Encore Cantat

Violence faite aux femmes

Dans l’absolu, je ne changerai pas une virgule du texte que j’avais écrit au sujet de Bertrand Cantat, il y a 10 ans. Par contre, j’ai bien noté depuis que, comme souvent, la prison n’a pas réellement conduit le condamné à une remise en question, une contrition ou surtout, un changement de paradigme quant à sa relation au monde. Le gars a continué à cogner les femmes et à se penser comme victime.

Ce qui pose en premier la question de l’adéquation de la peine : je ne vois pas à quoi sert l’incarcération si elle n’est pas assortie d’une démarche visant à rééduquer l’homme violent. Il y a eu, sur France Culture, une excellente série documentaire sur la thérapie conjointe des hommes violents et de leurs victimes, un reportage énorme où l’on comprend qu’il faut déjà du boulot pour que les bourreaux de femmes et d’enfants laissent tomber le déni et commencent à assumer leurs actes, non pas quelque chose de magique qui tombe du ciel au moment où se referment les portes du pénitencier.

Ensuite, on a bien le souci évident de la récidive de la part d’hommes qui se pensent comme des victimes et pas du tout comme des coupables. Dans le cas de Cantat, il y a une grosse présomption du fait que, sans lui, son autre femme serait encore vivante. Et il est de plus en plus clair que pour lui, imposer sa volonté à une femme n’est pas réellement un problème, aujourd’hui encore. De ce point de vue, son personnage d’artiste torturé tendance maudit, il peut se le carrer au cul.

Pas besoin de censure : le boycotte suffit largement

Enfin, le dernier problème soulevé par le retour de la revanche du Cantat est celui de la censure.
Je suis encore et toujours contre. Je trouve toujours détestable cette idée hautement absurde que certains seraient plus habilités que d’autres pour décider à leur place ce qui est bon et ce qui est mauvais — remarquons que je suis probablement athée pour des raisons assez similaires. Parce que cette idée finit toujours mal, parce qu’on est sorti de la cour de récré, parce que je déteste créer des martyrs.
Par contre, il me semble assez sain de mettre les gens face à leurs choix. Il n’existe aucun motif sérieux d’empêcher ce type de continuer à sangloter dans un micro. Et on peut également décider que de se penser légitime à régner sur les femmes par les gnons est quelque chose de pas très grave qui doit s’incliner devant le talent. Mais rien ne nous oblige à écouter Cantat, à aller à ses concerts ou à le sponsoriser en achetant sa musique.

Tout comme nous pouvons considérer finalement que la violence contre les femmes est un fait social de fond, quelque chose qui sous-tend toute notre organisation sociale et qui pourrit profondément notre civilisation. Pas un juste un buzz médiatique, pas juste la question de savoir s’il faut tirer sur le merle pleureur. Quelque que chose qui nous concerne tous, profondément, et qu’il va falloir extirper péniblement du corps social en y mettant le paquet.

85 réponses
  1. smolski
    smolski dit :

    « rien ne nous oblige à écouter Cantat, à aller à ses concerts ou à le sponsoriser en achetant sa musique. »

    Encore faut-il que l’information de la raison (la violence faite aux femmes et non le jugement de la personne violente) de cette rétention publique reste à circuler !
    Ce n’est pas non plus en faire un martyre que de le rappeler via les medias, même si pour cela certains choisissent de lui cracher dessus.
    On arrache bien les chemises des drh malhonnêtes avec raison, non ?

    La violence est dans la société, pas dans ceux qui la subissent et s’en défendent.
    Le cas de la violence faite aux femmes dépasse le cadre d’un évènement et ce sont les médias sociaux qui font de la réactivité à cette violence uniquement sociale la violence fondamentale d’un tout : de toutes les violences en fait…

    Dans ce cadre, faut-il considérer les femens comme des personnes violentes par et pour elles-mêmes ?
    Ne sont-elles pas plutôt et fondamentalement des militantes qui, par une action sociale déterminée à être médiatique, délivrent une information vérifiée en faveur de toutes les femmes de toute la planète !

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    • saxo
      saxo dit :

      Quelle tolérance!
      C’est de l’humour ? (et je suis pas rock, hein)
      Cantat bat et tue sa compagne… C’est un être humain, c’est les êtres humains qu’il faut boycotter (exemple de raisonnement identique 😉 ).

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  2. Un partageux
    Un partageux dit :

    « rien ne nous oblige à écouter Cantat, à aller à ses concerts ou à le sponsoriser en achetant sa musique. »

    Et rien ni personne ne peut m’obliger à en taire la raison. Et que tous les pisse-vinaigre ou autres coupeurs de cheveux en quatre aillent se faire foutre. Voilà au moins un domaine où je resterai sans nuance.

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  3. saxo
    saxo dit :

    Plutôt d’accord avec toi Agnès.

    Cantat? Qui c’est celui là? Un phénomène médiatique? Un représentant des féminicides et une star du rock?
    Qu’est-ce qu’on en a à foutre des stars? On l’ignore, point barre. Même pas la peine de le boycotter.
    Le problème de la violence, c’est pas Cantat.
    Et pas de la violence faites aux femmes ou aux enfants, non, de la violence tout court. De celle qui est valorisée à tous les niveaux à travers, la compétition, la guerre, la concurrence, la propriété, et qui dégouline sur les individus qui sont alors incapables d’exister en en faisant abstraction.
    S’en prendre à Cantat, c’est simplement encore manifester une forme de violence inutile.

    @Joel

    « On arrache bien les chemises des drh malhonnêtes avec raison, non ? »

    bah non, c’est dénué de raison… là encore, ça ajoute de la violence à la violence.
    Enfin, moi c’est ce que j’en dis…

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    • saxo
      saxo dit :

      bah… On les ignore. Le sens de la vie c’est d’exister. Le plus grand affront (sans violence) qu’on peut faire à quelqu’un, c’est l’ignorer, c’est refuser de le faire exister. Si tout un chacun refusait son droit à l’existence aux « irresponsables hautains » (comme tu dis), ils disparaitraient d’eux même 🙂 .

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      • Aurel
        Aurel dit :

        J’ai beau ignorer les relances de facture, l’administration mécontente ne disparait pas !

        Je charrie, je charrie… mais votre raisonnement n’est pas tenable. Des personnes en position de pouvoir peuvent tout à fait vous rappeler la réalité de leur existence, que vous ayez décidé de les ignorer ou non. De la difficulté de tracer la ligne entre non-violence et martyre.

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    • smolski
      smolski dit :

      Je ne suis pas non plus pour l’agressivité mais je comprends le sentiment que ressentent les personnes qui sont agressées et la manière dont elles y réagissent leur appartient.

      En vrai, cet épisode le montre, nous sommes dans une société de type esclavagiste, il faut l’admettre pour s’en démettre.

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    • saxo
      saxo dit :

      Ouaip, Aurel & Joël,

      Mon point de vue est peut-être un peu utopiste, mais pas dénué de sens.
      Il ne s’agit pas de jouer les martyres. Le martyre est celui qui se sacrifie pour les autres, pour son idéal.
      Quand je dis « Si tout un chacun refusait son droit à l’existence aux « irresponsables hautains » …, ils disparaitraient d’eux même », j’ai bien conscience que tout un chacun ne le fera pas. Et, pis, qu’il est parmi nous une quantité d’amateurs de violences qui les vouent aux gémonies. Sûrement même en plus grand nombre que nous… Et donc qu’on est mal barrés.

      Il n’empêche.
      Dès lors qu’on utilise une forme ou une autre de violence (même si on pense nos cibles légitimes) on alimente cette violence au lieu de contribuer à l’enrayer (je pense que quiconque utilise la violence se pense de bonne foi et légitime… même ceux que nous dénonçons ici).
      Ce sera donc toujours contre-productif.

      Les indiens, par exemple, ont subit plusieurs grandes invasions au cours de leur histoire. Les Moghols, les Anglais, entre autres… A chaque fois, ils ont accueilli l’envahisseur lui accordant le pouvoir les terres, et même acceptant de se convertir sans rechigner lorsqu’on leur demandait. Attitude d’apparat, sur le fond, ils restaient eux même, n’accordant aux nouveaux dirigeants absolument pas l’importance que ceux-ci s’accordaient eux même. Tous les envahisseur de l’Inde ont fini par se retirer les uns après les autres ayant échoué à prendre réellement le pouvoir.

      Je n’idéalise pas la société indienne qui, avec ses systèmes de castes, est à bien des égards caricaturalement inégalitaire, mais je lui reconnait au moins ce mérite d’avoir su ériger la non violence comme une arme redoutable.

      😉

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    • saxo
      saxo dit :

      Sorry, très mauvaise utilisation de « vouer aux gémonies » qui signifie l’inverse de ce que je voulait dire… à remplacer par « qui les considèrent comme des exemples » ( ça m’apprendra à vouloir faire des effets de style 😉 ).

