Des bisous et des calins

J’aime décidément bien ce printemps du peuple.

Face à un pouvoir totalement arque-bouté sur des options purement idéologiques et des forces de l’ordre clairement appelées à faire du gourdin le premier des instruments de dialogue social de ce pays, je ne peux que souscrire à la réponse des étudiants et lycéens qui occupent chaque pouce carré de terrain politique.
La force n’est pas dans le bâton du CRSS, mais dans les bras tendus de nos gosses, dans leurs mines réjouies et déterminées, dans leur quête d’autre chose que la mauvaise soupe à la grimace que l’on prétend leur faire bouffer à toute force.

Des bisous et des calins!

N’y voyez pas un discours régressif, mais bien le prototype même de l’arme définitive anti-Sarko et consors! Matraquer un manifestant, déjà, c’est moche. Mais latter un Bisounours, ça peut vous couler un gouvernement!

Des calins et des bisous!!

C’est la fin de la rigueur, du discours du real politic. Tout bien regardé, c’est encore plus balèze que le power flower.

Ce n’est pas la rue qui gouverne!

Au-delà du CPE, le soucis serait peut-être que la démocratie représentative n’est peut-être plus adaptée actuellement. Les citoyens de ce pays sont largement demandeurs d’une forme plus participative, d’être plus impliqués dans les processus décisionnels. Ceci n’a rien d’un gros mot : nous sommes mieux éduqués, nous avons à notre disposition de multiples moyens d’informations, alors pourquoi devrions-nous nous contenter de déléguer notre pouvoir souverain une fois de temps à autre et laisser les professionnels autoproclamés de la chose publique gérer et décider de ce qui constitue notre quotidien et notre avenir en dehors de tout débat, de tout regard et de tout contrôle?

La politique comme objet confisqué par une caste de professionnels qui se renouvellent fort peu et se marient entre eux ne me satisfait pas du tout et ne satisfait plus nombre de mes concitoyens, de droite comme de gauche. Alors, me dire que mon implication se limite à glisser un bulletin dans une urne de temps à autre me semble être une caricature de l’idée même de démocratie.
De la même manière, prétendre gouverner en obtenant un pseudo assentiment du peuple par voie de sondage me semble encore plus spécieux.

Nous sommes en quête d’une nouvelle forme de citoyenneté, une nouvelle conception de la chose publique et de l’exercice politique, nous sommes donc au cœur d’une crise institutionnelle majeure et renvoyer les citoyens chez eux en leur donnant rendez-vous dans un an me semble la pire des manières d’aborder le problème. En limitant l’action citoyenne au vote, on refuse de facto toute idée d’évolution et de changement politique. Normal, puisque cela signifierait aussi une redistribution des cartes fondamentalement différente et la perte des rentes de situation de ceux qui prétendent nous gouverner ou tout le moins, mieux savoir que nous ce qui est bon pour nos fesses!

Des bisous et des calins! Pleins!

Ça nous changera du mépris!

40 réponses
  1. Fugitive
    Fugitive dit :

    Avez-vous lu le billet de davduf ce matin ? Il est parfaitement délicieux !

    {{Extrait du courrier des lecteurs de l’EST REPUBLICAIN du 20/03/06.

     » Même s’il me fait plutôt penser à une installation forcée sur un siège éjectable dont on ne maîtrise pas le déclenchement, le CPE doit être une bonne idée puisqu’il a déjà un projet de petit frère avec le CPL (contrat première location) qui permettrait au propriétaire d’un logement de signer un bail de deux ans à l’issue duquel il lui serait possible de mettre le locataire à la rue.

    Alors, parce que je suis plutôt partisan des bonnes idées, je suggère la mise en place des contrats suivants : Le CPV (contrat de première voiture) permettant à l’acheteur d’un véhicule de le conserver à l’essai pendant une durée maximale de deux ans, à l’issue de laquelle il déciderait de l’acheter ou bien de le ramener au garage sans explication ; Le CPR (contrat de premier repas) permettant au convive de goûter les plats de son choix et de quitter le restaurant sans payer ceux qu’il n’aurait pas appréciés ; Le CPM (contrat premier mariage) permettant aux nouveaux époux de signer un contrat de mariage de deux ans à l’issue desquels la séparation serait possible, sans autre formalité, si l’un des deux n’est pas satisfait de l’autre.

