où rien n’est gratuit, pas plus l’eau que l’on boit, quel’air qui vous asphyxie, la question se pose.

    Je suis née riche, très riche, même. "Dans un milieu social favorisé" … Mouais … pour moi, cela se traduisait par des remarques acerbes de mon père qui reprochait à ses enfants de n’être que des enfants pourris (la faute à qui, j’te l’demande un peu !", nous parlant de SA guerre, des cadavres de chevaux qu’il avait dû dépecer pour survivre à Budapest, jusqu’au jour où il fut capturé, torturé et tout le toutim …

    Fuite en 1945 en Amérique Latine comme tout réfugié politique d’Europe centrale qui se respecte, qu’il soit juif ou aristo, bourreau ou victime.

    Rencontre avec les grands groupes financiers, créations de big big entreprises, vie de jet set (pas drôles les parents qui voyagent systématiquement séparés dans les avions pour diminuer les risques de mourir à deux dans le même crash !).

    Et puis, retour en Europe, la crise, Mai 68, mon père face à son fils aîné, se menaçant mutuellement, les quatres soeurs dans divers pensionnats de luxe, les grandes en Angleterre, les petites en Suisse puis en Belgique.

    Toujours pauvre gosse de riche, que je suis encore à cette époque … Toujours à pleurer dans la solitude de mes pensions glacées, avec pour seul repère d’acceptation mes bulletins scolaires à peine appréciés …

    Classiquement, ma mère nous rejoint en Suisse … ses gosses à l’internat, elle internée dans une clinique hors de prix pour y éponger ses larmes d’épouse de riche. Dépression, amphétamines, anorexie, j’en passe et de meilleures …

    L’adolescence arrive et la mort du père avec. J’ai 15 ans et je ne veux pas mourir. Je préfère, comme toutes les filles, tuer le père. Galère, la pensée magique, parfois … mon père décède "d’une longue maladie" et moi, je me retrouve face à une succession … d’emmerdes, toute mineure que je suis.

    Ruinée, lessivée, essorée, je ne le sais pas encore. Juste le temps d’achever mes études. A l’époque, on ne parlait pas encore de CPE. Dans ma famille, les femmes ne sont pas sensées avoir des ambitions professionnelles. Mais on ne favorise pas non plus le mariage du siècle … je me retrouve donc en prépa, avec la certitude d’aller droit au mur malgré ma mention au bac …

    Réactions en chaînes, je pête les plombs et me tire avec un looser estampillé divorcé à répétition, poursuivi par ses ex chargée d’une demi-douzaines de gosses à pension, poursuivi par le fisc, par le syndic de copropriété, par son locataire, par les maisons de crédit, par la banque et même par son avocat !

    Je découvre les charmes du surrendettement et avec, la pauvreté, la vraie … les fins de mois de misère, les angoisses nocturnes, les enguelades à cause d’un chèque en bois, les affres du loyer impayé, les doigts qui tremblent à l’ouverture de la boîtes aux lettres, les courriers bleus, roses, verts, les convocations judiciaires …

    La belle vie quoi … Oh oui ! la belle vie ! Mes yeux s’illuminent soudain ! Fondue comme neige au soleil, ma culpabilité de gosse de riche, je revendique la vache enragée, tout en ayant l’expérience de l’argent. Car voilà, mon looser, n’en n’est pas un, il n’a (simplement) pas eu de chance, n’ayant rencontré que de méchantes gens, et de méchantes femmes surtout ! Moi, je suis enfin là, utile à quelqu’un !

    Je téléphone à tour de bras, écris, me déplace. Je règle les litiges, les problèmes, assume ses obligations, paye ses pensions, ses dettes, et reçoit ses enfants pendant qu’il travaille au noir. Je divise ses dettes par deux, riant qu’en souriant à son banquier. … tout aille mieux soudain !

    Je vends son appartement, obtenant même un dessous de table. Je fais diminuer les pensions de ces mêmes gosses que j’embrasse pourtant tous les week-ends, je ….

    Aïe … j’ai oublié, dans l’histoire, que travailler ne signifie pas se contenter de ramener le smic pour payer l’huissier qui se présente pour réclamer les dettes d’un monsieur qui n’a même pas les moyens de m’épouser, vu que son avocat n’a pas transcrit son deuxième divorce, toujours pas payé 5 ans après ordonnance rendue !

    Qu’à cela ne tienne, dans la foulée, nous lui faisons son petit 5ème ! Ma fille à moi, ma douceur, mon ange …

    Et bien entendu, je suis lourdée (c’est la crise n’est-ce pas !) et ce n’est pas un gros ventre qui retiendra les larmes d’un patron … surtout quand l’enfant étant né, sa mère n’est plus protégée par son état de grossesse.

