Boat People

Nous sommes à la fin des années 70 et je suis en cours moyen, quand arrive en cours d’année une petite fille plus vieille que nous et surtout porteuse d’un univers entier de mystères et d’interrogations. L’institutrice nous la présente comme étant Maï. Je comprendrais assez rapidement que Maï est son nom de famille, mais que les profs sont infoutus de prononcer son prénom ou de même simplement déterminer ce qu’est son prénom. Elle s’appelle en fait Huying Tran Maï et elle vient du Laos. En fait, plus énorme encore pour notre petit univers enfantin, elle est une boat people.

Embarquement immédiat

Des années que je n’avais pas pensé à Maï et aux boat people de mon enfance. Encore aujourd’hui, la simple évocation du mot boat people me renvoie systématiquement deux images, deux sensations : le sourire triste de Maï et l’extraordinaire émotion que j’avais ressentie en voyant le cargo "Île de Lumière" illuminer la nuit de la mer de Chine et sortir du néant obscur des tas de gens entassés sur des barques pleines à couler. Je me souviens de Kouchner (mais j’ignorais son nom) parti au milieu de nulle part pour sortir les réfugiés du Sud-Est asiatique de l’état d’horreur où ils étaient plongés et je me souviens encore plus de la fierté que j’avais ressentie en voyant que j’appartenais à une nation capable de traverser les océans pour sauver des hommes, des femmes et des enfants d’une mort certaine et horrible. Il y avait eu une telle unanimité sur l’accueil des naufragés du bout du monde, une telle volonté de tendre la main et surtout, d’accueillir.

Pas loin du bled où j’étais scolarisée, il y avait un centre d’hébergement qui avait été reconverti à l’époque en centre d’accueil pour les réfugiés. Un endroit plutôt rieur, au milieu de la campagne, avec un projet éducatif pour les enfants, la volonté d’insérer les plus grands. Les enfants qui arrivaient par vagues successives étaient initiés rapidement au français et dès que les éducateurs le jugeaient possible, rejoignaient les écoles du coin, étaient scolarisés avec les enfants du cru. C’est ainsi que Maï était entrée dans ma vie, propulsée à 11 ou 12 ans dans une classe de CM1, avec son histoire et ses 6 mois de français intensifs.

Maï était terriblement à part, dans ce pays où elle ne connaissait personne, dont elle débroussaillait la langue. Profondément étrangère et donc immensément attirante pour moi. Elle était un îlot de solitude au milieu de la cour de récréation, il me suffisait d’aller à sa rencontre. Au fil du temps, de nos jeux et de nos conversations, j’ai appris qu’elle était Laotienne, de ce petit pays dont j’ignorais l’existence. Un jour, elle m’apporta un petit livre de chez elle, un petit recueil recouvert de signes cabalistiques et merveilleux, aux circonvolutions étranges et captivantes. Je crois bien qu’elle m’a appris quelques mots de son pays, mais je les ai oubliés. Tout comme j’ai oublié son visage. Mais pas son nom. Ni son histoire.

Un jour, finalement, un peu dans le fil de la conversation, elle me raconta son histoire, son père disparu, sa mère désespérée, la guerre et la fuite avec ses frères et sœurs, avec toutes les économies de la maison. Je crois me souvenir que l’objectif était l’Amérique. Elle me raconta sa peur et les passeurs qui prennent l’argent et entassent tout le monde sur une embarcation incroyablement trop petite pour une mer terriblement dangereuse. Elle me raconta, en partie seulement, la peur, encore, la faim, la soif, les requins qui rodent et les pirates qui attaquent. D’après ce dont je me souviens, les pêcheurs thaïlandais avaient compris qu’il était autrement plus rentable de rançonner les esquifs remplis jusqu’à la gueule de réfugiés plutôt que de chercher du poisson. Ils ont donc un jour abordé la barque et ont dépouillé les gens. Du peu qu’il leur restait. Ils coupaient les doigts de ceux qui ne parvenaient pas assez vite à enlever leur alliance, balançaient parfois les bébés par-dessus bord pour dompter les mères, embarquaient les plus jolies filles et tuaient impitoyablement ceux qui tentaient de s’interposer. Je crois me souvenir qu’une de ses sœurs fut violée et un de ses frères tué et balancé aux requins pour avoir tenté de la défendre. Cette partie du récit fut éprouvante. J’étais pétrifiée par l’horreur et l’incompréhension. Jusque-là, je vivais dans mon monde de gosses, avec ses drames immenses que l’on oublie dans une glace ou un bonbec, avec les craintes des parents qui font rigoler, avec les monstres du placard dont on se protège d’un revers de couverture. Comment imaginer que les yeux noirs de ma copine du bout du monde, que ces yeux dans lesquels je me reflétais, ces yeux d’enfant avaient pu voir ce que mes pires cauchemars n’avaient su enfanter ? Voir l’horreur et continuer à vivre. Vivre l’horreur et grandir, malgré tout. Maï espérait devenir quelqu’un. Elle bossait dur à l’école pour se forger un avenir, avoir un métier, gagner de l’argent et faire venir sa mère en France. Nous, on y allait surtout pour retrouver les copains, parfois apprendre un peu, loin, très loin de ses préoccupations, dans un éternel présent rieur.

Je ne sais pas si Maï a pu retrouver sa mère, rejoindre son pays ou devenir quelqu’un. Je sais juste que pour cette petite fille du bout du monde, notre école de campagne, avec ses planchers grinçants, sa cantine pas bonne, ses punitions, ses cris, ses rires et ses pleurs, mon école donc, avait été un havre de paix, un refuge dans la tempête et l’espoir d’un avenir meilleur. Parce qu’elle le voulait. Parce que nous le voulions aussi. Tous. Même Bernard Kouchner sur son raffiot grinçant au milieu de nulle part, avec ses guirlandes de lumières qui transperçaient la nuit comme un phare, un message d’espoir.

