L’art de la question

C’est le propre du sondage que de focaliser sur la réponse tout en éludant soigneusement le caractère souvent très implicite de la question.

Soit la même question, posée de deux manières différentes :

"Seriez d’accord pour partir du jour au lendemain à 500 km de chez vous pour faire le même travail qu’aujourd’hui, mais payé 30 à 40% moins cher?"

Je vous laisse deviner la réponse.

"Doit-on sanctionner un chômeur qui refuse un emploi à 500 km de chez lui avec une perte de rémunération de 30 à 40%?"

On se doute de la réponse.

L’abus de sondages nuit gravement à la démocratie
27 réponses
  1. Aska
    Aska dit :

    le sondage est, comme de nombreux sondages, stupide surtout quand les questions peuvent avoir plusieurs réponses suivant le contexte.

    Si Actuchomage dénonce le sondage tout en dénonçant également sa cible (ce qui me semble paradoxal), il a aussi la facheuse tendance à critiquer les salariés avec un ton légèrement condescendant (« naiveté », « ça baigne ou presque » et bien sur leur irréalisme global) : à croire qu’il souhaiteraient voir les salariés devenir chomeurs à leur tour!

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  2. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Salut Aska.
    Non, personne sur Actuchômage ne souhaite aux autres de se retrouver à leur place. Il arrive même souvent que les chômeurs donnent des conseils aux salariés en place pour ne pas perdre leur job. Par contre, il est très minant pour un chômeur d’être sans cesse en butte au mépris et à l’ignorance des salariés, à leur inconscience aussi.

    Il est difficile de leur faire comprendre que mettre la pression sur les chômeurs, ça revient à faire pression sur les salaires et donc, en dernier lieu sur les salariés encore en place. Pourquoi garder un mec qui cumule l’ancienneté et une certaine propension au ronronnement quand tu peux avoir un jeune qui a faim presque gratos, jetable sur l’instant avec les dernières connaissances de son métier, et toutes les qualifications dont on peut rêver?
    La question n’est pas de dire que tous les patrons sont des salopiots et les salariés des naïfs, mais quand on est du côté obscur de la force, on observe que l’occasion fait le larron et que plus on déréglemente les relations du travail, plus sont nombreux ceux qui succombent à l’appel de l’exploitation sans vergogne et du rapport de force totalement déséquilibré. Et pourquoi résisteraient-ils, alors que tout est fait pour les encourager dans cette voie? ce ne sont pas des saints non plus…

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  3. PPG
    PPG dit :

    comprendre, c est facile, et on ne sent lasse pas comme l’écrit la plume de actu, il faut faire l’expérience pour prendre conscience de… « on est bien payé quand on est au chomage, il faut inciter les chomeurs,…merde ça coute à tout le monde le chomâge » c’est du harcelement moral stigmatisant….et puis un bon stress ça stimule la créativité, l’initiative et puis si vous ne trouvez pas de boulot, créez votre propre boulot, et si ça ne fonctionne pas… :-s les institutions et administrations « specialisées dans le chomage » sont stressantes : elle me font penser à l’armée, la grande muette, prolixe en note de services et en textes, qui fonctionne dans la reserve et la discretion, et qui refuse toute communication.

    il me semble que, aider un demandeur d’emploi, ça passe par l’écoute, par l’adaptation à la personne, par un long processus dans le sens du changement, aujourd hui on fait du marketing social dans les entreprises, « sans pour autant materniser les gens, comme le disent certains psycho rigide », pas du tout par une couche supplementaire de stress. on a bien compris le sens des textes qui regissent le fonctionnement du chomâge : « on vous maintient hors de l’eau, main sur la tête ». Et si on a bien compris le sens, il faut s’interroger en toile de fond sur l’intention de celui qui cree les règles !

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  4. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Salut PP (comment puis-je t’appeler?). Je viens d’installer spamplemousse, vu que j’ai ramassé un max de trucs déplaisants (spams à la noix) en commentaires cette nuit. Donc, oui, il suffit qu’il y ait un mot clé qui pue des pieds (ou une portion de mot) et te voilà en attente.
    Ceci dit, je viens de valider ton commentaire. 🙂

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  5. PPG
    PPG dit :

    salut agnès, Patrick-Pierre : ouf, merci pour ta validation. voyons un mot qui pue des pieds, au choix selon le lecteur ou trice. Pamplemous, noix, mes deux fruits préférés,… on ne se refait pas 🙂 a bientôt

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  6. free tibet
    free tibet dit :

    Le peuple est mauvais quand il s’agit d’opinion sur le chômage qui ne vont pas dans le sens des adeptes de la victimisations des individus. Il est naif, manipulé ou quoi que ce soit. Forcément, l’oeuvre du Grand Capital, des Hyènes Libérales qui hantent les pouvoirs. Les Méchants.