    Dégringolade sévère … C’était mon petit salaire qui payait les charges communes, mais aussi les dettes antérieures, les pensions et tout le reste …

    Cette fois, c’est la spirale, la vraie … Un semestre de loyers impayés, un proprio qui fait jouer la clause résolutoire, et une assistante sociale qui soupire en rappelant que déontologiquement, elle n’a pas à favoriser les séparations, mais que …

    "Vous êtes une célibataire en couple !" Le pire qui puisse arriver à une femme. Chargée de famille, sans soutien, mais sans droits … La famille d’origine, la vraie … se voile la face, face à la moutonne enragée que je suis devenue … Me connaissent plus.

    Sans boulot, sans statut, mais propriétaire d’un paquet de dettes et menacée d’expulsion … avec ma fillotte sur les bras, qui crie "papa" et ne se rend pas compte qu’elle fait pleurer maman …

    Ni une ni deux, un bref tour d’horizon du paysage social m’indique que mes origines de pauvres petites fille riche sont défintivement amorties. Merci la gauche, et la protection pour la veuve et l’orphelin.

    Le soir même je me retrouve officiellement seule avec un enfant en bas-âge, sans ressources, sans pension, mais soudainement, pleine de droits !

    Ca tombe, mazette ! D’un seul coup, jamais je n’ai été aussi riche ! D’abord, génialissime, l’assistante sociale, tel Zorro, bloque la procédure d’expulsion. Saisine du Fonds de Solidarité des Loyers.

    Puis, pour manger dans l’immédiat, tombent les secours d’urgences. Bons alimentaires, bons vestimentaires, bons pour diverses associations de secours.

    La Caisse d’Allocations Famililales m’accorde le maximum. Allocation de mère isolée, allocation de soutien familiale, aide au logement à taux plein. Les Assedics me rouvrent des droits très particuliers : je n’ai plus de droits … mais j’ai droit à … une allocation de fins de droits !

    Je peux tenir le coup pendant un an sans demander un centime de pension à mon ex, père de ma fille. Je l’ai assez pratiqué pour savoir ce que le changement de statut (je ne suis plus sa protectrice, mais dorénavant une s … comme les autres et surtout comme sa mère !)

    Il devient violent, refuse de voir sa fille, me harcèle, me brutalise …

    Commence le scénario sordide. Cela va durer 8 ans. La galère de la violence, des plaintes retirées parce que c’est le père, l’obligation imposée par les services sociaux de réclamer une pension à mon tour, ce qui n’a pas arrangé mes affaires avec lui. L’obligation de lui ouvrir la porte (mais c’est le père madame !), l’humiliation permanente au tribunal.

    Et pendant ce temps, il faut continuer à vivre, à payer les factures. J’ai gardé mon toit. Le Fonds de Solidarité a épongé une partie de la dette. La procédure d’expulsion s’est arrêtée, je paye rubis sur l’ongle maintenant, et ne suis jamais débitrice à la banque, cela me serait fatal.

    Pour manger, je me fournis discount. Les filles à la caisse m’ont à la bonne, on se marre bien. J’ai assisté à un braquage … normal, je ne vis plus en Suisse, mais en Seine Saint Denis, j’ai révisé mes prétentions en termes d’environnement.

    Et j’ai Internet ! Je ne consomme que grâce à des sites de cashback, qui me renvoient systématiquement à des discounteurs. Je compare systématiquement tous les prix, je fais jouer la concurrence de façon quasi professionnelle.

    J’ai perdu tout sens de la propriété. J’achète mais je revends tout ce que je consomme comme du jetable.

    Je suis inscrite sur tous les sites de mise en relation de particuliers à particuliers.

    Je m’enrichis de rencontres. Mon amant vient d’Internet, mes voyages sont dégriffés, mes communications sont packagées, mon fournisseur d’appels change de prénom tous les mois, et je ne me connecte qu’en Adsl.

    j’ai inscrit ma fille en privé, trop cool de renouer avec ses origines, tout en signant les feuillets qui font d’elle une boursière issue "d’un milieu défavorisée" !

    Ma fille est une fleur de banlieue. Elle chante le rap et parle black blanc beur. Elle lit uniquement dans le bus, mais chat sur MSN.

    Elle me réclame des kados. Sur Internet, y ‘en a plein. Des kados, maman, des kados, des basketts de marques, le dernier portable à la mode, le jean "qui pête" !

    Elle a "tableau d’honneur" alors pour la recompenser, ce sera "Nitendogs" …

    Ou un voyage … why not ! Quand on est un cas social, on assume !