30 ans plus tard, il y a toujours des coquilles de noix lancées à l’assaut des océans, toujours des malheureux qui fuient quelque chose, quelque part. Il y a même toujours Bernard Kouchner. Mais il n’est plus sur un bateau. Il a pris la barre, il a exactement le genre de responsabilités qui permettent de réaliser à plus grande échelle ce qu’il avait fait sur l’Île de lumière. Sauf que maintenant, les crevards dans les bateaux de fortune, ils ne fuient plus l’horrible communisme, mais la misère semée partout par le capitalisme planétaire. Sauf que maintenant, tout le monde s’en fout, excepté quand les vagues recrachent les corps sur les plages de villégiatures.

Toutefois «sur l’immigration, j’ai changé parce que l’Europe est en
train de changer plus que nous» a-t-il ajouté en se référant notamment
à l’évolution de pays comme l’Espagne ou l’Italie sur cette question.
«Les mesures qu’a proposées (le ministre de l’Immigration) Brice
Hortefeux passent pour quelque chose de très sage» au plan européen,
a-t-il poursuivi, en rappelant que Paris allait plaider auprès des 27
pour l’élaboration d’un «pacte» sur l’immigration lors de la présidence
française de l’Union européenne, au second semestre 2008.
Bernard Kouchner, Le Figaro, 16 mai 2008

Je ne crois pas qu’il n’y a que Kouchner qui a changé.

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62 réponses
  1. Jean-Pierre Martin
    Jean-Pierre Martin dit :

    Agnès, tu fais bien de rappeler la différence de traitement des réfugiés entre le moment où il s’agissait d’accueillir les victimes du communisme et celui où l’on ne souhaite pas voir celles du libéralisme.
    Aujourd’hui, ce sont les mêmes qui fustigent les "bien-pensants".

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  2. céleste
    céleste dit :

    oui, vraiment tu fais bien.

    je pense souvent au boat people. le Laos je connais bien c’est un pays magnifique…infesté de mines balancées par les américains qui vidaient leurs soutes mortelles au-dessus du pays.

    souvent je me dis, avec tristesse, qu’en Europe, passés les premiers émois devant la misère de ceux qui doivent tout quitter pour s’embarquer sur des raffiots pourris, les gens se sont habitués

    habitués à la détresse des autres

    et pourtant, le nombre de réfugiés ne cesse d’augmenter: 150 immigrés arrivés ce matin à Lampedusa, 450 hier…

    mais comme tu le soulignes, ceux-là ne fuient pas le communisme, ils fuient des situations économiques dont l’occident est responsable.

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  3. tranquille
    tranquille dit :

    Ton article me fait plaisir. J’ai été élevée dans une famille d’accueil, qui a aussi accueilli des laotiens (mhongs), des cambodgiens et des vietnamiens. Aussi j’ai des frères et soeurs de ces contrées. Nous maintenons le contact. Certains sont allés un peu partout en Europe, d’autres aux Etats-Unis, d’autres encore en Guyane.

    Enfants, nous nous sommes très bien entendus et avons eu la chance commune de pouvoir vivre dans un hâvre de paix et de recevoir une éducation. Ils ont presque tous réussi ; je dois être parmi ceux qui ont le moins bien réussi (en terme de niveau de vie et de profession) ; mais ce n’est pas grave, j’apprécie aujourd’hui ma famille d’adoption.

    Un jour, ma grand-mère ma tenait la main et tenait dans une autre main mon petit frère asiatique : derrière il y a eu des commérages sur comment est-il possible d’avoir des enfants aussi différents d’apparence.

    Mon enfance a été un temps heureux, nous étions souvent nombreux autour de la table familiale. Les parents (quand ils n’étaient pas décédés) venant de ces pays lointains, récupéraient leurs enfants lorsqu’ils avaient récupéré des papiers, un travail et un logement, parfois des parents adoptifs se faisaient connaître.

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  4. yelrah
    yelrah dit :

    Petit bémol de ces temps idyliques.
    Un minimum de des boats-people étaient récupérés, j’était à l’époque dans la marine marchande et les barquasses étaient signalées de france afin de les éviter .
    Ceux qui étaient récupérés l’étaient sous les cameras suivant un cota bien précis établi par je ne sais qui, pour les raisons de propagande justement soulignées par JMP.

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  5. tintin
    tintin dit :

    C’est grâce au libéralisme qu’il n’y a plus de boat people.

    Les réfugiés actuels proviennent en très grande partie d’Afrique, plus de 70% en France.

    L’Afrique n’est pas victime du libéralisme mais du népotisme.

    L’Afrique regorge de richesse, si le libéralisme y était appliqué, ce serait une des régions les plus prospère du monde, comme a pu l’être l’Afrique du Sud, comme l’est l’Asie actuellement.

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  6. cultive ton jardin
    cultive ton jardin dit :

    Je ne crois pas que Kouchner ait tellement changé, à part que plus il vieillit, plus il pontifie. Il était de la génération de 68, mais hostile au mouvement, sa thèse à priori séduisante de l’ingérence humanitaire, il savait déjà à quoi elle serait utile, il était farouchement anti-communiste, et tant mieux pour les boat-people qu’il a sauvés, mais pour lui ils n’étaient qu’un instrument de propagande.

    Il est parfaitement fidèle à lui même, vieux ou jeune, qu’importe. Comme disait Brassens, "le temps ne fait rien à l’affaire".

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  7. Pierrre
    Pierrre dit :

    J’espère que vous n’avez pas mis le véritable nom de cette personne. Les pages tragiques de sa famille ne sont probablement pas destinées à être rendues mondialement publiques.

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  8. Eddy Gordo
    Eddy Gordo dit :

    Tintin,

    Ou tu es arrivé ici par hasard et tu ne comprends vraiment de quoi parle Agnes et par consequent tes propos seront excusés, ou bien ta remarque est juste ironique et alors on se poile.

    Je ne te crois pas si malin et j’exclus d’ors et deja la deuxieme option.

    A tous, ils vraiment parmi nous et ca fait peur.

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  9. chris
    chris dit :

    Moui ….c’est une histoire a geometie variable si j’ose dire ….j’en ai vecu une légérement differente.

    Mes boats peoples etaient plus agés et squattaient un quartier juste au bout de la defense. J’avais debarqué chez eux pour cause d’impossibilité de me trouver un logement , j’avais le job et pas de quoi dormir malgre un salaire confortable ……comme quoi Paris n’a guére changé …..