    Par contre après le refus de la constitution européenne, la peuple était bon, il résistait aux manipulations. C’était vraiment beau de voir tous ces anonymes du quotidien, se lever, risquer leur vie pour refuser le joug de l’Economie Libertaprout. Ca sentait la poudre à canon et le pavé fraichement cueilli, portant délicatement une molaire d’un de ces chien vendu au Diable. Pourtant, dieu sait si les Forces Libérales n’ont pas déployée des monceaux de talents pour faire rentrer ce Brave Peuple Résistants – tient, il n’est plus minoritaire.
    J’en veux pour preuve, de la fellonie Européenne. Assemblage de Démon Libéraux dont le seul soins est d’approfondir la douloureuse théorie qu’Adam Smith leur fit pour les amoidrir. Mais , que diable! Sort d’ici Brave Peuple Non Soumis, Résistant de l’opprobe. Les Argentins également, représentent un Tres Brave Peuple, insoumis au Diktat des marchés, imposés par les Liberaux.

    Quand L’autorité Palestinienne est en faillite, c’est forcément à cause des libéraux (israeliens, sans doute). Pourtant les Démons Libéraux Européens, feraient mieux de donner plein d’argent à leurs chomeurs, plutot que de financer des terroristes

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  7. manu25
    manu25 dit :

    Réponse à freetibet : .

    Quelle confusion dans votre esprit, je n'aimerais pas y habiter!!!

    Ceci dit : lire Castoriadis, Bourdieu… Et puis on en reparlera (mais j’aimais bien reperlera) car l’art d’enfilé les perles et (NoN Agnès je ne l’écrirais plus) tu es passé maitre.

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  8. sys4
    sys4 dit :

    Euh… Free, que répondrais-tu aux questions de ces sondages que je me permets de reprendre:

    1) »Seriez d’accord pour partir du jour au lendemain à 500 km de chez vous pour faire le même travail qu’aujourd’hui, mais payé 30 à 40% moins cher? »

    2) »Doit-on sanctionner un chômeur qui refuse un emploi à 500 km de chez lui avec une perte de rémunération de 30 à 40%? »

    A la deuxième, je pense que tu diras oui (faut pas trop te brusquer), mais pour dire oui à la première, faut quand même être maso! Et regarde bien les sources dans l’article gracieusement hyperlié par Agnés, et on trouve une entreprise privée sous-traitante de l’ANPE et liée à la gestion de l’unedic… Ca s’appelle une enquête à charge où les chiffres ont clairement été trafiqués pour aller dans un sens strictement partisan. C’est vrai que Agnés n’aurait pas du dire que c’est « l’abus de sondages » qui nuit à la démocratie, mais plutôt le trafic d’enquêtes montées de toutes pièces.

    De même, cher free, je suis tombé sur le site qui classe les pays les plus libéraux, le but clairement affiché de ce site très bien fait et très mercatique (marketing pour les faux francophones), c’est d’établir un lien entre libéralisme et prospérité. Les chiffres se succèdent, plutôt moyens, mais ne nous abîment pas trop et ils nous félicitent car nos réformes vont « dans le bon sens »… Je regarde pour QUI a été fait cette enquête et je trouve…. la Heritage foundation, un cercle néoconservateur et réactionnaire (pléonasme?)… C’est clair qu’on va dans le bon sens! Même les conservateurs le disent, alors allons-y, et tant pis s’ils ont conduit des pays à la ruine (Argentine…)!

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  9. free tibet
    free tibet dit :

    Manu, tu illustres parfaitement les propos tenus par les GoGos. La confusion est dans les propos tenu par les anti-tout. Il n’y a jamais d’arguments, uniquement des faits avec placé à coté, une conclusion. La justaposition de 2 éléments, une cause et une conséquence, valant pour démonstration. Ex: l’Argentine à été en faillite? C’est à cause du libéralisme : « Ite, missa est! ».
    Le terme « liberal » apparait dans toutes les explications des malheurs du monde. Personnes n’a été capable de définir ce mot: « libéralisme ». J’aimerai que quelqu’un le fasse. Pour voir.