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    • tungstene
      tungstene dit :

      oh mais que ci, le coup des chemises a pleins de raisons . Lors de la réunion précédent ces incidents, ces gugus qui représentaient la direction, se marraient en consultant leurs texto alors que des salariés désespérés exprimaient leur détresse, comment ne pouvaient ils pas vivre cela comme des crachats à la gueule ( ce ne sont pas des rumeurs, il y a une vidéo du truc)

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  4. Robert Spire
    Robert Spire dit :

    « …quelque chose qui sous-tend toute notre organisation sociale et qui pourrit profondément notre civilisation. » « Quelque que chose qui nous concerne tous, profondément, et qu’il va falloir extirper péniblement du corps social en y mettant le paquet. »
    Mieux connaitre les racines du mal, je conseille les travaux de l’historienne féministe Gerda Lerner, « The Creation of Patriarchy »: « La manifestation et l’institution de la domination masculine sur les femmes et les enfants dans la famille et l’extension de cette dominance sur les femmes dans la société en général .»(Que j’ai découvert en lisant les bouquins de l’anthropologue américain David Graeber sur la naissance du « Droit » chez les sumériens et assyriens)
    Pour une approche:
    https://revolutionfeministe.wordpress.com/2017/06/11/quest-ce-que-le-patriarcat-par-francine-sporenda/

    https://cyohueso.wordpress.com/2013/03/03/gerda-lerner-feministe-et-historien-injustement-oublie/

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  5. Orca
    Orca dit :

    Salut

    La liberté d’expression ne s’use que si l’on ne s’en sert pas
    J’ai écrit un texte pas forcément terrible sur indy média à l’occasion d’un « come back » de Cantat,il ya quelques temps: Bertrand dégage !
    Nous vivons un monde d’imposture et d’indécence et je pense qu’il est souhaitable de dénoncer l’imposture et l’indécence qu’elle vienne d’un Macron qui visite les prisons françaises toujours aussi pourries,la larme à l’oeil ,qui vend des tonnes d’armes qui vont tuer et invalider des populations civiles comme au Yémen actuellement ou qu’elle viennent d’un Cantat chanteur de rock libertaire donc anarchiste qui a deux femmes victimes à son actif.
    Je pense qu’il faut être capable de revenir sur ce que l’on pensait si besoin est sans quoi on sombre tout autant que ce monde .
    Etre anarchiste c’est être contre toute forme de domination ….Et pourtant au sein de ce courant prolifère des petits mâles bien dominateurs qui doivent y être identifiés et dénoncés comme dans la société en général .
    Au delà de l’anarchisme toute conduite patriarcale doit être,à mon sens, pointée car il me semble important de savoir à qui on a affaire .
    Il existe des machos actifs et une large majorité de machos passifs .Ceux qui ne disent rien et qui consentent en France aux 206 viols de femme quotidiens, aux féminicides ,un tous les trois jours ,quand même.
    Peu d’hommes cis genre s’expriment en privé ou en public car la majorité ne se positionne pas et on se retrouve souvent seul à ouvrir sa gueule sur le patriarcat et le féminisme !
    J’appréciais Cantat pour ses textes .Je sais,hélas qui il est et je souhaite vivement qu’il dégage c’est à dire qu’il disparaisse de la sphère merdiatique .
    Je pense à d’autres salopards tel que Woody Alen dont j’appréciais les films et dont je n’ai plus envie d’entendre parler car j’éprouve du dégoût ,de la rage ,de la révolte .
    J’ai eu l’occasion de visionner une interview de Férré, le « grand  » poète anarchiste dans une film canadien sur le masculinisme …Je vous dis pas l’horreur ,un vrai fou furieux à l’égard des femmes …
    J’espère que le mouvement mee too ,balance ton porc va réactiver les luttes féministes car le patriarcat doit être aboli tout comme le capitalisme.
    Une personne qui lutten peut perdre ,une personne qui ne lutte pas a déjà perdu ( c’est une adaptation d’une citation de Brecht)
    Merci de m’avoir lu
    Je vous mets un lien d’une personne qui écrit bien mieux que moi qui vient juste de m’arriver là à ce sujet

    Bonne lecture et bien à vous

    Orca

    https://lignesdeforce.wordpress.com/2018/03/15/le-feu-de-la-rampe-a-propos-de-bertrand-cantat/

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  6. Le roy
    Le roy dit :

    J’aime vous lire habituellement mais votre position sur B Cantat me gêne.
    Voilà un coupable(qui n’a pas nié sa culpabilité ) qui a purgé sa peine et qui comme toute personne qui a commis des faits très graves mais qui a payé (la justice a jugé )a droit à reprendre une vie normale.ou alors où allons nous si on dénie ce droit aux condamnés libérés.
    Comment appelez vous ça?

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    • Agnès Maillard
      Agnès Maillard dit :

      Il faut lire le papier d’il y a 10 ans, pour commercer.

      Ensuite, ce qui m’agace un peu chez ce monsieur, c’est ce qu’il entend par vie normale : de faire son métier, c’est ok. Mais de faire sa victime et d’avoir clairement pas résolu son souci de comportement avec les femmes, c’est autre chose.

      Je pose précisément la question de la peine : à quoi ça sert de coller les gens en prison si en ressortant, ils sont pareils voire pires? Hop, tirer ses années n’est pas un solde de tout compte. De la même manière qu’il n’a pas vraiment nié sa culpabilité, mais… comment dire, il n’a jamais assumé la pleine responsabilité de ses actes.
      C’est toute cette zone de flou qui me dérange, toute cette mise en scène, cette posture.

      Je me répète, il ne s’agit pas de se venger ou de le faire expier à vie, ni de l’interdire, mais de prendre chacun nos responsabilité quant à son attitude générale qui est pour le moins fortement déplaisante.

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    • marielle
      marielle dit :

      Il a le droit de reprendre une vie : mais on n’applaudit pas un meutrier. Au lieu de remonter sur scène il pourrait devenir parolier ou devenir marâicher par exemple !
      Il me semble que cela pourrait mieux correspondre à une vie normale; sinon 100 pour cent d’accord avec Agnès.

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    • smolski
      smolski dit :

      De même que cantat accepte et use de la légitimité de son statut social de vedette publique, qu’il assume avec les profits et avantages l’image machiste qu’il a donné et en donne encore.

      Cette figure qu’il choisi librement de présenter publiquement est celle de la légitimité des violences faite aux femmes.
      On peut donc publiquement aussi affirmer l’illégitimité de sa présence médiatique en tant que vecteur affirmé de cette violence.

      Le talent ne fait rien à l’affaire, quand on est con, on est con… 😉

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  7. Jean Tanleco
    Jean Tanleco dit :

    « Déjà qu’on peut même plus ramener sa gonzesse à la caverne en la trainant par les cheveux, si on peut même plus la dérouiller de temps en temps, je pose la question : où va-t-on ?? »
    Brève de comptoir entendue hier au troquet du bled. J’ai d’abord cru qu’un bourrin des pampas était descendu à la ville faire ses emplettes, mais en fait, pas du tout, en entendant la suite des débats, il s’est avéré que le type avait une vraie profondeur et maniait le troisième degré sur le fil de la lame pour décortiquer le machisme qui baigne sournoisement notre « société avancée ». Cantat a au moins ceci de bon, il fait causer dans les bars-tabac et les chaumières, et c’est pas forcément du temps perdu.

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  8. tungstene
    tungstene dit :

    et sur le fond, moi je trouve cela très bien qu’on l’emmerde le Bertrand,
    du moins tant qu’il n’arrivera pas à ressusciter Marie Trintignant

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    • smolski
      smolski dit :

      « je trouve cela très bien qu’on l’emmerde »

      Moi aussi 🙂

      La violence faite aux femmes se dissimulent dans l’impunité, emmerder ses auteurs les plus Notables de notre société est nécessaire pour que cette impunité cesse de paraître nécessaire et de là cesse les violences faites aux femmes puis à toute personne qui ne peut s’en protéger seul.

      Répondre
  9. Alberto
    Alberto dit :

    « Il y a donc l’idée qui se dessine que le meurtrier qui a purgé sa peine doit être limité dans ses possibilités de réinsertion jusqu’à la fin de sa vie.  »
    Purgé sa peine? Huit ans pour tuer une femme, mais seulement quatre en prison. Quatre ans, voilà ce que ça a été « purgé sa peine ».

    Répondre
  10. smolski
    smolski dit :

    « Il y a donc l’idée qui se dessine que le meurtrier qui a purgé sa peine doit être limité dans ses possibilités de réinsertion jusqu’à la fin de sa vie. »

    La justice doit-elle punir ou guérir ?
    Dans certains cas elle se doit d’être émancipatrice pour l’auteur comme pour ses victimes, dans d’autres elle se doit de mettre en vigueur une protection pour tous, mais jamais punir, on voit bien que cela ne sert à rien, voire, cela détruit le tissu sociale qu’elle prétend représenter.

    Pour en revenir au sujet cantat, il n’est ni guéri, ni émancipé, il est maintenu dans l’échec. Son retour sur scène dans ces conditions fait intégralement parti de cet échec.
    Le peuple n’est pas infaillible mais il préssent bien que ce mic-mac judiciaire participe aux injustices qui lui sont assignées. Pour ou contre que cantat prolonge sa carrière n’est donc pas le sujet de fond, sinon pour d’autres raisons que les crimes qu’il a commis.

    Ainsi, on peut prendre l’affaire landru en contre-point, landru a mis la société devant son fait social.
    Qu’il ait été condamné et exécuté n’a pas changé le fait social de ses crimes et d’autres landrus continuent d’exercer leurs violences.

    Retirer cantat de la scène médiatique face au comportement qu’il maintient visible, ce n’est pas de l’équité, c’est mettre en place dans le système judiciaire la prise en compte du fait social, même si c’est misérablement, je suis d’accord.
    🙂

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  11. tarrigoni
    tarrigoni dit :

    Combien de personnes anciennement inculpées sont à présent dehors, dans les rues, à la TV, à l’assemblée..etc.. sans vous poser aucun problème?

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    • smolski
      smolski dit :

      « Combien de personnes anciennement inculpées sont à présent dehors, dans les rues, à la TV, à l’assemblée..etc.. sans vous poser aucun problème? »
      Ben si, ça pose problème justement, mais nous sommes là dans le cas de la violence faite aux femmes, violence qui est résiduelle depuis des siècles.

      Le sujet des prévarications que tu soulignes est un autre débat et effectivement, des peines judiciaires qui n’en corrigent pas le phénomène social sont déplorables tout autant, avec des conséquences tragiques pour le peuple, pas de doute.

      Cependant, il est acté maintenant que le virilisme qui établi les états est le fil conducteur de tous les systèmes sociaux qui répliquent cette violence aux femmes et la prolonge sur l’ensemble du système social, le racisme, etc…
      On peut donc légitimement commencer par la violence faite aux femmes qui concerne tout de même plus de la moitié de la population humaine, et de là suivre le fil sur tous les autres méfaits sociaux que les démocraties aussi bien que les dictatures instaurent pour maintenir en place toutes les inégalités sociales actuelles.

      L’état bourgeois, tout l’état bourgeois se maintient par lui-même, non par le fait d’autrui.