    Je frequentais une salle de boxe Thai affiliée a ma boite et les deux trois Viets presents m’avaient ramenés chez eux , contre une embauche dans ma boite….

    Rien a voir avec la petite fille a Agnes ; meme vecu certes ….mais avec rendu aux autres.

    Des méchants qui rackettaient sauvagement ; plus grand chose d’humain chez eux , juste du pragmatisme face a des situations …..je suis parti un matin n’arrivant plus a m’y faire a ce coté bridé des choses.

    J’ai un peu l’impression du coup d’ecrire la version hard de celle a Agnes ….

    Mais bon , sur le fond , on est d’accord ….

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  10. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Entre mes souvenirs de Maï et aujourd’hui, il y a surtout l’échec d’une civilisation. Le renoncement à notre propre humanité et le repli égoïste. ce qui était possible à la fin des années 70 – recueillir, soigner, héberger, éduquer des milliers de personnes pour les intégrer dans notre pays, leur offrir une seconde chance et un immense espoir – ceci est encore plus possible aujourd’hui où, malgré le concert de lamentations que l’on nous sert à toute heure du jour et de la nuit, nous n’avons jamais été aussi riches. Là où il y avait que des cargos rouillés et de l’espoir, il n’y a plus que des murs qui s’érigent, des moyens qui se concentrent sur ceux qui ont déjà tout et qui ignorent tout le reste.

    Avant Maï, j’ai rencontré Draga. Elle, c’était le Liban, mais c’était aussi une histoire de réfugiés et d’espoir, l’espoir d’une vie meilleure et d’un hypothétique retour au pays. Aujourd’hui, ma fille a l’âge que j’avais quand j’ai rencontré Draga, mais il y a peu de chances qu’elle croise un môme venu d’ailleurs : les flics arrêtent les enfants, comme leurs parents ou même leurs grands-parents et à la place des centres d’accueil, il y a des centres de rétention. D’ailleurs, il n’y a plus de réfugiés, plus rien que des clandos.

    Le capitalisme triomphant nous promettait un monde de prospérité, un monde de liberté, un monde sans frontières. Au final, on se retrouve dans un monde de misère, où un humain sur 6 crève la dalle et où, mise à part la une petite poignée de nantis, nous sommes tous, plus au moins, assignés à résidence.

    À la fin des années 70, je rêvais pour les années 2000 de voitures qui volent, pas de barbelés aux frontières.

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  11. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    Quand j’étais plus jeune, cela faisait partie des évidences : les Russes étaient les méchants, leur système, le goulag, le nôtre, la méritocratie et la prospérité. Comment aurais-je pu croire autre chose? Il n’y avait pas d’autres vérités que celle-là. Nous étions naturellement les gentils (n’avions-nous pas vaincu la monstruosité du nazisme?) et le top de l’évolution humaine. Celui qui traversait dans les clous, était poli et bossait bien à l’école aurait le droit à un bon boulot et ferait la fierté de sa famille. Ceux qui échouaient étaient des feignasses et des bras cassés, le travail et l’honnêteté aboutissaient naturellement à leur récompense.

    J’ai tout bien fait comme il faut, comme un bon petit soldat convaincu d’être du côté lumineux de la Force, puis j’ai voulu entrer dans le monde du travail. Là, j’ai découvert une autre réalité, mais faut bien dire ce qui est, je n’y ai pas trop cru. Du coup, j’ai jugé nécessaire de reprendre les études pour être mieux armée et là, j’ai fait deux erreurs : j’ai lu Races et Histoire et du coup, je suis entrée en Socio.

    Forcément, maintenant, je comprends totalement la droite et les thuriféraires du capitalisme quand ils veulent éradiquer les sciences humaines et empêcher les gosses de prolos de faire des études supérieures…

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  12. Loulou
    Loulou dit :

    Tintin a parfaitement raison. Je ne vois pas en quoi l’Occident est "responsable" de la situation économique de la Guinée ou du Mali.

    Quant au libéralisme, il a bon dos. Après tout, il a permis de sortir de la pauvreté absolue des centaines de millions de chinois ou d’indiens, c’est grâce à lui que le Vietnam décolle économiquement etc.

    L’Afrique souffre plutôt de népotisme, corruption et autres maux que nous n’avons pas apportés et contre lesquels nous ne pouvons pas grand chose.

    Après tout le colonialisme en Afrique n’a pas été pire qu’en Asie (cf les japonais en Chine, c’était pas gai). Les asiatiques s’en sortent à peu près aujourd’hui.

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  13. chris
    chris dit :

    Beaucoup de Boats peoples arrivés ,"acceuillis "en France …..avaient ete parqués longtemps dans des camps de transit aux etats unis, univers carceral qui avait ete formateur dans le cas des miens ….

    Répondre
  14. chris
    chris dit :

    @loulou

    C’est du grand n’importe quoi mais neanmoins classique de la desinformation forumique ….

    Il n’y a rien a voir en termes de colonisation meme post….entre l’asie et l’Afrique …..

    Répondre
  15. chris
    chris dit :

    Je ne suis guere sur que l’etranger ai vocation a ""s’integrer"…..un mot derangeant pour moi dans ce qu’il suppose et induit de la part des acceuillants , non ?

    On en est la aujourd’hui ,a leur reprocher de ne pas s’etre "integrer ‘,d"avoir refuser cette beaufitude qu’on leur tendait …

    Acceuillir et aider bien sur, pour le reste ..humh!