    Mais avant tout ça, je suggère aussi la création d’un CPP (contrat de premier président) permettant aux citoyens d’élire le président de la république pour une période probatoire de deux ans à l’issue desquels un référendum national déciderait s’il est ou non autorisé à finir le quinquennat. Au fond, ça les inciterait peut-être à vérifier les  » bonnes idées  » de leurs premiers ministres « }}

    Source :

    J’ai eu beau chercher sur Gogol my friend, je n’ai pas trouvé l’original mais je suis bien sûre de David Dufresne le fournirait si besoin était…

    Hé le Chi ! C’est ce soir que ton CPP bascule côté siège ejectable… Ne râle pas ! Tu pourras toujours lancer des recours (non suspensifs évidemment !) qui prendront des années aux Prudhommes puisque c’est ce que rétorquent les défenseurs du CPE et du CNE…

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  2. Bertrand
    Bertrand dit :

    Chère Agnès, Je vous lis depuis peu et je souscris totalement à votre discours, mais… Sans avoir une vision « machiavélique » de l’individu, n’est-ce pas dans sa nature que d’être avant tout porté sur son propre petit confort, sans finalement se soucier du voisin, et donc de laisser sans problème le pouvoir à cette nouvelle oligarchie, comme vous la nommez si justement ? De sorte que, et je souhaite n’être que trop pessimiste, il n’aurait peut-être pas tellement envie de s’impliquer tant dans la vie politique ? Etant étudiant, je vois par exemple de plus en plus de jeunes gueulant pour leur petite année de fac gâchée contre des bloqueurs qui agissent pourtant pour eux et voient, eux, à long terme. Ou alors cette nature assez encline à l’égoïsme ne serait que le résultat d’un système capitaliste ayant atteint son but… Eclairez ma lanterne 🙂

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  3. YR
    YR dit :

    Agnès, vous avez parfaitement raison !

    Engageons-nous pour devenir représentants, engagez vous pour faire comprendre à nos représentants qu’ils doivent prendre des mesures pour ouvrir la vie politique à tous les citoyens (qui le souhaitent, je ne force personne) :

    • Non cumul des mandats,
    • Non renouvellement des mandats,
    • Un statut pour l’élu (garantie de retrouver un emploi à l’issue de son mandat)
    • Référendum d’initiative citoyenne
    • Election directe du Sénat (à la proportionnelle)
    • Réelle séparation des pouvoirs
    • Renforcement du contrôle des représentants par les citoyens
    • etc.

    Et des bisous et des câlins, tout plein ;o)

    YR

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  4. yenayer
    yenayer dit :

    Agnès > Ben dis donc. Ca fait le second billet ou il est question de remise en cause. Dans « extension du domaine de la lutte »*, tu te posais la question si on pissait pas dans des violons, et là tu te demandes si voter est vraiment la démocratie.

    Voter tous les cinq ou six ans et prétendre que c’est la démocratie, c’est vaiment se moquer du peuple.

    Quand à savoir si on pisse dans des violons avec nos petits billets de blogeurs livrés au net de temps en temps. Je dirais qu’il faut être plus radical, ne pas faire de concessions, et être extrêmement vigilant, car le loup est dans la bergerie bien déguisé en brebis, et on s’en rend pas toujours compte.

    Réinventer la démocratie : http://www.monde-diplomatique.fr/2004/08/SARAMAGO/11481

    Stopper la montée de l’insignifiance : http://www.monde-diplomatique.fr/1998/08/CASTORIADIS/10826

    • Je déteste Houellebecq 🙂
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  5. Fred
    Fred dit :

    A quand les votations comme en Suisse? Et quid des passerelles privé-public pour qu’on ait enfin une Assemblée sociologiquement représentative du pays?

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  6. ko
    ko dit :

    Alors, comme mot d’ordre, DES BISOUS ET DES CÂLINS, PLEINS ! je souscris avec un enthousiasme délirant !!

    @ Bertrand : ton raisonnement est extrêmement intéressant, car il introduit en filigrane la question de la nature sociale ou pas de l’homme, et l’on pourrait convoquer les mânes d’illustres penseurs qui se sont coltiné la question avant nous. Pour ma part, je considère que les misanthropes réels sont finalement assez rares et constituent donc des cas pathologiques (mais chacun fait comme iol veut, hein, sloboda ;-)))

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  7. Manu
    Manu dit :

    Ce qui m’épate, c’est qu’il y a un constat que chacun peut observer, sauf à fermer les yeux : 1) il existe le CDD ainsi que le CDI. Chacun a ses avantages et inconvénients, tant pour l’employé que pour l’employeur. 2) ces deux contrats, aujourd’hui, ne suffisent plus : on en a marre d’enchainer des CDD, et beaucoup d’employeurs ne peuvent pas passer de CDI (incertitude économique etc.)

    Alors que fait-on ? Il y a les mesures de fond, à long terme, mais personne ne veut attendre et personne n’est d’accord… Et il y a les petites mesures, immédiates… comme le CPE.

    Le CPE est une proposition, qui en a une autre ? CDD et CDI sont insuffisants. Est-ce qu’on cherche à avancer quitte à améliorer au fur et à mesure, ou est-ce qu’on attend… en se plaignant que rien n’est fait ???

    Enfin, le CPE est un article parmi d’autres…. qui sont très utiles et dont on ne parle que très peu. Faut-il tout arrêter pour un CPE ??

    Plein de bisous.

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  8. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Pas assez de contrats????