    Répondre
  217. Kerensky
    Kerensky dit :

    On peut être Rmiste et heureux. Etre Rmiste peut être un mode de vie tout à fait respectable. Je ne vois pas en quoi ce choix serait immoral. Où est-ce que c’est marqué que l’homme doit travailler? Dans ses gênes? Dans la Bible? On ne doit pas porter de jugement de valeur. L’homme est libre. Pourquoi perdre sa vie à la gagner? Le travail n’est-il pas aussi une aliénation, un asservissement? Ne peut-on pas profiter de la vie avec un peu d’argent? Il n’existe pas de vie idéale. Voyez plutot ce très beau film de P. Carles intitulé "Attention Danger Travail", vous le trouverez ici gratuitement :

    Note du Monolecte : autant filer un lien bitorrent pour chopper le dernier épisode d’une série américaine qui est passée à la télé mais qu’on a raté pour plein de bonnes raisons ne me dérange pas, autant le travail de Pierre Carles mérite autant d’être rémunéré que d’être vu. Ce mec a les pires problèmes pour diffuser ses films… alors si on se met à les pirater!!!!
    Vous pouvez donc commander le film à l’adresse suivante : http://www.co-errances.org/article.php3?id_article=188, lien à diffuser abondamment.
    Merci pour lui!

    Répondre
  218. Henry Kanaan
    Henry Kanaan dit :

    citation: "Eh, oui, les administrations marchent sur la tête, car elles ne contrôlent pas ou pas bien, qu’elles préfèrent fermer les yeux, plutôt que d’agir."

    Elles ne controlent pas bien l argent versee aux entreprises (et ce n est pas que quelques centaines d euros)
    ou les facilites accordees un peu trop genereusement

    60 milliards de subvention ou d allegement de "charges’ sociales distribuees aux entreprise en 2005
    moins de 10 milliards RMI+ASS
    Qui devrait on controler en priorité?

    Répondre
  219. Marie-France G-TOURRE
    Marie-France G-TOURRE dit :

    Une réaction de P.Marcelle ce matin. C’est titré "La balance et le délateur" et c’est ici : http://www.liberation.fr/opinions/r

    Comme le lien est sans doute périssable en voici le cop/col :

    "Ne croyez pas qu’abonné à Libération, je ne lise que Libération. Tiens, la semaine dernière, que découvrais-je sur le site du magazine le Point, signalé par Alain D., de Cegetel ? Un portrait de Thierry F., tel un rêve de Laurence Parisot, de Thierry Breton et de Nicolas Sarkozy réunis. (S’ils couchent ensemble, demandez-vous? Oui, ils couchent ensemble). A la télé, vous n’avez pas pu rater le lancement de ce livre que commit son anonyme auteur, filmé de dos comme un escroc repenti, dont la posture vertueuse aurait inspiré la mercantile entreprise: détailler les techniques lui ayant permis, 24 années durant, d’embrouiller les Assedic; autrement dit, de nous faire les fouilles, à vous, à moi, et surtout aux milliers de miséreux qui vont en entendre parler, du livre de Thierry F.! Sous couvert de promotion d’un droit à la paresse qui n’est pas dans sa culture, le gars F. y évoque sa qualité de «chômeur professionnel» comme d’autres parlent de «prisons quatre étoiles». Dans le Point, c’est puant. Le peu sympathique Thierry F. a beau faire pour les comptes de la sécurité sociale une statistique à peine quantifiable, le voici d’un coup transfiguré en représentant putatif d’innombrables fainéants subventionnés. Dans la complaisance avec laquelle l’hebdo s’attarde sur son train de vie (même si, en l’occurrence, il vaudrait mieux parler de tortillard), on sent poindre l’excitation du flicard estimant, sur un boulevard de ceinture, ce qu’il va tirer de jouissance à verbaliser les pneus lisses et les clignotants fatigués de la caisse pourrie qu’il vient d’inviter à se ranger sur le bas-côté. Ce flic est journaliste, qui, pour conclure son portrait de Thierry F. en «dernier des Mohicans», note que «personne, jusqu’ici, n’a encore jamais tenté d’avoir son scalp». C’est chose faite, désormais, et les droits d’auteur à venir du trouble Thierry F. compenseront ses subventions volées envolées. Mais lorsqu’un délateur fait affaire avec une balance, il est rare que puisse s’en tirer une morale."

    Répondre
  220. Marie-France G-TOURRE
    Marie-France G-TOURRE dit :

    Une réaction de P.Marcelle ce matin. C’est titré "La balance et le délateur" et c’est ici : http://www.liberation.fr/opinions/r

    Comme le lien est sans doute périssable en voici le cop/col :