      Répondre
    • tungstene
      tungstene dit :

      on ne demande pas des damnations éternelles, pour Cantat l’emmerder c’est le mettre devant le fait que lorsque l’on tue quelqu’un sa vie ne doit pas être la même entre avant et après, cela devrait lui venir naturellement du point de vue du remords et de sa morale personnelle qu’il ne semble guère avoir, surtout qu’il a un métier où l’on se met en spectacle et où va chercher des applaudissements, continuer comme si rien n’était c’est de la suprême indécence

      Répondre
  12. tarrigoni
    tarrigoni dit :

    « Le sujet des prévarications que tu soulignes est un autre débat et effectivement, des peines judiciaires qui n’en corrigent pas le phénomène social sont déplorables tout autant, avec des conséquences tragiques pour le peuple, pas de doute. »
    Pourtant le combat est là, on le voit d’autant plus avec le procès Coupat.
    Vouloir gagner un combat en s’acharnant sur une personne, jugée par la justice et qui a purgé sa peine, c’est remettre en cause la JUSTICE, et non pas Cantat …je ne comprends pas trop ….symboliquement peut-être, parce qu’il fait parti des « médiathiques »?!
    Mais dans tous les cas, il a purgé et par conséquence il a le droit d’exister dans la société comme tous les condamnées qui purgent leurs peines, qu’ils soient politiques, mediathiques, simples citoyens et même violents.

    Répondre
    • smolski
      smolski dit :

      « Pourtant le combat est là »

      Non, le combat est sur le mécanisme de la bourgeoisie et notamment le sort fait aux femmes d’où dérivent l’ensemble des disfonctionnements républicains.
      Souligner le cas contat c’est souligner la particularité de ce cas dans ce qui fonde la bourgeoisie, c’est à dire son système judiciaire dont le reste des forces armées contraignantes découlent.
      C’est aussi les autres cas, mais ils sont périphériques aux cas de la violence faites aux femmes, ils en découlent si tu préfères, car ils se justifient ainsi.
       » Il y a des humains inférieurs aux autres, la preuve les femmes sont inférieures aux hommes, comme les esclaves sont inférieurs à leurs propriétaires, comme les ouvriers sont inférieurs à leurs directeurs, comme les directeurs sont inférieurs… etc 😉

      Donc, avec contat on prend cet échelonnement à son départ historique et non dans le cours du développement qu’il entraîne, ce qui éclairci d’autant le combat à mener.

      Il y a aussi nécessité de le faire, non par rapport à contat ni aux femmes, mais par rapport à l’espèce humaine et sa survie sur cette planète unique.

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      • tarrigoni
        tarrigoni dit :

        « Non, le combat est sur le mécanisme de la bourgeoisie et notamment le sort fait aux femmes d’où dérivent l’ensemble des disfonctionnements républicains. »
        Je ne comprends pas tous ce que tu dis…Comment peut-on mener un combat contre un « mécanisme de la bourgeoisie », c’est un peu se battre contre la « main invisible » de Smith plutôt que l’institution Justice.
        « Souligner le cas contat c’est souligner la particularité de ce cas dans ce qui fonde la bourgeoisie, c’est à dire son système judiciaire dont le reste des forces armées contraignantes découlent. »
        Pourtant là, en prenant le cas « cantat » tu fondes ton combat contre le système judiciaire donc la justice…ouais !! c’est compliqué!

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      • smolski
        smolski dit :

        La justice est bien le point d’achoppement permettant à la bourgoisie de rester au pouvoir.
        En prenant pour point d’attaque de cette jsutice la violence faite aux femmes, nous attaquons les fondement des justifications bourgeoises qui nous oppriment tous.

        Le jugement de contat en tant que produit bourgeois et de la justice bourgeoise avec la médiatisation du personnage permet un affrontement aux sources plutôt qu’aux périphéries de l’état bourgeois, cela rend le message libertaire beaucoup plus clair à entendre et partager.

        Avec cette justice qui n’en est pas une, nous parlons bien de l’oppression de plus de la moitié de l’espèce humaine quand même !

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        • tarrigoni
          tarrigoni dit :

          ouf !! tu l’admet « La justice est bien le point d’achoppement permettant à la bourgoisie de rester au pouvoir. » On a la même cible à présent, mais la justice n’opprime pas uniquement les femmes… il me semble?!
          Donc la justice est bien le « combat », et je ne pense pas que l’acharnement sur Cantat changera quoi que ce soit à cette « institution ». Tu as plus de chance de gagner un combat contre la justice en le généralisant au plus grand nombre, donc en y intégrant aussi les hommes. Évidement cette généralisation ne se focaliserez pas sur Cantat. Mais est-ce réellement cela ton combat?

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        • smolski
          smolski dit :

          « je ne pense pas que l’acharnement sur Cantat changera quoi que ce soit à cette « institution » »

          C’est juste utiliser la médiatisation de cette affaire et de son auteur pour marquer l’injustice flagrante faite aux femmes par les états bourgeois au cœur de son principe discriminatoire.

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  13. tarrigoni
    tarrigoni dit :

    je voudrai aussi préciser que je n’apprécie pas plus que cela B.Cantat mais souhaite comprendre la motivation de cette « hysterie » que je vois. Et si c’était une femme qui avait tué un homme, suite à la violence faite à cet homme j’aurais le même point de vue à savoir: celui ou celle qui a purgé sa peine à payer sa dette à la société.

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      • tarrigoni
        tarrigoni dit :

        ouais 825 homicides en France pour 2017, soit 2.2 par jour…. des femmes…mais aussi comme tu ne sembles pas le voir …des hommes… c’est la violence qu’il faut combattre.

        Répondre
      • smolski
        smolski dit :

        Féminicides en France : une femme meurt tous les trois jours sous les coups d’un homme.

        En 2016 déjà les données officielles.
        109 femmes pour 29 hommes :
        http://www.egalite-femmes-hommes.gouv.fr/wp-content/uploads/2017/09/Etude-nationale-sur-les-morts-violentes-au-sein-du-couple-annee-2016.pdf

        Je ne vois pas ce qui te gêne dans le fait d’utiliser un évènement médiatique aussi typique pour dénoncer les racines bourgeoises de la justice par contre ?

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      • smolski
        smolski dit :

        « Ces drames s’inscrivent trop souvent dans un contexte de violences préexistant qu’il est nécessaire de repérer (…). Il est également essentiel de protéger les enfants pour qu’ils ne soient pas témoins et ne reproduisent pas plus tard ce qu’ils ont vécu », ont déclaré dans un communiqué commun le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, et la secrétaire d’Etat chargée de l’Egalité femmes-hommes, Marlène Schiappa, assurant de leur « totale détermination pour combattre ces violences insupportables ». »

        Ces drames s’inscrivent trop souvent dans un contexte de violences préexistant. Voilà ce qu’il faut retenir, le féminicide ne résulte pas du couple mais du contexte de violence préexistant, et principalement préexistant de l’homme contre la femme.

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        • Ellilou
          Ellilou dit :

          Géradr Collomb et Marlène Schiappa …. Dans le genre références, ils se posent effectivement là les deux zozos macronphiles et approuvant toutes les violences induites par la politique de ce président et de ce gouvernement auquel ils appartiennent 🙁

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  14. saxo
    saxo dit :

    Comme je le disais plus haut, c’est la violence – tout court – qu’il faut combattre.
    En tout, partout, toujours…
    La violence est intrinsèquement valorisée en tout.
    Dans le vocabulaire (c’est un/e battant/e – par exemple), dans les modèles de sélection qui nous sont proposés ( concurrence, compétition, sport, possession). Dans les rapports entre les sexes aussi, mais ce n’est que le prolongement de tout le reste.
    Se faire violence contre un Cantat ou tout autre zozo qui a abusé du modèle dominant, c’est simplement s’y référer nous même au travers de la loi du Talion. C’est absurde, et ça fait pas passer le bon message.
    Moi, c’est ce que j’en dis.
    Après…

    Répondre
    • smolski
      smolski dit :

      Utliser la violence médiatique portée par le cas de cantat permet de mettre en lumière la violence sociale faite aux femmes.
      Rien de plus, rien de moins.
      Est-ce violent pour cantat ?
      Certainement puisque lui n’a pas eu l’esprit pour le faire de lui-même et ainsi au possible rendre ce qu’il a pris.

      Répondre
    • saxo
      saxo dit :

      Yep Joël,
      la violence médiatique (…) permet de mettre en lumière la violence sociale faite aux femmes.
      Je tronque volontairement ta phrase. Tu pourrais mettre « Weistein » à la place de « Cantat » ou qui tu veux…
      Ben pour moi, c’est une violence réelle. Bon, je suis pas non plus complètement bouché. Parfois, ça peut faire bouger les lignes, de secouer tout le cocotier et un juste contrebalancement peut être nécessaire pour progresser vers un équilibre, n’empêche, la violence engendre la violence.

      J’espère que face au raz de marée Weinstein, on assistera pas à un retour de vague masculiniste encore plus puissant à horizon de 5 à 10 ans. Rien n’est moins sûr.
      Pour vraiment faire évoluer le socle sur le long terme, c’est aux pierres angulaires qu’il faut se prendre. aux fondements mêmes du problème.
      Et en dénonçant la violence masculine de façon unilatérale, alors que le problème de la violence et de sa valorisation est bien plus important, j’ai peur qu’on ne résolve rien à longue échéance…
      Je peux me gourer (et je l’espère, l’humain a peut-être plus de ressources qu’un simple balancier mécanique 😉 ).

      Répondre
      • smolski
        smolski dit :

        « en dénonçant la violence masculine de façon unilatérale »

        Mais non, c’est la violence faite aux femmes par toute la société que la justice montre, tout y contribue, c’est ce que montre les faits juridiques comme weinstein, cantat, et aussi les comportements sociaux usuels, le salaire inégale, l’emprisonnement du sexe féminin, etc. Tout est en place pour que cette ségrégation genrée perdure.

        Répondre
      • saxo
        saxo dit :

        Je suis né juste après 68.
        Dans le monde dans lequel j’ai grandi, j’ai été imprégné jusqu’à plus soif d’égalité homme-femme, de libération de la femme, de combat pour l’égalité salariale, de dénonciation des violences faites aux femmes, de l’analyse systématique de notre vocabulaire sexiste, et j’en passe.
        Dans ce monde, où, approchant la cinquantaine, je ne fais plus figure de jeune premier, et, où le discours nous a été délivré depuis notre naissance, j’observe que ça pêche.