    Quand aux sondage et aux réponses qui y sont données. « trafic d’enquêtes montées de toutes pièces. » : prouve-le!
    Un sondage commandé par l’Huma sur le CPE annonce que « le nouveau contrat recueille plus d’opinions favorables que d’avis défavorables chez les moins de 30 ans ». Intox, surement, forcément. Ca ne va pas dans le bon sens, celui de l’extrême gauche. Mais en attendant, les coco ne le publient pas. Ils ne veulent uniquement que ce projet soit impopulaire, mais surement pas que les gens aient du travail. Au contraire
    Mais en fait. Pourquoi tant d’acharnement de la part des tenant de ces idéologie. Vouloir que rien ne marche, que toute les actions soient néfastes? A qui profite le crime? Qui a intérêt à ce que les choses aille mal?
    Les parti gouvernant, modérés, consensuels?
    Les extrêmes dont les campagnes électorales sont payées si elles font plus de 5%?
    Le Pen et l’extrême gauche faisaient 2% aux élections avant 1981.
    Maintenant, ils ont leurs campagnes électorale offerte par les contribuable. Grace à la misère des gens.
    Le PC à fait moins de 5% aux dernières présidentielle. Maintenant les comptables, les gestionnaires ont pris les rênes au PC. Faut faire du chiffre! Si jamais plein de gens ont du boulot avec des mesures faite par un gouvernement de droite, ça va pas! Faut a tout prix torpiller le processus. Faut empêcher d’essayer! Par tout les moyens!
    Déjà que les cocos ont gagnés des voix grace au non au referandum. Ils onot doublement gagnant: leurs opinion a gagné.
    Les conséquences: l’affaiblissement du poids de la France et les distortions en Europe risquent de fragiliser l’activité en France: plus de misère et de chômeurs = plus d’électeurs.
    Cerise sur le gateau : ce ne pourra commencer qu’en 2007, lorsque le nouveau budget de l’UE sera appliqué (-30% pour la France), les cocos pourront encore dire que ce sera de la faute au « libéralisme », à l »Europe ».

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  10. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Tu n’as pas répondu à la question, Free.
    Et pour toi? Tu voudrais d’un CNE? Si, en plus, tu appliques un CNE à la question 1…
    Si tu acceptes un CDI loin de chez toi, tu sais que pendant la période d’essai, tu va devoir te loger en double, genre crêcher à l’hôtel. Et si tu as une famille, prévoir le déménagement de celle-ci en pensant à l’emploi du conjoint.
    Mais là, tu fais quoi? Tu passes 2 ans à l’hôtel? Même avec un job à 2 SMIC, ce n’est pas jouable. Et aujourd’hui, les offres de job sont plus proches du SMIC qu’autre chose, y compris dans des postes qualifiés. Déjà que c’est pas évident de vivre avec un SMIC quand tu es déjà installé (et je ne parle pas avec une famille), mais si tu dois en plus raquer une double résidence pendant 2 ans…

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  11. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    La question n’est pas là. A partir de quel moment tu peux déménager ta famille? Comment tu trouves un appartement alors que tu ne sais pas si le lendemain tu travailles encore? Si ton conjoint travaille, à quel moment il peut venir te suivre?
    Le CDI n’est pas une insanité, c’est un contrat à long terme à double bénéfice : pour toi, parce que tu sais que tu peux t’investir dans ton job, que tu peux faire des projets (logements, voiture, études des nains, etc) ; pour ton employeur, qui peut investir dans tes compétences pour la bonne santé de son entreprise, qui peut compter sur toi.
    Et oui, la précarité, c’est juste bon à court terme. A moyen terme, ça plombe la productivité de l’entreprise. Le management de la peur a ses limites!

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  12. Aska
    Aska dit :

    La même réponse en corrigeant certaines fautes (désolé – Agnès si tu pouvais supprimer le post précedent, j’en serais ravi!)

    La réponse à n’importe laquelle de ces questions est : « ca dépend du contexte ». C’est tout. D’où la stupidité du sondage. Pourquoi obliger freetibet, ou qui que ce soit, à répondre à des questions stupides?

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  13. free tibet
    free tibet dit :

    Aska, on peut quand même commerncer un début d’explication.
    Quel est l’argument principal des tenant de l’anti-CNE.  » Donner la posibilité aux patrons de licencier sans explication ». Certe.
    Mais avant de licencier, le patron doit EMBAUCHER. Et ça c’est le but. Que le patron embauche.
    Alors la réponse à la question d’Agnès, c’est : Si je doit me déplacer pour un CNE, c’est que je suis embauché. Sans le CNE, la question ne ce serait pas posée; je n’aurais pas été embauché.