    1. Le contrat d’acces à l’emploi (CAE)
    2. Le contrat d’accompagnement dans l’emploi
    3. Le contrat d’adaptation
    4. Le contrat d’apprentissage
    5. Le contrat d’avenir
    6. Le contrat d’insertion dans la vie sociale (CIVIS)
    7. Le contrat de professionnalisation
    8. Le contrat de qualification pour les adultes
    9. Le contrat de qualification pour les jeunes
    10. Le contrat de travail intermittent
    11. Le contrat de travail temporaire
    12. Le contrat de travail à temps partiel
    13. Le contrat emploi consolidé
    14. Le contrat emploi solidarite (CES)
    15. Le contrat initiative-emploi (CIE), (Contrats conclus jusqu’au 30 avril 2005)
    16. Le contrat initiative-emploi rénové (CIE) (Contrats conclus depuis le premier mai 2005)
    17. Le contrat insertion – revenu minimum d’activité (CI-RMA)
    18. Le contrat nouvelles embauches (CNE)
    19. Le contrat vendanges
    20. Le contrat « Jeunes en Entreprises »
    21. Le contrat à durée déterminée

    Source : http://www.travail.gouv.fr

    Répondre
  9. leon
    leon dit :

    Bon y en marre.

    Je propose de vendre Chirac sur eBay.

    On fait un joli certificat de vente avec guirlandes et tout. Le gagnant des enchères aura le droi de venir chercher son colis a l’Elychiee.

    Bien sur faut etre honnete dans le texte d’essepications…: « Vend président tres usager, un peu sourd, beaucoup d’heures de routes et qui ira peut etre en prison si la justice et la representation nationale francaise retrouvent leur honneur (attention: possibilite de saisie des douanes ou de la marechaussee). Vendu donc sans garantie, sans amour-propre, sans comprehension du monde moderne (modele de date ancienne anterieur a 1930), sans fierte et sans bilan presentable.

    A passe la plus grande partie de sa vie a changer d’avis, a pretendre avoir des convictions, a vouloir le pouvoir et a ne pas savoir qu’en faire. Jovial et meme drole en prive, absoument nefaste en public. N.B le modele n’est pas susceptible de reparations ou upgrade. Vendu en l’etat (wouaf wouaf…!). Preference a pays tres lointain ».

    J’ai failli le faire sur eBay, parole. Seulement je crois bien que c’est le genre de blague qui peut vous mener en prison dans la dictature administrativo-énarchique que devient un peu plus chaque jour ce pays de m… -penser au bouquin de Kundera « la plaisanterie ».

    Donc je ne prends pas le risque de faire de la taule alors que c’est lui qui devrait y aller. Mais si vous avez un copain qui s’en tamponne, genre russe, balouchistan, Ouigour, ( le genre qu’il faudrait deja lui courir apres dans la steppe ou ss banlieue communiste vers Ulan Bator ou Minskayava)… … et on file le produit de la vente a un orphelinat quelque part.

    J’en reviens pas de cette senilite, de cette arrogance, de cette betise surhumaine.

    (Et dire que je reviens en Rance bientot…… Aie Aie aie… je dois etre maso… )

    Répondre
  10. Sarkoboy
    Sarkoboy dit :

    bon, ca y est, c’est décidé: je descend mon QI de 143 à 94, j’abandonne mon job, je m’inscris au RMI, je gueule que je n’ai pas assez pour vivre, je gueule contre la CMU qui rembourse pas les liposuccions, je gueule contre les APL trop faibles, je gueule contre le CPE qui n’est rien d’autre qu’un CDD de 1 an, je gueule contre les patrons, les medecins, les actionnaires, les 4×4, TF1, les forfaits de telephone portable, les raviolis en boite, le jambon sous cellophane, … je publie mes p’tits delires demago sur un blog, je me masturbe en voyant qu’il y a tout plein de loosers qui pensent comme moi, et je vote extreme gauche en 2007. Voila, c’est dit !

    Euh…. non, en fait: poisson d’avril. En 2007, Nico President ! 🙂

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  11. andré974
    andré974 dit :

    à sakoboy17

    cher ami les « loosers »vous disent ceci:

    Un intellectuel assis va moins loin qu’un con qui marche.