        Malgré le martelage, philosophique, médiatique, revendicatif, l’enseignement de masse et la « révolution soixante huitarde », la place de la femme n’est toujours pas équivalente à la place du « mâle » dans la société.
        Je me demande même, si, quelque part, elle n’a pas régressé ces dernières années (avant le retour en force provoqué par l’affaire Weinstein)…

        Alors, oui, je me pose plusieurs questions. Tant sur la méthode que sur le fond.
        Plutôt que de vouloir transformer les femmes en hommes ou le contraire, ne faudrait-il pas prendre le problème par un angle totalement différent? (ça c’est pour le fond)

        Il me semble aussi que, comme je le dis plus haut, l’asymétrie entre les sexes et la violence qui en découle prend sa source dans une violence beaucoup plus fondamentale et mise en valeur.
        Elle est constitutive de notre société, dans tous les domaines. Peut-être qu’en commençant par le commencement, c’est à dire, en passant de la concurrence, à l’émulation, de la propriété au partage, de la compétition au jeu et que sais-je encore… en en cherchant les racines pour les neutraliser, les résultats seront à moyen terme beaucoup plus spectaculaires et pérennes qu’ils ne le sont aujourd’hui…
        Non?

        Répondre
      • smolski
        smolski dit :

        Je partage ta dernière intervention saxo, sauf que les victimes n’y peuvent rien ou très peu puisque mise au rebut social, quoiqu’elles entreprennent.
        Les cas weinstein sont une excellente façon de provoquer du recul dans l’idéologie machiste et pour l’éveil de tous contre cette idéologie.
        C’est violent ?
        Uniquement envers ceux qui utilisent cette idéologie pour s’avantager.
        🙂
        Le genre masculin n’a pas non plus à s’identifier à ces types-là et même doit les dénoncer pour ce qu’ils sont : des crétins.

        Alors cantat, en tant que crétin absolu revendiqué, je m’en bas les roubignolles de ce qu’il ressent, non parce que je le juge mais parce qu’il se victimise plutôt que de prendre ses responsabilités devant tous.

        Répondre
    • tungstene
      tungstene dit :

      pfff quelle loi du talion? faut pas déconner il ne s’est pas fait lapidé le Bertrand c’est juste quelques inconvénients induits d’avoir tué une personne à coup de poings.
      Qu’il aille élever des chèvres dans le Larzac pour tout à loisir méditer sur cela.

      Répondre
  15. herve_02
    herve_02 dit :

    Pour être honnête, ça finit par me gonfler sévère cette ‘domination’ virile et violente (j’aime l’alitération) de l’Homme sur la femme, blablabla, toute cette vulgate sado-maso, souvent reprise par les hommes qui se liquéfient en commentaires dégoulinant de sucrée et de poisse.

    Il est sexiste de séparer homme et femme et en faire 2 groupes distincts autre que pour leurs attributs sexuels. Ce qui différencie un homme d’une femme, c’est le penis et le vagin. Commencer à dire que LES Hommes font ceci ou cela est du pur sexisme. Premier point.

    Deuxième point cette différence HF est analysée par groupes disjoints et intersectants. Ainsi on va regarder le salaire dans un groupe, la violence dans un autre, le travail dans un troisième et se limiter à un seul aspect par groupe pour agréger ensuite les carottes et les bananes et dire que la salade de fruit n’est pas bonne. Si on lit Todd, son dernier bouquin, il affirme que contrairement à ce que l’on pense, la femme a toujours été hégémonique et que cette ‘libération’ est un recul en arrière prodigieux.
    Moi, je suis peut être une femme qui s’ignore, mais être de celles qui restent à l’arrière pendant les guerre stupides et inutiles, cela me va très bien, être celle qui reste à la maison à m’occuper de moi, mes enfants et ma famille, plutôt que d’aller faire un travail déshumanisant et débile ou je suis piétinée, je suis plutôt pour. Bien entendu je serais moins ‘forte physiquement’ parce que depuis des milliers d’années, l’espèce humaine à fait le choix de protéger ses femelles (le bien le plus précieux) et d’envoyer les hommes au casse-pipe en le nourrissant plus (dans une communauté, il vaut mieux perdre 10 hommes qu’une seule femme. Ce n’est pas sans raison que les raids des temps anciens avaient pour objectif de tuer ou capturer les femmes, pas parce qu’elles sont faibles mais parce qu’elles sont le ‘réservoir’ de reproduction du groupe.

    Bien entendu c’est « sexiste », car la société a tellement évoluée (en bien ou mal, suivant ce que l’on pense sur ses sujets) que cette notion de reproduction s’est perdue en route. Pourtant, il faudrait alors m’expliquer pourquoi pratiquement tout le monde s’apparie et se reproduit. Je regardais la semaine dernière en flânant dans une ville avec un peu de temps, la proportion de gens avec des enfants c’est énorme. Si cette notion de reproduction a disparu des écrans radars, j’ai l’impression qu’elle est inscrite au plus profond de nos gènes. Et sauf grand changement, il faudra toujours une femme pour porter l’enfant. Je pense (mais je suis vieux et donc de l’ancien monde) que dans l’état actuel, il vaut mieux qu’il y ait un papa et une maman. Parce que notre évolution ne nous a pas préparé à une autre configuration. Maintenant il est probable que l’évolution continuant cela va changer et que nous ‘forçons’ l’évolution dans un sens ou l’autre en imprimant des volontés politiques par dessus le glissement social du temps.

    Ainsi pour revenir au débat des violences ‘faites aux femmes’. Ce sont plus des violences faites aux faibles dont il faut parler. Dans certains cas la femme est plus faible physiquement et des abrutis (qui peuvent être femmes ou hommes) en profitent. si vous allez dans les prisons pour femmes, vous trouverez les même violences que dans celles pour hommes, alors qu’il n’y a que des femmes. On peut se focaliser sur 109 femmes (et 26 hommes) (au sein du couple, encore un groupe restreint que l’on analyse, en proportion globale par rapport à la population, la différence statistique en valeur n’est pas significative) mais c’est une lecture politique. Si le féminicide (le mot m’amuse) était si important, l’espérance de vie des femmes serait inférieure à cette des hommes, mais il y a au moins 5 ans (et parfois plus de 10 ans) d’écart en faveur des femmes. Ce qui semble vouloir dire que cette féminiciditude n’est pas très prégnant dans la dynamique sociale.

    Nous sommes dans une société ou des dominants imposent violemment (qui n’est pas forcément physique) une condition à la masse. Donnez un revenu décent à tous le monde et mécaniquement la violence diminuera et celles aux femmes également. Mais lisez bien un peu partout dans tous ses dégoulinements : pas une seule fois, on ne parle de changer la société, juste un peu de culpabilisation sexiste des hommes. sexisme : attitude de discrimination fondée sur le sexe. On ajoute, histoire de bien cadrer le débat ( spécialement, discrimination à l’égard du sexe féminin) et ça marche.

    Que cantat soit humainement une personne peu fréquentable je l’accorde sans soucis (d’ailleurs je ne savais même pas qu’il était libre – je l’ai appris sur ce billet), faut-il en faire un combat ? Vaste question. Est-ce que l’on ne va pas brouiller le message en mélangeant violence, homme, peine, société, réparation, lynchage, culpabilisation, censure… j’ai des doutes. il n’est que voir les commentaires.

    Il faudrait s’attaquer aux causes globales plutôt que de se focaliser sur une personne médiatique pour avoir l’impression, en 3 posts fassebouque, 2 pétitions et 1 annulation d’un concert que l’on à agit et que l’on peut se rendormir devant netflix.

    Déprimant.

    Répondre
  16. smolski
    smolski dit :

    « Ce qui différencie un homme d’une femme, c’est le penis et le vagin. »

    Raté, le pénis de la femme s’appelle le clitoris et est souvent matériellement plus important en plus d’être plus sensible de ce quon appelle le pénis de l’homme.
    😀

    L’humain est un ensemble homme-femme, séparer les genres est une religion. On y croit sans justificatif. De là s’établit le sexisme, de la religion que l’homme et la femme sont différents dans l’espèce alors qu’ils sont identiques et complémentaires. TOUT est commun entre eux.
    Pour l’histoire de la gestation affaiblissante, les femmes paysannes qui accouchaient en plein champ sont légions. Encore une religion affaiblissant le statut d’un genre imaginaire.
    La femme est la propriété de l’homme. Derrière cette pratique il y a encore la religion, l’homme s’appropriant les fonctions de l’accouchement, par exemple zeus faisant naître de sa tête athéna, adam faisant naître eve de sa côte… Cette appropriation de la fonction sexuelle des femmes marque la croyance que celle-ci est moindre en tout et qu’elle ne vaut qu’en tant qu’esclave. Une religion qui bâti une société sexiste.

    « Donnez un revenu décent à tous le monde et mécaniquement la violence diminuera et celles aux femmes également. »

    Ben non, les moulins à vent sexistes continueront de tourner contre les femmes parce que le salaire ou le niveau de vie sociale n’est pas la raison du sexisme, la raison du sexisme est une religion établi sur la croyance que l’homme et la femme ne sont pas semblables.

    Dénoncer le sexisme ce n’est pas lutter contre les hommes, c’est rétablir l’humanité dans la réalité et de là dans la paix des peuples à vivre ensembles.

    Répondre
    • herve_02
      herve_02 dit :

      raté ? le pénis et le clitoris ont 2 fonctions tout à fait différente, ce sont 2 organes différents qui se sont différenciés dès la 8ème semaine de gestation. Et je ne parle même pas du vagin et de l’utérus qui doivent être probablement la brioche de la cinquantaine ?

