Parce qu’il n’y a pas que la politique, la crise, les nazes, les mauvaises nouvelles, un monde qui marche à l’envers et le plus grand braquage de tous les temps qui n’en finit pas de tous nous ruiner, je me suis laissé entraîner par de drôles de fréquentations bloguesques dans une petite aventure d’écriture collective.
Pour se changer les idées, le début de mon cadavreski, rien que pour vous. Et si ça vous a plu, vous pouvez vous goinfrer tout le bouquin.
Nous sommes à la fin des années 70 et je suis en cours moyen, quand arrive en cours d’année une petite fille plus vieille que nous et surtout porteuse d’un univers entier de mystères et d’interrogations. L’institutrice nous la présente comme étant Maï. Je comprendrais assez rapidement que Maï est son nom de famille, mais que les profs sont infoutus de prononcer son prénom ou de même simplement déterminer ce qu’est son prénom. Elle s’appelle en fait Huying Tran Maï et elle vient du Laos. En fait, plus énorme encore pour notre petit univers enfantin, elle est une boat people.
Alors qu’il y a encore quelques semaines, tous ceux qui, comme moi, critiquaient ouvertement et vertement le capitalisme débridé se faisaient traiter de réactionnaires allergiques au progrès et incapables de se conformer à la réalité, voilà que ces derniers jours, les très nombreux thuriféraires du marché triomphant expliquent à longueur de colonne à la une que les marchés ont soufferts d’un défaut de régulation et qu’ils ont toujours dit que l’immobilier, c’est comme les arbres, ça ne grimpe pas jusqu’au ciel.
Bande de faisans !
L’idée phare du RSA, dont on attend avec impatience les décrets d’application afin d’en saisir toutes les subtiles nuances, c’est qu’il faut donner un complément de salaire pour inciter les bénéficiaires de minima sociaux à retourner au turbin.
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