Singe tapant à la machine à écrire

Trump et l’Ogre Génialement Monstrueux

Singe tapant à la machine à écrirePourquoi ne pas admettre que l’Amérique du Nord ne pouvait espérer meilleur président que Donald Trump ? Pour quoi ne pas admettre qu’elle s’est choisi un président à son image, conforme à sa réalité socioéconomique et non à son storytelling qui s’avoue lui-même bâti sur des rêves ? Pourquoi ne pas admettre que Donald Trump est celui qui incarne le mieux l’arrogance fondée sur une profonde ignorance, l’agressivité d’une société qui refuse d’objectiver les causes de son déclin et qui célèbre comme valeur absolue de la réussite et du succès le fait de savoir entasser un maximum de pognon pour soi, au détriment de tous les autres ?

Bien sûr, l’Amérique des jeunes urbains éduqués ne peut que très mal vivre un personnage dont la grossièreté ne souligne que plus cruellement l’aveuglement d’une petite élite qui concentre tous les pouvoirs, tous les avantages, toutes les ressources entre leurs mains, tout en rejetant la responsabilité des inégalités béantes, de l’illettrisme galopant et d’un état sanitaire qui n’a rien à envier aux pays du tiers monde sur le dos de leurs victimes. Bien sûr que les cercles politiques et médiatiques s’insurgent de se voir frontalement mis en concurrence au festival de la mauvaise foi et de la sélection des faits qui arrangent. Bien sûr que l’ensemble de l’humanité est horrifiée de voir toutes les obsessions, toutes les déviances, toutes les profondes imbécilités du modèle unique du développement capitaliste incarnées brutalement en un seul homme.

Mais voilà, Trump n’est même pas une caricature. Il est très exactement la concrétisation des valeurs de notre époque, de notre monde, de notre civilisation et on le trouve si pathétique, effrayant, médiocre et inquiétant, alors il serait temps que nous nous regardions dans le miroir avec un esprit critique quelque peu acéré.
Trump n’est pas une erreur de casting, il est juste le produit de son époque.

Les apprentis sorciers

Comprendre l’esprit Trump, c’est aller déterrer l’arrogance irresponsable là où elle se dissimule le mieux, dans les atours fascisant de la science sans conscience. On va se rassurer à bas prix en se gaussant de l’électorat du Trump, lequel est du genre à penser que la terre est plate et que le monde s’est fait en 6 jours, mais c’est faire l’impasse sur le fait fondamental que ces gens ont au moins l’excuse d’avoir été privés d’une éducation de base suffisante par l’avidité et le mépris de ceux qui sont si prompts à s’ériger en donneurs de leçons et si médiocres à l’autocritique. Il n’y a nulle grandeur à se moquer des ignorants et c’est d’autant plus vrai qu’on en fait le plus souvent partie et ce, d’autant plus, qu’on a la ferme conviction du contraire.

Prenons les OGM. Voici une zone de combats idéologiques de forte intensité qui depuis des décennies voit les défendeurs du progrès et de la science être entravés dans leurs efforts d’améliorer la vie sur terre par des ramassis d’arriérés hirsutes et incultes, des cryptonéandertaliens qui voudraient renvoyer l’humanité dans ses grottes à se chauffer à la bouse de mammouth. Mais voilà, le peuple est peureux, le peuple est influençable, le peuple écoute les populistes, les jeanfoutres, les réactionnaires et le peuple refuse de se soumettre au progrès des OGM. Il ne veut pas en bouffer, pas en boire, ni même en cultiver, pour les bornés d’entre eux.

Pourquoi Monsanto quitte-t-il un pays qui devait servir de zone pilote afin de pousser les agriculteurs ouest-africains à adopter les semences transgéniques ? En réalité, les agriculteurs burkinabè n’ont pas réussi à améliorer leurs rendements avec le Coton BT que Monsanto leur avait fourni. Ils ont également été déçus par la qualité de la fibre. C’est pourquoi cette saison, ils sont retournés à leurs vieilles amours : un coton sans OGM, une semence nettement moins chère et reproductible localement. Ils attendent une production de 700.000 tonnes et ne devront pas un seul sou à Monsanto.

Source : Semences OGM : l’américain Monsanto échoue au Burkina Faso et quitte le pays

Saluons l’abnégation de ces sauveurs de l’humanité qui doivent faire preuve de tant d’inventivité pour sauver le monde de la faim malgré lui :

Allez-vous bientôt boire des bières aux OGM ? C’est ce que craignent de nombreuses organisations de lutte contre les organismes génétiquement modifiés. À l’origine de leur inquiétude, l’attribution de deux brevets par l’EPO (office des brevets européens) [1] en avril dernier à Heineken (Pelforth, Desperados, etc.) et Carlsberg (Kronenbourg, 1664, etc.), deux groupes respectivement troisième et quatrième brasseurs mondiaux. Les deux brevets leur permettent d’utiliser de l’orge génétiquement modifiée afin, selon les deux marques, de créer de nouvelles saveurs pour leurs bières. Mais selon les opposants aux OGM, il s’agit d’un nouveau cas « d’OGM cachés ».

Source : Heineken et Carlsberg étudient des bières aux OGM cachés

Puisque les OGM n’ont pas pu être imposés en dépit des admonestations de ceux qui savent ce qui est bon (surtout pour eux, en fait!), passons donc aux OGE, les Organismes Génétiquement Édités. En fait, non, on ne va même pas nommer le procédé, puisqu’il ne s’agit que d’améliorer la nature défaillante, comme chacun l’aura bien compris…

Tout commence pourtant dans l’euphorie, en 2012, lorsqu’une Française, Emmanuelle Charpentier, et une Américaine, Jennifer Doudna, inventent les « ciseaux à découper l’ADN ». Ils sont alors présentés comme une avancée majeure de ce début de siècle. Ses co-découvreuses collectionnent les prix et sont régulièrement annoncées pour un Nobel. Il faut dire que cette découverte pourrait permettre de traiter des cancers et des maladies génétiques jusqu’ici incurables.

CRISPR Cas9, c’est l’association d’un brin d’ARN (de l’ADN à une seule hélice) qui sert de guide à une enzyme (CAS9) permettant de couper, remplacer, inactiver, modifier le gène que l’on cherche à atteindre.

Source : CRISPR Cas9 : la dernière folie de la génétique

L’enthousiasme du petit enfant

Nous sommes exactement comme le petit enfant qui a identifié quatre lettres de l’alphabet sur ses cubes et qui, à partir de ça, s’est mis en tête de réécrire l’intégrale de Shakespeare, mais en mieux.

Certes, les implications éthiques d’un accès élargi et facilité à la modification génétique sont fréquemment évoquées lors des présentations de CRISPR-Cas9 dans les médias grand public. Mais elles le sont presque toujours à minima, se limitant bien souvent à mentionner les possibilités de dérapages ainsi offertes à quelque docteur Folamour, ou à la question de la modification génétique de l’humain. Les questions plus vastes et plus fondamentales sont généralement évacuées. On peut citer : le modèle économique du développement de ces technologies qui repose largement sur le brevetage du vivant, l’usage massif de promesses miraculeuses pour en faire la promotion, et ainsi attirer des financements et gagner l’approbation du public, ou encore l’identité des bénéficiaires réels de ses retombées.

Pour l’Académie des Sciences, les questions éthiques sur CRISPR-Cas9 ne se discutent que dans un entre-soi composé d’experts ayant une vision obsolète de la génétique et apparemment acquis à cette technologie. Il ne faudra pas s’attendre à ce que cette institution aille au-delà de réflexions partielles et convenues déjà lues ici ou là. Un regard aux résumés des présentations suffit à se faire une idée.

Georges Pelletier, agronome à l’Institut National de la Recherche Agronomique (INRA), parlera de la modification du génome des plantes cultivées. Selon lui, CRISPR-Cas9 permettra de diversifier les plantes cultivables, et il estime qu’

« il serait éthiquement contestable d’en exclure de fait l’usage [de l’édition génétique] par une règlementation inadaptée, voire par la diabolisation de ces produits, si l’on veut un partage équitable des productions agricoles alors que, face aux évolutions démographique et climatique, les conditions futures de l’agriculture sont hautement incertaines ».

Voilà un débat éthique entendu ! Ainsi donc, les problèmes alimentaires seront résolus par la technologie et elle seule. Réguler ses usages ne fera que retarder l’innovation grâce à laquelle, demain, chacun mangera à sa faim. C’est faire bien peu de cas des facteurs politiques et socioéconomiques à l’origine des problèmes de malnutrition à l’ère du gaspillage alimentaire… Quant à la notion de partage équitable des productions agricoles, on a vu ce qu’il en était avec l’exemple des OGM traditionnels qui alimentent en priorité l’élevage industriel et les réservoirs des automobiles, et aggravent l’abandon des cultures vivrières.