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  16. Swing65
    Swing65 dit :

    Je conseille à M. et Mme Loulou Tintin et leurs enfants, la lecture du dernier opus de Jean Ziegler, "la haine de l’occident", où il est justement question de l’Afrique en général et de la Guinée en particulier, en passant par le Mali et le Gabon, terre de prédilection de tous les népotismes de la terre mis en place et soutenus par toutes les grosses multinationales, Graal de l’ultralibéralisme……
    Aujourd’hui, c’est la misère qui jette les gens dans des barques de fortune, un monde ou la loi du plus fort est celle qui marche, la preuve, aujourd’hui, les banques vont bien s’en sortir dans l’ensemle, aidées par un état que les ultras libéraux justement, avaient mis à 10 mètres….. On redécouvre Keynes et l’interventionnisme, et il est sidérant de constater que, pour sauver la finance mondiale, le G20 est capable de trouver des milliards de dollars là, maintenant, tout de suite, alors que pour trouver les 20 milliards nécessaires pour éradiquer la faim dans le monde, ce n’était pas possible….
    On vit vraiment une époque formidable, et j’attends le jour où, en France, il ya aura enfin un parti politique d’opposition rassembleur de tous ceux qui en ont ras le bol de se ruiner en vaseline pour indiquer une marche unique à suivre : descendre dans la rue, faire des piquest de grève, occuper des lieux symboliques comme Carrefour, la Société Générale ou Axa.
    Alors, pour tous les boats peoples du monde, pour vous, pour nous, il est grand temps de balayer d’un revers de la main cette saloperie de libéralisme économique sans foi ni loi (amorale….), mais pour ça, il faudrait vraiment une unité qui rassemble…….. Je crains fort que ça ne soit pas demain la veille, alors ça finira forcément mal, dans un extrémisme déjà vécu en d’autres temps…..

    http://www.tetesaclaques.tv/video.p

    Pour rire jaune……….mais rire quand même…….

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  17. sam
    sam dit :

    @ titin

    Vous plaisantez, naturellement ?

    Le comble de la félicité étant offert, comme nous pouvons l’observer en ce moment, par l’hyper-libéralisme tant vanté par le président que mes compatriotes ont élu.

    Répondre
  18. Rififi
    Rififi dit :

    Je me demande si avoir expérimenté des expériences aussi dures que d’avoir été boat people ne conditionne pas à devenir un libéral, un futur adhérent de l’UMP voire du medef.

    Pourquoi me revient en tête ce roman de scifi: dune de Herbert.
    Les soldats de l’empereur ayant été recrutés sur une planète pénitentiaire où seuls les plus forts survivent…

    Répondre
  19. Bourguignon
    Bourguignon dit :

    18  »ce qui était possible à la fin des années 70  »
    Beaucoup de choses étaient possibles à la fin des années 70 et….la rupture avec le capitalisme a triomphé le 10 mai 1981.
    Et de suite le capitalisme a été vaincu, terrassé… Non!! Ben j’ai dû louper quelque chose.

    21 "(n’avions-nous pas vaincu la monstruosité du nazisme?)"

    Ne serait-ce pas plutôt les Bolcheviks-Staliniens (26 000 000 de morts!!) qui se seraient tapés le maximum du boulot, non?

    Répondre
  20. cultive ton jardin
    cultive ton jardin dit :

    à Tintin, Milou et compagnie:

    J’ai en mémoire une scène de la BD je crois que c’est "Le Lotus Bleu", où un homme d’affaire déclame sur "Notre admirable civilisation occidentale", écarte les bras d’enthousiasme, renverse le plateau qu’apportait le serveur chinois, s’écrie "Sale Chinetoque, tu l’as fait exprès", écrabouille le pauvre mec à coups de poings et de pieds au milieu des débris de verre.

    Et se rassied, un peu congestionné, dénouant sa cravate:

    "Où en étais-je? Ah, oui, cette admirable civilisation occidentale qui bla bla bla"

    Répondre
  21. cultive ton jardin
    cultive ton jardin dit :

    @ Rififi, 24:

    La réponse à la question est assez simple, et les processus psychologiques désormais relativement connus: les enfants qui ont durement souffert peuvent devenir des bourreaux, par identification précoce à l’agresseur, s’ils n’ont pas rencontré sur leur route quelqu’un de significatif qui les a aidés à se réintroduire dans l’humain. S’ils n’ont pas expérimenté une sécurité affective qui leur a permis de se reconstruire.

    Il a beaucoup été dit que les parents maltraitants sont (presque?) toujours d’anciens enfants maltraités. On a peu insisté sur le fait que beaucoup de ces enfants anciennement maltraités deviennent au contraire des parents très attentionnés et très sensibles.

    Je ne sais pas si on peut étendre cette constatation à la maltraitance sociale.

    Répondre
  22. yelrah
    yelrah dit :

    Je suis tétu, mais je reviens sur le fait que non dans ces années la, non, on ne receuillait pas les gens plus qu’aujourdhui !
    Quelques uns oui et bien médiatisée c’est tout … Regardez l’horreur des systemes communistes …

    Répondre
  23. hélen
    hélen dit :

    Je crois que les laotiens et asiatiques, c’est pas la même chose que les albanais…et autres peuples des pays de l’est, mais bon ne me frappez pas, s’il vous plait..je ne suis pas raciste.
    laissez faire tout ces gens, laissez les rentrer dans nos pays, et d’abord se faire payer une misère pour prendre votre place, intelligents comme souvent ils sont, ils prendront ensuite votre place et vous mettront à la rue, sans état d’âme. Faut pas déconner non plus, merde l’angélisme çà suffit. aidez les gens dans leur pays, voilà ce que toute personne appartenant au peuple, sensée et réaliste qui connait l’histoire devrait EXIGER de ses dirigeants. Alors que là ces déferlements, sans contôle ne font le lit que des magouilleurs sans scrupules, et des transnationaux anonymes, de l’oligarchie, qui veut démolir les peuples..et leur culture à la con qui permet de résister à l’avénement de "1984"! en doutez-vous?

    Répondre
  24. cultive ton jardin
    cultive ton jardin dit :

    hélen 32, ou la xénophobie humanitaire:

    Puisqu’on vous dit que c’est pour leur bien… et qu’ils sont plus intelligents que nous, c’est bien la preuve qu’on est pas racistes, hein?

    Les amis de tintin, milou, riri, fifi et loulou sont des humoristes.

    Répondre
  25. faribole
    faribole dit :

    c’est Mai (entre autres) qui a fait d’Agnès ce qu’elle est.
    Preuve irréfutable de la nécessité d’ouvrir les portes pour s’entretenir l’humanité.
    ça faisait longtemps que je n’étais pas passée, je constate avec amusement la présence de joyeux plaisantins, et / ou de personnes mal renseignées.
    longue vie à eux !

