Articles

La fin et les moyens

J'avais un ami, gentil et discret, qui aimait le couscous-coca, la purée sur-beurrée — et au demeurant délicieuse — de sa mère, créer des trucs sur son Commodore 64, jouer au bowling le samedi soir et tuer le temps en ma compagnie.…

L'invasion des profanateurs de démocratie

Tout a commencé au Ministère de l'Éducation. Je ne me souviens plus trop de quand date le déclic, je sais seulement que c'est postérieur à Devaquet. On s'est juste retrouvé un soir, avec monsieur Monolecte, à se demander ce qu'il…

Histoires d'eau

En ce moment, de simples citoyens peuvent être mutilés par les forces de l'ordre, juste parce qu'ils s'opposent à une certaine forme de désordre. Ils peuvent même en mourir. C'est vrai que c'est un peu dérangeant dans une démocratie…

La Grande Bellezza del nulla

Cela faisait bien longtemps que nous n'avions pas pris le temps de nous arrêter sur un film. Et le temps — celui qui passe, indifférent à la frénésie des hommes et la vacuité de leur existence — est précisément la matière première…

Le grand soir

Cela fait tellement de temps qu'on en a marre de tout ça, que je ne me souviens plus d'avant.
Et pourtant, j'ai toujours cette impression persistante de chute interminable et de fuite en avant.
Et pourtant, malgré toutes ces frustrations, ces colères et ces belles envolées lyriques, plus ça va mal et plus on ne fait rien.

La voie de son maître

J'ai la naïveté crasse ou la connerie incommensurable de croire que les choses importantes ne peuvent que se dire face à face, le regard vrillé dans le blanc de l'œil de son interlocuteur.

La crise délibérée

Pendant que les forces de la contestation sociale pansent leurs plaies dans leurs quartiers d'été, celles de l'argent ne relâchent pas leurs efforts pour nous enfoncer chaque jour un peu plus dans la merde.

Après eux, la fin du monde

Ne ressentez-vous pas, vous aussi, avec quelle extrême complaisance morbide notre société se vautre dans le catastrophisme le plus poisseux ?

Mes plus sincères salutations

C'est l'été en Maurienne et je dois avoir 14 ans. Les journées sont longues, lumineuses, remplies de nos jeux et de nos cris. On est une bande de potes. On est les terreurs de la montagne.

Raptus

Suis-je aphone ou est-ce le monde qui est devenu sourd ?

Panne sèche

Bon, voilà, c'est dit : je n'écris plus ! Ce n'est pas une déclaration, un coup de sang, un cri du cœur. Juste une constatation qui tombe comme le fil du couperet sur la nuque du condamné. D'ailleurs, les plus assidus et fidèles de mes lecteurs avaient bien dû remarquer comme une absence, à force de tout ce rien.