La manipulation génétique des animaux d’élevage sera ensuite traitée par Jean-Paul Renard, lui aussi agronome à l’INRA. Son exposé présentera « plusieurs exemples où le recours prudent à CRISPR-Cas9 peut permettre de mieux respecter l’animal, son bienêtre et son environnement ». Si la question du bienêtre animal semble une réflexion authentique de la part de Jean-Paul Renard, la formulation ci-dessus interroge, c’est le moins qu’on puisse dire. Faut-il comprendre que pour assurer le bienêtre des animaux dans les systèmes d’élevage intensif, il faudrait non pas repenser les conditions d’élevage, mais plutôt modifier génétiquement les animaux afin de mieux les adapter à celles-ci ? En effet, CRISPR-Cas9 a déjà été utilisée aux États-Unis pour concevoir des vaches sans cornes, moins susceptibles de se blesser en évoluant dans l’espace ignoblement restreint des élevages intensifs. La modification génétique des animaux domestiqués par un coup de « couteau suisse moléculaire » serait donc le moyen de rendre les méthodes d’élevage intensif compatibles avec le respect de la condition animale…

Source : CRISPR-Cas9 à l’Académie des Sciences : l’éthique au temps du carnaval.

Retirer génétiquement les cornes de toute une espèce animale pour pouvoir encore mieux ensuite la réduire à l’état de matière première uniquement dédiée à l’optimisation du profit d’une poignée d’entre nous est une vision du progrès que je peine à partager. Penser qu’une mutilation génétique est plus tolérable qu’une mutilation mécanique est un dévoiement intellectuel qui permet à peine de mesurer l’étendue de la servitude de la science à l’industrialisation du vivant. Cet aveuglement se partage de manière incertaine entre la plus profonde malhonnêteté et l’ignorance sélective la plus crasse.

Comment des personnes se prétendant de l’héritage scientifique peuvent-elles réellement s’assoir sur le fait que nous sommes profondément des illettrés du vivant ? Que nous sommes encore actuellement incapables de faire mieux que de déchiffrer très péniblement et très partiellement le langage du vivant et que nous sommes encore loin de comprendre la grammaire très fine que peut être la coévolution des espèces, le dynamisme biologique des milieux ou le fonctionnement de la mémoire génétique des individus ?

Nous voilà donc — gonflés de prétention et de fatuité, convaincus du fond de la sordide petite arrogance qui caractérise les ignorants — que nous allons mieux faire que des millions d’années de foisonnement du vivant. Et nous sommes les mêmes — exactement les mêmes — à ne pas comprendre comment Trump a pu devenir le nouveau maitre du monde.

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75 réponses
  1. tungstene
    tungstene dit :

    pressentant l’arrivée des œufs cubiques, je me surprends à avoir quelques affections, pour le papier si emmerdant à retirer qu’il y a autours des petits suisses…….

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    • ti suisse
      ti suisse dit :

      J’entends bien et je compatis, aussi malgré la raréfaction de qql branche pour s’accrocher, sachez que personnellement no-royaltie ni profit m’enrichissent à l’usage de mon maigre support, pourtant solide et indélicate enveloppe, ni même aucune satisfaction serait-ce d’orgueil.
      Je doute de la pertinence de qql encouragement ou de persévérance de ma part. Aussi il y a longtemps déjà que je cessais de me lécher les doigts (mon problème) cordialement,

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      • tungstene
        tungstene dit :

        Ceci dit j’aurais pu prendre pour ma parabole en ellipse, aussi en exemple la languette rétive de certaines boites de conserve qui pète malencontreusement, car en effet avec les trucs qui marchent trop bien, on nous emmène dans des consentements de trucs que l’on ne soupçonne même pas en nous fourguant mine de rien de terribles asservissements .

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        • ti suisse
          ti suisse dit :

          Absolument ! il m’arrive parfois, par qql altérité, de ‘voir’ pépé ou mémé s’échiner, -tant de muscles sollicités ! aussi l’esprit, principe de vie incorporel, ..s’épuiser, qu’importe le bête contenant, animal food par ex., (et) par une fuite de calories alors même que le bain marie frémit.
          Sans compter (on peut rêver!) effet ricochet ou boomerang, une commensale hypoglycémie.

          Moralité (je déconne!) tjs avoir dans-la-main une machette prévoyante, pour la méfiance: patience, ni très longtemps ?! et-presque adéquat pour dessouder qql(s) asservissement(s) ou, tant pis si cette pertinence m’échappe, changer de pseudo.

          Bon appétit ! ..puisque les contradictions flamboient, profitons ! non seulement gonflées et prospères, elles marinent dans la tendance de cette si belle époque, mais aussi taquines, mijotent avec l’alternative, ..mets de choix !
          quant aux « petit cochons » si gourmands, no inquiétude: ils sont bien gras !

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    • tohu-bohu
      tohu-bohu dit :

      Emmanuel Todd : “Le discours disant que le vote Trump est le vote des petits blancs racistes est absurde, c’est le contraire.” cf article sur les-crises.fr

      « ll est vrai que Donald Trump a fait ses meilleurs scores chez les non éduqués blancs, mais il reste le fait que Trump est aussi un phénomène de classe moyenne, et qu’il fait un peu mieux que Clinton dans l’électorat blanc éduqué. »

      Et sur une vidéo

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  2. L'ours des P.o.
    L'ours des P.o. dit :

    Justement, Trump ne se prend pas pour le maître du monde! Il veut arrêter ce qu’ont fait ses prédécesseurs. Le maitre du monde, c’est l’état profond, tous les va-t-en guerre, les membres des agences en trois lettres et ceux de l’establishment, les banksters, et les fabricants d’armes qui lui mettent des battons dans les roues dès qu’il veut faire quelque chose, bien secondés par les merdias et la pestituée! Bref, ses prédécesseurs! Je ne cautionne pas ce que DIT trump ni tout ce qu’il fera (s’il fait tout! « Les promesses n’engagent que ceux qui les croient »!), mais après le « Assad bashing » puis le »Putin bashing », y en a marre du systématique « Trump bashing » qui n’en finit pas alors qu’il a été élu. Et, je suis étonné que vous soyez tombé dedans. Il serait peut-être intéressant de se demander pourquoi CERTAINS sont à ce point contre lui en étudiant le fonctionnement de ceux que j’ai énuméré plus haut.
    Ceci dit, je ne doute pas qu’en politique intérieure les trois présidents que j’ai cité soient capable du pire (mais nous sommes mal placés en France pour critiquer vu les les lois qui ont été votées et les méthodes qui ont été employées ces dernières années, avec un président et le premier sinistre que l’on sait se disant « socialistes », qui plus est,!
    Quant à la manipulation génétique à vcation commerciale, là, je partage votre avis, comme (presque) toujours!
    Bonne fin de journée.

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  3. Aspeta
    Aspeta dit :

    Bonjour et merci pour cet article qui ose voir l’hégémonique réalité de nos sociétés modernes sans les filtres exigés par les trames des gouvernances tissées pour les domestiques de la minorité dominante.

    Votre analyse pertinente, terriblement pertinente …

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    • Sombre Hermano
      Sombre Hermano dit :

      Haha ! T’as vu ça où (une nation athée) ? Ne vois-tu pas tous les fidèles qui se ruent sur les soldes pour sacrifier à la Très Sainte Consommation ?

      Quant à dire que Trump c’est de la merde comme la drogue, je me permets un petit rectificatif : Trump c’est de la drogue … comme toutes les croyances dans les solutions d’avenir, les politiciens qui promettent la main sur le cœur que « demain, ça s’ra vach’ment mieux » parce que la crise ça va durer, bon dieu non, pas possible, l’Humanité a toujours réussi à surmonter les crises. Ce qu’ils ne nous disent pas vraiment, c’est combien ça va NOUS coûter, à nous, les sans-grades, les sans-dents, les sans papier, les sans-domicile-fixe, les sans …
      En fait j’en suis à me demander si le concept d’Humanité tel qu’on essaie de nous le vendre, ce serait pas ça la vraie merde …

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  4. pkblog
    pkblog dit :

    Très bon connexion. J’aime beaucoup.

    Il faudrait relire « Jurassic Park », roman publié par Michael Crichton en 1990, adapté au cinéma par Steven Spielberg en 1993. Et notamment les propos que Crichton fait passer via le personnage de Ian Malcolm (Jeff Goldblum dans le film).