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  14. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Je ne vois pas en quoi un nouveau type de contrat peut créer du travail. Un patron embauche quand il a besoin de main d’oeuvre. Si c’est juste pour un moment, c’est un CDD. Si c’est pour garder, c’est un CDI. S’il hésite, il a toujours l’intérim. Donc personne n’embauche parce qu’il y a le CNE. Par contre, pourquoi prendre un CDD, avec prime de précarité et période d’essai réduite, quand tu peux avoir un CNE, jetable quand on veut, sans prime de précarité?
    C’est comme les subventions et baisses de cotisations. Pourquoi ne pas réellement évaluer et chiffrer leur impact réel sur l’emploi et à quel coût?
    Le CNE ne crée pas d’emploi. Il se substitut clairement aux CDD et CDI existants, il permet aussi d’interdire tout recours à un salarié. Le rapport de force patronat/ salariat est déjà suffisamment déséquilibré comme cela, pourquoi précariser encore plus les salariés? Tout ça me dégoûte profondément. Quand on en sera revenu aux journaliers qui, chaque matin font la queue pour une journée ou une heure de boulot, peut-être que les gens commenceront à comprendre.
    Pour ma part j’ai été vacataire à la SOFRES pendant 8 mois, alors l’ultra précarité, j’ai donné, je sais ce que c’est, je sais ce que ça donne, je sais comment ça fonctionne!

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  15. monde guerrier
    monde guerrier dit :

    Oui, y a aussi un autre système, prélude au cne : le cdd avec pour fin de marqué : « jusqu’à embauche de la personne du diplôme ad-hoc sur le poste actuel ». Vécu deux fois. Un autre remake : le contrat qui peut s’annuler du jour au lendemain car l’un des organismes décideurs se sera désisté : les collègues ne peuvent pas collaborer, pas de projet à mener malgré les besoins constatés (et pourtant dans certains boulots, c’est la base du job), paroles ignorées (en réunion, c’est cool), stress énorme à gérer. etc. Epée de damoclès stupide, contre-productive. Si le cne est simple, pour tout ce qui concerne le salarié mais aussi le contenu du travail, ça ne fera qu’envenimer. Un salarié obéissant n’est pas forcément productif. 6 mois d’essais bilatéraux, ça suffisait amplement et ça aurait permis de bien mettre les choses à plat (sonder les réalités de chaque parties) et de négocier, avec le moins de risque pour chacun. A ce niveau, au niveau du cpe notamment, les questions (et réponses à côté, évidemment, du gouvernement) au sénat étaient beaucoup plus directes et claires qu’à l’assemblée nationale : mais qu’est-ce-que ça change puisqu’il s’agit d’une action à support idéologique. Comme c’est mesquin de ma part de le dire. Il y aura les inclus et les précaires (qui en plus de racler tous les jours devront ad … aeternam « faire leurs preuves », comme d’hab. Et ça en arrange bcp.

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  16. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Vi, vi vi….

    LES DIRIGEANTS des très petites entreprises (TPE) françaises, qui ont recruté des salariés en faisant appel aux contrats nouvelles embauches (CNE), auraient majoritairement procédé à des embauches même sans le lancement, en août 2005, de ce contrat à durée indéterminée (CDI) prévoyant une période d’essai de deux ans. Selon un sondage présenté, mardi 10 janvier, par le cabinet Fiducial, et réalisé du 23 au 29 décembre 2005 par l’IFOP auprès de 300 dirigeants ayant eu recours au CNE, seuls 29 % des entrepreneurs interrogés déclarent qu’ils n’auraient pas embauché sans l’existence du CNE, alors que 71 % auraient de toutes les façons recruté, dont 40 % en contrat à durée indéterminée (CDI) et 28 % en contrat à…

    Mots clés : sondage, auraient, déclarent!
    En plus, je rappelle que définir la période de consolidation de période d’essai est une approximation mensongère. Une période d’essai permet la rupture du contrat par l’une ou l’autre des deux parties. La période de consolidation ne donne ce droit qu’au seul employeur

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  17. michel974
    michel974 dit :

    le CNE est aussi merdique que les sondages.
    les deux sont destinés aux esprits etriqués et fainéants.
    un patron un tant soit peu gestionnaire se rendra compte qu’un CNE coute plus cher et qu’il est plus risqué qu’un CDI.
    pour le journaleux, il sera plus simple de recopier les analyses d’un institut que de faire de l’investigation.
    le bon sens s’est égaré quelque part.