      Bien entendu,notre patrimoine génétique part de cellules identiques qui se différencient au cours de la gestation suivant notre sexe (d’ailleurs tout part d’une seule cellule identique). Contrairement à ce que l’égalitarisme libéral tente de nous faire croire, nous sommes DIFFÉRENTS hommes et femmes, comme nous sommes différents entre 2 personnes (mais vous avez vu, en même temps que l’on gomme ces différences, on transfère les compétences des personnes dans les outils ?) Cette différence ne fabrique pas une échelle de valeur. Gommer cette différence c’est effacer ce qui fait de nous des mammifères. C’est le combat des libéraux derrière le féminisme victorieux, c’est élisabeth badinter (qui ressemble étrangement à sophie de menton) qui rabaisse la femme allaitante à une guenon. Si on arrive à supprimer les différences entre hommes femmes on gomme notre individualité ; on fabrique une population, une ressource de remplaçables. Lorsqu’on arrive à affirmer que l’instinct maternel est une construction sociale, on a atteint le fond de la marmite à billevesées.

      Fabriquer des mots comme féminicide c’est purement du sexisme en différenciant homme et femme dans des comptes. Pourquoi on ne ferait pas des comptes sur les homicides par des noirs sur les blancs ou des musulmans sur des chrétiens ou des turcs sur des… allemands ?

      Les moulins à vent du sexisme qui tourneraient CONTRE les femmes ? faut arrêter un peu la fumette. Il n’y a aucun moulin a vent contre les femmes, il n’y a d’ailleurs rien contre les femmes. Il y a des gens (femmes ou hommes) qui se croient supérieurs aux autres (femmes et hommes). Il suffit de regarder un émission type ruquier, la brochette de chroniqueur libéraux HF est uni contre le gauchiste (souvent h). Il y a moins de différences entre lea salamé et françois langlet qu’entre ruffin et pujadas. Statistiquement il y a des hommes qui se croient supérieurs aux femmes et des femmes qui se croient supérieures aux hommes (suffit de lire certains blogs que je ne citerais pas pour ne pas mettre le feu aux poudres).

      Si on approfondit un peu chacun des militantismes féminismes, on s’aperçoit que la distinction homme femme en scrutant les pouillièmes de pourcentage sur des indicateurs choux-carotte-farine, est assez peu significative. Des avantages d’un coté, des avantages de l’autre, des emmerdements d’un coté, des emmerdements de l’autre. Oui les femmes ont plus souvent des temps partiels et bien plus souvent que pour les hommes ils sont choisis. Il faut avoir une sacrée paire d’œillère pour imaginer que les femmes rêvent de faire comme les hommes et ne veulent pas du temps pour leurs enfants (bien plus important que tout ce fatras sociétal) et donc choisissent un travail moins prenant , avec moins d’horaire, avec une paye moindre pour s’occuper des enfants. Ce n’est pas avilissant, mais la société imprime dans la tête des gens que c’est avilissant, il faut doubler l’offre de travail pour en faire diminuer le prix. Si les femmes abandonnaient de leur propre gré le travail pour s’occuper des enfants, le chômage diminuerait et le prix de la main d’œuvre augmenterait mécaniquement. (je ne dis pas de renvoyer les femmes qui ne veulent pas au foyer.) Mais dire cela c’est s’exposer aux remarques cinglantes des « femmes qui sont prisonnières et cantonnées aux ménage ».. brrr j’arrête j’ai un goût de bile dans la bouche.

      Si on prend un cas particulier, si on choisit un groupe particulier on peut faire balancer le glaive d’un coté et partir en croisade numérique, mais c’est, de mon point de vue, un pantin que l’on agite pour amuser le bas peuple.

      Prenons un exemple, je travaille avec une boite de formation, TOUTES les personnes qui gèrent les formations sont des FEMMES (plus de 2). est-ce du sexisme ? ne devrait-on pas faire une croisade contre ce sexisme ? Pareil j’étais à un macdo (sur la route, coincé dans le pas de moyen d’aller dans un vrai truc et pas le temps) devant le comptoir, que des FEMMES (plus de 2 aussi), encore du sexisme ? dans les boutiques de lingeries que des FEMMES ? on peut trouver du sexisme partout si on le cherche. Ah et j’ai oublié la bd pour enfants ou les 3 héroïnes sont toutes des filles (cela ne gênent pas les féministes), mais grand dieu, elles sont toutes BLANCHES, et la diversité alors ? voila le monde ou l’on vit.

      Si cantat avait buté son bassiste, personne n’en aurait entendu parlé. S’il était homo et avait buté son copain idem. Si marie trintignant avait buté cantat, on lui aurait trouvé des excuses (et je ne parle pas de celle qui a eu la grâce présidentielle), pareil si c’était une lesbienne qui avait buté sa copine. Mais un homme contre une femme…

      Il y a 2 morts par jour ? 600 par an ?

      10 000 suicides, 20 000 de iatrogénie, 100 000 de maladies cardio-vasculaires… Bien entendu aucune mort n’est acceptable, mais je trouve indigent de monter un truc en épingle, comme si les autres morts, eux, étaient insignifiants. Réfléchissons à éradiquer la violence, mais personne ne veut parce que le gros de la violence, c’est riche contre pauvre. C’est le petit cadre contre l’ouvrier et tout le monde se rêve en petit cadre.

      Arrêtons de suivre bêtement la bannière de l’égalitarisme en rabotant les droits de tous au passages. Arrêtons cette flagellation des hommes… concentrons nous sur les cons et connes (il y en a moins)

      Répondre
      • saxo
        saxo dit :

        Relativement d’accord avec toi Hervé,
        Bon je mets relativement, parce que ton ton N’Hervé est parfois agaçant 😉 , et que tu fustiges l’égalitarisme alors même qu’il faut le défendre. Le tout étant de savoir ce qu’on met derrière ce mot.
        L’égalitarisme, c’est pas qu’on est tous interchangeables, c’est qu’on est tous de même « valeur », personne ne peut décemment s’estimer supérieur à un autre, c’est absurde.

        Pour ce qui est des sexes… bah, oui, les hommes existent, les femmes aussi, les intersexes aussi, les assexués aussi, les hommes qui sont des femmes dans leurs tête et vice versa aussi… il en faut pour tous les goûts et toutes les possibilités sont dans la nature…
        Relativement d’accord aussi avec toi sur le fait que les inégalités ne sont regardées que par un bout de la lorgnette, et que ça peut en énerver certains.
        Il n’empêche, la force physique est plus d’un côté que de l’autre et la société est ostensiblement patriarcale. Faut pas non plus se mettre des oeuillères (même si j’ai suivi tout ton raisonnement).
        A titre d’exemple je citerai dans mon couple, par exemple, la charge « organisationnelle », est quasi-monopolisée par ma compagne. On peut voir ça comme une charge, n’empêche que si jamais je décide de prendre en main l’organisation, c’est la fin de notre couple. C’est enlever l’essentiel du pouvoir que détient ma compagne, et qui plus est, ce ne sera pas nous servir (j’ai une mémoire des dates bien moins efficace que la sienne).
        Bref, oui, prétendre que la société ne pense qu’aux hommes et que les femmes y sont méprisées est grotesque, néanmoins, refuser de voir qu’elles sont structurellement mises au rebut (des instances politiques, des postes de décision importants, et même considérées à priori comme incompétentes – le nombre de remarque sur les femmes au volant alors qu’elles ont nettement moins d’accidents que leurs congénères masculin en est un exemple manifeste) et sous-estimées, c’est avoir de la m***e dans les yeux.

        Quand tu parles de la violence, tu ne fais qu’apporter de l’eau à mon moulin. C’est tout ce que j’ai dit plus haut. Le problème, c’est pas tant le rapport homme femme que le repport humain / violence / valorisation de celle -ci , et que ça, bah il va falloir en sortir si on veut avancer.

        Répondre
    • smolski
      smolski dit :

      « Bien entendu,notre patrimoine génétique part de cellules identiques qui se différencient au cours de la gestation »

      Exactement et voir les femmes différentes des hommes est donc une ineptie.
      Pourquoi ne pas admettre alors que les blancs sont différents des noirs et autres indiens ?
      Non, comme le racisme, la différence sexiste est une religion établie sur la croyance et non sur la réalité.

      Encore une fois, dénoncer le sexisme n’est pas une lutte contre les hommes au profit des femmes. Au contraire, c’est une approche vers une entente entre tous les peuples parce que le sexisme est la racine de toutes les discordes sociales de notre temps.

      Répondre
      • saxo
        saxo dit :

        Joel,
        mettre la couleur de peau sur le même plan que les sexes, c’est légèrement abuser.

        J’ai la preuve (pour moi) que les sexes existent et sont relativement bien définis (en dehors des cas marginaux d’intersexualité), c’est que je désire les femmes et pas les hommes.
        Aussi triste pour moi celà soit-il (je ne peux tomber amoureux de la population entière) je l’observe, et malgré moi, je fais la distinction.
        La couleur de peau, ou la religion n’altère pas mon rapport à l’autre de la même manière.
        Ca fait une différence (et ce n’est que la première observable facilement).

        Répondre
      • smolski
        smolski dit :

        J’utilise cette différence génétique de notre espèce pour marquer que la différence génétique entre la femme et l’homme est de même nature qu’entre la couleur de peau et les faciès des différents peuples humains et n’est pas en soi discriminante de facto comme le suggère herve précédemment.

        herve : https://blog.monolecte.fr/2018/03/15/encore-cantat/#comment-456074
        « Si on arrive à supprimer les différences entre hommes femmes on gomme notre individualité »

        De mon point de vue, la discrimination de genre est culturelle, elle relève du social, et herve a raison de le souligner, mais pas d’en faire la cause.
        Comme il le dit dans le même post :
        « nous sommes DIFFÉRENTS hommes et femmes, comme nous sommes différents entre 2 personnes »

        Ce qui implique que la différence genrée est obsolète puisque la différence réelle est celle attribuée aux personnes et non à celle de leurs attributs (et autres…) respectifs.
        J’en conclus donc et je l’affirme tout du long de ce fil que :
        La lutte contre le sexisme est une lutte par la raison contre toutes les discriminations, genrées, sociales, culturelles et autres infligée par la bourgeoisie au pouvoir.
        Cette lutte anti sexisme, c’est la détermination anti bourgeoise de la valeur de tout être humain à exister à égalité entre tous.