    Pour aller vite, voilà un extrait du film, merci IMDB (http://www.imdb.com/title/tt0107290/quotes) (le roman est bien meilleur, les diatribes de Ian Malcolm sont bien plus développées)…

    « I’ll tell you the problem with the scientific power that you’re using here, it didn’t require any discipline to attain it. You read what others had done and you took the next step. You didn’t earn the knowledge for yourselves, so you don’t take any responsibility for it. You stood on the shoulders of geniuses to accomplish something as fast as you could, and before you even knew what you had, you patented it, and packaged it, and slapped it on a plastic lunchbox, and now… you’re selling it, you wanna sell it. »

    Donald Trump, notre contemporain.

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  5. lik
    lik dit :

    La nature fait des OGM depuis des millénaires à coups de rayons cosmiques, d’hybridations et de modifications spontanées du génome.

    L’humain en a fait de même depuis des siècles, hybridations, sélections, RX depuis plus de 100 ans et ca n’a pas été la fin du monde, ca a même permis de rendre comestibles des espèces comestibles.

    Si des plantes OGM permettent de lutter contre la sécheresse ou la désertification, où est le problème ?

    http://www.futura-sciences.com/sante/dossiers/biologie-axel-kahn-engagements-vie-chercheur-760/page/6/

    « Le discours que l’on entend est pratiquement toujours imprégné d’une vision essentialiste et donc fixiste des espèces vivantes et des écosystèmes.Voilà un terreau bien propice pour le développement du créationnisme et autres obscurantismes. »

    http://www.lespiedsdansleplat.me/ogm-caches-des-relents-ideologiques-alarmants/

    « c’est faire l’impasse sur le fait fondamental que ces gens ont au moins l’excuse d’avoir été privés d’une éducation de base suffisante »

    Un neurochirurgien éduqué peut être créationniste comme Ben Carson le pote de Trump.

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    • smolski
      smolski dit :

      lik : La nature fait des OGM depuis des millénaires à coups de rayons cosmiques, d’hybridations et de modifications spontanées du génome.

      Mais elle ne les privatise pas et se régule elle-même petit à petit afin d’intégrer ou faire disparaître ces modifications à l’ensemble du biotope, ce qui est loin d’être le cas pour ce qui concerne les humains quand ils le font et à la cadence folle où ils les produisent.

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    • Agnès Maillard
      Agnès Maillard dit :

      La « nature » ne sélectionne pas des caractères défavorables pour la survie de l’espèce et cette sélection se fait en co-évolution. C’est-à-dire que chaque espèce évolue en fonction de la pression des autres espèces autour d’elle. Exemple : tu es un papillon. Il y a un oiseau qui te mange en priorité, mais qui est un peu bigleux sur une longueur d’onde de couleur. Tes collègues qui ont plus de cette couleur sur les ailes vont moins être mangés et auront donc plus tendance à transmettre ce caractère à sa descendance. Dans le même temps, il y a un arbre dont l’écorce présente certaines nuances de cette longueur d’onde avec des motifs. Si tes congénères se posent dessus, ils sont moins vus par l’oiseau. Donc, au bout d’un moment, ce qui reste, ce sont des papillons qui ont tendance à se poser sur cet arbre et qui ont telle couleur.

      L’oiseau modifiera ses techniques de chasse pour ne pas crever et donc son espèce aussi évoluera en réponse à la raréfaction des papillons détectables et ainsi de suite : la co-évolution est dynamique et permanente. Elle permet l’adaptation au changement et son prérequis absolu, c’est la diversité des individus de chaque espèce. S’il n’existe pas assez de variations dans une même espèce, pas assez étendues, alors il n’y aura pas assez d’individus pouvant survivre à des nouvelles interactions ou conditions et l’espèce y passe.

      La co-évolution se comprend mieux quand on va faire un tour en Australie : on y trouve toute la lignée des marsupiaux qui a eu une co-évolution assez différente des mammifères. C’est l’introduction brutale des mammifères qui a foutu une merde qu’aujourd’hui encore on n’arrive toujours pas à redresser.

      Les OGM, c’est de l’anti-évolution, c’est de la mutilation d’organismes sans aucune prise en compte de la survie de l’espèce, des autres impliquées, de la dynamique du milieu. Cela aurait pu être une bonne chose, éventuellement. Mais il aurait fallu une vision du monde totalement opposée pour y arriver, quelque chose de non erronée comme notre habitude de nous penser au sommet de la hiérarchie animale (profondément idiot).

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      • lik
        lik dit :

        « Les OGM, c’est de l’anti-évolution, c’est de la mutilation d’organismes sans aucune prise en compte de la survie de l’espèce, des autres impliquées, de la dynamique du milieu. »

        Ben non, c’est le principe même de l’évolution et de la diversité des espèces, tu n’as toujours pas compris que les OGM sont produits par la nature elle même, puis par les humains, sans que les autres espèces ne soient pas altérées.

        C’est évidemment faire peu de cas des hybridations et sélections d’origines purement humaine faites sur les plantes et animaux depuis des millénaires. Cette vision purement « naturelle » de l’évolution des espèces, où l’humain viendrait prétendument à peine d’intervenir l’humain, correspond bien à un essentialisme de la nature vierge corrompue par l’humain alors que la coèvolution dans les faits intègre l’intervention humaine depuis des lustres et l’humain lui même fait partie de cette coévolution en ajustant itérativement ses interventions par rapport au résultats de ses interventions antérieures.

        L’agriculture humaine a même souvent augmenté la diversité par hybridations de plantes, rotation et synergies des cultures, systèmes de bocages avec haies augmentant fortement la diversité d’oiseaux, insectes, petits mammifères, bien plus que dans certaines forêts primitives.

        Tu as une vision complètement fixiste et congelée du vivant qui est bien plus créatif que tes délires.

        Répondre
      • smolski
        smolski dit :

        lik : une vision complètement fixiste et congelée du vivant

        Tu inverses les aspects de la question, ce sont les manipulations génétiques opérées par les labos qui sont fixistes dans leur but et leur façon de faire par rapport aux méthodes précédentes, méthodes qui s’atténuaient d’elles-mêmes dès que l’on cessait de les prodiguer.
        En est-il de même pour celles des labos ?
        La disparition accélérée des espèces endémiques (le maïs par exemple) et la propagation des effets génétiques non seulement sur la vététation alentours mais aussi au sein de la communauté humaine est sans exemple dans l’histoire de l’Humanité.

        Ces méthodes démentielles sont étrangères à tout ce qui s’est produit auparavant et les conséquences apparentes permettent déjà de penser qu’à court terme, cela ne va pas dans l’amélioration.

        Et pourquoi créer la poudre aux yeux d’une banque végétale génétique sinon ?

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        • lik
          lik dit :

          « méthodes qui s’atténuaient d’elles-mêmes dès que l’on cessait de les prodiguer »

          Plait il ?

          Le maïs est l’exemple même de la plante absolument pas d’origine naturelle, mais issue des manipulations massales par l’humain.

          « Ces méthodes démentielles sont étrangères à tout ce qui s’est produit auparavant »

          Bien moins démentielles et hasardeuses que les RX et autres méthodes précédentes qui de plus ne bénéficiaient pas des méthodes de validation et d’investigation actuelles. En gros, tu racontes n’importe quoi, comme d’habitude.

          Tu amalgames modèles économiques et techniques.

          Répondre
        • smolski
          smolski dit :

          lik : Tu amalgames modèles économiques et techniques.
          Plait-il ?
          Ah !
          Oui aussi… c’est vrai.
          Et ce n’est pas le cas ?

          Monsanto, nous voilà !
          Une flamme sacrée
          Monte du sol natal
          Et la France enivrée
          Te salue Monsanto !