    [Michel Audiard]

    Dialogue du film Un taxi pour Tobrouk

    
                                    Répondre                
  12. Z
    Z dit :

    « nous sommes mieux éduqués »

    Mouais… ça j’en suis vraiment pas sûr. J’ai eu l’occasion récemment de tomber sur une copie d’histoire-géo de lycée de l’époque de mon père (il y a presque 40 ans). J’ai vraiment eu l’impression que l’éducation de l’époque laissait beaucoup plus de place à la réflexion et à l’analyse que celle de maintenant. Alors certes il y avait beaucoup moins de personnes à aller jusqu’au lycée que maintenant. Mais je ne crois pas que les jeunes soient mieux éduqués qu’avant ; par « mieux éduqués », j’entends « mieux à même de comprendre le monde ». Il ne faut pas oublier que le fait qu’il y ait plus de jeunes qui étudient plus longtemps s’est accompagné globalement d’une augmentation du nombre d’heures passées devant la télé et de la crétinisation massive de celle-ci. On est quand même à fond dans la génération Star’Ac, SMS et skyblogs… Comme société éduquée, on a vu mieux…
    Le fait qu’il y ait des gens en masse dans la rue pour lutter contre le CPE ne veut pas dire qu’une grande majorité le sont pour les bonnes raisons (c’est-à-dire, à mon sens, par refus du modèle ultralibéral). Une grande partie ont fait l’économie d’une vraie réflexion et sont à mille lieues des débats qui ont pu être menés sur ce blog et ailleurs. On sait tout cela. On sait que beaucoup de lycéens et étudiants manifestent parce que la pulsion de révolte est plus forte chez les jeunes, et relève plus de l’émotif que du rationnel. On sait que la quête de pouvoir, de reconnaissance, les prises de position stratégiques, n’existent pas que chez les politiques (qu’ils soient pro- ou anti-CPE) mais aussi chez les leaders syndicalistes (qui trouvent dans la jeunesse de nombreux éléments facilement mobilisables pour faire du chiffre dans les manifs).
    Ne croyons pas que le refus du TCE ou la lutte contre le CPE relèvent d’une plus grande maturité du peuple. N’utilisons pas la forte mobilisation actuelle comme argument pour dire que les gens ont une plus grande conscience politique et un plus grand sens civique. Parce que c’est probablement faux. En mai 68 on a dû croire ça aussi. La « prise de conscience » se développe (principalement sur le net…), certes, mais reste archi-minoritaire.

    La culture actuelle de l’homme occidental (je me refuse à penser que c’est sa nature) est très noire, très égoïste. Ceux qui luttent contre l’exploitation des salariés par les patrons ne rêvent pas d’un monde plus égalitaire, ils rêvent d’une France plus égalitaire. Ils rêvent de continuer à récolter à l’échelle nationale, mais mieux réparti sur tous les Français, les bénéfices générés par leur accès privilégié au stock limité des ressources naturelles mondiales et par l’exploitation de la main d’oeuvre des pays plus pauvres. IL EST INDECENT, AU REGARD DE LA SITUATION MONDIALE, DE SE PLAINDRE DE LA PAUVRETE EN FRANCE. C’est inhumain et criminel. Combien de personnes meurent de faim par an en France / en Afrique ? « On ne peut pas comparer », diront certains. Je ne vois pas pourquoi. Réprouvons l’inégalité de traitement et l’exploitation. Mais considérer que plusieurs millions de Français sont pauvres participe de la logique du toujours plus, précisément celle qui, accompagnée de l’ignorance de la finitude des ressources, pousse à l’ultralibéralisme. Ca fait très mal à entendre, je suis d’accord.

    Vous me trouvez extrémiste ? Moi oui. Pourtant je n’arrive pas à trouver de faille dans mon raisonnement. Notre mode de vie est une folie.

    Alors oui, définitivement, des bisous et des calins ! Encore faut-il être prêt à les distribuer à tout un chacun et non uniquement à sa petite famille. (Je dis cela sans être adepte de l’échangisme). Car il y en a qui n’ont personne à qui faire des bisous et des calins (je ne parle pas de moi).

    > spéciale dédicace à Sarkoboy : ta bêtise, c’est à pleurer, réellement.

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  13. Bertrand
    Bertrand dit :

    « Notre mode de vie est une folie. »
    Et j’ai peine à penser, Z, que nous nous en sortirons un jour. Le système dans lequel nous baignons continuera jusqu’à se briser de lui-même (ce qui se passe déjà, littéralement, au niveau écologique). Je ne vois sinon pas comment l’homme occidental moderne déciderait de lui-même de se délester un peu de son confort, pour le bien de tous.
    Nous même sommes actuellement et très agréablement en train de débattre sur nos ordis, avec nos jolies connexions ADSL…
    Comme Halimi le montre bien, notre société actuelle n’est pas une évidence, mais est parvenue au cours de la seconde moitié du 20ème à s’imposer comme telle. Mais malheureusement, ce qui n’est certes pas une évidence, est en tout cas devenue une habitude, grangrénant notre mode de vie, notre culture même, et à fortiori, peut-être, notre nature.
    Concernant l’acquis et l’inné, ce qui me semble aller de soi pour l’homme c’est qu’il est naturellement enclin à la facilité. Et justement cette société dans laquelle nous nous laissons vivre, nous offre cette facilité. D’où cette « nouvelle oligarchie » qu’on laisse penser pour nous, cette « dictature molle » de la démocratie moderne, comme la nommait, je crois, Tocqueville. Alors parfois, heureusement, ça pète, comme aujourd’hui, mais pendant combien de temps ? Et de plus, Z, tu as raison, je doute fort que beaucoup de jeunes défilent dans les rues avec un idéal en tête, sinon, et plus modestement finalement, pour moins de précarité (c’est déjà pas si mal). En vérité je ne crois plus au sursaut, mais à un très long pourrissement, de la nature de l’homme elle-même mais aussi de son propre environnement, ce qui a déjà démarré.
    Le libéralisme a eu cela d’éminemment ingénieux de taper là où ca fait mal, en caressant dans le sens du poil de la nature humaine son penchant pour la facilité, et la recherche, primordiale, de son propre petit confort (qui est lui-même synonyme de préservation, de survie, c’est normal), et quand bien même, bien sûr, le confort de l’un se ferait sur la souffrance de l’autre.