        Répondre
      • saxo
        saxo dit :

        En court-circuitant un peu, tu dis :
        « La valeur de chaque être humain est identique (qu’importe le sexe ou la couleur de la peau ou autre) »
        La dessus, pas de problème, je le dis aussi. Entièrement d’accord.

        Mais tu dis aussi :
        « la discrimination de genre est culturelle »
        Et là, en remplaçant « discrimination » par « différenciation » (qui sont très proches) je ne suis plus d’accord.
        Ce n’est pas parce qu’on affirme que le genre féminin et le genre masculin existent qu’ils ne sont pas de même valeur (valeur humaine).

        Quand je dis que je désire les femmes et pas les hommes, j’illustre précisément qu’au delà de ma culture, mon hétérosexualité animale, primitive, établit une différence fondamentale entre les deux sexes contre laquelle je ne peux lutter sans me mentir à moi-même.

        Peut-être n’as tu pas le même ressenti que moi. Après tout.

        Cette différenciation purement animale induit une différenciation comportementale que précisément la culture va dénaturer en la prenant en charge. Mais elle est.
        Aussi plutôt que de la nier, il faut l’intégrer (les désirs des uns vers les autres jouent un rôle déterminant dans les comportement sociaux en dehors même des cultures qui les déforment et les travestissent) à l’équation sur l’égalité.

        C’est le sens de mon propos.

        Répondre
        • smolski
          smolski dit :

          Salut saxo !

          J’utilise bien : « discrimination genrée », ce qui n’est pas une différenciation mais l’appropriation d’un genre par un autre, en l’occurence le genre et le sexe des femmes par le genre et le sexe masculin.

          Par ailleurs on peut CROIRE que l’homosexualité est une vie sexuelle qui n’est pas naturelle. C’est du domaine de la religion, c’est à dire qu’il n’y a pas de preuve pour l’affirmer.
          J’ai fréquenté beaucoup d’homosexuel.les (beaucoup par rapport à un hétérosexuel commun…), rien ne m’y a semblé dissemblable dans les rapports humains, sauf une certaine émotion due à la crainte du préjugé que l’homosexualité rencontre habituellement.

          J’ai aussi rencontré un homosexuel sur un réseau d’entraide du libre qui, devant mon invite à ce qu’il cesse de proposer des rendez-vous m’a demandé :
          – Mais comment se rencontrer entre homos autrement ?
          Ce qui n’est pas faux.

          Répondre
        • saxo
          saxo dit :

          Yep, Joël,
          Mon raisonnement s’applique à toustes…
          Même aux homosexuel.les…
          Seuls les bi parfaits (celles et ceux qui désirent un sexe comme l’autre de façon indifférenciée) ont cette immense chance de n’être soumis à aucune discrimination genrée en leur fort intérieur… 😉 .

          Répondre
        • smolski
          smolski dit :

          « l’appropriation d’un genre par un autre, en l’occurence le genre et le sexe des femmes par le genre et le sexe masculin. »

          Je parle là d’appropriation dans le sens où le statut féminin est désagrégé et devient l’inverse de celui du masculin au lieu de se déterminer par lui-même.
          Par exemple : tout ce qui n’est pas puissance et accaparement propre au masculin défini le féminin.
          🙂

          Répondre
  17. herve_02
    herve_02 dit :

    Effectivement tout dépend de ce que l’on met derrière l’égalitarisme. Tout le monde est égaux ? n’est-ce pas, mais pour le petit, moche et noir ce sera plus difficile ! Bien sur que tout le monde n’est pas égal aux autres. Essaye de lever une poulette avec une super cinq pourrite et recommence avec la même poulette et avec une lamborgini. Marrant je parie que cela ne se passera pas de la même manière.

    Essaie de créer ta boite de photo ou ton groupe de jazz avec tes 5 euros 30 ou avec 300 millions.

    Les gens ne sont même pas égaux en droit dans les faits : les noirs sont sur-représenté dans les prisons américaines, en france les jugements pour homicide involontaire sur la route sont moyennement plus clément avec les cadres qu’avec les ouvriers, le procès de rachid attrapé dans les alentours d’une manif et d’un député ayant détourné de l’argent ne se passe pas de la même manière non plus.

    L’égalité c’est que tout le monde à le droit de dormir sous les ponts, c’est la flat taxte, c’est la fin de l’impôt sur le revenu et l’explosion de la tva, l’égalitarisme c’est juste à gerber. L’égalité c’est que le médecin coûtera 80 euros à tout le monde, c’est que le bon spécialiste il coûte 250 euros remboursé 35 à tout le monde. L’égalité c’est le rêve de l’ultra-libéral riche qui n’attend que de voir le péage à 150 euros et ne plus avoir de pauvres sur ses routes.

    L’égalitarisme c’est expliquer que la femme qui allaite à autant de droit que l’homme célibataire, c’est expliquer que celui ou celle qui est malade gravement à les même devoirs et prestations que celui qui se porte bien, que celui qui est né dans une famille pauvre a exactement les mêmes droits aux aides pour les études que celui qui est né dans une famille riche. Et comme ce sont les riches qui font les lois, globalement les pauvres n’arrivent pas à faire de vrais études (et pas la peine de trouver un poisson volant, ou le voisin du cousin de la voisine qui a fait son doctorat malgré que son père travaillait dans le bâtiment et qui a obtenu un poste de cadre moyen dans une boite multinationale qui le jettera à la porte à 40 balais.)

    C’est cela l’égalitarisme. Si tout le monde clame haut et fort que homme et femmes sont égaux, il faut arrêter en sport de faire des équipes non mixtes, en compet. de séparer hommes et femmes, tout le monde sur la même ligne du départ du 100 mètres course ou nage ou en lutte ou en boxe.

    Dire que tout le monde doit avoir les même droits est aussi stupide : ne faut-il pas plus protéger les vieux contre les arnaques commerciales que les cadres dynamiques ? faut-il donc supprimer les notions d’abus de faiblesse dans le droit ? puisque tout le monde est égaux, en quoi il y en aurait des plus faibles que d’autres ? Ou s’il y a des plus faibles comment forts et faibles seraient égaux ? Ne faut-il pas plus punir un homme qui frappe une femme qu’un homme qui frappe un homme ? Ne doit-on pas plus munir un infanticide qu’un homicide ? Si tout le monde est égaux pourquoi ces différences ?

    Non nous ne sommes pas tous égaux, je dirais même plus nous sommes tous des-égaux, différents et que vouloir nier ou lisser ces différences c’est supprimer notre humanité, nous transformer en i-robots transhumanistes. Il faut accepter que certains sont forts et d’autres faibles, physiquement, psychiquement, mentalement, intellectuellement, moralement et protéger les plus faibles. C’est cela qui fait que nous sommes des humains (de mon point de vue) et non des prédateurs, des anthropophage qui nous nourrissons des plus faibles, chacun ayant la même chance de se défendre, puisque nous sommes tous égaux. Laissons faire la loi de la jungle puisque tout le monde est identique, celui qui survivra étant celui qui a le plus mérité, une forme aboutie de méritocratie.

    Oui mon ton est énervant car je suis très énervé de toute cette vulgate ambiante qui fait du glissement de sens pour en jouant sur les mots, modifier les sens des phrases.

    La société est patriarcale, d’ailleurs cela se voit : le papa décide du mari de sa fille et n’importe quel homme rentre dans un bar désigne une fille qui est obligé de se marier avec lui. Le droit de cuissage est inscrit dans la constitution et est légal dans les entreprises.Ce sont les hommes qui décident et les femmes chef entreprises ou ministres ne sont que des pantins pour les hommes qui restent dans l’ombre. Et dans tous les couples d’amis que tu connais, c’est toujours le mec qui décide de tout et la femme qui suit comme un être inférieur. Réveille toi

    Moi aussi je suis passé la cinquantaine, j’ai grandi dans un monde ou on pensait encore un peu que la meilleure manière d’élever un enfant pour qu’il garde son humanité et son empathie était qu’il reste avec ses parents aimants (pas la peine de sortir la violence au sein des familles, tarte à la crème classique, il y a des millions de fois plus de harcèlement à l’école que de violence eu sein des familles, mais cette violence à l’école – et je ne parle pas des profs humiliant et des veo – est accepté comme socialement normale) plutôt que le confier à d’autres pour aller gagner sa survie dans des conditions pire que l’esclavage avec un bon maître.

    Étonnamment depuis que l’on décide que l’horizon de la femme qui est (égale à l’homme) est ce même travail oppressant et déshumanisant (confiant les enfants à cette institution d’élevage en batterie), la société explose dans son inhumanité acceptée par le plus grand nombre du moment que l’on lutte pour l’égalité salariale HF afin supprimer ces 5% que l’on n’a pas pu affecter à une raison. ben moi cela ne me convient pas, mais alors pas du tout.
    L’égalitarisme c’est dire que l’un est égal à l’autre plutôt que l’égal DE l’autre. Et dans cette égalité (DE l’autre) on gère l’inégalité en « avantageant » les plus faibles, comme pour les handicaps dans une course de chevaux.

    Mais j’ai conscience d’être à rebours de la pensée poussée partout.

    Répondre
  18. saxo
    saxo dit :

    Ok, je vois bien que tu établis une différence entre « différenciation » et « discrimination ».
    Ca me va.

    En fait je répondais à ton intervention cinq posts au dessus :  » la différence genrée est obsolète puisque la différence réelle est celle attribuée aux personnes et non à celle de leurs attributs »
    Dans cette phrase ce n’était pas si clair 😉 .
    Je dis simplement que la « différence genrée » n’est pas si obsolète que ça… Elle est même moteur d’une grande partie de nos comportements humains (notamment tous les comportements de séduction).

    La discrimination, elle, n’a pas lieu d’être (quoique lorsque je me choisis un/e partenaire, ne suis-je pas discriminant ? 😉 ).

    Répondre
    • smolski
      smolski dit :

      « la « différence genrée » n’est pas si obsolète que ça… »

      Ce que je veux dire c’est que faire une individualisation genrée (féminin-masculin) est un comportement social, un conditionnement, et qu’en réalité une espèce est une et indivisible en tant qu’espèce.
      De là, on ne peut pas établir l’individualité d’un être sur la base du genre féminin-masculin, comme le revendique herve.