          Répondre
    • Martin Scriblerus
      Martin Scriblerus dit :

      « Si des plantes OGM permettent de lutter contre la sécheresse ou la désertification, où est le problème ? »

      Le problème ici est dans la partialité de l’approche scientiste -je ne dis pas: scientifique, je dis scientiste -, à la fois partisane et partielle. (Ne parlons pas du triste dualisme « humain vs nature », et des pseudo raisonnements façon « pile je gagne, face tu perds » (la nature fait des ogm, etc.) élaborés sur cette base…)
      Quand sécheresses, désertifications et famines qui s’ensuivent sont les produits de politiques et de luttes de pouvoir, répondre avec des OGM (ou une quelconque surenchère technologicoscientifique) n’est jamais adresser le problème, mais au mieux passer à côté: dans les faits, faire diversion, focaliser regards et attention sur le plus spectaculaire, loin des enjeux. Quand la question est celle des plus que calamiteuses luttes de pouvoirs, accélérer les processus d’appropriation, développer les moyens à leur service, voilà qui ne fait qu’augmenter l’étendue et la profondeur de leurs prérogatives sur le monde. Qu’une telle extension soit produite scientifiquement ne fait rien à l’affaire – au contraire, cela garantit au processus une redoutable efficacité.
      De fait, c’est une « réponse » qui participe pleinement des mêmes luttes de pouvoir, qui est produites par et pour elles, selon leurs modalités. C’est la réponse, en l’état actuel, qui renforce les conditions matérielles de leur perpétuation et leur emprise sur le monde, sur tout ce qui l’habite. La science n’absout pas du politique, elle n’existe pas dans le ciel des idées: elle est produite dans un contexte matériel, par des êtres humains de chair, pris dans des rapports sociaux. Toute discussion qui se refuse de prendre en compte ce contexte, y compris au prétexte de l’excellence de ses « arguments scientifiques », se met, quoi que puissent s’imaginer celleux qui y participent, au service des dominants du moment.

      On peut certes continuer d’empiler de l’arrogance sur un échafaudage de cynisme: c’est ce qu’implique le paradigme dans lequel nous vivons. Cela peut tenir un temps, mais plus l’échafaudage s’élève, et plus il est branlant et fragile, et plus il pèse sur ce qui le supporte. Et si les facilités discursives et les ficelles rhétoriques peuvent nous maintenir en permanence dans un plus ou moins aimable bavardage à propos d’autres choses, elles ne peuvent faire que cela ne soit pas.

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      • lik
        lik dit :

        Rapport bavardage et logorrhées t’en connais un bout.

        « elle est produite dans un contexte matériel »

        Et ce contexte matériel évolue du fait des sciences, voilà tout simplement pourquoi les sociétés actuelles ne sont pas celles d’antan.

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      • smolski
        smolski dit :

        lik : Et ce contexte matériel évolue du fait des sciences

        Mais toujours sur les bases des pouvoirs en place qui justifient tout, de causes à effets, en cycle éternel.
        C’est le paradigme démontré assez clairement par Martin sans qu’il soit nécessaire d’invoquer du verbiage alors qu’il suffit de lire calmement et mot à mot ce qui est écrit en termes simples et directs.

        Répondre
        • lik
          lik dit :

          Les bases des pouvoirs en place ont eux mêmes changées, il suffit d’ouvrir calmement les yeux sur la réalité. J’évoque, pas invoque, son verbiage, car c’est ce qu’il me reproche, alors qu’il ne voit pas à quel point il en fait lui même des tonnes pour tourner en rond.

          Répondre
          • Martin Scriblerus
            Martin Scriblerus dit :

            @lik
            Votre bavardage n’est pas aimable, soit.
            Toutefois:
            « Les bases des pouvoirs en place ont eux mêmes changées, il suffit d’ouvrir calmement les yeux sur la réalité.  »
            Vous m’en voyez navré, mais ici la charge de la preuve vous revient. Argumenter requiert de faire l’effort d’être un tout petit peu moins péremptoire – mais cela ne vous condamne pour autant à aucune logorrhée. Si vous avez « les yeux calmement ouverts sur la réalité », faites nous donc part de ce que vous y voyez, que nous sachions de quoi vous parlez.

            « Et ce contexte matériel évolue du fait des sciences, voilà tout simplement pourquoi les sociétés actuelles ne sont pas celles d’antan »
            Cette charge de la preuve vous revient d’autant plus que je sais même pas à quoi vous prétendez ou vous imaginez répondre, en introduisant la question du changement en des termes aussi réducteurs et brutalement dépolitisés, (quid, dans l’évolution du contexte matériel, des rapports de force, des conflits sociaux, de l’histoire au delà de la seule histoire des sciences et techniques?) qui la réduisent – la question du changement – à un pseudo « passéisme versus progressisme » – à un affrontement idiot entre deux fétichismes également imbéciles?

          • Alain
            Alain dit :

            Je dois avouer que lik m’intéresse beaucoup dans le cadre d’une étude scientifique sur les gros cas de droite constamment dans le rapport de force et qui trouvent ça normal.
            Qui plus est, les racistes trouvent ça exemplaire.

        • smolski
          smolski dit :

          @lik : De mon point de vue, Martin parle du verbiage que les pouvoirs développent et emploient et non du tien perso.

          « Les bases du pouvoir » s’entend les bases que tout pouvoir institué bâti par opposition à l’absence de tout type de pouvoir (ce qui ne veut pas dire sans direction ni dirigeants, mais c’est un autre débat…).

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        • smolski
          smolski dit :

          « La Cour invoque une « erreur manifeste d’appréciation des risques » de l’expérimentation. Mais qui, en analysant les faits, peut conclure à une telle erreur ? En général, un tribunal a ici recours à une expertise ; or, en l’espèce, celle-ci ne peut être apportée que par les scientifiques responsables de l’expérience, par les plaignants en somme, puisque personne n’est plus qualifié qu’eux pour juger du danger éventuel de leurs pratiques. »

          Cette citation de ton lien, lik, illustre au mieux l’intervention de herve_02, citation que je partage entièrement :

          herve_02 : Savoir changer un gène est de la science, décider que cela n’a aucune implication est de la politique, mettre le produit sur le marché est de l’industrie. Nous vivons une société de mélange des genres qui prospère grâce à cela.

          https://blog.monolecte.fr/2017/02/21/trump-et-logre-genialement-monstrueux/comment-page-1#comment-433943

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        • Alain
          Alain dit :

          Le lien pourri balancé par lik sur le « c’est dangereux car c’est en plein air « sert de pretexte au gros cas de droite pour qui ,quand c’est pas en plein air ,c’est pas des OGM.

          Caractères de cochons, c’est certain.

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  6. saxo
    saxo dit :

    En résumé, Agnès

    Tu commences par dire qu’un bon gros facho arrogant comme Trump représente bien l’Amérique.
    Puis qu’on a beau jeu de se gausser de Trump puisqu’on vit dans le système dont il est l’archétype.
    Puis qu’on est bien de gros abrutis à tomber des nues devant l’ignorance crasse du magma duquel il s’entoure, avec deux arguments de poids. On ne se moque pas de l’ignorance, et les scientifiques sont des ignorants tout aussi arrogants que Trump.

    J’ai résumé, hein… je t’ai pas paraphrasée. Rectifie moi si je te prête des intentions.
    Hormis le fait indéniable que tu écris superbement, y’a quand même quelques trucs qui me chiffonnent dans ton raisonnement.

    Pour ce qui est de Trump et de sa représentativité, bah on est d’accord, puis quand on aura Marine, on l’aura bien méritée aussi, elle nous représentera bien (si on va dans ce sens).
    Ca a le mérite d’être caricatural pour dénoncer quelque chose de l’ordre de « libéralisme et fascisme, même combat ».
    Ce qui est vrai dans les faits et faux (selon moi) dans les intentions. Les fachos se foutent du reste du monde et l’assument, les idéologues libéraux veulent croire que leur religion est au service de l’humanité tout entière.

    Le deuxième point, ce qui concerne la science me gène dans un autre sens. Qui est un bon scientifique a conscience de son ignorance.

    Comme illustration de cette science consciente, j’encourage vivement la lecture de « l’origine de l’homme/ L’odyssée de l’espèce » de Pascal Picq. Un bouquin de paléoanthropologie qui passe les deux tiers de son temps à démontrer comment une vérité d’une époque est fausse quelques années après et qui y décrit la démarche scientifique comme une perpétuelle remise en cause.
    Précisément une démarche d’une grande humilité qui n’a rien à voir avec la science productiviste à laquelle tu te réfères.

    Aussi, mettre le scientisme en parallèle avec les créationnistes c’est donner de la caution à ces derniers qui dénoncent la même chose que toi pour soutenir que leurs affirmations ont autant de crédit que celles des scientifiques.
    C’est un peu oublier ce qu’est la science.
    La science n’est pas ce que tu décris, le scientisme qui prétend autoproclamer les résultats scientifiques comme des vérités et qui pousse les hommes à jouer aux apprentis sorciers n’a que peu de rapport avec la science.
    Elle reste avant tout une recherche perpétuelle de la compréhension du monde et doit avoir conscience de sa vacuité pour pouvoir avancer.

    Répondre
    • Agnès Maillard
      Agnès Maillard dit :

      Je parle clairement de la science inféodée au productivisme industriel, qui n’a plus beaucoup de caractéristiques scientifiques mais qui se drape dans cet argument d’autorité pour imposer des choix non scientifiques non seulement à l’ensemble de la société humaine, mais aussi à la globalité de la biosphère. C’est inique et d’une arrogance sans borne.