    Oui, je suis définitivement pessimiste. Mais Agnés, ne seriez-vous pas vous-même trop optimiste ? N’êtes-vous pas en train d’effectuer un « transport », si j’ose dire, de votre volonté, louable, de changement, sur un mouvement qui n’a pas tant de « prétention » ?

    PS: que l’on me pardonne si j’énonce des banalités ou autres simplifications…. j’essaye tant bien que mal de façonner ma pensée, en modeste et tout récent étudiant que je suis, dans ce contexte actuel, avec un gouvernement cynique et dirigé par un clown qui me faisait presque chialer hier soir tant sa connerie est grande, pensée qui a celà de commune à la vôtre, Agnès, de croire en l’homme, malgré tout.

    Bises à tous, et même, tiens, à Sarkoboy le poisson d’avril ambulant.

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  14. manu25
    manu25 dit :

    J’adorre les posts de sarkoboy, tellements imaginatifs, un rien provoc, bref un beauf bien de chez nous, mais ce qui me fait flipper grâve c’est qu’il va nous fourrer le nain à CRS dans la présidentielle, putain , j’en dort plus la nuit : avec lui (sarko) c’est les coudés franches le code du travail il va se torcher avec; déjà que l’autre de Villepin et Raf nous la mettait sévère dans le troufignon, il va ce gener le gentil garcon, et inutile de manifester dans la rue, y’a longtemps que les gendarmes mobiles sont équippés de lances flames… Bref on est dans une démocratie et comme ce soir me disait l’aieul : « Solidarité, solidarité, qu’il disait l’autre grand couillon, hier soir au français sur toute les chaines, YA BASTA il faut qu’il se casse, et c’est tout. » Il a pas tort le vieillard de 94 ans.

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  15. manu25
    manu25 dit :

    Et le rôle possitif de la colonisation, y’a pas fallut qu’il le retire ces gros nulos de l’UMP ? Allez l’aieul encore une vraie comparaison.

    Répondre
  16. NRV
    NRV dit :

    Pour reprendre les concepts libéraux à la mode qui disent : pour moins de precarité augmentons la précarité, je propose une autre conjugaisons: pour plus de securité augmentons l’insecurité: donc à partir de maintenant nous diminurons le nombre de policier de 95 %, seul la garde raprochéé de sarko pourra conserver sont poste (non mais!)

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  17. patrice
    patrice dit :

    Z : << Il ne faut pas oublier que le fait qu’il y ait plus de jeunes qui étudient plus longtemps s’est accompagné globalement d’une augmentation du nombre d’heures passées devant la télé et de la crétinisation massive de celle-ci. On est quand même à fond dans la génération Star’Ac, SMS et skyblogs… Comme société éduquée, on a vu mieux… >>

    Comme la mémoire est courte !

    Dans les années 70, à la télévision, les émissions des Carpentier, Guy Lux et autres étaient du même niveau que celles d’aujourd’hui, la technologie en moins.

    L’émission Star Ac n’est que l’équivalent des radios crochets des années 50 et 60 qui ont révélé par exemple Mireille Mathieu…

    Les SMS ont remplacé les courriers des magazines Podium et autres (années 60, 70) et les serveurs Minitel (80, 90).

    Ce n’était pas mieux avant, ce ne sera pas pire après. Tout est toujours pareil, seule la technologie change.

    Répondre
  18. Z
    Z dit :

    Dans les années 70, on pouvait voir Brassens en prime-time dans l’émission « Le Grand Echiquier », qui chantait et jouait de la guitare à la table des invités, avec des gens autour qui l’écoutaient.

    Dans les années 2000, on a des plateaux d’invités people qui font leur promo, avec des publics lobotomisés qui applaudissent à chaque bon mot (toutes les 15 secondes).