    Répondre
  26. yelrah
    yelrah dit :

    Je m’aperçois que je peux être mal perçu, lire au 31 :
    Quelques uns oui et bien médiatisée c’est tout … pour dire " Regardez l’horreur des systemes communistes …"

    Répondre
  27. emcee
    emcee dit :

    Encore un article très intéressant et très fouillé.
    merci Agnès. Et bravo aussi à ceux qui ont apporté d’autres témoignages ou éclairages.
    A l’exception, toutefois des deux trois incultes qui répètent à l’envi la propagande officielle, une propagande qui ne tient même plus la route aujourd’hui.
    Enfin, si on a un cerveau, bien sûr.
    Je suis d’accord avec Yelrah: la période "humanitaire" de l’Occident n’était que de la propagande pour faire passer le communisme pour un régime barbare.
    D’ailleurs, sitôt le "mur tombé", les US ont commencé à s’intéresser aux "barbares" des pays musulmans, dont on n’avait pas beaucoup entendu parler auparavant.

    Je comprends ce que dit Agnès: longtemps, nous avons pu croire à l’"humanité" des pays occidentaux (moi aussi, d’une certaine façon), mais pourtant, pendant ce temps, le pillage des pays pauvres se poursuivait. et les riches s’enrichissaient sur le dos des pauvres.

    Quant à Bk, il A changé : maintenant ce qu’il est (et a toujours été) réellement se voit clairement.

    Ps: quelqu’un a dit: les étrangers ne s’intègrent jamais. Ce n’est pas aux étrangers de s"’intégrer" mais à nous de bien les accueillir.

    Répondre
  28. chris
    chris dit :

    On peut etre etranger sans quiter son pays et vivre les memes processus qu’un Viet, qu’un Africain , qu’un magrhebin …..cette reflexion me fait penser que je l’ai ecrit un jour sans m’en rendre compte a propos d’un autre peuple ….celui qu’on dit du vent :

    """""L’organisation de la vie manouche faisait toujours sourire Ludo qui y voyait une sorte de résurgence du village gaulois. Un truc autonome un peu en dehors du temps et qui vivait selon ses propres règles. La communication de clans a clans était basée sur l’échange ; le commerce. Des mariages aussi, qui débouchaient sur des cousinages à n’en plus finir. Pour Ludo qui avait été fils unique, tout cela avait presque un sens en dehors d’un charme familial. Un peuple qui n’écrivait, ni ne lisait mais savait par contre philosopher tout à loisir dans des palabres autour d’un feu ou se décidait à peu près tout ce qui faisait la vie de cette cité la. Il partageait une partie de son temps disponible à écouter inlassablement ces histoires comme autant de paraboles destinées a guider la communauté dans son voyage dans le temps. Il avait remarqué que la Mamie l’avait pris dans une sorte d’affection qui cachait en fait une attention particulière. D’ordinaire, elle ne lâchait que peu d’informations sur le passé et l’histoire qu’elle détenait comme un trésor secret. Mais devinant par un instinct qui en avait connu bien d’autres, la possible compréhension de Ludo. Elle se faisait un plaisir de raconter toujours par brides qu’elle laissait inachevées, comme pour le laisser venir toujours et encore. Alors, elle évoquait parfois, avec cet air absent qui lui permettait d’être imprécise et de couper court à toute question, de courtes histoires qui évoquaient l’occupation allemande. Les gendarmes français qui les gardaient dans les camps, la nourriture qu’il fallait voler, tout ce qui faisaient les guerres. Curieusement, elle ne semblait pas éprouver de haine à l’égard de la maréchaussée. Plutôt une relégation au rang de machine, ces mécanismes ou l’humain n’est plus qu’un rouage. La culture manouche avait intégrée cela dans son communautarisme et ça épatait Ludo, cette capacité d’un mode moyenâgeux à analyser des mécanismes historiques.Cela éclairait sur cette capacité d’ordre naturel qu’avait la communauté à vivre la délinquance comme une fatalité avec une efficacité toute militaire. """"""

    Toujours et encore les memes tenants et aboutissants ……

    Répondre
  29. Chris
    Chris dit :

    Les 3 et 4 novembre prochains, le ministre de l’Immigration et de
    l’Identité Nationale, Hortefeux, organise une conférence européenne sur
    la gestion de l’immigration.

    Dans le contexte de la Directive retour adoptée par le Parlement
    européen, le gouvernement français veut faire adopter un Pacte européen
    sur l’immigration et l’asile, pour faire de l’Europe une forteresse.
    Seront présents tous les ministres de l’Intérieur et de la Justice de
    l’Union Européenne, et 200 autres députés, sénateurs, représentants de
    régions, etc.
    Et pour accueillir tous les officiels européens de la chasse à
    l’immigré, la France a choisi Vichy !
    Venant de la droite française décomplexée,
    affirmant vouloir casser l’héritage de la résistance,
    en finir avec la repentance, martelant que « le travail rend libre »
    (comme il était inscrit au fronton du camp d’Auschwitz), mettant en place
    la « rétention de sûreté », le choix de cette ville n’est pas un hasard.

    A l’heure où les révoltes se multiplient dans les camps de rétentions
    (incendie de Vincennes par exemple), à l’heure où des militants sont
    emprisonnés pour avoir soutenu des sans-papiers, à l’heure ou RESF
    (Réseau Education Sans Frontière) est qualifié de menace pour l’ordre
    public et la sûreté de l’Etat, à l’heure où le fichage des individus
    devient systématique, il nous faut prendre acte de la gravité de la
    situation politique.

    Sous nos yeux les sans-papiers sont pourchassés
    par la police nationale,à tel point qu’ils se jettent dans les fleuves,
    par les fenêtres, qu’ils se suicident pendant leur rétention.
    Quant aux personnes solidaires qui les soutiennent et les cachent,
    elles sont de plus en plus surveillées, font l’objet de perquisitions,
    gardes à vues, ou emprisonnement.
    Nous devons trouver la force de réagir, ensemble.

    Si en face, l’État renoue avec les pratiques vichystes (rafles,
    fichages, arrestations de militants, etc.), nous devons aussi renouer
    avec des pratiques de résistance. Ce sommet européen sur l’Immigration
    est l’occasion pour toutes les personnes prêtes à dire non à la France
    nationaliste, non à la France du fric et des flics. Tout comme à
    l’échelle de nos villes, de nos rues, de nos écoles, nous devons
    empêcher la police de rafler, nous devons empêcher les chefs européens
    de se réunir pour planifier la chasse à l’homme généralisée.