      En image :
      On établi bien l’individualité de toute l’espèce renard de celle du corbeau par exemple, mais pas l’individualisme entre le genre féminin du renard avec le genre masculin du corbeau, sinon par extrapolations cultuelles &/ou culturelles, voire visionnaires…
      🙂

      Répondre
    • saxo
      saxo dit :

      Ok, ça devient pointilleux, là…

      La différence genrée « absolue » est totalement absurde… On ne peut comparer le comportement des femelles araignées à celles des mâles sequoias…

      La différence genrée au sein d’une même espèce, par contre, n’est pas dépourvue de sens.
      Tu parles des renards, par exemple. Un comportement « genré » des femelles renardes est de saccager les poulaillers (en égorgeant tout) lorsqu’elles sont pleines… On l’observe sans explication rationnelle… Les autres renards ne le font pas.

      Chez l’humain, c’est plus complexe, vu l’énorme influence de la culture sur le comportement des individus. Mais les genres existent et induisent des comportements (comme je le faisais remarquer plus haut). Ces comportements sont pris en charge par la culture, si bien qu’on ne sait plus très bien ce qu’ils sont originellement et que chacun prétend n’importe quoi sur le masculin et le féminin (alors qu’il baigne dans son bouillon de culture).
      Va faire la part de l’acquis et de l’inné, c’est simplement impossible… Il n’empêche que l’inné existe. Nous ne sommes pas des êtres exclusivement culturels.

      Pour aller dans ton sens, par contre, on observe chez l’humain tous les niveaux de « mélange » des genres, faisant de chaque individu un cas singulier. Entre les homos, les bi, les hétéros, les trans, les intersexes ou encore les assexués (les mélanges et dosages possibles de toutes ces tendances et j’en oublie certainement), aucune « genrification » ne peut être acceptable puisqu’elle est exclusive, et donc, il est plus simple (mais c’est aussi culturel) de refuser toute différenciation genrée.

      Répondre
  19. smolski
    smolski dit :

    « les genres existent et induisent des comportements »
    […] Chez l’humain, c’est plus complexe, vu l’énorme influence de la culture »

    C’est exactement ça.
    On peut dire qu’entre deux enfants sauvages, le sexe seul ne donnera pas plus ou moins d’avantages décisifs pour survivre. Socialement c’est donc la culture qui établit les capacités de chaque humain et en définit précisémment l’individualisme par son acquis et non selon le genre (féminin-masculin).
    Ainsi, une culture genrée imposera de fait un individualisme genré.
    🙂

    Répondre
  20. herve_02
    herve_02 dit :

    Un de mes commentaires (long, très long a disparu), je suis un peu dégoutté.
    « Ainsi, une culture genrée imposera de fait un individualisme genré. » Dogme politique sans aucun fondement, juste la foi de celui qui le dit. Il faudrait m’expliquer le lien entre culture genré et individualisme genré.

    Ce que l’on sait c’est que des milliers d’années d’évolutions ‘genrées’ nous ont permis d’être ce que nous sommes (du bien et du mal) mais PERSONNE ne peut affirmer ce qui se passera si nous supprimions ce ‘genre’ culturel (si tenté qu’il existe ailleurs que dans la tête de certains et certaines) et PERSONNE ne peut affirmer que ce sera mieux. Cela pourrait être un paradis de bonheur bisounours ou une forme de dictature de l’insipide.
    Une nouvelle religion qui ne fait que faire perdre des droits aux femmes.

    Répondre
    • Agnès Maillard
      Agnès Maillard dit :

      Je l’ai retrouvé dans les indésirables. Il faut prévenir quand ça arrive, parce que quand Askimet fait du zèle, je ne le vois pas.

      Répondre
    • smolski
      smolski dit :

      « expliquer le lien entre culture genré et individualisme genré »

      Une culture genrée est discriminatoire au sens que c’est lier (individualiser) obligatoirement chaque personne à toutes les personnes d’un genre unique : féminin ou masculin.
      L’individualisme genré est libre au sens que c’est lier (individualiser) chaque personne à aucun genre, masculin, féminin, autres.

      Voilà pourquoi j’ai comparé précédemment le genre du sexe au genre de la couleur de peau ou du faciès, pris pour exemple…

      Répondre
    • smolski
      smolski dit :

      « PERSONNE ne peut affirmer ce qui se passera si nous supprimions ce ‘genre’ culturel »

      Bien, et comme on sait au moins ce qu’il en est d’instaurer le genre culturellement, essayons autre chose, parce que là, c’est l’impasse totale pour tous !

      « Une nouvelle religion qui ne fait que faire perdre des droits aux femmes. »

      Bien, devient une femme alors, et on en reparle.
      Parce que moi aussi je sais ce qu’être un homme et ça ne me ravi pas de voir mes compagnes ainsi maltraitées par rapport à mon traitement.

      Répondre
    • smolski
      smolski dit :

      Ce we j’ai eut une conversation avec un ami transgenre qui m’expliquait que son équilibre passait par ressembler aux femmes et lui donnait le plaisir d’être différent, avec des atouts différents aussi.

      Cela ne l’empêche pas d’avoir une vie professionnelle et sociale genrée selon la loi culturelle (c’est elle l’église en fait), c’est à dire selon son sexe et non selon sa nature réelle.

      Il n’est pas homosexuel, juste qu’il se sent homme et femme en même temps.

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  21. herve_02
    herve_02 dit :

    J’ai l’impression d’être dans une dimension parralèle.

    Un fantasme égalitaire contre l’ogre du genre. Il n’y a pas de culture du genre. Il y a une société avec des gens occupant (ou pas) des postes. Les femmes sont plus caissières ? et les hommes plus camionneurs ? c’est grave docteur ? obligeons par la loi à avoir autant d’homme que de femme dans TOUS les postes de TOUTES les entreprises, allons au bout de la démarche.

    Cet onanisme prend racine dans la volonté d’un égalitarisme béat ou tout le monde est l’égal de l’autre. C’est super que sur les listes politique il y ait autant de femme riches que d’homme riches. tiens j’en ai une érection (c’est dire). Mais personne pour qu’il y ait autant de pauvres que de riches. Ça c’est pas important, ça c’est la vie, on n’y peut rien, faut laisser faire les choses et évoluer dans la douceur, de l’intérieur, en changeant les mentalités des gens. Foutaises.

    Cette guerre des genres (le plus heureux étant le transgenre ou le nongenre) est un truc de plus de stupide. Pendant que l’on se masturbe avec cela nos droits sont rabotés, nos conditions de vies se dégradent, les pauvres sont plus pauvres. Mais hourra, il y a autant de femmes pauvres aux chômages que d’homme pauvres.

    Je rêverais d’être une femme, d’avoir des enfants de les allaiter, de les élever, plutôt que d’être assigné par une société sexiste comme celui qui doit gagner sa vie. Comme une personne qui n’a de valeur que SI elle gagne sa vie et que le temps qu’elle passe avec ses enfants à les élever n’est pas important,mieux vaut les mettre à l’école avec des profs humiliant (et parfois pédophile) qu’ils apprennent à obéir comme des militants en marche.

    Je commencerais à croire (et a désespéré) qu’il y a égalité des ‘genres’ (et soyons fou)plus de genre. Lorsque lors des compétitions sportives il n’y aura, dans aucune discipline, pas de différenciation homme-femme. Lorsque la science travaillera avec la même ardeur pour permettre à des hommes de porter un enfant que pour permettre à des femmes stérile de le faire. Avant ce moment, toutes les élucubrations ‘genrées’ me feront marrer. Avec un point bouglionne pour le genre des mots. Pourquoi pas mairesse, autrice ou camionne.

    Répondre
  22. chris
    chris dit :

    Merci, Hervé, pour votre sens commun (ce n’est pas péjoratif du tout) et votre saine colère face à un discours complètement hors sol de gens qui n’ont pas compris que la guerre des sexes est bien utile pour faire oublier la lutte des classes… Mais cela fonctionne au-delà de toute espérance, pourquoi se gêner?
    le sociétal à fond et le social au fond. Merci qui?

    Répondre
  23. smolski
    smolski dit :

    « la guerre des sexes est bien utile pour faire oublier la lutte des classes… »

    C’est exactement ce que je dis : dans une société de conquête, la guerre des sexes est une création des classes dominantes. Il faut donc épurer la guerre des classes par la libération sexuelle, c’est à dire des genres et le reste des libertés s’établiront sur cet acquis.

    Répondre
  24. smolski
    smolski dit :

    « Je commencerais à croire (et a désespéré) qu’il y a égalité des ‘genres’ (et soyons fou)plus de genre. »

    Mais non, les genres existent par eux-même mais n’en faisons plus une finalité pour individualiser les personnes.
    Un humain est un humain, c’est tout.
    Chaque humain a une individualité.
    Chaque individualité comporte plusieurs aspects à égalité entre tous ces aspects pour ce qui concerne cet humain-là et sont différents pour un autre humain.
    Etc…

    Rassembler tous les humains d’un genre comme différents de tous les humains d’un genre différent est une ineptie mentale et la porte ouverte à de la discrimination sur tout et entre tous. Voilà comment les pouvoirs s’établissent, sur ce mensonge ouvrant la prévarication entre les humains, tous les humains et non entre chaque humain différent de l’autre.
    Raisons différentes, salaires différents, affects différents, etc…

    Simple, non ? 🙂

    Répondre
  25. smolski
    smolski dit :

    « Cet onanisme prend racine dans la volonté d’un égalitarisme béat ou tout le monde est l’égal de l’autre. »

    Pas égal mais tous différents les uns des autres à l’intérieur d’un même genre spécifique : l’Humain.
    Est-ce qu’on établit d’abord la différence entre le corbeau mâle et le renard femelle sur leurs sexualités respectives ?

    Et je ne parle pas pour l’espèce des amibes…
    😀

    Répondre
  26. herve_02
    herve_02 dit :

    Les riches eux ne se posent pas la question du sexe,ils se rassemblent entre riches d’abord pour le rester contre tous les pauvres.