    Je caricature, OK. J’ai une « mémoire » sélective, peut-être (mémoire entre guillemets parce que je n’étais pas né). Je fais intervenir mes goûts personnels dans ce qui se veut être un jugement objectif, certainement.
    Je ne dis pas qu’avant tout était bien et maintenant tout est pourri. Mais sur quoi te bases-tu Patrice pour dire que « tout est toujours pareil » ? En quantitatif, je veux dire. Moi j’ai l’impression que la connerie, le superficiel, le futile, prennent toujours plus de place, ce qui ne veut pas dire qu’ils n’existaient pas avant. Et les exemples que tu cites prouvent juste que la « connerie » existait, mais ils ne sont pas en contradiction avec mon hypothèse qui est qu’il y a une tendance vers le pire, hypothèse basée sur pas grand chose effectivement. Peut-être que ça n’a pas de sens, de comparer comme ça les époques, c’est vrai. Mais nous sommes quasiment d’accord, puisque mon propos initial était de dire que l’humanité actuelle n’est pas plus éclairée que l’humanité d’il y a, mettons, 30 ans. On est pas intrinsèquement moins intelligents maintenant, c’est juste que les valeurs de notre société changent (par qui ? et pour quoi ?).

    Répondre
  19. ko
    ko dit :

    (si j’osais – si j’avais le temps, surtout, de développer ! – je parlerai ici de décadence, Z, car cela s’applique à la société et non pas à la personne)

    Répondre
  20. François
    François dit :

    Monsieur le Président de la République,

    
    

    Permettez-moi de vous exposer, par ces quelques mots jetés sur le papier, mon sentiment de profonde injustice ressentie à la suite des évènements qui ont embrasé, en ce mois de novembre 2005, les banlieues de cette République que vous présidez.

    
    

    J’ai vu, de visu ou à travers l’écran de ma télévision, des cohortes à l’allure étrangère, incendier des voitures et des lieux de savoir ou de culte. J’ai entendu les réponses de vos ministres, au-delà du couvre-feu instauré dans certains quartiers, autant que les promesses de discrimination positive, d’ailleurs mises en œuvre depuis longtemps.

    
    

    Le fils d’ouvrier que je suis, issu d’un milieu modeste, ne peut dès lors réprimer une sourde colère !

    
    

    Ainsi donc, un jeune de banlieue pourra intégrer un Institut de Sciences Politiques ou bénéficier d’un parrain issu d’une grande école pour lui permettre d’avoir le baccalauréat et réussir son cursus. Que n’ai-je pu bénéficier d’une telle aide, moi dont les parents se saignaient aux quatre veines pour que je puisse décrocher mon baccalauréat, et qui ai raté de quelques points le concours d’entrée de cet institut de sciences po en province. Ma vie en aurait été changée.

    
    

    Ainsi donc un jeune de banlieue peut, dans la région parisienne, par le biais de l’armée ou du service civil volontaire, passer le permis de conduire gratuitement. Que n’ai-je pu bénéficier d’une telle aide, moi qui ai dû économiser sou après sou et beaucoup me priver pour pouvoir me payer les cours d’auto-école.

    
    

    Ainsi donc, un jeune de banlieue pourra bénéficier d’un réseau d’associations subventionnées, et d’équipements et stades rénovés. Que n’ai-je pu, avec les jeunes de mon quartier bénéficier de tels équipements ? Cela nous aurait évité de jouer derrière ce garage entre gravas et gravillons ou le long de cette autoroute où subsistait le seul espace vert.

    
    

    Ainsi donc 20 000 emplois liés à la fonction publique seront créés pour les jeunes de banlieues. Que n’ai-je pu bénéficier d’une telle mesure ? Cela m’aurait évité de connaître les aléas de l’ANPE et du chômage.

    
    

    Ainsi donc, un jeune de banlieue pourra bénéficier des avantages des zones franches lorsqu’il créera son entreprise et des exonérations qui vont avec. Que n’ai-je pu bénéficier de telles aides, moi qui suis aujourd’hui en train de faire les chèques pour l’Urssaf et autres organismes sociaux.

    
    

    Monsieur le Président de la République, dois-je en vouloir à mes parents de s’être impliqués dans mon éducation et d’avoir joué leur rôle en m’apprenant ce qu’était la Loi et l’Ordre ? Dois-je leur en vouloir de n’avoir jamais mendié quoique ce soit pour nous venir en aide et de m’avoir inculqué le sens de l’effort et de la discipline ?

    
    

    Monsieur le Président de la République, lorsque j’entends les mesures prises par votre gouvernement, lorsque j’entends certains Ministres évoquer la nécessaire discrimination positive, je pense aux trois mots « liberté, égalité, fraternité » que l’on croise de moins en moins sur les frontons des mairies.

    
    

    La liberté n’est désormais plus la même pour tous puisque certains peuvent mettre les quartiers à feu et à sang (je pense aux deux morts victimes d’agressions), tandis que d’autres sont des délinquants simplement parce qu’ils téléphonent dans leur voiture où qu’ils ont le malheur de revendiquer leur identité de Français.

    
    

    L’égalité n’est plus puisque désormais, à la lueur de mon existence, je sais qu’il y a des jeunes plus « égaux » que moi dans la République.