    A l’initiative de RESF et d’autres collectifs locaux, une mobilisation
    est prévue à Vichy. Organisons des départs de cars depuis toutes les
    grandes villes et rassemblons-nous pour opposer au racisme officiel un
    front uni de combat, une force d’action suffisamment puissante pour
    empêcher la tenue de cette conférence honteuse.

    Tous et toutes à Vichy pour résister !

    Répondre
  30. alsospracht
    alsospracht dit :

    @ Chis 39, c’est aujourd’hui cet après midi que l’on me parlait de Vichy, tout de même salement provoquant de faire cette réunion à cet endroit, enfin on m’en parlait parce que des gens s’organisent pour faire le voyage… tout n’est pas perdu même si les 3 & 4 tombent en semaine.

    Pour le reste je suis quand même surpris de la tournure du débat : au finish ce sont les gens avec qui je serais le plus d’accord sur le fond qui sont le plus intolérant, insultant, méprisant enfin infect quoi ! qu’y a -t-il derrière cette bonne conscience ?

    Répondre
  31. vieil anar
    vieil anar dit :

    @ alsospracht, est-ce c’est Zarathoustra qui t’inspire quand tu dis être surpris par la tournure du débat, ou j’ai pas tout compris et quelle est cette bonne conscience dont tu parles?

    Répondre
  32. alsospracht
    alsospracht dit :

    Vieil anar
    "Ô solitude ! Ô toi ma terre natale solitude ! par trop longtemps j’ai vécu lointain dans de lointaines contrées pour ne pas revenir sans larmes auprès de toi"
    Je n’aurais jamais l’outrecuidance de me penser inspiré par Z… surtout dans ce débat miné par d’un côté la putride idéologie lepeniste et de l’autre au mieux la bonne conscience catho, au pire le politiquement correct.
    Au reste je ne fais qu’être surpris et je ne fais que poser une question, il est, pour moi, hors de question de porter un jugement à travers quelques opinions jetées vite fait sur un blog que je respecte.
    J’appelle bonne conscience le fait de se faire plaisir à moindre frais et je n’accuse personne, j’appelle politiquement correct l’impossibilité sociale de dire ce qu’on pense. Exemple quand un journaliste compare G. C. malade à Léo ferré, si tu es avec tes amis tu peux éclater d’un rire triste mais si tu es en société tu applaudis. En politique, c’est kif kif, si tu as eu à discuter de la Palestine dans un groupe d’individus issus du tissu social représentant le bon peuple muet, tu sais ce qu’il en coute de dire ton soutien aux palestiniens. Pareil si tu parles de l’immigration, des réfugiés, des pauvres qui viennent souffrir moins ici que chez eux, si tu veux commencer à réfléchir, t’es un raciste. Il est d’ailleurs curieux que nous, les blancs, on se pose toujours la question de l’immigration en fonction de nous, de notre conscience mais jamais en leur demandant ce qu’ils en pensent d’être obligés de quiterr leur terre natale.
    Aujourd’hui Les lepénistes ont ajusté leurs discours, ils sont encore plus dangereux, ils ont embauché des gens pas cons du tout, moins militaires, c’est à dire que leur discours se fondent sur les malheurs réels des pauvreset non plus ouvertement sur la haine (qui les animent toujours), ils ne mentent plus trop, ils omettent, ils trichent, (voir les mecs comme Soral, voir la confusion avec Dieudonné). Tout cela est trop dangereux pour traiter par le mépris des questions complexes. Quand on répond avec arrogance à un commentaire, n’oublions pas que ces réponses touchent tous les lecteurs, je trouve inutile et nuisible de provoquer des adhésions chez lepen, il y en a déjà de trop en Europe ! à part ça je crois avoir compris que vous vous connaissiez un peu tous ici, alors il y a des choses que j’ignore comme ça que je ne comprend pas "Quant à Bk, il A changé : maintenant ce qu’il est (et a toujours été) réellement se voit clairement" dans le com 37.
    Enfin quand l’imbécile montre son ongle crasseux regardons la lune.

    Répondre
  33. Agnès Maillard
    Agnès Maillard dit :

    J’ai déjà écris sur les histoires de migrations, et dans l’un des textes, je parlais d’une réplique de dessin politique au sujet des algériens qui partaient : Partir c’est mourir un peu, rester c’est mourir beaucoup. C’est là, le plus souvent, l’histoire des migrations, une nécessité impérieuse et non un choix.

    On nous a vendu le monde globalisé comme un monde sans frontière, un monde de libre circulation des finances, des biens et des hommes. Au final, c’est bien un casino planétaire, mais les seuls qui peuvent arpenter la terre en toute liberté, ce sont ceux qui n’ont pas de nécessité impérieuse à le faire, en dehors de leur bon plaisir et des impératifs d’accumulation de leurs fortunes.

    Répondre
  34. emcee
    emcee dit :

    ô Grand Alsospracht,
    Du haut de ta sagesse de blanc touché par la grâce et de ton expérience incommensurable, je comprends que tu te sentes le droit de nous donner des leçons et de nous classer en deux catégories: les lepénistes et les cathos bien pensants (au mieux, bien sûr).
    Ce qui est regrettable, c’est que tes paroles cryptées ne puissent nous éclairer davantage sur nos errements à tous, afin que nous cessions d’être dans l’erreur dans laquelle nous baignons lamentablement et que nous profitions pleinement de tes lumières.
    Nous attendions pourtant tous cela, nous qui vivons, dans la haine ou l’empathie, mais en dehors des réalités car nous n’avons pas les clés que, toi, tu possèdes de toute évidence.

    Répondre
  35. vieil anar
    vieil anar dit :

    @ alsospracht, tu as beau développer plus haut, au com 43, sur la "bonne conscience" et le politiquement correct, qu’il soit de droite ou de gauche, oui ça peut exister aussi à gauche…!, (le politiquement correct, c’est être du bon côté du manche!), j’ai du mal à comprendre…!

    C’est toujours un peu dangereux de vouloir se situer au dessus de la mêlée, en prétendant qu’on n’est pas compris, sur quelque sujet que ce soit, qu’on ne peut exprimer que des opinions consensuelles…. Je ne suis pas convaincu et surtout je ne vois pas ou tu veux en venir vraiment, par rapport au sujet initial…!!