    CQFD – ce qui montre bien qu’on est un peu con de se prendre le choux sur cette question.

    Oui nous sommes tous différents, mais il y a des groupes : en afrique on a la peau noir, en inde dorée, en chine on est (était) plus petit. Une femme à de la poitrine, un homme un penis. Cela ne veut pas dire que TOUS d’un groupe partage exactement les même caractéristiques. Cela ne veut pas dire que ces différence induisent un classement.

    Certaines différences induisent (à cause des différence de morphologie) des différences de capacités. Un homme faisant 1m90 130 kg à plus de chance (ce n’est pas une fatalité ni une obligation) d’être boxeur qu’une femme de 1m50 45 kg. Une femme à plus de chance d’être enceinte qu’un homme. Ces différences de capacité induisent différentes place dans la société. Ces places ne sont pas imposées, mais proposées. Ainsi un fort en math (qui peut être une femme) peut être ingénieur, une forte en langue (qui peut être un homme) peut être prof de langue. Il y a par dessus les attirances perso. Ainsi quelqu’un de nul en math, peut très bien pour devenir ingénieur en travaillant deux fois plus que les autres pour y arriver.

    Est-ce que l’on doit crier à la ségrégation s’il doit travailler 2 fois plus ? Qui crie à la ségrégation lorsque la sélection se fait sur les math ? Cela gène qui que le fort en français soit réduit à être prof alors que le fort en math peut être dirigeant ? C’est une ségrégation bien plus forte que homme/femme. Et tout le monde s’en cogne. Celle la est normale.

    L’on sait d’ailleurs que s’il y avait plus de fort en français aux commandes, la société changerait du tout au tout. Mais pas un seul militant. Pas un seul militant pour ouvrir une chaire économie et sociologie. Par contre on n’entend jusqu’à plus soif la différence de salaires homme femme qui est, lorsque l’on regarde, de 5% inexpliquée. 5% qui *pourraient* être du à la différence de sexe. mais qui *pourraient* tout autant être due au fait qu’elles s’en cognent du salaire et à choisissent les conditions autour (par exemple la proximité, par exemple les horaires adaptables…)

    Le groupuscule de harpies pensent que c’est l’imprégnation sociale. Qu’il n’y a pas d’instinct. Elle se trompent. Les études sur les mammifères le montre. Et oui, nous sommes des mammifères qui avons évolué mais pas au point de ne plus en être, pour le moment et j’espère le plus longtemps possible.

    Depuis la nuit des temps, il a été fait des choix, dictés par la nécessité. Regarder ces choix avec le prisme féministe idiot ambiant est … idiot. Parler de société patriarcale est idiot. Oui le choix a été fait de prendre le nom du mari (mais ce n’est plus obligatoire). On aurait pu prendre le nom de la femme, cela changerait quoi ? que nous serions dans une société matriarcale ? whoua sacré changement, une domination pour une autre. Avant les femmes mourraient souvent en couche et ainsi ‘accrocher’ les enfants au père n’était pas idiot (c’est mon interprétation). Avant, avec une tradition plutôt orale il est plus simple d’avoir un seul système que de donner le choix.On savait que tartempion était le fils de… pas besoin de savoir si ils avaient choisi le nom du père ou de la mère. En islande (de ce que j’ai compris), il n’y a pas de nom de famille, c’est _fils_ de et _fille de_ suivi du prénom du père. Il faut être un peu barré pour penser que changer cela va changer la société.
    Bien entendu, il y a un groupe de timbrées qui pensent que si on pouvait dire autrice ou auteure (ça commence à venir d’ailleurs) la femme serait moins soumise au patriarcat. lolylol.

    Tout ce mouvement n’est qu’une manière de retourner les femmes contre les hommes. Diviser pour mieux régner. Pour en faire les même esclaves de la société que les hommes.

    Regardez les 3 vidéos de marguerite yourcenar sur la condition féminine. Ensuite on pourra discuter. ‘video féminisme maguerite yourcenar’ sur un moteur de recherche

    Ce féminisme de pacotille, ce geignement sur le sexisme ambiant est contre-productif. OUI il y a des cons hommes ou femmes, oui il faut les combattre. Pas parce qu’ils sont hommes ou femmes, mais parce qu’ils sont cons.

    Répondre
    • smolski
      smolski dit :

      « Oui nous sommes tous différents, mais il y a des groupes »

      C’est en créant des groupes que les riches maintiennent la pauvreté.
      Si au contraire nous unissons tous les êtres humains pour ce qu’ils sont, c’est à dire une espèce, alors aucun d’entre eux ne peut s’arroger de droit sur aucun autre sans apparaître alors pour ce qu’il est, un malade mental.

      « Depuis la nuit des temps, il a été fait des choix, dictés par la nécessité. »
      Quant savons-nous réellement ?
      Nous avons majoritairement l’Histoire des dominants sociaux qui plus est toujours en place actuellement !
      De ce fait, je ne prends pas l’Histoire de l’humanité en compte parce que cette Histoire est inscrite dans notre quotidien, et elle ment toujours autant et toujours aussi bien malgrès des situations totalement différentes depuis la nuit des temps.

      « Le groupuscule de harpies »
      Je n’individualise pas les groupes comme étant des personnes.
      C’est tout le sujet du débat que je tiens ici. 😉

      « Parler de société patriarcale est idiot. »
      Oui, mais cela reste une manipulation établie pour présenter la fonction de notre société comme est présentée celle du bourreau par ses victimes, un truc indéniable de l’un à l’autre et qui dans la pratique ne justifie rien des deux.

      Reste aujourd’hui que, de mon point de vue, le statut du genre féminin est toujours extrêmement discriminé, quoiqu’il en soit des compensations conquises ou fournies avec le paquet du sexisme.

      Répondre
      • herve_02
        herve_02 dit :

        non au contraire, c’est en supprimant les groupes que l’on isole les gens et que l’on empêche la révolte. Lorsque l’on veut supprimer une contestation, on interdit le groupe qui la porte.

        On ne peut pas imaginer regrouper tout le monde dans une même église. Pour plusieurs raisons. La première étant qu’il est impossible de faire émerger une volonté commune à 6 milliards de personnes. L’autre est qu’il est impossible de monter une structure permettant de faire des choses à autant de personne. la troisième est qu’il est impossible de trouver un terrain d’entente entre tous, ou alors ce terrain d’entente est mou ou inatteignable. Le truc du style ‘les hommes naissent libres et égaux’. Ok, cool. dans les faits rien ne change.

        C’est pour cela que les anarchistes promeuvent des groupes locaux qui missionnent des représentants pour des missions impératives. des GROUPES locaux. parce que l’homme étant un animal social et grégaire ne vit que par le groupe. que ce soit la famille, la communauté, le pays…

        Faire des groupes c’est permettre de réfléchir sans devoir pinailler sans fin sur des détails. Les groupes ne sont pas fixes mais changent suivant le champ de réflexion. Ainsi on peut parler de l’éducation de l’humanité, mais dès que l’on veut proposer des choses concrètes, il faut ‘faire des groupes’ et on réfléchit à l’éducation des enfants, des ados, des adultes. Pareil pour tout. Le groupe est obligatoire pour fonder une réflexion aboutissant sur des choses concrètes.

        Refuser les groupes c’est refuser le concret, l’action. Si on regarde le salaire des femmes, c’est que l’on fait un groupe. Bizarrement faire des groupes ne te dérange pas pour dénoncer le statut des femmes (quel sexisme de distinguer femmes et hommes). Un statut que l’on dénonce, en comparaison avec un autre groupe. Celui des hommes. Et re-bizarrement, on va aller chercher les différences que l’on trouve négative, par rapport à un idéal que l’on fantasme comme un but à atteindre. Nul n’est besoin de démontrer que cet idéal l’est, nul n’est besoin de démontrer que le groupe que l’on a choisit est pertinent dans le champ de la réflexion. Nul n’est besoin de démontrer que ces critères sont pertinents dans l’ensemble. Cela s’appelle de la propagande. La propagande, ce n’est jamais bon pour la populace. elle est toujours le dindon de la farce.

        Et moi cela me gonfle. énormément.

        Enfin faire des groupes n’est pas discriminant du moment que l’on n’est pas obligé de rester dans le groupe et obliger de ne faire parti que d’un seul groupe. Ainsi je fais partie du groupe des informaticiens du libre, des formateurs, des parents bienveillants, de la lutte anti veo, des hommes, des bientôt vieux, des pauvres et des utilisateurs diaspora, des utopistes, des constructeurs de maison en paille….. Si je voulais faire parti du groupe de tout, je ne serais rien qu’un individu, un grain de sable dans l’univers infini.

        Répondre
        • smolski
          smolski dit :

          « il est impossible de faire émerger une volonté commune à 6 milliards de personnes. »
          Je suis d’accord, une volontée commune est impossible sans créer le groupe pour la supporter.
          Vivre ensemble sans emmerder son voisin, est-ce une volontée commune ou du bon sens commun ?

          « il est impossible de monter une structure permettant de faire des choses à autant de personne. »
          Une structure… Une hiérarchie, un groupe ?

          « il est impossible de trouver un terrain d’entente entre tous, ou alors ce terrain d’entente est mou ou inatteignable. »
          Si l’entente n’est pas réelle, c’est sûr.
          Aujourd’hui, la mésentente entre tous est la cause de la disparition réelle de l’espèce humaine, pas sûr qu’on ne puisse réaliser une entente ensemble pour ne pas mourir tout de même ?
          En tout cas, je ne connais pas d’exemple sinon dans le groupe des riches actuel ?
          🙂

          Répondre
  27. L'ours des P.o.
    L'ours des P.o. dit :

    « La morale collective actuelle nous fait croire que l’important, c’est de l’emporter sur les autres, de lutter, de gagner. Nous sommes dans une société de compétition, mais un gagnant est un fabricant de perdants. Il faut rebâtir une société humaine où la compétition sera éliminée. Je n’ai pas à être plus fort que l’autre. Je dois être plus fort que moi grâce à l’autre. » Albert Jacquard (« La relève et la peste »)

    http://www.economiedistributive.fr/Le-Revenu-Universel-Oui-on-peut

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