    
    

    Quant à la fraternité, la société marchande l’a mise en pièce pour instaurer l’individualisme consumériste et la seule subsistance de cette valeur est celles des « bandes » dans les quartiers.

    
    

    Monsieur le Président,

    Je m’accuse, en me regardant dans la glace, de supporter tout cela et je m’accuse presque de respecter la Loi lorsque je vois que dans certains quartiers, le crime a payé. Mais j’accuse surtout une classe politicienne de gauche comme de droite, de me faire me sentir de plus en plus exclu, étranger, discriminé et même victime d’un certain racisme au cœur de ma propre région, au cœur de mon propre pays.

    Et vous, Monsieur le Président, de quoi vous accusez-vous ?

    Répondre
  21. ko
    ko dit :

    Es-tu vraiment certain, François, que ces jeunes-là soient, de quelque manière que ce soit, privilégiés ?

    Je ne suis pas forcément favorable à la discrimination positive, mais certaines des mesures que tu évoques relèvent davantage (de la démagogie, certes) d’une tentative (maladroite) d’équité.

    Répondre
  22. Fugitive
    Fugitive dit :

    De toutes les façons qu’on le tourne, depuis l’intervention d’un certain « Grand Con » comme le surnommait le Grand Charles, tout notre exécutif, gouvernement compris, est passible de 10 ans de taule et 75.000 euros d’amendes. Je suggère aux gamins serrés par les CRS de porter plainte illico….

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  23. à quoi bon ???
    à quoi bon ??? dit :

    +1 pour Z.

    « nous sommes mieux éduqués »… ouah ah ahahahaha LOL, MDR

    Vu que nos apprentis démocrates, qui ont quand même passer au moins 15 à 20 ans dans le système scolaire, en sont encore à s’auto-proclamés légitimes pour empêcher d’autres étudiants d’étudier et les autres citoyens de circuler, sous prétexte qu’ils ont mis un bout de papier dans une urne (et encore, pas toujours …), je suis au regret de dire que non, nous ne sommes pas mieux éduqués. Pas forcément pire, comme le note Patrice, mais certainement pas mieux.

    C’est un peu comme si je proclamai dans la rue en bas de chez vous une AG, que je me réunissais avec mes potes, et qu’on votait « démocratiquement » l’occupation de votre logement et le blocage de votre rue. Si on fait ça, vous allez nous prendre pour quoi ? des bouffons, des criminels, des crétins ou … de grands démocrates « qui occupent chaque pouce carré de terrain politique » ?

    Et oui, le pouvoir est totalement arc-bouté sur des positions idéologiques. Les contestataires aussi. Un partout. Mais, en plus, les contestataires veulent interdire un truc qu’une partie du peuple réclame, alors que le pouvoir n’impose rien du tout (personne ne sera jamais obligé de signé un CPE, et les syndicats on parfaitement la possibilité de négocier avec les patrons pour adapter l’usage du CPE). Question « pouvoir » « force » et « gourdin », ça fait 2-1 pour vous.

    De toute façon il y a des élections dans un an, c’est à dire rien du tout, même pas le temps de pondre une loi pour transformer d’office tous les CPE en CDI. Réclamer aujourd’hui l’abrogation du CPE c’est de bonne guerre, prétendre que c’est de la démocratie c’est encore de bonne guerre, mais tout ça, ça reste la guerre et le mensonge. Bien loin du bisous et du câlin.

    Soit dit en passant, parler de bisous et de câlins tout en suant la haine du CRSS et en appelant à une forme de sacrifice humain à peine atténuée, réduit singulièrement la portée du propos. Même si ça flatte les « losers » au sens de Sarkoboy, qui a m’a fait plus rire qu’eux.

    Même si je n’aime pas non plus les Compagnies de Régression Socialiste Soviétique, il faut quand même reconnaitre qu’elles font parfaitement leur boulot d’Agit-Prop dans la plus parfaite bonne conscience, et que, un jour, peut-être, on pourra compter sur elles pour bruler les auteurs et pas seulement des livres. Sarko sera alors enfin vaincu !

    Allez, camarade, ne perd surtout pas tes convictions car, comme le faisait remarquer Adolf, il faut être intolérant et sectaire pour convaincre et s’imposer (tu m’excuseras de ne pas te donner les références précises, son best-seller n’est pas ma tasse de thé et je n’en fais pas la pub…).

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  24. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Faut parfois se sortir la tête d’entre la raie des fesses.