    "Ne croyez pas qu’abonné à Libération, je ne lise que Libération. Tiens, la semaine dernière, que découvrais-je sur le site du magazine le Point, signalé par Alain D., de Cegetel ? Un portrait de Thierry F., tel un rêve de Laurence Parisot, de Thierry Breton et de Nicolas Sarkozy réunis. (S’ils couchent ensemble, demandez-vous? Oui, ils couchent ensemble). A la télé, vous n’avez pas pu rater le lancement de ce livre que commit son anonyme auteur, filmé de dos comme un escroc repenti, dont la posture vertueuse aurait inspiré la mercantile entreprise: détailler les techniques lui ayant permis, 24 années durant, d’embrouiller les Assedic; autrement dit, de nous faire les fouilles, à vous, à moi, et surtout aux milliers de miséreux qui vont en entendre parler, du livre de Thierry F.! Sous couvert de promotion d’un droit à la paresse qui n’est pas dans sa culture, le gars F. y évoque sa qualité de «chômeur professionnel» comme d’autres parlent de «prisons quatre étoiles». Dans le Point, c’est puant. Le peu sympathique Thierry F. a beau faire pour les comptes de la sécurité sociale une statistique à peine quantifiable, le voici d’un coup transfiguré en représentant putatif d’innombrables fainéants subventionnés. Dans la complaisance avec laquelle l’hebdo s’attarde sur son train de vie (même si, en l’occurrence, il vaudrait mieux parler de tortillard), on sent poindre l’excitation du flicard estimant, sur un boulevard de ceinture, ce qu’il va tirer de jouissance à verbaliser les pneus lisses et les clignotants fatigués de la caisse pourrie qu’il vient d’inviter à se ranger sur le bas-côté. Ce flic est journaliste, qui, pour conclure son portrait de Thierry F. en «dernier des Mohicans», note que «personne, jusqu’ici, n’a encore jamais tenté d’avoir son scalp». C’est chose faite, désormais, et les droits d’auteur à venir du trouble Thierry F. compenseront ses subventions volées envolées. Mais lorsqu’un délateur fait affaire avec une balance, il est rare que puisse s’en tirer une morale."

    Répondre
  221. jean-marc
    jean-marc dit :

    @ mariella,

    Je ne comprends le sens de votre histoire même si elle est bien racontée.

    Elle indique seulement, en creux, ce défaut du "sens de la vie". Mais, rassurez-vous, vous n’êtes pas la seule. Je connais beaucoup de pauvres qui rêvent secrètement d’être riches pour pouvoir enfin… être et paraître.

    Que du haut, on finisse par attérir en bas ou que du bas one tente d’arriver en haut et, souvent, avec un prix à payer. Rien n’est très différent.

    Ce prix est plus ou moins cher selon l’idée que l’on se fait de la vie et des moyens avec lesquels on est prêt à payer ce prix. Certains, certaines s’accordent à aller assez loin.

    Et finalement, quand on fait le bilan de tout cela ; nous nous apercevons qu’en fin de compte que ce n’est qu’une histoire que nous avons construite avec ses faits, ses acteurs, ses actrices, ses multiples rebondissements et sa conclusion : quel est le sens de tout cela ? Et pourquoi y impliquer des choses réelles dedans, c’est certainement le plus troublant : comment rendre réel ce qui ne l’est pas. Là, c’est encore un bel effort incroyable des capacités humaines qui arrivent à remuer des montagnes uniquement pour rendre réel une illusion et, le pire, c’est que cela marche !!! Je serai toujours étonné par cette capacité humaine assez impressionnante. En même temps, je me dis que c’est un pur gâchis mais c’est une autre histoire…

    C’est le cas de thierry f et de son vrai/faux témoignage. L’histoire est tellement énorme jusqu’à l’empreinte qu’il dresse par un portrait psychologique douteux de joueur (et il n’est finalement qu’un petit joueur sans grande envergure. Se glorifier d’avoir trouver une faille légale pour 600 euros/mois, c’est plutôt minable.) que nous sommes en droit de nous demander si tout cela ne sent pas le préfabriqué avec une tentative de rendre réel ce qui est parfaitement illusion afin de statisfaire d’éventuels besoins législatifs voire électoraux.

    Arf, arf, arf, quand viendra l’heure on demandera à cette personne ce qu’elle a fait de sa vie avec un vrai bilan et on retirera les histoires et autres contes. Le problème, c’est que cela risque de faire vraiment mal… Et là il n’y aura pas de petites phrases qui permettent de truander légalement. Se confronter à soi sans histoires, c’est quelque chose de parfaitement intranquille…

    Répondre
  222. AC !
    AC ! dit :

    Bonjour,
    Notre site est en rade et nous ne pouvons y publier notre "droit de réponse" au Point.
    Le voici ci-dessous.

    Thierry F. et Le Point : le « parasite » publie un « droit de réponse »

    Le 1er octobre 2006, AC ! publiait sur son site : http://www.ac-reseau.org/ un article intitulé : « L’appel au lynchage de l’hebdomadaire Le Point ».

    Cet article répondait à un « témoignage » de « Thierry F. », chômeur anonyme de Roanne que Le Point n’hésitait pas à traiter de « parasite ».

    Cette semaine, l’hebdo Le Point publie un étonnant « droit de réponse » à notre article.

    Etonnant car ce droit de réponse ne nous est pas adressé.

    Etonnant encore car il ne concerne pas les personnes que nous avons mises en cause.

    Pas de demande de droit de réponse de François Pinault, le propriétaire du Point dont nous évoquions l’amende de 475 millions d’euros payée par les contribuables et les 9 millions d’indemnités de licenciement versées à son ami Blayau, pas de demande de droit de réponse encore de la rédaction du Point que nous accusons de mensonges et de manipulations quant à ses allégations entre autres sur le RMI et qui, en associant des chômeurs à des « parasites » (à quand les « cancrelas » ?) appelle à leur éradication. Enfin, aucune demande de « droit de réponse » du rédacteur de l’article, Ono-Dit-Biot, dont nous dénoncions au mieux le manque de rigueur professionnelle, au pire la malhonnêteté intellectuelle.