      C’est la même arrogance qui caractérise les classes dominantes, que ce soit aux USA comme chez nous et le reste du monde. Ces classes qui laissent délibérément à l’abandon la majorité de la population (qui ne leur sert à rien, selon leur vision totalement égocentrique du monde), qui l’ont privée de soins de qualité, d’éducation et qui s’étonnent à présent que cette même majorité ait choisi un président à l’image de leur organisation social.

      De la même manière, notre pays se caractérise par une abondance de discours, d’actes et de pensées profondément racistes et xénophobes. Bien sûr, il s’agissait pour les classes dominantes de maintenir le FN à un niveau assez important pour pouvoir jouer la carte du sursaut républicain histoire de forcer les électeurs à continuer à choisir les mêmes politiques de classes, malgré eux et sous la menace du monstre. Le truc, c’est que jouer cette partition trop longtemps laisse des traces dans l’inconscient collectif et que oui, le racisme, la xénophobie, le sexisme, la pensée rancie héritée de nos heures les plus sombres a de nouveau le vent en poupe, est totalement décomplexée, voire encouragée par les élites et ce qui doit arriver arrivera : il n’y aura pour moi pas plus de surprise qu’il y en a eu à voir un type comme Trump choisi par un pays gangrené par l’esprit du lucre et une tiers-mondisation galopante de larges pans de sa population.

      Répondre
    • saxo
      saxo dit :

      « Je parle clairement de la science inféodée au productivisme industriel »

      Oui, seulement à ne pas la mettre en parallèle à ce qu’est la science, ça porte à confusion.
      Pour le dire autrement, tu introduis ton layus par : » les atours fascisant de la science sans conscience », joli jeu de mots, bien explicité ensuite avec tous tes exemples… Et au bout du compte on finit par en oublier que la science ce n’est pas ça.
      D’où ma réaction.

      Quand tu parles d’enthousiasme du petit enfant. J’espère bien que nous resterons enthousiastes face aux découvertes, même fausses, incomplètes ou autres.C’est pas l’enthousiasme qu’il faut pointer du doigt, c’est la science appliquée au productivisme (et à l’égocentrisme des élites), Sans enthousiasme, on a vite fait de devenir taciturnes et le monde risque de devenir bougrement chiant…

       » il s’agissait pour les classes dominantes de maintenir le FN à un niveau assez important pour pouvoir jouer la carte du sursaut républicain… »

      Peut-être… Ca n’empêche pas la pensée rance d’exister de façon indépendante.
      Tu crois vraiment que les classes dominantes peuvent faire baisser le niveau du FN, le maintenir à niveau ou le faire gonfler?
      Moi j’en doute.
      C’est l’idéologie de l’individualisme et de la peur de l’autre, de l’accumulation pour soi, c’est toute cette merde et les effondrements individuels qu’elle provoque qui génère le retour de cette pensée rance.

      Que la classe dominante l’alimente, ça ne fait aucun doute, le souci, c’est qu’une grande majorité de la population est complaisante.

      Répondre
      • Sombre Hermano
        Sombre Hermano dit :

        Quand Agnès dit : « Je parle clairement de la science inféodée au productivisme industriel, qui n’a plus beaucoup de caractéristiques scientifiques mais qui se drape dans cet argument d’autorité pour imposer des choix non scientifiques non seulement à l’ensemble de la société humaine, mais aussi à la globalité de la biosphère. C’est inique et d’une arrogance sans borne. »
        ça illustre bien ce qu’est devenue la « Sciences » et la partie recherche scientifique. Depuis au moins trois décennies (et je suis gentil), les chercheurs (mal payés d’ailleurs) ont des obligations de résultat c’est à dire, doivent proposer des savoirs directement ré-injectables dans la machine industrielle, au nom de la compétitivité, de la productivité ou je ne sais quelle fadaise capitaliste-compatible. Sinon, on ferme leurs labos. D’autre part, bon nombre de chercheurs voulant un tant soit peu voir ses travaux récompensés en espèces sonnantes et trébuchantes se tournent vers la recherche privée fiancée par … les grands consortiums industriels (industrie pharmaceutique ou des armements par exemple).
        En l’état actuelle de nos sociétés mortifères, la science ne peut pas être neutre ni éthique. Désolé de plomber l’ambiance, la « Science » avec un grand C, c’est un mythe. Si elle ne fait pas l’objet d’un contrôle citoyen, si ses soit disant « avancées » échappent à notre vigilance et notre critique, nous sommes condamnés à subir un prétendu progrès qui ne sera jamais partagé par tous.
        Par contre, en réaction à ces dérives technologiques, on assiste à un retour de l’obscurantisme. Pourquoi les théories créationnistes ont-elles tellement de succès aux États-Unis ?

        Répondre
      • saxo
        saxo dit :

        – la « Science » avec un grand C, c’est un mythe –

        c’est joli Sombre Hermano.
        pourquoi « C », d’ailleurs? ça donne un côté absurde à ta phrase qui la rend poétique.
        Sinon, la recherche privée et les sciences appliquées, ça a bien plus de trente ans. Ca a toujours été.
        La science, ou du moins la démarche scientifique, c’est autre chose. Et prétendre que ça n’existe pas, c’est comme prétendre que la politique n’existe pas.
        Pour prendre la mesure de ce qu’elle est, il faut observer l’évolution des connaissances sur des générations, pas s’arrêter aux fausses vérités d’un moment t édictées par les nécessités du moment. En fait, on ne parle pas de la même chose.

        Répondre
        • smolski
          smolski dit :

          saxo : prétendre que la politique n’existe pas

          C’est la politique qui crée le sujet de son application, c’est à dire la gestion des pouvoirs.
          La politique et les pouvoirs sont comme la démocratie et le fascisme, un inceste l’une de l’autre.

          No pasaran épicétou… 😉

          Répondre
          • saxo
            saxo dit :

            Venant de quelqu’un qui se passionne pour les sujets politiques, justement, ta réflexion est amusante. 😉
            L’anarchie n’est qu’une forme politique.
            L’humain a peut-être dévoyé la politique en la réduisant à son sujet d’application… mais ce n’est qu’une terminologie.
            Parler politique, c’est parler de la façon dont les humains s’organisent entre eux. Pas nécessairement des pouvoirs.

          • smolski
            smolski dit :

            saxo : L’anarchie n’est qu’une forme politique.

            C’est un non sens posé sur l’anarchie portée par le crédo liberticide qui ne peut supporter de ne pas s’étendre au-delà de tous les possibles ! D’où découle son ignorance crasse quant à ce qu’il prétend être et faire et sa stupidité sans limite pour se trouver contraint de se référer à l’anarchie la plus totale pour fonctionner d’une manière à peu près vivable pour lui et injuste pour tous.

            Je suis les évènements politiques de cette société-ci parce que je ne me situe pas hors de cette société, de là à dire que c’est une passion…

            Je suis passionné, c’est vrai, d’images, de poésies, de musiques et d’entraides, des univers totalement anarchiques eux !

            J’ai arrosé la musique avec du sang de coquelicot
            pétri le temps
            et ainsi façonné les côtes
            de l’inébranlable parole

            Ahmed Lemsyeh

            http://www.poemes.co/semblable-a-l039eau-en-ses-humeurs.html

          • saxo
            saxo dit :

            l’absence de pouvoirs n’est qu’une possibilité parmi d’autres dans l’ensemble infini des organisations sociales possibles.
            Bien sûr que c’est une forme politique. Le mot « politique » n’est pas une grossièreté ni une insulte.
            Pour ce qui est de tes passions, je ne doute pas que tout te passionne, mais ton attachement à l’anarchie (au sens ou tu l’entends) est une passion politique, ne t’en déplaise!
            Après mets les mots que tu veux sur ce que tu veux, au fond c’est pas très important.

          • smolski
            smolski dit :

            Parler politique, c’est parler de la façon dont les humains s’organisent entre eux. Pas nécessairement des pouvoirs.