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  18. free tibet
    free tibet dit :

    Michel, monte ta boite, tu es manifestement très doué pour la gestion d’entreprise.

    Un salarié peut démissionner quand il veut, sans justification. Donc la mention de « periode de consolidation » est un mensonge. La rupture par les 2 parties sans justification n’est possible que pdt la periode d’essais, après, seul le salarié le peut. L’appellation « consolidation » est purement juridique, car il y a des cas de jurisprudence sur les durées de ce qui est appelé « période d’essais ». Avec un CNE, pour pouvoir licencier sans justification après la période d’essais (2 mois max) , il faut que le contrat de travail porte la mention « periode de consolidation », si c’est la mention « periode d’essais », le salarié peut emmener son employeur devant les prud’hommes et exiger des indemnités pour licenciement abusif. Dans tous les cas, le salarié peut démissionner quand il veut. Avec le CNE il a droit aux indemnités chomage, en CDI normal, il n’y aurait pas droit.
    Sinon, c’est un sondage? Personne ne peut savoir ce qu’il ce serait passer exactement sans le CNE. Au moins, avec un sondage, si la question posée n’est pas tordue (spécialité de l’extrême gauche), le débat est fait et il y a une réponse (avec son volant d’incertitude, certe). L’idéal est de faire plusieurs sondages et de les recouper.

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  19. michel974
    michel974 dit :

    pour étayer mon propos ci-dessus, je rappelle que pendant les 2ères années d’embauche, la législation du travail ne prévoit aucune indemnité de rupture pour licenciement individuel et qu’elle oblige le salarié démissionnaire à un préavis. ce sont les inverses qui se produisent avec le CNE. je ne vois donc pas l’effet d’aubène pour un employeur, sauf s’il ne s’est pas lire et s’informe chez paris-match.
    free tibet, j’ai toujours cru que l’évolution de l’offre d’emplois perennes venait de la solution économique, l’évolution des méthodes et des moyens, des choix politiques. depuis quelques années, on ne touchent plus du tout ces leviers, seules les mesurettes sur l’aspect du contrat sont venues apporter leurs chimères, tant dans le domaine public (emplois jeunes, cec, ces,…etc) que privé (sivp, adaptation, qualif, cne,…etc). on croirait presque que la solution au développement de l’offre d’emplois a son lit uniquement dans le contrat de travail. et le carnet de commande ? n’est ce pas lui qui régit l’emploi dans une entreprise ?

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  20. free tibet
    free tibet dit :

    Ce qui est bien avec la réthorique tendant à disqualifier d’avance toute étude ou point de vue à partir de sondage (qui ne sont pas dans l’optique de l’exrême gauche), c’est que quelque soit le résultat du sondage, ce sera forcément faux. Le détracteur ne cherchera même pas à démontrer, mais tout simplement à nier le résultat du sondage pour discréditer l’analyse.
    Cependant, ici on trouvera un sondage qui éclairera les lanternes de certains analystes d’entreprises monolectiens.
    « L’enquête de l’Ifop pointe plusieurs obstacles rencontrés par les entrepreneurs non seulement à l’embauche, mais aussi après l’embauche. Près des deux-tiers d’entre eux avouent éprouver des difficultés dans leur recrutement « pour trouver une personne adaptée, qui corresponde au poste ». Le recrutement réalisé, ces mêmes entrepreneurs évoquent des insatisfactions (34%) concernant soit le comportement de la personne embauchée, soit ses compétences (28%). 27% d’entre eux soulignent des difficultés de trésorerie liées à l’embauche et 20% des complexités administratives. Quant à ceux qui ne souhaitent pas recruter, 58% stigmatisent le coût des charges liées à l’embauche tandis que 41% d’entre eux font état d’une activité insuffisante. »

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  21. monde guerrier
    monde guerrier dit :

    Pour ce qui est de la formation, il n’y a pas que les écoles et dérivés (bien que les coûts, et parfois les contenus et organisations !) qui sont la cause, ni les aspirations des futurs éventuels travailleurs : mais aussi l’entreprise elle-même. Elle perçoit un manque, que fait-elle alors (elle, si active, n’est-ce-pas ?) ?

    Il y a seulement 20 ans, un employé pouvait devenir cadre dans la même boîte grâce à une formation développée intra-entreprise et voir un cadre de 50 ans et plus n’était pas hors-mode…

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