    En revanche, l’inénarrable Ono-Dit-Biot aurait vu un « mail violent titré L’appel au lynchage de l’hebdomadaire Le Point » d’AC ! –au point d’approximation où en est l’inénarrable, confondre un « mail » avec un site public ne ternira pas plus sa réputation-, « mail violent » comportant des « accusations » que Thierry F. aurait souhaité « réfuter, point par point » sur le site … du Point !

    En guise de réfutation, Thierry F. confirme point par point … l’imposture du Point !

    L’ASS, c’est bien 14,25 euros par jour maximum (entre 427,50 et 441,75€ par mois), reconnaît Thierry F. « Sauf, ajoute-t-il, que je perçois bien 600 € car à l’ASS, je joins une allocation logement de 154 €. ».

    Mais Le Point n’écrivait pas qu’il percevait 600 euros d’allocations. Le Point écrivait qu’il percevait 600 euros d’ASS. Et l’allocation logement en plus :

    « Son secret se nomme ASS. « Allocation spécifique de solidarité ». Ou comme il dit, lui, en remerciant la France, « Aide si sympathique ». 600 euros par mois, versés par les Assedic. (…) Sans compter l’allocation logement (…)».

    L’allocation logement, indépendante de l’ASS, est versée par la CAF.

    Sur cette allocation logement, Thierry F. confirme encore nos informations : En tant que propriétaire, s’il la perçoit, c’est parce qu’il rembourse un crédit, ce que Le Point avait omis d’indiquer.

    Comme l’ineffable avait omis d’indiquer que Thierry F. avait payé l’an dernier une taxe foncière de 177 euros.

    Des « fines lunettes à 500 euros payées par la CMU » ? Là encore, Thierry F. confirme toujours nos informations. La CMU lui a remboursé 110 euros.

    L’ASS versée « à vie, et quasi sans contrôle » selon Le point ? Pas tout à fait, selon le témoin qui subit tous les 6 mois un contrôle des ressources et un contrôle de la recherche d’emplois (réponses des employeurs sollicités) et qui a fréquenté les ateliers occupationnels aux titres alléchants comme « objectif emploi » et « objectif projets » pendant lesquels les demandeurs d’emploi apprennent à se vendre à défaut de trouver un employeur, quand bien même le souhaiteraient-ils.

    « Il peut être fier de lui, Thierry : trente et un mois de travail sur treize ans, pour vingt-quatre années de « farniente rémunéré », écrivait l’inénarrable. Là encore, l’intéressé dément : « je ne suis pas chômeur depuis 20 ans ». En outre, les conditions d’admission à l’ASS ont été durcies en janvier 1997 et nombre d’allocataires qui avaient eu la mauvaise idée d’accepter un emploi précaire après cette date ont eu la surprise de perdre leurs droits et de se retrouver au mieux au RMI, souvent sans aucune allocation.

    Quoiqu’il en soit, le combat douteux du Point pour que l’Etat extirpe les pauvres de leurs « trappes à inactivité » pour les jeter dans les galères des travailleurs pauvres est largement dépassé : le SMP « suivi mensuel personnalisé » que les chômeurs comme les agentEs de l’ANPE (voir notre rubrique "les révoltéEs de l’ANPE" – http://www.ac-reseau.org/-Les-revol…) nomment le « contrôle » voire le « flicage » mensuel auquel tous les chômeurs seront bientôt assujettis, vise à les obliger à accepter un retour au régime salarial du XIXème siècle voire même, sous couvert {« d’insertion »}, à travailler gratuitement dans le cadre de stages et d’EMT (« Evaluation en Milieu de Travail » -> http://www.ac-reseau.org/E-M-T-et-E…), 80 heures que l’ANPE paie … au patron !

    Et ceci sous menaces permanentes de radiation.

    Si les lecteurs du Point tiennent à connaître la réalité des contrôles de l’Etat et du patronat sur la main d’œuvre au chômage et les façons de la plier à la précarité forcée, qu’ils lisent « Chômage, des secrets bien gardés » de Fabienne Brutus, employée de l’ANPE (chez J.-C. Gawsewitch).

    AC !

    Répondre
  223. anti zozo
    anti zozo dit :

    Quel scandale !!
    Nous vous relayons une pétition qui circule sur Internet et que nous vous conseillons de relayer !
    Bien à vous,
    P. Rodriguez.
    Faites circuler sur la toile !! Pour signer, envoyez un mail avec vos nom, prénom et département à infopetition@gmail.com

    L’expérience nous a montré qu’on peut toucher quelques milliers de personnes en peu de temps. La campagne 2007 se fera avant tout sur Internet !