    Répondre
  36. Le Yéti
    Le Yéti dit :

    Faut qu’il nous en tombe quelques-uns, comme ça. Ce tintin, par exemple. Oh là là, doit avoir une vie enthousiasmante, celui-là. On a tout de suite envie de lui ressembler. Il aurait du venir avec moi, vendredi matin, voir mon banquier. Ce dernier n’en menait pas aussi large que lui . Pardon pour le lien vers mon site mais ce sera moins long que de tout ré-étaler ici : http://www.yetiblog.org/index.php?p

    Répondre
  37. tintin
    tintin dit :

    Bon, heureusement que vous n’êtes ni nombreux, ni bien décidés les gauchistes, parce qu’alors qu’est-ce que vous délirez…

    Du temps de la colonisation, tout le monde avait à manger en Afrique et il n’y avait pas de génocide. En fait la colonisation a été l’age d’or de l’Afrique. Bon on leur pillait bien un peu leurs richesses, mais au moins on construisait des routes, des dispensaires, des écoles..

    Maintenant on leur pille toujours leurs richesses mais en contrepartie on engraisse juste le nabab local, ainsi que son opposition armée, au cas ou. D’où guerres et conflits incessants. Mais ils ont leur liberté. lol.

    Le libéralisme est le seul système capable d’enrichir le plus grand nombre. C’est lui qui est à l’origine des révolutions industrielles depuis deux siècles, partout dans le monde. C’est lui qui sort l’asie et la chine du sous développement et de la sous nutrition. 2 milliards de personnes, excusez du peu. Le communisme a juste réussi à en jeter des centaines de millions dans la pauvreté, et au goulag pour les réfractaires.

    Même en France il est possible, en partant de rien mais en bossant beaucoup, de monter une boite qui tourne. Je le sais, je l’ai fait.

    Et pourtant la France est un pays quasi-soviétoïde, charges sociales et impôts confisquant plus de 75% de ce qu’un entrepreneur gagne. A tel point qu’une des occupation les plus importante de tout petit patron est de savoir comment échapper à la saignée.

    Mais tout ceci va heureusement exploser, le nombre de réfugiés entrant explosant et le nombre d’actifs déclinant votre état providence va bientôt dire stop. Ce sera long et progressif, mais sécu et consort peuvent compter leurs heures…

    La crise actuelle ne changera rien, le système en a déjà connu des dizaines et leur a toutes survécu. Pas mal d’argent a ou va changer de main chez les gros (banques, états, fonds de pensions…). Chez les bulots, les plus crétins qui ont acheté de l’immobilier au plus haut sur 30 ans vont morfler, quelques salariés y laisseront leur poste et devront se sortir les doigts du fut pour en trouver un autre, mais dans l’ensemble ce sera juste un hoquet de l’ogre.

    Vous n’y pouvez absolument rien et vos vociférations me font doucement rigoler. Vos concitoyens ne descendront jamais dans le rue, ils ont bien trop à perdre, complètement hypnotisés par leur télé LCD d’un mètre, ils ne rêvent que d’une chose : une télé d’un mètre 20.

    Répondre
  38. emcee
    emcee dit :

    ô, l’ôôôtre, la provoc’!
    le bon temps des colonies, si les Ricains étaient pas v’nus, et tutti frutti!
    France quasi-soviétoïde / quelques salariés perdront leur poste … et devront en trouver un sous les sabots d’un cheval. S’ils ne sont pas "crétins", évidemment.
    etc.
    Mouhaha!
    Les "chefs d’entreprise" qui sont partis de rien pour arriver au néant semblent encore pires que les autres.
    Je SAIS, je ne devrais pas répondre. A troll is a troll.

    Répondre
  39. chris
    chris dit :

    Marrante cette confrontation des deux France ….les gochistes presumés, masse silencieuse presumée ne s’exprimer que sur des blogs ………opposée a celle de Tintin, des beaufs assoiffés d’ecrans plats.

    Mouai peu importe , la crise bof , les pays de l’est ont survecus avec 40% de chomage officiel…..ya donc de la marge avant la révolution …

    ON entre tres probablement ; juste en deuxieme phase de mondialisation……

    Répondre
  40. Yogi
    Yogi dit :

    C’est dommage que vous ne répondiez au commentaire de tintin que par l’attaque personnelle ("une vie enthousiasmante", "parti de rien pour arriver au néant") ou par le contresens pur ("mon banquier n’en menait pas aussi large que lui", "des beaufs assoiffés d’écrans plats").

    Car même s’il a raison sur bien des points, des arguments simples existent pour exiger un encadrement fort du libéralisme : limites acceptables à l’inégalité entre êtres humains, problème d’une croissance infinie dans un monde fini, estimation de sa dette vis à vis de l’état pour les services (éducation, sécurité, infrastructures, …) qui lui ont permis de monter sa boîte, etc etc …

    Et c’est avec ce genre de doutes que tintin devrait repartir de ce blog, pas avec le sentiment que les gauchistes sont, sauf votre respect, inaptes à la réflexion et au débat.

    Répondre
  41. chris
    chris dit :

    Pour ma part , j’ai jamais ecrit que Tintin avait tort et j’evoquais les beaufs en tant que masse silencieuse ; mais bon passons sur ces lectures a geometrie variable ….

    L’entrepreneur qui a reussi i a force de bosser gnin gni ,on connait mon avis la dessus :

    la difference entre un ganster et ne entrepreneur; c’est que l’un avait un capital au départ et l’autre a du se le procurer en route !!!!!

    It"a a free world de Loach ….est emblematique ,un cas d’ecole de commerce , le reste n’etant que litterature ultra liberale ….

    Tintin est donc l’un de ces liberaux francais d’aujourd’hui qui reclame des batons pour se faire battre en la personne des nouveaux capitaliste qui attendent aux frontieres …..la deuxieme phase de la crise en cours ….

    Répondre
  42. Le Yéti
    Le Yéti dit :

    @ Yogi

    Non, tu es gentil, mais je n’éprouve pas le moindre besoin, ni la moindre envie de répondre à tintin et à ses congénères "avec des arguments". Je ne parle pas aux tintin. Plus la patience. En fait, je m’en fous.