    • Ma grand-mère a arrêté l’école pour aller bosser, en sachant juste lire, écrire et compter, et de son temps, ce n’était déjà pas si mal. Mon père a du s’arrêter au certificat d’études. Faut arrêter les conneries, les gens de ma génération et les suivantes ont eu accès à un savoir en quantité et en qualité qui n’a rien à voir avec ce que pouvaient rêver nos parents. Faut arrêter la déclinologie, sauf à avouer que le savoir, ce n’est plus si bien depuis qu’il est partagé par le plus grand nombre et non la chasse gardée de la bourgeoisie. La massification des études fait que tout monde passant par l’école, ben on y voit aussi des pas très doués. Sur des millions de gens, c’est un peu normal!
    • Faire croire que les manifestants n’ont d’autre objectif que de faire chier le monde, c’est vraiment ne pas vouloir voir plus loin que le bout de son nez. Sans conscience poitique, sans combat, sans revendication, sans grève, nous serions toujours à Zola et à la démocratie censitaire dont je sens comme une nostalgie poindre de ci de là. Sans épreuve de force, les gosses iraient à la mine dès qu’ils savent marcher et bosseraient leurs 11 heures par jour, on continuerait à dire que l’ouvrier n’a pas besoin de repos dominical, car c’est juste une brute épaisse qui ne sait que picoler en dehors du travail. Bref relisez la littérature du XIXème, c’est édifiant.
    • Les élections! Youpi! Comme je l’ai dit, je pense pas qu’il y ait grand monde dans ce pays qui ait donné mandat à nos gouvernants pour nous niquer la retraite, la sécu et le reste au nom des profits de certains… La majeure partie de l’échiquier politique, les grands partis, sont tous d’accord sur UNE SEULE et unique politique économique. Merci le choix!
    • La haine du CRS… faut tout bien lire ce que j’écris ici. Je trouve justement que les actions actuelles des jeunes sont aussi fondées sur la mise en place d’une conivence avec les forces de l’ordre et ça, c’est 100 fois plus puissant que les pavés.
      Le dernier jeu en date s’appelle 1, 2, 3, CRS!, sur le modèle de 1, 2, 3, soleil, un manifestant compte, dos à ses camarades, le front contre le mur de boucliers de la maréechaussée et quand il se retourne, les autres doivent se figer. Il s’agit là d’humour! Et c’est terrible l’humour. Les CRS ne pouvaient s’empêcher de se marrer. Et j’approuve cette démarche. Parce que les flics et les CRS, ce ne sont pas des robocops, ce sont des pauvres types comme nous, pas forcément très bien payés ou considérés, avec les même merdes que nous tous les jours. Ils sont des parents, et ils peuvent comprendre et ressentir les même choses que nous. Qu’ils puissent passer de notre côté, voilà qui doit faire gerber de trouille ceux qui voudraient nous applatir. Donc, vive les CRS, aussi!
    • Pas forcé de signer un CNE???? Faut vraiment vivre sur une autre planète! Depuis quand c’est le salarié qui décide? Surtout au moment où la chasse aux chômeurs s’intensifie pour les forcer à signer N’IMPORTE QUOI!

    Mais continuez à vous coller la tête dans le sable et à refuser de voir ce qui se passe en ce moment, et pas que dans notre pays! Continuez à vivre dans l’illusion! Le réveil n’en sera que plus difficile!

    Répondre
  25. Alain
    Alain dit :

    Je lisais les commentaires d’un article du journal Le Monde (qui est en train de devenir un blog ou faut payer 6 euros / mois pour pouvoir commenter) et j’ai tiqué sur ce commentaire :

    « Mais ceux qui persistent à prétendre que la vocation de l’Education Nationale est de former des chômeurs cultivés plutôt que des valets du Capitalisme devraient se poser quelques questions. »

    J’ai pensé à Agnès et j’ai bien ri.
    Tout s’explique.

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  26. Lou Quétiero
    Lou Quétiero dit :

    Lu dans L’Humanité :
    « Des câlins et des bisous ». Mercredi soir, en gare de Bordeaux, une bonne centaine d’étudiants et de lycéens occupent les voies de chemin de fer pendant une heure environ. À l’attention des forces de police dépêchées en nombre afin de les déloger, les jeunes présentent cette revendication inouïe : oui, ce sont « des câlins et des bisous » qu’ils veulent. Ils n’auront rien de tout ça : onze manifestants seront interpellés pour « entrave à la circulation » et certains d’entre eux seront vraisemblablement poursuivis, en outre, pour « outrage et rébellion ».

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  27. kawouede
    kawouede dit :

    Je tombe sur votre article, en cherchant si ce slogan d’il y a deux ans (qui me paraît à moi aussi indépassable) aurait des chances de revenir dans les manifs lycéennes et enseignantes de ce printemps (qui s’essoufflent un peu pour les premières, examens obligent, mais sait-on jamais ? samedi pourrait apporter de bonnes suprises)…

    La bise à vos chats

    Répondre
  28. kawouede
    kawouede dit :

    Je tombe sur votre article, en cherchant si ce slogan d’il y a deux ans (qui me paraît à moi aussi indépassable) aurait des chances de revenir dans les manifs lycéennes et enseignantes de ce printemps (qui s’essoufflent un peu pour les premières, examens obligent, mais sait-on jamais ? samedi pourrait apporter de bonnes suprises)…

    La bise à vos chats

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