            Effectivement, alors, pour parler de l’anarchie qui n’aspire à aucun pouvoir, je prends bien le mot « politique » pour ce qu’il est défini stricto sensus ici :

            dans une acception beaucoup plus restreinte, la politique, au sens de Politikè, ou d’art politique se réfère à la pratique du pouvoir, soit donc aux luttes de pouvoir et de représentativité entre des hommes et femmes de pouvoir, et aux différents partis politiques auxquels ils peuvent appartenir, tout comme à la gestion de ce même pouvoir ;

            https://fr.wikipedia.org/wiki/Politique

            Parce que c’est de cela dont on cause strictement (de façon restreinte donc) lorsqu’on parle de « politique » qu’on oppose à « anarchie ».
            Et comment définir le statut d’anarchiste en politique puisqu’il n’y a pas d’assise institutionnelle attachée à son propos alors qu’il y en a pour tous les autres courants politicomiques en place et qui se déchirent les royalties entre eux par medias interposés ?
            Faut être et rester cohérent avec soi-même, saxo, un peu, tout de même… 😉

            D’ailleurs, toutes les autres façons sont des guignolades dont l’exemple type est la citation d’Edgard Faure faite sur lui-même, homme politique s’il en est :
            Ce n’est pas la girouette qui tourne, c’est le vent.

            Fermer l’ ban !

          • saxo
            saxo dit :

            Ayé, on s’est à peu près compris, Joël 😉 .

            Pour moi l’acception restreinte du mot politique telle que définie par wikipedia c’est « politique politicienne ».

            * Le terme « politique » définit un champs beaucoup plus large que la simple conquête du pouvoir.
            * Tout comme le terme « démocratie » définit un champs beaucoup plus large que ce que la dénomination trompeuse de notre système politique. (cf Graeber qui pointe du doigt cette confusion)
            * Tout comme le terme science définit bien autre chose que « technologie productiviste ».

            Pour moi, il faut s’approprier ces notions et refuser leur dévoiement, elles sont fondamentales.

            Ne laissons pas les fossoyeurs du vocabulaire faire disparaître des notions essentielles sous prétexte qu’ils biaisent le sens des mots qui les désignent… On risquerait de faire disparaître les notions en elle mêmes…

            C’est le simple sens de mes interventions précédentes…

        • Sombre Hermano
          Sombre Hermano dit :

          Ah oui, j’ai remarqué la « boulette » juste après avoir posté cette réponse. Mais je n’ai pas voulu pollué davantage le fil des commentaires avec des « errata ».

          Dire que la Science est un mythe signifiait qu’une attitude soumise au « scientisme » est la cause de bon nombre de déboires, tout comme se soumettre à un dogme religieux. Cela ne veut dire en aucun cas qu’il faut préférer l’ignorance.

          « Science » veut dire sagesse si on se réfère à la « sapiens » latine. La sagesse n’apparaît pas dans l’ignorance mais bien dans la connaissance et la maîtrise de ces connaissances. Les « sciences » sont bien devenues une accumulation de connaissance mais ces dernières ne servent en rien la « sapiens » puisque les scientifiques ne maîtrisent pas l’utilisation qui est faite de leurs connaissance. Rappelons Einstein qui fut pris de remord en voyant comment furent dévoyées ses découvertes et qui se prit à regretter de n’être point devenu plombier …

          La méthode scientifique est certes très louable mais n’a jamais pu empêcher les errements d’esprits cupides et assoiffés de pouvoir. On pourrait aussi se référer à l’épistémologie pour approfondir la réflexion sur la pertinence de telle ou telle connaissance.
          Cependant, il nous faudra mettre en place des comités de vigilance éthiques citoyens ( et non composés uniquement d’experts) si on veut que l’exploitation des connaissances respecte nos environnements naturels mais aussi humains et sociaux.

          Répondre
          • Sombre Hermano
            Sombre Hermano dit :

            Pour étayer mon propos, je vous soumets un peu de lecture trouvée au gré de mes navigations incessantes et souvent laborieuses :

            http://sciences-critiques.fr/subordonner-les-technosciences-a-lethique/

            et de cet article, je retiens surtout ces propositions :

            « ACTIONS IMMÉDIATES

            Les propositions sont inspirées de deux principes : « Tout ce qui peut être techniquement réalisé ne doit pas être obligatoirement réalisé » et « Les lobbies sont exclus des choix scientifiques et politiques. »

            A. Soumettre régulièrement au Parlement l’avis d’une convention de citoyens sur les grandes priorités proposées par les acteurs de la recherche finalisée.

            B. Créer une Haute Autorité de l’alerte et de l’expertise et protéger les lanceurs d’alerte.

            C. Introduire des procédures véritablement participatives à tous les niveaux de la technoscience.

            D. Exclure du champ des brevets le vivant et les savoirs.

            E. Soutenir les expériences sociales mettant en œuvre des « low tech » ».

            (Merci « Seenthis »)

  7. gerard
    gerard dit :

    ‘Comment des personnes se prétendant de l’héritage scientifique peuvent-elles réellement s’assoir sur le fait que nous sommes profondément des illettrés du vivant’

    mais nous sommes des illettrés du cerveau humain, est ce que ça a empêché l’humanité de procéder à la tentative massive d’amélioration de son fonctionnement qu’on appelle éducation ? nous sommes des illettrés aussi du reste du corps humain, est ce que ça a empêché l’humanité de procéder à la tentative massive d’amélioration de son fonctionnement qu’on appelle médecine ? et dans les deux cas est ce qu’on peut prétendre sérieusement que ces tentatives qui ont commencé il y a des milliers d’années dans des conditions d’ignorance abyssales par rapport à ce qu’on sait maintenant, ce n’était pas mieux que de ne rien faire ? Et pourtant les erreurs voire les crimes commis dans l’éducation et la médecine depuis les origines sont considérables, il faudrait des années pour essayer d’en faire la liste.

    Répondre
    • Alain
      Alain dit :

      Le peuple de France répugne à l’esclavage et à la servitude, à la discipline du troupeau soumis à la dictature d’un seul qui parle au nom des maîtres capitalistes !!!

      Répondre
  8. herve_02
    herve_02 dit :

    hummm vastes choses

    D’abord un premier point : trump n’est pas un politique, c’est une milliardaire que le système à permis d’accéder au pouvoir. Il n’est pas le reflet d’une époque, ni d’un peuple, mais le reflet d’un système : plus tu as d’argent, plus tu as de chance d’être élu. SON problème c’est qu’il n’est pas un politique et donc qu’il ne décide qu’en additionnant et soustrayant, en clair, il fait de l’anti-politique. Il cherche à rationaliser alors qu’un politique cherche à changer le monde (ce qui est tout sauf rationnel). C’est comme macron, à la louche à soupe.

    Ensuite sur la science et les ogm. Ce n’est pas vraiment de la science. La science ce sont des expériences revérifiées par d’autres pour valider. Là les expériences sont partielles (secrets industriels) en oblitérant ce qui ne rentre pas dans le cadre pour rapidement le mettre en production industriel sans recul (pour les vaccins c’est pareil). Ce n’est pas de la science, comme trump n’est pas de la politique, c’est de l’industrie. Bien sûr ce sont des gens en blouses blanches, mais cela n’en fait pas des scientifiques. Qui a l’argent pour chercher ce que cela implique de changer un seul gène ? on ne sait même pas comment cela fonctionne. chez l’humain, on dit que 98% de l’adn serait non codant (servant à rien ?) est-ce vrai ? ou juste une affirmation pour suggérer que changer un petit bout d’adn sauvera le monde.
    Et si changer un simple gène est dangereux ? quelles études pour vérifier si sur 2 organismes avec 1 gène particulier différents l’adn non codant n’est pas aussi différent ? Qu’elle étude montre qu’en changeant un gène en particulier on ne crée pas un désordre grave ? C’est vrai on ne peut pas démontrer que quelque chose n’existe pas. C’est si facile d’affirmer que c’est sans risque puisque l’on aura pas à démontrer qu’il n’y a pas de risque. TOUS les scandales sanitaires ont germé sur ce terreau.

    Alors la seule chose qui fonctionne avec cette ‘science’ c’est de laisser sur le marché et regarder des études de cohortes : en 10 ans, les gens ayant mangé du maïs M810 sont devenus maniaco-dépressifs (ce qui est un exemple n’ayant pas de porté réelle), mais le fabriquant s’en fout il a déjà sorti le M811 et on est reparti pour 10 ans d’une autre maladie.

    Alors laissons faire la science, pourquoi pas. MAIS étiquetons les produits de manière claire pour laisser au consommateur le droit de choisir non ? an ben non… le consommateur est trop con et rétrograde pour agir avec intelligence et ne voit pas les bienfait pour lui de toute cette science et ne lui laissons pas le choix. Belle société scientiste.

    Savoir changer un gène est de la science, décider que cela n’a aucune implication est de la politique, mettre le produit sur le marché est de l’industrie. Nous vivons une société de mélange des genres qui prospère grâce à cela.