    "Nous lançons cette pétition pour protester contre le spectacle affligeant que nous imposent les grands médias en cette pré-campagne présidentielle. Nous sommes un groupe de citoyens engagés dans l’analyse des phénomènes médiatiques liés à la politique. Le traitement de la campagne référendaire de 2005 nous avait excédés, cette fois nous avons décidé de ne pas nous laisser faire.

    Tout se résume à un affrontement scénarisé et diffusé à grands renforts de marketing entre la candidate des sondages (Ségolène Royal) et le ministre-candidat (Nicolas Sarkozy). Tous deux, spécialistes des coups médiatiques, peuvent compter sur des rédactions nationales et locales complaisantes et serviles pour confisquer le débat et le réduire à néant. Plus aucune proposition, plus aucun échange sur le fond, juste des images et des sondages.

    Tout cela au grand dam souvent des journalistes moins visibles, ces salariés de l’ombre, ceux qui travaillent et décortiquent l’actualité. Eux savent à quel point le débat pourrait être plus riche et opposer des acteurs politiques un peu plus conséquents. Tout ne se résume pas à l’UMP et au PS, il se passe beaucoup de choses ailleurs.

    Pour que le débat d’idées survive, pour que ce rendez-vous crucial ne nous soit pas volé, signez cette pétition que nous transmettrons au CSA et aux directeurs des grandes chaînes de télévision et de radio avant la fin de l’année.

    Derniers signataires :

    … / Cécile Dubroc (78) / Pierre-Henri Joanet (54) / Elodie Girard-Tourquoy (75) / Sherazade Halkhaoui (75) / Patricia Chabert (93) / Dominique Donrubal (63) / Famille Delannoy (59) / Association "Les amis de l’info" (La Réunion) / Patrick Rodriguez (59) / Le Vrai Débat – http://www.levraidebat.com – (75)"

    Répondre
  224. Irène Delse, un blog d'écrivain
    Irène Delse, un blog d'écrivain dit :

    Le Point du mépris est-il atteint ?

    Ils y croient eux-mêmes, au Point, à l’histoire du «chômeur profiteur», ou bien ils ont décidé une bonne fois pour toute que la carte de journaliste ne servait plus que d’accessoire de mode ? Ils sont déjà plusieurs blogueurs, à commencer par…

    Répondre
  225. Ashram de Swâmi Petaramesh
    Ashram de Swâmi Petaramesh dit :

    Iznogoud. Hataul.

    Hier soir je vis l’agité au J.T. du Miniver, quoi de moins suprenant, joyeusement occupé comme à l’accoutumée à battre la pré-campagne – mais sait-il faire autre chose ? – tenant meeting de 5000 personnes, où même le tout-Paris s’étonne, et se…

    Répondre
  226. Crise dans les médias
    Crise dans les médias dit :

    Salauds de chômeurs

    Un chômeur qui roule en Alfa Roméo et qui vit de l’ASS depuis plus de vingt ans. C’est la fable que raconte un livre sorti récemment. Les médias, Le Point en tête, ont gobé ce truc sans broncher. Pas Agnès Maillard qui le critique avec talent….

    Répondre
  227. moutonacinqpats
    moutonacinqpats dit :

    Les initiatives comme cet article du point vont se multiplier pour la bonne et simple raison que nombre de personnes pensent ainsi au café du commerce ou sur leur blog (l’un étant parfois le corrolaire de l’autre) Je suis récemment tombé sur une petite fédération de blogs d’expat qui raillaient le déclinisme français, espérant la venue de Sarko le preux pour bouter ces salops de pauvres.

    Je crois que dans l’exemple du Point (relayé par LCI) ils en ont un peu trop fait (au fait sa fameuse Alfa est une épave de plus de 200000 bornes) car toutes personnes connaissant directement ou par le biais d’un proche un rmiste, pourra vérifier que ce rêve dilettante n’est proprement qu’un songe… Malheureusement les tayloristes du pseudo parler-vrai ont encore de jolis jours devant eux, car ils ne se contentent pas de créer le besoin… il est déjà existant.

    Les esprits refusent parfois le chemin qu’on leur a prédestiné dixit des forums francophones où la supercherie n’a pas fait long feu.

    Répondre
  228. Ashram de Swâmi Petaramesh
    Ashram de Swâmi Petaramesh dit :

    Tribulations ordinaires

    Il y a une quinzaine de jours de cela, j’ai renvoyé le joli dossier de demande de renouvellement de l’ASS que l’ASSEDIC a la gentillesse de me renvoyer tous les six mois pour me demander de justifier de mes ressources. Ce qui est étonnant, c’est…

    Répondre
  229. Thesa
    Thesa dit :

    Comme je ne trouve pas d’url de trackback, voici un « commentback » :

    http://filyb.info/dotclear/index.ph

    « Jeudi matin, dans le train. La seule place libre du wagon où je suis entré est en face d’une dame lisant Moi, Thierry F., chômeur professionnel. Après tout ce que j’avais lu à propos de ce bouquin chez le Monolecte, je n’étais pas spécialement… »