    Répondre
  43. vieil anar
    vieil anar dit :

    @ tous les précédents ,avant Tintin, # 49, c’est de l’humour… "noir", peut-être, genre "Tintin au Congo", mais c’est de l’humour.. Si, si, par exemple:"Du temps de la colonisation, tout le monde avait à à manger en Afrique(ouais, même qu’ils se bouffaient entre eux!), et il n’y avait pas de génocide,(habile, plus kabyle..!). En fait la colonisation a été l’âge d’or de l’Afrique, (je dirais même plus: a été l’âge Fric de l’adore!…)

    Bon, on leur pillait bien un peu leurs richesses, (ah, bon c’était à eux…!? non!), mais au moins, on construisait des routes, des dispensaires,(Yehudi Ménuhin Dr Schweitzer…!), des écoles" et on leur a même appris la position du missionnaire….! si, si!

    Alors Tintin, pour le Congo, tu descends tout droit vers l’équateur, tu peux pas te tromper, un peu vers l’ouest et pis t’entendras bien le boucan qu’ils font là-bas, ils n’ont pas encore fini de se réjouir..!

    Tintin, c’est un copain à Bigard et à Guaino…! Moi, j’adore Tintin!

    Répondre
  44. ti_cyrano
    ti_cyrano dit :

    @Le Yéti #55

    Mais non il n’est pas gentil 🙂 Il est socialiste ET libéral. Sisi, comme Delanoé. Normal alors de trouver que Tintin ait "raison sur bien des points".

    Pour ma part c’est avec ce genre de "socialiste" jaune que je trouve inutile de discuter. Ils sont tout disposés à penser à ta place et à te fixer un cadre et des règles de débat bien sclérosé et bien tiède, moyennant quoi tu auras l’honneur et l’avantage d’être élevé à la dignité de contradicteur agréé.

    Qu’est-ce qu’on en a à foutre de leur agrément ? Ce sont des adversaires et des hypocrites, à qui il faut foutre au cul, point. Même si ponctuellement on peut voter pour eux pour éviter le pire, mais alors il faut des garantiescar il est hors de question de leur faire confiance, nous n’avons que trop donné.

    Répondre
  45. alsospracht
    alsospracht dit :

    Sacré tintin, tu entres trop lourdement, tu vas te faire réprimander par tes chefs, pourtant la porte d’entrée est facile , celle de l’émotionnel, des larmes. Mais qui peut rester insensible face aux horreurs de ce monde et de ceux passés ? Tu commences par le thème du rôle positif de la colonisation chère à la droite et tu finiras par essayer de nous vendre la peine de mort et l’anti-avortement. Tu es trop lourd et je crains plus les gens intelligents comme ce atalli ce matin sur france inter qui fais comme toi : il profite de la crise, mêlant le vrai et l’idéologique pour nous vendre son gouvernement mondial. Ton gouvernement; toi, ressemblerait à celui de pinochet : le libéralisme économique dans une main de fer d’extrême droite.
    Là où tu as eu tort c’est de croire que nous sommes tous des gauchistes, nous ne sommes pas bien décidés c’est sûr, mais gauchiste quelle horreur ! Tiens d’ailleurs où sont-ils en ce moment, où, période historique depuis 1929, ils auraient enfin une audience attentive et peut-être active?

    Répondre
  46. pablo
    pablo dit :

    Communiqué de presse du 3/11/08

    "Les corps de 60 réfugiés originaires de Somalie et d’Ethiopie ont été retrouvés sur une plage du Yémen au cours du week-end, rapporte Médecins sans Frontières.

    Certains ont été jetés à la mer par des passeurs, d’autres n’ont pas survécu lorsque leur bateau s’est renversé, selon les témoignages de survivants.

    Les victimes avaient traversé le golfe d’Aden après avoir quitté le port de Bosasso, en Somalie, pour fuir la guerre et la pauvreté dans leurs pays, rapporte l’ONG.

    Selon les témoignages recueillis par MSF, des passeurs ont jeté par dessus bord certains réfugiés pendant la nuit. Ils craignaient d’avoir été repérés par les garde-côtes après avoir aperçu des lumières à terre.

    "Plusieurs personnes ne savaient pas nager et se sont noyées", a raconté un survivant, dont les propos sont repris dans un communiqué de l’ONG. Selon cette personne, une femme enceinte de huit mois a été gravement blessée par l’hélice du bateau après avoir été jetée par dessus bord.

    Une équipe de l’ONG a par la suite découvert un autre groupe de réfugiés ayant réussi à atteindre le rivage bien que leur bateau se soit renversé. Ils ont dit avoir enterré les corps de 23 personnes qui avaient voyagé avec eux.

    "Le bateau était coincé dans le sable, non loin de la plage. Les pêcheurs étaient en train de chercher les survivants en dessous, mais n’y arrivaient pas", a raconté un employé de MSF.

    "J’ai dû plonger. J’ai pu atteindre la coque et, grâce à Dieu, nous avons pu sauver deux femmes et un homme. Malheureusement, deux autres personnes étaient déjà mortes", a-t-il ajouté."

    Répondre
  47. marxime
    marxime dit :

    tintin, quittes ce blog je sens qu’au fond(ement) tu te fais du mal. Tu sais bien qu’on eduque pas les gauchos et anars(surtout les vieux!he!he!).tes arguments,pardon, tes sermons liberaux sont, sans que tu le saches vraiment, de l’humour noir sur ce blog§

    Répondre
  48. ti_cyrano
    ti_cyrano dit :

    @ vieil anar :

    Tu peux aussi essayer "Pas de bras, pas de visa !"

    Ca me rappelle la famine au Biaffra fin des années 60 : tout le monde chialait au début sur ces pauvres gens qui crevaient (réellement, pas une figure de style) de faim, une des premières catastrophes fortement médiatisées en France, et après quelques semaines circulaient plein de blagues dessus. Genre en montrant une capsule de canette :
    – Tu sais ce que c’est ?
    – ??
    – Un plat à tarte pour Biaffrais.
    – Ouarf la criiise !!

    Amicalement 😉

    Répondre

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