    Répondre
    • Sombre Hermano
      Sombre Hermano dit :

      « en 10 ans, les gens ayant mangé du maïs M810 sont devenus maniaco-dépressifs (ce qui est un exemple n’ayant pas de porté réelle), »

      Peux-tu retrouver les sources qui mentionnent ce problème ? Ça m’intéresse. Merci.

      Répondre
      • Alain
        Alain dit :

        Fais gaffe bientôt tu vas te mettre à revendiquer de pouvoir choisir ta propre mort.

        C’est vers le procès de la libre entreprise et le procès de l’exploitation qu’on doit tendre.

        J’en profite pour dire que c’est pas l’odeur mais la fumée de la clope qui est toxique, ce qui fera quelques chiards en moins.

        Répondre
      • herve_02
        herve_02 dit :

        non ça ne rends pas maniaco-dépressif c’était un exemple idiot pour ne pas tomber dans la polémique séralini (cancer du foi ?). J’ai pris cet exemple parce que le temps long de l’analyse en cohorte pour vérifier qu’on ne nous a pas roulé dans la farine est trop long par rapport au renouvellement industriel : le temps de montrer qu’il y a un soucis (avec les autorités sanitaires qui freinent des 4 fers pour cacher les problématiques) et on a déjà changé de produit/molécule.

        Parce qu’entre la science et l’industrie il y a un monde. je trouve que c’est une formidable idée les bananes transgéniques qui sécrètent une molécule qui guérit ou vaccine ou whatelse. MAIS il faut en même temps de solides études pour regarder les effets de bords, études qui sont moins importantes, on vérifie à la rache et on laisse l’expérience in vivo nous dire si on avait tort ou raison. Caché derrière l’arbre ‘laissez faire la science bande d’obscurantistes rétrogrades’.

        Répondre
  9. saxo
    saxo dit :

    Sur la science, et sur la génétique entre autres.

    Quand on séquence le génome, qu’on apprend comment coller des morceaux d’acides aminés les uns derrières les autres, ben on se créée un drôle d’outil qu’on ne maitrise pas, parce que comme le dit Agnès, on est des ignares totaux face au vivant.

    Quand on découvre l’atome, la fusion et la fission, c’est pareil. On se dote d’outils qui peuvent tous nous détruire en un claquement de doigt.

    Mais après tout, c’est le propre de l’homme d’être enthousiaste à l’idée de tout vouloir comprendre…
    On ne peut empêcher les savants de jouer aux apprentis sorciers, c’est ce qu’ils sont fondamentalement. Et vouloir s’opposer à cette démarche, c’est effectivement une forme d’obscurantisme.

    Par contre.
    La notion de brevet – qui n’est qu’une appropriation par quelques uns de données universelles- qu’il soit du vivant ou de n’importe quoi, d’ailleurs est un vol pur et simple, un pousse au crime qu’il faut combattre.

    Répondre
    • smolski
      smolski dit :

      saxo : On ne peut empêcher les savants de jouer aux apprentis sorciers, c’est ce qu’ils sont fondamentalement. Et vouloir s’opposer à cette démarche, c’est effectivement une forme d’obscurantisme.

      Il ne s’agit pas d’empêcher mais d’en réguler les effets, et pour l’instant, du fait de la société actuelle, les effets sont orientés à tous nous asservir dans une société mortifère. Par exemple le principe de la dissuasion nucléaire où s’engouffrent toutes les ressources de la planète…

      Répondre
    • saxo
      saxo dit :

      Vouloir empêcher est une forme d’obscurantisme.

      Vouloir réguler les effets c’est autre chose… Mais qui régule et avec quels moyens?

      La suppression des brevets est une première forme de régulation…
      Parce qu’au delà même de l’absurdité éthique (appropriation du savoir ou du vivant / spoliation du reste de l’humanité), il y a aussi l’absurdité incitative qui corrèle les sujet de recherche aux intérêts mercantiles… Déconnectant ainsi la recherche fondamentale de sa première raison d’être, une quête de connaissance vouée à l’insatisfaction perpétuelle.

      Répondre
    • smolski
      smolski dit :

      saxo : Mais qui régule et avec quels moyens?

      C’est exactement ce qui est dénoncé, en l’espèce, le régulateur est celui qui tire profit du manque de régulation, alors…

      Répondre
    • saxo
      saxo dit :

      « mais qui régule et avec quels moyens ? »
      S’adressait à toi quand tu dis :
      « Il ne s’agit pas d’empêcher mais d’en réguler les effets »
      autrement dit : « comment qu’est ce qu’on fait? » 😉

      Répondre
    • smolski
      smolski dit :

      saxo : « mais qui régule et avec quels moyens ? »
      S’adressait à toi

      Ah ok !
      Ben on brûle la monnaie, pour faire court et simple. 🙂

      Comment développer de l’équité dans un système établi sur l’iniquité dont la monnaie en est le moteur ?
      Sinon, pour une approche moins déterminée, on cesse de produire des armes et on consacre le budget pharaonique récupéré à partager du bien-être et de la culture, le reste suivra.

      « Un peuple qui sacrifie sa liberté à sa sécurité s’attache à ne connaître ni l’un ni l’autre. »

      Répondre
  10. herve_02
    herve_02 dit :

    @SAXO

    on se retrouve sur un autre sujet… le monde est petit.

    Oui le chercheur peut/doit faire ce qu’il veut, c’est son métier de chercher et parfois trouver. MAIS entre être capable de séquence un génome en entier et décider qu’il est acceptable de modifier un virus pour recombiner un bout d’adn d’une personne il y a un monde, que dis-je un monde, un univers, un multivers.
    Que l’on trouve que tel gène/ensemble de gènes est rédhibitoire pour la vaccination, c’est de la science. Imposer de ne pas vacciner ces personnes est de la politique, décider de ne pas imposer de faire cette recherche (ou ne pas proposer cette recherche) AVANT l’acte vaccinal est de la politique.
    Trouver que tels gènes chez les parents exposent à une trisomie est de la science, imposer une recherche (de manière forte ou manipulatoire) à un jeune couple pour savoir si c’est leur cas est de la politique.
    Chercher comment produire un insecticide dans une plante est de la science, décider d’en planter des millions d’hectares est de la politique.

    La science est du domaine des chercheurs, la politique est du domaine du peuple.Ainsi le peuple DÉCIDE ce qu’il accepte et les industriels font ou pas. Actuellement, les industriels décident, les politiques mentent et forcent pour que le peuple accepte (ou passent outre), sous couvent de science. Si le peuple est trop con pour comprendre, on le FORME (pas le force) pour qu’il comprenne – pas l’endoctrine comme actuellement.

    Voila qui décide : les gens. Lorsque l’europe interdit d’étiqueter le produit français, lorsque l’europe interdit d’étiqueter le produit OGM, lorsque l’europe admet que 1% de produite ogm dans une truc ce n’est pas ogm, l’europe ne fait pas de la science, elle fait de la politique CONTRE les peuples, à la solde de scientistes imbus et souvent très cons, ces même scientistes qui ne mangent pas les produits qu’ils imposent aux autres. Scientistes qui bidonnent à 50% leurs « études » scientifiques. la moitié des études publiés sont fausse.La science MENT. C’est devenu une secte à grande échelle.

    Répondre
    • Alain
      Alain dit :

      D’après ce que tu dis là on comprend surtout que si toua, tu avais su ça avant, tu te serais fait un paquet de tunes .
      C’est pour ça que t’oublies de dire l’essentiel :
      La libre entreprise, c’est de la merde.

      Répondre
    • saxo
      saxo dit :

      Hervé,

      Bien d’accord avec toi dans ta distinction entre science et politique.

      Quand les comités d’experts censés évaluer la dangerosité d’un produit avant d’en autoriser la commercialisation sont payés par l’entreprise qui le produit… Y’a comme un conflit d’intérêt – Le pire est qu’il existe des gens pour essayer de faire croire que c’est normal- et que c’est devenu monnaie courante.

      Aussi quand tu conclus « La science MENT. C’est devenu une secte à grande échelle », je suis dubitatif.
      Tu parles de scientisme ou du « commerce de la science ». Certainement pas de la science – et je m’applique à faire la distinction ici. 😉 .

      C’est pas la science qui ment. La science en elle même n’est qu’une quête d’un réel dont on ne peut même pas prétendre qu’il existe. C’est son utilisation politique. Le mensonge, c’est précisément cette réalité qu’on lui attribue à tort.