    Répondre
  230. Filyb
    Filyb dit :

    Moi, Thierry F., chômeur professionnel

    Jeudi matin, dans le train. La seule place libre du wagon où je suis entré est en face d’une dame lisant Moi, Thierry F., chômeur professionnel. Après tout ce que j’avais lu à propos de ce bouquin chez le Monolecte, je n’étais pas…

    Répondre
  231. Filipo
    Filipo dit :

    Salut,

    Je ne m’exprime pas sur le fond du sujet mais après avoir passé un bon moment ("bon" dans le sens "long") non seulement à lire le billet mais aussi les pas moins de 240 réponses, sans compter celles des autres blogs, je suis un p’tit peu atterré.

    Visiblement, la rédactrice de ce billet n’a pas lu le livre, ce qui est en soi bien dommage lorsqu’on conseille à un journaliste professionnel de "vérifier les faits" comme on porterait un étendard sur la ligne de front. L’étendard en question devient un étendoir où l’on accroche tout et n’importe quoi pourvu que ça rentre dans la logique de départ (s’acharner sur un vieux bout de chiffon). C’est ça (et rien d’autre) qui m’agace un peu, si je puis me permettre.

    Pourquoi ? Parce que moi j’ai lu le livre. Hé hé hé.

    Pourquoi ? (bis) Parce que moi je sors de 36 mois de chômage et autant d’ASS… et que c’est pas drôle.

    Pourquoi ? Parce que je suis journaliste de formation, journaliste de coeur, très soucieux de l’éthique, et que le terme de "journaleux" me hérisse le poil lorsqu’il est employé par des "blogueux" qui se prennent pour un contre-pouvoir mais qui ne déversent pas grand-chose d’autre que de la prose mal digérée, et mal comprise d’eux mêmes. Pire, elle est reprise par d’autres blogueux qui enfantent entre eux des tas de petits billets consanguins. Au final, on obtient des mutants dégénérés qui ne signifient plus rien. Mais ce qui est bien, c’est qu’on a tous raison en même temps et qu’on peut se taper sur le ventre de contentement, repus d’avoir clamé haut et fort sa haine des injustices. Purée, vous êtes forts hein…

    Pourquoi (enfin) ? Parce que la magnifique cohésion des réponses m’indique au mieux une tendance moutonesque des fameux blogueurs à suivre celui ou celle qui gueule le plus fort et au pire une censure de la webmastrice de ce blog, ce qui ne serait pas du tout à son honneur.

    Juste un exemple (croyez-moi, je connais bien le sujet, même si aujourd’hui je suis bien content d’avoir un vrai boulot)…

    On peut obtenir l’ASS en cumulant :

    • Les années de travail effectives
    • Le temps du service militaire
    • Les formations rémunérées

    (liste non limitative)

    C’est vrai, le p’tit Thierry l’explique très bien, et il a raison là-dessus. En LISANT le livre, on comprend.

    Je pourrais reprendre un à un les arguments de miss Agnès Maillard et leur attribuer le même sort. Désolé, j’ai pas le temps, il est 3 h 21 du matin et je bosse depuis 8 h hier matin (et j’aime ça !).

    Cela dit, mademoiselle Agnès, vous avez vraiment tout faux et l’énervement que ça suscite chez moi va me tenir éveillé encore quelques heures…

    Merci, je commençais à manquer de jus.

    Cordialement,

    Filipo
    PS : je ne laisse pas ma véritable adresse mail, ce qui ne manquera pas, éventuellement de susciter une censure en bonne et due forme. Je la mérite, mon message fait vraiment tâche dans ce beau concert bien accordé. Je reçois vraiment beaucoup trop de spams et je ne tiens pas à voir mon espace personnel envahi par des bloggeurs fous furieux. Par contre, je viendrai faire un tour de temps en temps par ici au cas où l’un ou l’une d’entre vous souhaiterait continuer la conversation. Attention : je ne discute qu’avec ceux qui ont lu le livre ! (NB : je n’ai pas d’actions chez Thierry F, ni à l’ANPE, ni ailleurs, mais rappelez-vous… vous avez déjà oublié ??! Nan ?!! VERIFIER LES FAITS !)

    Répondre
  232. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Ton adresse de courriel n’aurait été visible que par moi…
    Maintenant, tu peux toujours te fourrer le doigt dans l’œil jusqu’au coude si tu espères que je vais dépenser quelque argent que ce soit pour cette triste prose.

    De toute manière, je n’étais pas tant furibonde contre le bouquin (pas lu, pas pris) que contre le traitement qui en été fait sur Le Point. Car ce qui compte, c’est l’article d’Ono, la manière dont il est rédigé, ses inexactitudes et approximations qui n’ont concrètement qu’un seul but : aller dans le sens de la propagande actuelle antichômeur et enfoncer dans le crâne des braves lecteurs du Point l’image du chômeur-faignant-fraudeur comme source de tous les maux (en tout cas de beaucoup) de la société moderne! Le procédé est dégueulasse. Et quand je démonte l’argumentation d’Ono, point par point, je le fais en fonction des infos dont je dispose : l’article du Point et ma connaissance intime et contemporaine des dispositifs d’assurance chômage et d’aide sociale. La plupart des lecteurs ont jugé uniquement sur la foi des propos d’Ono, n’ayant même pas de vécu chômiste.

    De toute manière, ce billet n’a rien changé à la donne, pas plus que le brouhaha de la blogobulle, parce que le lecteur du Point ne finira jamais sur mon blog, comme la plupart des autres bons citoyens qui s’arrêtent au 20 h des chaînes généralistes ou des dépêches compilées dans les gratuits. Le Point s’est fait des lecteurs-supporters convaincus de plus, Ono traîne ses guêtres aux côtés de Lemeur sur Canal+, l’éditeur a vendu le livre comme des petits pains, Thierry prout a pu prouver que les chômeurs étaient tous des salauds et qu’on pouvait se faire du fric en le disant, l’Assemblée a pu passer 2 ou 3 petits décrets bien discrets pour ratatiner encore plus les droits vestiges des chômistes, lesquels sont jalousés pour la prime de Noël, laquelle a des critères d’attribution tellement restrictifs que seuls les minima sociaux peuvent y prétendre, à condition de ne pas avoir signé de contrat aidé de merde…

    Répondre
  233. chris
    chris dit :

    En lisant Filipo ,je me dis que que son aparté sur les moeurses actuelles de la blogosphere n’est pas fausse non plus …on en est souvent la !

    par contre en parlant du Monolecte ,il devait s’agir de "prevention" ……je partage pas toujours ses points de vues mais j’ai jamais ete censuré ….bon zallez me dire qu’il y a des formes de censures plus fines que la reconnaissance IP ou les cris de chouettes habituels …ciel ,un troll !!!!!

    d’ailleurs sur des forums bien connus , on assiste de plus en plus a des trucs qui font tordre de rire mes collegues informaticiens ,des gens qui ont vu leur premier PC y a deux , trois ans mais qu’y ont deja leur manuel du troll !

    moi ,j’en rigole jaune parce que le web est en train doucement ,insidieusement de se barrer de sa tache initiale ….on est de plus en plus loin des attitudes des premiers intenautes ,des djeuns de l’epoque et de leur desir de liberté !

    je sais bien les derniers hackers ont finis par bosser pour la DGSE ,mais bon l’esprit aurait pu hanter !

    on a plongé directos dans l’ideologie ,la doctrine et certains webmaster en sont meme a compter du clic comme de la visite ,pire de l’adhesion …..ignorant sans doutes les indexations , notre moulinette maison scanne et indexe les flux toutes les deux heures , combien de particuliers ont des outils similaires !

    bon ,faut comprendre ,y en a qui decouvre juste Rezo !

    va y avoir des retours sur terre qui ne seront pas virtuels un de ces quatres !

    Agnés , sort du bled en chef pour parcourir les cités , la blogosphere ne recrute plus , les gens ,meme les informaticiens y jette un oeil et se disent a quoi bon participer , c’est pipé la aussi !

    on est pas sur le net ,on est "chez " les copains .Petites bandes qui se forment ci et la si affinités .

    quant est ce que l’on aborde le sujet pendant qu’il est encore temps …….un Ribenbaum l’a fait une fois en passant ,meritoire dans un autisme general .

    Thierry F est a ce niveau emblematique du mec qui se fait ou tente de se faire sa place au soleil dans cette star ac du chomage de masse ……y a pas fait dans la finesse vu le niveau de l’embrouille mais dans l’esprit ni pire ,ni meilleur qu’ailleurs !

    mais effectivement du coté du bled pas en chef ,on s’exprime encore librement …peut etre pour ca qu’y a du monde …tient a peu de chose le succes parfois !

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  234. Odal GOLD
    Odal GOLD dit :

    Cet article exprime clairement ce que je ressentais, devant les histoires de ce chômeur prétendument débrouillard, avec sa voiture, son adsl, et son appartement clean, sa vie de bourgeois presque aisée.

    Il n’y a pas que le point qui en avait parlé, et même la télévision publique, pour laquelle nous payons des taxes pour bénéficier de journalistes compétents, a tenté de nous lobotomiser lors des infos de 20H – je me souviens.
    Il n’y a jamais eu de démentis, ensuite, à cette suites de désinformations.

    Mais quiconque a un pied dans cette réalité, dans la réalité, ne pouvait s’empêcher de penser à de la propagande.

    Moi aussi je connais des chômeurs longue durée, et franchement leur situation n’a rien à voir avec cet El Dorado. Merçi à "Le Monolecte" d’avoir su préciser ma propre pensée.

    Odal GOLD
    http://www.odalgold.com

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