      Répondre
      • Alain
        Alain dit :

        Tu ne lui réponds pas sur les sectes.
        Prenons au hasard les témoins de Jéhovah. Pourquoi les gens ne leur crachent pas dessus en passant ?
        Tout simplement parce qu’ils trouvent plus grave qu’ils laissent mourir des petits enfants et moins grave leurs magouilles fiscales.
        Ce qui nous amène à l’échelle.
        Monter sur une échelle ( pour nettoyer ses carreaux ) ou descendre…

        Répondre
  11. herve_02
    herve_02 dit :

    @SAXO

    Oui et non. La science à l’image d’être une simple recherche éthérée et détachée des contingences. D’être le royaume de la preuve. Mais on SAIT que la vérité scientifique d’aujourd’hui n’est pas la vérité de demain ni celle d’hier. On est capable de faire des expériences cadrées, mais le résultat de l’expérience cadrée est vrai uniquement dans le cadre, cadre qui est politique.

    Ainsi pour reprendre l’exemple des vaccins, on SAIT que le corps peut produire des anticorps face à une menace. Mais sait-on pourquoi parfois le corps ne produit pas d’anticorps. On DÉCIDE que c’est qu’il n’a pas été en contact avec la menace, parce que l’on admet comme DOGME qu’il produit des anticorps face à une menace. Pourtant des personnes ne séro-convertissent pas.Tu leur fais des vaccins et il n’y a pas création d’anticorps et ils ne meurent pas de toutes les maladies qui passent. Ainsi la vérité admise ne l’est pas vraiment. C’est un choix politique.

    Alors bien entendu on peut alors couper encore le truc et dire que la science c’est juste le mec qui étudie le mécanisme et l’extrapolation aux vaccins n’est pas de la science, mais de la politique. Ok, mais parlons alors du choix de faire telle ou telle recherche plutôt que telle autre. Ce choix est primordial. Ainsi décider que l’alu vaccinal (ou le MON810) n’a aucune incidence et qu’il ne sert à rien d’étudier en profondeur les effets à moyen et long terme (équivalence en substance) ce n’est pas non plus de la science. Il reste quoi alors qui serait de la science ? Juste la manipulation technique de l’expérience ? parce que le cadre de la recherche est de la politique, l’analyse de la recherche est de la politique, le résultat de la recherche est de la politique, l’application de la recherche est de la politique. La science ne serait que la technique de manipulation ?C’est un poil déprimant.
    Tu parles de la quête du réel…Quel réel ? le choix de choisir dans une direction ou une autre est de la politique et pas de la science. Le siècle à parer la science des plus beaux atours pour nous vendre ses résultats (politiques) comme des dogmes cécomçapicétou.

    La « science » est une infime petite partie de la recherche probablement limité à quelques chercheurs que tout le monde déteste …. pfff gros coup de déprime du coup 😉

    @ALAIN

    Ce n’est pas la libre entreprise qui est de la merde (en quoi la liberté serait de la merde ?) mais l’absence de contrôle de celle-ci. C’est un truc très vendeur à gauche de laisser penser que l’état ne peut rien, qu’il est impuissant et que ce sont les individus qui sont responsables des abus, qu’il suffirait de supprimer les individus. De mon point de vue c’est réducteur et mensonger. Il suffirait que l’état fasse son travail et contrôle. Et fasse payer. Ainsi pour l’exemple du gardasil, du médiator, du vioxx, de l’hormone de croissance…. Le labo devrait rembourser intégralement les dommages et préjudices à l’ensemble des victimes (j’allais dire patient, mais ce n’est plus de la médecine à ce niveau) et le ‘marché’ régulerait tout seul. MAIS l’état temporise, déresponsabilise, relativise, exonère. C’est tellement plus facile de payer avec l’argent des autres, il suffira de raboter encore un peu les rsa.
    Il ne faut pas se tromper de cible.

    Pour le cas des Jéhova qui refusent la transfusion, je ne suis pas d’accord avec eux, mais au moins, ils pourront déjà affirmer qu’ils auront pendant quelques années sauvé du sida quelques unes de leurs ouailles puisque on transfusait allégrement avec du sang contaminé VIH en le SACHANT et que le ministre de l’époque qui n’était pas coupable, est encore ministre aujourd’hui.

    Tu peux donc cracher sur les témoins de Jéhova qui doivent peut être laisser mourir quelques enfants du fait du refus de la transfusion (tu as des chiffres précis ou c’est un fantasme ? ) MAIS il y a 20 000 morts par an de iatrogénie et tout le monde s’en cogne. Il y a des bébés qui font une MSN (mort subite) ou mort tout court à la suite d’un vaccin (et plus que quelques par an) ou se retrouvent handicapé fort, et personne pour cracher sur le labo, les médecins… parce que tu comprends, EUX c’est la science et les témoins c’est l’obscurantisme…. enfin on DÉCIDE de faire le partage comme ça. C’est un CHOIX politique ce partage.

    Répondre
    • Alain
      Alain dit :

      Prochaine fois que ton médecin passe devant toi dans la rue, tu dis bien fort : la droite !
      ( c’est ça un truc de gauche )

      Mais toi tu mènes pas un combat contre la droite : tu grouines.

      Répondre
  12. saxo
    saxo dit :

    Vaste débat Hervé…

    Bien sûr, Qui ou Quoi oriente vers quelles recherche détermine les résultats scientifiques qui font la gloire de le Science d’aujourd’hui.

    Et ce qui ou quoi sont les intérêts de ceux qui financent ces recherches.

    Mais le monde scientifique est vaste et ne se cantonne pas aux gros labos qui croient décider de ce qu’est la science ou de ce qu’elle n’est pas.

    Chez les astrophysiciens, il y a beaucoup de monde qui a la tête perchée au delà des nuages, et dont les recherches fonctionnent encore de façon passionnelle, même si leurs résultats peuvent servir des intérêts qui n’ont aucun rapport avec eux.
    Chez les paléo-anthropologues aussi. (Là on trouve aussi des assoiffés de reconnaissance qui squattent le terrain pour marquer leurs territoires mais en se détachant de cette focalisation sur les brebis galeuses et en prenant du champs, on voit l’étendue des avancées, et surtout la taille de notre ignorance sur à peu près tout…)
    Je ne parle même pas des maths… A une époque j’ai été matheux. Au delà d’un certain niveau, la jouissance cognitive à maîtriser l’abstraction et à se fourbir de nouveaux outils afin de continuer à pagayer dans le vide des concepts, d’autant plus intéressants qu’ils sont contradictoires n’a d’intérêt que pour ceux qui ont le nez plongé dedans. Pour ces recherches là, bien malin qui saura orienter la recherche fondamentale vers un intérêt mercantile ou militaire à court ou moyen terme. Aussi continue-t-elle son petit bonhomme de chemin.

    Je vais pas faire le tour de toutes les sciences… mais je conteste quand même ton assertion : « La « science » est une infime petite partie de la recherche probablement limité à quelques chercheurs que tout le monde déteste … ».

    Au delà des résultats scientifico-mercantilo-militaro-industriels du moment, la science existe et avance. Certes pas pure, certes dogmatisée, mais les dogmes finiront par tomber, et les résultats relativisés quand ils devront l’être – quand des résultats contradictoires ne pourront plus être occultés par les puissances qui les empêchent de voir le jour. Il faut regarder comment la science à évolué depuis, ne serait-ce que 2-3 siècles, pour se convaincre de ne pas se focaliser sur le squattage actuel.

    Encore une fois, je dis qu’il faut s’attaquer aux brevets – qui biaisent complètement la recherche. Ce n’est qu’une voie, la mainmise des Etats et d’autres natures de nuisances sur les orientations des recherches sont également à remettre en cause. Mais dénoncer la Science comme étant en elle même à l’origine du mal est, me semble-t-il, un contresens.

    Répondre
  13. herve_02
    herve_02 dit :

    @saxo

    Jouons donc sur les mots. Il y a quelques chercheurs passionnés dans des secteurs qui ne font de l’ombre à personne et qui font de la vraie science.Ok, comparé aux milliers (millions ?) de scientifiques qui travaillent dans le mercantilisme politique actuel, nous sommes bien aux 2 ou 3.

    Attention, ne nous méprenons pas, je ne méprise pas la science, je dis juste que ce qui est présenté comme la science aujourd’hui est un vaste gourbi d’intérêts contre nature et est squatté par des individus cons ou sans scrupules (j’ai pas déterminé, l’un n’excluant probablement pas l’autre) érigés en dieus par un complexe politico industriel qui nous tue à petit feu (ou pas). Avec une génération de bas du front qui le défend parce qu’ils ont l’impression que c’est de la ‘science’, suite au lavage de cerveau de leurs études ‘scientifiques’ ou on les abreuves du dogme ambiant, désinformation s’il en est.

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